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Podcast / conversationROSALUX· 13 avril 2014 30 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalNumériqueInstitutions & élections

François Ruffin - Que faire contre la finance ? (1ere partie)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiqueFait
    « ils nous répondent vous donnez trop au patronat »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « le président de la République s'est engagé à faire ce dont on parle depuis longtemps c'est-à-dire baisser le coût du travail »
  • 12:41Invité politiqueFait
    « le grand basculement pour moi de toute façon sur toutes ces questions ça va être 1983 »
  • 16:57Invité politiqueChiffre
    « en augmentant le SMIC en passant le SMIC à 1200 1300 1400 € »
  • 21:58Invité politiqueFait
    « il faut une Europe où les marchandises puissent circuler librement »

Temps de parole

  • François Ruffin100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:15
François Ruffin

je d'abord je voudrais remercier les organisateurs et surtout Jean-Claude halt puisque c'est grâce à lui et grâce à des dizaines ou des centaines de personnes comme lui que le journal vit ou survit depuis maintenant 15 ans euh je commencerai par une déclaration de Marie sol Touren sur France interre dans l'entre- de tour des municipales c'était le vendredi 28 mars 2014 et la ministre socialiste déclarait ceci je voudrais vous rappeler quelque chose je crois que c'était en en débat avec Jean-François Copé je pas sûr de son interlocuteur peut-être le renvoquier peut-être ils sont assz interchangeables mais je me souens plus l'interlocuteur dimanche dernier quand on interroge un certain nombre de salariés pour leur demander pourquoi ils n'ont pas voter à gauche ils nous répondent vous donnez trop au patronat donc là une certaine lucidité de la part de Mar Toren second élément le président de la République s'est engagé à faire ce dont on parle depuis longtemps c'est-à-dire baisser le coût du travail et ce n'est pas facile et c'est un acte de courage parce qu'effectivement entre le moment où on décide d'enlever des milliards de cotisations pour les entreprises de verser des chèqus ce sera au mois de mai à toutes les entreprises 4 % de masse brut salariale versé à ce moment-là les emplois ne sont pas encore créés et je voudrais dire au moins que vous je voudrais au moins que vous reconnaissiez ce courage là qui est de dire oui je baisse le coût de travail parce parce qu'il y a une question de compétitivité en France et c'est la gauche qui le fait et c'est pour ça d'ailleurs que je trouve ça encore plus courageux et audacieux parce que ce retour des emplois que nous allons avoir les contrats d'hier mais aussi les pqueb construire à saintazer qui vont créer des emplois pendant 5 ans ou 10 ans maintenant ces emploisl arrivent parce qu'une annonce forte est faite et que le patronat ne met pas en doute que le coût du travail va baisser j'en entends parler depuis des dizaines d'années et on le fait maintenant c'est difficile c'est audacieux c'est courageux vous voyez c'estàdire le courage pour un ministre de gauche c'est devené une politique de droite vous voyez mais ça on peut pas dire que ça soit franchement nouveau ça fait 30 ans que ça dure euh mais ce courage me rappelait cette phrase de de François Hollande donc CIT il y a pas si longtemps que ça aujourd'hui nous constatons que le déficit privisionnel de de nos régimes de retraite pourrait atteindre 20 milliards d'euros à la fin de 2020 des choix courageux devront être faits dans l'année donc les choix courageux c'est bien sûr de s'attaquer au régime de retraite c'estàd que le courage pour François Hollande c'est pas de s'attaquer à la finance comme il avait promis lors de la présidentielle c'est pas de s'attaquer euh à l'austérité allemande c'est pas s'attaquer à à l'Europe de Bruxelles mais c'est de s'attaquer au salaire au salariés euh aux cotisations sociales au régime de retraite et ainsi de suite alors au moment où je lisais au moment où j'entendais ces déclaration j'étais en train de lire un bouquin de Henry guimin qui s'appelle l'affaire Pétin Henri guimin étant un historien catholique de gauche et qui écrit un bouquin sur euh ce qui se passe en 1940 bon moi j'ai finalement quand on connaît pas bien l'histoire quand on la regarde de loin on croit que c'est naturel que Pétin r au pouvoir c'est naturel qui a un armistice c'est naturel qui a cette poignée de main à Montoir bon tout ça paraît logique on a perdu et puis c'est tout ce que démontre Henry guimin c'est queil y avait des tas d'autres choix possibles pour l'armée française que de signer cette armé puis de capituler enfin c'était de par exemple de partir de faire partir ses troupes et sa flotte en Afrique du Nord et de continuer la guerre depuis l'Afrique du Nord et que de l'intérieur il y a des hommes qui ont lutté pour que ça se fasse pas pour qu'on parte pas en Afrique du Nord pour poursuivre la guerre contre les Allemands que le chef de C de cette ligue là était le maréchal Pétin qui a tout fait de l'intérieur pour empêcher le départ des troupes pour miner ce projet et il était soutenu par une presse et que disait cette presse elle disait regardez il y a des gens courageux voilà qui ont ce courage d'accepter pleinement la défaite et d'aller serrer la main ensuite serrer la main à Hitler et accepter la défaite capituler quoi tandis qu'il y a des inconscients des fous qui eux prétendent continuer à combattre je dis pas que François Hollande soit le maréchal Pétin mais je dis que dans la logique il y a une proximité abaissez-vous devant les fort et vous serez courageux frappe les faibles et là vous serez vous serez courageux vous voyez un peu et donc je pense pense qu il y a une logique alors je dis ça fait 30 ans ça dure je je je le premier point qu'on peut peut-être je souhaiterais mettre en lumière un certain nombre de dogmes j'ai j'ai j'ai écrit ce truc rapidement pour aujourd'hui he quatre dogmes on va dire qui me paraît nécessaire de remettre en cause le premier ça serait le libre échange le deuxème ça sera l'euro et l'Europe le 3è ça sera payer ses dettes le 4è ça sera la croissance je sais pas si je vais prendre dans cet ordre là je peux commencer par la banqueroute d'ailleurs puisque c'est là-dessus qu'on m'a qu'on qu'on m'a interpellé au départ il y a ce discours on relate ce discours au début de de de du livre vive la banqueroute c'est dans C'est dans l'air avec Yve Calvi le seul Angé de 2012 ne doit-il pas être la réduction de la dette française et les moyens proposés pour y arriver Nicolas bavrez du point oui Nicolas Betou des échos si Jean-Pierre gaillard de LCI bahoui Philippe desertine qui écrit dans Libération bien sûr c'est bien tout le problème Yv Calvi tout le monde est d'accord ni la balvraise il n'y a pas d'alternative au désendettements de l'État voyez le pluralisme démocratique est quand même assurer quand on a ainsi une pluralité d'opinion une vraie une véritable diversité un débat où les idées s'entrechoc là ce qui domine dans ce dans ce discours c'est ce que j'appelle le le c'est comme ça vous savez c'est la phrase qui contient sans doute la plus de résignation nous disent regardez la réalité en face qu'est-ce que c'est si on regarde la réalité en face on nous renvoie juste de la réalité et voilà c'est finalement c'est ce qui nous empêche de penser c'est comme ça c'est pareil c'est une tothologie le ça renvoie au ça et puis on en sort pas et il devient interdit de penser donc contre le C comme ça il est nécessaire de se demander bon B d'abord ailleurs ça pu être autrement alors ailleurs c'est l'Islande je pourrais revenir sur ces cas-là ailleurs c'est l'Argentine ailleurs c'est la Bolivie il y a eu d'autres modes de règlement de la date mais même je dirais dans notre histoire ça ça a éé fréquemment différent et c'est le le le Paris qu'on a fait avec un agrégé d'histoire et avec par ailleurs une série de de d'intervenant un infirmier au chômage enfin voyez un menuisier ce genre de personne de profil là c'est de relever tous les cas dans notre histoire où il y a une remise en cause de la dette et où on n pas payé nos dettes et où finalement la France est encore debout alors le premier cas qu'on a relevé je vais vous en faire deux trois comme ça le premier cas qu'on a relevé c'est Philippe Lebel Philippe Lebelle en 1307 il a un gros problème de dette alors le premier moyen qu'il trouve pour régler la dette c'est finalement une dévaluation puisqu'il introduit il me semble du cuivre à l'intérieur des pièces d'or et voilà mais l'Église est pas contente parce que ça fait chuter on verra on pourra y revenir sur l'usage de la monnaie mais l'introduction de d'une manre d'évaluer ceux qui les possédants sont pas contents le principal possédant à l'époque c'est l'église elle est pas contente donc il faut que Philippe Lebel trouve un autre moyen il décide d'aller chez les riches pour piquer leur vaisselle en or mais bon ça suffit pas donc il trouve encore un autre moyen il dit finalement auprès de qui je dois de l'argent je dois de l'argent auprès d'un ordre cet ordre s'appelle les Templiers bon ils ont des immenses commanderies des domaines colossaux ils ont le trésor du roi et il dit mais il paraît que c'est templier il crache sur la croix il paraît que c'est templier il s'encule enfin un certain nombre de choses comme ça qui voilà donc c'est vraiment pas bien ce qui font les Templiers résultat qu'est-ce qu'on dit on dit les temp pli sur son hérétiques ceux qu'on appelait les banquiers de l'Occident je les prends je les brûle et mon problème de la dette est temporairement en tout cas réglé mais il y en a plein des cas comme ça de de alors le le ensuite vient par exemple Henri I Henri I vous savez il y a une logique en ce moment qui est de dire to big to fail pour les banques hein elles sont trop grosses pour chuter Henry 2 inverse la logique on est un peu dans une situation qui est comparable aujourd'hui à savoir que c'est l' ESP Agne qui fait banqurout aux alentours de 1550 l'Espagne fait banquroute alors je dis comme aujourd'hui parce qu'il me semble que le pays le maillon le plus faible aujourd'hui en Europe c'est c'est l'Espagne l'Espagne fait banquroute et derrière ça produit des banquroutes en série dans les villes italiennes dans les villes allemandes et à ce moment-là le royaume de France pourrait très bien se déclarer en banqurout à son tour Henry 2 le fait pas au contraire qu'est-ce qu'il fait il empreunte encore plus au banquier pourquoi il se dit ben les banquiers vont avoir tellement peur que je fasse faillite que c'est le moment que j'en prenne un maximum comme ça il voyez donc il il s'endettent il s'endettent il s'end il s'en detent encore plus et les banquiers osent rien dire parce que bon alors là on pourrait dire normalement François berou apparît et dit et les générations futur vous voyez bon Henri I fait un grand bras d'honneur aux générations futures et son fils François I va entrere résoudre le problème de la dette en procédant à un tirage au sort on procède à un tirage au sort et les rentiers les banquier ont une chance sur trois de se faire rembourser vous voyez vous imaginez la même chose avec la Grèce bon cette année BNP pariba n'a pas de chance en revanche l'adresse d' Bank s'en sert s'en sort un peu mieux ainsi de suite bon euh le le meilleur celui qui le fait le plus sérieusement c'est c'est Suly suully donc ministre de de Henri VI à la à la fin des guerres de religion la France est exangle les guerres c'est toujours un facteur d'endettement comment sui résout le problème de la dette d'abord en en l'analysant c'est-à-dire que le premier audit de la dette c'est sui qui procède à ce premier audit de la dette ensuite il décide d'éliminer un certain nombre de dettes qui lui paraissent trop vieille déjà réglé plusieurs fois ou alors par exemple les Suisses on avait besoin de leurs mercenaires mais maintenant que les guerres sont terminées on a plus besoin des mercenaires suisses donc je paye plus les Suisses vous voyez il procède bon l'Angleterre on a une dette à l'égard de l'Angleterre qu'est-ce qu'on va faire on va marier une fille du roi ça sera mieux voilà il y a un certain nombre il procède comme ça une élimination d'un certain nombre de de dettes qui permettra au fond le premier New Deal euh en France c'est CELI qui va le lancer avec des constructions de canaux une rénovation de Paris et donc on va y avoir on va avoir une période de prospérité mais cette période de prospérité va avoir pour fondement un non règlement de la dette bon dans notre bouquin on montre jusqu'aux périodes les plus récentes c'est-à-dire l'après-gerre puisque dans l'après-gerre euh il y a un choix qui est opéré qui est un choix à faire entre l'inflation ou pas d'inflation et le choix qui est opéré par le général de Goul sous la pression euh notamment des communistes c'est le choix de laisser filer l'inflation de pas combattre de pas bloquer les prix et les salaires si on laisse si on avait bloquer les prix et les salaires ils pensent que ça aurait bloqué l'économie et que ça aurait bon là maintenant le choix qui est fait est un choix rigoureusement inverse puisqueaujourd'hui tout est fait pour ne pas avoir d'inflation l'inflation c'est une manière comme disait Kees d'euthanasier les R entier c'estàdire plus il y a d'inflation plus ceux qui perdent là on nous raconte en permanence que ceux qui perdrai ce seraiit les salariés si jamais il y avait de l'inflation normalement il y avait un truc jusque on le raconte dans dans un nos papier jusqueà 1983 qui était l'indexation des salaires l'indexation des salaires c'est-à-dire qu'il y avait pas seulement le SMIC qui était indexé sur l'inflation quand il y avait 10 % d'inflation il y avait pas que le SMIC qui augmenté de 10 % mais l'ensemble des salaires augmenta c'était un accord tacite il y avait pas de loi mais dans un un accord tacite entre les syndicats le patronat et l'État il y avait une augmentation de l'ensemble des salaires de 10 % ce qui fait qu'en vérité et généralement même les salariés devancai les 10 % ils étaient obtenus par avance sur l'influation qu'on prévoyait d'avoir vous voyez ce qui fait qu'en vérité c'est pas les salariés du tout qui étaient pénalisés par cette inflation mais c'était les rentiers puisque les rentiers avaient eux des taux d'intérêt qui n'atteignit pas les niveaux de l'inflation donc ça veut dire que tous les ans l'argent qui se trouvait en banque on y perdait voyez donc euh pardon av intérê voilà donc ils avaient intérêt on avait pas intérêt à garder son argent il on avait intérêt à à l'utiliser et donc il y a eu un moyen de le moyen de de de de résoudre tout ça le grand basculement pour moi de toute façon sur toutes ces questions ça va être 1983 en 1983 et fait le choix de désindexer les salaires voire on dit même de désindexer la société française dans son ensemble je pourrais rentrer dans les détails pour expliquer comment ça s'est produit et fait le choix aussi d'avoir un euro enfin d'avoir un Francfort qui deviendra plus tard un euroort c'est-à-dire une là sopère je me trouvais la la semaine dernière un colloque à Bruxelles qui s'intitulait à propos du grand marché transatlantique sur lequel je reviendrai donc je passe à ma deuxième idée j'en saute une mais je reviendrai sur sur l'euro l'Europe je me trouvais un débat sur le grand marché transatlantique où le Dib le le thème du colloc était la démocratie en péril et vous voyez c'était comme s'il fallait en permanence à gauche qu'on ait peur que le prochain texte Vienne signer la mort de la démocratie moi je crois pas que la démocratie soit d'ors et déjà morte je serais pas aussi catastrophique mais il me semble qu'elle est en sommeil elle est en sommeil depuis 1983 c'est-à-dire que le dernier moment où on a pu opérer un choix majeur sur le terrain économique ou social c'est 1983 en 1983 le pouvoir politique prend une décision très importante qui est de ne pas sortir du système monétaire européen de ne pas utiliser ni l'outil monétaire ni l'outil commercial pour poursuivre une expérience je dis pas une expérience socialiste mais pour poursuivre une expérience alors on raconte en détail comment ça s'est décidé parce que euh c'était pas du tout gagné vous savez il y a il y a ceux qui disent que mitéran de toute façon c'était un homme de droite qu'il est arrivé au pouvoir et qui savait d'ors et déjà qu'il allait faire une politique de droite or au lendemain municipal qui sont un peu moins catastrophiques que celles qu'on vient de vivre pour la gauche enfin pour la gauche pour le Parti socialiste mais qui sont quand même un peu mauvaises en 1983 François mitteran convoque pierre Morrois et lui dit maintenant je veux que tu mènes tu restes à Matignon mais je veux que tu mènes une autre politique parce qu'il y a un débat depuis 1 an un an et demi au sein du PS pour savoir quelle politique il faut mener je veux que tu mènes une autre politique je veux que tu sortes du système monétaire européen et que tu mettes en place des barrières commerciale et là pierre Morrois a dit non je ne sauraai pas faire je ne suis pas l'homme de cette politique et à ce moment-là les D sont euh sont relancés au sein de la gauche mitteran s'appuie sur Fabius Fabius qui fait le choix de rejoindre le camp de hatali camp dessus euh de l'or et ainsi de suite qui prennent une non sortie du système monétaire européen et euh le le refus de toute forme de protectionnisme donc là euh c'est le dernier moment où finalement c'est opéré un choix majeur euh depuis ce temps-là on ne fait euh que faire ce que souhaite Marie soltouren c'est-à-dire avec audace et avec courage s'adapter euh à être plus compétitif plus compétitif ça veut dire quoi ça veut dire aller plus vite et plus loin sans sans qu'on se demande dans quelle direction voyez pourquoi parce que à partir de 1983 on a renoncé à deux outils le premier outil c'est l'outil monétaire et je pense que ça pose pour nous euh la question de l'euro mais ça ça veut dire que si on sort de l'euro quel choix quel choix monétaire on effectue néanmoins et la deuxième question dont je suis plus spécialiste c'est euh le euh ce sont les les les les barrières douanières les les les outils protectionnistes euh en jusqu'en 1981 la gauche française était tout à fait consciente que il y avait pas de d'expérience politique d'expérience progressiste qui pouvit être mené sans protection commerciale la 20e proposition du candidat François mitteran à la présidentielle c'est de ramener en dessous de 20 % le taux d'ouverture de l'économie française voilà il faut limiter l'ouverture de l'économie française il ne faut non pas s'ouvrir au monde mais en limiter l'ouverture pourquoi parce qu'on sait que si jamais on procède et c'est ce qui va se produire à une relance kénésienne euh en France c'est-à-dire en s'appuyant sur les salaires en s'appuyant sur des conquêtes sociales euh euh et bien qu'est-ce que ça fait ça pénalise de fait les entreprises françaises de fait si aujourd'hui vous menez des expériences euh progressistes en France en relançant euh enfin en augmentant le SMIC en passant le SMIC à 1200 1300 1400 € en euh en ensuite réduisant le temps de travail ce qui me paraît absolument nécessaire avec un mois de congé nous à faakir on est pour un mois de congé supplémentaire euh ou bien en disant que voilà il y a des normes écologiques plus drastiques à mettre en œuvre évidemment vous pénalisez la compétitivité française et donc dans ce cadre-là il faut y renoncer et c'est ce qu'on fait depuis toujours enfin depuis 30 ans on renonce à la moindre expérience positive en se disant ben voilà ça va pénaliser euh euh la compétitivité euh moi le premier cas que j'ai eu à faire de délocalisation mais qui était une bonne illustration ça c'était en en 1999 à Amien j'ai étudié le il y c'était whlpool j'ai eu à faire j'ai vu tout vu en matière de délocalisation même les chips sont partis de Picardie donc vous voyez pour que même les chips partent les chips flot d'or euh donc là c'était le B la première fois que j'ai je me retrouvais face à un dossier comme ça c'était les lav-linges whirpool euh je je me retrouve à une une réunion du organisée par les syndicats et qui qui disent voilà il y a un coup de tonnerur c'était le titre du courer poucar coup de tonnerur sur l'emploi vous voyez ça tombait du ciel Gilles de Robien avait déclaré que c'était une fatalité les syndicats disaient que c'était une mesure irrationnelle une décision incompréhensible bon je demande à la fin du de la rencontre à l'un des syndicalistes de la CGC mais en fait pourquoi il délocalise et le gars me dit bon écoute si tu vraiment tu veux comprendre tu lis ça puis tu lis ça il y avait un rapport de la direction il y avait un rapport de CFI Alpha qui est une boîte qui fait des tide pour les syndicats et euh donc il me dit voilà donc je passe un excellent weekend à étudier le marché du lave-linge top marché du lave-linge facial et ainsi de suite mais il y a une donnée qui on convergante dans les deux rapports c'est que le coûp de la main d'œuvre le coupt de main d'œuvre dans un laveling produit à Amien et de 12 % tandis qu'il est de 4 % dans un laveeling produit à Slovaquie en Slovaquie à poprade à partir de ce moment-là il y a plus rien d'irrationnel c'est pas un coup de tonner qui s qui s'abat sur l'emploi c'est une décision logique rationnelle des patrons de décider de de de localiser de hien vers poprade donc je suis retourné voir le gars et je lui dis bah alors qu'est-ce que vous comptez faire il me dit bon on compte aller mettre des étiquettes made in Picardy ou made in France chez d'arti bon je trouve ça j'étais jeune donc je me suis tue mais je me suis dit mais vraiment là il a une hémoral puisqu'il s'agit pas seulement des lavelinges mais bon il s'agit des pneumatiques il s'agit de plein de domaines de la métallurgie des robinets de tout ça et eux qu'est-ce qu'il propose c'est d'aller coller des étiquettes c'est vraiment mettre une un autocollant sur une hémorragie et euh et donc voilà donc là je je me suis mis à réfléchir j' une petite idée qui me trottait en tête quand même je me disais mais pourquoi il y a pas des barrières doinières pourquoi il y a pas des des choses comme ça et euh de fait quand on je vais le faire brièvement mais ceux qui ont mis en place ce système il y avait 19 usines whirpool au niveau de la petite Europe en 1989 vous voyez aujourd'hui il en reste SEP il me semble au niveau de la Grande Europe c'est-à-dire que à l'époque chaque nation avait son site de production et maintenant c'est un site de production pour tout le à l'échelle de tout le continent vous voyez et ce que je découvre parce qu'il faut faire le lien ce qu'on voit sur le terrain et ce qu'on lit dans les bouquins et tout ça c'est qu'en fait ce ça a été tout à fait pensé euh les avantages ont été pleinement pensés par par exemple Vic dek qui était le le PDG de whirpool et qui passe dans une émission euh la marche du siècle de Jean-Marie Cavada en 1991 Vic des que était donc le patron de whpool mais était aussi le patron de l'ERT euh la European run table qui est le principal syndicat des patrons européens et en 1989 interpellant en 1991 pardon interpellant Jacques de l'or il lui dit bon ben maintenant ce qui nous ce qu'il faut c'est construire la monnaie unique et c'est construire des des autoroutes qui traversent toute l'Europe et où les camions ont pas allé à 50 à l'heure vous voyez pourquoi à ce moment-là viscd que propose ça pourquoi parce que déjà ils ont abattu les barrières douanières ça va être l'Europe de 92 donc c'est déjà fait en 91 c'est déjà fait maintenant il le reste deux barrières à abolir pour pouvoir faire circuler leur marchandise plus simplement c'est la deuxième barrière c'est la barrière de monétaire de pas avoir à faire de change bon et la dernière barrière c'est la barrière physique la barrière physique c'est-à-dire que si jamais les lav-linges qui sont produits à poprade il mettent 15 jours pour arriver en Picardie et ou sur les marchés de consommation et que euh en plus il y a des chauffeurs routiers à payer à payer cher avec des nuits des machins des t de réglementation et tout ça c'est pas rentable pour eux cette Europe là donc il faut une Europe où les marchandises puissent circuler librement si on veut transformer d'un site national en un site un site de production de lavelinge national en un site de production européen il faut que les marchandisent donc qu'est-ce qui va se mettre en place là puisque Jacques Delor en direct à la télévision approuve toutes les demandes faites par la European r table c'est de dire oui oui je pense que l'union monétaire c'est absolument une nécessité premer point et 2uxème point oui oui on va vous construire 24000 km d'autoroute pourquoi parce que comme ça ça va pouvoir aller les marchandises vont pouvoir aller plus vite et on va vous construire le tunnel sous la Manche enfin voyez un certain nombre de d'infrastructures comme ça qui permettent aux euh personnes éventuellement mais surtout aux marchandises de circuler euh de circuler nettement plus vite euh donc oui euh donc le le alors tout leur savoir-faire nous ils nous l'ont pas vendu comme ça s'il nous avveit vendu ça en disant voilà l'objectif c'est juste d'aller euh de de de pouvoir supprimer 17 usines au niveau européen bon ça ça ça n'aurait pas marché donc comment ça a été vendu ça a été vendu en disant voilà c'est la prospérité c'est la paix c'est c'est la joie entre les peuples c'est tout ça maintenant quand on lit leur littérature je vais essayer de retrouver ce passage quand on lit leur littérature il y a des il y a des moment que j'aime bien page 66 on a ça euh donc c'est Gary Becker qui est un économiste américain il écrit dans Business Week il est écrit en 1983 c'est-à-dire que là c'est le moment je vous parlais là de de du moment où va être signé le traité de Maastricht he en 1992 la la séquence avec Jacques Delor en fait annonce le la l'ouverture des négociations à Maastricht hein c'est un coup un coup de point mis par la European table pour arriver à Maastricht euh là on a quand même deux histoires parallèles puisque puisque ici on a l'unification du continent européen aux États-Unis on a l'unification du continent nord-américain avec l'ALENA l'accord de libre échange nord-américain au même moment Canada États-Unis Mexique et à ce moment-là Gary Becker écrit ceci le droit du travail et la protection de l'environnement sont devenus excessifes dans la plupart des pays développés le libre échange va réprimer certains de ces excès en obligeant chacun à rester concurrentiel face aux importations des pays en voie de développement voyez c'està-dire que pendant qu'on y dit la joie la prospérité les échanges culture il faut du métissage vous voyez ce genre de baratin et bien que dit garybecker lui il est tout à fait conscient de des avantages qui vont être produits par ce libre échange c'est quoi c'est la baisse du coût du travail et la baisse des normes environnementales vous voyez qui commence à émerger alors sur le terrain environnemental il y a par exemple j'aime bien cette citation aussi de Laurence Sommers qui alors chck Economist Banque mondiale il va depuis avoir été conseiller il me semble environnement plus de Barack Obama Laurent Summers qui écrit ceci c'est dans une note interne juste entre vous et moi la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays moins développés la logique économique derrière le déchargement des déchets toxiques dans les pays au salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face vous voyez qu'est-ce qu'il faut faire il faut que les produits toxiques par exemple les taneries ce genre de truc là bon on les fasse faire dans les pays du tier monde ou bien alors les déchets les déchets informatiques les téléphones portables et tout ça on le fait faire dans le tier monde parce que si ça pollue les rivières là-bas ça coûte c'est pas il y a pas de loi là-dessus alors c'est dans une note de service qui est intitulé good environmental practices donc bonne pratique environnementale daté elle aussi de la même époque 1991 c'estàdire c'est le moment où il forge ce monde alors pour en arriver à l'actualité immédiate à leur dernière invention qui est ce qu'ils appellent l'ancre de l'économie mondiale he ce qui doit devenir l'ancre une espèce d'ancre qu'on pourra plus déplacer de l'économie mondiale c'est donc ce grand marché transatlantique le grand marché transatlantique il il il né un peu de la même manière que tout ce qui est né jusqu'à maintenant au niveau européen ça on le raconte en long en large enfin dans un livre qui s'appelle faut-il faire sauter Bruxelles il y a neu lobby business Europe AmCham transatlantic Policy Network et ainsi de suite qui euh réunissent les plus grosses firmes et ces neuf lobbyes en forment une forment une seule une seule association l'alliance marchande pour un partenariat de commerce et d'investissement donc au côté de ces multinationales donc Airbus BASF Microsoft IBM Pfizer et tout ça on trouve des élus euh des députés des députés européens alors il y a que 8 % des membres du Parlement qui sont membres de de cette alliance marchande pour un partenariat de commerce et investissement mais ils occupent des positions clés dans un certain nombre de commissions hein ils sont présidents des commissions du budget des Affaires étrangères des affaires économiques et monétaires du marché du marché intérieur et bien sûr du commerce international et là on a un entretien Michel Sapin je sais pas si vous l'avez entendu sur France Inter il est interrogé par un auditeur qui réclame un référendum sur le grand marché transatlantique Michel Sapin répond ça se discute vous savez au niveau de l'Europe parce que c'est l'un des fondements de l'Europe pas d'aujourd'hui depuis sa création d'être un grand marché qui permet la fois au personne aux marchandises aux capitaux de circuler pour être plus efficace alors là je CIS dire que Michel Sapin a tout à fait raison c'est même le fondement de l'Europe alors moi ce qui il y a un truc qui je je je vais pinailler mais dans le Traité constitutionnel européen par exemple il était noté la libre circulation des capitaux des des marchandises d'ailleurs il y avait pas les personnes libre circulation des capitaux et des marchandises mais alors il y a un truc qui est important c'est qu'il y avait une petite phrase derrière c'était y compris avec les paystiers c'estàdire l'objectif c'était pas seulement et c'est le cas de l'Europe depuis le début de d'avoir une liberté de circulation à l'intérieur de l'Union mais aussi queil ait le maximum de liberté de circulation à l'extérieur ça veut dire qu'il fallait que les capitaux il faut que les capitaux puissent aller débat à Mass à Paris de Paris à Rio de Janeiro de Rio de Janeiro à Varsovie vous voyez qui ça puisse circuler y compris et de même pour les marchandises au maximum pas seulement à l'intérieur de cette union là Michel Sapin a raison là où il a tort enfin où il a est tort où c'est pas exactement prévu comme ça même si je pense que le verre est dans le fruit comme on l'explique avec un entretien avec un un intellectuel belge qui s'appelle Geoffrey Goens le verre est dans le fruit de l'union européenne depuis le début et là Michel Sapin poursuit et l'Europe a très longtemps été plus efficace donc c'est l'Europe qui discute avec les États-Unis est-ce que c'est quelque chose qui se passe en un jour non c'est un processus très long c'est un processus qui doit nous permettre d'un côté comme de l'autre d'Atlantide de pouvoir progresser de pouvoir nous développer en bonne intelligence vous voyez bon alors là évidemment quand on lui demande sil faut un référendum surtout les sujets diffic difficiles il doit y avoir débat parce que les Français doivent pouvoir comprendre sur qui se passe trop souvent et depuis trop longtemps ils ne comprennent plus les enjeux voyez le problème ça serait qu'on comprendrait plus je pense que le problème sur un un quelque chose de cette nature là c'est qu'ils savent qu'on comprend trop bien ils savent qu'on comprend trop bien et que le résultat aujourd'hui il serait pas de 55 % de nom il serait de 60 5 % peut-être 70% de N et donc ils savent très bien ils ne comprennent plus comprennent donc plus les réponses qui sont apporté ça aussi l'efficacité c'est nécessaire l'efficacité voyez évidemment le libre échange et là au niveau mondial non pas seulement au niveau européen ne peut qu'apporter davantage d'efficacité