Manifestation du 17 octobre : la maire de Strasbourg Catherine Trautmann appelle à plus d'anticipation
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu une faille dans la sécurité samedi, y compris dans votre ville, Strasbourg ?
- 1:47OuverteRéponse directe
Deux cellules mises en place, quel bilan tirez-vous des dégradations au centre-ville en marge de la manifestation ? Et est-ce que d'autres mesures sont prévues pour les commerces touchés ?
- 3:15FerméeRéponse partielle
Faut-il interdire certains rassemblements ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce qu'il faut mettre en place, par exemple, un couvre-feu pour les mineurs ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Vous espérez des mesures très rapides pour, notamment, les lycéens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49PrésentateurFait
« Je rappelle une très grande manifestation de 15 000 personnes qui ne voulaient pas la violence »
- 1:17PrésentateurChiffre
« 150 policiers municipaux étaient présents, la police nationale, les pompiers. »
- 2:03PrésentateurChiffre
« Nous avons 17 blessés parmi les manifestants, nous avons 27 blessés parmi les forces de l'ordre, 27 arrestations. »
- 3:49PrésentateurChiffre
« nous avions 15 000 manifestants ici et quand vous savez qu'il y avait 10 000 forces de l'ordre déployées dans toute la France »
- 5:07PrésentateurFait
« La première, c'est de pouvoir être écouté. La deuxième, c'est de revenir sur Parcoursup »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Présentateur 221 %
- ?2 %
≈ 3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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7h48
précisément,
Sophie la maire de Strasbourg est l'invité d'ici Alsace ce matin. Pour revenir sur la manifestation du 17 octobre contre la vie chère qui représente un tournant dans plusieurs grandes villes de France en raison des débordements, des violences en marge des cortèges. Bonjour Catherine Trottmann. Bonjour. Merci d'être dans le studio d'ici Alsace ce matin. Le président de la République Emmanuel Macron a promis hier, je cite, la plus grande fermeté à l'égard des casseurs et reconnaît ce matin des défaillances d'anticipation. Est-ce qu'il y a eu une faille dans la sécurité samedi, y compris dans votre ville, Strasbourg ?
On
peut dire que dans tout le pays, il y a eu un défaut d'anticipation et de prévision, à la fois de l'importance des manifestations qui pouvaient avoir lieu, mais aussi des appels aux casseurs, à la casse. Et ça, ça a été très compliqué à la fois pour les manifestants eux-mêmes. Je rappelle une très grande manifestation de 15 000 personnes qui ne voulaient pas la violence, mais qui ont été, au fond,
pris,
envahis en quelque sorte par des groupes qui se sont répartis. Et donc, la sécurité était très compliquée à assurer. C'est ce que tout le monde a vécu, des casseurs éparpillés dans la ville, des forces de l'ordre qui étaient appelées un peu partout. Nos policiers municipaux sont revenus aussi, certains, de leur congé ou de leur week-end pour pouvoir être présents. 150 policiers municipaux étaient présents, la police nationale, les pompiers. Je leur exprime ma reconnaissance, mais surtout, ce sont les gens, les strasbourgeois, les commerçants, les artisans, les passants qui ont été choqués.
Nous mettons en place ce matin, à 9h, une cellule d'écoute avec deux associations, l'association SOS Habitants France Victimes, l'association Viaduc, pour ceux qui ont besoin de soutien psychologique ou d'appui juridique pour pouvoir être accompagnés dans les démarches à faire maintenant. Deux cellules mises en place, quel bilan tirez-vous des dégradations au centre-ville en marge de la manifestation ? Et est-ce que d'autres mesures sont prévues pour les commerces touchés ?
Alors
d'abord, je voudrais parler des blessés. Excusez-moi, mais c'est quand même la première chose dans un bilan pour moi, c'est le bilan humain. Nous avons 17 blessés parmi les manifestants, nous avons 27 blessés parmi les forces de l'ordre, 27 arrestations. C'est trop. C'est un bilan lourd. Et nous voyons bien que la violence a été fortement présente. Ensuite, nous avons fait le tour, mes collègues, on fait le tour des 8h30 hier matin pour rencontrer les commerçants et les artisans. Et nous allons poursuivre aujourd'hui. Dès les premières heures, nous avons...
Pour faire
un état des lieux ? Pour faire un état des lieux, nous avons enclenché tout de suite les opérations de nettoyage et de reprise de service. Je voudrais dire combien la violence a été injuste et terrible de destruction dans l'agence de la CTS. Tout le monde a besoin de se déplacer, s'en prendre au service public. C'est inacceptable, c'est condamnable. Et véritablement, j'ai été choqué de voir, comme les strasbourgeois, qu'on pouvait s'en prendre à ce qui est quotidiennement utile aux habitants. Et c'est là où je veux dire aussi que je veux faire un appel à la responsabilité. Parce qu'on ne peut pas laisser faire, on ne peut pas laisser ces débordements.
Finalement, la CAC efface toute revendication pacifique et légitime.
Mais alors justement,
qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? Emmanuel Macron a demandé à ce qu'il y ait des discussions entre les préfets et les maires. Faut-il interdire ? Catherine
Trottmann, certains rassemblements ?
Je n
'ai
pas attendu le président de la République pour discuter avec le préfet. Un, j'ai demandé qu
'il
y
ait
beaucoup plus d'anticipation. Deux, que nous puissions être associés à la stratégie de maintien de l'ordre. Trois, que nous puissions aussi avoir un débriefing de ce qui s'est passé pour savoir ce que nous pouvions améliorer. Donc moi, ça va, nous avons déjà échangé sur ce point et nous allons procéder, comme je viens de le dire. Donc oui, nous avons besoin de discuter avec les préfets. Mais nous aurions eu besoin d'un État beaucoup plus présent, beaucoup plus déployé. Et quand on voit que nous avions 15 000 manifestants ici et quand vous savez qu'il y avait 10 000 forces de l'ordre
déployées dans toute
la France, quand même, ça fait une différence. Est
-ce
qu'il faut aller plus loin ?
Est
-ce qu'il faut mettre en place, par exemple, un couvre-feu pour les mineurs comme on l'a déjà fait à un moment donné ?
Alors,
moi je pense que le couvre-feu est toujours un aveu d'échec. Et j'appelais à la responsabilité des gens, de tout le monde en fait. Parce que cette violence, on ne peut pas l'accepter. Il y a des revendications, il y a un mal de vivre que je connais, auquel nous essayons de répondre par différentes dispositions. Mais c'est le moment où, en plus, à Strasbourg, nous avons aussi une tension budgétaire que nous allons devoir payer les réparations sur l'espace public, dans les services publics, alors que ce sont ceux qui servent le plus, les populations les plus, je dirais, les plus fragiles. Dernière question. Vous avez dit comprendre certaines revendications légitimes.
Emmanuel Macron n'a pas apporté de réponse.
Hier,
par exemple, à la jeunesse, il a dit l'entendre. Vous espérez des mesures très rapides pour, notamment, les lycéens ? Écoutez, moi, j'ai écrit avec Bernal-Richardo, sénatrice, et Thierry Sauter, député ou Premier ministre. Il y a quatre revendications. Elles ne sont pas compliquées chez les jeunes. La première, c'est de pouvoir être écouté. La deuxième, c'est de revenir sur Parcoursup, qui est les angoisses et qui est inefficace. La troisième, c'est les revendications sur l'état des bâtiments. Ils veulent travailler dans de bonnes conditions. Et la dernière, c'est tout simplement avoir des
profs
et pouvoir assister à leurs cours. Donc, une réponse était possible en relation avec les régions, en relation avec les collectivités territoriales. Tout à l'heure, j'organise un petit rassemblement devant l'euro-métropole pour marquer la solidarité de Strasbourg avec les autres villes et les autres agglomérations. Parce que nous avons aujourd'hui un vrai besoin, celui de faire prendre en compte par l'état et par le gouvernement la revendication et la situation de nos habitants. Merci Catherine Trodman d'être venue dans le studio d'ici Elsa ce matin, maire de Strasbourg. Et vous serez donc ce midi devant le siège de l'euro-métropole de Strasbourg comme d'autres maires en France.
Merci beaucoup. Je rappelle que c'est une émission spéciale que nous échangeons.