150 000 soutiens à ma candidature en moins de 24 heures ! Et maintenant ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci. Merci à toutes et à tous puisque déjà en moins de 24 heures, 150000 d'entre vous ont décidé de parener ma candidature. C'est donc un succès éclatant que celui de votre action en si peu de temps d'avoir franchi l'étape symbolique mais décisive que nous venons de franchir grâce à ces signatures.
Je suis donc désormais candidat au titre de cette investiture populaire. Alors bien sûr, vous vous demanderez peut-être pourquoi 150000, d'où vient ce chiffre ? Pourquoi ce chiffre ?
Et bien il vient d'un constat. Il est injuste que l'on demande à chaque personne qui veut être candidate à l'élection présidentielle de recueillir le parrainage de 500 élus du pays. Ce sont certains élus, pas tous les élus.
Les élus habilités, députés, sénateurs, ma conseillers régionaux, conseillers départementaux, conseillers de métropole, que sais-je ? Bon, il y en a comme ça toute une liste. Et en effet, pourquoi ?
Bah parce que souvent ces élus sont ou bien eux-mêmes déjà des membres d'un parti puisque ce sont les partis qui font les investitures ou bien ne sont membres précisément d'aucun parti. C'est le cas surtout dans les plus petites communes où des fois on a du mal à faire une liste et à trouver une personne qui accepte de jouer le rôle de coordinateur ou de coordinatrice de l'équipe municipale et dont le premier devoir bien sûr est d'éviter que chacun vienne à se disputer à tout propos dans un endroit où euh les décisions n'ont pas forcément tout un caractère véritablement politique. Donc souvent ces maires répugnent à donner une investiture qui pourrait passer pour une adhésion.
Or c'est pas le cas. On ne leur demande pas d'adhérer au programme du candidat à la présidentielle, mais de rendre possible sa candidature. Alors euh cette injustice-là, elle n'a jamais été réparée, quoi qu'elle a été tout le temps vue, comprise et dénoncée par à peu près tout le monde et surtout par un grand nombre d'hypocrites qui, une fois arrivé au pouvoir se sont bien gardés de changer la règle du jeu.
Et ce chiffre lui-même de 500 élus a une histoire. à la première élection présidentielle, celle de 1965 dans le cadre de la 5e République et bien il n'avait besoin que 100 signatures. Et très vite le général de Gaul s'est aperçu que ça n'était pas d'après lui un filtre suffisant.
Il y avait des gens qui s'étaient faufilés jusqu'à la candidature dont on ne comprenait pas très bien ce qu'il faisait là. Euh je pense par exemple à un candidat dont vous trouverez des écho en regardant euh Alina qui s'appelait Marcel Barbu et qui euh pleurait abondamment à chacune de ses interventions à la télévision. Bref, l'histoire était qu'il fallait garder quelque chose du régime de la 4e République où c'était les notables qui élisait le président de la République.
Donc vous voyez, il y avait dans la règle des sans signatures aucune vérité surnaturelle, aucune tradition millénaire. qui nous y obligeit. On l'a fait parce que c'était une concession à l'humeur du temps.
Mais tout ça est injuste. Et regardez tel que je suis et bien j'ai déjà été candidat trois fois à l'élection présidentielle et deux fois en recueillant plus de 7 millions de voix. Mais à chaque campagne, je dois recommencer tout à zéro.
C'est-à-dire que nous devons consacrer du temps, de l'argent, de l'énergie militante, non à convaincre sur le programme, non à afficher, non à faire tout ce qui va du côté de la bataille d'idée, mais d'aller de l'un à l'un, d'un village à l'autre, d'une porte de mairie à l'autre, demander aux maires s'ils veulent bien pariner notre candidature. Et souvent les mères sont ni pour ni contre évidemment des fois ils sont contre, d'autres fois ils sont pour. Mais la majorité joue son rôle en disant "Écoutez moi, nous sommes une petite commune, j'ai pas envie que ça fasse des histoires." Naturellement souvent les gens comprennent que c'est pas l'adhésion de leur mère qui est demandé "Mais vous prenez le problème comme vous voulez." Les maires n'ont rien demandé.
C'est pas eux qui ont demandé à avoir le privilège de l'investiture. Par conséquent, non seulement c'est injuste, mais ça met les élus qui peuvent faire l'investiture dans l'embarras, dans la difficulté. Ça peut créer des problèmes euh dans les communes que euh le maire signe ne signe pas parce que s'il signe, il peut avoir des problèmes avec les uns et puis s'il ne signe pas, il y a des problèmes avec les autres.
En tout cas, les 150000 signatures que j'avais demandé au nom de l'aide à la réussite de cette 4e campagne, et bien je les ai eu en moins de 24 heures. J'en suis très fier, très honoré et surtout je suis très fier de vous parce que ça signifie que vous comprenez parfaitement l'enjeu. Plus vite cet effet, plus ça crée de la dynamique, ça crée de l'élan et ça montre qu'il y a un effet de rassemblement et que donc la gauche n'est pas cette petite poussière venimeuse de lutte et de dispute, mais qu'il y a un endroit où c'est carré et où on va de l'avant, où on a un programme, on a une équipe et un seul candidat, pas une ribambelle qui s'entretue.
Donc c'était important. Mais attention, ça ne veut pas dire que c'est fini. Au contraire, ça doit nous donner un pied d'appel pour avoir encore plus de signatures.
Vous savez, un moment, on a craint que vous soyez rebuté par toutes les questions qui sont demandé au moment où les gens viennent pour parener la candidature parce queon demande l'adresse mail bien sûr, le numéro de la ville hein, pour qu'on sache, qu'on puisse répartir ensuite les signatures pour voir d'où elles viennent que la machine fasse ça. Il y a les numéros de téléphone parce que ça permet un contact direct. Bon bref, beaucoup de choses ont craignait que ça ralentisse pas du tout.
Ça n'a pas eu du tout cet effet dissuasif et vous avez surmonté sans trop de mal la petite difficulté que ça représentait. Donc on est très content mais maintenant bien sûr il nous en faut encore d'autres. C'est amplifier cet élan, ce mouvement et puis le faire reposer sur lesquels les bases sur lesquelles nous on aime que les choses se fassent.
L'acte clair, conscient, affirmé. Voilà pourquoi ces nouvelles signatures nous aideront. Et puis vous verrez quand vous remplissez la fiche, on vous demande aussi si vous pouvez faire une participation financière.
Il y a un maximum, vous pouvez pas donner plus de 7500 €. Bon, pour autant euh ça ne veut pas dire que à 7400 € ça cesse d'être significatif. Non, vous donnez ce que vous pouvez et même si c'est pas grand-chose, on sait que c'est beaucoup pour vous et on sait que c'est de tout cœur et donc ça remplit la caisse, il y en a besoin.
Et puis ça aussi ça donne de la force. C'est un signe d'aide un peu plus poussé mais si vous signez déjà, c'est bien cette aide. En tout cas, sachez que elle est indispensable parce que le prix des campagnes électorales c'est envolé.
Quand vous regarderez les bilans en fin de campagne, vous serez horrifié et comme vous regardez le détail, vous êtes super horrifié. Je vais vous donner un exemple, une salle bien connue dans Paris, pas très grande, 2 3000 personnes, pris de la location de cette salle qui était autrefois très facilement accessible. 100000 € plus de 100000 € vous entendez bien ? plus de 100000 € pour tenir une réunion, une soirée.
Donc vous comprenez ce que sont les tarifs. Là, je vous parle d'un tarif parisien. Les tarifs en région sont fort heureusement moins d'ment mais pas toujours et pas sur toutes les salles.
Alors il y a besoin d'argent et il faut que vous sachiez que quand les communes qui souvent ont une quelle que soit la couleur politique du MA souvent pas toujours he pas toujours, sont très ouvertes à comment dire au respect de la démocratie à son encouragement. Il y a pas de démocratie possible si vous pouvez même pas tenir une réunion pour exprimer vos idées, hein. Bon, déjà que quand vous avez des tractes, on vous laisse pas rentrer parce qu'il faut un code que vous pouvez pas aller là où tout le monde va, c'est-à-dire aux grandes surface du coin.
Et en plus, si vous avez pas de salle, vous faites quoi ? Les panneaux d'affichage ont été limités dans la plupart des villes et il y a même des endroits où quand vous distribuez un track sur un marché, vous êtes verbalisé. Ce qu'on peut dire, c'est que la démocratie est bien enfermée dans un mur d'argent, hein, et que ce mur d'argent, ça ressemble souvent à un nœ coulant pour vous étrangler.
Donc le les mairies prêtent les salles, mais on nous dit "Attendez hein, quand une mairie vous prête la salle, vous devez la faire figurer dans votre compte de campagne comme si vous l'aviez payé." Ça s'appelle valoriser la salle. Et donc ça compte et ça vous rapproche du maximum que vous pouvez dépenser dans une campagne électorale.
C'est pas que je sois contre les maximum fort heureusement il y en a en France. Il y a des pays où il y en a pas. Les États-Unis d'Amérique, si vous voulez comprendre la politique aux États-Unis d'Amérique, faut savoir que pour nous la gauche radicale, la bataille que c'est parce que là-bas, il y a pas de limite au financement des partis et tout le monde peut contribuer.
En France, tu peux pas contribuer si tu es une entreprise ou si tu es une association. Tu ne peux le faire qu'à titre personnel. Il faut connaître tout ça pour comprendre le sens qu'avait cette première bataille que nous avons mené ensemble.
Et vous avez à la fois donné 150000 signatures et déjà vous avez donné pas mal de cotisations. Donc on est de don parce que c'est un don, ça s'appelle comme ça. C'est pour nous un encouragement formidable.
Alors je précise que ce don sera déductible de vos impôts. Bon si vous en payez beaucoup, c'est une bonne nouvelle. Si vous en payez moins, c'est reste aussi une bonne une bonne nuelle.
Vous retirerez 60 % du montant de votre déclaration d'impôt. Pour être franch, je trouve que c'est pas si génial que ça que de demander à chacun d'affecter lui-même le montant de son impôt. Mais enfin, puisque c'est la loi, alors il faut agir dans le cadre de la loi et prendre l'avantage qui est proposé d'aide et de financement de la démocratie.
Parce que voyez-vous, les banques, ell elles prêtent pas souvent. Alors euh pas à tout le monde mais en tout cas elle ne prête pas à tout le monde et elle ne prête pas tout le temps. Par conséquent, les contributions individuelles sont super bienvenues.
Voilà les amis, la première étape est franchie. Je suis désormais le candidat des 150000 premières personnes qui ont parené ma candidature autant que je suis le candidat du mouvement insoumis et de ses alliés. Et pour résumer, je dirais que je suis surtout le candidat d'un programme, vous le savez aussi bien que moi.
Et c'est d'ailleurs pourquoi vous avez pariné ma candidature. Alors, je finis en vous redisant merci. Merci beaucoup parce que non seulement vous m'avez investi, mais en plus vous avez donné du courage, de l'énergie pour aller dans ce grand moment de démocratie qui est l'élection présidentielle en France.
M.
Jean-Luc Mélenchon