Primaire des sociaux-démocrates : débrief du 1ᵉʳ débat de Glucksmann, Royal, Faure, Guedj et Maurel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:45Fait
« Il y a un relatif consensus sur les questions économiques et sociales au sein du Parti socialiste, hormis sur la TVA sociale. »
Temps de parole
- ?100 %
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Mercredi soir avait lieu le tout premier débat de la primaire des socio-démocrates. Pendant 3h20, les cinq candidats ont débattu sur LCI. Et si vous avez manqué ce grand rendez-vous, et ben nous on était devant notre télé mercredi soir. Je suis avec Émilio Mélé, grand reporter au service politique et société du journal de l'Humanité. Tout à fait. Salut Rachel. Euh bon ce débat donc 3h20 c'était déjà c'était bien long hein, je le dis tout de suite des débats aussi long ça existe pas à l'étranger. Euh mais ça a été plutôt pas mal vu, hein, si on commence peut-être par ça.
Euh il y a eu les chiffres sont tombés 709000 spectateurs de moyenne sur LCI sur les 3h20 ce qui fait d'C la 3è chaîne nationale hier soir avec un pic d'audience qui est monté jusqu'à 1 million de spectateurs. 1 million c'était la moyenne du débat du MDF, le premier vrai gros débat de la présidentielle vous savez quand ils ont réuni tous les candidats de voilà un après-midi. avec quasiment tout le monde euh c'était un million.
Donc c'est quand même, moi j'avoue que je m'attendais pas à autant d'enthousiasme, je sais pas si d'enthousiasme en tout cas autant [rires] de de visionnage pour cette primaire dont on sait qu'à priori elle n'aura pas un large non un aussi large éventail de de participants que que ça a pu l'être dans le PC chez les socialistes. Après, il faudra voir si ça se confirme dans les prochains débats. Il y en aura deux autres dont un sur France 2, donc sur une grande chaîne nationale le 1er octobre. le 1er octobre. Euh c'est le succès de ce type de primaire, il est quand même souvent indexé sur le succès d'audience des des euh des débats.
Ça veut pas dire qu'il y aura 700000 personnes qui vont aller voter. C'est c'est une évidence, mais euh souvent ça peut être un peu indexé en pourcentage sur ça. On verra bien le 9 et 10 octobre le jour du vote. Euh peut-être parler du dispositif quand même parce que c'était un débat mais en fait pas vraiment un débat. Au départ disons que mais finalement ça a été quand même un débat. [rires] Tout à fait. En fait, au départ euh il ne devait y en avoir qu'un débat c'était celui de France Télévision euh parce que les équipes de Raphaël Gluksman ne voulaient pas les les multiplier.
Les autres candidats ont fait pression euh en disant que de toute façon, même si Gluxman était pas là, eux-mêmes débatraient.
Donc ce qui a contraint Raphaëlman à participer au aux autres formats et celui-ci ça devait être une succession de candidats au tout départ si j'en crois les discussions qu'il y a pu y avoir avec LCI et les différentes équipes ce qui a été refusé notamment par l'équipe de Solen Royal et donc ça s'est transformé en en question du public des Français c'est les fameux là c'est les socialistes face aux français mais il y a souvent les chaînes de télé aiment bien aiment bien ce genre de dispositif les français cela dit là David Pujadas avait quand même précisé qu'à priori c'était des gens qui avaient plutôt envie d'aller panel représentatif.
Voilà, de toute façon, c'est la question qu'il posait rituellement à chacun. Est-ce que vous allez aller voter ? Certaines fois, c'était oui, pas prêt d'aller voter d'ailleurs euh et cetera. Donc voilà comment ça s'est passé. Vous avez choisi plusieurs thèmes et euh mais ça a conduit infiné de toute façon à avoir des débats notamment, mais ça on y reviendra sur la question d'une elle reste française mais elle était surtout journaliste de Marion Mourg du Parisien sur les questions d'union. Reste française effectivement.
Euh bon, moi ce qui m'a quand même pas mal marqué mercredi soir, c'était que bon, c'est pas une grande surprise, il y a un relatif consensus sur les questions économiques et sociales au sein du Parti socialiste, hormis sur la TVA sociale. Hormis sur la Oui, mais hier soir, personne défendait la TVA sociale là. Non, non, non, mais c'est mais voilà, ils ont évité les les vrais sujets qui euh Ouais. Euh mais ce qui est assez marquant quand même, c'est que au fond, même s'il y a eu des des mesures de données ici ou là par certains candidats, il y a pas une grande mesure euh un peu originale, un peu importante où on peut se dire tiens là euh la vie peut changer, il peut se passer quelque chose.
Comment il change la vie ? quand on se souvient de François en ce qui a pu donner un big bang social sur les de premièr je veux dire les 35 he en 87 ça dr campagne il y a eu il y a eu les propositions souspin et là il y a pas de marqueur très identifiant au sein du parti socialiste. C'est je pense que c'est un vrai handicap pour eux dans la campagne. Peut-être qu'ils vont rectifier le tir sur les sur les prochains même tout enfin on a suivi et toi particulièrement aussi le progrès le programme le projet du parti socialiste.
Il manque quand même les les les trucs qui clignotent, qui soient extrêmement identifiant concernant pour les gens comme pouvait l'être la 5è semaine de congé payé ou effectivement tu l'as dit les 35 heures. Donc ça c'est peut-être l'un des gros reproches qu'on peut faire au socialiste, c'est c'est tu un débat qui pouvait être parfois même un peu technique sur certaines propositions. Euh du coup quand c'est technique, c'est parfois un peu inaudible et surtout c'est assez peu concret. Ouais. Ouais, c'est tout à fait c'est tout à fait vrai.
Et puis le débat, il s'est terminé sur en fait la question sous pardon sous-jacente de cette campagne primaire, c'est la question de l'alliance avec la France insoumise effectivement posée par l'autre conseur du Parisien Marion Mourg. Et là disons queil y avait un côté ils en ont parlé quoi. C'est vraiment ça vent transformé en en pugila. Le débat explosé en fait on peut je pense qu'on peut le dire comme ça jusque là c'était quand même on reviendra sur la petite partie internationale qui a un peu d'effrayé la chronique mais globalement c'était quand même plutôt courtois jusque là. Oui, ça a ça a été mais on savait qu'à partir de ce moment-là, ça allait exploser.
D'ailleurs, c'est même étonnant connaissant la mécanique médiatique qu'il l'it pas mis dès le départ euh parce que ça aurait pu être une le le choix qu'aurait fait d'autres médias. Ils l'ont mis à la fin. Donc il y avait sûrement moins de spectateurs euh infinés qui ont qui les ont vu se taper dessus euh littéralement. Euh pas littéralement mais [rires] euh non mais verbalement, on va dire verbalement. Voilà. Euh on vous rassure si [rires] vous n'avez pas vu les images. Ce n'était pas un réel pugil. Euh mais suivez le deuxième, on ne sait jamais.
Euh non, mais c'est le débat qui euh pourrit la vie interne du Parti socialiste dans tous ses congrès, dans toutes ces primaires depuis quelques années. Euh savoir oui ou non s'aller avec la France insoumise. Les positions de chacun sont connues dans le débat public depuis depuis longtemps, mais ça fait partie peut-être des lignes de clivage les plus importantes au sein de cette famille politique avec on a vu deux camps en fait hier. On a vu un camp qui était incarné par Raphaël Gluxman et Jérôme Gage qui qui disent plus jamais les filles.
Euh ils disent il y a trop d'ambiguïé de Jean-Luc Mélenchon sur les questions d'antisémitisme que c'est un repoussoir dans l'électorat et que sans eux en gros le Parti socialiste, enfin les le pôle socialiste se libérerait et pourrait attirer davantage de voix qu'elle rebute en gros les voix centristes qui pourraient venir à eux. Donc voilà, ça c'est c'est leurs arguments et en face un pôle de qui va de Olivier Fort à Emmanuel Morel en passant par Sgon Royal qu'il ne faut pas fermer la porte.
Il y a des nuances, il y a des nuances mais en gros, il ne faut pas fermer la porte parce qu'en fait, c'est l'extrême droite qui menace et que dire jamais euh et ben ça fait que on sera obligé de se préparer soit la victoire de la droite, soit la victoire de l'extrême droite. Il y a ça et surtout préparer en fait renoncement à sa propre parole euh parce que face à l'extrême droite, les alliances peuvent aller loin. C'est ce qu'a dit notamment Emmanuel Morel indique qu'en gros ils se poseront des questions qui ne se poseront jamais et qui va voilà des alliances qui vont au-delà de la gauche.
Mais ça a fini dans une discussion même parfois inaudible entre Raphaël Luxman et même assez véhémente. J'ai trouvé que il y a une séquence où Olivier Fort attaque vraiment très très fort Raphael Luxman et c'est très très véhément alors que jusque- là vraiment ça avait pas du tout été l'ambiance du du débat. Moi je trouve je suis complètement d'accord avec ce que dit Émilieot. Je trouve que c'est vraiment la preuve la manière dont ce débat s'est passé sur la fin donc sur cette question des alliances. C'est la preuve que c'est un parti qui ne va pas bien. En fait, on parle beaucoup de d'une primaire pugila, d'une primaire machine à perdre.
Moi, je crois pas que ce soit les primaires qui soient des machines à perdre. Je crois que les primaires, c'est mon avis, [rires] je crois pas que ce soit les primaires qui soient des machines à perdre. Je crois pas non plus que ce soit des machines à gagner.
Sauf que en fait elle ne règle pas les problèmes de parti qui ne règlent pas leurs problèmes et un débat de congrès en fait parfois on a viré au débat de congrès et ils sont totalement matrixés par Jean-Luc Mélenchon parce que c'est même pas par la France, c'est la personne même de Jean-Luc Mélenchon qui fait qui fait débat alors que personne aujourd'hui ne propose d'alliance aux législatives quoi qu'il arrive même Olivier Fort en gros la seule le seul cas ce serait si Marine Le Pen arrive au pouvoir. Même ça j'y crois j'y crois j'y crois assez peu. Mais en tout cas c'est comme ça qu'il pose les termes dans le débat.
C'est intéressant parce que c'est aussi Gluxman et Gage assument en faire un point de clivage. Même Jérôme Jérôme Gen a parlé tout le débat tout le débat il y avait il y avait des petites références. Il l'a même clôturé Guxman il a même clôturé en disant à la fin des fins la République c'est nous. en reprenant le fameux La République c'est moi de Jean-Luc Mélenchon des perquisitions ce qui est le titre de son bouquin. Voilà le titre de son bouquin. Donc euh il y a son histoire personnelle puis qu'il a accompagné au Parti socialiste Jean-Luc Mélenchon avant une rupture. Euh donc voilà, il y a il y a c'est chargé de relationnel aussi entre eux.
Il y a on veut pas psychologiser mais ça mais ça compte de fait c'est même ce que lui a renvoyé Emmanuel Morel en disant que tu as été proche de Mélenchon et moi aussi. Et je trouve et je trouve que c'était pardon, je te coupe intéressant parce que Morel pour le coup, c'est quelqu'un qui a rejoint Jean-Luc Mélenchon à la France insoumise à un moment qui s'est allié avec la France insoumise aux européennes depuis de en 2019 et qui a euh connu aussi une rupture avec Jean-Luc Mélenchon, mais il a une il semble avoir une relation avec Jean-Luc Mélenchon beaucoup plus saine si je puis dire dans dans le discours qu'il tenait hier soir.
Il disit oui bah oui, j'ai plein de problèmes avec Jean-Luc Mélenchon, c'est vrai. Par contre, entre Malier Jean-Luc Mélenchon et la victoire de Marine Le Pen, ben mon choix il est clair quoi. Il y a ça et et surtout l'argument beaucoup mobilisé par Alfo Emmanuel Morel et Olivier Fort, c'est dire parler tout le temps des insoumis, ça les met au centre de et en gros ils disent ça empêche les socialistes de dépasser le le plafond de verre qui se fixe eux-même. En fait, ils tiennent eux-mêmes leur plafond de verre à bout de bras et et ça les empêche d'avancer. C'est une analyse qui peut être entendre. Oui, et puis il y a quand même des arguments.
Alors bien sûr Jérom Gadge et Raphael Gfman beaucoup d'une question de valeur euh et elle s'entend. Il y a il y a des il y a des questions très importantes qui se passent qui se posent vis-à-vis de la France insoumise et de Jean-Luc Péenchon en particulier. Mais voilà quand quand Raphaël Gluxman dit "Mais il n'y a pas trois blocs, nous il y a quatre blocs et nous sommes le 4e bloc, nous pouvons survivre sans". parce que euh Rapha, pardon, Olivier Fort, euh Emmanuel Morel et Segonel Roy ont posé la seule vraie question qui se pose. C'està-dire s'il n'y a pas alliance à gauche, alors il va y avoir alliance au centre.
Et ça pour le coup, Raphaël Gluxmann que non, non, il dit non, c'est moi qui vais gagner tout seul. Euh alors s'il fait 30 % c'est possible mais on en est quand même assez loin et je crois que c'est vraiment méconnaître comment fonctionne le mode de scrutin des élections législatives. Imaginons même qu'il fasse 15 % tout seul. Mais ça veut dire qu'il y a peut-être 50 socialistes ou socio-démocrates au second tour, pas plus quoi. Faut faut avoir bien ça en tête. Non.
Et puis il y a un problème d'analyse comme il y a quand même un problème d'analyse de la de la vie politique française telle qu'elle fonctionne depuis depuis l'éruption du du macronisme qui a qui a fait imploser la bipartition de la vie politique française. Françis ce que j'allais dire. Voilà, c'est on l'observe à l'échelle européenne. Ailleurs dans le monde même, on peut on peut aussi le dire quand on voit les mouvements de ce qui se passe aux États-Unis, ça peut aussi rentrer en dans dans cette grille d'analyse. Voilà, il y a il y a de fait une tripartition.
À peu près tous les tous les analyses de la vie politique, les politologues, les sociologues s'accordent à dire qu'effectivement, il y a aujourd'hui trois blocs, quatre si on compte l'abstention, mais le 4riè c'est pas les sociaux-démocrates. Alors ça veut pas dire que ça sera trois blocs pour toute la vie. Maintenant, c'est vrai que je serais assez surprise que d'ici la prochaine élection présidentielle, on ait une reconfiguration telle de notre vie politique. En fait, il faut il faut comprendre pourquoi Raphaël Gluxman dit ça aussi.
Je pense c'est que Raphaël Guxman il a il a vu une chose qui se passait dans le bloc gauche avec les aspirations unitaires des parce qu'il faut regarder ce qui se passe à la base. Il y a des aspirations en terme de mesure et cetera qui font que programmatiquement d'un point de vue du projet aujourd'hui la gauche radicale qui domine cet espace politique. Euh [grognement] et ça fait des années qu'ils échouent à reprendre la main. Ils essayent mais en occurrence c'est aujourd'hui l'espace de la gauche radicale, la gauche du rupture, la gauche anticapitaliste, appelez-le comme vous voulez, euh qui monopolise euh une les deux tiers de cette de cet espace politique.
Et ça, il en fait il il arrive pas à le changer de l'intérieur. Donc il dit il faut passer par l'extérieur. Et donc pour lui, c'est une façon de ramener des électeurs du centre. qu'on le voit d'ailleurs dans les quelques sondages qui dans les nombreux sondages qui qu'on qui apparaissent lorsque lorsque est testéard Philippe ou Gabriel Atal, on voit en fait que Jean-Luc Mélenchon lui dans les sondages ne bouge pas, c'est Gabriel Atal, c'est Raphaël Lumman lui qui fluctue. Donc il va chercher une part de son électorat bien sûr dans le centre et donc c'est ça qu'il essaie de jouer. H c'est ça qui essaie de jouer.
face à ça, ben c'est goel royal finalement, elle a rappelé ce que c'était que le mitérandisme finalement, c'est-à-dire que pour arrêter de se positionner uniquement vis-à-vis d'un adversaire de son propre camp, ben en fait, il faut plutôt l'embrasser et lui donner le baiser de la mort d'une certaine manière. C'est plus difficile dans les faits que sur le papier, mais voilà, c'est la mythologie mitérandienne les années 70 où ils ont préféré l'alliance avec le parti communiste pour essayer de de le de le dévitaliser, ce qui a plutôt marché à partir des des années 80. C'est ça. Est-ce que ce te c'est rassembler son camp avant d'élargir ?
En tout cas, c'est c'est la stratégie d'Olivier Fort, c'est ce qu'il répète. D'abord, je rassemble mon camp et ensuite je m'adresse aux électeurs qui ne votent pas pour moi pour élargir ma base. Est-ce qu'on en viendrait pas à ces cinq candidats différents ? Peut-être commencer par je je je pense qu'on est d'accord là-dessus sur la petite surprise d'hier soir, c'est-à-dire que on a trouvé que le plus à l'aise, le meilleur hier soir, le plus charismatique, c'était Emmanuel Morel. Euh bah, ça a dû leur faire bizarre d'avoir un mec de gauche sur le plateau en fait. Je je plaisante mais euh mais euh Emmanuel Moral, il a été assez limpide en gén lorsqu'il s'est exprimé.
C'est c'était des mesures qui étit clair. C'est des des concrets. Il a posé des questions de principes concret. Euh c'était le moins connu de tous. Donc c'est en fait c'est aussi celui qui a le moins de choses à perdre disonsle. Voilà, il il a le moins d'enjeu. Il sait de toute façon qu'il a gagnera pas cette primaire. C'est une façon pour GRS donc son parti de d'exister de de peser dans ces dans cet espace là. Ça rapp je rappelle hein qu'il siège avec les communistes aujourd'hui dans le groupe GDR. Donc il a les ultramarins, les communistes et Emmanuel et Emmanuel Morel. Euh il a été il a été bon euh parce que parce qu'il a fait le match aussi avec Raphael Grman.
Euh c'est c'est lui qui c'est lui qu'il est allé beaucoup chercher de manière plus feutré. Voilà, de façon cordiale, il il lui a mis des des euh quelques tirs, mais ça restait euh ça joue, ça joue, quoi. Hm hm. Euh et c'est sur le fond, c'est peut-être aujourd'hui celui qui porte une forme de radicalité la plus assumée au sein de cet espace-là sur les questions sur les questions économiqu sur les questions économiques, voilà. Sur les questions de souveraineté, de d'industrie, il [grognement] est c'est le plus compatible avec la gauche radicale en tout cas. H euh Jérôme Gedge, lui assez à l'aise aussi mais complètement matrixé par Jean-Luc Mélenchon vraiment tout au long du débat quoi.
On l'a déjà dit. Bah là, il y a voilà le sujet de Jérôme Gedge, c'est moins de gagner cette primaire que de que le que d'essayer d'acter que les socialistes ne s'allent plus avec la avec la France insoumise. On voit aussi une dérive quand même de Jérôme Geg qui, on l'a vu sur les questions sociétales, euh commençait à quitter parfois un peu les rives de la gauche et ça a pour conséquence que parfois sur l'économie ça ça dérive aussi quoi. Ça ça dérive.
il prend enfin c'est c'est parfois je forcer un peu le trait mais il me faisait penser un peu au candidat de en même temps apparemment c'est en même temps la rigueur budgétaire et l'amélioration des des conditions matérielles de de vie des de vie des gens en fait il passe son temps à essayer de ménager la chèvre le chou pour quel résultat alors il il promeut quand même une des rares mesures, je dirais pas innovante c'est une mesure qui existe, mais une grosse mesure c'est la la grande sécd en fait que la CQ prenne toute la place et remplace les les mutuels de santé.
Moi je pense que ça fait partie des mesures qui si elles étaient un peu mieux marketé, un peu mieux défendu, ça pourrait être un truc qui qui peut diriger le le vote éventuellement. Il l'a défendu un petit peu mercredi soir mais pas tant que ça. C'est Golen Royal qui était quand même très attendu après ses déclarations des derniers jours contre Raphaël Gulsman. On attendait qu'elle puisse peut-être faire exploser le débat. et ben elle a un peu explosé le débat, il faut bien le dire.
Euh c'est sans doute elle qui a les les positions parfois les plus hétérodoxes, notam par exemple sur le le l'aide sur les carburants par exemple euh et euh et puis surtout ben voilà, enfin moi ce que vraiment c'est Royale, elle était soit brillante soit complètement complotiste dans ce débat. C'était quand même assez frappant. J'irai pas jusque là, mais c'est vrai qu'elle est un peu difficile à suivre cette Golen Royale. On a du mal à voir en fait la la structure de son de de son propos notamment sur les questions internationales euh où on a l'impression que la vie est facile en fait pour ces golem royal notamment sur côté la diplomatie pour les nuls quoi.
Sur le sur le conflit russoau-rainien sur l'invasion de l'Ukraine, elle nous dit bah si j'avais été présidente ça serait pas arrivé. Pourquoi ? parce que les casques bleus auraient été envoyés. Or bah le conseil de sécurité de l'ONU, il siège la Russie euh qui aurait la Russie a un droit de véu ou elle elle a un droit de véto qu'elle dont tout à l'heure utilisé et il n'y aurait pas eu de casque bleu envoyé sur la euh sur la frontière avec la Biélorussie et avec et avec la Russie. Euh et puis il y a eu le moment de cristallisation sur le confis palestinien. Euh bon, il y a il y a deux choses. Il y a la la première, c'est une euh une maladresse. Euh moi je le je dis comme ça.
Toi, tu moi j'irai plus loin. Moi je trouve c'était limite antisémite euh sur euh en gros euh ça a été en tout cas elle dit qu'elle ne l'a pas dit comme ça mais ça a été entendu comme les juifs doivent se distancier de Netaniau et du des gouvernants. qui ressemble un peu à il y a 10 ans les musulmans doivent se désolidariser de de Daes quoi ce qui était tout à fait islamophobe il y a 10 ans. Jérôme Gage et Raphaël Gluxman notamment lui sont tombés dessus pour recadrer son propos. Elle elle l' a rectifié ce matin après un entretien chez Pauline de Maler sur BFM.
Elle a fait un tweet en disant qu'elle ne s'adressait pas aux juifs mais en fait aux juifs israéliens qui devaient prendre la parole et qu'elle ne voulait pas essentialiser les personnes de confession juive. Donc la clarification a été faite et puis il y a eu quand même le moment génocide. Ouais parce que elle a elle était très mal embarqué dans ce débat et euh bah je pense que c'est aussi là qu'on voit que c'est une vraie politique malgré tout.
Olivier for l' pris en sandwich en fait elle arrive à à retourner à retourner le truc parce qu'effectivement le sujet du génocide est amené par Olivier Fort on va y venir de manière assez maline je trouve c'est-à-dire que il part du génocide desigours contre lequel Raphaël Luxman s'est beaucoup battu hein c'est même l'une de ses images de marqu et il dit mais pourquoi du coup ne pas parler de génocide sur sur Gaza en disant mais les mots ont un poids et on peut pas dire qu'il tort là-dessus et il a fait la même chose juste avant avec Jérôme Gatch qui lui aussi se refuse à utiliser le mot génocide en parlant de la convention euh 47 ou 48 de 48 ça sur la prévention des génocides et qui dit qu'en fait on ne qualifie pas un génocide une fois qu'il est arrivé mais qu'on essaie au contraire de prévenir et que c'est en cela que le mot est utile c'est parce que le qualifié permet ensuite d'engager du poids diplomatique dans la dans la balance et donc faut dire que les il a été malin Ouais, il s'est placé un peu aussi en j'allais dire en surplomb, c'est pas en surplomb mais il a essayé de la jouer parfois un peu au-dessus de la mêlée.
Oui. Avant le débat sur LFI dont on a parlé tout à l'heure, jusque-l Olivier Fort effectivement, il était plutôt en mode je résume un peu ce qui vient de se passer quoi d'une certaine manière quoi. Il dit "Je ne suis pas l'arbitre des élégances mais un peu quand même en fait." un peu quand même. Euh mais pareil après sur les propositions très concrètes, on a ça manque encore de de bah justement de de concret. Ouais. Et dans juste pour revenir, le débat donc dérive sur la question du génocide à Gaza et euh et du coup bah Segonen Royal en profite pour dire euh à Raphaël Gluss les mots ont un sens, il faut dire qu'il y a un génocide à Gaza.
Et là, c'est vrai qu'il y a eu un petit chao technique quelques secondes de de Raphaël Luxman qui n'en a néanmoins pas démordu.
il a pas utilisé le le mot mais une petite idée que c'est le débat va revenir alors que sur les mesures à mettre en place en réalité il y avait pas forcément de désaccord entre eux sur mettre fin à l'accord d'association entre l'Union européenne et enlève ce sujet là qui est pas tout à fait un petit sujet voilà sur les sanctions à prendre envers Israël le gouvernement d'association voilà sur le le la non importation des produits issus des des colonies même si sur la suspension de l'accord d'association GGE c'est moins clair il dit il faut mettre ça dans la balance s' dit pas tout à fait, il faut le suspendre.
Mais voilà, en gros, il se retrouve, c'est sur la qualification de ce qui se passe à Gaza euh qui a un qui a un gros désaccord. Ouais. Et donc on a parlé de d'Olivier Fort qui effectivement a eu quelques bonnes séquences mais moi je trouve peut-être pas assez mais bon il faudra voir la suite même si on sent qu'il y a eu un effort pour parler clair quand même.
J'ai trouvé Olivier Fort, il a quand même un petit défaut, c'est parfois on comprend pas toujours très bien ce qu'il il peut faire des tunnels qui où il perd un peu les gens et et là j'ai trouvé qu'il y avait quand même un effort de de fait de clarté sur la forme mais sur le encore une fois sur le fond on a il y a une attente quand même de de concret. Il a parlé de la sécurité sociale alimentaire, c'est bien mais c'est on reste un peu sur sa fin et puis donc il y a quand même un favori à cette primaire et même si il a beaucoup pris de coup hier soir, je suis pas sûr qu'il soit pas encore favori évidemment après ce premier débat, c'est Raphaël Gluxman. Ça a été compliqué pour lui quand même.
Compliqué mais on s'attendait à ce que ce soit compliqué. Est-ce que ça a été plus compliqué que prévu ? Bah non parce qu'en fait il prend quand même des coups depuis qu'il est rentré dans la primaire. Faut se rappeler hein, d'où le le point de départ, c'est Olivier Fort qui enferme Rapha Guxman dans un coin euh sur la primaire à 15 € tuer un bourgeois qui ne parle pas aux gens et vraiment croire que c'était un pugil.
Non mais en fait il se laisse nasser Raphael Luxman et en fait donc le débat a continué il a été extrêmement ciblé par Segol Royal avant le débat elle a qualifier de stagiaire et cetera donc on pouvait s'attendre à ce que ça soit quand même la tonalité du débat ce qui a pas été le cas tout du long mais il a pas fait preuve non plus d'une d'un charisme et d'un et d'une éloquence. On s'est pas dit dans un débat avec Eddouard Philippe, Gabriel Atal et Marine Le Pen, c'est une assurance tour risque. Ben en fait le truc c'est que Raphaël Gman, il se pose en sauveur de la démocratie.
Il veut faire le match avec euh Donald Trump, avec Miley, avec euh euh Nethaniaou, avec Poutine et avec Sijing Ping. Euh à la lumière de ce débat, je me dis pas tiens Raphaël Luxman, il va pouvoir mener le bras de fer. Ouais. Euh et voilà, il est il est déjà mis en difficulté par ses Golden Royal Olivier Fort assez régulièrement dans le débat. Il se laisse en fait, il se laisse enfermer par des gens qui en fait on ont la rhtorique politique, on le on les politique. Je pense à un moment notamment euh alors évidemment il est encore moins à l'aise quand il est pas sur ses sujets, c'est-à-dire sur les sujets économiques et sociaux et cetera.
Je j'irais souvenir d'un moment au début du débat où il se fait donner la leçon sur des questions de protection sociale par un spécialiste Jérôme Gedge où le body language de de de Raphael Gluxman à ce moment-là, c'est terrible mais c'est vraiment le body language d'un d'un stagiaire qui acquièse à ce qui se dit quoi. Et c'est arrivé à plusieurs moments je trouve dans le dans le débat.
C'est vrai qu'il est à l'aise sur les questions internationales et même sur la question d'Israël partic enfin enfin oui c'est c'est son sujet mais il il n'écrase pas non plus le le le débat de ses propositions en fait comme il pense à peu près à la même chose c'est Golden Royal mis à part euh sur euh mais enfin même sur la la question de du non survol avions du territoire ukrainien a été repris de voler par Jérôme Gedge sur ce qu'on appelle une no fly zone c'est-à-dire s'organiser pour faire comme lorsque il y avait avait le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran pour pour protéger l'espace aérien de des Émirats arabes unis ou fait parce qu'on a un accord de défense.
Voilà, un accord de défense où en fait des des avions occidentaux sont allés survoler pour éviter justement que que ça ne dégénère sur un territoire qui était pas dans le dans la guerre, dans le conflit. Il a dit faut faire la même chose en Ukraine. Sauf qu'en fait concrètement il explique pas comment ça doit se passer. Jérôme G, je dis mais c'est qu'on envoie des avions euh français, on envoie des rafales euh ou alors c'est ça joue avec des des missiles des missiles anti-aériens, comment ça se passe là ? Il a pas il met pas de concret en fait. Il pose beaucoup de grands principes Raphael Buxman même Morel met plus de concret sur la question russo-rainienne par exemple.
Donc moi je le je le je je je le trouve encore un cran un cran en dessous sur bah une fois qu'on a posé ces principes, qu'est-ce qu'on fait concrètement quoi quand on met les mains dans la mécanique ? Cambouille parce que il il faut aussi de la technicité euh et de la précision et là pour l'instant RF Luxman c'est c'est encore c'est encore trop timide.
Moi ce qui ce qui me marque beaucoup quand même pour faire un point d'étape aussi sur cette primaire là qui est qui rentre dans le dur puisqueil y aura deux autres débats avant le vote du premier tour les 9 et 10 octobre, c'est que euh en fait quand on discute avec des soutiens de Raphaël Glman et des vrais soutiens de Raphaël Gluxman en fait on lit très très vite entre les lignes qu'il le trouvent pas très bon en fait hein. Je je l'ai vu encore hier en voyant des des supporters et des gros supporters de Raphaëlman où on nous dit "Oh, il s'améliore". Bah quand on vous dit il s'améliore, ça veut dire que c'est pas encore assez bon. Euh et peut-être que ça va changer, hein.
Il y a c'est la campagne, elle fait que commencer et il va la gagner cette primaire. Enfin, j'imagine pas d'autres résultats toujours encore à cette date pour être honnête. Attention au pronostic. Ouais, je je le dis et puis je à cette date là. plus il va gagner je pense. Euh mais euh mais voilà c'est euh ça reste insuffisant et comme tu le dis euh en fait s'il se fait bolosser par Emmanuel Morel, Jérôme Gedge et Solden Royal, qu'est-ce que ça va être après ? Quoi ? C'est alors il aura l'expérience de ces débats là et c'est pas rien, c'est pas un Odin. Mais voilà, une primaire, une vraie bonne primaire, c'est aussi une primaire qui challenge le grand favori.
Bah, il est très trop challengé là de favori là. En tout cas, il y a pas assez de répondant. Voilà. Est-ce qu'on a fait le tour sur ce premier débat de la primaire Émilio ? A priori, oui, on vous donnera rendez-vous peut-être pour les euh pour les prochains les prochains euh débats et on aura d'autres choses à vous dire sur cette primaire qui nous tient en haleine. C'est ça. D'ici là, vous pourrez retrouver un portrait de Segolen Royale sur le sur le site internet. C'est Golen Royal donc qui euh qui certains présentent comme la comme la surprise. Lovnit cette primaire. [rires] On a hâte de lire ça. À très bientôt sur la chaîne de l'humanité. Salut !
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