France/Italie : Macron à l'attaque #cdanslair 09.02.2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 52 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:20OuverteRéponse directe
Un mot sur la maison de Richard Ferrand ?
- 1:58OuverteRéponse directe
On est dans ce climat délétère qui vise les élus depuis trois mois maintenant, est-ce que les politiques en tant que caste ne prennent pas peur ?
- 3:33RelanceRéponse partielle
Est-ce que les politiques en tant que caste ne prennent pas peur ?
- 5:48OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron organise ses débats à la rencontre des Français, ça marche ?
- 7:41OuverteRéponse directe
Ingrid Levavasseur affiche un profil très centriste pour sa liste aux Européennes, est-ce que ça fait un programme ?
- 8:56OuverteRéponse directe
Aujourd'hui c'est l'acte XIII des Gilets jaunes, ça va continuer combien de temps ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:58PrésentateurChiffre
« Emmanuel Macron gagne 6 points à 34% d'opinion favorable chez les Français. »
- 16:55InvitéFait
« Peut-être que c'est disproportionné de rappeler comme ça, sur le champ, l'ambassadeur. »
- 26:55PrésentateurChiffre
« Le ticket d'entrée pour une élection européenne, c'est au minimum 750 000 euros. »
- 32:19InvitéFait
« Les raisons de mon départ, c'est que sur aucun des grands chantiers aujourd'hui on est au rythme suffisant. »
- 32:50InvitéFait
« Une vingtaine de députés de l'aile gauche du parti décident de répondre à une revendication phare des gilets jaunes en proposant un nouvel impôt sur la fortune. »
- 34:03InvitéChiffre
« le déficit public devrait atteindre 3,2% du produit intérieur brut en 2019 »
- 43:35PrésentateurFait
« la promesse n'est pas tenue de ce point de vue là »
- 53:27PrésentateurChiffre
« les sondages de l'IFOP »
- 54:32PrésentateurChiffre
« en 1999 la droite a fait un peu plus de 12% »
- 1:00:55PrésentateurFait
« c'était vraiment une agression diplomatique de la part de Di Maio »
- 1:01:30InvitéFait
« le gouvernement italien veut-il prendre le rôle de leader d'une Europe anti-européenne ? »
- 1:03:30PrésentateurChiffre
« quelle est-elle ? C'est Marine Le Pen la liste aujourd'hui qui a le plus de chances de battre Macron ? »
- 1:03:43PrésentateurFait
« quelle est la formation politique qui incarne mieux l'opposition à Emmanuel Macron ? »
- 1:03:54PrésentateurChiffre
« c'est depuis deux mois trois mois le Rassemblement national qui caracole en tête »
Temps de parole
- Présentateur60 %
- Invité13 %
- Invité 212 %
- ?4 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
- Invité 53 %
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Bonsoir à toutes et à tous. Semaine bien difficile pour Emmanuel Macron. Les gilets jaunes sont toujours dans la rue. Sa majorité se fracture sur la loi anti-casseur que 50 députés La République En Marche ont refusé de voter. Et les violences sont toujours là. Un gilet jaune a eu la main arrachée à la mi-journée dans un défilé parisien. Des gilets jaunes qui sont même maintenant à l'origine d'une crise diplomatique sans précédent avec l'Italie. La France ayant même rappelé son ambassadeur à Rome. Jusqu'où peut aller cette rupture avec l'Italie ? C'est le sujet de cette émission de ce C'est dans l'air que nous avons décidé d'intituler ce soir France-Italie, Macron à l'attaque.
Alors pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service politique de Paris Match. Nous accueillons Jérôme Fourquet, directeur du département d'opinion de l'institut de sondage IFOP. Selon votre dernier sondage pour Paris Match, Emmanuel Macron gagne 6 points à 34% d'opinion favorable chez les Français. Nous accueillons Frédéric Saïs, vous êtes éditorialiste politique à France Culture. Et enfin Hélène Jouan, éditorialiste politique à Europe 1. Vous animez notamment le grand rendez-vous sur Europe 1 tous les dimanches matins. Bruno Jeudy, d'abord un mot sur la maison de Richard Ferrand. On parle là quand même du président de
l
'Assemblée nationale qui je crois est le troisième personnage de l'État. Donc sa maison a été l'objet d'une tentative d'incendie dont l'origine criminelle ne fait pas de doute. Est-ce que ça témoigne là quand même
d
'une atmosphère,
d
'une ambiance délétère
?
On a passé un cap quand même dans l'attaque contre la République et ses représentants ? Alors d'abord il faut préciser qu'aucune piste à ce stade n'est privilégiée. C'est effectivement d'origine criminelle probablement, indiquent les enquêteurs, mais aucune piste n'est privilégiée sur l'origine...
Ce ne sont pas les gilets jaunes. Voilà, donc
il faut rester extrêmement prudent sur ce point. Mais après, oui effectivement, on est dans ce climat délétère qui vise les élus depuis trois mois maintenant, qu'une partie des Français à travers les gilets jaunes sont dehors, et de nombreux élus, des députés ont été leur permanence attaqués, leur domicile vandalisé, certains ont même été attaqués personnellement. Donc il y a ce climat très lourd, notamment parmi les députés de la majorité. Et puis il y a eu, au début de l'année, la porte du ministère, du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a été attaqué avec un transpalette, cassant la porte et contraignant le ministre à s'enfuir par une porte dérobée.
On est dans ce climat-là aujourd'hui, de gilets jaunes qui continuent à manifester en ce moment même, et qui visent les symboles du pouvoir, l'Assemblée nationale. On
va voir les images.
Cet après-midi, les gilets jaunes ont essayé de forcer les grilles de l'Assemblée nationale. Il y a eu des violences devant l'Assemblée nationale avec un gilet jaune qui a été blessé grillé.
Et donc c'est la
République quand même ? Bien sûr, c'est la République.
Ils
sont allés aussi manifester pour la première fois devant le Sénat. Ça n'était pas arrivé jusqu'à présent. Et à mon avis, il y
a
un lien un petit peu avec la loi anti-casseurs, qui est d'origine sénatoriale et qui a été adoptée cette semaine. Donc on voit que la pression sur les symboles de la République ne baisse pas, parce que ce mouvement, faute de pouvoir, en tous les cas les plus durs, les jusque-boutistes, ceux qui sont encore dans le mouvement, faute de pouvoir s'approcher du palais de la République, s'en prennent aux autres symboles du pouvoir. Est-ce que les politiques en tant que caste, Hélène Jouan, là, ne prennent pas peur ? Quand on voit que maintenant, on a Marine Le Pen qui a fait un commentaire pour condamner cette tentative d'incendie contre la maison de Richard Ferrand. On a Olivier Faure également.
Même Jean-Luc Mélenchon,
c
'est moins clair. Mais on a l'impression quand
même
qu'on a la classe politique qui se dit « Attention, là, il faut commencer à se serrer les coudes ».
Non, mais ce n
'est
pas la classe politique. Je crois que c'est pour le coup tous les représentants démocratiquement élus qui font partie de la démocratie parlementaire, représentative, sur laquelle aujourd'hui quand même est fondée notre République, qui effectivement se disent là qu'il y a péril en la demeure, parce que ce ne sont plus simplement des symboles du pouvoir qui sont attaqués. Ça fait longtemps que des symboles du pouvoir sont attaqués, on peut le regretter. Mais là, ce qui est assez différent, je trouve, c'est d'abord qu
'on
va au domicile de Richard Ferrand. Et Bruno Jeudy l'a dit, ce n
'est
pas le premier domicile qui est visé. Depuis trois mois que dure cette crise des Gilets jaunes, il y a de nombreux parlementaires. On parle quand même d'une cinquantaine de parlementaires. Alors c'est une source parlementaire qui nous dit ça. Mais 50 parlementaires qui sont visés chez eux. Leur voiture incendiée, leur maison, on se souvient d'un mur qui avait été monté devant la maison d
'une parlementaire. Une députée,
exactement. Donc effectivement, ce qui est à noter, c'est que là, il y a une unanimité. Ce n
'est
pas seulement une unité nationale autour de ce qui arrive à Richard Ferrand. Et puis cet après-midi, évidemment, cette attaque, cette tentative d'attaque contre
l'Assemblée nationale.
Mais il y a une unité nationale qui va jusqu'à l'unanimité. Parce qu'encore une fois, je crois que c'est vraiment le fondement de notre démocratie parlementaire représentative qui est attaquée. Elle est attaquée par la violence là. Mais on voit bien que dans tout ce qui remonte aujourd'hui du débat, du grand débat national, ça se fait là de façon beaucoup plus calme. Mais il y
a
aussi beaucoup de contributions, je trouve, qui s'attaquent quand même au Sénat. Le nombre de contributions où on demande la suppression du Sénat, c'est énorme. C'est-à-dire qu'on voit bien qu'aujourd'hui, c'est quand même une démocratie qui est totalement fragilisée. –
Et pendant ce temps-là, Jérôme Fourquet, Emmanuel Macron continue d'organiser ses débats à la rencontre des Français. Donc là, il a rencontré des jeunes à Villefranche-sur-Saône. Ça marche ?
Est
-ce qu'ils sont toujours autant suivis, ces débats ? Est-ce que ça le permet de se requinquer, de se relégitimer ? Je dis ça parce qu'il est critiqué. On lui reproche d'être omniprésent. – Alors voilà, il a assuré le lancement de ce grand débat. Il l'a assuré en personne. On s'en souvient en rencontrant d'abord des élus locaux à deux reprises. Tout le monde avait salué la performance et puis très rapidement, il s'est rendu compte qu'on ne pourrait pas faire la tournée des 13 régions métropolitaines en rencontrant à chaque fois des élus. Donc il a fallu varier un peu les formats, mais aussi les publics. Donc là, le dernier en date,
c
'était des jeunes. On avait rencontré aussi des habitants de banlieue le week-end dernier. Donc tout ça permet à Emmanuel Macron d'être présent. Et de manière un peu paradoxale, on peut aussi penser que ces scènes de violence marquent peut-être aussi
le
début de la fin de ce mouvement. C'est-à-dire qu'il y a moins de monde dans la rue et que, comme dans tous les mouvements, quand il y a moins de monde, souvent ceux qui restent sont les plus déterminés. Bruno Jeudy parlait des jusqu'au-boutistes. Et donc on peut avoir des actions plus radicales, plus violentes. Mais parallèlement à cela, on a un exécutif qui reprend des couleurs. Vous avez cité le sondage que nous avons réalisé pour Paris Match où Emmanuel Macron regagne six points de popularité. Alors ça ne le met jamais qu'à 34% de Français qui approuvent sa politique. Et pourquoi il remonte alors ? Alors il remonte parce qu'il a repris un peu les choses en main.
On a aussi un sentiment qu'il y
a
un début d'essoufflement dans le soutien
vis
-à-vis des Gilets jaunes. Et quand on regarde les courbes, il revient au niveau qui était le sien en termes de popularité
en
octobre, c'est-à-dire avant le déclenchement de cette crise. Donc la crise n'est pas terminée, mais on a les prodromes, les signes, qu'elle est sans doute en train de décliner. Donc tout ça bénéficie à Emmanuel Macron qui se relégitime et essaye d'incarner la défense des institutions qui sont objectivement attaquées aujourd'hui. Frédéric Saïs, ce matin, il y avait une interview de Ingrid Levavasseur qui a donc présenté sa liste aux Européennes. Et alors elle affiche un profil, sa liste aux Gilets jaunes,
elle
affiche un profil très centriste.
D
'ailleurs derrière elle, elle a des gens qui ont toujours voté au centre, UDI, etc. Et elle dit « mais ça fait 30 ans que tout le monde en a marre ». Et voilà, en gros, est-ce que ça fait un programme ça ? Parce qu'on a l'impression que quand on lit l'interview, il n'y a pas grand-chose dedans, à part le « ça fait 30 ans qu'on en a marre ».
– Le programme, il est sur le gilet d'abord, c'est évidemment la figure
qui est imposée. – On voit pour une couleur.
– Et elle espère capter une partie de cet électorat et une partie de ces Français effectivement qui dans les sondages disent « nous sommes favorables à ce qu'expriment les Gilets jaunes ». Et d'ailleurs ce qui est notable,
c
'est que ce soutien descend assez peu. Y compris dans les dernières semaines,
il
y
a
même une légère remontée dans le soutien aux Gilets jaunes. Alors après, qu'est-ce qu'un gilet jaune et quelles idées il y a derrière ? On l'a dit beaucoup, c'est très hétéroclite. Mais elle espère rassembler une partie des gens qui sont légitimistes, mécontents, mélégitimistes et qui espèrent utiliser les urnes pour traduire une colère qui jusqu'ici n'a pas de débouchés politiques très concrets. Évidemment, elle a affaire à tous ceux qui sont très sceptiques sur la démarche, qui l'accusent aussi de mettre en scène sa personne, de bénéficier d'un mouvement pour quelques personnes qui veulent se mettre en avant. Elle va avoir cette difficulté.
Mais c'est quand même un calcul qui n'est pas dénué de fondement.
Bruno, je dis, aujourd'hui c'est l'acte XIII. Ça va continuer combien de temps là, c'est samedi ? Je dis ça parce qu'il
y
a 56 semaines dans une année.
–
52. –
Oui, 52, oui,
pardon. On en est, oui, donc ça va, on va encore plus vite
y arriver là. On en
est déjà à la XIIIe.
–
Le pouvoir se prépare au fait que ça peut durer au moins peut-être tout le premier semestre. En tous les cas, il se prépare à l'idée qu'il peut y avoir comme ça, samedi après samedi, des gilets jaunes qui manifestent, peu nombreux d'ailleurs. Aujourd'hui, ils sont beaucoup moins nombreux que la semaine dernière. En tous les cas, ça mobilise aussi beaucoup de forces de sécurité parce qu'on voit quand même, les cortèges sont maintenant constitués de gens assez violents, des ultras, des jusqu'au boutiste, enfin il y
a
un peu de tout. – Qu
'est-ce qui pourrait mettre fin
là, ces gilets jaunes tous les samedis dans
les rues ? – Alors le problème,
c'est que ces cortèges du samedi sont en concurrence avec ce qui se passe dans la semaine,
c
'est-à-dire les grands débats qui eux font le plein plus ou moins, mais en tous les cas, ce grand débat marche quand même. Il faut regarder le nombre de réunions, alors il n
'y a
pas non plus, on ne
fait
pas la queue pour entrer dans les salles, mais ça marche quand même. Donc on voit que ça quand même, j'allais dire, fait diminuer le nombre de manifestants. Je pense que ce qui va sans doute finir peut-être par dévitaliser le mouvement des gilets jaunes, à mon avis, ce seront les européennes. Surtout si les gilets jaunes décident d'aller aux européennes. Je ne
sais
pas, une liste,
deux
listes, on verra s'il y en a déjà. – Pourquoi ? Parce qu'on se dira, le peuple a parlé maintenant pour
ranger
la chaisuble ? – Parce que je crois que d'abord, ça dépendra aussi du résultat, mais ça peut, pour le coup, un peu relégitimer Emmanuel Macron, surtout si sa liste fait un bon score. Parce que le problème qu'il va y avoir, on en parlera sans doute, c'est qu'il y
a
une question de calendrier entre la fin du grand débat, la restitution promise de ce grand débat, et derrière très vite les européennes, on sent que ce calendrier, s'il n'est pas trop mal géré par le pouvoir, peut lui être favorable. Après,
ça
dépendra aussi de ce qu'il fera de cette restitution. Et là, pour le coup, ça paraît beaucoup moins clair. – Alors, ce mouvement des gilets jaunes est aussi à l'origine d'une crise diplomatique sans précédent avec l'Italie. En cause, une rencontre mardi dernier entre le Premier ministre italien Luigi Di Maio et un représentant des gilets jaunes, donc c'était en France, il s'appelle Christophe Chalençon, ce gilet jaune, et nos équipes l'ont retrouvé chez lui, dans le Vaucluse, hier soir, en exclusivité.
Donc,
Christophe Chalençon nous explique comment la rencontre s'est déroulée, ce qu'il en attendait et ce qu'ils se sont dit. Reportage de Magali Lacroze et Clément Voyer.
– Des
gilets jaunes, ce samedi, à la frontière entre la France et l'Italie, et
au cœur
d
'une brouille sans précédent.
Un divorce à l'italienne, la rupture, lit-on dans les journaux à Rome, où, plus catégorique, Emmanuel Macron devrait rompre ses relations diplomatiques.
L
'homme par qui la polémique est arrivée,
nous
l'avons rencontré hier soir, dans son village natal du Vaucluse.
– Il
est invité à dîner chez son vieil ami André, qui lui a concocté une spécialité, disons, plutôt de saison.
– Pizza,
ça va
? Un
choix, quatre, tu es bon
? Bon,
ça va.
–
L'Italie dans l'assiette, l'Italie à la télévision. Depuis quatre jours, depuis que Christophe Chalençon et quelques gilets jaunes de la liste aux européennes ont reçu Luigi Di Maio, la rencontre semble encore irréelle. –
On
avait convenu du rendez-vous pour le mardi,
et
donc le mardi... – Comment
ça
s
'est
passé ? Ils sont arrivés ?
– Ils sont
arrivés à l'aéroport d'Orly, ils ont pris une voiture qu'on leur avait mis réservée, et puis ils ont débarqué à Montargy. –
Dans ce coup, ça parlait
italien à Montargy.
– Exactement, fabuleux.
Le
ministre de l'économie et vice-premier ministre italien, venu dans le Loiret à Montargy, sans sécurité française, sans protocole, prendre la pause auprès de ceux qui s'opposent au gouvernement français.
–
Là, on dirait vraiment des potes, non
? Pourtant,
c
'est
la
première
fois, on se voit, quoi.
Et
lorsqu'il nous a contactés, moi, je voulais connaître leur position par rapport à l'immigration, tout ça. Je pense que... Et la ligne ferme et dure de Salvini, c'est un peu du Marine Le Pen chez nous. Donc je respecte tous les partis, je comprends que les gens votent quand c'est la seule solution qu'on offre, qu'on puisse partir dans des partis comme ça. Mais ça n'est pas la voie de la raison.
– L
'occasion aussi pour les Français de demander au leader du mouvement 5 étoiles les secrets de la réussite d'un mouvement citoyen, aujourd'hui, au gouvernement italien.
–
Bien sûr, quand
il
y
a
un ministre de son calibre qui vient vous voir, bien sûr qu
'on
ne peut être que fier. Mais bon, lui, il était fier aussi de nous rencontrer.
Donc
c'est un échange. Ce n
'est
pas la scène unique.
– Deux
jours après cette rencontre, le Quai d'Orsay rappelle l'ambassadeur français en poste à Rome.
La
dernière fois,
c
'était pendant la Deuxième Guerre mondiale.
–
Quand un ministre d'un gouvernement étranger se rend en France, la bienséance, la courtoisie, la diplomatie la plus élémentaire veut qu'on prévienne le gouvernement et qu'on dise qu'on s'y rend. Ça n'a pas été fait. On a rappelé notre ambassadeur pour avoir une consultation. Ça n'est pas un rappel permanent. Il était important de marquer le coup. – Pas mécontent de son coup, Luigi Lemaio. Dans une interview au Monde ce week-end, il enfonce le clou en disant tout le bien qu'il pense des Gilets jaunes français.
–
En Italie, nous regardons avec beaucoup d'attention et de respect ce qui se passe en France. C'est pour cette raison que j'ai voulu rencontrer des représentants des Gilets jaunes. Je ne crois pas que l'avenir de la politique européenne soit
dans
les parties de droite ou de gauche ou dans ces parties qui se disent nouveaux mais sont en réalité le fruit d'une tradition voire d'une histoire familiale.
– Et
comme pour ne pas laisser la vedette seule à Luigi Lemaio, voilà que Matteo Salvini lui aussi attise les tensions.
–
J'invite mon collègue, le ministre de l'Intérieur français, à Pescara la semaine prochaine pour résoudre ces différends.
–
Réponse de son collègue français.
– Non mais d'abord, on ne
me
convoque pas mais il se trouve qu
'hier,
j'étais avec le secrétaire d'État de Matteo Salvini dans une instance européenne et que nous avons échangé, y compris sur les questions migratoires. Le dialogue est constant entre nous, il faut qu'il soit respectueux. – À Paris, à Rome, on se toise, on se jauge, mais on se parle encore en langue diplomatique. Emmanuel Macron lui se tait et dit réserver sa parole de président au président du Conseil des ministres italiens, Giuseppe Conte.
– Alors,
question téléspectateurs, la France n'a-t-elle pas surréagi en rappelant son ambassadeur ? Bruno Jeudy, en quoi est-ce si grave que Luigi Di Maio vienne en France rencontrer les Gilets jaunes
? –
D'abord, j'allais dire entre pays, entre voisins, puisque la France et l'Italie sont voisins, entre membres fondateurs de l'Union européenne, en général, quand un dirigeant se déplace dans un de ces pays et vice-versa, ils se préviennent. Donc là, ça n'a pas été fait, manifestement, et c'est au minimum une mauvaise manière, voire une provocation invraisemblable.
Moi, je le trouve absurde, la provocation de trop, mais c'est vrai, pour rebondir sur la question de votre téléspectateur, on est dans l'escalade entre la France et l'Italie depuis plusieurs mois, et peut-être que le coup d'envoi de l'escalade a été donné aussi par Emmanuel Macron, lorsque qualifiant l'attelage arrivé à la tête de l'Italie après les élections, il a évoqué la lèpre. La lèpre nationaliste qui monte en Italie. Donc, de toute façon, il y a une tension entre les deux pays, mais là, franchement, on a franchi un cap que, de toute façon, Emmanuel Macron ne pouvait pas laisser passer d'une manière ou d'une autre. Maintenant, est-ce que c'est disproportionné ?
Peut-être que c'est disproportionné de rappeler comme ça, sur le champ, l'ambassadeur. Il y avait peut-être d'autres moyens. Les Italiens avaient convoqué l'ambassadeur de France au moment d'un des épisodes précédents, qui était un incident à Vintimille.
Et historiquement, quand
même, rappeler son ambassadeur, je crois qu'il
y a quelques
pays... Ce
n'est
pas arrivé quasiment depuis l
'après-guerre. L'après-guerre, l'après-guerre. Et ça met l'Italie dans le
même sac que la Syrie, c'est ce qu'on
dit aussi. Oui, oui, bien sûr. Non,
mais c'est invraisemblable entre deux pays voisins. Alors, évidemment, il y a un contentieux qui monte entre les deux pays, mais c'est invraisemblable. Et franchement, ce qu'a fait Di Maillot, c'est aussi, j'allais dire, de la politique intérieure. Il est lui-même dans une compétition électorale avec Salvini. Il est un peu distancé dans les sondages, alors que c'était le mouvement 5 étoiles qui était devant la Ligue. Et à la veille des Européennes, on voit qu'il
y a
aussi cette compétition en Italie. Il y a aussi le fait, en France, il ne
faut
pas non plus le cacher, que Macron ne fait pas forcément un mauvais coup de politique, puisqu'il met aussi, j'allais dire, un peu ceux qui se qualifient de patriotes en France de devoir défendre les Italiens qui viennent discuter avec ceux qui réclament sa tête à Paris. Parce que Chalençon,
quand
même, juste un mot, c'est quand même un des durs, qui voulait mettre un
général
à la place
du Premier ministre,
qui ne passe pas pour un modéré chez les Gilets jaunes. Franchement, Di Maio, il a choisi aussi son interlocuteur. – Naïc Saïs, est-ce qu'il
n'y a
pas un côté théâtral dans cette bataille ? On a l
'impression
d'un match, pas de foot, mais d'un match France-Italie, version politique. – Oui,
chacun en bénéficie. Louis Di Maio, à qui il parle d'abord en faisant cette rencontre, c'est évidemment au peuple italien. Il y a les élections européennes qui arrivent. Effectivement, nous,
on
voit le gouvernement italien comme un tout, mais en réalité, c'est deux composantes qui sont très différentes et qui sont en compétition entre elles, entre le 5 étoiles, le Cinque Estrelle, et puis la Lega, la Ligue de Matteo Salvini, qui lui est très très haut dans les sondages, dont Luigi Di Maio essaye de rattraper son retard. C'est Matteo Salvini qui avait déjà eu des mots très durs à l'égard d'Emmanuel Macron en disant « c'est un mauvais président, il faut qu'il s'en aille ». Et souvenez-vous de la réaction de Paris à cette époque-là, c'était surtout pas de vagues, on ne surréagit pas, on n'entre pas dans leur jeu.
Et donc, il y avait eu un communiqué, signé même pas de la ministre, mais de la directrice de cabinet de la ministre, autrement dit, ce sont des petites affaires qu'on règle dans l'ombre. Cette fois-ci, ils ont décidé de rappeler, alors c'est un rappel pour consultation, c'est
-à
-dire que
ce
n
'est
pas un rappel définitif, on n'aurait pas les relations diplomatiques, évidemment, avec l'Italie, mais on le fait revenir pour marquer le coup, pour leur dire « voilà, il n
'y a
plus personne pendant ce temps ». Et ça, Emmanuel Macron, il a décidé que cette fois-ci, il n'allait pas se faire, parce qu'il reste encore maintenant près de trois mois de campagne, et les Italiens sont partis pour continuer jusqu'à ce qu'il y
ait
un rappel à l'ordre. Alors là, c'est assez drôle d'ailleurs de voir la lettre qui a été publiée par Le Monde de Luigi Di Maio, c'est exactement toujours la stratégie de la provocation, qui est de dire « on tombe des nus, on ne
comprend
pas qu'on nous traite comme ça, et nous, évidemment, nous avons beaucoup de respect pour le peuple français, peuple démocratique millénaire », c'est ce qui est écrit, d'ailleurs, on ne sait pas trop quand commence le millénaire de la démocratie, on croyait que c'était centenaire, mais bref, Luigi Di Maio est dans un rapport de provocation où il alterne le chaud et le froid, et ça risque de durer jusqu'aux européennes. –
Il a raison d'ailleurs, Luigi Di Maio, le chef du mouvement 5 étoiles, de dire « mais je vois dans les gilets jaunes le reflet de mon propre mouvement politique, et donc c'est normal que je veuille établir une passerelle
». – Alors effectivement,
on est dans un renvoi d'ascenseur entre les deux pouvoirs. Ce qu'il faut aussi avoir en tête, c'est que la France n'est pas très populaire aujourd'hui en Italie, puisqu'on a fait beaucoup la leçon aux Italiens, on a eu d'autres escarmous, je vous souvenais à un moment, un groupe industriel italien devait racheter le chantier STX de Saint-Nazaire, le gouvernement français s'y était opposé, et donc faire un peu de French bashing en Italie, aujourd'hui je pense que c'est assez populaire. – Donc ça infuse, ça veut dire que, parce qu'on aurait pu penser que la maturité de nos deux peuples fait qu'on aurait pu être imperméable à ces bisbilles politiques, mais ça infuse
cette petite guéguerre.
– Alors
c
'est pas que des bisbilles politiques, il
y
a aussi le sentiment très profond en Italie d'avoir été laissé seul face à la crise migratoire, et
notamment… – Il y a du
ressentiment. – Il y
a
du ressentiment, et que la France a donné des leçons, comment vous savez, de la crise du bateau Aquarius que les Italiens ne voulaient pas accueillir, donc tout ça, la pression monte. Là aussi, on peut quand même s'interroger sur la réaction d'Emmanuel Macron, c
'est
dans le contexte intérieur, la crise des gilets jaunes, parce que c'est quelque part
offrir
une tribune supplémentaire à M. Chalançon ou à d'autres, en disant voilà, ce sont des acteurs politiques de premier plan qui ont été rencontrés par les autorités italiennes, alors que si on n'avait pas surréagi, on n'aurait peut-être pas braqué autant les projecteurs sur ce monsieur.
Et
puis, au plan international, au plan européen, on s'achemine quand même vers le Brexit, la sortie de la Grande-Bretagne sans accord,
et
donc, alors qu'Emmanuel Macron a fait de la relance de la construction européenne la clé de voûte de son programme, il est aujourd'hui très seul et isolé, puisque les Britanniques s'en vont, que Mme Merkel est en fin de parcours, si je puis dire, et qu'un autre grand pays, l'Italie, aujourd'hui, on est sur une crise diplomatique sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comment vous le voyez, Hélène, jouant cette bataille franco-italienne ? Est-ce que ça témoigne de l'isolement d'Emmanuel Macron ? Ou est-ce que non ? Il joue sur Dieu Vlour en disant, regardez, moi je joue les gentils européens face aux méchants populistes italiens, il joue cette carte pour
essayer de rallier la vie ? Il a essayé
de jouer cette carte au départ, c'est-à-dire que les deux exécutifs, français et italiens, se sont mutuellement choisis comme les meilleurs ennemis possibles. Emmanuel Macron installant le clivage européen contre nationaliste, et vous vous souvenez que, mais là c'était Matteo Salvini avec Victor Orban et un troisième que j'ai oublié, avait dit exactement, avec un dirigeant polonais qui avait totalement accepté le clivage en disant, ok, on va la jouer comme ça. Il y a effectivement, les immigrationnistes avaient-ils répondu, et donc pas les européens progressistes, chacun avec son vocabulaire, mais on avait deux camps en réalité face à face.
Et là, effectivement, c'est tout ce qui vient d'être dit,
c
'est-à-dire que d'un côté, il y a en Italie aujourd'hui une surenchère électorale à l'intérieur même d'un gouvernement, moi je pense qu'Emmanuel Macron est un peu tombé dans le piège de la disproportion de la réponse. Évidemment qu'il fallait réagir, ce n'est pas normal, qu'un gouvernement ami,
qu
'un vice-premier ministre, c'est le vice-premier ministre quand même qui est venu, Louis Di Maillot, rencontrer ce monsieur Charençon, vienne comme ça, en douce, j'ai envie de dire, en France. Ce n'est pas normal, c'est une mauvaise manière. Est-ce que pour autant, il fallait donner cet éclat et tout de suite rappeler notre ambassadeur ? Est-ce qu'il n
'y avait
pas moyen, effectivement, d'abord de convoquer l'ambassadeur italien en France ? Vous pouviez d'abord faire une remontrance avant ? Là, on a l'impression qu'après, qu'est-ce qu'on fait après avoir appelé l'ambassadeur, à part déclarer la guerre ? Et évidemment, il n'en est pas question.
Bruno Jeudy,
c
'est vrai que, comme le dit Hélène John, ça montre que voilà où on en est, cette Europe, cette Europe de Bruxelles pour laquelle on veut nous faire voter en mai prochain. On en est à s'envoyer des noms d'oiseaux à la figure et à se rappeler notre ambassadeur. Elle est quand même...
C
'est sûr qu'à 100 jours des Européennes, on a une illustration de la crise européenne et surtout, ce qui est encore plus incroyable, au sein même des membres fondateurs. Parce que là,
on
n'est pas avec un
pays mais qui est
arrivé. Non, là, on est dans l'Europe des 6. Là,
on
est... C'est
vraiment... Traité de Rome. Traité de Rome. 58, 57. Ça paraît assez
incroyable mais je crois que ça illustre bien où on est aujourd'hui. Parce que là, c'est une sale semaine pour l'Europe. Il y a eu Siemens-Alstom, cette affaire qui montre à quel point l'Europe n'arrive plus à se coordonner sur les bonnes réponses vis-à-vis...
Le
Brexit, on voit la difficulté à régler cette affaire. Enfin, en tous les cas, côté anglais, les Européens étant, peut-être c'est le seul dossier où ils sont à peu près unis, y compris les Italiens. Mais il faut peut-être remercier que l'accord ait été négocié avant que le fameux tandem d'Imaio-Salvini ne puisse vraiment mettre les mains dans cette affaire. Et puis, il
y
a d'autres dossiers qui vont très mal. Il y a un oléoduc actuellement qui doit passer à travers la Pologne et l'Allemagne et ça, ça se passe très mal.
France et Allemands, d'ailleurs,
sont en opposition. Oui,
il
y a plein de dossiers qui vont très mal et l'Europe traverse vraiment une période très compliquée et je pense que avant les Européennes, dont Emmanuel Macron en fait la mère des batailles pour lui, parce qu'il a été élu sur sa forte identité européenne, il a joué très gros sur ses élections et au fond, Hélène disait, ils se sont choisis, je crois qu'Emmanuel Macron, il les a choisis en se disant, voilà, j'installe ce clivage qui peut être dangereux parce que progressiste contre nationaliste, il faut voir si ça fonctionne en
France. Il joue avec
le feu, donc Emmanuel Macron. Il s'est
sûr que la pièce somme de
son côté. C'est quand même un pari assez risqué. Jérôme Fourquet, on peut imaginer qu'en juin prochain, on ait des députés européens gilets jaunes, donc en chaise duble au Parlement européen
? En
français, ce n
'est
pas évident au moment où on se parle puisqu'on a dit tout à l'heure que le mouvement semblait quand même un peu marquer le pas sur le terrain et puis électoralement, on est à 3 voire 4 listes potentielles pour les gilets jaunes, donc ça fait quand même beaucoup de monde. On voit par exemple que ce monsieur Chalençon dont on vient de parler a organisé ça de son côté sans en parler à Ingrid Levavasseur qui est une des figures aujourd'hui de ce mouvement et cette même Ingrid Levavasseur qui avait annoncé 10 premiers noms, il faut 79 noms pour composer une liste, il y
a
déjà 4 forfaits en une dizaine de jours. Donc on voit que c'est quand même très très compliqué.
Donc il
faut coûter de l'avènement
d'une liste gilets jaunes. Il faut être prudent parce
que les gilets jaunes ont montré une capacité d'adaptation, de rebond, il s'est passé beaucoup de choses mais comme disait Bruno Jeudy tout à l'heure, on est à plus de 100 jours de ce scrutin et ça va être très très long, c'est
-à
-dire que le risque pour eux c'est de sortir progressivement du paysage et c'est pour ça qu'ils ont fait un coup médiatique qui était bien réussi en recevant les Italiens et que quelque part Emmanuel Macron a sans doute amené de l'eau à leur moulin même si encore une fois ça va être difficile pour eux de se structurer.
Ils
sont très divisés entre eux
et
puis ça coûte cher le ticket d'entrée pour une élection européenne c'est au minimum 750 000 euros et donc il faut arriver à lever ça, se structurer donc c'est pas évident. Pas facile de transformer ce mouvement des gilets jaunes en un parti politique et il y a beaucoup d'égo. On l'a vu dans le sujet quand Christophe Chalençon disait bah oui je suis fier que
Luigi
Di Maio soit venu à ma rencontre et on voit bien que dès qu'il
y a
une tête qui émerge il y a tout le monde qui sort son... C
'était Ingrid Le
Vavasseur
qui s'était fait prendre à partie lors de l'émission enfin d'une émission sur France 2 où elle s'était fait
prendre On est sur France 2 ça va, c'est la chaise Tout va bien, on est sur le service public
donc où elle s'était fait prendre à partie de façon très très violente par une autre gilet jaune qui lui disait mais en quoi tu nous représentes et c'est vrai que c'est toute la difficulté de ce mouvement c'est qu'il est tellement hétéroclite tellement hétérogène que la difficulté c'est de trouver d'abord vous parliez de l'interview d'Ingrid Le Vavasseur en disant où est le programme
il
n'y a pas de programme il
y
a plein il y a
évidemment
il y
a
des attentes il y
a
des souhaits il y a eu des contestations c'est parti de quelque chose puisque c'était quand même la taxation la taxation sur le diesel et puis enfin la taxation carbone et puis ça a évolué parce que ça s'est passé à l'asse et puis ça a été le pouvoir d'achat et puis c'est plus le pouvoir d'achat maintenant c'est la représentativité mais est-ce encore la représentativité démocratique on ne sait plus vraiment et il y a donc comment structurer effectivement
ce mouvement
Maillot il n'aurait pas eu 2-3 bons conseils à donner aux Gilets jaunes pour
transformer une colère c'est sûrement ce que M.
Chalençon avait envie d'entendre et c'est sûrement pour ça il a proposé sa plateforme il a proposé son logiciel qui s'appelle Rousseau un nom français qui a été utilisé par le mouvement 5 étoiles à
l'époque où il naissait le mouvement 5
étoiles pour transformer cette colère en un programme
politique a utilisé un logiciel c'est ça pour faire remonter les propositions puisqu'au début c'était un mouvement assez épars qui était très écologiste on l
'a
oublié ça le mouvement 5 étoiles mais à la fois aussi très populiste contre la corruption en Italie évidemment la main-mise de la mafia et puis les inégalités financières il avait d'ailleurs proposé une sorte de revenu minimum minima le mouvement 5 étoiles et donc toutes les idées toutes les initiatives tous les groupes étaient structurés comme ça par un logiciel qui avait
été du nom de Rousseau Jean
-Jacques du nom de Rousseau tout court mais du nom sans doute de l'inspiration de Rousseau Jean-Jacques et donc il a proposé à son interlocuteur Gilets jaunes de pouvoir utiliser ce logiciel autrement dit il lui a proposé une forme de cooptation pour qu'il
y ait
un parti frère en France qui émerge non pas forcément pour les élections européennes prochaines parce qu'effectivement même s'ils ont 1, 2, 3 élus c'est un scrutin de liste s'ils font un score faible ça ne changera pas la face des près de 800 parlementaires européens ils seront très vite dilués on en parlera sans doute beaucoup moins dans un an mais en revanche pour planter des graines qui dans quelques années feront éventuellement un mouvement consistant frère presque jumeau du mouvement 5 étoiles il faut quand même
rappeler juste que Christophe Charlenson les ministres à Paris et qui font traverser la frontière à des responsables pour rencontrer des responsables étrangers donc on est quand même dans une démarche de provocatrice qui est assez incroyable puisque un gilet jaune qui va voir un ministre aujourd'hui à Paris on lui quasiment on lui coupe la tête comme disait
Léonjo alors
qu'on peut rencontrer un vice-premier ministre italien ils demandent est-ce que ça soit filmé d'habitude avec les ministres
français là ils n'ont rien demandé
alors au-delà de cette crise diplomatique avec l'Italie la semaine a été très difficile pour Emmanuel Macron certains députés La République En Marche ne cachent plus leur défiance désormais à l'égard de la politique du gouvernement et puis la Cour des Comptes cette semaine a critiqué vertement la gestion des finances publiques résumé de cette semaine avec Paul Rémy Barjavel et Michel Bouilly
Mais
c'est votre monde qu
'on
prépare
et
donc moi j'ai besoin de vous entendre sur vos
convictions
vos
doutes vos interpellations
Face
à mille jeunes Emmanuel Macron à l'aise dans un exercice qu'il maîtrise Lors de ce débat organisé en Saône-et-Loire le président de la République a multiplié les mains tendues à la jeunesse Alors ne perdez rien de cet enthousiasme de cette liberté de ce que vous avez montré cet après-midi vous m'avez rendu formidablement fier d'être président de la République française cet après-midi Merci
Le
grand débat
une
bouffée d'air pour un président qui inverse sa courbe de popularité
Selon
un récent sondage le pourcentage de français qui approuve l'action d'Emmanuel Macron est monté de 6 points à 34% Une embellie pour le président de la République peut-être en trompe-l'œil
car
les difficultés se sont accumulées cette semaine
D
'abord avec la loi anticasseur mal votée à l'Assemblée nationale mardi 50 députés de la République en marche se sont abstenus
un
record depuis le début du quinquennat
La
proposition de loi doit passer au Sénat début mars et elle ne fait toujours pas consensus
Moi
personnellement je dois dire que sur l'article 2 j'ai des doutes j'ai des doutes sur la question de confier au préfet donc encore à une puissance administrative le choix de décider si une personne peut participer ou pas à une manifestation le parallèle qui est fait avec ce qui a été fait dans la lutte contre le
hooliganisme à mon avis n'est pas pertinent
L
'endemain du vote Mathieu Orphelin l'un des 50 abstentionnistes et figure écologiste de la majorité décide de quitter le groupe LREM à
l'Assemblée avec en guise d'au revoir
quelques critiques adressées au gouvernement
Les
raisons de mon départ c'est que sur aucun des grands chantiers aujourd'hui on est au rythme suffisant sur la rénovation énergétique sur la mobilité sur l'agriculture et l'alimentation sur l'économie circulaire sur tous ces sujets là il faut accélérer à fond et en plus ça n'a que des avantages pour l'économie pour les territoires pour l'emploi pour la santé pour la solidarité
Au
même moment une vingtaine de députés de l'aile gauche du parti décident de répondre à une revendication phare des gilets jaunes en proposant un nouvel impôt sur la fortune payé par ceux qui n'investissent pas dans les PME Emmanuel Macron a pourtant prévenu qu'il ne reviendrait pas sur la suppression de l'ISF alors faut-il y voir le début d'une fronde Ça fait deux ans qu'on voit venir à certains moments un début de fronde moi je ne
crois
pas du tout je ne crois pas que je ne vois aucun député dans le groupe qui soit en désaccord avec la ligne politique qui est celle du gouvernement et de la majorité qu'il y
ait
des propositions c'est normal encore une fois on bascule toujours entre deux extrêmes où parfois on parle de godillot pour les députés de la majorité et parfois de frondeur je pense que la réalité se joue entre les deux
Et
puis pour couronner le tout la Cour des comptes a présenté son rapport annuel
l
'exécutif est clairement rappelé à l'ordre sur sa gestion des finances publiques
La
Cour constate d'une part la fragilité
du
redressement opéré ces dernières années elle relève d'autre part les incertitudes qui pèsent sur la trajectoire des finances publiques pour les mois à venir
Des
incertitudes liées en partie aux mesures annoncées par Emmanuel Macron pour le pouvoir d'achat chiffrées à 11 milliards d'euros Conséquence Après des années de baisse consécutives le déficit public devrait atteindre 3,2% du produit intérieur brut en 2019
Alors
question téléspectateurs Y'a-t-il encore un pilote chez La République En Marche ? Bruno Jeudy on a vu 50 députés refuser de La République En Marche refuser de voter la loi anti-casseurs Y'a pas un début de fronde comme avait eu François Hollande ?
Je
sais pas si on peut encore parler de fronde à ce stade parce que c'est vrai que c'est la première fois qu'il y a autant de députés qui s'abstiennent sur un texte en plus un texte qui n'est pas un texte mineur ce texte dite loi anti-casseur a été porté par le Premier ministre à la télévision au début du mois et défendu avec ardeur par Christophe Castaner qui était motivé tous les jours par Emmanuel Macron donc c'était un texte important mais il y a quelque chose qui s'est passé aussi au sein du groupe des marcheurs on l'avait vu déjà l'année dernière sur l'immigration il y a quand même eu 14 qui s'étaient abstenus là cette fois-ci il y
a
aussi le grand débat quelque part qui passe qui traverse cette majorité et on voit ressurgir un peu les différentes tendances de ce groupe en même temps il
y a
des députés de sensibilité de droite des députés de sensibilité de gauche des députés de sensibilité du centre et puis ça fait quand même 18 mois maintenant qu'ils sont au pouvoir ils en ont marre d'être traités de godillot donc tout ça mature et c'est vrai que quand on regarde la liste des 50 grosso modo c'est quand même un peu l'aile plutôt de gauche de la république en marche Mathieu Orphelin qui lui le lendemain a annoncé qui claquait la porte et on est un des un des des leaders puisqu'il a longtemps été le bras de ras de Nicolas Hulot il était membre d'Europe Écologie Les Verts avant d'épouser la cause Macroniste et c'est vrai que dans ce contexte alors la majorité la majorité était acquise pour la république en marche y compris avec 50 députés de moins donc ça ne met pas du tout en difficulté le groupe mais ça témoigne de quelque chose ça témoigne quand même d'une majorité qui va vouloir faire entendre son mot et on le voit déjà avec l'affaire de l'ISF de la fiscalité où là à mon avis le groupe va avoir des discussions assez tendues en son sein Mais est-ce que c'est pas le début de la fin si le mélange si l'huile commence à se séparer de l'eau si chacun dit ah bon je suis de droite moi je suis de gauche
Moi
je crois qu'on n'est pas du tout alors ça peut arriver mais pour l'instant on n'est pas du tout sur le schéma de la fronde telle qu'on l'a connue avec François Hollande et les frondeurs sous François Hollande c'était une partie de la majorité qui prenait le contre-pied total notamment au moment où François Hollande avec le CICE a lui-même pris un petit contre-pied par rapport à son propre programme de campagne où il a en tout cas
notamment
le virage social libéral pro-entreprise donc là il y
a
une partie de sa majorité qui s'est fracturée aujourd'hui même avec 50 fondeurs d'abord qui ne votent pas contre le texte mais qui s'abstiennent donc c'est une fonde mesurée ça montre surtout je crois la diversité Bruno Jody l'a dit de cette majorité qui n'est pas une majorité politique telle qu'on les a connues jusque là ils ne viennent pas tous du PS tous de la droite c'est une majorité effectivement très diverse et jusque là ce qui tenait cette majorité ensemble c'était Emmanuel Macron c'est-à-dire un homme avec vaguement un programme le problème c'est quand arrivent des lois comme celle-ci qui sont des lois ad hoc elles n'étaient pas prévues cette loi évidemment dans le programme d'Emmanuel Macron c'est-à-dire que la loi anti-casseurs elle arrive parce qu'on connaît ce mouvement des gilets jaunes cette majorité-là elle se retrouve un petit peu comme j'ai envie de dire comme sans programme et sans président c'est un peu comme une poule devant un couteau c'est-à-dire
qu
'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on fait et parce qu'ils ne veulent plus non plus être des frondeurs ils veulent aujourd'hui pouvoir s'exprimer et je trouve que c'est cette diversité sans doute aussi un peu ce mal-être qu'on voit là dans ces 50 abstentions je ne crois pas que pour l'instant ce soit une fracturation de la majorité d'Emmanuel Macron
Jérôme, pour qu'est-ce que ça ne fragilise pas Edouard Philippe qui est quand même étiqueté jupéiste donc de droite si l'aile gauche commence à manifester sa mauvaise humeur
ce
qui ne serait pas temps de changer
de communisme Alors
elle manifeste sa mauvaise humeur de manière très très polie puisque c'est des bons élèves et donc on s'abstient on ne vote pas contre donc ce n
'est
pas la fronde et on ne renverse pas la table et si on exprime sa mauvaise humeur c'est aussi parce que depuis plusieurs semaines maintenant en gros depuis les voeux du président de la République le 31 décembre dernier la grande stratégie qui est de nouveau mise en place par l'exécutif
dans
la perspective des européennes c'est d'aller continuer à fracturer non pas sa propre majorité mais la droite et d'aller arracher une partie de la droite aux républicains cette loi anticasseur s'inscrit pleinement dans ce message-là dans le sondage que vous citiez tout à l'heure Emmanuel Macron gagne 6 points de popularité mais il progresse en un mois de 18 points dans l'électorat de François Fillon et donc si le prix à payer pour gagner une très large audience à droite c'est une fronde polie de 50 députés marcheurs plutôt de gauche c'est pas très cher payé et je pense que La République En Marche et l'exécutif peuvent se payer ce luxe-là
tout
ce qui va se jouer maintenant dans les semaines qui viennent il faudra regarder très attentivement ce que sera l'attitude de quelqu'un comme Alain Juppé qui a été confronté dans sa ville de Bordeaux à la violence des gilets jaunes et qui s'est encore un peu plus rapproché de la majorité présidentielle je pense que c'est ça qui est visé c
'est
l'objectif je parlais des voeux tout à l'heure les voeux du président de la République le 31 décembre ils étaient très d'inspiration gaullienne c'était De Gaulle après 1968 on a eu cette loi anti-casseurs on a eu les blindés dans la rue et donc on joue l'ordre on joue le parti de l'ordre contre la chienlit et on veut parler à cet électorat de droite
plus
ou moins modéré et dans ce sens cette stratégie est aussi servie par le choix qui a été fait des républicains de mettre une figure assez conservatrice à la tête de liste et donc ça laisse un espace au centre droit c'est ça qui est aujourd'hui en préparation de mon point de vue un clin d'oeil assumé à droite parce qu'il
y a
un électorat de centre
droit à récupérer qui est de
nouveau un petit peu sous influence ou sous tentation de rapprochement Frédéric Saïs il n'empêche ces 50 députés qui se sont abstenus cette aile gauche qui manifeste un petit peu de mauvaise humeur de façon très polie est-ce que c'est pour ça qu'on a un Gérald Darmanin qui a multiplié les propositions pour taxer les riches est
-ce
que c'est pour caresser dans le sens du poil cette aile gauche un peu courroussée par cette étiquette président des riches oui d
'une part c'est pour cela et puis parce qu'ils sont obligés de trouver au gouvernement des solutions pour mettre une fiscalité sur les riches sachant que l'ISF c'est hors de question Emmanuel Macron l'a quasiment écrit noir sur blanc dans sa lettre donc ça n'est même pas dans le radar de pensée de la République en marche et pourtant est-ce qu'on peut clore une crise dans laquelle beaucoup de gens se sont exprimés contre les inégalités en disant il y a ceux d'en haut il y
a
ceux d'en bas et nous on voudrait bien récupérer les bénéfices de la croissance en disant bon ben voilà on reste comme ça donc Gérald Darmanin dans cette interview aux parisiens on lui pose la question mais qu
'est
-ce que vous allez faire concrètement et alors lui il est obligé de dire l'ISF c'est hors de question on lui dit est-ce qu'il y
aura
une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu pour les personnes qui gagnent par exemple plus de 700 000 euros par an il dit non je ne
suis
pas sûr qu'il faille encore modifier l'échelle de l'impôt sur le revenu donc il dit non à ça il dit non à ça il dit non à ça il est obligé de trouver quelque chose qui parle un peu à tout le monde les niches fiscales on sait à la fois beaucoup ce que c'est on sait assez peu ce que c'est parce que les niches fiscales certains qui en parlent en bénéficient aussi ça peut être par exemple pour l'emploi d'aide à domicile et donc c'est un peu la solution si vous voulez de faciliter pour se sortir d'un piège d'une interview en disant on va examiner les niches fiscales maintenant ça reste beaucoup plus dur à faire qu'à dire puisque chaque niche c'est le proverbe que connaissent bien les responsables politiques dans chaque niche il y
a
un chien et exactement et dès qu
'on veut c'est très
dur de couper dans les niches fiscales pour les personnes les plus aisées
Gérald
Darmanin il a obtenu gain de cause
il
semblerait que le président de la République ait remis très clairement les choses sur la table en disant qu'on ne sortirait pas de ce débat avec une hausse de la fiscalité alors maintenant le tout est de savoir avec quoi on va en sortir parce qu'il va quand même bien falloir répondre à un certain nombre de demandes et ces demandes là portent quand même prioritairement sur le pouvoir d'achat sur l'injustice fiscale aussi donc pour l'instant Gérald Darmanin s'est exprimé en tant que citoyen ou premier adjoint de Tourcoing mais il va bien falloir que le président tranche effectivement sur
ces questions parce qu'il a dit
qu
'il
s'exprimait en tant que citoyen
Darmanin et
donc ses idées restent celles du citoyen et non pas du tout celles du ministre du
budget sur ce point précis
déniche fiscale le premier ministre dit il a rencontré des journalistes il dit lui-même qu'il n'y a pas le début d'une réflexion sur des niches fiscales et que le ministre s'exprimait en son nom personnel dans le cadre du grand débat et tous les ministres sont invités d'ailleurs à participer au grand débat et à s'exprimer comme ça puisque de toute façon aujourd'hui il faut bien voir qu
'il
n
'y
a pas de travail gouvernemental pour aller vers des projets de réforme pendant ce semestre c'est le grand débat Bruno Jeudy Emmanuel Macron ancien ministre du budget ancien banquier d'affaires avait l'image du sérieux en termes de finances publiques est-ce que la cour des comptes qui le rappelle alors de façon assez sévère en disant ses promesses ses cadeaux il n
'y a
pas le début du financement et en parlant de laxisme est
-ce
que c'est pas embêtant d'abord sur le fond et même sur la forme pour Emmanuel Macron les deux c'est embêtant les deux parce qu'Emmanuel Macron il y a une loi de finances qui a été votée la loi de finances 2019 qui a été votée par les députés c'est plus 0,9% des dépenses supplémentaires ce gouvernement ne baisse pas du tout la dépense publique la
promesse n'est pas
tenue de
ce
point de
vue
la promesse n'est pas tenue ce gouvernement dépense plus que les précédents et de ce point de vue là Emmanuel Macron échoue alors il faut dire que pendant sa campagne il n'était pas sur il n'avait jamais annoncé un grand un grand programme de réduction il n'empêche il échoue sur la dépense publique il est pour l'instant la réduction du nombre de fonctionnaires qui était aussi à l'ordre du jour les 120 000 ça reste 1600
l'année
dernière on verra combien il y
en
aura à la fin de l'année donc les remarques de la Cour des comptes sont cinglantes pour ce gouvernement
alors
pendant ce temps là la droite en en a parlé elle espère se relancer avec François-Xavier Bellamy tête de liste aux européennes pour le parti Les Républicains
mais
cet agrégé de philosophie auteur de livres sur la famille et l'éducation aux idées très conservatrices ne plaît pas à tout le monde au sein même de son parti alors nos équipes l'ont suivi lors de son premier meeting hier soir à Versailles et puis sur le terrain cette semaine dans Lyon reportage de Céline Martel Ariane Morisson et Diane Cacciarella
Il
est ici parmi les siens à Versailles Jusque là simple conseiller municipal François-Xavier Bellamy est désormais propulsé sur le devant de la scène désigné par Laurent Wauquiez tête de liste des Républicains aux élections européennes à seulement 33 ans
immense
honneur
honneur
inattendu je le dis très simplement pour moi honneur inattendu
mais
que je reçois avec beaucoup de reconnaissance et surtout avec beaucoup d'humilité
et
avec beaucoup de détermination
Catholique et conservateur professeur de philosophie son profil séduit l'Assemblée
mais
ses positions contre l'IVG ou le mariage gay font de lui un candidat très controversé au sein même du parti preuve en est pour ce premier meeting aucun ténor n'a fait le déplacement le novice est laissé seul face aux questions des
journalistes les
sondages pour LR ne sont pas très bons vous ne
vous
dites pas qu'est
-ce
que je suis allé faire dans cette galère
et
bien c'est justement parce qu'ils ne sont pas très bons que je m'engage dans cette aventure et que je vais me donner à fond parce que je crois que l'enjeu est immense il est immense pour toute la famille politique de la droite et il faut qu
'on
soit rassemblés parce que dans cette élection la droite peut effectivement être discréditée mais il est immense aussi pour le débat politique il faut qu'on en ait tous conscience si nous ne savons pas desserrer l'étau qui est en train de s'installer dans ce clivage absurde entre
populisme
et progressisme alors nous risquons d'avoir pour très longtemps une vie politique qui n'offrira plus aucune véritable alternative sérieuse et crédible aux français encore inconnu du grand public François-Xavier Bellamy compte multiplier les déplacements sur le terrain
pour
gommer son image d'élu Versaillais direction la Bourgogne
dans
cette cave à vin le jeune candidat manque encore un peu de métier c 'est
le député de la circonscription
Guillaume Larivé qui fait les présentations Léon bienvenu
dit long
long
Merci
de nous accueillir Jamais loin derrière ces deux colistiers Agnès Évren proche de Valérie Pécresse et l'eurodéputé Arnaud Dangean soutien d'Alain Juppé un attelage de convictions très différentes mais tous les trois sont d'accord pour éviter les sujets qui fâchent
On
a eu une longue réunion ce matin sur le projet vous savez c'est ça qui compte pour nous on est souvent ramené à des questions d'individualité ou de sensibilité mais ce qui compte pour nous c'est de savoir quel projet on va proposer aux français on a une idée très claire de ce qu
'on
veut défendre pour l'Europe donc je crois que vous ne trouverez pas la moindre distance dans ce que nous allons proposer au cours des prochaines semaines entre chacun de nous trois
Et je pense qu'il faut désormais penser en complémentarité et pas seulement en clivage qui en général ne débouche sur rien C'est pourquoi on tient absolument en effet à encarner ce trio encore une fois parce qu'il est le signe du rassemblement et de la diversité des sensibilités de la droite
C'est
compliqué de porter une parole unique à trois
Sur
l'Europe absolument pas Après chacun a ses sensibilités mais nous on va faire campagne sur l'Europe et sur la place de la France dans l'Europe Conscient que son nom n'a pas fait l'unanimité dans les rangs du parti François-Xavier Bellamy enchaîne les rencontres avec les militants et les élus locaux comme ici à Migé
Merci
pour votre accueil
Et
il peut compter sur ses colistiers pour déminer le terrain
Moi
je vous demande une chose c'est de ne
pas
vous laisser troubler par tous les bruits de fond qu'on peut entendre en ce moment et dont j'espère qu
'ils
vont vite s'estomper et qu'ils ne portent pas sur les vrais enjeux que nous aurons à défendre quand nous serons élus européens
Consignes respectées aucun sujet de société n'est abordé par les maires Le candidat peut dérouler son programme sur l'Europe On voit bien
que
l'Europe inquiète
On
voit bien que l'Europe est cause d'angoisse On voit bien qu'elle a fait perdre aujourd'hui du travail à beaucoup de gens en France
Et
on veut prendre en charge cette angoisse Pas pour défaire l'Europe parce qu'on pense
que le projet européen est nécessaire mais pour le transformer Souverainiste eurosceptique l'agrégé de philosophie refuse toutes les étiquettes
Nous
sommes pragmatiques Nous ne voulons pas entrer dans une espèce de guerre idéologique Ce qui compte pour nous c'est de nous mettre au service des français Je crois que les français ont besoin qu'on leur parle du réel Ils ne nous demandent pas quelle est notre étiquette Ils nous demandent ce que nous voulons faire sur des sujets très concrets qui préoccupent leur vie quotidienne
Une
campagne comme un chemin de croix pour ce parti crédité au mieux de 12% des intentions de vote loin derrière La République En Marche et le Rassemblement National
Alors
question téléspectateurs Être hostile à l'IVG est-ce une tare pour le jeune et brillant entre guillemets Bellamy
? Effectivement
c'est un sparadrap qui va lui être collé par ses adversaires pendant tout le long de la campagne ça a déjà commencé et vous voyez que ces colistiers qui viennent en protection si je puis dire pour déminer la situation consacrent une partie de leur temps de parole
à
essayer de parer ses coups et essayer d'expliquer que les valeurs personnelles que M. Bellamy peut exprimer ne sont pas au cœur du projet politique que les républicains vont porter pour les élections européennes Quand on regarde les sondages il y a bien évidemment une grande majorité de français qui sont opposés
à
une remise en question de l'IVG et donc c'est le risque de se faire corneriser ce faisant je pense que Laurent Wauquiez a fait le constat ou le diagnostic que la recomposition politique qui avait été engagée en 2017 avec la victoire d'Emmanuel Macron et ce qu'on disait tout à l'heure le fait qu'il y
ait
une partie de la droite modérée ou du centre droit qui soit aujourd'hui macro-compatible et bien impose une redéfinition idéologique pour la droite et pour LR et donc il faut reconstruire sur la longue durée donc ça passe par le choix de quelqu'un comme M. Bellamy donc ça peut paraître réducteur mais je ne
suis
pas convaincu qu'il
y ait
aujourd'hui 36 autres scénarios qui soient disponibles et puis ce sur quoi on compte et on table aussi à LR c'est sur le fait qu'on va être sur un scrutin très abstentionniste
et
que le parti qui s'en sortira le mieux c'est celui qui sera capable de mobiliser le moins mal
son
noyau dur et donc aujourd'hui le noyau dur
qui
est visé c'est la France de droite qui est allée voter à la primaire et notamment celle qui avait voté pour François Fillon et donc c'est aussi pour ça que M. Bellamy a été choisi flanqué pour autant de deux autres figures qui incarnent d'autres sensibilités de droite Hélène Jouan
le problème c'est de savoir si quand même même au sein de la famille de droite est-ce qu'il n'est pas aujourd'hui est-ce que les idées qu'il porte ne sont pas aujourd'hui minoritaires alors
Rachida Dati Eric
Wirt ont déjà
exprimé Valérie
Pécresse encore dans un
magazine
dans Elle cette semaine dit certes François et Xavier Bellamy représentent une tendance dans notre famille mais c'est une tendance minoritaire et c'est quand même ça aujourd'hui le risque quand même qu'a pris Laurent Wauquiez c'est de mettre à la tête d'une liste aux européennes un candidat qui continue d'être centrifuge alors qu'on aurait besoin de candidats centribètes c'est-à-dire qu'il continue à éparpiller un petit peu la droite et les électeurs alors certes il aura sa niche électorale là on ne parle plus de niche fiscale mais il pourra peut-être atteindre cette niche électorale mais cette niche électorale elle est évidemment quand même très très réduite par rapport à l'ensemble de la famille de droite et le problème c'est qu'aujourd'hui pourtant François-Xavier Mélami lors de ses premières prises de parole d'abord est quelqu'un d'intéressant parce qu'il est nouveau dans le paysage politique en plus je trouve qu'il redonne un certain nombre de lignes sur l'Europe qui sont intéressantes parce qu'elles sont claires il a dit plusieurs fois qu'il était européen il a dit plusieurs fois qu'il voulait évidemment continuer à projeter la droite mais à l'intérieur de l'Europe alors que Laurent Wauquiez au bout d'un moment quand même on ne savait plus très très bien où il était donc il a des choses intéressantes à porter François-Xavier Mélami encore une fois est-ce que ce n
'est
pas au risque de corneriser vraiment l'électorat de droite même si un autre pari eût été peut-être tout aussi compliqué c'est-à-dire d'aller chercher les électeurs évidemment qui sont aujourd'hui tentés par Emmanuel Macron
Bruno Jeudy ? Moi je crois que d'abord j'ai bien écouté ce qu'a dit François-Xavier Mélami depuis que son nom est apparu pour être candidat il n'a jamais dit qu'il mettait le retour de l'IVG comme ce n
'est
pas quelque chose qu'il envisage il dit ce n
'est
pas du tout c
'est une tâche indélébile personnelle
ce n
'est
pas du tout une position politique mais
c'est aussi une question de valeur aujourd'hui en Europe c'est aussi un
c'est une question de valeur donc ça c'est incontestable on connaît ces valeurs après moi je pense que il faut prendre Xavier Mélami avec le trio qu'il constitue je crois que c'est ce que veut faire Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez il espère assembler ce qui reste de cette droite aujourd'hui qui a perdu son flotteur centriste il faut bien voir les choses le flotteur centriste c'est la droite jupéiste qui de toute façon est perdue on le voit dans les sondages de l'IFOP donc cette droite est perdue donc Laurent Wauquiez il voit qu'il faut essayer d'assembler trois droites enfin trois droites trois tendances celle de François-Xavier Mélami on vient d'en parler celle de Arnaud Dangean province, européen l'expérience d'un européen venu du jupéiste qui lui décide de ne pas rompre avec les républicains et il y a encore un peu de cette tendance aujourd'hui en tous les cas Laurent Wauquiez le calcule comme ça et la troisième tendance qui est la personne la moins connue des trois c'est Agnès Évren qui est élue parisienne beaucoup plus détendue sur les questions sociétales PMA un mariage pour tous et qui avec ce trio il espère pouvoir limiter les dégâts parce qu'au fond on
en est là donc
c'est pas la reconquête
du pouvoir c'est de limiter les dégâts
Laurent Wauquiez il a regardé les sondages il connaît les tendances les dynamiques politiques et surtout dans les élections européennes où franchement il faut vraiment mobiliser son noyau son noyau dur et en gros je pense que dans sa tête
vous
savez en 1999 la droite a fait un peu plus de 12% je pense que c'est à peu près ce qu'il espérerait faire c
'était Nicolas Sarkozy
absolument c'est ce qu'il espère faire le 26 mai pour pouvoir enjamber et derrière éviter une remise en cause personnelle voire un putsch de ses petits amis qui le regardent je pense à Valéry Pécret Gérard Larcher et d'autres
oui
il a aussi alors évidemment le handicap que vous citiez il a aussi une vertu c'est qu'il a 33 ans et qu'il est donc jeune face au macronisme dont on avait dit que ça disruptait que c'était la jeunesse etc ben non voilà un trentenaire qui arrive il a aussi un côté évidemment intellectuel qui peut détoner face à une classe politique qui est devenue beaucoup dans l'invective dans le tweet dans la pensée en 146 ça peut peut-être faire du bien au débat politique et puis surtout le trio qu'évoquait Bruno Jeudy il a aussi un avantage c'est qu'il masque la suite de la liste et la suite de la liste on a beaucoup moins parlé il y aura Nadine Morano il
y aura Rachida Dati
il y aura Geoffroy Didier il y aura Brice Hortefeux c'est-à-dire la classe politique sortante et celle que ne peuvent plus voir une partie des électeurs est-ce
que ce choix de François-Xavier Bellamy qui est un tournant conservateur est-ce que ça entre en résonance avec un tournant idéologique de la droite des droites en Europe ou de la droite d'une façon de l'électorat de droite en général
ou
est-ce que c'est un ovni
ou
est-ce qu'on a un
électorat de droite
on en avait déjà parlé au moment de la primaire de la droite je disais tout à l'heure quand François Fillon est élu il faut se rappeler sur quel socle idéologique il est élu et ce qu'il porte pendant la présidentielle donc tout ça existe mais ça s'affirme en ce moment ça s'affirme ça a toujours existé sauf qu'à un moment c'était en partie dilué c'est pour ça qu'on évoquait le cas d'Alain Juppé qui est le père fondateur de l'UMP et l'UMP c'était bien pour rassembler la droite et le centre déjà à l'époque pour faire pièce au Front National sauf que cette période elle est révolue parce qu'aujourd'hui ce grand attelage de la droite il a été grignoté par la droite par le Front National qui est à un niveau élevé et puis par ce qui s'est passé en 2017 c'est-à-dire le surgissement d'un candidat totalement nouveau qui constitue un bloc central c'est-à-dire qu'avant la menace c'était François Bayrou maintenant c'est Emmanuel Macron c'est une autre paire de manches et on voit que pas mal de grands élus de province on a parlé d'Alain Juppé on pourrait parler de M.
Moudinck à Toulouse M. Béchut à Angers qui eux aussi ont été confrontés dans leur ville à la violence des gilets jaunes se disent qu'il y
a
des choses à faire avec Emmanuel Macron que sur l'idéal européen ils sont complètement raccords avec lui et donc du coup cette droite qui s'est trouvée confrontée à des forces centrifuges elle se rétracte un petit peu et donc la thématique ou en tout cas la ligne ou la famille conservatrice prend davantage de consistance Bruno Jeudy parlait de l'attelage tout à l'heure il y a une autre sensibilité de droite historique qui est incarnée par Xavier Bertrand qui ne
fait
plus partie des républicains qui serait une droite dite du gaullisme social et qui pourrait peut-être par certains aspects faire pièce au macronisme sur cette droite des territoires cette droite de la protection sauf qu'on ne la voit pas très bien incarnée aujourd'hui dans l'attelage qui a été éventuellement peut-être dans tous ceux qui
ont été cités il y a 79
noms
il y a des sortants il n'y aura pas
beaucoup d'élus à
l'arrivée allez
tout de suite on revient à vos questions alors dans une démocratie si ne devrait-on pas avoir le droit de rencontrer qui on veut quel que soit son rang donc j'imagine que cette question fait référence à Luigi Di Maio qui a décidé de rencontrer Christophe Chalençon la semaine mardi dernier en France sans prévenir les autorités françaises c
'est l'évidence
mais dans cette affaire il y avait aussi le lieu qui a compté aussi beaucoup vice-premier ministre qui se rend à Montargis à moins de 100 km de Paris c'était quasiment une provocation géographique comme si Emmanuel Macron se rendait dans la banlieue de Rome pour rencontrer les principaux opposants à ce gouvernement il y avait aussi ça
c
'est
plus
une question de bienséance que d'interdiction évidemment
est
-ce que la rencontre entre Luigi Di Maio et Chalençon fait l'unanimité au sein des Gilets jaunes
pas
du tout ce qu'on a dit tout à l'heure Ingrid Levavasseur qui n'est pas la dirigeante officielle des Gilets jaunes mais qui a pris une place importante a appris qu'à la dernière minute
que
cette initiative avait été menée on a entendu M. Chalençon qui avait dit avoir mis à disposition une voiture à Orly pour M. Luigi Di Maio avec
quel
argent tout ça ? ça ne coûte pas forcément très cher une voiture en location mais ça veut dire qu'il y avait un minimum d'organisation ce qui est plus surprenant c'est qu'on a dû se parler par portable donc ça veut dire que M. Chalençon avait peut-être les coordonnées de ces Italiens et donc tout ça on voit que c'est quand même très très amateur et qu'il y a des tensions très fortes qui existent aujourd'hui au sein des Gilets jaunes parce qu'il doit y avoir aussi dans cette mouvance Gilets jaunes il doit y en avoir qui doivent plutôt se retrouver dans Salvini plutôt que dans Di Maio Salvini qui est plus sur l'immigration qui est
plus
sur l'immigration qui est beaucoup plus proche de Marine Le Pen
avec qui il s'est
affiché au début de la campagne européenne du Rassemblement National Luigi Di Maio n'est-il pas tout simplement venu à la rencontre de l'équivalent français du mouvement 5 étoiles ? Frédéric Saïs c'est ce que vous disiez tout à l'heure sauf que 5 étoiles ça a accouché d'un mouvement politique c'est pas le
cas c'est exactement
ça d'ailleurs le 5 étoiles dirige Rome dirige plusieurs grandes villes en
Italie comment ça se passe d'ailleurs ?
ça se passe assez mal c'est à dire qu'il y
a
eu une sorte de période de grâce comme souvent après les
élections on parle de la mairie de Rome
ouais tout à fait et il y a eu depuis des scandales de mauvaise gestion qui ont amené à beaucoup de déceptions de la part des électeurs et c'est d'ailleurs aussi pour ça que le mouvement 5 étoiles diminue dans les sondages quand le mouvement de la Ligue qui est vraiment centré sur l'immigration qui parle assez peu d'économie lui monte et c'est aussi pour ça on en revient à ce qu'on disait que Luigi Di Maio espère se distinguer et espère montrer qu'il a des alliés un peu partout en Europe et notamment en France
parce qu'il y
a
une compétition entre Luigi Di Maio et Matteo Salvini sur le leadership et c'est plutôt Matteo Salvini qui est en train de le prendre qui dira le plus de mal d'Emmanuel Macron c'est ça le concours parce que c'est populaire de dire du mal d
'Emmanuel
Macron parce
que c'est populaire
effectivement au-delà même de leurs électorats il y
a
beaucoup le sentiment que les français ont été très arrogants et même quand on n
'est
pas électeur soit de la Ligue soit du mouvement 5 étoiles il y a un ressentiment qui est effectivement assez général
Le
rappel de notre ambassadeur à Rome était-il nécessaire
? On
l'a dit dans la graduation il y avait plusieurs possibilités pour Emmanuel Macron il aurait pu il a choisi j'allais dire il est allé le plus haut qu'il puisse faire aujourd'hui c'est vrai que c'est peut-être excessif mais moi encore une fois je pense qu'il devait marquer le coup il ne pouvait pas faire autrement parce que là c'était vraiment une agression diplomatique de la part de Di Maio certes qu'il le fait on l'a expliqué dans un contexte politique intérieur italien mais pour Emmanuel Macron il fallait marquer le coup Techniquement il a pris l'avion il a quitté Rome il est à Paris en ce moment et on ne sait pas quand est-ce qu'il retournera à Rome l'ambassadeur ? oui l'ambassadeur c
'est à
peu près ça mais les relations entre nos deux peuples on imagine Christophe Castaner dans votre
reportage
expliquait qu'il avait rencontré un secrétaire d'état italien dans le cadre d'une réunion sur les sécurités le gouvernement italien veut-il prendre le rôle de leader d'une Europe anti-européenne
c'est ce
que vous disiez Hélène Jouan tout à l'heure quand il y avait eu une relation entre
Orban
et le chef d'état polonais
il représente aujourd'hui quand même une alternative une alternative et une mouvance assez forte quand même dans un certain nombre de pays l'Italie alors pour l'instant l'Espagne et le Portugal ne semblent à l'abri de ce type de nationalisme et de populisme mais il y a notamment toute une partie de l'Europe centrale et de l'ex-Europe de l'Est évidemment la Hongrie la Pologne des gens qui pourraient composer sinon une majorité en tout cas prendre une place très très importante lors du du Parlement européen évidemment alors on ne sait pas encore si ça va être la majorité parce qu'après ils ont un problème de groupe ils ne
vont
pas tous siéger dans le même groupe et par exemple les Hongrois de M. Orban pour l'instant veulent rester fidèles au Parti populaire européen dans lequel il y a pour l'instant aussi la propre droite française c'est-à
-dire
les républicains siègent aujourd
'hui avec
les Hongrois tout à fait avec
la droite avec le soutien d'Angela Merkel
et en fait Hélène Jean a raison ce qui se joue c'est peut-être la deuxième place derrière le PPE on va faire simple les nationalistes sont certes divisés il y a l'effondrement du Parti socialiste européen et on voit bien que dans tous les pays pas seulement en France ce sera très compliqué pour ces listes mais c'est vrai qu'il y a un risque potentiellement que les nationalistes les souverainistes appelons-les comme on veut et ça varie beaucoup d'un pays à l'autre soit la deuxième force politique tout près du PPE après le 26 mai Si le comportement des Italiens est cavalier les attaques d'Emmanuel Macron sur les populistes ne le sont-elles pas aussi
? Un
peu une réponse du berger à la bergère c'est-à-dire c'est lui j'ai envie de dire qui avait commencé avec la lèpre nationaliste c'était pas la meilleure façon de traiter évidemment un partenaire européen
Je soutiens à fond les Gilets jaunes mais je voterai aux européennes pour la liste qui a le plus de chances de battre Macron Alors quelle est-elle ? C'est Marine Le Pen la liste aujourd'hui qui a le plus de chances de battre Macron ?
Effectivement et on le voyait encore cette semaine dans le baromètre que nous avons réalisé pour Paris Match on a une question qui demande aux Français quelle est la formation politique qui incarne mieux l'opposition à Emmanuel Macron et c'est depuis deux mois trois mois le Rassemblement national qui caracole en tête et donc c'est devant la France insoumise qui a beaucoup perdu sur ce terrain-là et c'est aussi une conséquence du mouvement des Gilets jaunes c'est d'avoir remis le Rassemblement national en dynamique et donc la question de votre auditeur elle est intéressante parce qu'on voit et on l'a mesuré dans des enquêtes qu'il y avait une certaine porosité entre une partie de l'électorat du Rassemblement national et une partie du mouvement des Gilets jaunes qui est certes hétéroclite mais qui recrute en partie au RN
pas
de questions pour vous Jérôme Fouquet spécialiste des enquêtes et des sondages le parti d'Ingrid Levin Vasseur ne peut-il pas créer une vraie surprise aux européennes ? alors déjà il faut qu'il parvienne à franchir tous les obstacles pour pouvoir se présenter et qu'il fasse l'unanimité dans le segment des Gilets jaunes qui n'est pas encore gagné
et
bien voilà c'est la fin de cette émission merci beaucoup de l'avoir suivi je rappelle que vous pouvez réécouter C'est dans l'air au podcast et sur toutes les bonnes plateformes lundi vous retrouverez Caroline Roux pour un nouveau C'est dans l'air et puis demain c'est politique avec Karim Rissouli merci de votre fidélité bonne soirée sur France 5 à suivre c'est l'hebdo