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Conférence de presseJordan Bardella (sur YouTube)· 6 octobre 2026 20 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesImmigration & asileEurope & international

Jordan Bardella : « L’économie française est au bord de la faillite ! »

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    « Les gouvernements d'Emmanuel Macron auront présenté 10 budgets en déficit. »
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    « 10 budgets qui auront alourdi notre dette. »
  • 2:10Invité politiqueChiffre
    « Les prélèvements obligatoires augmenteraient de 48 milliards d'euros dont 17 milliards au titre de prélèvement nouveau. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Le gouvernement maintient une prévision de croissance de 1 % quand plusieurs instituts retiennent des perspectives inférieures autour de 0,8 ou 0,9 %. »

Temps de parole

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Jordan Bardella

Bien mesdames et messieurs, merci de votre présence à cette conférence de presse. La présentation d'un budget n'est jamais un simple exercice comptable. C'est le moment où les discours se confrontent aux chiffres, où les promesses se mesurent au résultats et où les le gouvernement doit répondre de ses choix et de ses priorités politiques. À quelques mois de la présidentielle, la séquence budgétaire qui s'ouvre est donc à bien des égards un moment de vérité pour les finances publiques de la nation. Je vais m'attarder à mon tour, plus spécifiquement sur cette séquence et sur les principaux axes du contrebudget que nous entendons présenter à l'Assemblée dans quelques jours.

Les gouvernements d'Emmanuel Macron auront présenté 10 budgets en déficit. 10 budgets qui auront alourdi notre dette. 10 budgets qui auront augmenté la dépense publique et la fiscalité. 10 budgets qui auront conduit la France à la situation que Marine vient de décrire. L'économie française est au bord de la faillite. Depuis la présentation de la copie budgétaire par le gouvernement le corn, la sanction des marchés est sévère. Les taux d'emprunt à 10 ans frôlent les 5 % et l'écart avec le taux d'emprunt souverain de l'Allemagne, le spread, est au plus haut depuis 2011.

Et pour cause, les marchés et les investisseurs ont découvert au fil des annonces que l'ensemble des promesses d'économie était illusoire et déraisonnable. Le procédé est désormais bien connu. On construit une trajectoire théorique de dépenses projetées. On présente comme une économie l'écart entre ces trajectoires et la dépense finalement inscrite au budget. Autrement dit, on gonfle artificiellement l'effort budgétaire affiché jusqu'à pouvoir dans certains cas donner l'apparence d'économie qui n'existe que sur le papier. En temps normal, ces artifices comptables que nous avons main de fois dénoncés nuisent déjà à la sincérité et à la qualité du débat budgétaire.

Mais lorsque les marchés obligataires sont sous tension et que les investisseurs scrutent avec une attention toute particulière la trajectoire des finances publiques de la France, le sujet prend une toute autre dimension. C'est la crédibilité même de la parole de la France qui est en jeu. Non seulement les 54 milliards d'euros de coupe budgétaire annoncé ne sont pas au rendez-vous, mais les dépenses publiques continueraient en réalité d'augmenter 0,2 % en volume, soit près de 6 milliards d'euros supplémentaires. En valeur, la hausse dépasserait les 40 milliards d'euros. Même constat du côté des impôts, il n'y aura, vous l'avez compris, ni gel ni baisse de la pression fiscale.

Les prélèvements obligatoires augmenteraient de 48 milliards d'euros dont 17 milliards au titre de prélèvement nouveau. Et parmi ces mesures nouvelles, il en est une particulièrement significative, un prélèvement sur l'épargne des Français qui rapporterait près d' 1,4 milliards d'euros au compte public. Après avoir augmenté les impôts et les taxes, le gouvernement le cornus attaque donc désormais à l'épargne. Ce premier pas vers la spoliation de l'épargne des Français doit être dénoncé.

Non seulement aucune rationalisation de l'organisation de l'État n'est engagée, mais la fuite en avant se poursuit avec la création de près de 8000 nouveaux postes sans que les véritables moyens de les financer soient assurés. Ce choix est d'autant plus difficile à comprendre que dans le même temps, de nombreux fonctionnaires restent insuffisamment rémunérés, confrontés comme l'ensemble de la France qui travaille à l'érosion de leur pouvoir d'achat. Non seulement aucune réforme structurelle n'a permis en 10 ans de dégager des économies durables, mais aucune transformation d'ampleur de l'État n'a véritablement été conduite par Emmanuel Macron.

Non seulement il n'y a aucune véritable simplification administrative, mais l'empilement des normes et des règlements se poursuit avec des conséquences très concrète pour les Français. C'est le cas, par exemple, du règlement sur les émissions de méthane dont l'application pourrait exercer une pression supplémentaire sur les prix à la pompe. Pire encore, les hypothèses macroéconomiques sur lesquelles repose ce budget apparaissent une nouvelle fois parfaitement hors sol. Le gouvernement maintient une prévision de croissance de 1 % quand plusieurs instituts retiennent des perspectives inférieures autour de 0,8 ou 0,9 % et que les hausses d'impôts risquent d'affaiblir la croissance.

Al quelques dièmes de croissance, nous le savons en moins, ce sont des recettes fiscales en moins et des dépenses sociales potentiellement plus élevées. Cela signifie que le déficit de 160 milliards d'euros affichés dans ce budget pourrait lieu aussi être sous-estimé. Voilà une autre spécialité macroniste, soit tout l'inverse du principe de prudence et de sincérité qui devrait présider à l'élaboration du budget. Au fond, ce budget ressemble à celui de l'année dernière. Comme celui de l'année dernière ressemblait déjà à celui de l'année précédente, les exercices budgétaires se succèdent, les promesses de redressement aussi, mais les mêmes déficits demeurent.

Au moment où la France doit convaincre de la crédibilité de sa trajectoire financière, où ses comptes publics sont scrutés par ses créanciers et par les investisseurs, le gouvernement présente encore une fois un budget fondé sur des hypothèses contestables, des économies largement théoriques et toujours plus de prélèvements obligatoires. Alors, la question que nous devons nous poser à l'aube de ce débat budgétaire est simple. Comment prétendre restaurer la confiance dans les finances publiques avec un budget qui ne rond avec aucune des méthodes qui nous ont conduit à la faillite ?

Il est proprement sidérant qu'après 10 années au pouvoir, les macronismes puissent encore faire preuve d'une telle désinvolture face à l'état calamitaux de nos finances publiques. 10 années de déficit, 10 années de dettes supplémentaires, 10 années de promesses de redressement jamais tenu au moment où nous faisons pire que tous nos partenaires européens. Le gouvernement le cornu préfère repousser les décisions utiles, maquiller l'ampleur des déficits et balancer la facture à ceux qui viendront après lui. Autrement dit, sauver quelques mois de pouvoir aujourd'hui quit à hypothéquer les années qui viennent.

Paradoxalement, il revient donc aux principales partis d'opposition aujourd'hui de prendre ses responsabilités et de démontrer chiffre à l'appui qu'un autre chemin budgétaire est possible pour la nation. un chemin qui permette de réduire réellement la dépense publique tout en dessirant les taux fiscal qui pèse sur la France et sur notre économie. C'est précisément le sens du contrebudget que nous présentons chaque année sous la coordination de Jean-Philippe Tangi. Un choix est d'ors et déjà clair. Nous ne pourrons pas voter en l'état un budget qui prétend redresser les comptes tout en augmentant à la fois la dépense publique et les prélèvements obligatoires.

Le débat parlementaire doit maintenant avoir lieu. Nous défendrons nos amendements et nos propositions pour tenter de corriger ce budget et tenter d'en limiter les effets les plus néfastes sur les Français. Il viendra ensuite le moment du choix. À l'issue du débat, nous jugerons le texte sur ce qu'il contient réellement, sur les économies effectivement réalisées, sur la pression fiscale qu'il fera peser sur les Français. Et c'est à ce moment-là sur la base du texte final que se posera ou non la question de la censure. Donc notre contrebudget prévoit donc une amélioration du solde public de 72 milliards d'euros ce qui permettrait d'atteindre un excédent primaire.

Marine l'a indiqué dès la première année du quinquena. Cela signifie concrètement que hors charge de la dette, les recettes de l'État couvrirait enfin ses dépenses. Autrement dit, la France cesserait de s'endetter pour financer son fonctionnement courant. Resterait alors le poids considérable des intérêts de la dette. 91 milliards d'euros. C'est le prix annuel de notre endettement. 91 milliards d'euros qui ne financent ni nos écoles, ni nos hôpitaux, ni notre sécurité. 91 milliards d'euros qui ne financent ni nos investissements, ni notre réindustrialisation et encore moins le pouvoir d'achat des Français. Cette charge nous enferme dans un cercle vicieux.

Plus la dette augmente, plus les intérêts pèsent lourds. Plus les intérêts pèsent lourds, plus ils réduisent nos marges et plus la France devient dépendante des conditions auxquelles les marchés financiers acceptent de lui prêter. Voilà ce que signifie concrètement l'effet boule de neige de la dette. Chaque année, une part croissante de la richesse produite par les Français sert à payer les conséquences des déficits accumulés plutôt qu'à financer les priorité politique d'aujourd'hui et de demain. Notre différence, mesdames et messieurs, ne tient pas seulement au chiffres, elle tient d'abord à la méthode. Nous partons d'hypothèse prudente et raisonnable.

Nous identifions la liste précise des gaspillages d'argent public. Nous évaluons les recettes, nous finançons les baisses d'impôts et nous vérifions mesure après mesure, ligne après ligne, la cohérence de l'ensemble. La France n'a pas besoin de nouvelles promesses payées par de nouvelles dettes qui pèseront sur les générations futures. Elle a besoin d'un état ordonné qui lutte contre les gaspillages, qui hiérarchise ses priorités et qui dépense intelligemment chaque euro prélevé sur la France du travail. Notre contrebudget repose ainsi sur trois mouvements très clairs.

64 milliards d'euros de baisse nette de la dépense publique, près de 34 milliards d'euros de retour de recettes et dans le même temps près de 27 milliards d'euros de baisse nette de la fiscalité. Notre logique est la suivante : dépenser moins là où l'État gaspie trop. retrouver des recettes justes là où elles nous échappent. Rendre de la liberté et de l'oxygène fiscal là où les impôts pénalisent injustement les classes moyennes et les classes populaires. Au total, nous proposons donc de redresser les comptes sans demander une fois encore au contribuable de français de payer davantage. Venons-en aux économies.

Les principaux efforts que nous entendons conduire portent sur quatre grands postes. 24 milliards d'euros de rationalisation de la dépense publique, 20 milliards d'euros sur la sécurité sociale, 12 milliards d'euros sur les dépenses liées à l'immigration, 9 milliards sur notre contribution à l'Union européenne. Réduire la dépense publique ne signifie pas pour autant renoncer à toute nouvelle dépense. Nous faisons donc des choix en supprimant des dépenses pour pouvoir en financer d'autres que nous considérons prioritaires sur le plan politique.

C'est pourquoi, mesdames et messieurs, ces économies sont partiellement compensées par 16 milliards d'euros de dépenses nouvelles, notamment pour revaloriser le congé de proches aidants, pour soutenir les jeunes à l'arrivée du troisème enfant, pour permettre le remboursement intégral de certains soins dentaires ou encore pour financer par exemple la création de 30000 nouvelles places de prison. Je vais m'arrêter un instant sur les 22 milliards de rationnalisation de la dépense publique car notre logique n'est pas celle d'un coup de drabo uniforme sur les services publics.

Notre objectif est de traquer poste par poste les dépenses que nous jugeons inutiles, inefficaces ou qui ne relèvent pas des priorités politiques que nous entendons fixer à l'État. Cela passe notamment par une réduction de l'aide publique versée aux États étrangers par la diminution des subventions aux associations ne relevant pas de l'intérêt général. par une baisse des aides à la presse et par une baisse de la dotation à l'audiovisuel public dans la perspective de sa privatisation.

Cela passe également par une réforme de la politique de la ville, par le plafonnement de certaines aides au logement en fonction du niveau des loyers, par une meilleure gestion du parc immobilier de l'État et de la politique du logement social, ainsi que par la suppression des agences et des opérateurs publics inutiles. Enfin, nous entendions agir directement sur le fonctionnement de l'État. Là encore, nous aurons l'occasion de présenter un certain nombre d'orientations dans le cadre des prochains mois autour de deux ambitions : réduire son train de vie et simplifier son organisation. Notre principe là encore relève du bon sens.

Avant de demander un euros supplémentaire au français, l'État doit d'abord être capable de justifier chaque euro qu'il dépense. Un autre grand poste d'économie concerne, je l'ai évoqué, les dépenses liées à l'immigration pour un montant de 12 milliards d'euros. Là encore, nous voulons regarder l'ensemble des coûts et ne plus raisonner politique publique par politique publique. Hébergement d'urgence, aide médical de l'État, titre de séjour pour soins, prestation sociale, politique de l'asile ou encore prise en charge des étrangers en situation irrégulières. Pris séparément, chacun de ces dispositifs possède sa propre ligne budgétaire.

Mais pris ensemble, il représente une dépense considérable. Notre objectif est donc clair et transparent. arrêter l'immigration massive et avec elle sont couvertigineux pour les finances publiques. Je tiens enfin Marine laquissé évoquer notre contribution au budget de l'Union européenne. Alors que le gouvernement prévoit une nouvelle augmentation de la contribution française de 2,8 milliards d'euros, nous proposons au contraire d'être raisonnable de ramener la contribution nette de la France à un plafond de 5 milliards d'euros. Car une question doit désormais être posée.

Pourquoi la France devrait-elle continuer à supporter l'une des contributions nettes les plus importantes de l'Union sans jamais en renégocier les conditions ? Plusieurs de nos partenaires, notamment l'Allemagne, le Pays-Bas, la Suède, l'Autriche et le Danemark, bénéficient de mécanismes de correction ou de rabet. Nous considérons que la France doit elle aussi défendre ses intérêts budgétaires et obtenir une contribution davantage proportionné à sa situation économique et financière. D'autant que la question relative de notre pays s'est profondément dégradée.

Niveau de vie français mesuré en PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat s'est rapproché de la moyenne européenne tandis que notre balance courante s'est détériorée sur une période longue. Il est donc pas question de remettre en cause toute participation française au budget européen. Il s'agit de défendre un principe beaucoup plus simple. La contribution de la France doit être soutenable, proportionnée à sa situation économique et négocié avec la même détermination que celle dont font preuve nos partenaires pour défendre leurs propres intérêts. Enfin, notre contrebudget engage une baisse nette de la fiscalité concentrée sur deux priorités politiques.

Rétablir la compétitivité de notre économie d'un côté, prendre du pouvoir d'achat aux français de l'autre. Pour nos entreprises, d'abord, nous proposons la suppression de trois impôts de production : la CFE, la C3S et la contribution sur la valeur ajouté des entreprises afin d'alléger directement le coût de produire, d'investir et de créer de l'emploi en France. Pour le pouvoir d'achat, ensuite, nous voulons agir sur les dépenses contraintes du quotidien. Baisse de la TVA sur les énergies, retour des assises sur les produits pétroliers à leur niveau de 2017 et TVA à 0 % sur un panier de 100 produits de première nécessité.

Nous voulons également revenir à un prélèvement forfaitaire unique, autrement appelé la flat taxe, de 30 %, annulant ainsi la hausse du budget de 2026, accorder une part fiscale pleine dès le deuxème enfant et exonérer d'impôts sur le revenu, les jeunes de moins de 30 ans jusqu'à quatre fois le SMIC. Notre logique est l'exacte inverse de celle qui consiste à chercher toujours de nouvelles recettes dans les poches du contribuable français. Nous faisons le choix de réduire des dépenses pour pouvoir réduire les impôts. Nous faisons le choix de moins taxer la production pour permettre à nos entreprise de produire plus.

Enfin, nous faisons le choix de moins taxer le travail, l'énergie, la consommation pour laisser aux Français le fruit de leur efforts. C'est le double choc que nous entendons proposer au cours de la campagne. Un choc de compétitivité pour nos entreprises, un choc de pouvoir d'achat pour les ménages français. Ainsi, je l'ai dit, nous proposons d'abord 17 milliards d'euros de baisse de fiscalité qui pénalisent directement la production. Les impôts de production ont cette particularité qu'il frappe l'entreprise indépendamment du bénéfice qu'elle réalise. Autrement dit, nous taxons l'entreprise avant même de savoir si elle a ou non gagné de l'argent.

Cette fiscalité pèse directement sur notre compétitivité. Supprimer ces impôts, c'est donc pas simplement diminuer la fiscalité des entreprises ou leur faire un cadeau. C'est réduire le coût de production en France. C'est rendre nos territoires plus attractifs pour les investissements et donner davantage de chance à une usine qui hésite entre la France, l'Allemagne ou l'Italie de choisir la France. Derrière une usine qui choisit la France, ce sont des investissements, des emplois, des productions, des salaires et à terme un retour et de nouvelles recettes pour nos finances publiques. Là encore, notre logique est transparente.

Taxer moins ce qui produit de la richesse pour permettre à la France d'en produire plus plutôt que d'augmenter continuellement le prélèvement sur une base productive qui s'affaiblit. Le deuxième choc, je l'ai dit, sera celui du pouvoir d'achat. Combat principal de notre campagne. Nous voulons nous attaquer directement aux dépenses contraintes, celles que les Français ne peuvent éviter qui empute leur budget avant même qu'ils aient commencé à vivre, se loger, se chauffer, se déplacer ou se nourrir.

Avec nos mesures sur le logement présenté il y a quelques jours par Marine et surtout avec la baisse de la TVA et des assises sur l'énergie, nous estimons qu'un ménage pourra économiser de l'ordre de 500 € par an sur sa facture énergétique et avec une TVA à 0 % sur un panier de 100 produits de première nécessité, nous estimons le gain supplémentaire autour de 100 € par an. Ce sont des baisses d'impôts que les Français n'auront pas à chercher sur une feuille de paye ou dans une déclaration fiscale. Ils devront pouvoir les constater immédiatement et directement sur leur facture et sur leur tickets de caisse.

Le rétablissement d'une part fiscale entière dès le deuxième enfant permettrait également à une famille de deux enfants de bénéficier selon son niveau de revenu d'une baisse d'impôts pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros. Par. C'est là encore un choix assumé. Considérons que la politique fiscale doit soutenir les familles qui accueillent des enfants et accompagner le renouvellement des générations. Derrière la question du pouvoir d'achat, des familles se pose une question centrale à laquelle nous tenons, celle de la natalité. Plus largement, mesdames et messieurs, toutes ces mesures répondent à une même priorité.

Rendre aux Français une partie de ce que la fiscalité macroniste leur a pris et desserrer les taux des dépenses contraintes. Pendant 10 ans, les dirigeants successifs nous ont expliqué qu'il était impossible de réduire réellement la mauvaise dépense publique, impossible de baisser significativement les impôts, impossible de réformer l'État, impossible en somme de faire autrement. Avec ce contrebudget comme avec la trajectoire budgétaire présentée par Marine pour le quinquena, nous présentons une autre voie. La France ne peut éternellement vivre à crédit.

Elle ne peut pas accumuler les déficits, laisser grossir sa dette, augmenter continuellement ses dépenses et demander année après année de nouveaux efforts à ceux qui travaillent, à ceux qui ont travaillé, à ceux qui produisent, à ceux qui entreprennent ou à ceux qui épargnent. Désormais, l'heure est donc venue de choisir de choisir entre les dépenses utiles et celles qui ne le sont plus. De choisir entre augmenter encore les impôts ou rendre aux Français les fruits de leur travail. Choisir entre continuer à pénaliser ceux qui produisent ou retrouver le chemin de la compétitivité et une ambition forte pour la croissance.

Choisir enfin entre poursuivre la fuite en avant de la dette ou remettre la France sur le chemin de la raison budgétaire. Cette trajectoire est celle que nous proposons avec Marine Le Pen et avec Éric Sioti. Moins de dépenses inutiles, moins d'impôts, davantage de pouvoir d'achat, une économie plus ambitieuse et plus compétitive et le retour à l'équilibre primaire pour nos finances publiques.