Jean-Noël Barrot : "Les violations de l'espace aérien ne resteront pas impunies"|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonsoir à tous. Nous sommes en direct de l'île sur la sang pour les universités du modè. Je suis avec le ministre des affaires étrangères, Jean-Noel Baot.
Bonjour. Bonjour. Je suis ravie de vous accueillir pour cette édition spéciale sur LCI.
Allons tout de suite sur la situation internationale. On a vu ces derniers jours des aéronefs, des drones au-dessus de l'espace aérien otanien, notamment au Danemark, au-dessus des aéroports danois. Est-ce que vous pouvez nous dire avec certitude aujourd'hui que ce sont des drones russes ?
Ce que je peux dire, c'est que la France a manifesté sa disposition immédiatement par la voix du président de la République à contribuer à apporter euh du soutien aux autorités danoises pour pouvoir sécuriser leur espace aérien. Ces drones qui ont été détectés et qui ont paralysé l'activité des aéroports danois s'inscrivent dans dans deux semaines pendant lesquelles nous avons assisté à des provocations inacceptables en provenance de la Russie en Pologne, en Roumanie, en Estonie. Des drones, des avions de chasse qui ont violé l'espace aérien de l'Europe et de l'OTAN.
Et cela était russe, vous pouvez nous le confirmer. Cela était russe et d'ailleurs la réponse des alliés de l'OTAN a été extrêmement ferme. Des moyens militaires notamment italiens ont été mobilisé pour intercepter et escorter ces drones, ces avions pour qu'ils sortent de l'espace aérien.
Et au-delà de ça, à deux reprises ces dernières semaines, les alliés de l'OTAN se sont réunis au titre de l'article 4 du traité de l'Atlantique Nord pour déterminer les réponses à apporter à l'avenir en matière de renforcement de la posture, en matière de renforcement des capacités mais aussi des des règles d'engagement pour monter d'un cran comme l'a dit le président de la République, assurer la défense de l'Europe et de l'OTAN et dissuader toute nouvelle menace. Mais vous savez que certains partenairesiens demandent l'abattage de ces drones. Pourquoi la France ne monte pas d'un cran en tous les cas d'aller à cette à ce niveau-là ?
Je vous l'ai dit, ces ces discussions sont en cours entre les alliés. Euh rien ne peut-être exclu mais dans le cas très précis euh qui était cité euh qui est celui de la Pologne euh par exemple ou de l'Estonie avec l'incursion pendant 12 minutes euh d'avion de chasse euh russes euh escortés par des avions euh de chasse européens, euh la la réponse appropriée n'aurait sans doute pas été d'abattre ces avions. Cependant, pourquoi la la les règles d'engagement, le la posture et les moyens additionnels sont au cœur des discussions actuelle des alliés de l'OTAN qui entendent bien faire respecter le la protection de l'espace aérien européen et écarter toute nouvelle menace.
Pourquoi si on n'est pas adapté dans le cas de la Pologne ? Vous savez la dissuasion, moins on en parle et plus elle est plus elle est efficace et mieux on s'opporte. Mais ce qui est certain, c'est que la Russie commettrait une lourde erreur si elle doutait du niveau de préparation, du niveau d'unité et du niveau de résolution des alliés de l'OTAN.
Qui sont prêts à mobiliser tous les moyens à leur disposition, militaire ou non, en fonction de ce qui leur apparaîtra nécessaire pour protéger l'espace aérien, pour protéger le territoire européen et pour écarter toute menace. Donc vous n'excluez pas l'abattage de drone. Tout dépend des circonstances dans lesquelles de nouvelles violations euh se produirait.
Mais je Mais il est évident que nous euh ferons tout pour que ces de telles violations ne se reproduisent plus. Je vous donne l'exemple de la Turquie, monsieur le ministre. En 2015, la Turquie a vu son espace aérien violé par des avions russes, avions abattus.
Ça ne s'est plus jamais reproduit. Pourquoi ne pas prendre exemple là-dessus ? Je vous le dis, la Russie ne doit pas en douter.
Euh la résolution des alliés de l'OTAN, y compris des États-Unis, est extrêmement ferme et les violations de l'espace aérien, du territoire de l'OTAN et de l'Europe ne resteront pas impunis. Sur le sujet de l'Ukraine, monsieur le ministre, Donald Trump aurait changé de position. En tous les cas, c'est ce que laisse entendre le président Emmanuel Macron.
On a vu plusieurs voles phases du président Donald Trump sur le sujet de l'Ukraine. On a l'impression d'avoir tout et son contraire d'un jour à l'autre. Qu'est-ce qui vous fait dire que cette fois-ci Donald Trump n'a pas changé d'avis et a vraiment changé de ton sur l'Ukraine ?
Donald Trump a dit cette semaine que la Russie est un tigre de papier. Qu'est-ce qu'il entend par là ? Et bien tout simplement de dire que la Russie est en échec.
En échec sur le front d'abord puisque depuis 1000 jours, la Russie n'a pas progressé d'un Yota. En échec parce que l'économie russe est en train de s'effondrer. Elle est à l'agonie.
Pardonnez-moi, mais ça veut aussi dire que c'est un grand méchant inoffensif, un tigre de papier as fixé par euh euh l'effort de guerre, mais aussi par les sanctions auxquel Vladimir Poutine continue d'exposer son propre peuple et que la Russie en réalité est en train de de tenter de masquer son échec. Comment ? et bien en pilonnant les villes de l'arrière par des attaques massives de drones et de missiles pour saper le moral ukrainien et puis en se livrant à des provocation inacceptable aux frontières de l'Europe et de l'OTAN.
Et donc Donald Trump a bien compris tout ça, il le voit et c'est ce qu'il a affirmé avec beaucoup de force. La Russie est un tigre de papier qui tente de vous faire peur mais qui n'y parviendra pas. Mais concrètement, qu'est-ce que ça change sur le plan diplomatique ?
Est-ce que Donald Trump va parler par exemple arrêter son vétout de d'armes longues portées au sein même de la Russie ? Est-ce que il y a une possibilité que ça change de ton point de vue militaire ? Mais nous avons vu les États-Unis changer de posture ces dernières semaines.
D'abord, ils ont contribué activement à l'effort initié par la France et le Royaume-Uni pour euh euh faire aboutir une planification militaire susceptible euh d'obtenir pour l'Ukraine des garanties de sécurité une fois que la paix aura été trouvée. C'est ce qu'on appelle la coalition des volontaires. mais pas de nouvelle enveloppe du les États-Unis ont également encouragé l'Union européenne à se coordonner avec les États-Unis pour bâtir des sanctions massive susceptible de faire changer le calcul de Vladimir Poutine et ils ont enfin marqué leur disposition à fournir du matériel militaire aux Ukrainiens pour qu'ils puissent tenir et pour qu'ils puissent repousser les attaques incessantes de la Russie.
Mais vous le savez, il n'y a pas eu de nouvelles enveloppes quand vous parlez des sanctions sur les pays tiers. Ce sont des sanctions qui doivent être adoptées au Congrès. Ça n'a pas été fait pour l'instant.
Les sanctions que nous apprêtons à prendre et qui une nouvelle fois changent de braquet vont aller taper les entreprises majeures du secteur pétrolier russe vont aller cibler des entreprises dans d'autres pays qui contribuent à l'effort de de guerre russe et je pense en particulier au principal constructeur de missiles chinois qui vont aller taper aussi les responsables de la déportation d'enfants. Et ça c'est au niveau européen. au niveau européen, mais tout cela a été coordonné avec les équipes américaines en charge des sanctions.
Et là encore, la Russie ferait une lourde erreur en pensant qu'elle pourrait indéfiniment échapper à des sanctions américaines. Justement, en parlant du secteur pétrolier russe, j'aimerais qu'on parle de sédir de Donald Trump concernant l'achat de pétrole russe par les Européens. Alors pour rendre à César ce qui est à César, ça concerne surtout la Slovaquie et la Hongrie, mais la France continue d'importer du GNL russe.
Est-ce que ça ne dit pas quelque chose de notre dépendance aux hydrocarbures russes ? Il y a d'autres options, vous le savez, les États-Unis, l'Algérie, la Norvège. Pourquoi continuer à acheter du GNL GNL russe ?
Premier élément sur les importations de pétrole russe en Europe. C'est en effet la Hongrie et la Slovaquie qui continuent de le faire et ça n'est pas acceptable parce qu'il existe des alternatives et en particulier l'alternative qui passe par la Croatie avec un pipeline qui permettrait de satisfaire les besoins de l'économie Slovaque et de l'économie hongroise. Et donc nous devons nous devons continuer d'accentuer la pression sur ces deux pays pour pouvoir nous débarrasser définitivement de cette dépendance au pétrole russe.
Quant au gaz russe, le nouveau paquet de sanctions qui a été mis sur la table par la Commission européenne, qui je l'espère sera adoptée mercredi prochain lors de la réunion des chefs d'État et de gouvernement européen, prévoit une accélération de la sortie définitive du gaz russe avec une diversification des approvisionnements pour que nous puissions ainsi non seulement je dirais couper les vivres à la Russie mais en plus nous libérer de cette emprise. Alors, vous le savez, monsieur le ministre, ça concerne surtout les pays hors UE, ce dont vous parlez, c'est-à-dire une mesure effective en mars 2025 qui interdirait le transbordement, c'est-à-dire le transit pour les pays de l'Union européenne via des pays hors UE, mais les pays de l'Union européenne ne sont toujours pas sanctionnés. Ce sera toujours légal de ce point de vue-là sur le gaz sur le gaz naturel desfier.
Le le le paquet de sanctions proposé par la Commission européenne prévoit d'interdire la signature de contrat sur le gaz russe à partir à partir de la fin 2026 à venir mais ceux qui étaient encore en cours seulement pas seulement et ce qui sera encore en cours donc vous arrêtez les contrats avec la Russie c'est une sortie phasée avec dans un premier temps l'interdiction de passer de nouveaux contrats et puis dans un second temps la sortie des contrats existants. J'aimerais qu'on parle de l'influence russe en France. Il y a eu une enquête du journal l'Express concernant un ancien ambassadeur, Alexandre Orlov, ancien ambassadeur russe en France.
Il serait considéré comme un espion. Ça a été fait à partir de documents de la DST envoyé au qu d'Orset. Quelle est la position du qu d'orsais sur ce sujet-là ?
Ce sont à ce stade des allégations qui méritent d'être vérifiées. Mais ce qui est d'ors et déjà certain, c'est que les propos de monsieur Orlof sont indignees d'un ambassadeur ou de quelqu'un qui a exercé les responsabilités d'ambassadeur dans notre pays et qui interroge sur la légitimité ou l'opportunité de sa présence sur le territoire français. Vous dites allégation mais il y a tout de même des preuves.
Ce sont des documents de la DST qui ont été envoyés au Kedors. Ça fait plus de 20 ans que ces documents existent. Comment peut-on encore parler d'allégation ?
À ce stade, ce sont des allégations qui doivent être vérifiées. Donc vous ne le renvoyez pas en Russie. Je vous l'ai dit, les propos qu'il a tenu soulèvent la question de l'opportunité de son maintien sur le territoire français.
Des propos également tenus par Benjamin Netaniaou à l'ONU. Il a prononcé son discours hier. Il rejette les accusations de génocide.
Et vous ? C'est une qualification qu'il appartient aux juridictions internationales que nous soutenons la cour pénale internationale, la cour internationale de justice de tranché. Et vous êtes toujours opposé à utiliser ce mot pour le moment, je vous le dis, c'est une qualification juridique, chacun dans son rôle et dans le droit international, c'est comme dans le droit national, il y a une séparation des pouvoirs, il faut la respecter.
Donc la même chose pour le 7 octobre. Vous vous ne considérez pas que c'est un génocide ? Le 7 octobre, c'est le pire massacre antisémite de notre histoire.
C'est un pogrome que nous avons condamné comme tel dès le premier jour et dont nous avons obtenu pour la première fois qu'il soit condamné comme tel par les Nations- Unies le 12 septembre dernier avec l'adoption de ce texte présenté par la France et l'Arabie Saoudite qui a été adopté à l'immense majorité des pays des Nations Lors de notre dernière interview, monsieur le ministre, vous m'aviez dit que la France proposait d'envoyer de l'aide humanitaire ou en tous les cas de gérer l'aide humanitaire à Gaza. Est-ce que vous avez fait face à un nouveau refus de l'administration israélienne ? Je crois que nous avons beaucoup progressé sur ce sujet, notamment ces derniers jours où la communauté internationale se retrouvait pour l'Assemblée générale des Nations-Unies puisque le le plan français pour une mission internationale de stabilisation qui viendrait sécuriser Gaza dès un cesser le feu intervenu.
Et bien ce plan a été je dirais intégré dans les réflexions de l'administration américaine qui souhaite parvenir au plus vite à incesser le feu à la libération des otages à l'entrée massive de l'aide humanitaire mais qui pour cela a besoin d'avoir un plan également pour l'immédiate après-guerre. On parlerait d'un deal qui aurait été trouvé entre Donald Trump, le Hamas et Israël. Une rencontre est prévue lundi entre Donald Trump et Benjaminou.
Vous y croyez ? Je l'espère en tout cas et c'est dans cet esprit en réalité que nous avons construit depuis 1 an ce qui a abouti d'une part à la reconnaissance par la France et d'autres pays de l'État de Palestine et d'autre part par la condamnation des pays arabes du Hamas de ces crimes. l'appel à son désarmement, à son exclusion de tout futur rôle dans la l'avenir de la Palestine, mais aussi l'engagement des pays arabes à à avoir des relations normales avec Israël et à entrer avec Israël et ce futur état de Palestine dans une organisation régionale commune comme il en existe en Europe et en Asie.
Cette perspective politique que nous avouons nous avons voulu tracer était un préalable indispensable à incesser le feu et à la libération des otages parce qu'il est illusoire de penser pouvoir libérer les otages, obtenir un cesser le feu, laisser entrer l'aide humanitaire sans avoir un plan pour ce qui se passe immédiatement après, ce qu'on appelle le jour d'après. Et il est illusoire de pouvoir ou d'imaginer construire un plan pour l'immédiate après-guerre sans avoir tracé au préalable une perspective politique. Quelles sont donc les prochaines étapes après la reconnaissance d'un état palestinien ?
Quelles sont les étapes que vous mettez en place avec la communauté internationale pour faire en sorte que ça arrive à quelque chose et que ce ne soit pas juste une chimère ? Première étape, la libération des otages, le cesser le feu, l'entrée massive de l'aide humanitaire. Deuxème étape, une une administration transitoire à Gaza, une mission internationale de stabilisation permettant d'assurer la sécurité à la fois des Palestiniens et des Israéliens et d'organiser et d'organiser le désarmement du Hamas par une force internationale qui aura été mandatée par les Nations- Unies.
Quel pays ? Et avec les pays qui ont d'ors et déjà cette semaine à l'initiative de la France d'ailleurs euh commencé à évoquer une participation possible de leur part. euh certains l'avaient déjà fait.
Euh donc la France également, la la France euh pourrait contribuer euh pas nécessairement en étant présent sur le sur le terrain en tant que France, mais je veux signaler que l'Union européenne au travers de deux missions est déjà présente euh à Gaza et notamment à Rafa avec la mission euh Oam. Euh tout cela doit contribuer à la fois à assurer la sécurité dans l'immédiat prière, mais aussi à organiser le processus de désarmement et de rédition du Hamas. 3è étape et bien d'avancer grâce à la réforme profonde que nous avons exigé de la part de l'autorité palestinienne et de son renforcement que nous appelons de nos vœux et bien c'est le cheminement vers un état de Palestine démilitarisé, déradicalisé, ne présentant aucune menace pour l'État d'Israël et deux États vivant enfin côte à côte en paix et en sécurité.
Qu'est-ce que vous proposez au Hamas pour qu'il y ait une rédition du Hamas ? Une que les le Hamas rende les armes ? La première étape, bien évidemment, c'était d'obtenir enfin la condamnation unanime du Hamas pour ces crimes et l'appel à son désarmement jusque jusqu'à il y a 2 semaines, jusqu'au 12 septembre, ça n'était pas le cas.
Nous, la France, l'Europe, les États-Unis et d'autres avaient condamné le Hamas, mais la plupart des autres pays du monde ne l'avaient pas encore fait. Nous avons obtenu cette première étape indispensable. Désormais, il faut que le Has se consente dans le cadre d'un accord de cesser le feu de libération des otages, non seulement à libérer les otages, mais également à se désarmer et à à accepter son exclusion définitive de tout rôle dans l'avenir de la Palestine.
Mais monsieur le minier, vous savez que dans tous les conflits armés historiques, aucun groupe terroriste n'a rendu les armes. Il faut bien une monnaie d'échange. C'est pas vrai.
Il y a eu des processus dans l'histoire de désarmement, de démobilisation qui ont réussi et ce sont ce sont ces processus de démobilisation qui ont en partie inspiré les propositions que la France a mis sur la table cette semaine au côté du Royaume-Uni. Il y a un certain dans un certain nombre de pays des des voies pacifiques qui ont été trouvées. Ça a été le cas par exemple en Irande du Nord.
Mais c'est toujours une mauvaise des chance. C'estàd qu'il y a un mauvais il y a des processus de désarmement et de démobilisation qui ont réussi. Nous nous en sommes inspirés pour faire des propositions qui ont été intégrées par les les équipes américaines qui après avoir écouter la France, écouter le Royaume-Uni, écouter les pays arabes vont discuter ces prochains jours avec le gouvernement israélien pour obtenir un accord global qui va du cesser le feu de la libération des otages jusqu'à cet horizon politique que nous avons voulu tracer.
Crédibiliser l'autorité palestinienne, c'est euh un des points de cette feuille de route pour des élections potentiellement en 2026 si je ne me trompe pas. Euh Mahmouabas s'est fortement décrédibilisé sur la scène internationale au sein même euh de l'autorité euh palestinienne. Comment faire quand euh tous les leaders palestiniens sont soit en exil, soit en prison et que vous avez un gouvernement israélien qui pour le moment refuse qu'il y ait de la moindre élection dans des territoires de si Jordanie où il y a des colons par exemple.
C'est une très bonne question et et c'est pourquoi le président de la République n'aurait jamais pris la décision de reconnaître l'état de Palestine s'il n'avait pas obtenu au préalable des engagements extrêmement fermes de la part de l'autorité palestinienne et son de son président Mahmoud Abas. Ses engagements Israéliens son engagement a été pris lors de lorsqu'il a adressé le 9 juin dernier une lettre au président de la République et au prince héritier de l'Arabie Saoudite. Condamnation du 7 octobre appel au désarmement du Hamas.
Affirmation que l'État de Palestine sera démilitarisée. Réforme du système scolaire et en particulier des manuels scolaires. Fin du paiement des fin de l'indemnisation des familles des prisonniers palestiniens euh condamnés pour terrorisme et puis élection législatives et présidentielles sous un an qui vont permettre de renouveler profondément la gouvernance de de la Palestine.
Mais pour ça, il faut un accord israélien. Vous le savez. C'est-à-dire qu'il y a des territoires en six Jordani qui sont actuellement occupés où il est impossible d'organiser mais nous ne ferons pas ni la paix, nous ne ferons pas la stabilité au proche orient sans que le gouvernement israélien n'y n'y contribue.
Mais aujourd'hui, la politique qui est menée par le gouvernement israélien hypothèque la sécurité et la stabilité dans la région. Et je dirais même que sur un sujet qui est si préoccupant pour nous, qui est le sort des otages, bien aujourd'hui la politique qui est menée par le gouvernement israélien est un obstacle à la libération des otages. Tout le monde le sait, tout le monde le voit, les familles des otages dénoncent cette politique et donc il faut y mettre fin.
Vous seriez pour mettre des sanctions sur Israël pour obtenir justement ces élections ? Nous avons d'ors et déjà mis des sanctions par le passé sur le gouver sur les sur des entités sur des personnes responsables de la colonisation de la 6 jordanique qui soulèv problème majeur pour la continuité de de l'état de Palestine. La Commission européenne a mis sur la table il y a quelques jours une série de mesures de restrictions et de sanctions à l'encontre d'Israël qui n'ont pas encore pu être adopté puisque elle suppose que des majorités soient formées en Europe mais je suis convaincu qu'elles vont faire bouger les lignes et nous permettre d'obtenir ce que nous voulons.
La levée du blocus humanitaire donc de nouvelles sanctions. La levée du blocus humanitaire, la levée du blocus financier d'Israël sur l'autorité palestinienne, la levée du blocus médiatique également sur Gaza. fin des opérations de cette de ce système de distribution militarisée de l'aide humanitaire qui a provoqué des bains de sang à Gaza.
Tout cela le gouvernement israélien doit s'y rédoute sans quoi il s'expose évidemment à des sanctions européennes que nous pourrons soutenir. Il ne s'agit pas de sanctionner le peuple israélien. Il s'agit de sanctionner une politique, celle du gouvernement israélien qui aujourd'hui hypothèque la sécurité des Israéliens à terre.
Il y a une hypothèse très simple qui revient souvent sur la table des négociations sur la scène internationale, c'est de taxer les produits, c'est que le les taxes sur les produits en en six Jordanie et bien soit taxé qu'il y ait des tarifs doués. Est-ce que vous seriez pour ça ? Par exemple, la Commission européenne a mis sur la table trois mesures très simples.
La première qui lui appartient, c'est de mettre fin au financement direct de la Commission européenne au gouvernement d'Israël avec des exceptions et notamment le financement de Yadvashem qui doit être sanctuarisé. Deuxème élément, les la des sanctions sur certains des ministres les plus radicaux du gouvernement israélien qui encouragent la poursuite des opérations militaires à Gaza et la colonisation en 6 Jordanie. Elle suppose l'unanimité des États-membres de l'Union européenne. 3è mesure mise sur la table par la Commission européenne, c'est la suspension du volet commercial de l'accord d'association, c'est-à-dire de devoir être réappliqué des droits de douane sur des produits en provenance d'Israël qui jusqu'à présent en étaient exonérés.
Cette décision suppose la majorité qualifiée, c'est-à-dire les 2/3 des Étatsmembres et euh c'est ce dont les chefs d'État et du gouvernement vont discutter le 1er octobre prochain. En parlant euh des sanctions, qu'en est-il de l'Iran ? Euh on en on est un peu au point mort de des négociations sur le nucléaire iranien.
L'Iran a fait comprendre que tant qu'il y avait la possibilité de sanction et bien il n'y aurait pas de pour parler. Qu'en est-il ? Est-ce que vous mettez en place des sanctions contre l'Iran ?
C'est aujourd'hui même que sont réappliquées les sanctions des Nations-Unies, des embargos mondiaux sur les armes, sur les équipements nucléaires, sur les banques et sur les assurances euh qui avait été levé il y a 10 ans euh dans quand a été trouvé l'accord sur le nucléaire iranien. La réapplication de ces sanctions est à l'initiative de la France et de ses partenaires allemands et britanniques. Pourquoi ?
Et bien parce que depuis un an, nous avons invité l'Iran à nous donner toutes les garanties nécessaires pour que nous puissions être certain que l'Iran n'accepte pas alarme nucléaire. Nous avons demandé ces garanties pour que nous n'ayons pas à en venir à la décision qui est prise et effective aujourd'hui, c'est-à-dire la réapplication des sanctions. Malheureusement, l'Iran ne s'est pas saisi de cette proposition et donc désormais la porte de la diplomatie reste ouverte.
Nous voulons poursuivre le dialogue qui doit nous permettre d' Mais les Iraniens ne veulent plus. Nous avons le condition. Les Iraniens étaient ouverts au dialogue mais ils n'ont pas fourni ces garanties que nous attendions et qui auraient pu nous amener à reporter cette décision d'application des sanctions.
Mais vous savez ce que disent les Iraniens ? S'il y a ce mécanisme de snapback, c'est-à-dire de d'outil de sanction, et bien les Iraniens ne permettront plus à l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, de se rendre sur les sites en Iran. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de ne pas pouvoir avoir un œil sur la situation nucléaire iranienne ?
C'est l'intérêt de l'Iran. de poursuivre le dialogue, un dialogue exigeant qui mène à un encadrement très strict du programme nucléaire civil iranien, de son programme de développement de missile et de son soutien à des groupes terroristes dans la région. Ces activités de l'Iran qui présentent pour la région une menace considérable ainsi que pour nos propres garanties de sécurité.
Donc les sanctions sont réappliquées aujourd'hui mais le dialogue se poursuit pour que toutes les garanties de sécurité soient apporté par l'Iran et que nos intérêts de sécurité soient véritablement assurés. Jean-Noël Barreau, nous sommes aux universités du modè aujourd'hui. Parlons un peu de politique intérieure.
Nous avons le discours de François Bairou dimanche. Est-ce que le modèem s'inscrit dans le projet de Sébastien Lecornu aujourd'hui ? D'abord euh euh François Baïou lorsqu'il a euh quitté Matignon l'a dit, la responsabilité du modèem euh c'est d'aider euh d'aider à trouver un point d'équilibre qui nous permette de retrouver une forme de stabilité dans un monde euh qui est déchiré par toutes les violences, par toutes les crises que nous venons d'aborder ensemble.
Ensuite, le premier ministre dans son entretien l'a dit hier, le gouvernement est sous la tutelle du parlement. Le gouvernement euh proposera et le parlement disposera. Et donc la responsabilité du modèle sera dans le dans le moment qui s'ouvre et bien de faire des propositions pour trouver ce point d'équilibre qui nous permettra d'éviter une instabilité synonyme de division et d'affaiblissement.
Est-ce que vous souhaitez rester à votre poste, monsieur le ministre ? Moi, je souhaite d'abord que le gouvernement réussisse, que le pays réussisse. Les questions sont secondaires.
Mais d'un point de vue personnel, oui, non, c'est au président de la République et au premier ministre qu'appartient la prérogative des nominations. Est-ce que vous avez échangé avec Sébastien Lecnu ces derniers temps à ce sujet ? J'ai naturellement échangé avec Sébastien lecornu parce que l'actualité internationale et les enjeux sont si importants et si denses qu'il était inconcevable que je ne puisse pas lui rendre compte de ce que nous avons fait cette semaine à New York et de toutes les manœuvres en cours.
La déflagration politique des dernières heures, c'est également la condamnation de Nicolas Sarkozy en première instance. En tant que ministre, est-ce que vous êtes choqué de cette décision ? C'est d'abord une épreuve personnelle et familiale.
Euh ce n'est pas moi qui vais vous dire qu'une décision de justice ne peut pas interroger. Beaucoup de Français y sont confrontés et ce n'est pas moi non plus euh qui vais vous dire qu'on qu'on peut légitimement remettre en en question une décision de justice. C'est le principe même de la séparation du pouvoir qui est au fondement de notre démocratie.
Vous savez qu'il y a le sujet de l'exécution provisoire. Euh aujourd'hui dans le Parisien euh Sébastien Lecornu, le Premier ministre, dit que ça appartient au Parlement euh de pouvoir euh décider euh de changer cette loi. Est-ce que c'est votre souhait ?
La question de l'exécution provisoire des peines est une question légitime, l'essentiel. Ce qui est inscrit dans nos textes fondamentaux, c'est que la justice doit être la même pour tous. Merci monsieur le ministre
Jean-noël Barrot