Vers une réforme des stages de 3e et de 2de ? La ministre de l'Enseignement est notre invitée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Patrick Roger et il est 7h40 Sud Radio vous explique les stages de 3e et 2 secondes. Tout le monde connaît ça dans sa dans la famille où évidemment on recherche un stage donc dans le monde de l'entreprise on recherche aussi des stages. Ça part d'une bonne idée aussi évidemment c'est de faire connaître découvrir aux jeunes le monde de l'entreprise.
Sauf que parfois aussi il y a des drames. C'est ce qui s'est passé récemment à Saint-Lot en Normandie. Ben, il y a un jeune qui est décédé alors qu'il assistait au déchargement de matériel dans un magasin de décoration discunt.
Il y a un autre qui a été percuté aussi par un chariot élévateur à bagnole sur 16 dans le gare il n'y a pas longtemps. Alors, que faire face à cela ? Et bien, Sabrina Roubach, il était avec nous.
Bonjour, vous êtes ministre de l'enseignement, de la formation professionnelle et de l'apprentissage et vous envisagez de faire évoluer ces stages. Vous avez, je crois, deux propositions, deux options, hein, c'est ça ? Ah oui, absolument.
Alors, déjà, mes pensées pour les jeunes euh 15 ans, 16 ans, 17 ans, c'est pas des âges où où des parents doivent perdre. De toute façon, on doit jamais perdre un enfant. Donc là, c'est c'est même plus la ministre, c'est la maman.
Donc pensée très très chaleureuse et affectueuse pour la famille, pour les familles. [grognement] Deuxième chose, alors de quoi on parle ? On parle d'un stage en entreprise d'enfants qui sont mineurs, de jeunes.
Euh et c'est une très bonne idée de pouvoir dire on peut pas parler d'orientation si on ne fait pas découvrir des métiers aux jeunes. Donc ça c'est la base de ce qui a été décidé avant que j'arrive. Et je dis à un moment donné et je suis chef d'entreprise, gérer des enfants mineurs dans une entreprise, c'est un comment dire, c'est une responsabilité.
Bien sûr. Et moi mon idée moi qui existe déjà qui existe déjà c'est de dire peut-être que pour alléger et sécuriser surtout sécuriser là je parle vraiment de la sécurité de nos jeunes leur faire des stages de découverte en entreprise en groupe 10 12 sur une semaine 2 semaines. C'està-dire qu'on change le comment dire le mindset et on se dit déjà les jeunes ils sont bien ensemble déjà faire des groupes même sur les retours d'expérience à leurs professeurs ça peut être plus simple.
Et moi, je me dis aussi comment est-ce qu'on peut euh dans un dans un cadre qui va leur permettre de découvrir peut-être et même très probablement leur avenir, de dire ces jeunes, on leur fait découvrir plusieurs métiers, plusieurs entreprises et pour l'entreprise plutôt que d'avoir une ou deux semaines un jeune euh à dont il faut s'occuper de de 15 ans, 16 ans, 17 ans, et ben là vous avez un groupe sur une journée et les entreprises déjà elles seront plus euh comment dire plus organisé Time les grandes quand vous avez la responsabilité d'un jeune c'est pas la même. Donc je je dis il faut déployer plus largement. C'est pour ça que je disais moi je réouvre les discussions parce que vous savez se concerter, discuter, ne jamais penser que vous avez raison surtout avant tout le monde et et sans discuter avec tous les partenaires sociaux.
Moi je pense très sincèrement et aussi les familles. Vous savez que dans les discussions et les concertations, j'implique aussi les jeunes, les parents, les professeurs de lycé, les proviseurs. Les proviseurs, c'est non mais c'est fondamental les OS et bien sûr les entreprises qui ont aussi leur moi.
Concrètement donc euh finalement euh on [grognement] est dans en 3e, on se dit bah il y a une classe de d'une trentaine et on part à une dizaine, une douzaine dans une entreprise aussi. Moi je suis une élu conseillère régional. D'accord.
Je suis conseil régional. Donc quand il s'agit des 3è, c'est le département, d'accord ? C'est euh les présidents de département et quand c'est euh le lycée, c'est les conseiller régionaux.
Donc c'est la région. Je me dis on peut dès dès dès la 3è et bien sûr pour les stages de seconde, on fait des groupes de 10 12 à la maille avec les on va laisser les professeurs s'organiser avec l'entreprise et avec aussi nos institutions locales. On est quand même des représentus nous hein.
On a été élu et s'appuyer sur Non mais s'appuyer sur euh euh les institutions comme le conseil régional ou le conseil départemental pour organiser des stages de découvert. Attendez là, ça va être une usine à gaz encore. Non, c'est pas Non, faut arrêter.
Non, alors quand on veut faire alors non non, pas du tout, pas du tout. Vous savez, c'est plus c'est plus simple d'organiser avec plusieurs élèves un temps donné que un seul élève avec une entreprise. C'est ça que je dis.
Au contraire, on simplifie. Quand je dis il faut s'appuyer, c'est il ne faut jamais oublier ce qui est sur les territoires, une institution vers laquelle tu peux te tourner. J'ai bien compris donc cette première idée.
Ça c'est la première option. La deuxième option c'est quoi ? Alors la deuxième option c'est peut-être de dire un élève avec c'est ce que hier c'est le ministre de l'éducation nationale qui disait on va peut-être aussi si on narrive pas à organiser selon les territoires où vous êtes parce que là on peut parler des milieux urbains et des milieux ruraux sur lesquels vous n'avez pas du tout les mêmes difficultés. c'est de dire peut-être un jeune dans et au lieu de faire les deux les deux semaines de sage dans la même entreprise, peut-être faire une semaine dans une entreprise et une autre semaine dans une autre entreprise.
Mais dans tout ça, vous revenez alors on revient à l'offre de stage, c'est-à-dire je pense et oui et oui bien sûr et vous revenez à l'offre de stage. Il faut, c'est pour ça que j'embarque, je veux embarquer tout le monde dans ces discussions, que les entreprises aussi s'impliquent dans l'orientation parce que quand tu parles d'orientation, tu parles de la compétence que tu vas créer pour ton entreprise. Nous les entreprises, nous les enfin quand je dis nous, j'étais j'ai toujours été chef d'entreprise.
Les chefs d'entreprise ont besoin aussi de détecter les talents, d'attirer les jeunes vers leur métier. enf oui sauf que 3e seconde c'est jeune quand même parce que aujourd'hui on leur demande de faire de plus en plus de sortez au CFA quel âge ? Non mais attendez, vous sortez de 3è.
Ah ben voilà. Non mais ce que je veux dire c'est qu'on peut pas parler d'un côté de dire on parle d'orientation plus jeune donc dès le collège dès la 3è et après nous dire mais non non dès la 3è les élèves ont la possibilité de choisir déjà leur avenir de faire des allers-retours. Moi maintenant dans les dispositifs je vais permettre des passerelles, c'est-à-dire donner aux jeunes la le choix de se tromper. h tu as le droit de ne pas trouver la bonne formation quand tu as 15 ans 16 ans, 17 ans et de revenir peut-être en lycée pro après le CFA.
L'essentiel c'est quoi ? C'est de de ne plus avoir un seul jeune sur le bord du chemin. Vous savez là après je parle du décrochage là on est en pleine période d'orientation et il y en a énormément qui sont sur le bord du chemin.
Il on a des dispositifs. On a des dispositifs. Vous savez moi j'appartiens à une génération qui n'a connu strictement aucun dispositif qui lui était dédié quand elle était en 3è.
Maintenant, on a des dispositifs qui s'appellent Avenir Pro, Avenir Pro Plus, qui permet en réalité avec les professeurs de pouvoir accompagner le jeune à la maille de ce qu'il a envie de faire. C'est-à-dire que là, vous voyez, on parle de choix. Moi je je ne veux plus et et vraiment c'est pour ça même que je me suis engagé en politique.
L'égalité des chances ça veut dire quelque chose et ça a été vraiment toutes les intentions de toutes les réformes qui ont été menées. Très concrètement il y a des discussions en cours. Est-ce que il va y avoir déjà des inspections ?
Mais déjà inspections qui ont été qui sont diligentés par Ligas, donc l'inspection générale des affaires sociales et aussi les GESR qui est aussi la l'inspection côté éducation nationale par un texte et on a signé une lettre de mission avec le ministre Édouard Gefray avec de l'éducation nationale et le ministre du travail Jean-Pierre Faranda donc c'est tripartit on a signé tous les trois c lettres de mission déjà pour avoir un espèce d'état des lieux ça sert à ça une inspection pour améliorer et après on améliore Et surtout on discute, on se concerte. Je vous rappelle que et vous voudriez que votre vos idées soient mises en application quand ? L'année prochaine.
Vous savez quoi ? Dès la dès la rentrée, on est tout à fait capable de le faire. Mais dès là mais quand même, on est quand même si c'est c'est tout tout l'esprit tout l'esprit.
Vous savez quand vous avez beaucoup d'énergie à donner aux autres, c'est là où elle doit être utile mais elle doit être concrète. Quand je dis je veux que tout le monde soit concerèv organisations syndicales et bien s les professeurs parce que vous savez le mot j'entends peu dans tous les médias les professeurs sont impliqués les proviseurs de lycée ou de collège sont impliqués tout le monde autour de la table vous savez dans cette histoire il y a personne qui a tort il y a personne qui a raison ce que moi je sais c'est qu'on doit absolument mettre toute notre énergie pour que jamais plus ça ne se reproduise. Bon oui, les drames c'est ça les drames les drames évidemment qui sont produits avec des jeunes qui meurent en stage.
Évidemment, ils sont trop jeunes pour mourir bien sûr quel que soit les causes. Ou et l'orientation est particulièrement importante. Vous l'avez dit Sabrina.
C'est pour ça que les parents ont plutôt regardez les parents ont regardez, on le disait hors antenne, vous voyez bien qu'il y a des tous les parents nous appellent pour faire faire un stage à leur gamin. Ce que je veux dire, c'est que dans la société, ça y est, c'est admis. Tous les parents les familles se mobilisent pour que leurs petits fassent un stage dans les meilleures conditions possibles.
Merci Sabrina Roubache, ministre de l'enseignement, d'information professionnelle et de l'apprentissage. Merci d'être venu ce matin répondre à mes questions en toute franchise évidemment sur Sud Radio. Parlons vrai, on se dit les choses.
J'aimerais vous entendre tiens peut-être 0826 300 si vous voulez réagir tout à l'heure nous en débattrons à 8h30. Est-ce que vous avez des solutions ? Est-ce que vous avez une expérience ?
Est-ce que vous avez une idée sur cette réforme des stages de 3e et de seconde ?
Sabrina Agresti Roubache