Fabien Roussel invité de Elysée 2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 53 %Attaque 32 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:34OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous dites à un électeur de gauche qui hésite à voter entre vous et Jean-Luc Mélenchon ?
- 3:03RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez envie de dire pour convaincre Fabien Roussel que le nucléaire n'est pas forcément bien ?
- 8:39RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à l'argument de Sandrine Rousseau sur les dangers hypothétiques d'une centrale nucléaire et la question des déchets ?
- 12:21RelanceRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord avec Sandrine Rousseau sur le fait qu'il ne faut pas pérenniser notre modèle, mais il faut en changer ?
- 17:40RelanceRéponse directe
Vous allez nous expliquer ce que vous vouliez dire avec la phrase : 'Si je suis président de la République, je nommerai Sandrine Rousseau à la tête du CSA'.
- 26:56OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de l'idée de Sandrine Rousseau de créer un délit de non-partage des tâches domestiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Invité politiqueFait
« Le roussellement, c'est augmenter les salaires et les retraites. »
- 0:11Invité politiqueFait
« Pas de salaire, pas de business. »
- 0:19Invité politiqueFait
« Reprenons le pouvoir sur la finance. »
- 3:08PrésentateurFait
« Vous, Fabien Roussel, vous pensez clairement que c'est une énergie d'avenir, le nucléaire. Vous voulez d'ailleurs construire six EPR de plus. »
- 3:14PrésentateurFait
« Vous voulez fermer dix réacteurs d'ici 2035 et sortir du nucléaire à 100% le plus vite possible. »
- 4:54InvitéChiffre
« L'EPR de Flamandville, le surcoût, c'est deux fois le budget de la justice. »
- 6:47Invité politiqueFait
« On a besoin de réindustrialiser la France. On a besoin de faire revenir nos usines ici et de produire en France des voitures, des machines à laver, des biens de consommation courante. »
- 10:31Invité politiqueChiffre
« Nous, nous proposons dans notre programme 65 milliards d'euros d'investissement dans la transformation de nos modes de déplacement, dans l'investissement dans le logement, pour justement modifier notre consommation énergétique. »
- 13:34Invité politiqueChiffre
« Il y a aujourd'hui 10 millions de Français, 10 millions de Français, qui ont des voitures critères 3, 4, 5. Ces fameuses voitures polluantes, où on leur dit ce que vous dites, terminez, vous ne rentrez plus. »
- 16:40Invité politiqueChiffre
« En France, ça prend 5 ans, ça coûte 150 000 euros, tandis qu'aux États-Unis, ça coûte... ça coûte rien et ils font ça en 6 mois de temps. »
- 19:13Invité politiqueFait
« On n'a plus le droit de bâtir sa maison à la campagne parce qu'effectivement, dans le scénario Négawatt qu'ils défendent avec Jean-Luc Mélenchon, notamment, il est prévu qu'il faut arrêter l'artificialisation des sols. »
- 22:19InvitéFait
« Ceux qui sont les plus touchés par la pollution atmosphérique, par les particules fines, ce sont les personnes qui habitent le long des axes routiers les plus fréquentés, donc les personnes les plus populaires. »
- 28:41Invité politiqueFait
« Je suis le seul à gauche à défendre ça. »
- 30:05Invité politiqueFait
« Moi je suis pour maintenir l'approvisionnement de l'Europe en gaz tant qu'on n'a pas créé d'autres solutions alternatives. »
- 30:37Invité politiqueFait
« Ce qui veut dire que le terme de complicité de crime de guerre par le candidat écologique vous paraît absolument hors de proportion. »
- 36:12Invité politiqueChiffre
« Nous augmenterons la dépense publique de 110 milliards d'euros. »
- 36:19Invité politiqueFait
« Oui nous allons rétablir l'ISF. »
- 36:20Invité politiqueFait
« Oui nous allons mettre en place le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales pour lutter efficacement contre la fraude fiscale. »
- 37:12Invité politiqueChiffre
« Les grandes fortunes elles ont vu leur patrimoine doublé en l'espace de 5 ans. »
- 38:59Invité politiqueChiffre
« 40 milliards d'euros que l'on paye d'intérêts aux banques sur cette dette. »
- 41:28Invité politiqueFait
« C'est déjà bien parce que si je fais 27% à la présidentielle j'étais sûr que vous diriez ça. »
- 44:53Invité politiqueFait
« Je suis pour un désarmement multilatéral. »
- 45:57Invité politiqueFait
« Sur le budget de l'armement j'ai précisé que je n'étais pas pour le diminuer mais de le maintenir dans le cadre de la loi de programmation qui est prévue jusqu'en 2025. »
- 52:15Invité politiqueFait
« Il n'y a qu'une seule Chine et aujourd'hui l'ONU la France l'Union Européenne ne reconnaît pas Taïwan. »
- 52:42Invité politiqueFait
« je n'ai pas dit ça »
- 52:44Invité politiqueFait
« il n'y a qu'une seule Chine et on ne reconnaît pas Taïwan »
- 53:36Invité politiqueFait
« je suis clair en revanche sur les relations que j'aurai avec la Chine »
- 53:46Invité politiquePromesse
« je ne vais pas désindustrialiser le pays et renvoyer nos usines en Chine »
- 53:53Invité politiquePromesse
« avec moi président de la république c'est fini la désindustrialisation aussi en Chine »
- 53:57Invité politiquePromesse
« c'est fini de vendre nos ports et nos aéroports »
- 54:02Invité politiqueFait
« moi je vais garder tout ça en France parce que je défends l'intérêt de la France »
- 55:02Invité politiqueFait
« je me suis engagé au parti communiste français pour libérer Nelson Mandela »
Temps de parole
- Fabien Roussel50 %
- Invité17 %
- Présentateur9 %
- ?8 %
- Locuteur non identifié5 %
- Locuteur non identifié 25 %
- Locuteur non identifié 34 %
≈ 28,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour la France !
On s'adresse à ceux qui en ont marre. Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes, moi c'est le cas. Le roussellement, c'est augmenter les salaires et les retraites. Pas de salaire, pas de business. Il faut que l'on se rassemble maintenant. Mettons dehors les libéraux, les corrompus. Ceux-là sont coupés du peuple. Reprenons le pouvoir sur la finance. Et que personne ne vienne me dire « Roussel ne touche pas au Grisby ». Enfin, un peu de sérieux. Il est temps de remettre l'être humain au cœur du projet pour la France. Le soir du premier tour, lâchez-vous. Me donner de la force, c'est donner de la force à cette France populaire, digne. Vive la France des jours heureux !
Et
on accueille tout de suite à 22h04, en direct sur France 2 et sur TV5 Monde, Fabien Roussel. Bonsoir.
Je
ne
sais
pas, attention, attention, attention à la marche. Faites gaffe, elle est sournoise. Vous gardez le masque, Fabien Roussel
? Non, je
vais l'enlever, mais...
Alors, vous étiez hier
sur
C8 face à Valérie Pécresse, qui est donc Covidée positive. Est-ce que vous avez fait le test ?
J'ai fait le test. Je ne
suis
qu'à contact, mais j'ai fait le test. Et je ne l'ai pas.
Tant
mieux.
Et je suis
vacciné.
Je suis heureux d
'être là avec vous. Bonsoir. Sinon,
vous ne seriez pas là. Bonsoir,
mesdames et messieurs, les téléspectateurs, les techniciens et les intermittents du spectacle. Heureusement que vous êtes là. Vive la télévision publique et la redevance télé.
Bien.
Vous pouvez partir,
c
'est bon, vous avez tout dit là. Non,
non,
non. Fabien Roussel, je plaisante. Qu'est-ce que vous dites à un électeur de gauche qui hésite à voter entre vous et Jean-Luc Mélenchon, qui était là tout à l'heure
?
Vous avez 30 secondes.
Le premier tour d'une élection présidentielle, on vote pour ses idées. C'est un vote de conviction. Ça fait des années et des années qu'on nous dit « votez utile, pensez au second tour ». Il n
'y a
que le second tour qui compte. Il y
en
a marre. Il faut arrêter. Il faut voter pour ses idées, pour ce que l'on veut. Je veux incarner une gauche populaire, républicaine, laïque, sincère. Je sais d'où je viens. Je suis du Nord. Et je souhaite reconstruire aussi cette gauche populaire. Donc c'est un vote important pour le premier tour. C'est aussi un vote d'avenir. Et je souhaite m'incarner aussi.
C
'est clair. Dans quelques instants, vous serez interviewé par Dominique Seux sur votre programme économique et par Gilles Bornstein également sur les questions internationales. Mais on va commencer par un débat avec vous. On accueille la finaliste de la primaire écologiste, remportée par Yannick Jadot. Vous le savez, une élue écologiste. On accueille Sandrine Rousseau, avec qui vous n'avez pas la même idée de la société idéale et peut-être pas la même idée de la gauche. En tout cas, vous défendez des visions assez différentes. On accueille tout de suite Sandrine Rousseau. Bonsoir Sandrine Rousseau. Merci d'avoir accepté de débattre face à Fabien Roussel. Je rappelle que vous n'êtes plus
dans
l'équipe de campagne de Yannick Jadot. Ça ne m'a pas échappé. Ça ne m'a pas échappé, mais je préfère le préciser. S'il
y
a un sujet où vous êtes clairement en désaccord et l'un et l'autre, c'est la question du nucléaire. Vous, Fabien Roussel, vous pensez clairement que c'est une énergie d'avenir, le nucléaire. Vous voulez d'ailleurs construire six EPR de plus. Vous, Sandrine Rousseau, vous misez clairement sur les renouvelables. Vous voulez fermer dix réacteurs d'ici 2035 et sortir du nucléaire à 100% le plus vite possible. C'est en tout cas le programme des écologistes pour cette présidentielle. Vous avez la parole, Sandrine Rousseau. Qu'est-ce que vous avez envie de dire pour convaincre Fabien Roussel que le nucléaire, ce n
'est
pas forcément bien
? On
le voit avec l'invasion de l'Ukraine.
C
'est-à
-dire
que les premières reprises de guerre de Poutine, ça a été les sites nucléaires et notamment Tchernobyl. Et pourquoi il fait ça ? Parce qu'il sait qu'à partir du moment où il maîtrise ces sites-là, il crée la peur,
il
crée le rapport de force. Et en fait, il a un rapport de pouvoir. Ça,
c
'est la première chose. La deuxième chose, c'est que le nucléaire, ça coûte cher. Ça coûte beaucoup plus cher que les énergies renouvelables. Et puis, ça crée quelque chose qu'on ne sait toujours pas gérer, qui s'appelle des déchets. Je rappelle quand même que nos déchets, aujourd'hui, vont pour partie à la Hague, dans la piscine de la Hague, que cette piscine va être complète, pleine, archi-pleine en 2030, qu'on ne pourra en construire une autre qu'à partir de 2035. Ça veut dire qu'entre 2030 et 2035, je ne sais pas, on met les barils chez nous, on stocke les barils chez nous.
Et puis, l'enquête de Greenpeace a quand même montré qu'on exportait nos déchets nucléaires vers la Russie, la Russie de Poutine. Et donc, je ne suis pas complètement sûre que ce soit une énergie qui nous rende si autonome, surtout quand on va chercher la matière première nécessaire dans des pays qui sont l'Ouzbékistan, qui sont le Mali, qui sont le Niger, et qui sont des pays dont on a absolument besoin pour fournir le carburant des centrales. Donc, en fait, on est dans quelque chose qui est dépassé, cher, qui ne fonctionne pas, parce que l'EPR de Flamandville ne fonctionne pas. L'EPR de Chine a été arrêté, l'EPR de Finlande est lui aussi retardé.
Je rappelle quand même que l'EPR de Flamandville, le surcoût, c'est deux fois le budget de la justice. Et là, on est parti et on fait six EPR. Il n
'y en
a pas un qui fonctionne et on en fait six. Il va vous répondre. Fabien Roussel, c'est à vous, vous avez la parole.
D'abord, je pense que, comme beaucoup, et vous comme moi, nous sommes soucieux d'être efficaces dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ça nous préoccupe tous.
Dans
tous les scénarios du GIEC, dans tous les plans, il montre qu'il est nécessaire d'investir dans la production d'énergie nucléaire décarbonée. Notre objectif, c'est de sortir des énergies fossiles à terme et se passer des énergies fossiles, du pétrole, du gaz, du charbon.
Non,
ça veut dire investir dans des énergies renouvelables
et
nucléaires, décarbonées.
C
'est notre préoccupation qu'on partage. Non, non. La lutte
pour
le
réchauffement climatique,
contre le réchauffement climatique, sortir des énergies fossiles, nous partageons en tout cas cet objectif-là. Nous, nous pensons que pour l'atteindre, il faut investir dans la production d'énergie nucléaire, une énergie décarbonée et stable. C'est indispensable. Et puis moi, je pense à ça parce que je pense au pouvoir d'achat des Français.
C'est l
'énergie la plus chère aujourd'hui.
Je
pense au pouvoir d'achat des Français parce que,
d
'abord, je rencontre des Français dans ma permanence qui viennent me voir, qui me disent « je suis retraité, j'ai 950 euros par mois, ma facture d'électricité a encore augmenté, comment je fais pour payer, j'en peux plus ». Je suis moi, pour retrouver une maîtrise publique de notre production d'électricité, d'avoir une production d'électricité nucléaire qui nous permettra d'avoir une électricité et la moins chère et de baisser la facture des Français. Mais je souhaite aussi avoir cette électricité nucléaire pour nos entreprises. Parce que je veux, dans notre projet, et d'ailleurs, je ne
suis
pas le seul à le dire, on a besoin de réindustrialiser la France. On a besoin de faire revenir nos usines ici et de produire en France des voitures, des machines à laver, des biens de consommation courante. On en a besoin et pour ça, on a besoin d'une électricité stable, qui, en puissance, décarbonée, parce qu'il y a une taxe carbone sur les produits que nous fabriquons qui va augmenter, on en a besoin, c'est indispensable.
–
Oui, mais débattez,
ce n'est pas
un meeting.
–
Il faut penser, il faut penser aujourd'hui au pouvoir d'achat des Français. –
D
'abord et avant
ça. Et pour
ça, l'énergie nucléaire, c'est l'énergie
la moins chère.
–
Et là-dessus, retournez dans votre permanence, et dites-leur, je me suis trompée, pardon,
en
fait, ce sont les énergies renouvelables, l'éolien et le solaire qui sont les moins chères, et de loin, et de très loin. Et ce qui est encore moins cher que tout, c'est la sobriété énergétique. Et c'est ça qui manque, en fait, dans les plans de développement du nucléaire, parce que là, vous avez dit à peu près tous les arguments du lobby nucléaire, bon voilà, on les connaît par cœur, mais là, la question, c'est comment on diminue notre quantité d'énergie. Et le nucléaire ne nous permet pas de faire ça, parce qu'en fait, il ne nous oblige pas à faire ça. Et là, on a une obligation, c'est de diminuer nos consommations énergétiques.
Et en l'occurrence, la France est le seul pays européen à avoir pris du retard sur les énergies renouvelables. Donc en fait, on se met dans une situation où on dépend, on est obligé, en fait, de faire du nucléaire, tellement on n'investit pas sur des énergies alternatives. Et c'est coupable, parce que, encore une fois, on est du nord tous les deux. Ça
fait froid dans
le nord, on a besoin de chauffage quand même.
Graveline est quand même une centrale nucléaire construite sur un pôle d'air, c'est-à-dire sur de la terre qui a été gagnée sur l'océan. Ça veut dire qu'au moment où l'océan monte, c'est une centrale nucléaire offshore. Eh bien, on n
'a
jamais vécu ça, on va voir ce que ça donne. Ce n
'est
pas complètement...
Sur les dangers, alors, sur ce que vous disiez,
qu'est-ce que vous répondez à l'argument de Sandrine Rousseau sur les dangers hypothétiques d'une centrale nucléaire et la question des déchets
? Mais la
question des risques du traitement des déchets est une question qui est vachement importante, je veux dire, et qui nécessite donc justement des investissements importants. Et d'ailleurs, ça ne doit pas être confié à des sociétés privées. C'est bien la question pour laquelle je dis qu'il est important d'avoir une entreprise publique qui puisse gérer la production, la diffusion, mais aussi la sécurité de ces centrales. Donc, nous avons besoin d'investir dans des centrales nucléaires sécurisées, faire confiance à nos ingénieurs, à nos techniciens. On a quand même des savoir-faire dans ce domaine. Il
n'y a
jamais eu d'accident dans notre pays. Et donc, faisons confiance. Mais surtout,
c
'est une urgence parce que vous dites qu'il va falloir baisser la production d'électricité en France. Excusez-moi, mais c'est tout l'inverse.
Si on
se
passe demain
de
pétrole, de gaz, de charbon, si on s'en passe, il va bien falloir compenser cela. Or, la sobriété énergétique, mais j'y suis mille fois pour, ce n
'est
pas que la sobriété énergétique d'ailleurs. Il faut rénover les maisons, les passoires thermiques, les bâtiments. Il faut aussi développer les transports collectifs gratuits.
C
'est ce que nous proposons partout dans les métropoles. Et nous avons d'ailleurs des désaccords là-dessus. Parce que, bien souvent, vous n'êtes pas pour voter les financements pour ces transports gratuits, métros gratuits, bus gratuits. Partout, c'est possible, dans les grandes villes. Et puis, il faut développer aussi les voitures propres. C'est la raison pour laquelle. Moi, je ne suis pas pour interdire, avec les zones, les ZFE, interdire les voitures à rentrer dans les grandes villes. Je suis pour permettre aux Français de transformer leurs voitures polluantes en voitures propres et à les aider avec une prime à la conversion pour les voitures d'occasion.
Bref, il faut avoir une véritable transition écologique et investir beaucoup d'argent public. Nous, nous proposons dans notre programme 65 milliards d'euros d'investissement dans la transformation de nos modes de déplacement, dans l'investissement dans le logement, pour justement modifier notre consommation énergétique. Mais nous allons devoir produire plus d'électricité incontournable.
Il faut
consommer moins. Il faut aussi aller vers une forme de démobilité. Ça fait partie des mots que
j
'avais posés dans la primaire et qui ont suscité le débat. Mais il faut travailler là-dessus.
C
'est-à-dire limiter
les
déplacements obligatoires et dont on peut se passer, qui sont des déplacements où on perd du temps, en fait.
C
'est-à
-dire
où on gaspille du temps. Et quand on va déposer les enfants à un endroit, faire les courses à un autre endroit, repartir au travail à un quatrième endroit et repasser...
C
'est comment
? Et bien, justement, on réorganise l'espace public pour faire en sorte que l'on puisse diminuer le nombre de trajets dont on a absolument besoin. Ce que font d'ailleurs la plupart des
personnes. Vous n'êtes pas convaincue par cette proposition ? Non, mais... Non, mais... Non, mais... Non, mais...
Non,
mais...
Non,
mais
pardon. Je vous ai laissé parler. Mais juste pour vous dire qu'il y a quand même un sujet. C'est que vous me dites, on va financer tout ça, on va financer les transports publics et tout ça. Sauf que dans votre programme, que j'ai lu avec attention avant de venir à cette émission, en fait, vous ne dites pas ça. C'est-à
-dire
qu'en fait, vous dites, on va faire une prime à la voiture individuelle. Et en fait, vous ne modifiez pas le modèle de consommation et de déplacement, de production que l'on a actuellement en France. Or, moi, je le dis, là, le rapport du GIEC vient de sortir, la situation est catastrophique. Elle n'est pas juste... On ne
peut
pas se contenter d'aménager un tout petit peu la manière dont on vit. Il nous faut changer nos modes de vie. Et là, on est dans un discours qui consiste finalement à ne rien changer, à continuer comme si de rien n'était. Et la sobriété énergétique, c'est-à-dire le fait qu'on consomme moins d'énergie par soit point de PIB, soit... C
'est intéressant ce que vous dites.
C
'est
intéressant.
Est
-ce que vous êtes d'accord avec Sandrine Osso sur ce qu'elle dit, sur il ne faut pas pérenniser notre modèle, mais il faut en changer ?
Ah, mais... Adonf, comme on dit, bien sûr. Je veux le changer, le modèle. Non, mais vous
voyez
à qui vous parlez, à qui ? Je veux le changer profondément. Mais justement, moi, je veux m'attaquer au système économique. Et c'est pour ça que je parle d'investissement public, qui est une différence d'ailleurs majeure entre nous, puisque c'est bien que les verts, les écologistes, ne sont pas pour sortir de ce système économique qui privilégie la rentabilité
à tout prix. Ah, si, si, si.
C'est une des différences fondamentales, d'ailleurs, que nous avons sur les
traités européens,
sur la concurrence libre et non faussée. Ah non ? Bon, je parle en tout cas avec le parti écologiste, votre candidat. Non, non,
mais c'est comme sur les transports gratuits, là-dessus, vous ne m'aurez pas. Vous soutenez. C
'est bien la raison pour laquelle, nous, on veut pouvoir reprendre le pouvoir sur l'argent, sur les financements publics, et pouvoir investir massivement contre les passoires thermiques, dans les grandes
métropoles. Je
préfère mille
fois
que l'on investisse dans la rénovation des logements sociaux et permettre à chacun d'avoir des logements isolés, que les gens puissent vraiment baisser leur facture d'électricité. Mais derrière, si on leur augmente les loyers, ça ne sert à rien, d'une part. Et d'autre part, vous, ce que vous proposez, c'est d'interdire la voiture. Il y a aujourd'hui 10 millions de Français, 10 millions de Français, qui ont des voitures critères 3, 4, 5. Ces fameuses voitures polluantes, où on leur dit ce que vous dites, terminez, vous ne rentrez plus.
Et donc, les grands-parents qui veulent aller voir les petits-enfants dans le centre-ville, ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture, ils ne peuvent plus. Moi, ce que je propose, c'est qu'on puisse permettre à ces personnes-là d'avoir un véhicule propre. Et or, un véhicule propre, aujourd'hui, ça coûte une blinde.
Vous avez raison, les écologistes ne sont pas pour que les... La prime de 10 000 euros pour la conversion de leur véhicule.
Écoutez, Sandrine Rousseau, on a tous intérêt à sortir de la caricature, et en l'occurrence, dire des écologistes qu'ils ne veulent pas que les grands-parents aillent voir leurs petits-enfants. Je pense que l'excès dessert la cause. Donc, reprenons les choses les unes après les autres. Déjà, moi, ce qui vraiment me fascine là-dedans, c'est qu'en fait, il y a comme une espèce de déni de la gravité de la situation et de ce que l'on doit faire.
C
'est-à
-dire
qu'en fait, cette gravité n'est jamais posée. Et du coup, on reste dans un modèle qui reste très productiviste. Vous dites, on n'est pas pour changer le modèle, mais nous, on est pour sortir du productivisme et de manière radicale, forte, immédiate, et de faire en sorte que justement, on aille dans une société qui soit une société de sobriété, une société de l'essentiel et pas du superflu, une société de l'évident et pas du gaspillage, une société qui nous permette au contraire de retrouver les liens, d'investir sur les services publics, de faire en sorte que l'on ne soit pas dans de la consommation d'objets que l'on cumule et que l'on jette aussi vite qu'on les a achetés.
Et c'est ça profondément l'écologie.
Et
c'est en fait, retrouver une forme de bon sens que l'on a eu pendant des années et dont les Trente Glorieuses nous ont absolument détournés parce qu'on nous a vendu l'idée que notre pouvoir était d'acheter. Et en fait, on nous a transformés en super consommateurs. Et je ne vois pas dans votre programme, mais encore une fois, tant mieux si vous évoluez parce qu'au contraire, moi je pense qu'on a un destin commun et je pense même qu'on a un destin commun à gauche. Donc il faut qu'on y arrive. Alors,
Sandrine
Rousseau. Précisément, les combats qui ont été menés par les communistes, je les salue parce que ça a été des combats absolument indispensables et ça nous a permis de faire avancer un modèle social conséquent. Aujourd'hui, il nous faut regarder la question écologique en face. Dans votre programme, par exemple, j'ai fait une recherche toute simple qui est le mot pesticide. Eh bien, le mot pesticide n'existe pas.
Alors,
répondez à ça.
Il faut sortir des pesticides très rapidement.
Oui, il faut même investir dans ce qu'on appelle, enfin moi je les appelle comme ça, des pesticides bio. Mais j'ai rencontré une start-up... Déjà,
il n
'y
a rien dans
votre programme et par ailleurs, des
pesticides bio, on pourrait en parler.
Mais oui,
c
'est-à-dire sans molécules chimiques.
J
'ai rencontré une start-up à Rennes qui travaille là-dessus avec une jeune ingénieure et c'est un véritable parcours du combattant quand on arrive à déposer un brevet pour valider un pesticide qui est justement naturel pour lutter contre certaines maladies de la vigne ou que les pommes subissent. J'ai cet exemple-là en tête parce qu'elle nous l'a bien expliqué. Or, pour valider un brevet comme ça, eh bien en France, ça prend 5 ans, ça coûte 150 000 euros, tandis qu'aux États-Unis, ça coûte... ça coûte rien et ils font ça en 6 mois de temps.
Donc on a besoin d'investir justement dans la recherche pour sortir des pesticides et faire en sorte que l'on puisse produire en France tout ce dont nous avons besoin en matière de viande, d'élevage comme d'alimentation, de fruits et de légumes. Et donc on a besoin
d
'investir dans des pesticides, des produits naturels qui ne sont pas nocifs. Et donc il faut croire dans la science, croire
dans la recherche
et investir à fond
dedans. Moi je crois dans la
science et c'est pour ça que je crois dans le GIEC et dans les rapports du GIEC. Attendez, on peut
avancer parce que
le
temps presse. Je
le disais
et vous le savez l'un et l'autre, vous n'avez pas la même vision de la société idéale. Vous avez eu des mots au cours de cette campagne, Fabien Roussel, à l'attention de Sandrine Rousseau ou des écologistes qui étaient assez durs. Vous parlez de gauche bobo, cogent, etc. Je vais même vous citer une phrase que vous avez déclarée à l'Obs. Si je suis président de la République, je nommerai Sandrine Rousseau ici présente à la tête du CSA. Alors maintenant ça s'appelle l'Arcom. À la tête du CSA puisque c'est elle la gardienne du temple de la parole propre. Vous allez nous expliquer ce que vous vouliez dire. Et puis il
y a
une deuxième phrase pour que les téléspectateurs comprennent. Je ne veux pas être de cette gauche écologiste bien pensante qui culpabilise les Français parce qu'ils mangent de la viande, parce qu'ils prennent leur voiture, parce qu'ils se font construire un pavillon à la campagne. Cette gauche-là n'est pas mon genre, dites-vous. Alors maintenant que vous avez votre ministre de la bonne parole en face, vous lui dites quoi ? C'est quoi cette bien-pensance et
cette bonne parole
? Cette deuxième citation, effectivement, je la revendique. La première, c'était une réaction en forme de boutade que j'ai faite parce que j'avais été critiqué sur le fait qu'à une émission de François, merci monsieur Le Tellier, j'avais dit tout le monde a le droit au bon
et
au beau et tout le monde a le droit à pouvoir manger une bonne viande. La gastronomie française,
c
'est ça, une bonne viande, un bon fromage, un bon vin. J'assume. Que n'avais-je dit là ? Bon, alors forcément, j'ai dit ceux qui donnent des leçons de morale, etc. Et donc, j'avais fait cette proposition. Je dis que c'est une boutade parce que je ne
suis
pas pour que ce soit le président de la République qui nomme le président du CSA ou la présidente du CSA.
Mais à l'attention de son nom de Rousseau,
vous assumez vos propos ?
C'est quoi la bonne parole, la bien-pensance ?
Mais j'assume totalement. C'est-à-dire qu'il
y
a aujourd'hui, du côté des écologistes ou de Sandrine Rousseau d'ailleurs,
c
'est-à-dire d'autres à gauche aussi, qui donnent des leçons, effectivement, au nom alors d'un modèle de société qui est le leur, ceux qui le défendent. Il faut arrêter de manger de la viande, il faut arrêter d'utiliser la voiture. On n'a plus le droit de bâtir sa maison à la campagne parce qu'effectivement, dans le scénario Négawatt qu'ils défendent avec Jean-Luc Mélenchon, notamment, il est prévu qu'il faut arrêter l'artificialisation des sols et pour la question de la sobriété énergétique, on n'a plus le droit d'habiter dans une maison. Enfin, ce n
'est
pas on n
'a
plus le droit. Il faut arrêter de construire sa maison. Ceux qui ont envie d'acheter leur maison à la campagne, c'est fini, ils habiteront je ne
sais
pas où. Bref, cette France où on interdit tout, cette France de la défiance,
ce
n'est pas ma France. Moi, je veux la France de la bienveillance, la France de la confiance, la France du dialogue, celle où on construit ensemble, celle où on avance ensemble, et je ne suis pas pour lutter pour la qualité de l'air en tapant sur les classes populaires et en leur disant ça c'est fini, ça c'est fini, ça c'est fini.
Je ne veux
pas d'une France sous liberté surveillée,
je veux
une France
de
la liberté, de se déplacer, de la mobilité, de se chauffer, de bien manger.
Il va falloir que vous
acceptiez qu
'elle
en place une.
C'est tout, je ne dis
plus rien.
Alors,
merci.
Alors, déjà, merci d'avoir pensé à moi sur l'ARCOM, par ailleurs, ce n
'est
pas un poste à mon avis, enfin, c'est un poste sur lequel on devrait d'ailleurs réfléchir aux questions de genre, parce que quand on m'a traité de Greta Thunberg, m
'est
n'opposée, il n'y
a
pas eu de réaction de l'ARCOM, en l'occurrence, donc je pense qu'il
y a
un petit sujet sur la politique de l'ARCOM, mais j'y reviendrai, surtout sur ce qui est bon, ce qui n
'est
pas bon. Moi, j'ai envie de vous dire qu'il y a quand même un enjeu à ce que nos consommations d'aujourd'hui nous permettent de continuer à les consommer plus tard. Et en l'occurrence, c'est en niant l'impact et l'importance du dérèglement climatique que l'on met en danger les vignes. C'est en ne mettant pas en place les politiques publiques les plus ambitieuses que l'on met en danger les élevages, l'agriculture, les rendements de l'agriculture, la qualité de la biodiversité des sols, etc. Donc en fait, ce déni de l'importance des politiques publiques et de l'ampleur des politiques publiques à mettre en place pour lutter contre le réchauffement climatique met en danger nos plaisirs.
Et vraiment, si on n'a plus de vin dans le bordelais, c'est parce qu'on a ignoré ce réchauffement climatique et qu'on n'a pas voulu le regarder en face. Donc en fait, on est dans quelque chose où on se dit allez, on va favoriser et on va s'emballer sur un mode de vie actuel. Et moi aussi, je prends du plaisir à prendre un verre de vin, à faire ça. Sauf qu'aujourd'hui, manger de la viande tous les jours, c'est mettre en danger notre capacité demain à boire du vin, par exemple, très concrètement. Et quand vous dites que je suis sur de la bonne parole, de la morale, en fait, je suis les recommandations des scientifiques.
C
'est-à-dire que la morale derrière ne m'intéresse pas tant que ça. C'est juste, je veux pouvoir continuer à boire du vin. Je veux que mes enfants puissent le faire. Et
sur la
pollution atmosphérique, en l'occurrence, ceux qui sont les plus touchés par la pollution atmosphérique, par les particules fines, ce sont les personnes qui habitent le long des axes routiers les plus fréquentés, donc les personnes les plus populaires. Moi, j'ai fait un recours à Lille contre la pollution de l'air. J'ai obtenu la reconnaissance de la carence fautive de l'État sur l'importance de la pollution de l'air à
Lille. C'est-à-dire, vous avez l'impression qu'ils caricaturent les classes populaires, c'est ce que vous dites
?
Mais
surtout, moi, je n'entends pas les classes populaires comme vous le dites. Je n'entends pas ces classes populaires qui ont des enfants qui ont de l'asthme et qui les emmènent à l'hôpital les jours de pollution. Je
n
'entends pas
ces classes
populaires-là qui n'arrivent pas à manger de la viande de qualité précisément parce qu'on leur donne des choses qui sont coupées au gras. Donc en fait, l'écologie, c'est au contraire le plaisir et le plaisir sur la durée. C'est un plaisir de long terme.
Bon, je reviens sur la pollution mais on en a débattu tout à l'heure sur le droit à la mobilité. Je la défends. La mobilité par les transports collectifs. Nous avons un plan ambitieux là-dessus qui n'est pas à la hauteur du vote d'ailleurs sur les investissements que nous faisons dans les transports collectifs, dans le
train.
C
'est le réseau à qui le dit.
Voilà. On a de grosses différences sur les investissements publics mais c'est fondamental dans notre choix de société.
C
'est parce que nous, l'argent public et les dépenses publiques, on y croit. La deuxième chose, c'est concernant l'alimentation. L'alimentation, c'est fondamental.
L
'alimentation, c'est fondamental.
La
gastronomie française, c'est sacré
aussi.
Dans la gastronomie française, je mets tout. On ne
va
pas là-dessus. Bon, on est d'accord.
Et
donc, quand j'ai dit ça et quand il y a eu ce débat ouvert là-dessus, mais j'ai enfoncé le clou du coup parce que j'entends qu'il faut réduire la production en France de viande, notamment, parce que ça pollue. Non, c'est archi faux. Moi, je dis qu'il faut augmenter la production de viande en France.
D
'abord, parce que la population grandit, il y a 7 millions de Français qui mangent mal parce qu'ils ont le droit de manger de la bonne viande, de la viande française. Je dis
qu
'il faut... Et donc, je demande à ce qu'on arrête d'en emporter, d'en importer et qu'on la produise en France et qu'on fasse ça sur des prairies, sur des systèmes herbagés de plein air qui respectent la terre, le vivant, mais aussi les agriculteurs et les agricultrices. Et on a besoin d'eux, mille fois d'eux, pour pouvoir nourrir tout le monde et garantir à tout le monde, y compris à l'ouvrier, y compris aux retraités, y compris à celui qui a un accident de la vie, qui n'a pas beaucoup d'argent, qu'il puisse avoir accès au bon. C'est ça quand je dis la dignité, c'est avoir accès au bon aussi et
pour tous. Eh bien, ce que je
vous propose, si c'est ça votre programme, c'est qu'on construise notre avenir à gauche ensemble parce que moi aussi, je suis pour le bon, je suis pour un revenu des agriculteurs et je suis pour le fait qu'on diminue la quantité de viande. Mais qu'on les diminue aussi au nom de nos responsabilités sur l'avenir parce que nous ne pouvons pas nier que nous avons un problème, un mur qui arrive et que nous ne pouvons pas accélérer contre ce mur. Et je vous
propose juste de ne pas caricaturer... la
production des
élevages en France. Non, on
ne
l'augment pas. De ne pas
caricaturer quoi ?
De
ne pas caricaturer de manière permanente les écologistes et toute caricature
des serres de
propos, franchement. Il faut mettre un petit peu de rouge dans votre verre. Ça va bien se passer.
Alors
moi, je vais vous dire... Attention,
la dernière fois qu'un homme a dit ça à une
femme. Ma vie dans les réseaux à me traiter de pastèque, de rouge à l'intérieur, de verte à l'extérieur.
Donc
je pense... Et en plus, j'ai fait ma tête, vous savez que j'ai fait mon doctorat d'économie sur Marx et l'environnement.
Mais je
sais.
Donc on va le parler. Alors, juste
dernière question, Fabien Roussel, chez vous, vous faites la
vaisselle
?
Bien sûr, oui.
Non, parce que...
Je
vous dis ça parce que vous voulez
créer... Non, c'est trop
cette question.
Parce que je vous demande
si chez vous,
vous
faites la vaisselle...
Oui, la réponse est oui. Vous voulez
créer un délit de non-partage
des tâches domestiques. Ça veut dire quoi, en fait
?
Il y a 10h30 de tâches domestiques qui sont faites en plus par les femmes, celles faites par les hommes, par semaine, 10h30 de travail complètement gratuit. Et depuis 11 ans, les hommes ont progressé dans les tâches domestiques qu'ils effectuent. Ils font
une
minute de plus qu'il y a 11 ans. Donc en fait, il y a un sujet qui est de protéger les femmes d'une inégalité importante dans la répartition des tâches domestiques.
Un
délit, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va aller porter plainte contre son conjoint parce qu'il ne
fait pas les tâches domestiques ? Ça veut dire que
l'État, que le privé est politique, c'est quand même le slogan des féministes depuis les années 70 et on n'a jamais réussi à complètement le mettre en œuvre et parce que le privé est politique, le politique doit protéger les inégalités à l'intérieur des foyers.
On
l'a vu avec les violences sexuelles,
on
l'a vu avec les violences faites aux femmes et à chaque fois, ça a suscité les mêmes débats. Vous savez qu'au moment de l'inceste ou au moment, par exemple, de la reconnaissance du viol conjugal, on disait « Ah ben non, on ne
va
pas aller regarder dans le lit des
personnes » et puis finalement, on a réussi à tout le même. – Qu'est-ce que vous pensez
de l'idée de Sandrine Rousseau de créer un délit de non-partage des tâches domestiques ?
–
Je ne suis pas pour soutenir cette proposition, je ne suis pas pour la punition, je suis plutôt pour l'éducation. Je suis d'accord sur le problème qui est posé. C'est politique, c'est un patriarcat qui pèse fortement encore dans notre société française et donc ça passe notamment par l'éducation et je préfère m'investir dans l'éducation, dans d'autres réformes que celle-là, la punition et donc créer un délit dans les couples, je ne suis pas favorable.
– Ça
fait
10 ans et ça n
'a
pas progressé, les amis, et on éduque. –
Et
on éduque.
–
Mais en revanche, avoir des lois fermes et dures, et ça c'est faisable et moi je le propose en un an de temps, c'est pour l'égalité salariale femmes-hommes. Bien sûr, tout à
l'heure, on va le dire… – Mais ça coûte cher, vous ne pourrez jamais mettre ça
en œuvre, ce n
'est
pas une question de pognon, c'est une question de justice et d'égalité et celle-là, on peut la mettre tout de suite en œuvre. En un
an de temps,
elle sera réalisée,
l'égalité
salariale entre les femmes et les hommes.
–
L'inégalité salariale, elle vient beaucoup des temps partiels
pris par
les femmes et ces temps partiels, c'est pour assurer les tâches domestiques. Voilà. Laurent Guilmier.
On a posé une question sur le nucléaire par rapport à la première partie du débat avec quatre affirmations puis on a demandé de nouveaux réacteurs, conserver durablement un mix énergétique, donc au total, on garde plutôt le nucléaire, forte majorité, réduction progressive ou rapide du nucléaire, 31%. Ça corrobore à peu près les sondages qui sont aujourd'hui effectués sur le sondage. Les Français sont majoritairement pour la préservation d'un mix énergétique.
– Je suis le seul à gauche à défendre ça. Le seul à gauche.
Térible. – Deuxième question, traditionnelle dans les duels, à l'issue de ce débat, lequel des deux interlocuteurs vous a le plus convaincu, Fabien Roussel, 36%, Sandrine Rousseau, 15%, ni l'un ni l'autre, 49%. Alors n'y voyez pas du désintérêt parce qu'il y a beaucoup de questions qui sont posées et qui vont être posées, je crois encore, dans la demi-heure qui vient à Fabien Roussel. On ne connaît pas beaucoup et je pense qu
'on
vous connaîtra mieux dans une demi-heure.
– Alors justement, et merci, je vous remercie beaucoup Sandrine Rousseau d'avoir accepté de débattre
face
à Fabien Roussel. On va désormais aborder l'aspect économique de votre programme. Pour en parler, nous accueillons le directeur délégué de la rédaction des Echos, éditorialiste économique à France Inter, Dominique Seul.
– Bonsoir, on va parler du pognon, ne vous inquiétez pas, mais avant, on va parler d'autres choses.
– Bonsoir Dominique, question d'actualité d'abord. Total l'a annoncé hier, l'entreprise arrêtera d'acheter du pétrole russe, mais pas du gaz. Elle reste en Russie, contrairement à Shell et BP qui ont quitté la Russie. Votre question Dominique
? –
Alors la question, elle est très courte et très simple. Est-ce que vous êtes plutôt Pouyanné ou Jadot ? On a eu une petite surprise ou une réponse intéressante de Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez peut-être entendu tout à l'heure. Il s'est senti proche, je ne veux pas caricaturer son propos, de Patrick Pouyanné, le PDG de Total. Est-ce que vous,
vous
vous sentez proche de ce grand patron français sur le sujet du maintien partiel
en
Russie
? –
Moi je suis pour maintenir l'approvisionnement de l'Europe en gaz tant qu'on n'a pas créé d'autres solutions alternatives. Sinon on va faire rentrer l'Europe dans une récession importante, violente. Je pense au pouvoir d'achat, pas seulement des Français, je pense au pouvoir d'achat des Français, mais je pense au pouvoir d'achat de toutes les familles européennes, des peuples d'Europe et notamment de ces pays du Nord qui dépendent entre 50% et 100% du gaz russe. – Ce qui veut dire que le terme de complicité de crime de guerre par
le candidat écologique vous paraît absolument hors de
proportion. – L'enjeu est beaucoup plus important, plus grave que de se jeter ce genre d'anatheb en période électorale. Il vaut mieux se mettre autour de la table avec les pays d'Europe pour trouver les bonnes solutions et d'ailleurs cette situation vient du fait qu'on s'est complètement rendu dépendant du gaz russe parce qu'il
n
'y
a
pas eu les investissements nécessaires notamment dans l'énergie nucléaire en Allemagne qui a
fait le choix de l'abandon. – Mais bien sûr et du coup on est complètement
dépendant. – Est-ce qu'il n
'y
a pas quand même un signal à envoyer ? Vous savez qu'au Conseil européen c'est discuté, je ne
sais
pas s'il est terminé mais les débats sont importants de savoir s'il faut quand même envoyer un signal à Moscou pour dire nous allons à moyen terme et peut-être un peu à court terme diminuer nos approvisionnements. Je vous pose la question parce que évidemment quand on parle aux représentants du parti communiste français on se dit – Pas que.
–
Pas que,
sans
doute. – Il y a d'autres forces qui nous ont rejoints dans cette campagne je ne suis pas que le candidat du parti communiste.
–
Et
c'est vrai comme
les Français
me découvrent – Voilà
nous célébrons entre guillemets le centenaire de la naissance du parti communiste français qui est à Brisson là 1922 vous avez donc un long compagnonnage avec Moscou et on se dit quand vous dites attention pas d'embargo il faut y aller mollo mollo un petit peu sur le retrait des entreprises internationales on se dit au fond est-ce qu'il dit ça pour quelle raison dit-il ça est-ce que c'est pour soutenir d'une certaine manière la Russie
quel est
votre regard sur la Russie
je
défends la souveraineté l'indépendance de la France notre indépendance énergétique notamment alimentaire aussi l'alimentation c'est un sujet qui me préoccupe beaucoup et dans les jours qui ont suivi l'invasion de la Russie en Ukraine j'ai appelé à la création de corridors alimentaires pour pouvoir évacuer le blé les céréales contenus bloqués en Ukraine mais aussi en Russie pour éviter les famines en Afrique bref il y a des enjeux
liés
à l'alimentation
à
l'énergie pour nos entreprises
comme
pour les familles les travailleurs tellement importants qu'il faut prendre garde d'avoir j'entends bien ma question mais
du
coup
quel est votre regard sur
la Russie aujourd'hui que par ça mais la Russie d'aujourd'hui est un pays qui après c'est plus un pays frère on s'en doute ah bah non mais enfin vous rigolez ou quoi Poutine c'est un homme un dirigeant de droite un nationaliste de droite voire d'extrême droite on connaît ses relations avec l'extrême droite européenne française un nationaliste qui cultive les ponts ont été complètement compliqués mais enfin il n'y a
jamais eu pont
pour
les autres il n'y a
jamais eu de pont contrairement à d'autres de droite et d'extrême droite en France et en Europe qui fricotent avec
vous dites la même chose pour Renaud Auchan Leroy Merlin ils doivent rester
euh
je
je
je
Renaud a décidé de partir
vous savez ils
ont fait un choix s'ils en ont les capacités et s
'ils
peuvent
le faire il y a
45 000 salariés je
sais ils
vont vivre 500 000 personnes je sais et c'est pour ça et c'est pour ça que je m'interroge mais je m'interroge je ne m'interroge pas sur le choix de Renaud on est tous en train de réfléchir quelles sont les mesures économiques les plus fortes qui pourraient faire plier Poutine
mais
comment peut-on mener avoir des mesures économiques fortes sans pour autant d'abord s'attaquer à notre propre pouvoir d'achat mais en même temps sans se mettre le peuple russe à dos on doit faire la distinction entre le peuple russe et ses dirigeants et Poutine et quand quand on si jamais on s'attaque au peuple russe est-ce qu'on va pas le renvoyer vers Poutine est-ce qu'on va pas solidifier cette unité nationale
là-bas est-ce que
le peuple russe n'est pas une partie de la solution aussi je m'interroge vous voyez quand je dis ça d'ailleurs les peuples sont une partie de la solution qu
'il soit en
Europe ou là-bas on a plutôt intérêt à les unir et à soutenir les pacifistes russes et à travailler ensemble
Fabien Roussel votre programme économique vous avez lu je crois les 127 pages du programme économique de Fabien Roussel Dominique il y a une ligne page 93 qui vous a fait sursauter voilà
parce que j'ai eu l'impression en lisant votre programme que Jean-Luc Mélenchon était quasiment un ultra-libéral quand on voit le montant absolument colossal et on a vraiment envie de vous entendre le défendre des nouvelles dépenses publiques 300 milliards de dépenses publiques nouvelles par an 300 milliards et vous demandez vous demanderiez aux entreprises de toute taille 300 milliards donc si je calcule bien ça doit faire 600 milliards par an supplémentaire
expliquez
-nous ça bon vous exagérez
un chouïa je
vais
vous
dire
non parce qu'en plus il y
a
des instituts libéraux d'ailleurs qui ont aussi chiffré mon programme il est entre 250 et 260
milliards milliards d'euros 600
milliards c'est vous au moins au terme au bout de 5 ans vous mettez dedans les augmentations la dépense publique et puis vous mettez aussi les privatisations quand on met les deux effectivement c
'est
marrant
les
250-260 milliards d'euros c'est l'augmentation de la dépense publique mais je vais vous répondre en deux phrases d'abord
ça
n'augmentera pas de 250 milliards d'euros dès 2023 nous irons progressivement mais oui j'assume il faut augmenter la dépense publique la première année nous augmenterons la dépense publique de 110 milliards d'euros nous voulons augmenter le budget de l'Etat et nous le ferons par diverses mesures oui nous allons rétablir l'ISF oui nous allons mettre en place le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales pour lutter efficacement contre la fraude fiscale mais nous disons nous disons qu'il y a besoin d'augmenter le budget de l'Etat
pour
répondre aux besoins des français pour investir dans l'hôpital dans la santé on a besoin tellement de soutenir nos communes on a besoin de former des enseignants des infirmières d'en embaucher j'entends
bien il y a les
300 milliards de dépenses publiques et puis il y a les 300 milliards demandés aux entreprises c'est-à-dire vous demandez chaque année 300 milliards comment les entreprises survivent
est-ce qu'on est dans un
pays où il n
'y
a plus d'entreprise mais bien sûr que si mais monsieur ce les entreprises là avec monsieur Macron elles ont eu 50 milliards d'euros de cadeaux fiscaux tous les ans 50 milliards d'euros de cadeaux fiscaux tous les ans vous en avez eu combien vous des cadeaux fiscaux
vous en reprenez vous en reprenez 6 fois mais les
retraités les salariés les jeunes qu'est-ce qu'ils ont eu pendant 5 ans rien les grandes fortunes elles ont vu leur patrimoine doublé en l'espace de 5 ans quand j'en discute avec monsieur Geoffroy Roux de Bézieux le patron du MEDEF qui a été très aimable il a accepté d'en débattre avec moi on a débattu de notre projet chacun il n
'a
pas un projet politique
quoique
toujours est-il qu'il me dit il me dit monsieur Roussel vous voulez taxer trop fortement les multinationales je dis mais quand même vous ne pensez pas qu'elle pourrait contribuer un petit peu il me
dit
oui mais il y a le loyer du capital je dis qu'est-ce que c'est que ce loyer du capital ben oui quand on investit il faut bien que ça rapporte mais je lui dis donc votre loyer là il n
'est
pas devenu un petit peu cher quand même pour l'économie vous ne
vous
rendez pas compte les super profits qu'ils font vous ne voyez pas compte les 160 milliards d'euros de bénéfices des multinationales
vous ne pouvez reprendre quelques milliards ici
par là il n
'y a
aucun doute là-dessus mais ce n
'est
pas ce
chiffre de 600 milliards
ma question elle est très simple c'est pouvez-vous citer un seul pays dans le monde mais un seul
en
dehors des îles Kiribati je crois qu'elles sont à peu près des niveaux de prélèvement aussi élevés mais un seul pays dans le monde qui a un niveau
de prélèvement déjà aussi élevé que
celui actuel mais avec votre
objectif
vous
n'êtes
pas sérieux parce que vous
caricaturez j
'ai jamais
écrit 600 milliards de prélèvements vous avez mais vous j'ai jamais écrit ça vous
n'avez pas vu ça
pas
du tout non non pas de prélèvement vous êtes en
train de dire que je vais augmenter de 600 milliards de prélèvements pas du tout je vais vous dire on en a déjà
parlé ensemble non non mais citez-moi un pays citez-moi un pays
mais il n'y
en
a aucun ce n
'est
pas ce que je propose ah voilà mais ce n'est pas ce que je propose je demande que la banque centrale européenne mais un pays qui s'en rapprocherait elle prête aux états et que l'on puisse investir voilà moi je demande à ce que la banque centrale européenne au lieu de prêter aux banques qui nous prêtent ensuite je demande à ce que l'on puisse prêter aux états directement je demande à ce qu'il n
'y
ait plus la dette les intérêts de la dette 40 milliards d'euros que l'on paye d'intérêts aux banques sur cette dette c'est scandaleux c'est les banques qui sont en train de
nous une dernière question
mais du coup on récupère de l'argent on doit pouvoir prêter pour investir mais investir pour créer de la richesse quand on investit dans l'enseignement quand on investit dans la formation de professeurs ces professeurs ils vont former demain ils vont former des électriciens ils vont former des ingénieurs c'est ça de la richesse ça c'est de la richesse utile
dans votre projet
dans votre projet que j'ai lu donc attentivement le mot artisan commerçant prononcé zéro fois le mot entrepreneur zéro fois oh non ben si je vous
assure oh non vous savez il y a des
petits logiciels qui
font très bien le travail donc ça on pourra vérifier je peux vous dire que j'en parle à
chaque fois et tout le temps oui mais
si ce n'est
pas dans votre projet ça veut
dire que les acteurs
économiques
qui
sont les acteurs économiques qui vont vous
aider
à relancer la
France mais vous n'allez pas me faire à moi à chaque fois un procès en mauvaise gestion vous demandez à monsieur Macron où est-ce qu'il trouve ces 50 milliards d'euros d'économie je
vais vous faire la confidence j'adorais
lui demander d'accord
parce
que lui quand il dit qu'il va baisser les impôts et que pour les baisser ses impôts il va faire 50 milliards d'euros d'économie sur le budget de l'État lui il va encore lui il va encore rabougrir le budget de l'État il va encore demander
des
aides
d'économie à nos communes à
nos hôpitaux
allez promis Dominique on va tout faire pour qu'il pose la question à Emmanuel Macron à chaque
fois j'ai le droit au procès en mauvaise gestion et oui j'assume je veux augmenter le budget de l'État pas de 600 milliards ne dites pas ça ça c'est pas vrai non mais
j'ai pas dit le budget de l'État de 600 milliards j'ai dit 300 milliards moi je
dis à
terme mais vous n'avez pas répondu sur les
artisans et les commerçants
mais les artisans et les commerçants vous rendez compte les millions qui nous regardent mais je ne sais pas le dire je suis le je suis certainement
je suis certainement le
secrétaire national du parti
communiste français qui depuis longtemps n'a pas autant parlé des PME des artisans et des commerçants dans ses discours vous
savez ce que
je dis
même transmettez-le à vos équipes
je le dis je dis que les multinationales doivent payer un impôt plus cher que les artisans et les commerçants je veux que les gros payent gros et que les petits payent petit et ça je le dis dans chacun de mes discours
Laurent Guimier
deux
questions sur deux mesures que vous préconisez monsieur Roussel pour les évaluer on a demandé d'abord à nos téléspectateurs qui sont autour de nous quelle est la durée du temps de travail la plus juste je précise que vous êtes pour la semaine de 32 heures en négociation dans le temps ça ne sera pas imposé voilà la mention légale est imposée voilà la réponse 32 heures 27% 35 heures 27
%
c'est déjà bien parce que si je fais 27% à la présidentielle j'étais
sûr que vous diriez ça je ne sais pas pourquoi ça
veut dire qu'il y a un quart
quand même il y a un rapport
de
force il y a un gros quart deuxième question voilà deuxième question êtes-vous favorable ou opposé à l'embauche de 500 000 nouveaux agents dans les services publics en 50 ans oui oui mais il
y a
il y
a une majorité qui est plutôt favorable à
la création de ces 500 000
nouveaux agents
ça
y est
je suis président de la république
oui
ça fait 51 ça fait presque ça fait 58 alors là
dès le premier tour qu
'est-ce que vous voulez qu'est-ce que
vous
voulez de mieux
c
'est la France des jours heureux
voilà Dominique merci à vous deuxième intervenant pour vous interroger sur les questions internationales un petit nouveau il est éditorialiste pour France Info il présente votre instant politique du lundi au jeudi de 22h à 22h50 on accueille Gilles Bornstein
c
'est
votre première sélection effectivement dans Élysée
2022
et on est ravis de vous avoir cher Gilles vous aviez une première question sur le programme de Fabien Roussel concernant non pas le nucléaire civil mais le nucléaire militaire l'arme nucléaire dont on parle beaucoup depuis le début de cette guerre en Ukraine
oui parce que si on a compris que vous étiez pour le nucléaire civil en revanche vous êtes contre le nucléaire militaire vous avez déclaré que vous élu président vous prendriez votre bâton de pèlerin et que vous iriez rencontrer les chefs d'état pour les convaincre alors vous êtes au Kremlin dans la grande table très intime de Vladimir Poutine de 15 mètres de long on va voir les chiffres je crois c
'est
la
première
puissance nucléaire au monde
il a 6000 têtes nucléaires dans son placard à côté de lui quels arguments il est convaincu que l'OTAN veut envahir la Russie qu'est-ce que vous allez lui raconter quels arguments vous allez trouver pour le convaincre de désarmer
ah
bah il va falloir y aller ah bah je vous le confirme mais on est en période de guerre forcément aujourd'hui c'est un peu compliqué mais quand vous voyez ça vous pensez pas que c'est affolant et que c'est inquiétant justement pour l'avenir de l'humanité et quand on sait que c'est justement la première puissance nucléaire au monde qui a fait le choix de violer la souveraineté d'un pays et de l'envahir est-ce que
vous avez la moindre chance de le convaincre
? mais non mais mon combat c'est pas moi tout seul qui va aller voir Poutine ou qui va aller voir Joe Biden peut-être que je commencerai par en convaincre d'autres et que tous ensemble nous irions proposer un traité de non-prolifération des armes
nucléaires souvenez-vous que ça déjà
qui peut y croire ? souvenez-vous et pour ceux qui s'en souviennent que pendant la période de la guerre froide ces traités ont été mis sur la table et ils ont même été signés malheureusement la course à l'armement nucléaire a repris par la suite c'est extrêmement regrettable donc si pendant
si
pendant une période de guerre froide
si
pendant une période de guerre froide à couteau tiré entre l'URSS de l'époque et l'administration américaine de l'autre ils ont réussi à mettre en place un traité de non-prolifération d'armes nucléaires nous devrions avoir la même ambition aujourd'hui je sais bien qu'en période de guerre on ne peut pas les discuter avec Poutine mais c'est quand même un sujet d'une sacrée actualité puisqu'on vit sur un baril de poudre mais c'est même plus de la poudre c'est de l'ogive nucléaire donc c'est exilent s'ils refusent on désarme tout seul ou on ne désarme pas ? non je l'ai dit clairement je suis pour un désarmement multilatéral
c'est à dire que la France c'est tout le monde ou personne
mais bien sûr
parce qu'on voit le rôle
qu'elle joue aujourd'hui
la
France dispose de 4 sous-marins nucléaires lanceurs d'engins qui peuvent lancer des frappes nucléaires il y en a tout le temps un en mer depuis le début de la crise la France a ordonné qu'il y en ait 3 tout le temps vous président de la république chef des armées donc c
'est
de l'armement nucléaire vous chef des armées vous les laissez en mer ou vous les faites revenir à quai
?
ah mais là aujourd'hui en période
de
guerre de
guerre je pense que toutes les forces de l'union européenne celles de l'OTAN sont mobilisées et donc
je ne
suis pas chef des armées vous m'excuserez ça viendra peut-être d'ici 3 semaines si vous
êtes président vous le saurez mais
si je suis président de la république je verrai avec les autres forces la manière dont nous gérons chacun nos moyens mais s'ils sont en mer c'est qu'ils ont une utilité et donc voilà ce que j'ai dit c'est que sur le budget de l'armement j'ai précisé que je n'étais pas pour le diminuer mais de le maintenir dans le cadre de la loi de programmation qui est prévue jusqu'en 2025 ou 2025 je crois donc nous maintenons le budget de l'armement mais l'objectif c'est quand même qu'ensemble et collectivement nous puissions le baisser et donc là aujourd'hui c'est comme ça nous sommes en période de guerre et donc vous
avez parlé de
l'OTAN vous avez parlé de l'OTAN il
y a
deux mois vous disiez il
y
a même un
mois vous disiez
encore mon objectif et ma priorité c'est de sortir de l'OTAN et même de le démanteler c'est
absolument c'est la proposition 167 de votre programme aujourd'hui grâce à l'OTAN on dispose d'un réservoir potentiel de 3 300 000 soldats pour nous défendre sans l'OTAN on a une armée d'environ 200 000 hommes est-ce que vous pouvez m'expliquer en quoi ce serait un progrès de passer de 3 300 000 soldats susceptibles de nous
défendre
à 200 000 hommes non mais sans l'OTAN il y aurait autant d'hommes quand on additionne les forces armées de chaque pays donc supprimer l'OTAN c'est pas supprimer les forces militaires de chaque pays ce que je souhaite mettre en débat
et
j'ai aussi précisé que ce n'était plus l'actualité de
sortir
de l'OTAN aujourd'hui bien sûr ce n'est pas d'actualité nous sommes encore une fois
en pleine guerre
mais vous êtes candidat
à un
mandat de 5 ans mais c'est bien pour ça qu'on verra quelle sera l'issue de ce conflit mais je le dis comme d'autres l'ont dit y compris à droite j'ai entendu Nicolas Sarkozy le dire aussi il va bien falloir
tous
ensemble rediscuter de nos organisations internationales de ces traités qui n'ont pas fonctionné donc comment on fait pour mettre en place à l'échelle du continent européen et on verra ce qu'on fera de la Russie à ce moment là comment on met en place pour créer un traité de sécurité collective à
l'échelle de notre mondat comment on arrive à travailler ensemble
à un traité qui sécurise l'ensemble des pays ensemble donc je suis pour créer un traité de sécurité collective à l'échelle de l'Europe et pas seulement c'est même pas tous les pays blieux de l'Union Européenne qui sont dans l'OTAN donc on a besoin de réunir les 50
pays du continent européen on
va voir la carte on
va voir la carte
actuelle des pays de l'OTAN voisins de l
'art je crois qu'il y a 6
pays de l'Union Européenne qui ne sont pas dans l'OTAN oui mais tous les anciens pays de
l'Est sont
membres de l'OTAN on n'a pas la carte donc c'est pour ça que
l'OTAN il va falloir
sauf l'Ukraine
sans l'OTAN qu'est-ce que vous leur dites pour assurer leur sécurité est-ce que vous pensez par exemple que la France en tant que seule puissance nucléaire désormais de l'Union Européenne doit se substituer au parapluie qui est l'OTAN et dire aux pays baltes par exemple ben voilà maintenant c'est l'Union Européenne qui assurera leur sécurité
mais
avant de parler de ça je pense qu'on devra se mettre d'accord sur une politique étrangère et donc de sécurité commune parce qu'aujourd'hui on n'est même pas d'accord là-dessus on n'est même pas d'accord entre les pays du Nord non mais entre les pays du Nord et les pays baltes notamment qui depuis des années et des années réclament à ce que l'Ukraine rentre dans l'OTAN et la France et l'Allemagne qui disent non ce n'est pas d'actualité vous savez bien que c'est comme ça et qu'au sein de l'Union Européenne il y a des débats qui sont vifs des désaccords qui sont vifs
vous n'avez pas le sentiment sur le rôle de l'OTAN et sur la place de
chaque pays dans l'OTAN
vous
n'avez pas le
sentiment que sans l'OTAN est-ce que
vous êtes d'accord
avec moi là-dessus que ces débats existent moi je suis
candidat à rien du
tout mais non mais c'est pas une question de candidats vous êtes journaliste vous êtes d'accord
avec moi qu'il y a des désaccords
mais bien sûr qu'il y a des désaccords alors est-ce
que vous êtes d'accord il y a un général russe qui a dit il n
'y a
pas longtemps il faut raser Varsovie voilà aujourd'hui l'OTAN est une protection pour ces pays-là
bah
écoutez moi ce que je vois et ce que je regrette profondément c'est qu'aujourd'hui la Russie a quand même envahi l'Ukraine maintient sa pression militaire avec des crimes de guerre horribles je le dis et l'OTAN ne l'a pas empêché et donc on doit s'interroger aussi là-dessus pas
l
'Ukraine non c'est vrai mais peut
-être autre chose
mais donc ayons la modestie de reconnaître qu'on va devoir revoir ces traités et revoir nos relations entre nous et à l'échelle du
continent européen mais vous pourriez
aussi avoir la modestie ou vous dire que tous les tabous sont en train de tomber
et
que
peut-être qu'il y a des tabous ils le disent il y a 10 ans j'y vus sortons de l'OTAN
et puis ce qui est sûr c'est que Poutine il a réussi à unifier l'ensemble de l'Union Européenne il a réussi à faire en sorte que tous les pays réinvestissent dans l'armement se retrouvent dans l'OTAN ça c'est sûr
il a réussi à mettre tout le compromis vous avez une dernière
question sur la Chine
oui par exemple vous avez dit que Taïwan appartenait à la Chine communiste vous avez aussi qualifié Deng Xiaoping qui a ordonné je le rappelle la répression ça vous fait marrer et
vous l'avez dit
non
je n'ai pas dit ça qui a
ordonné la répression sur la place Tiananmen de grands dirigeants et il y a quelques jours
répondant
à une question sur Staline alors vous avez dit que la
Russie a contribué
à libérer l'Europe mais vous avez épousé la doctrine soviétique
de Staline vous ne pouvez pas
vous
empêcher
petit père des peuples alors Dominique je peux terminer ma question a
déjà abordé ça
il n'y a pas comme un goût de bilan globalement positif comme disait Marchand on sent que vous avez du mal
à
parler de bilan globalement
positif Monsieur
Bernstein Monsieur Roussel
je
peux me permettre votre question
votre
question
elle
a 40 ans ah non elle a 40 ans votre question
la même question la même question
était posée à Georges Marchais je me retrouve ici 40 ans après j'ai les mêmes questions c'est peut-être que vous
n
'avez pas c'est incroyable mais qu'est-ce que c'est fait je ne
sais
pas moi j'ai fait et
bien vous avez dit pourtant j'ai
été clair quand même je l'ai dit j'ai dit que le régime communiste en Chine n'est pas un régime démocratique je
ne partage
pas est-ce que
ce serait une totalité oui parce que
oui et ce n'est pas du tout mon modèle démocratique parce que je suis contre le parti unique y compris la répression quand on ne pense pas comme l'autre donc comment vous voulez que je vous le dise je ne
peux
pas vous le dire en chinois
je ne vais pas le parler je ne suis pas un grand dirigeant d'un scientifique moi je ne l'aurais pas dit mais
en tout cas c'est clair voilà c'est clair j'ai dit aussi sur Taïwan je n'ai rien dit d'autre strictement mot pour mot la position de la France de l'ONU et de l'ensemble de la communauté internationale il n'y a qu'une seule Chine il n'y a qu'une seule Chine et aujourd'hui l'ONU la France l'Union Européenne ne reconnaît pas Taïwan on est tous vigilants les mêmes
ne
disent pas que Taïwan appartient à la
Chine
commune ah non non je n'ai pas dit ça je dis qu'il n'y a qu'une seule non non non allez rechercher mes propos vous pouvez aller chercher les vidéos vidéos s'il vous plaît je vais faire comme Robby là non non non je n
'ai
pas dit ça j'ai dit il n'y a qu'une seule Chine et on ne reconnaît pas Taïwan et c'est tout c'est la position de la politique depuis le général De
Gaulle en tout cas ça vous enflamme mais c'est normal elle a peut-être 40 ans vous
savez moi je suis communiste français j'ai 52 ans j
'ai commencé à militer
j'ai commencé à militer en 1995 le mur de Berlin était déjà tombé mes racines elles sont en France mon parti c'est celui qui a vécu qui a des heures des belles heures dans notre pays qui a construit à faire de notre pays ce qu'il est aujourd'hui de la résistance à la sécurité sociale les congés payés il a aussi dit des bêtises des erreurs d'analyse il a sa part d'ombre comme tout le monde
et c'est pour ça
qu'on vous
pose la question
mais
enfin maintenant
aujourd'hui on met des liens entre le parti communiste français et le
parti communiste chinois
c'est normal je vous présente une
élection présidentielle
pour la France et
donc je suis clair en revanche sur les relations que j'aurai avec la Chine contrairement à tous ceux qui ont présidé la France jusqu'à aujourd'hui moi je ne
vais
pas désindustrialiser le pays et renvoyer nos usines en Chine et ça je l'ai dit moi aux dirigeants chinois moi j
'ai
le courage de leur parler les yeux dans les yeux et de leur dire avec moi président de la république c'est fini la désindustrialisation aussi en Chine c'est fini de vendre nos ports et nos aéroports c'est fini moi je vais garder tout ça en France parce que je défends l'intérêt de la France contrairement à ceux qui à gauche et à droite ces 20 dernières années ont bradé notre pays et l'ont vendu en partie à
la
Chine c'est
une grande
différence que
j'ai avec
tous les autres
c'est très clair en tout cas vous avez clarifié les choses sur la Chine et sur la Russie Vladimir Poutine ce soir Laurent Guimier
alors clarifié mais nos téléspectateurs veulent encore des clarifications sur des choses qui se sont passées il
y
a 10, 20, 30, 40 ou 50 ans question de Marc 64 ans Val-de-Marne département dans lequel vous avez grandi
vous
pourriez représenter un espoir pour la France de gauche mais pourquoi s'obstiner à conserver le nom de parti communiste si souvent synonyme de dictature vous voyez c'est pas un journaliste qui vous la pose
mais
je sais on me la pose cette question mais parce que pourquoi parce que derrière communiste il y a aussi commun parce que derrière communiste il y a aussi des belles conquêtes sociales dans notre pays parce que derrière communiste il y a les congés pays il y a les grandes luttes contre les colonies pour l'indépendance de la guerre d'Algérie contre l'apartheid moi je me suis engagé au parti communiste français pour libérer Nelson Mandela et donc il y a toutes ces belles heures qui ont fait la France et notre fierté et donc je suis je préfère être sincère être vrai et dire je prends cette histoire comme elle est l'histoire de France elle a aussi ses heures sombres et ses heures de lumière c'est pareil pour mon parti je l'assume moi en tout cas contrairement à d'autres partis parce qu'il faut leur poser la question à tous les autres qui défilent à votre temps madame Salamé pourquoi ils changent de nom tous les 15 ans c'est marrant ça tous les autres là ils changent de nom dès qu'ils ont des gamelles dès qu'ils ont des affaires dès qu'ils ont des problèmes paf hop on fait venir l'agence de com on change de nom on refait un logo affaire à gler et puis on est propre et ben non moi j'assume voilà j'assume et y compris j'ai une lecture de l'histoire où je dis oui on a eu nous aussi nos erreurs on a nos parts d'ombre on le dit c'est même écrit dans un livre sur les 100 ans du parti communiste français moi je préfère prendre l'histoire et toute
l'histoire et l'assumer et l
'assumer et
puis on verra pour la suite
deuxième question Laurent
dernier
petit point puisque je rembobine un tout petit peu votre débat avec madame Rousseau ça s'est terminé sur cette question du délit de non partage des tâches domestiques on a posé la question à nos téléspectateurs êtes-vous pour ou contre la création pour 16% contre 84% et nous avons fait le partage évidemment entre les femmes et les hommes qui votent et en fait le score est à peu près le même il y a 15% des femmes qui sont pour pardon 15% des hommes qui sont pour et 17% des femmes qui sont pour donc c'est à peu près la même mais
disons que en tout cas ça a le mérite de poser la question et d'en débattre et pour ça c'est positif
Merci
Gilles pour votre première merci à vous Fabien Roussel d'avoir accepté
de répondre
à nos questions il est 23h la
grande
soirée
politique
et je n'ai pas fini la
grande
soirée
politique se
poursuit on va passer à la deuxième grande partie avec deux candidats encore un débat dans un instant le prochain candidat fils de Berger il s'est engagé très tôt en politique longtemps proche de François Bayrou passe devant la caméra tout va bien longtemps proche de François Bayrou avant de créer son propre parti Résistons en 2016 il s'était déjà lancé dans la course à la présidentielle en 2017 il n'avait recueilli que 1,21% des voix on va l'accueillir dans un instant après ça c'est Jean Lassalle à tout de suite la deuxième partie d'Élysée 2022
c
'est pour moi une campagne bien plus facile que la campagne passée
vous
surfez beaucoup plus facilement à la place que le sondage le sondage c'est de la merde je dois dire qu'en ce moment il a plutôt la scoumune et moi j'ai la maraca élu président je vais prendre quelques libertés je donnerai de nouveau de la dignité à la politique monsieur Lassalle veuillez immédiatement retirer ce gilet oser oser
vous
avez devant vous
l
'un des candidats qui connaît le mieux la France
on
va continuer confiables
alors
j'ai décidé de louer le plus bel autobus que j'ai trouvé être ou ne pas être est-ce que nous devons exister la victoire à siempre
et
on accueille tout de suite dans Élysée 2022 on accueille tout de suite Jean Lassalle
Jean
Lassalle attention c'est celle-là la marche méchante voilà attention j'ai peur vous allez bien
bonsoir je ne sais pas ce qu'on peut faire ou pas faire bonsoir Léa bonsoir Nathalie bonsoir
Fabien Roussel