Carburant/Gilets jaunes : J. Frial dénonce les politiques qui "mettent de l’huile sur le feu"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteRéponse partielle
Quels sont les appels à manifester le 17 octobre ?
- 1:15OuverteÉludée
Fabien Roussel appelle à occuper les lieux de pouvoir. Que pensez-vous de cette proposition ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Pourquoi les politiques qui appellent à manifester mettent de l'huile sur le feu selon vous ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Les gilets jaunes étaient un mouvement citoyen. Pensez-vous que ce nouveau rassemblement sera différent ?
- 5:07OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français devraient-ils être en colère selon vous ?
- 5:49OuverteRéponse directe
Souhaitez-vous ou craignez-vous un retour des gilets jaunes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Chiffre
« une des raisons pour lesquelles notre dette a exposé c'est que on a surpensé les aides à la consommation au prix des carburants entre autres »
- 0:40Chiffre
« le prix moyen du litre de gasoile a franchi les 2,30 »
- 1:59Chiffre
« une des raisons pour lesquelles notre dette a exposé, c'est que on a surpensé les aides à la consommation, au prix des carburants entre autres »
- 2:43Fait
« il y a le réchauffement climatique il fait plus chaud »
- 2:43Fait
« il y a l'essence coûte plus cher parce que monsieur Trump fait n'importe quoi en Irak »
- 8:51Fait
« aujourd'hui c'est pas la faute du gouvernement. Si le si les prix de l'essence sont montés, ce sont c'est la guerre et cetera »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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J'ai eu un débat une fois avec lui sur une de vos chaînes confrères et il est très sympathique mais il raconte absolument n'importe quoi. Ah notre ami Fabien Roussel c'està dire que une des raisons pour lesquelles notre dette a exposé c'est que on a surpensé les aides à la consommation au prix des carburants entre autres au près et cetera. Donc on a fait un peu ce que ce que tout le monde a fait sur le Covid. On a pas fait plus, on a pas fait moins. On a on a sauvé nos entreprises. Mais c'est vrai que là-dessus on en a fait beaucoup. Bon, malheureusement, on on sait bien que on ne peut plus faire. On a trop de dettes, on a trop de déficit et donc si on avait une greffe par exemple pour un blocage du pays, bah on baisserait encore notre notre production
de richesse nationale et on pénalerait. Il l'entend pas ça peut-être, je sais bien Est, mais il va falloir qu'il l'accepte parce que c'est malheureusement comme ça et on va pas si le gouvernement veut faire des petits gestes, il peut éventuellement le faire mais on sait très bien qu'on peut plus faire ça. Les appels du jour et ces appels et bien ce sont ceux qui circulent. sur les réseaux sociaux pour manifester le 17 octobre prochain contre la hausse des prix des carburants. La colère monte alors que le prix moyen du litre de gasoile a franchi les 2,30 et ça rappelle bien évidemment le début du mouvement des gilets jaunes en 2018. Plusieurs personnalités politiques poussent même les Français à se mobiliser. C'est le cas de Fabien Roussell chef de fil du Parti communiste
vendredi à la fête de l'UMA. Écoutez, comme nous l'avons fait il y a quelques années, d'envahir les ronds-points, de nous rassembler devant les sous-préfectures, devant le siège de Total, devant les lieux de pouvoir comme l'Élysée, Matignon, les ministères, il faut les occuper maintenant. C'est maintenant qu'il faut agir. Ne nous laissons pas tomre jusqu'aux élections présidentielles. Je vous propose de passer à l'action maintenant. Je vous propose de faire la révolution. maintenant dans la rue avant les urnes parce que c'est maintenant que l'on souffre et c'est maintenant que l'on doit agir. Jean-François Rial, je vous ai senti désabusé en écoutant Fabien Rous. Non mais j'ai eu un débat une fois avec
lui sur une de vos chaînes confrères et il est très sympathique mais il raconte absolument n'importe quoi. Ah notre ami Fabien Roussel. C'estàd que une des raisons pour lesquelles notre dette a exposé, c'est que on a surpensé les aides à la consommation, au prix des carburants entre autres, au prè et cetera. Donc on a fait un peu ce que ce que tout le monde a fait sur le Covid. On a pas fait plus, on a pas fait moins. On a on a sauvé nos entreprises. Mais c'est vrai que là-dessus, on en a fait beaucoup. Bon, malheureusement, on on sait bien que on ne peut plus faire. On a trop de dettes, on a trop de déficit. Et donc si on avait une greffe par exemple pour un blocage du pays, bah on baisserait encore notre notre production de richesse nationale il l'entend pas ça
peut-être je sais bien Est mais il va falloir qu'il l'accepte parce que c'est malheureusement comme ça et on va pas si le gouvernement veut faire des petits gestes il peut éventuellement le faire mais on sait très bien qu'on peut plus faire ça c'estàdire qu' a un moment donné bah oui il y a le réchauffement climatique il fait plus chaud bah oui. Bah oui. Et c'est pas de la faute du gouvernement. Bah oui, il y a plus de il y a l'essence coûte plus cher parce que monsieur Trump fait n'importe quoi en Irak. Bah oui, c'est comme ça. Et ben, il y a un moment donné, il faut qu'on soit responsable. C'est-à-dire que on peut pas emmener à notre pays à la faillite. On est déjà en difficulté. Ça moi quand j'entends, je comprends les les gens qui souffrent de ça, je les
comprends. Mais les politiques qui mettent de lui de de lui sur le feu, je trouve ça je trouve ça scandaleux. Alors en tout cas, le rassemblement, il pourrait avoir lieu le samedi 17 octobre. Charles. Oui. Et ce sont des appels pris très au sérieux par le renseignement territorial selon une note dévoilée ce weekend par BFM TV. Selon les policiers, ces appels proviennent, je cite, de gilets jaunes qui annoncent leur grand retour mais aussi de simples citoyens qui n'ont pas appartenu au mouvement à l'époque avec ces des revendications identiques à celle de 2018. le coût de la vie, l'inflation, le prix de l'essence à la pompe, la justice fiscale. Voilà ce qu'on peut lire dans ces publications. Pour autant difficile, un peu plus d'un mois de l'échéance des d'évaluer
l'ampleur que pourrait prendre cette mobilisation. Aucun mouvement national structuré pour l'instant ne semble piloter ces différents appels. Par ailleurs, sous ces appels hein lancés sur TikTok, sur Facebook, sur Instagram, les renseignements notent beaucoup de commentaires d'internautes qui soutiennent l'initiative mais ne participeront pas pour plusieurs raisons. La crainte des violences, la crainte des récupérations politiques ou tout simplement l'impossibilité de s'arrêter de travailler une journée pour aller manifester. Alors, souhaitez-vous ou craignez-vous un retour des gilets jaunes Juliette Briance ? Je ne le souhaite pas ni le crains. Enfin, c'est un mouvement euh qui, contrairement à là, ce que je vois, c'est-à-dire un mouvement qu'on qu'on essaie de
lancer par le par euh le parti politique, on voit en gros ça va se retour, ça va pas vraiment être les gilets jaunes, ça va être un nouveau rassemblement et les filles partis communistes. que les gilets jaunes au début avant la récupération, c'était un mouvement profondément citoyen qui met qui venait justement de la France qu'on entendait pas et qui s'inscrivait dans un climat non seulement d'augmentation des prix du carburant mais aussi de mépris parce que on se rappelle des petites phrases d'Emmanuel Macron à cette époque des ça a été les 80 km/h ça a été la taxe carbone. Voilà. Euh moi euh ce que je dois rappeler la colère, on l'entend, on l'entend chez nos auditeurs RMC par exemple, mais il y a il y a tout à fait euh ils ont tout à fait raison d'être en colère. Mais
pourquoi ils sont ils devraient être en colère ? Il devrait être en colère parce que entre les assises et la TVA sur sur les sur le prix déjà taxé du carburant, c'est 50 % du prix du pétrole du prix du carburant à la pompe qui va dans les postes de l'État. Non mais c'est mais c'est c'est Oui, mais personne aujourd'hui ne réclame des chèqus énergie. Tout le monde en a marre justement des petits chèqus qui lise, qui est gagnant et qui est perdant du chè des formulaires à remplir et cetera. La colère, elle devrait être là. Elle devrait Oui, mais non mais voilà, mais je le dis mais c'est c'est pour ça que je je dis évidemment que je soutiens. Ah mais je soutiens cette colère évidemment j'ai j'ai pas envie que que mon pays demain se retrouve à feu et à sang des des vices dans et en même temps
ça défile en bas de chez vous. Vous y allez ? Euh oui enfin j'ai pas l'habitude d'aller dans les manifestations, mais je je le droit de soutenir une colère voilà sans sans descendre activement dans la rue. Je le comprends totalement. Pour moi, le problème c'est que c'est que encore une fois on a une double taxe sur l'essence et que la moitié du prix du du pétrole à la pompe revient directement dans les poches de l'État. C'est un scandale. Baptiste Desmontier, euh est-ce que vous vous la comprenez cette cette colère qui monte ? Encore une fois, il y a énormément de de Français qui payent 150 € un un un plein de de carburant, quoi. Je comprends cette colère, je comprends la détresse même surtout de de ces Français qui aujourd'hui et parce que c'est les petites professions les plus
impactées, hein. C'est les infirmières, c'est les le personnel, les gens qui doivent voyager loin et cetera avec Je la comprends. Maintenant, est-ce que je souhaite une un mouvement style type gilet jaune ? Non. Non, pour une raison très simple. Je vais dire gilet jaune du début. Voilà, je vais dire mais même du début, de la fin, de ce que vous voulez. Non, pourquoi ? Et pour une raison très simple. Quand on descend dans la rue, quand on descend dans la rue, c'est pour obtenir quelque chose. OK ? On est en année présidentielle, donc potentiellement acculé Macron et son gouvernement, ils vont faire quoi ? Ils vont céder. Mais la réalité, c'est que cette revendication euh qui va être portée par une rue, qui va être violente, on l'imagine, ou en tout cas
bref, quelle que soit la revendication, elle va être là pour obtenir quelque chose. Donc, vous allez avoir des candidats qui vont dire amè à toutes les revendications, ça va être du vent, du bullshit, ça sera pas appliqué. Donc si pardon si des gens ont envie de descendre dans la rue pour se faire entendre, je pense que c'est pas la bonne année. Ça ne sert à rien à part ou les urnes à limite 18 avril de mail, il y a les urnes. Allez-y. Mais si vous voulez descendre dans la rue pour obtenir un chèque sur les quatre derniers mois de l'année, OK, vous l'aurez. Mais ça ne sert à rien. Ça va être des tricots si vous écoutez les promesses des candidats, c'est du vent, c'est faux. Emmanuel Macron nous avait dit plus personne dans la rue. Bon, il y a encore pas mal de monde dans la rue.
Donc moi je dis j'appelle les Français qui ont envie de descendre dans la rue. Je leur dis juste moi je vous comprends. Mais si on doit faire un truc, pardon Jean-François, juste termine là-dessus. Si on doit faire quelque chose, pas cette année, l'année prochaine peut-être. Mais cette année, ça sera qu'on pourrait faire euh qu'on pourrait faire et je rebondis sur ce que même si je partage complètement ce que ce que ce que viennent de dire bades, c'est pas le moment, ça va dégrader la situation et cetera et cetera. Mais par contre le surplus de recette fiscale généré par la hausse de la TPIB parce que par le prix taxente, on pourrait le on pourrait la la baisser, c'est-à-dire que on pourrait faire en sorte qu'à minima l'État ne gagne pas plus que ce qu'il gagnait
avant en faisant ce qu'on appelle c'est un peu complexe techniquement les français, ils vont te répondre que du coup les Français vont moins à la pompe donc en fait l'argent l'État ne fait Oui, peut-être mais c'est quand même pas très moral que l'argent Évidemment, qui fait n'importe quoi dans cette euh l'État français gagne de des recettes fiscal sur dos des français làdessus. D'un mot sur le contexte par rapport à 2018 au gilets jaunes du début comme on dit, il y a deux différences aujourd'hui. C'est qu'à l'époque on était en gros 1 an après l'élection présidentielle, il y avait aucun déboucher politique. Il y avait 4 ans avant les prochaines élections présidentielles législatives. Là, il y a des élections dans quelques mois. On est en pleine campagne, il y aura
présidentielle législative. Donc beaucoup disent "La révolte, elle se fera dans les urnes." Et puis euh autre grande différence, c'est qu'aujourd'hui c'est pas la faute du gouvernement. Si le si les prix de l'essence sont montés, ce sont c'est la guerre et cetera. Alors qu'à l'époque, ce sont des décisions du gouvernement français qui avaient fait monter les prix de l'essence. Et Johann est avec nous, nous appelle de Rouba. Il est gérant d'une société d'ambulance. Bonjour Johann. Oui, bonjour Estelle. Bonjour à toute l'équipe et bonjour aux auditeurs. Johann, est-ce que vous seriez prêt à descendre dans la rue et à créer allez, on va dire un nouveau mouvement des gilets jaunes ? Ben là, oui oui, je pense qu'il le faut parce que bon ben moi j'ai une société d'ussi salarié hein
dans le transport sanitaire. Hm hm. Et depuis les hausse de carburant, ça devient très compliqué et je vois ça d'un mauvais œil. Je pense que malheureusement, il va y avoir pas mal de liquidation d'entreprise. Donc je crois que là il faut je faisais pas partie des gilets jaunes au dans quand le mouvement s'est créé, je crois en 2017 ou 2018. Hm hm. Mais là là il faut y aller. Il faut y aller. Je pense que il faut pas avoir peur et faut montrer qu'on est mécontent. La situation peut pas perdurer comme ça. C'est pas c'est pas possible. Et vous serez dans la rue le 17 octobre Johann si jamais il y a une mobilisation. Ouais, j'y serai. C'est ce sera la première fois que j'irai manifesté. D'accord. Et et aujourd'hui Johann cette hausse des prix des des carburants, ça
vous coûte combien par mois ? Ah ben j'ai, bon, je suis une petite structure hein. Euh j'ai deux ambulances couchées. Avant je je ce un plein un plein dans mon ambulance me coûtait 90 €. Maintenant on arrive à plus de 150. Ouais. Donc évidemment c'est difficilement à peu près deux trois pleins. Je fais deux trois plins par semaine par euh par véhicule. Hm. Ben écoutez, merci beaucoup euh on se sent vraiment abandonné voilà par les par les pouvoirs publics. C'est vra quand il a le Covid, on a été aidé, il faut le reconnaître. On a pu faire du chômage partiel, on a eu des compensations par le par les par les caisses de par les CQ, mais là rien, on a l'impression que rien ne bouge. Merci Johan de nous avoir appelé et il y a Jean-Fanisal qui voulait vous répondre.
Non, je voudrais juste dire que il faut avoir conscience qu'une entreprise qui disparaît pour des mauvaises raisons parce que là c'est des mauvaises raisons. Ça va coûter beaucoup plus cher à l'État au final en perdre de revenus de charge sociale et cetera et cetera. Donc ce genre de situation, il faut absolument que l'État soit capable de faire du surmesure pour les sauver. C'est inacceptable qu'une entreprise aille au tapis parce que tout d'un coup les hausses de carburant la tuente. C'est pas possible. Et oui, mais malheureusement l'État vous dit qu'il a plus d'argent donc c'est une situation un petit peu inexicable. Ça va lui coûter plus cher encore donc il faut qu'il le fasse. C'est la même logique que le Covid là. Merci Johan en tout cas d'avoir été avec
nous. On termine avec des messages Charles et le résultat de notre consultation. Ça divise cette perspective d'un retour des gilets jaunes. Philippe nous dit "Ça rendrait l'économie française encore plus compliquée." On a pas besoin de ça en ce moment. On a pas besoin de bloquer les rues pendant des semaines, nous dit Philippe. À l'inverse, il y a Charlie qui nous dit "Mais moi, je travaille à l'hôpital, je gagne 1800 € par mois. J'en ai pour 400 € d'essence tous les mois. Je ne m'en sors plus. Comment me faire entendre à part en exprimant ma colère dans la rue", nous écrit Charlie. On vous a posé d'ailleurs la question sur nos réseaux sociaux. Est-ce que vous souhaitez un retour des gilets jaunes ? Vous avez répondu oui à 65 %.
Fabien Roussel