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Discours / meetingTEDx Talks· 28 avril 2022 19 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

L'océan, bien commun de l'humanité? | Catherine Chabaud | TEDxLaBaule

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Catherine ChabaudFait
    « le chemin pour faire reconnaître l'océan comme un bien commun de l'humanité au niveau des nations unies ce chemin n'existe pas »
  • 11:00Catherine ChabaudFait
    « nous lançons l'appel de paris pour la haute mer et dans cet appel nous parlons de l'océan comme un bien commun de l'humanité »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] la tels que vous voyez à l'instant où je vous parle je suis engagé dans une aventure à côté de laquelle mes deux tours du monde en solitaire me paraissent me paraîtrait presque facile quoique si je compare avec mon premier vendée globe l'aventuré beaucoup moins risqué pas de tempête à redouter pas de naufrage pas de chavirage mais c'est beaucoup plus long ça fait bientôt quatre ans que j'ai franchi la ligne de départ je ne sais pas où élise la ligne d'arrivée je ne vais pas même s'il ya une ligne d'arrivée sans compter que à moins d'une avarie majeure ou à moi de ne pas en revenir on finit toujours par faire le tour du monde alors que le chemin pour faire reconnaître l'océan comme un bien commun de l'humanité au niveau des nations unies ce chemin n'existe pas ya pas deux continents à contourner pas de cap horn pas de vent dominant tout est à inventer mais c'est étrange je sais au fond de moi que ce chemin je dois le suivre sans bien savoir où il va me mener et peut-être que ce chemin je le suis depuis toujours peut-être que tout ce que j'ai accompli jusqu'à présent me conduirait à mon insu vers ce but 6 20 et pourtant si grand j'ai connu la mer en dessous avant de la connaître au dessus quand j'étais enfant nous passions de vacances entre les calanques de marseille et la pointe de la bretagne roscoff mon père nous et qui paie mes frères ma soeur et moi de combinaison de plongée de palmes masque et tuba et nous partions à l'aventuré avec les palmes à la main enfin deux marées descendantes et nous attendions d'avoir de l'eau au moins jusqu'aux genoux pour pouvoir nous allonger et nous nous progressions doucement avec les les les algues coller aux masques jusqu'à trouver suffisamment d'eau pour pouvoir nager et puis un jour papa nos amis à la plongée sous marine est brutalement la mer est passé pour moi de la deuxième à la troisième dimension il y avait des collines il y avait des canyon ça grouillait de vie bien évidemment des poissons et les forêts et les algues et les laminaires étaient devenus des forêts que j'explorais c'est à formidable sentiment j'ai compris ici à c'est à ce moment là je le comprends aujourd'hui que ma passion de la mer ndé dans les laminaires de la pointe de la bretagne fait ma première expérience fondatrice dans ces mêmes années j'ai compris que non seulement elle était vivante mais qu'elle était fragile en 1978 le naufrage de l'amoco cadiz a entraîné une marée noire les plus anciens parmi vous sent souvent viendront une marée noire qui a atteint les côtes de roscoff et j'ai des souvenirs précis d'une photo aérienne on voit arriver le front de boue qui a déjà envahi le le port de roscoff et le fond du port les n'a pas encore été atteint les os sont encore trans suicide j'étais horrifiée à l'époque quand on rentrait de la plage nous avions toujours du cambouis sous nos chaussures et j'ignorais l'époque c'est parce que les navires au large des loyers leurs cuves de fuel avec l'eau de mer depuis la réglementation a mis en partie fin à ces pratiques du moins sur nos côtes pas partout mais dans les mêmes années il y avait déjà une autre pollution qui déjà envahissent l océan une pollution qu'on a mis pratiquement plus de 40 ans à prendre la mesure si la pollution des déchets qui vont à la mer et cette pollution là moi je vais la découvrir il ya 30 ans à l'occasion de la première transat en solitaire c'était la mini transat en 91 et alors que je voyais déjà j'observais déjà des déchets dans les fonds marins quand je faisais de la plongée ou le long des côtes quand je naviguais et là j'étais en plein milieu de l'atlantique et j'ai observé des pannes polystyrène des bouteilles plastiques ce n'était pas concevable à 1000 milles de toute comptabilité de voir ces déchets là et je ne me suis pas dit à ce moment là où sont les affreux pollueurs je me suis dit mais comment en est on arrivé là collectivement je me suis sentie responsable j'ai senti cette responsabilité individuelle et collective qui m'habite encore aujourd'hui et j'ai su ce jour qu'un jour il faudrait que j'agisse moi même c'est ma deuxième expérience fondatrice mais à ce moment-là j'ignore quelles sont les solutions à à ma portée et je poursuis la course au large c'est l'expérience de mes deux tours du monde en solitaire qui vont commencer à me donner des clés facettes à ce sentiment d'impuissance vous l'avez compris le vendée globe c'est une expérience de l'extrême quand c'est bon c'est délicieusement bon quand c'est dur c'est vraiment très dur on vit des émotions particulièrement extrêmes quand on est face à des avaries qui nous semblent majeur et quand on est seul et qu'on imagine qu'on sera incapable de les réparer soi-même parce qu'on n'a pas le choix parce qu'il en va de l'intégrité du bateau et de notre propre sécurité et bien trouve les solutions on trouve les solutions c'est extraordinaire pendant mon premier verre de vendée globe une déferlante à à bousculer mon bateau qui a mis la tête de mât dans l'eau et heureusement le bateau s'est redressé tout de suite j'étais dans l'océan indien la tempête est effroyable c'est celle qu'à retourner les bateaux de raphaël dinelli tomates d'ubs de tirer du bois et et bullimore et heureusement ici redresser tout de suite heureusement parce que j'étais sur le pont jules temps juste de m'accrocher au mas sur le moment j'ai pas eu le temps d'avoir peur mais c'est après j'ai mis dix semaines à m'en remettre des semaines où j'ai bricolé réparer ranger et en particulier j'ai réparé une éolienne j'avais plus de groupes électrogènes ils étaient tous morts les deux j'en avais et sept éoliennes le jour où je les réparer mais ça a été le plus beau jour de votre vie pratiquement parce que j'étais dans l'océan indien et j'ai bouclé ce tour du monde depuis le sang indien avec une éolienne et de panneaux solaires ce tour du monde face et deux tours du monde parce que j'en ai faire derrière m'ont donné des expériences des leçons mais pour la vie pour la vie d'abord sur mon propre potentiel jeu pourquoi faut-il attendre d'être dans des conditions extrêmes pour explorer le potentiel que nous avons vous avez un potentiel extraordinaire n'attendez pas d'être dans des conditions extrêmes pour les exploiter ce potentiel ça m'a donné aussi vraiment là la conviction que l'être humain est capable de résilience et puis aussi ça m'a donné le 7 ce goût et cette compréhension de la puissance du collectif le bateau avec lequel j'ai bouclé ce premier tour du monde en 80 16 81 97 23 mars 97 l'arrivée ces bateaux je l'avais récupérer un mois et demi avant le départ et il était parfaitement préparée par l'équipe que j'avais réuni au pied levé la mère m'a aussi appris que on ne lutte pas contre la mer contre les éléments vous entendez toujours voulu tu voulais marabout du thé contenant on ne lutte pas on doit composer avec et cette leçon en matière quand on parle des conséquences du changement climatique et de l'élévation du niveau de la mer on en a entendu parler eh bien ça ne sert à rien d'ériger des remparts partout de construire des digues peut-être à venise mais pas partout il faut accepter l'immersion la mer sera toujours plus forte c'est tout du monde cette expérience initiatrice des tours du monde c'est ma troisième expérience vraiment fondatrice en 2002 je décide d'arrêter la course au large j'ai envie de naviguer autrement j'ai envie d'être utile de m'engager je reprends ma casquette de journaliste et je décide de montrer les solutions à une d'époque on ne parle que des problèmes je veux m'ont parlé de ses solutions dites durables aujourd'hui on dirait et je pars aussi dans des projets de deux bateaux éco-conçus de voiliers du futur parce que je veux entraîner la filière de type qui est la mienne dans la transition écologique je pense que j'étais un peu pionnière et si certains projets ont abouti le volet du futur n'a pas vu le jour mais il aura inspiré je pense une génération le ministre de l'écologie de l'époque qui entend parler de mes engagements de propose d'abord une mission puis m'entraîne dans l' aventure du grenelle de la mer et là c'est l'apprentissage de la réflexion collective la puissance du collectif non au niveau de la réflexion je découvre et je rencontre tous que la france compte d' expertise sur la mer les scientifiques les ong le monde économique le monde social les institutions ensemble nous faisons le constat que la mer est l'avenir de la terre et nous tentons d'en définir les conditions de la durabilité et c'est sur ce thème que je vais poursuivre au conseil économique social environnemental où je vais décider de faire monter livre de la mer sens figuré je vous rassure dans cette institution qui semble complètement ignoré les sujets et c'est là que je vais vivre mon quatrième des événements fondateurs nous décidons d'organiser une conférence internationale sur la gouvernance de la haute mer la haute mer vous savez cette zone au delà des des zones économiques exclusives cette partie de l'océan les fonds marins depuis la convention de montego bay de 82 ont un statut juridique mais la colonne d'eau au dessus n'a aucun statut juridique or les explorations qu'on y fait montre à mesure qu'on connaît mieux l'océan mais qui a des richesses en matière de biodiversité de ressources génétiques sans parler des rochettes des richesses minérales et on voit bien l'appétit des uns et des autres sur ces fonds donc il faut donner un statut nous lançons l'appel de paris pour la haute mer et dans cet appel nous parlons de l'océan comme un bien commun de l'humanité ça m'a été soufflée par une amie sur le moment je prends pas toute la dimension toute la mesure de la richesse de cette de cette appellation mais l'institut français de la mer décide de créer un groupe de travail que je rejoins et pendant plusieurs années on va travailler sur le sur le sujet et puis passez quelques mois quelques mois plus tard avec le comité de pilotage avec lequel nous avions organisé cette conférence de via la plateforme motion et climat qui encore aujourd'hui continue de porter la voix de l'océan dans les négociations climatiques de mon côté à nouveau une ministre de l' de l'environnement le propose d'embarquer comme délégué à la mer littoral une nouvelle mission que je mène pendant deux ans formidables et je décide de la quitter pour retrouver ma liberté de parole m'adresser directement au chef de l'état j'avais peur et lui demander un portage politique de la mer au quotidien parce que la mer on a besoin et moi je décide de reprendre la mer parce qu'elle me manque au large je me demande mais comment vais-je poursuivre mes engagements d'ailleurs je croise des sargasses y avait partout due au changement climatique comment poursuivre mes engagements il faut absolument trouver un moyen d'accélérer sur la conscientisation et sur le passage à l'action parce que tout le monde est d'accord qu'il faut faire quelque chose mais il faut accélérer et je veux crier à l'humanité que nous devons tous agir parce que l'océan et touche il se réchauffe et ils s'acidifient du fait de nos émissions de co2 il étouffe de nos déchets de nos pollutions contaminés je veux aussi dire à l'humanité que l'océan est une richesse et pas uniquement parce que l'océan de nouri et aussi la moitié de l'oxygène que nous respirons etc l'océan est un bien commun à toute l'humanité quel que soit l'endroit où on habite même si on est très éloignée des côtes on est tous concernés par sa bonne santé alors en rentrant de cette transat je réunis les experts avec lesquels nous vous avions démarré des travaux donc sur le bien commun et ensemble nous décidons de lancer l'appel pour l'océan indien comme l humanité avec l'ambition de la dgre et de le faire intégrer dans le préambule du futur traité sur la haute mer au passage négociations en cours on pourrait avoir un traité d'ici la fin de l'année et son corollaire si l'océan est un bien commun il est de notre responsabilité individuelle et collective de le préserver et donc on lance l'appel mais il s'adresse aux états mais pas qu'aux états vous l'avez compris il s'adresse aussi aux collectivités aux entreprises aux citoyens et cet appel est véritablement mon cinquième événement fondateur nous le lançons les 8 juin 2018 avec les coureurs du vendée globe et et puis nous partons nous nous engageons pendant plusieurs années à essayer de de le promouvoir nous organisons des événements des conférences avec françoise gaill le scénographe qui m'accompagne eudes riblier là le président de l'institut français de la mer nous organisons aussi des séminaires nous invitons des sociologues des philosophes des anthropologues pour essayer d'explorer ce ce concept parce qu'il faut comprendre s'il exige qu'il yad'autres concept qui existe à travers le monde en fait nous réalisons que nous inventons un concept parce que le bien commun nous le qualifions pas uniquement pour les poissons pour les ressources génétiques pour tous que l'océan apporte comme bienfaits l'humanité mais pour l'intégralité de l'océan au regard des bienfaits qu'ils apportent à l'humanité alors tout ça ça doit vous paraître un peu stratosphérique comment mon bien commun peut changer les comportements mais c'est au nom du bien commun qu'il nous faut fermer le robinet des déchets qui vont à la mer c'est au nom du bien commun qu'il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre c'est au nom du bien commun qu'il faut aller préserver l'arctique et l'antarctique c'est au nom du bien commun qu'il faut partager les données que les scientifiques collecte et c'est au nom du bien commun que nous devons tous participer vous moi à la régénération de l'océan régénérer l'océan c'est du reste l'initiative que nous avons lancé avec les jeunes qui nous accompagnent dans cette belle initiative sur un territoire du morbihan qui s'appelle aurait quiberon et atlantique nous avons lancé le projet blue print ce territoire est structurée par trois bassins versants tous les trois pollué devons tous les trois à la mer ç'a un impact pour les ostréiculteurs et ça nous intéresse pas de savoir où sont les offres pollueurs là encore ce qui nous intéresse c'est que chacun comprenne qu'il a sa part à faire et donc il nous faut valoriser les bonnes pratiques donnés à d'autres l'envié d'agir est engagée la spirale vertueuse on a lancé ce projet l'année dernière en juin de l'année dernière et ça marche ça prend blueprint prend il ne cherche pas à se substituer ce projet aux politiques publiques justes à les accélérer parce qu'on a des politiques publiques qui s'occupe de prendre soin de l'océan des plus politiques européennes et d'ailleurs j'ai pris mon mandat européen avec l'ambition après l'avoir refusé trois fois avec l'ambition justement de porter le bien commun aussi au niveau européen notamment depuis que la france le soutien alors avec le projet blue print je retrouve le plaisir d'être dans des projets concrets de terrain du local au global en fait je sens que j'ai besoin d'agir à ces deux échelons et que ces deux échelons au besoin de dialoguer entre deux de s'inspirer mutuellement au delà du l'objectif qui est le nôtre encore une fois je suis épaté par la puissance du collectif et elle me fait croire que nous sommes en capacité de relever le défi des enjeux climatiques et de biodiversité devant lesquels ne sont alors quatre ans après avoir lancé cet appel pour l'océan bien commun de l'humanité eh bien il n'a jamais la notion n'a jamais été autant porter au niveau français mais aussi au niveau international il paraîtrait même qu'elle est acquise mais dit on depuis le wan ho chi minh qui avait dû à brest en février où on a réussi des airs à stabiliser sa traduction en anglais ce n'était pas facile via xianda the global commeinhes et mais moi je veux le voir écrit noir sur blanc dans le préambule d'un traité international on ne veut pas en faire un une notion juridique c'est une notion morale donc il ne devrait pas être si compliqué de le faire intégrer alors des notions soeur je lis un peu dit émergent partout à travers le monde il ya même des gens qui voudraient que l'eau science va reconnue comme une personnalité juridique déjà des rivières leçons alors comme les idées émergent un peu partout à travers le monde j'ai envie de citer victor hugo qui est j'adore cette phrase rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu eh bien rien n'est plus puissant le temps de l'océan bien commun de l'humanité est venue alors je ne sais pas où tout ça va me mener je vous la vous et parfois je me demande même si la quête que je poursuis n'est pas tout aussi essentiel que l'objectif que je recherche et cette quête cette quête je le sais me passera à nouveau par la mer par l'océan dans quelques mois je reprendrai la mer [Applaudissements]