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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 4 janvier 2026 19 min

Crise agricole : "Le gouvernement s'engage à ce que les agriculteurs ne perdent pas un centime"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et avec moi pour animer cette deuxème heure de rep weekend, Jean-Michel Salvator, chroniqueur politique et communiquant. Bonsoir Jean-Michel. Bonsoir.

Et Michel Fayade, analyste politique et géopolitique. Bonsoir Michel. À tous les trois, nous recevons Annie Jeunevar, ministre de l'agriculture.

Bonsoir madame la ministre. Bonsoir. Merci d'être présent dans le studio d'Europe 1 dans le conflit qui oppose les agriculteurs au gouvernement notamment la gestion de la crise sanitaire avec l'abattage de de tout le cheptel lorsqu'un beauovin est touché par la dermatose.

Annie Jeanevar vous appelez à la désescalade avant les rendez-vous à Matignon prévu demain et mardi avec les syndicats. Alors avant de parler d'un arrêté hein que vous allez prendre face aux importations en provenance d'Amérique du Sud, madame la ministre de l'agriculture, est-ce que vous demandez toujours aux agriculteurs d'en finir avec leur blocage ? Alors moi, je n'appelle pas les agriculteurs à abandonner l'expression de leur colère.

Cette colère, je la connais, je la comprends. Donc il peuvent continuer de bloquer. Ça ça fait plus d'un an que je travaille avec eux et pour eux.

Et je dois dire que depuis un an, j'ai toujours essayé de coller au plus près de leurs attentes parce que je suis la ministre de l'agriculture, mais je suis d'abord la ministre des agriculteurs et je suis auprès deux une à trois fois par semaine. Je vais dans tous les territoires et j'ai essayé véritablement d'être au plus près de leur demande. Vous voyez, il demandent à cor et à cri de la simplification et ça je le comprends.

J'ai mis en place le Donc ils peuvent continuer à maintenir leur blocage. le contrôle unique, ils ont des trésoreries qui souffrent. J'ai mis en place tout un tas de dispositifs euh budgétaires et financiers.

Euh j'ai fait adopter deux lois très importantes. La loi du plomb dans laquelle il n'y avait pas que les termides, il y avait beaucoup d'autres sujets, les bâtiments d'élevage, l'eau. Donc voilà, tout tous ces éléments sont des éléments de réponse à cette colère puissante qui s'exprime.

Alors bloquer, moi je je pense que le blocage comme le déversement de déchets ou les dégradations ne sont pas souhaitables. Je pense qu'on entre dans une phase très importante. Cette semaine va être agricole, on ne peut plus agricole.

On va engager, prolonger le dialogue que nous avons commencé à l'avoir avec le premier ministre et les syndicats agricoles en décembre, juste avant Noël. C'est le temps de la négociation, de l'échange. Quelle est la nature de leurs attentes ?

Comment on peut au mieux y répondre ? Donc voilà, c'est ce temps-là qui s'ouvre maintenant. Alors justement euh le temps de la discussion de la négociation.

Demain Sébastien Lecnu va recevoir demain et mardi différents syndicats et euh je vous demandais si vous appuyez à la désescalade puisque euh vous le dites, vous entendez leur colère, leurs problèmes. Mais c'est aussi peut-être un un atout d'avoir euh nos agriculteurs dans les rues pour pouvoir discuter, négocier non pas avec eux mais avec l'Europe pour pouvoir passer certains arrêtés. Ah ben l'Europe n'ignore rien.

On voit par exemple les Grecs, ça fait 6 semaines qu'ils sont en Tout à fait. Non, mais moi je je je considère que ils sont un élément déterminant dans la stratégie de résistance que nous avons à certaines dispositions européennes. Bien entendu, le la présidente de la commission peut pas ignorer que les peuples agricoles se rebelle contre contre une politique européenne qui n'est pas toujours comprise et que parfois moi-même, je dois le dire, je ne comprends pas ou je n'accepte pas sur la pâque.

Ça fait maintenant 1 an que je me bats pour que nous ayons une PAC qui reste commune avec un budget qui soit indépendant et ça va baisser à priori. Écoutez, aujourd'hui, j'ai annoncé pour la France et moi parce que pour l'Italie ça devrait augmenter. J'ai annoncé aujourd'hui que le gouvernement s'engageait à ce que les agriculteurs ne perdent pas un centime de euh budget sur la PAC.

Donc c'est un engagement très très ferme. Euh de même sur le Mercossur, ça fait 1 an maintenant que je je vais voir mes homologues pour obtenir de la commission qu'elle ne signe pas les yeux fermés, qu'elle ne donne pas un chèque en blanc. au pays du Mercosur sur un accord d'un autraâge que j'estime euh mauvais.

Euh ça fait un an que je demande à la commission euh d'interdire l'importation de denrées qui qui contiennent des substances qui sont interdites sur le sol européen. Comme elle ne le fait pas, j'ai décidé de le faire. Madame pardon madame la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar est notre invité ce soir dans Europain soir weekend.

Jean-Michel Salvator, vous avez une question pour notre ministre. justement revenir sur le Merco parce que l'accord va être signé selon toute vraissemblance le le 12 janvier et j'ai bien lu ce matin dans la tribune une interview de vous où vous considérez que ce traité est ni juste ni équitable. Comment un ministre français peut-il dire ça alors que le traité est en discussion depuis 30 ans et qu'on va le signer la semaine prochaine ?

Est-ce qu'il n'est pas très tard et est-ce que ça n'est pas le signe finalement d'une certaine impuissance française à la fois face à l'Allemagne et face à la Commission européenne ? Moi, je vous répondrai qu'il n'y a de combat perdu que ceux qui ne sont pas menés. Moi, je suis ministre depuis maintenant un peu plus d'un an.

Je n'ai pas varié dans ma position. Je considère que ce projet d'accord, il expose des filières sensibles, les filières poulet, bœuf, sucre, éthanol, miel et que les compensations qu'on pourrait en attendre pour d'autres filières ne justifient pas. Ça peut pas être volaille contre voiture, c'est pas possible.

Alors ce Ah là, c'est ce qui se passe. Écoutez, qui se passe d'abord euh vous ne pouvez pas préjuger. Vous vous dites le le l'accord sera signé.

Bon, nous verrons bien. Nous nous avons mené avec Sébastien Lecornu, avec le président de la République, une action très résolu pour corriger à tout le moins corriger les effets négatifs de cet accord. Clause de sauvegarde, réciprocité des normes, contrôle.

Bon, le compte n'y est pas, je l'ai dit et je le redis, le compte n'y est pas. Donc mais les agrurs ont le sentiment que en fait on défend leurs intérêts vitaux au dernier moment. Mais c'est depuis 30 ans qu'il fallait intégrer tous ces intérêts vitaux pour essayer de défendre l'agriculture française.

En fait en réalité euh cet accord, il est là depuis 30 ans, mais il a il a été laissé en sommeil. Il a été réanimé à mon avis euh imprudemment par la présidente de la commission. Mais pendant longtemps, nous n'avons plus parlé du Mercosur, donc pas plus les Français que d'autres pays européens.

Et et là, il a depuis qu'il est réactivé, je vous rappelle quand même que la France s'y est constamment opposée. Elle a fait elle l'a fait repousser à plusieurs reprises depuis 2019, je crois. Emmanuel Macron, c'est pas si clair que ça.

On a on a eu le sentiment qu'il était plutôt pour. Moi, je vais vous dire, je l'ai entendu parler aux agriculteurs à Toulouse il y a au mois de novembre. Lorsque nous sommes allés à Toulouse, il a reçu les représentants des syndicats.

Il leur a dit très clairement en l'état le mercur c'est non. Il l'a dit à deux reprises et de cette façon maintenant nous sommes 27 pays européens. Alors, c'est facile de dire que la France, si toutefois l'accord était signé, que la France n'a pas réussi à mais enfin, soyons réalistes, 27 pays dont certains ont un intérêt objectif à cet accord.

J'ajoute que la partie n'est pas finie parce que le conseil va se prononcer le 12 prochain, le 12 janvier prochain, mais après le texte part au Parlement européen. Et là, la partie n'est pas gagnée puisque deux amendements ont été déposés par des groupes divers s'opposant au Mercosur et qui ont été adoptés de justesse. Ça veut dire que ne croyez pas, moi je je ne suis pas fataliste, je ne me résous pas.

Tant que l'affaire n'est pas faite, on ne peut pas dire que voilà, tout est perdu. Madame la ministre, vous êtes donc ministre de l'agriculture de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire de France justement face aux décisions européennes. La France doit-elle adopter selon vous une politique agricole plus souveraine quit à s'opposer frontalement à la commission ?

Est-ce que c'est quelque chose de possible de taper du point sur la table ou alors on doit toujours être dans la nuance ? C'est précisément ce que je viens de faire en inter en en interdisant l'introduction sur le sol français de denrésie alimentaire qui comporte des pesticides qui sont interdits. Soit validé encore.

Alors faut que ce soit validé parce que c'est juste pour préciser pour nos auditeurs, c'est un arrêté que vous comptez prendre dans les prochains jours pour suspendre l'importation de produits qui contiendraient des résidus de substances interdites chez nous en Europe. Je le dis he gluinate carbon d'asime. Ça parlera à celles et ceux qui connaissent.

Et là, l'Amérique du Sud est particulièrement ciblée. Avocat, mangue, agrume d'Amérique du Sud ou d'ailleurs d'ailleurs, mais aussi les les melons fraises ou pommes de terre ne pourront plus entrer niêre commercialisé chez nous. C'est ce qu'a expliqué Sébastien Lecnu le Premier ministre.

L'arrêté va être publié mardi hein, normalement si je me trompe pas. La France devra toutefois obtenir le feu vert de la Commission européenne dans les 10 jours parce que oui, on travaille à 27. Alors, d'abord, je pense que c'est un un irritant majeur pour les agriculteurs qui ne comprennent pas alors même qu'on les accable de normes de de d'interdit de toutes sortes.

On tolérerait sur notre sol ce que on leur on leur on leur interdit d'utiliser, ce qui crée une forme de déloyauté dans la dans la concurrence. Ça c'est insupportable. Le bon sens dont parle Sébastien le cor justement.

Exactement. Exactement. Et ça c'est vraiment quelque chose qui est pour eux euh inadmissible, inacceptable et puis pour la santé des consommateurs.

Donc l'Union européenne manque de bon sens. Alors de ce point de vue-là, l'Union européenne manque de bon sens. En tout cas, bon courage à elle si elle s'oppose à l'interdiction de substances qu'elle a elle-même interdite sur son feu.

Quelle serait alors notre marge de manœuvre pour pouvoir appliquer cette mesure que vous souhaitez ? Moi, je crois que il ne faut jamais hésiter à dire, y compris dans une instance européenne, ce qu'on croit bon. Et vous voyez, je reviens au Mercosur, lorsque nous avons commencé à dire ce cet accord, il expose des filières qui vont être déséquilibrées économiquement, donc il faut les sauvegarder.

Vous n'imaginez pas le nombre de pays qui se sont rallés à la position de la France. Moi, je trouve un peu injuste de toujours mettre en accusation la France alors qu'elle porte sur la clause de sauvegarde, sur la réciprocé des norme, sur l'interdiction des pesticides dans les denrées importés alors que elle est sur le le la taxe carbone sur les engrais qui est un immense problème pour les grandes cultures qui va les mettre dans des difficultés financières terribles. C'est la France qui est à la manœuvre pour demander le report.

Donc ne jetons pas le bébé clot du bain et considérons quand même les choses à la hauteur de ce qu'elles sont. Alors évidemment, on gagne pas toujours parce que l'Union européenne c'est une grosse machine. Et là vous comptez gagner a priori ou ça devrait passer cet arrêté ?

En tout cas en tout cas euh un pronostic en pourcentage. Je ne vois pas comment l'Union européenne peut défendre l'utilisation de substances phytosanitaires qu'elle a elle-même jugé euh et inacceptable sur son sol. ça n'aurait aucun sens et là au fond c'est vraiment elle est convoqué à la à la cohérence et à la responsabilité.

Vous écoutez rep weekend 20h23 Annie Jeunevar ministre de l'agriculture et notre invité Michel Fayade a une question pour vous madame les ministres. Oui en fait vous savez la Slovaquie dernièrement a voté une loi disant que le droit national était au supérieur au droits européens. L'Allemagne a suspendu le regroupement familial.

Euh il y a des mesures qui sont en train d'être prises par euh plusieurs pays européens qui montrent que quand on veut rétablir notre souveraineté, et bien on le fait, on le fait même avec un coup d'éclat. Et aujourd'hui, ce qui manque un peu dans la position française, je parle pas de la vôtre, je parle en tant que qu'État, en tant que gouvernement, c'est justement un espèce de une espèce de de coup d'éclat au niveau européen parce que il n'est pas normal depuis le début vous expliquer que oui, on est en Europe, il y a on est 27 et c'est compliqué parce qu'il faut que qu'il y ait un consensus et cetera parce que la promesse européenne au départ qui avait été dite aux français, c'était que lorsque la France dira non, alors ça sera parce que c'était l'idée comme quoi chaque pays, en tout cas les grands pays aurait un un véto moral, un véau effectif et aujourd'hui on voit que la France n'a pas ce véau. La la l'agriculture française était la 2e au monde.

Aujourd'hui, elle est la 5e. Elle était exportatrice, maintenant elle va être importatrice. En fait, on vit aujourd'hui ce que les ce que les agriculteurs eux-mêmes parlent, un agricide, c'est-à-dire ils sont en train de mourir.

Non, non, vraiment, finalement, c'est la première fois qu'ils vont être importateurs et l'agriculture française n'est plus la deuxème au monde. Et c'est c'est ce qui ce qui constitue la souveraineté de la France, que en fait vous êtes la ministre de la souveraineté alimentaire, la souveraineté énergétique, la souveraineté alimentaire, c'est ce qui compte pour qu'un pays pèse. En plus bien sûr du poids diplomatique et militaire.

Si en France on a nos entreprises, nos usines qui ferment d'un côté et notre agriculture qui meurt, déjà que l'Allemagne réclame la rotation de notre siège au Conseil de sécurité des Nations- Unies et demande aussi la rotation de la de la dissuasion nucléaire, alors on aura plus rien en fait. Il est où notre véto France ? Moi je pense que la construction européenne, elle s'est faite, comme l'avait dit politique en son temps, dans l'impensée des nations parce que il y avait cet idéal communautaire précisément au lendemain de la 2è guerre mondiale et que la donne était totalement différente.

Aujourd'hui, on voit bien que les nations réclament qu'on les respecte. Elles sont sensibles à la notion de souveraineté. Et vous avez raison de rappeler que la souveraineté militaire se défendre, la souveraineté alimentaire se nourrir, c'est l'histoire immémoriale des hommes.

Dans tous les conflits et on le voit aujourd'hui, dans les conflits les plus modernes, l'alimentation est devenue une arme. C'est la raison pour laquelle la souveraineté n'est pas seulement un slogan. C'est pas seulement se faire plaisir pour être euh euh excédentaire au niveau du commerce extérieur, c'est un enjeu de liberté pour notre pays et c'était c'est bien à à l'ône de cela, de cet enjeu-là qu'il faut la regarder.

Et je pense que l'Europe a besoin de se reconfigurer dans cette nouvelle donne. Alors en même temps, on ne peut pas non plus omettre l'utilité d'une d'une approche communautaire quand vous avez d'un côté la Chine, l'Inde, de l'autre les États-Unis, des États monondes puissants. L'Europe, c'est le mot de la France en fait.

C'est ça. Vous avez raison que l'Europe doit être il faut qu'il y ait une Europe pour peser face au grand du monde. Ça je conteste pas ça.

Mais le mot de la France en fait parce que demain, imaginez que l'Ukraine rentre dans l'Union européenne, ce sera aussi un autre problème pour les agriculteurs. Ça sera un immense problème, je sais. Mais par exemple, le président souhaite l'entrée de l'Ukraine en euré. un immense problème et l'affaire n'est pas faite parce que moi je vois à quel point quand je rencontre mon homologue polonais, mon homologue hongrois, c'est les pays qui sont le plus proche de l'Ukraine, tout le monde convient qu'il faut aider l'Ukraine.

Ça ça ne fait pas de débat mais aider l'Ukraine en envisageant son intégration dans l'Union européenne avec une agriculture qui est en hors de proportion avec ce que ce qu'est notre agriculture. On a pas les mêmes normes, c'est moins qu'on puisse dire. les mêmes normes puis pas la même le même la même volumét surface.

Oui. Euh les la et les mêmes modes de production. Quand je pense qu'on accuse quand je pense qu'on accuse la France d'être productiviste mais qu'ils aillent voir ce qui se passe dans certains pays de l'Union européenne ou tout proche de l'Union européenne, ça n'a rien à voir.

Nous, on a une agriculture familiale, une agriculture qui est loin d'être industrielle comme le prétendent c'est des tracteurs. Donc ça c'est vraiment un énorme sujet qui est devant nous. Ça, je suis d'accord avec vous.

Madame la ministre Jean-Michel Salvator a une question pour vous. Oui. Donc, vous allez recevoir à partir de demain avec le le Premier ministre, toutes les organisations agricoles.

Qu'est-ce que vous allez leur dire sur le Mercoû ? Est-ce que vous pouvez vous vous engagez auprès d'eux de que bah ce traité ne soit pas signé le 12 janvier comme vous l'avez suggéré il y a un instant. Est-ce que vous pouvez leur dire "On va se battre et ne vous inquiétez pas euh le traité du mercure ne sera pas signé le 12 janvier.

Alors, je peux pas m'exprimer au nom des 27, vous le comprenez bien. Enfin, j'aimerais pouvoir vous dire le traité ne sera pas signé parce que voilà, mais il faut aussi être réaliste. Ce que je veux vous dire, c'est que le président de la République et le premier ministre euh en ma présence également ont reçu tous les responsables syndicaux avant Noël sur cette question spécifique du Mercossur et de la Pâque.

Donc je pense que demain avec les syndicats, nous serons davantage dans des sujets moins internationaux que nationaux. Voilà. En quoi en quoi la le le gouvernement peut-il répondre aux attentes des syndicats ?

Ils l'ont déjà exprimé. Ils veulent tous bloquer Paris quand même hein. Donc qu'est-ce que vous allez faire tous ?

Non, ils veulent pas tous bloquer Paris. D'abord, je me rappelle que l'an dernier la l'un d'eux un de ces syndicats voulait déjà bloquer Paris. On est dans cette phase de discussion, elle est extrêmement importante.

Voyez, moi j'échange avec tous les syndicats en permanence, je les ai tous j'ai tous appeler tous les dirigeants des cinq syndicats le premier de l'an pour échanger avec eux. Ils m'ont déjà dit ce qu'ils attendaient, ce qu'il les projets qu'ils allaient mettre en avant. Voilà, je pense qu'on va vraiment entrer dans le le cœur des choses, le concret des projets.

Merci beaucoup Annie Jeanevar d'avoir répondu aux questions d'Europein soir weekend. Annie Jeanvar. ministre de l'agriculture.

Puis je rappelle que si des mesures comme ça sont sont promises pour les agriculteurs, faut-il encore adopter un budget en bonne et d'une forme ? Et ça c'est pas encore forcément. Vous avez vous avez tout à fait raison, il faut un budget.

Vous voyez, il y a euh par exemple pour la viticulture qui souffre beaucoup un plan un plan viticultur qui dépend de l'adoption rapide d'une finance qui dépend qui dépend de l'adoption du budget. En effet, merci beaucoup. Merci. dans un instant le journal permanent et puis juste après on aura un producteur de lait et porte-parole de la FNSEA Johann Barbe avec qui on reviendra justement sur les propos de madame la ministre.

Merci beaucoup madame la ministre et bonne soirée à