"Un mouvement social national serait catastrophique pour la fin de règne d'Emmanuel Macron"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:28Chiffre
« on estime à au moins 40 millions d'euros le coût des dégradations »
- 3:12Fait
« un portail qui va être cassé et bien il va falloir refaire par exemple tout le réaccordement avec les caméras tout le côté automatique de l'ouverture du portail »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Le 17 octobre, est-ce que la violence est inéluctable ? Antoine, j'aimerais qu'on qu'on fasse d'abord un point avec vous, notamment sur les dernières annonces. On a entendu dans le journal de Florencille le chef de l'État, il ne veut pas de casse, c'est d'or. Ouais. Ouais ouais oui. Il a dit pas d'insulte et pas de violence hein, ce sont les les termes du du chef de l'État. Il s'est exprimé hier bien sûr sur le sur cette journée du 17 octobre. C'était très court he d'ailleurs son son intervention. Il a été questionné, il a répondu très très rapidement. Euh en gros, il lance un appel au calme mais bien sûr euh assez classique de la part d'un d'un chef d'état, d'un président de la de la République et puis on connaît Emmanuel Macron euh euh qui a été lui confronté à à des mouvements sociaux
importants. Bien évidemment les les gilets jaunes en en 2018. Il sait il sait quand même aussi de de quoi il parle un peu à peu près au niveau des des violences urbaines qui avaient été commises à l'époque. Et là ça serait juste déplorable sur la fin de son de son de pour la fin de son quinquena. Ah bah ça serait une triste fin de règne quand même pour lui même si là c'est déjà pas très glorieux quand vous regardez quand vous regardez d'ailleurs sa côte de popularité qui est extrêmement basse selon les les derniers sondages là s'il finit par un mouvement social d'une ampleur nationale ce serait vraiment cataclysmique avec des candidats présidentiels qui vont bien sûr récupérer politiquement cette mauvaise gestion finalement du pays de sa part en cette fin de de mandat. Un
mot Antoine parce que je crois que c'est important au moment l'on se parle. Quand on évoque la violence, on évoque aussi euh le gard des saut hein Géraldmanin. Alors lui il a carrément envoyé une dépêche au magistrat. Il veut de la fermeté. Oui. Alors en fait il y a il y a le le duo Bovau, ministère euh de la de la justice. Donc d'un côté d'Armanain, le garde des saut qui en effet veut de la fermeté et qui a déjà euh informé les procureurs et les parquets en disant voilà, il va falloir de la fermeté et donc il anticipe en finalement d'éventuelles violences. Et puis de l'autre côté, Laurent Nèz, son collègue de l'intérieur qui lui euh permet l'autorisation à nouveau des grenades assourdissantes qui avait été suspendu, je vous rappelle, il y a il y a il y a quelques jours dans le cadre du
mouvement lycéen. Donc on sent bien qu'en fait il y a cette volonté de démontrer que le gouvernement veut de la fermeté et sera au rendez-vous. D'ailleurs, Laurent Nugè le dit très clairement, le moindre débordement sera c'est pas ces termes mais sera finalement réprimé. On a vraiment du mal à comprendre le message politique mais on y reviendra je pense parce qu'en attendant Cassan Mallé ça coûte cher les violences coûtent cher. Ça coûte cher aussi par exemple d'armée un policier tout cela a un coûpt quotidien c'est c'est complexe. Vous êtes penché sur la question du coût. Qu'est-ce que vous nous dites sur le sujet ? Et bien oui en fait les chef les chiffres ne cessent de grimper. En tout cas, selon les régions de France, on estime à au moins 40 millions d'euros le
coût des dégradations. Ça risque évidemment de grimper encore. En tout cas, pour le moment, c'est l'addition des chiffres qui sont remontés par la région auprès des recteurs. Alors, qu' y a-t-il derrière cette facture ? Et bien, il y a les portails arrachés, les vites brisées, les façades qui ont été incendiées, voilà, toutes ces entrées aussi des lycées ravagés. Si on se concentre par exemple sur la région Île-de-France, on estime les coûts à plus de 8500000 € pour la région et ça ce sont les chiffres qui datent du 12 octobre. Donc c'était il y a 5 jours. Les chiffres communiqués par de la région. Exement. C'est ça. Et donc avec plus de 110 lycées franciliens qui ont été dégradés, plus de 120 portails ouas totalement ou partiellement détruit. Et en fait derrière ces dégradations, il y
a aussi des réparations auxquelles on ne pense pas. par exemple un portail qui va être cassé et bien il va falloir refaire par exemple tout le réaccordement avec les caméras tout le côté automatique de l'ouverture du portail les commandes à distance reparamétrer pardon les réseaux électriques et ça ça représente un coût qui n'est pas négligeable. Autre exemple, vous souvenez de ces images impressionnantes de la façade d'incendier à Nant du lycée Nelson Mandela. C'était le 1er octobre et bien les dégâts là par exemple sont estimés à 2 millions d'euros. C'est énorme. Et si on prend le lycée Paul et Louard à Saint-Ni là il y a eu un un portail qui a été endommagé et bien le frais et plus les frais de gardiennage s'est évalué à 100000 €. Et d'ailleurs vous parlez
Antoine de Valérie PC la présidente de la région île-de-France et bien elle en veut à la France insoumise et particulièrement au maire de Saint-Denbali Bayoko qui sera d'ailleurs votre invité. Voilà tout à l'heure vous avez posé la question tiens exactement puisque Valérie PC en fait demande au maire de Saint-Is de payer la facture et justement sur qui va régler la facture parce que ça aussi c'est un autre mais oui c'est la question qui va régler qui qui sort le chéquier c'est l'État c'est nous c'est les impôt c'est les parents. Vous savez Géraldin par exemple le le garde des saut a dit en gros je schématise Antoine je schématise tu casses tes parents payent ouais pour les mineurs en tout cas il par des mineurs qui auraient dégradé de pay est-ce que c'est bien
constitutionnel on sait pas est-ce que les parents ont les moyens on sait pas et puis les parents ont déjà l'autorité parentale mais c'est la question qui sort le por c'est un peu justement au cœur des polémiques. Alors déjà en première ligne, ce sont les régions puisque depuis 1983, elles sont responsables de la construction, de la rénovation du bâti scolaire. Pour ce qui est du contribu, c'est là où c'est un peu plus compliqué. Aujourd'hui, lorsqu'un mineur est identifié effectivement comme responsable des dégradations, ses parents peuvent être tenus civilement responsables des dommages. C'est un principe ancien du code civil qui a été revu dans une loi de 2025. Ça signifie pas que les parents vont sortir l'argent de leur poche. En tout cas, ça signifie que c'est leur
assurance responsabilité civile qui peut prendre en charge l'indemnisation. Mais c'est au cœur des polémiques. C'est au cœur aussi parce que le Remblement national voudrait justement que les parents soient tenus responsables. C'est un peu le principe de cette politique casseur payeur. Et en tout cas, elle est au cours des discussions. Elle a été présentée par le gouvernement dans un projet de loi mi-septembre. Elle devrait être étudiée par les sénateurs à partir du 27 octobre. Anthony, comment est-ce qu'on est perçu ? Comment est-ce que ces mobilisations sont perçues depuis l'étranger ? On fait toujours la une des grands magazines du monde entier. Ben écoutez, je vous ai réservé une une rien que pour vous, une la une de mon ancien de mon ancien employeur courrier
international que j'aime tant, vous savez. Ouais, je sais qu' sont un peu pistonnés mais enf je vous la montre quand même. Regardez regardez la une de courrier internationale cette semaine vu de l'étranger la lutte des classes et courriers et détails des dizaines et des dizaines d'articles partout et de commentaires dans la presse du monde entier aussi bien en Europe que dans le reste du monde pour parler de cette mobilisation parce qu'en fait tous les ingrédients sont contenus dans ce qui va se passer aujourd'hui ce qui se passe depuis une quinzaine de jours pour parler de la France c'est-à-dire d'une part Paris d'autre part des manifestations. Troisièmement, un petit aire de révolution des jeunes. Bref, tout est là pour faire se précipiter des correspondents de la presse étrangère à
Paris venu du monde entier et commenter ce que la révolte des jeunes parisiens. Alors, c'est d'autant plus vrai que ce n'est pas ça ne tombe pas dans je veux dire comment en espagnol on dit c'est c'est qu'il pleut sur un terrain mouillé. La plupart de ces pays en fait ont connu des révoltes étudiantes, ont connu ces dernières jours et ces dernières semaines une mobilisation plus ou moins importante de de d'étudiants, de jeunes. Je vais vous donner quelques exemples. Vous avez la Serbie, vous avez l'Inde, vous avez la Roumanie, vous avez l'Italie. L'Italie où les jeunes crient "Faisons comme en France, faisons comme en France". en ce moment même pour passer de depuis Rome jusqu'à Milan en passant par Naples, le Sénégal aussi, le Maroc, l'Espagne, l'Espagne où il y a
des encore des jeunes en ce moment qui sont en train d'occuper la porte à sol pour contre le mal logement, le Brésil, le Chili, Madagascar qui a renversé un gouvernement, le Bangladesh qui en a renversé un autre, l'Inde avec le fameux mouvement des cafars, voilà qui qui est à la fois très drôle et très sérieux. Tus réclament à peu près la même chose. Éducation décente, moins cher, mal logement, lutte contre la corruption, c'est une révolte de la génération Z, la Jenzy, la fameuse génération qui en fait euh partout sur le partout dans dans le monde et tente de faire entendre sa voix. Merci beaucoup à tous les trois pour les points de vue à la fois politiques, internationaux et économiques. Ça nous permet d'y voir plus clair.