Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio· 15 mai 2025 36 min

Yaël Braun-Pivet est l'invitée des Vraies Voix

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 8

19h, Philippe David, Cécile de Ménibus.

0:03
Présentateur

On vous souhaite de la bienvenue avec Philippe David, on est ensemble jusqu'à 19h avec autour de cette table Eric Revelle, éditorialiste Sud Radio, Sylvain Lévy-Valancy, journaliste et directeur de la rédaction de Radio IMO que vous retrouvez tous les samedis matins à 9h30 pour... 9h15, à 9h15 plutôt. 9h15, non, parce que ça a peut-être changé, c'est pour ça que vous...

0:21
Locuteur 10

Quelle mauvaise foi !

0:24
Présentateur

Parlons IMO et bien entendu Philippe Bilger qui est avec nous et notre invitée exceptionnelle aujourd'hui c'est Yann Brunpivet, la présidente de l'Assemblée Nationale. Merci d'avoir accepté notre invitation à l'occasion de ce livre « À ma place » chez Bûcher-Chastel.

On va revenir tout de suite sur ce livre, sur l'importance pour vous aujourd'hui en tant que première femme au perchoir d'écrire ce livre pour raconter finalement une partie de votre vie, ce qui vous nourrit et ce qui vous fait aujourd'hui et cet aboutissement, alors je vous le souhaite encore plus loin, mais cet aboutissement finalement de se dire que de se battre, on arrive finalement, même avec un passé un peu lourd, à obtenir quelque chose et à finalement s'engager pour une France qui vous accueille.

1:12
Yaël Braun-Pivet

Bonsoir à tous, je suis ravie d'être avec vous. J'avais envie d'écrire ce livre pour déjà essayer de déconstruire l'image que les Français ont bien souvent des politiques, dire que nous sommes des héritiers, des privilégiés, des ambitieux, parfois ils sont beaucoup plus sévères, ils pensent même qu'on est corrompus, qu'on pense qu'à nous-mêmes, etc. Et je voulais en racontant... Il y en a eu quand même, il y en a eu, évidemment. Mais je voulais en racontant cette histoire, mon histoire politique, mon histoire familiale, etc.

Déconstruire un peu ça, montrer que la politique c'était déjà quelque chose de très beau, c'est l'engagement pour les autres, pour les Français, qu'elle n'appartient pas à une caste de privilégiés, mais qu'elle appartient aux citoyens, que chacun peut faire de la politique, qu'on n'est pas prédestiné à faire de la politique. Et c'est mon cas, c'est le cas de mon histoire. Et donc, je vais dire, finalement, c'est une haute aussi à l'engagement. Engagez-vous, ne vous laissez pas confisquer la politique par quelques-uns. La politique, ça appartient à tout le monde, et chacun peut y trouver justement sa place.

2:19
Locuteur 6

Philippe Belger. Madame la présidente, d'abord, je voudrais poser une question à la femme. Est-ce qu'au fond, aujourd'hui, la place de la femme est acquise en politique, mais est-ce qu'au fond, la femme qui a de l'ambition, c'est ça, pas le problème ?

2:38
Yaël Braun-Pivet

C'est une vraie bonne question. On se bat depuis des années pour que la femme ait une place en politique. On témoigne un certain nombre de lois qu'on a dû adopter pour justement forcer cette place. Et donc, c'est toutes les lois sur la parité dans les élections départementales, régionales, à la sénatoriale, législative, etc. Cependant, effectivement, on voit bien que les femmes au plus haut niveau restent assez rares. Et donc, il faut qu'on s'interroge tous collectivement. À partir du moment où on représente 50% de la société, les femmes devraient toujours être autour d'une table décisionnelle, quelle que soit cette table, et occuper des fonctions de pouvoir.

Il ne faut pas avoir peur d'avoir aussi de l'ambition. De l'ambition, ce n'est pas un gros mot, mais de l'ambition pour agir, pas pour occuper telle ou telle place. Et effectivement, aujourd'hui, on voit bien que sur toutes les fonctions régaliennes, par exemple, il n'y a que des hommes, que sur toutes les grandes institutions de notre République ne sont présidées que par des hommes. Je suis la seule femme à présider une grande institution de la République. Et ça n'est pas très normal en 2025. Donc, on a encore une marche à franchir clairement.

3:48
Locuteur 9

Éric Revelle. Alors, Yael Brunepier, vous avez un atout fort, je trouve. C'est que... Alors, on ne se connaît pas, je peux le dire. Enfin, on s'est croisés, on ne se connaît pas, on ne se fréquente pas.

3:59
Présentateur

Et pourtant, il gagne à être connu. Oui, je confirme.

4:03
Locuteur 9

On le fera chez vous, c'est votre sincérité. Oui, ça paraît évident. Alors, vous avez écrit un livre qui est sincère aussi. Vous parliez de la condition de la femme. Vous avez cinq enfants, je crois.

4:14
Yaël Braun-Pivet

Oui, tout à fait.

4:15
Locuteur 9

Et dans votre vie, depuis la députation, jusqu'au rang de ministre, puis à l'Assemblée nationale, vous avez eu affaire à des gens que vous citez dans le livre. Je pense à Stéphane Séjourné. Je pense à Elisabeth Borne. Je pense à Alexis Keller, qui, à chaque fois que vous franchissez une étape, en gros, vous disent « Non, non, mais va plutôt t'occuper de tes enfants. Donne-moi ta démission. » Elisabeth Borne vous demande votre démission.

4:39
Yaël Braun-Pivet

Elisabeth Borne me demande de ne pas aller briquer le perçoit, oui.

4:44
Locuteur 9

Nous te demandons de démissionner. Comment est-ce que vous êtes parvenu, finalement, à vous imposer ? Parce qu'Elisabeth Borne était première ministre à l'époque. Quand une première ministre vous demande de démissionner, normalement, vous vous exécutez. Comment est-ce que vous passez les obstacles ? Et puis, je sais qu'à certains moments, comme je suis grandi, à certains moments, ça a été très compliqué aussi avec le président Macron. Très compliqué. Mais même s'il vous écrit une lettre en disant « Formidable, vous êtes la première femme ». Comment est-ce qu'on passe par-dessus tout ça et à quel moment on doute ?

5:19
Yaël Braun-Pivet

À quel moment on doute ? J'ai envie de vous dire, jamais ou tout le temps. Il faut toujours douter, de toute façon. Il faut toujours se poser des questions. Est-ce que ce que je fais, c'est bien ? Est-ce que je prends la bonne décision ? Et toujours peser le pour et le contre. Mais une fois que la décision est prise, j'avance, je ne doute plus. Et donc, le doute, il ne doit pas vous empêcher d'agir. Il doit vous permettre de bien agir. Et une fois que vous avez décidé quelque chose, il faut avancer et ne plus douter. Ce qui est mortifère, c'est le doute constant qui fait qu'à chaque fois, vous vous posez la question est-ce que je fais bien, etc.

Cette question-là, moi, je ne me la pose plus à partir du moment où j'ai pris une décision. Après, comment on fait pour tenir ? Je crois que c'est quand on sait qu'on fait quelque chose qui est juste, quand on est en cohérence avec soi-même, avec ses valeurs, avec ses convictions. Et puis, vous savez, chaque poste que j'ai occupé, ce sont des postes que j'ai conquis par l'élection. Et donc, ça veut dire que je ne les ai pas conquis seuls. Ça veut dire qu'à chaque fois, j'étais entourée de parlementaires, de députés qui m'ont aidée, qui ont porté ma candidature et qui ont voté pour moi en majorité. Et donc, en fait, loin d'être un chemin solitaire, c'est un chemin très collectif.

Et ça, ça donne beaucoup de force pour justement résister à certaines pressions. Quand vous êtes seule, c'est beaucoup plus difficile et je n'ai jamais été seule.

6:41
Présentateur

Allez, on fait une pause, on revient dans quelques instants et on reviendra à votre histoire familiale parce que c'est important aussi et ça compte beaucoup dans votre parcours. 0,826, 300, 300, si vous voulez poser des questions, vous êtes bien entendu les bienvenus. On la garde jusqu'à 19h, 20h, 21h, non, 13h. Allez, à tout de suite.

6:59
Locuteur 8

Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai.

7:01
Présentateur

Parlons vrai. Sud Radio.

7:02
Locuteur 8

Parlons vrai. Philippe David. Cécile de Ménibus.

7:06
Présentateur

Soyez les bienvenus autour de cette table. Philippe Bilger, Sylvain Lévy, Valancy et puis Éric Revelle et notre invité exceptionnel ce soir, c'est Yael Brunpivet qui était avec nous jusqu'à 19h. À ma place, ce livre chez Buchet, Chastel, un livre qui retrace plein de choses de chez vous et qui démarre justement sur votre vie privée et votre vie familiale qui raconte beaucoup de vie de vous. Donc je voudrais que vous me racontiez juste un tout petit peu de vos grands-parents pour qu'on comprenne aujourd'hui votre trajectoire.

7:37
Yaël Braun-Pivet

Mon grand-père est né en Pologne au début des années du XXe siècle, donc en 1905. Il était orphelin. Donc il a émigré un peu en Europe de l'Est et arrive en France à la fin des années 1920. Il s'installe à Nancy et il rencontrera là-bas ma grand-mère qui, elle, est une juive allemande qui est née à Munich et qui, avec sa famille, quitte Munich lorsqu'il y a les premières lois anti-juives. Et elle vient s'installer avec sa famille. Il quitte l'Allemagne avec une valise à la main et il s'installe à Nancy. Il se rencontre à Nancy. Mon grand-père est ailleurs.

Et puis la guerre arrive et il va tout de suite, il n'hésite pas, il va s'engager dans la Légion étrangère comme un certain nombre de Polonais à l'époque. Il n'a pas la nationalité française. Et puis il combat près de la Marne. Et puis la guerre s'arrête. Ils ont un périple dans toute la France. Il s'installe en Haute-Savoie. Il rentre dans le Maquis Savoyard. Il va participer au parachutage des Glières. Il fait la libération de Cluze. Mon papa naît pendant la guerre en plein mois de décembre. Ils sont cachés en Haute-Savoie. Et puis la guerre se termine. Il rentre à Nancy avec sa femme et son fils. Il est médaillé de la Résistance parce qu'il a combattu pour la France.

Et il est naturalisé français. Donc j'ai le décret de naturalisation de mon grand-père avec ma grand-mère et mon père puisque mon père était né en 1943. Et après, il vivra une vie très paisible, très simple. Il a été tailleur toute sa vie. Ma grand-mère l'a aidé au magasin. Et puis ils décèderont à Nancy. Mon grand-père en 1989. Et il est enterré là-bas. Et donc il a vécu une vie simple et droite mais d'immigrés polonais. Elle, d'immigrés allemandes qui se sont devenus français de cœur et ont aimé par-dessus tout la France et ont considéré. Et c'est ça, moi, qui m'étonne toujours chez mon grand-père. C'est qu'il disait toujours qu'il avait eu beaucoup de chance dans la vie.

Et souvent, des personnes qui ont vécu les pires des drames se disent qu'ils sont chanceux. C'est fou. Et je pense que ça, ça doit nous faire tous réfléchir quand on est parfois un peu des enfants gâtés de la vie de se dire que ne nous plaignons pas quand on voit ce que certains ont pu traverser. Absolument.

9:54
Locuteur 7

Sylvain ? Alors, j'ai envie de vous dire Glickish beahid in Frankreich. C'est du yiddish. C'est la phrase que certainement votre père a prononcée qui dit la chose suivante « Heureux comme un juif en France ». Et à la période où votre père fait quasiment 200 kilomètres à pied pour aller à Lodz, Votre grand-père, pardon, à Lodz pour aller en France, je crois qu'il a 8 ou 9 ans, c'est juste extraordinaire parce que, en fait, la rencontre de votre grand-père comme celle de votre grand-père, c'est une rencontre improbable.

C'est à la fois une rencontre improbable avec un dénomineux d'accord commun, un fou, un amour fou, infini, pour cette France qui était une terre d'accueil, qui était un creuset, qui a accueilli les juifs achkénases qui fuyaient les pogroms de Kishineff, de Tbilisi. Voilà. Il venait en France trouver cette paix. Quand le régime a changé, il n'a pas hésité. Il s'est battu pour la France. Et moi, j'ai envie de vous poser cette question. Peut-être qu'on vous posera certainement des questions plus politiques.

Moi, ce que je peux aimer dans votre livre, parce que je l'ai littéralement dévoré, et ça ne m'arrive pas souvent de lire des livres de politique sur lesquels j'ai pris autant de plaisir à le lire. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir un peu de projection personnelle, bien évidemment, mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a tout votre engagement, toute votre sensibilité qui est engagée dans ce livre. je trouve très jubilatoire, pour ne pas dire rassurant, la façon dont vous abordez les choses.

Et moi, la grande question que je me dis, je me dis, mais comment se fait-il qu'elle n'ait pas pu, que son engagement, que son intégrité n'ait pas pu être altérée par les multiples complots d'alcoves, les sournoises combinaisons des groupes politiques ? Comment une femme qui a réussi sa vie de femme, avec cinq enfants, avec un mari qu'elle a connu dès le lycée, dans le 78, vous avez pu garder cette ligne droite ? Je pense que, vous l'avez dit tout à l'heure, il faudrait que la société civile s'implique un peu plus en politique.

Vous parlez d'or, parce que je pense que vous êtes aussi l'incarnation, dans des places incertains, de ce que le multiklétralisme peut produire de mieux dans notre pays, sans jamais renier aux origines, avec ce tronc commun, qui est un mourfou de la République, d'être heureux en France et d'être fier de notre nation, de notre pays, ce qui est le cas à la fois des juifs français, ou les français juifs, mais également des français de confession musulmane, bouddhiste ou autre. On laisse répondre.

12:14
Yaël Braun-Pivet

Bien sûr. Qu'est-ce qui fait que je reste droite et moi-même ? Je crois que c'est d'une part mon arrivée tardive en politique, qui fait que la réussite de ma vie ne dépend pas de la réussite de ma carrière politique. Vous voyez ce que je veux dire ? Et donc, je peux avoir cette liberté qui est que je refuse de me compromettre et si je me compromettais, en fait, je préférais quitter la politique que de me compromettre, en fait. Vous voyez ? Et donc, ça me permet de rester moi-même et de rester très droite. Je ne suis pas prête à tout sacrifier pour réussir en politique.

Après, j'ai de la chance parce que j'ai une trajectoire politique de réussite qui me permet d'agir, qui me permet de me sentir très utile. Mais moi, ce qui m'importe, c'est de me sentir utile. Et je peux vous dire que lorsque j'étais engagée au Resto du Coeur, je me sentais très utile aussi. Et ça me suffisait. Et ça suffisait à mon bonheur. Donc, en fait, vous voyez, la réussite de ma vie ne passe pas nécessairement par la politique. Et c'est ça qui me rend libre et qui me permet de rester droite.

13:29
Présentateur

Allez, vous restez avec nous. On fait une petite pause. On revient dans quelques instants. Et vos questions au 0826 300 300, ça commence déjà à sonner.

13:37
Locuteur 10

Avec Brigitte de l'Essonne.

13:38
Présentateur

Qui sera avec nous dans quelques instants. Soyez les bienvenus. A tout de suite.

13:42
Locuteur 8

Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai. Philippe David. Cécile de Ménibus.

13:49
Présentateur

Et autour de cette table, autour de Yael Brunpivet, présidente de l'Assemblée nationale avec ce livre, à ma place, chez Bûcher Chastel, que vous incite à acheter. Parce que c'est toujours très intéressant d'avoir... On est quand même une personnalité importante. Et dedans se joue quand même tellement de... Enfin, c'est un théâtre quand même, la politique. C'est là qu'on se rend compte que c'est toujours très compliqué. Vous aviez une question, Philippe Béligère,

14:15
Locuteur 6

sur le titre. En effet, je trouve que le titre est très fin. Et c'est capital, un titre. Et j'aimerais votre avis là-dessus, Madame la Présidente. C'est un titre qui ménage le futur en disant « je suis à ma place », mais ça ne veut pas dire que je vais y demeurer toute ma vie. Et en même temps, je le trouve modeste. Parce que vous dites « je ne suis qu'à ma place pour l'instant ». Donc c'est très habile, un titre comme ça. Ça montre la richesse de votre personnalité.

14:46
Yaël Braun-Pivet

Merci beaucoup. J'aime bien le titre. Je suis d'accord avec vous. C'est un peu immodeste. Mais il y a aussi le côté « venez à ma place ». Donc il y a plusieurs entrées. « Venez à ma place au perchoir ». « Venez, je vais vous emmener, vous montrer ce que ça fait d'être au perchoir à l'Assemblée nationale en ce moment. Comment on regarde ces parlementaires ? Comment on vit tel ou tel événement ? » Et donc j'aime bien ce côté « plusieurs entrées ». Comme ça, chacun peut le comprendre un petit peu comme il veut.

15:14
Locuteur 9

Mais il y a plein de sensibilité aussi dans le titre, pardonnez-moi. Parce qu'à ma place, ça peut aussi vouloir dire « si vous saviez comme ça a été difficile en fait d'être à ma place ». « Si vous saviez comme c'est difficile d'être à ma place ». Alors je ne sais pas si vous, parce que parfois c'est les éditeurs qui trouvent les titres aussi, ou si vous, mais c'est important. Je ne sais pas si on vous a déjà posé de questions, mais finis par raison. Il y a une entrée émotionnelle très forte dans « à ma place ». Vous voyez ?

15:37
Yaël Braun-Pivet

C'est moi le titre et c'est moi la photo. Au départ, on était partis sur une photo complètement autre qui ne me plaisait pas et je voulais une photo du perchoir. Et en fait, on a regardé dans la banque d'images de l'Assemblée, c'est une photo qui n'est pas du tout posée. C'est une photo sur le vif de moi au perchoir. En plus, c'est joli, il y a le petit ruban rose et tout ça. Et en fait, je trouvais que c'était assez signifiant, mais d'avoir aussi quelque chose de très naturel. Vous voyez ? De pas ostensible, ostentatoire. Et le perchoir est juste... Voilà, on le voit un petit peu, mais pas trop.

16:10
Locuteur 10

On part au 0826 300 300 direction l'Essonne. Bonsoir Brigitte. Bonsoir Brigitte. Bienvenue. Bienvenue.

16:18
Locuteur 4

Bonsoir à vous, Philippe, Cécile, vos invités, Madame la Présidente, bonne pivée, bien évidemment.

16:23
Locuteur 10

Bonsoir. On vous écoute.

16:24
Locuteur 4

Alors, je tiens déjà à lui assurer de tout mon soutien face aux insultes antisémites telles à Ducharsaf. Je tiens aussi à lui dire qu'on ne peut être qu'impressionné par sa force, sa publicité, tenir le poste de présidente de l'Assemblée. Ça ne doit pas être sans tous les jours avec un parti politique comme la LFI ou les trubillons du NFP. Et donc, précisément par rapport au ruban rose auquel elle fait allusion, elle a expliqué aussi avoir eu un cancer. Et donc, pour tout cela, on ne peut que lui apporter notre soutien et notre respect, bien évidemment. Et la question que je voudrais lui poser, c'est comment elle a géré ses problèmes de santé graves avec un poste aussi prenant. Voilà.

16:59
Locuteur 10

Yé, le bon de pivée.

17:00
Yaël Braun-Pivet

Alors, le cancer s'est déclaré effectivement en janvier 2022. Je n'étais pas encore présidente de l'Assemblée nationale, mais j'ai mené justement ces batailles de front. Ça a été difficile, je ne vous cache pas. Opérations, radiothérapie, etc. Ça fatigue beaucoup. Et j'ai eu la chance d'être très bien soignée et d'être très entourée par ma famille. Mais j'ai eu des moments de désespoir. J'ai beaucoup pleuré parce que ça fait peur, le cancer. C'est clair. Et c'est très angoissant. Mais voilà, la force de ma famille et puis... Et puis peut-être aussi... Vous voyez, le bouquet de fleurs de mon fils.

Mais aussi le fait que les combats politiques que j'ai menés en même temps, en fait, ils m'ont donné de la force parce que quand vous menez des combats, finalement, vous vous dites que vous ne pouvez pas flancher parce que vous avez quelque chose à faire qui vous dépasse. et ce que je faisais, être candidate aux législatives, devenir ministre, devenir la première femme présidente de l'Assemblée nationale, je crois que ça m'a donné beaucoup de force et que ça m'a aidée.

Et c'est pour ça aussi que je défends beaucoup l'inclusion professionnelle des personnes qui sont atteintes de maladies graves parce que le fait d'être entourée, d'avoir un sens à sa vie, d'avoir capacité, d'avoir une activité, ça aide pour pouvoir affronter la maladie. Le pire, c'est d'être seule, isolée, reclue chez soi. Et donc, il faut après, en fonction de chaque situation, pouvoir adapter tout cela. Mais en tout cas, moi, ça m'a donné beaucoup de force de pouvoir mener tous ces combats de front.

18:30
Locuteur 6

Vous avez raison. La fin de l'activité professionnelle,

18:34
Locuteur 10

c'est terrible.

18:35
Yaël Braun-Pivet

C'est atroce.

18:36
Locuteur 10

Yael Brounbier, je voudrais rebondir sur ce qu'a dit Brigitte quand elle parlait des trubillons dans l'hémicycle. Quand on vous voit sur le perchoir, désolé, je vais parler devant Eric Revelle qui a été un excellent joueur de tennis, j'ai l'impression que vous êtes sur une chaise d'arbitre avec 30 jeunes McEnroe à gérer qui n'était pas le joueur le plus facile. Est-ce que ça doit... C'est pas un peu fatigant au bout d'un moment ?

18:55
Yaël Braun-Pivet

C'est fatigant. Parfois même, j'ai honte parce que les Français me le disent que cette assemblée turbulente, c'est... Parfois, elle les glace, en fait. Mais à chaque fois, je me dis que chaque député est là par la volonté du peuple, que les Français les ont élus, que les Français ont élus parfois des députés qui sont radicaux, qui portent des idées radicales, qui ont décidé de les porter de façon radicale et que dans une démocratie, on a le droit de faire cela.

Et donc moi, mon objectif, c'est de faire en sorte que l'Assemblée nationale fonctionne, que tout le monde respecte les règles et encore, la semaine dernière, on a sanctionné deux députés avec la sanction la plus lourde qui existe dans notre règlement et donc je suis intransigeante mais en même temps, je pense toujours que cette assemblée est le résultat de la volonté du peuple et que ma mission, c'est de respecter la volonté des Français qui ont voulu cette assemblée.

19:51
Locuteur 9

Madame Brouni, on va profiter de votre présence aussi pour aborder un peu l'actualité et la politique. Alors hier, il y a eu précisément une commission d'enquête. Pendant cinq heures, le Premier ministre a répondu au scandale dramatique à faire de ce collège catholique.

est-ce que vous pensez au-delà de ce qu'on pourra dire sur le Premier ministre et la façon dont il est rentré dans cette commission d'enquête, est-ce que vous pensez que ce type de commission d'enquête avec le brouhaha qu'il y avait autour, avec, me semble-t-il, pardonnez-moi, une présidente de cette commission d'enquête qui ne me semblait pas extrêmement à la hauteur, est-ce que ce type de commission d'enquête qui donne l'impression qu'on est devant un tribunal populaire sans avocat, alors que le débat est filmé, ce qui n'est pas le cas pour un procès, est-ce qu'il ne faudrait pas revoir un peu la mécanique de ces commissions d'enquête ?

20:44
Yaël Braun-Pivet

C'est compliqué. C'est important les commissions d'enquête parce que c'est vraiment le contrôle qu'exerce le Parlement sur l'action des pouvoirs publics et donc ça, c'est vital dans une démocratie. Après, le champ de la commission d'enquête en cause, il est très large. C'est vraiment les contrôles que les pouvoirs publics font sur les établissements privés et donc l'affaire Bétarame, finalement, est censé n'être qu'un bout de cette commission d'enquête et malheureusement, malheureusement, justement, on a une chasse au Beyrou

21:14
Locuteur 9

d'ouvertes violentes.

21:16
Yaël Braun-Pivet

Oui, qui, je crois, n'est pas complètement dans le champ de la commission d'enquête. L'idée, on a vu hier, et c'est pour ça qu'on était un peu mal à l'aise, c'était vraiment l'idée d'aller chercher François Beyrou, actuel Premier ministre, plutôt que de vraiment s'interroger sur la défaillance des pouvoirs publics d'une façon générale sur des dizaines d'années, sur des dizaines d'établissements scolaires, parce que c'est ça le cœur du sujet et c'est là-dessus que la commission d'enquête devrait se concentrer plutôt que d'aller chercher une responsabilité du Premier ministre.

Donc, après, voilà, c'est la liberté des parlementaires, c'est la liberté de la présidente de la commission, des parlementaires qui ont été nommés et ça, vous voyez bien qu'on ne peut pas avoir d'influence là-dessus et c'est normal aussi dans une démocratie, il n'y a pas de pouvoir hiérarchique. Il ne faut pas revoir

22:05
Locuteur 9

le fonctionnement pour vous, il ne faut pas essayer d'améliorer un peu les choses.

22:08
Yaël Braun-Pivet

Alors, on pourrait les améliorer mais si vous les améliorez, vous restreignez nécessairement cette liberté dont je vous parle qui est précieuse dans une démocratie. Donc, il faut faire attention à ce que l'on fait parce que ça peut très vite avoir des effets pervers et donc, prenons garde. La commission d'enquête, moi, je l'avais vécue, j'avais présidé la commission d'enquête Benalla. J'avais vu ce que c'est, en fait, une commission qui est très connectée à l'actualité brûlante. Ça, ça ne marche pas bien. Une commission d'enquête, elle a besoin de pouvoir s'extraire de l'actualité, de pouvoir s'extraire de la fureur, de la pulsion.

On doit prendre de la hauteur, on doit prendre de la distance. C'est vrai que là, c'est difficile, c'est compliqué d'avoir... Ça donnait un peu l'impression

22:51
Locuteur 9

d'un procès politique. Certains voulaient la tête du Premier ministre, voire de son gouvernement. De toute évidence.

22:56
Yaël Braun-Pivet

De toute évidence, certains instrumentalisent cette affaire pour avoir un profit politique. C'est triste. C'est triste pour le Parlement mais c'est surtout triste pour les victimes de ces affaires-là qui sont atroces. Sylvain Lévy,

23:09
Locuteur 7

dans la page 207 de votre livre, vous me dites notre démocratie brûle et nous regardons ailleurs. Vous avez emprunté d'ailleurs cette phrase à Jacques Chirac au 4ème sommet de la Terre à Johannesburg en 2002. Alors, on a décidé d'être très sympa avec vous, donc on a... On n'a aucune difficulté à mettre pour le temps. On sert le roi. On y va sur la chaîne d'eau. On a beaucoup d'autres livres. Vous l'avez dit, c'est une irritable honte les spectacles que nous voyons à l'Assemblée avec certains comportements de certains députés.

Je me rappelle d'avoir assisté à une scène absolument pathétique avec le député Sébastien Delogu que vous avez d'ailleurs apostrophé puisque vous avez battu le record des sanctions en tant que président de l'Assemblée et vous avez également battu le record des commissions d'enquête bien évidemment et ça révèle quelque chose effectivement. Dans cette phrase vous dites nos décombatrices brûlent parce qu'en fait on a l'impression et c'est une question qu'on touche aux limites de ce qu'on peut exprimer dans le pouvoir démocratique.

Pouvons-nous tous exprimer dans une démocratie alors précisément qu'on a élu des QI négatifs parfois dans certains pays quand je vois qu'un Sébastien Delogu ou une Ercilia Soudé par exemple méconnaît sa propre histoire étant un député de la nation il n'y a qu'une chose qu'on peut constater c'est le désarroi qu'on peut avoir face à tout cela. Cette facilité en fait elle est déconcertante comment ? Vous vous arrivez parce que vous dites je suis transpartisane je travaille le compromis on peut comprendre c'est tout l'apanage de la démocratie mais il n'y a pas une limite dans tout cela vu le contexte actuel.

24:52
Yaël Braun-Pivet

C'est une question impossible en fait parce que que voudriez-vous faire ? Est-ce qu'on va faire le tri des députés en fonction de leur niveau d'instruction en fonction de leur capacité à poser des arguments à vouloir travailler ensemble ? Non !

On est dans une démocratie les députés les citoyens ont le droit de se présenter à une élection il n'y a d'autres filtres que l'âge la nationalité et la moralité Nous avons les députés qu'on mérite donc oui et bien oui et c'est à nous de faire fonctionner cette démocratie telle qu'elle est nous avons les députés qui sont élus par les français et chacun est aussi légitime à porter la voix des français chaque bulletin de vote à la même valeur ne vous en déplaise et il n'y a pas d'électeur de qualité et de député de qualité il y a des électeurs et des députés et moi mon job c'est de faire fonctionner tout ça je ne suis pas d'accord avec tout le monde je ne fais pas du transpartisan avec tout le monde je ne travaille pas avec tout le monde en revanche en tant que président de l'Assemblée nationale je dois respecter tout le monde et je dois faire en sorte que chacun puisse exercer le mandat que le peuple lui a confié complètement pleinement quoi que j'en pense

26:06
Locuteur 10

de certains je voulais vous poser une question mais vu votre réponse je vous en posais une autre vous permettez vous dites que tous les députés sont égaux est-ce que c'est logique qu'au bureau de l'Assemblée nationale il n'y ait aucun député RN alors que c'est un parti qui fait beaucoup de voix aux élections

26:19
Yaël Braun-Pivet

alors non ça n'est pas logique non c'est que tous les députés

26:21
Locuteur 10

ne sont pas égaux

26:22
Yaël Braun-Pivet

mais le problème c'est que le bureau à l'Assemblée nationale nous sommes une démocratie donc l'Assemblée nationale a des règles démocratiques les personnes qui exercent des fonctions à l'Assemblée nationale sont des personnes qui sont élues et donc on ne peut pas forcer les députés à mettre des bulletins de vote dans une urne avec tel ou tel nom et il a été choisi par une majorité de députés de ne pas voter pour des représentants Rassemblement national si nous voulions avoir un bureau et moi je crois et je plaide pour cela avoir un bureau qui représente l'intégralité de l'Assemblée nationale donc avec tous les partis parce que vous parlez du Rassemblement national mais il y a aussi le groupe Modem le groupe démocrate n'a pas de représentants au bureau c'est pas normal non plus mais il faudrait changer les règles du bureau pour ne plus avoir de vote finalement mais pour avoir une représentation proportionnelle au bureau à chaque groupe mais c'est un changement de fonctionnement sachant et ça c'est important c'est qu'autant moi j'ai deux organes à l'Assemblée nationale qui sont des organes de direction la conférence des présidents et le bureau en conférence des présidents chacun pèse en fonction du nombre de voix des membres de son groupe donc Marine Le Pen et celle dont la voix finalement pèse le plus en conférence des présidents puisque c'est elle qui a le nombre de députés le plus important au bureau une personne une voix j'ai 22 membres j'ai une voix moi en tant que président de l'Assemblée nationale et chaque membre du bureau a une voix donc en fait si on imposait la stricte proportionnelle on déséquilibrerait aussi les équilibres du bureau donc vous voyez c'est pas très simple mais en tout cas je suis d'accord sur l'objectif chacun à l'Assemblée doit pouvoir avoir un juste droit à la parole et donc le Rassemblement National et le groupe démocrate devraient être représentés au bureau vous savez que nous changeons le bureau tous les ans et donc c'est des sujets qui vont revenir en discussion début octobre prochain parce qu'ils seront

28:16
Présentateur

à nouveau sur la table allez vous restez avec nous on fait une petite pause avec un auditeur Franck qui sera avec nous dans quelques instants et puis on reviendra sur ce sujet important puisque vous avez absolument voulu ce sujet la fin de vie à l'Assemblée Nationale et vous l'avez mis à l'ordre du jour on en parle dans un instant tout de suite

28:34
Locuteur 8

Sud Radio c'est votre opinion qui compte je vous félicite pour vos émissions c'est toujours un plaisir je déguste votre émission Radio 17h-19h Philippe David Cécile de Ménibus

28:46
Présentateur

Bienvenue dans les vraies voix on est ensemble jusqu'à 19h on a poussé un petit peu les murs pour faire pour faire la place la présidente de l'Assemblée Nationale Yael Brown Biffey qui était avec nous avec ce livre justement à ma place chez Buchet Castel je le disais tout à l'heure on va parler de la fin de vie dans un instant mais Franck est avec nous au 0826 300 300 Franck bienvenue à Sud Radio et on vous écoute pour votre question

29:14
Locuteur 5

Oui bonsoir toute l'équipe et bonsoir madame la présidente en tant que personnalité politique j'aimerais savoir ce que vous avez pensé d'émission de Gilles Boulot qui a interviewé notre président lundi soir étant entendu que je vous donne quelques pistes en ce qui concerne mon opinion à savoir que je trouve que cette émission n'a pas été à la hauteur de celle qui aurait dû être consacrée à un président de la république on avait l'impression que c'était plutôt des snipers qui étaient là pour tenter de déstabiliser quelqu'un qui n'avait pas tous les éléments techniques pour pouvoir répondre que c'était plutôt une émission destinée à un premier ministre plutôt qu'à un président de la république et je trouve que ce type d'interview est-ce que ça n'est pas une erreur de casting ou une erreur de communication dans la mesure où ça désacralise un peu la fonction de président de la république qui doit être avec une certaine hauteur de vue voilà

30:01
Yaël Braun-Pivet

Je ne suis pas complètement d'accord alors peut-être sur le casting ça je ne sais pas mais en revanche je crois que le président de la république doit s'adresser aux français et que finalement il ne le fait pas suffisamment souvent et qu'on est dans un pays où justement on a tout le temps un président qui parle avec des annonces solennelles un cadre très solennel visuellement et qui parle rarement je ne suis pas fan de ça moi je crois que le président de la république devrait être beaucoup plus en contact avec les français avoir beaucoup plus d'échanges avec les journalistes faire des conférences de presse régulières je crois qu'aujourd'hui on a besoin de cette proximité d'avoir quelqu'un qui au contraire prend position exprime son point de vue explique aussi pourquoi il agit comme cela ou comme ceci parlons à l'intelligence des gens avec justement ces exercices plus fréquents démocratiques après peut-être avoir des échanges directs avec les citoyens plutôt que de choisir telle ou telle personnalité qu'elles soient syndicales ou politiques je crois que ça serait aussi intéressant d'avoir parfois des citoyens français qui interpellent directement le président de la république pendant une heure deux heures sur un plateau télé ou sur une radio comme vous le faites avec moi on a besoin de ça aujourd'hui on a besoin de ces échanges francs et directs

31:24
Présentateur

merci beaucoup Franck un petit mot avant de passer la voix à Eric Revelle et Philippe Bilger sur la fin de vie ce sujet très important très lourd très compliqué de trouver une voie entre tous les avis de tout le monde

31:38
Yaël Braun-Pivet

c'est ce qu'on est en train d'essayer de faire à l'Assemblée Nationale les débats ont enfin commencé ils avaient été interrompus il y a un an à cause de la dissolution nous avons réussi à les reprendre les débats se déroulent de façon très apaisée jusqu'à présent très respectueuse des uns et des autres et des convictions de chacun on sait que c'est très profond c'est très intime et puis on ne sait jamais ce que l'autre a vécu donc il faut faire toujours très attention aux mots qu'on utilise parce qu'on peut blesser sans le vouloir et donc pour le moment tout va bien et moi je veille à ce que ces débats se déroulent le mieux possible nous allons je l'espère voter ce texte le 27 mai prochain donc vous voyez c'est très rapide mais après il y aura un processus législatif qui va durer presque deux ans et donc on va avoir le temps de bien de faire reposer tout cela de bien faire reposer de prendre évidemment le Sénat va pouvoir se prononcer et j'espère qu'on aboutira à un texte qui sera le mieux construit possible qui protégera tout le monde les patients les familles et le corps médical Philippe Belger

32:42
Locuteur 6

Madame la Présidente je ne pouvais pas échapper à cette dernière question vous avez montré la passion que vous éprouvez à diriger à être à la tête de cette assemblée nationale c'est une prestigieuse fonction je vais euphémiser la fin de ma question est-ce que vous vous interdisez quoi que ce soit à l'avenir ?

33:05
Yaël Braun-Pivet

Je ne m'interdis jamais rien mais j'ai du mal à penser l'avenir lointain dans mon livre je raconte que j'ai eu un peu mille vies et en fait mille vies qui m'ont comblé et je ne m'étais jamais imaginée comme une mère de famille nombreuse épanouie et pourtant je l'ai été je ne m'étais jamais imaginée responsable d'un centre de Restos du Coeur et pourtant je l'ai été je ne m'étais jamais imaginée présidente de l'Assemblée Nationale donc en fait j'aime aussi que la vie me surprenne et donc je ne m'interdis rien mais je ne me projette pas sur demain parce que je sais aussi qu'aujourd'hui j'ai beaucoup à faire et que les Français attendent de nous qu'on agisse aujourd'hui et pas qu'on se projette sur les années à venir de façon personnelle

33:50
Locuteur 6

Éric Revelle les surprises suprêmes vous ne les éludez pas j'élude rien du tout Éric Revelle

33:56
Locuteur 9

un mot quand même sur la prestation du président de la République pardonnez-moi de revenir dessus là vous faisiez de la politique là je vais être moins sincère sur votre explication qu'en début mais je vais vous poser une question il a accepté ce format ce qui était énorme si vous voulez c'est qu'on n'avait plus l'impression qu'il était chef de l'État vous savez il y a une phrase très belle phrase de François Mitterrand qui dit l'autorité est un mystère et le mystère est une distance et bien ce soir-là il n'y avait plus de mystère et il n'y avait pas de distance et il était comme un boxeur sous les coups et ça m'a frappé c'est la première fois que je le vois est-ce qu'en fait on n'est pas en train de vivre le crépuscule

34:28
Yaël Braun-Pivet

politique d'Emmanuel Macron je ne suis pas d'accord je pense qu'on a encore deux ans d'action on a encore deux ans pour agir pour les Français et le Président moi je l'ai vu dans cette logique-là après la distance là non plus je ne suis pas d'accord on est responsable politique mais on doit être proche des gens si vous n'êtes pas proche des gens ne faites pas de la politique passez votre chemin la politique c'est l'amour des gens la politique c'est la proximité c'est vouloir les servir et donc être avec les gens à côté des gens être à disposition pour pouvoir leur répondre je crois que c'est ça l'essence de la politique

35:01
Présentateur

merci beaucoup Yael, Brune, Pivet à ma place chez Bûcher, Castel merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous restez avec nous dans un instant on va parler d'automobiles c'est un autre sujet ça peut peut-être nous mener loin Philippe, David

35:18
Locuteur 10

je ne sais pas c'est les vraies voix qui font rouler la France alors on va parler d'automobiles et de mobilité parce qu'on va parler notamment de la concurrence dans le ferroviaire avec la SNCF qui maintenant a d'autres entreprises comme Train Italia qui arrivent on aura bien évidemment on retrouvera Sud Radio Station Multiservice on parlera de Robert Lord grand industriel du camion qui nous a quitté très récemment et tout le menu c'est jusqu'à 19h

35:40
Présentateur

soyez les bienvenus on revient dans un instant un instant

35:43
Locuteur

Sous-titrage ST' 501