Génération Z : comment lui donner (vraiment) sa place ? Le colloque de Libres ! en replay
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 73 %Attaque 9 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi parler de plusieurs jeunesses plutôt qu'une seule ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-il plus difficile aujourd'hui d'être étudiant qu'auparavant ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels sont les besoins et urgences pour les jeunes dans le monde actuel ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer la défiance entre la jeunesse et la classe politique ?
- 25:00OuverteRéponse partielle
Comment redynamiser le marché de l'emploi pour les jeunes dans un contexte économique difficile ?
- 30:00OuverteRéponse partielle
Est-ce une question de salaire ou de valeur qui explique le paradoxe des 300 000 emplois vacants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Locuteur 2Fait
« les jeunes, ils ont pas forcément envie de servir un système qui passe leur temps à leur expliquer que bah dans quelques années, ils vivront avec 5 degré de plus et qu'ils finiront dans des situations catastrophiques »
- 4:00Locuteur 2Fait
« quand on marque dans son CV qu'on vient du 93, on a beaucoup plus de chance d'avoir des refus que des acceptations par rapport à ailleurs »
- 8:00Locuteur 2Fait
« on avait essayé de faire une expérimentation de CV anonyme et ça avait pas du tout marché »
- 5:30Valérie PécressePromesse
« accorder des trimestres de retraite pour les grands-parents qui aident à s'occuper et garder les enfants. »
- 6:30Valérie PécressePromesse
« il faudrait offrir un bilan de santé complet gratuit à la sortie du collège à chaque jeune. »
- 7:30Valérie PécressePromesse
« il nous faut un centre médico psychologique dans chaque ville de plus de 10000 habitants pour les jeunes et pour les adultes. »
- 8:30Valérie PécressePromesse
« tous les spectacles devraient être à moins de 10 € pour les moins de 21 ans lorsqu'ils sont subventionnés par l'argent public. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue pour ce colloque de libre au côté de la présidente de région Valérie PC et surtout ce soir le thème vous le voyez ce sera Génération Z. Comment lui donner vraiment sa place ? Vous savez, la jeunesse et bien c'est quelque chose qui qui tient à cœur à à la présidente et d'ailleurs, je vais vous demander d'accueillir Valérie PCR euh qui va nous faire un [applaudissements] un petit mot d'introduction et puis ensuite nous allons bien évidemment attaquer les tables rondes pour vraiment parler de cette Génération Z.
Donc pour commencer, nous allons demander à Valérie PC et bien de venir introduire ce colloc de libre. Vous pouvez l'applaudir. [applaudissements] Bonjour à tous.
Alors, bienvenue, bienvenue. Vous le savez, dans le cadre des réflexions de libre, nous essayons de travailler sur des sujets qui sont peut-être un petit peu des sujets, voilà, qui intéressent un peu moins en ce moment en politique et qui sont pourtant cruciaux. La dernière fois que nous nous sommes retrouvés, c'était pour parler de l'école et on a fait beaucoup de propositions sur l'éducation et qui aujourd'hui pourrait nous dire à un an des présidentiels que le sujet de l'école n'est pas un des grands sujets du pays et je le dis devant la génération qui en sort à peine mais qui pourra peut-être nous en parler mais on va avoir une crise démographique colossale dans le pays et il faut complètement repenser notre éducation et avec un niveau qui malheureusement chute.
Bref, c'était le thème de la dernière fois et vous étiez très nombreux à vous être intéressé à ce sujet de l'éducation. Aujourd'hui, on tente quelque chose d'un peu différent, la GZ. Alors la Genè Z, c'est important de parler des jeunes aujourd'hui parce que dans les partis politiques, on n'est plus très jeune.
Alors pour faire mentir cette assertion, nous avons fait venir des jeunes militants des partis politiques et je voudrais vraiment tous les remercier. Alors [applaudissements] on a fait venir des républicains au Parti socialistes. On n'est pas allé chercher les jeunes des partis extrémistes parce que c'est pas nos courants de pensée et c'est voilà, on n'est pas aller jusqu'à provoquer un espèce de de confrontation sur scène entre des idées vraiment très très différentes.
Mais on a voulu avoir un panel qui soit un panel suffisamment large pour pouvoir évoquer tous les sujets. Et puis on a décidé que pour une fois on allait faire en sorte que ce soit pas les vieux qui parlent des jeunes à leur place, mais qu'on allait essayer de faire parler les jeunes d'eux-mêmes. Ce qui est un ce qui est aussi un petit peu nouveau dans les partis politiques où on aime bien parler des jeunes mais j'allais dire avec 20 ans de recul ou 30 ans de recul.
Donc aujourd'hui et bien nous aurons à la fois des spécialistes de la jeunesse parce qu'il y en a et qui les connaissent bien. Donc je voudrais remercier la présidence du KNOUS que donc des œuvres universitaires, cher Bénédictan. Euh nous avons fait venir aussi euh des économistes qui s'intéressent à la jeunesse.
Alors je suis en train de reprendre mon Antonin Bergeot qui est euh ancien euh jeune meilleur jeune économiste de France. Donc on est on est toujours jeune à un moment donné dans sa vie hein. [grognement] Et qui est chercheur à la Banque de France.
Nous avons fait venir Olivier Galant qui est sociologue au CNRS. Nous avons fait venir Chloé Morin qui est politologue et esséiste. Et puis euh nous avons fait venir des jeunes, donc beaucoup euh le président du conseil d'orientation des politiques de jeunesse, conseiller municipal Daniè Surcène, Hugo Huette qui était là le plus jeune élu d'Île-de-France il y a quelques temps.
C'est je crois que c'est plus le cas mais [grognement] voilà. Euh évidemment, nous faisons tout cela sous la direction de Geoffrey Carvalino qui est le délégué spécial à la jeunesse du conseil régional d'Île-de-France. Nous avons fait venir aussi euh le président des jeunes républicains, cher Théo, euh le secrétaire national du du projet républicain des jeunes socialistes, Raphaël Bénarousse, que j'ai qui vous Bonjour Raphaël, merci d'être là.
Euh nous avons fait venir aussi le président de l'association Maison de la jeunesse engagée, cher Elvis Zanou, le responsable national du pôle étudiant des jeunes Horizon, cher Gaetan Lemoine, Gaetan est là. Euh, nous avons fait venir Nolwen Pelven qui est conseillère nationale jeunesse de Renaissance. Bonjour de l'OM.
Clémence Comange, la fondation la fondatrice de l'association Vision publique qui est l'ancienne vice-présidente du syndicat les lycéens. Donc Clémence est là. Bonjour Clémence.
Le porte-parole de l'association Nightline France et président de Nightline Europe, Audran Borella. Et Nightline, vous savez, c'est la ligne d'écoute des jeunes en situation de détresse psychologique, voilà qui s'occupe de la santé mentale des jeunes. Nous avons fait venir aussi Noura Zainou qui est créatrice de la plateforme Musinine qui est une plateforme de rencontre intergénérationnelle et puis Jade Martinez qui est au CRJ au conseil régional jeune d'Île-de-Fance.
Donc vous verrez des témoignages extrêmement divers sur des expériences extrêmement diverses de jeunes avec des parcours même de vie extrêmement divers. Pas seulement d'Île-de-France aussi de toute la France bien sûr puisque Libre a une vocation de réflexion nationale. C'est un signe tank comme vous le savez et et c'est important que on travaille sur cette sujet de la jeunesse.
Alors pourquoi le sujet de la jeunesse ? parce que il nous a semblé que cette Genè Z qui est en fait la génération Covid est une génération qui n'est pas comme les autres. C'est une génération qui a vécu des épreuves très jeunes, cette épreuve de la pandémie.
C'est une génération qui est aussi écoanxieuse. C'est une génération qui voit revenir la guerre sur le sol européen et au Moyen-Orient. C'est une génération qui est donc à la fois angoissée, soucieuse de l'avenir.
C'est une génération qui voit arriver l'intelligence artificielle, qui voit pulvériser complètement les métiers de demain et qui s'interroge aussi sur le bon métier qu'elle doit choisir. C'est une génération qui a un rapport au travail différent d'une autre parce que justement génération COVID, génération du télétravail, c'est une génération qui ne voit pas la vie comme nous, comme la génération qui l'a précédé parce qu'elle n'a pas vécu la même chose et parce qu'elle n'a pas le même ressenti. Et donc moi ce que je ne veux pas, c'est qu'on ait un fossé générationnel dans le pays parce que je pense que cette génération, elle a aussi énormément à apporter.
C'est elle qui est l'avenir de la France. C'est elle qui va relever les défis de demain. C'est elle qui va aussi se prendre le fardeau de la dette.
Donc il faut aussi qu'on l'entende parce que moi j'ai un bon espoir parce que quand on parle de la dette, une partie des Français se disent "Bon ben voilà, ça fait 30 ans qu'on vit avec. Si on pouvait continuer de vivre avec jusqu'à ce qu'on ait terminé notre vie, finalement ce serait peut-être pas si mal. légons ça aux générations d'après.
Mais sauf qu'il y a une génération d'après qui est là au premier rang et cette génération d'après, elle sait qu'elle va avoir la dette. Et donc, est-ce qu'elle n'a pas elle aussi un rôle d'influence à jouer sur cette élection présidentielle de 2027 pour nous dire "Eh, réveillez-vous, vous n'avez pas le droit de nous laisser cette dette. ni une dette environnementale, ni une dette financière, euh ni une dette éducative, ni même une dette économique qui serait de ne pas avoir transformer notre économie pour qu'on soit plus fort demain dans ce monde de l'IA, dans ce monde où nous avons des empires qui se battent pour le le leadership économique et intellectuel du monde.
Donc voilà donc la parole à la Genè Z, une génération qui ne pas qu'une génération victime, qui est aussi une génération acteur, une génération très engagée, une génération qui a des messages à porter mais une génération et c'est ma conviction à qui nous devons réussir à faire toute sa place. Et le problème c'est quand même le fait que les postes de responsabilité dans notre pays sont quand même très capturés par ben par les adultes. Alors le président de la République Emmanuel Macron avait un peu changé ça.
Mais les Macronistes ont vieillis [grognement] euh eux aussi. Et ben oui, ils approchent de la cinquantaine tous. Donc la vérité c'est quelle est la génération qui arrive après.
Et le monopole de la génération d'après ne doit pas être laissé aux extrêmes. Il doit être aussi porté par un certain nombre de parties qui sont des parties de responsabilité, des partis humanistes, des parties qui ne veulent mener le pays ni au chaos ni à la faillite. Et donc c'est pour ça que nous avons décidé de leur donner aujourd'hui la parole.
Et je ne parlerai donc pas plus longtemps euh parce que je sinon il me dirait "OK boomer". Donc voilà, enfin je n'ai pas toutes les ref de la de la Gen Z he je suis encore un petit peu un petit peu humble là-dessus mais c'est vrai queils se comprennent entre eux. Nous, on a parfois un peu du mal à les comprendre.
Donc écoutons-les aujourd'hui et bonne soirée à tous. [applaudissements] Merci beaucoup cher cher Valérie. Alors on va commencer la première table ronde qui s'intitulera une jeunesse sacrifiée vraiment et je vais demander à Olivier Galan, à Chloé Morin, à Hugo Ué et à Bénédict Duran de nous rejoindre sur scène.
Vous pouvez les applaudir hein parce que c'est vraiment des intervenants de grande qualité. [applaudissements] Alors, on va commencer par Olivier Galan qui est sociologue. Vous êtes aussi chercheur émérite au CNRS et vous avez longuement fait des rapports sur la jeunesse et vous parlez notamment de pas d'une jeunesse mais plusieurs jeunesses.
Alors, pourquoi vous parlez de plusieurs jeunesses et pas qu'une seule jeunesse ? Et quand retirez-vous de ces enseignements et si vous pouvez nous éclairer. Oui, merci.
Bonjour à toutes et à tous. Alors, malheureusement madame la présidente, ça va être un vieux qui va parler des jeunes, mais bon, il en faut, il en faut il en faut quand même. Euh oui.
Alors, sur la diversité de la jeunesse, je crois qu'on effectivement on a trop tendance à considérer que la jeunesse forme un tout homogène. C'est une classe d'âge homogène. En fait, elle est aussi diverse que l' population adulte.
Et donc donc il est il est très important je crois d'avoir conscience de cette diversité voilà et pas considérer que on peut parler des jeunes comme d'un groupe homogène. Il y a pas la jeunesse, il y a des jeunesses. D'ailleurs, avec l'Institut Montigne, on avait fait une enquête, une grande enquête en 2021 et le titre du rapport c'était une jeunesse plurielle.
Voilà. Alors pluriel à quel niveau ? Je crois qu'il y a il y a il y a trois niveaux.
Euh la jeunesse, elle est euh diverse à la fois socialement, économiquement, idéologiquement sur le plan des valeurs et politiquement. Alors, je vais dire très rapidement parce que je crois qu'il faut être très court euh quelques mots sur ces trois aspects. Alors, d'abord socialement et et économiquement, il y a un un clivage énorme entre les jeunes en fonction du niveau d'étude.
Et ce clivage, il ne fait que s'accroître depuis 10, 20 30 ans. Voilà. Alors, on a maintenant des jeunes, vous savez qu'on a 80 % maintenant d'une classe d'âge qui qui av qui accède au niveau du bac.
On a à peu près la moitié qui poursuit des études supérieures. Et ces jeunes pour ceux en tous les cas qui vont jusqu'au M2 finalement bon, ils s'en sortent pas si mal même si ils ne commencent plus leur vie active comme c'était le cas dans notre génération par un CDI. Malgré tout euh leur parcours professionnel euh n'est pas n'est pas n'est pas si mauvais.
Et il [grognement] fait un contraste absolument saisissant avec les jeunes qui sortent de l'école. Alors, vous avez parlé de l'école effectivement qui sortent de l'école sans diplôme et malheureusement il en a encore une proportion importante 8 à 10 % qui sortent du système éducatif initial sans diplôme, sans qualification ou avec une petite qualification et vraiment les alors on connaît euh les chiffres grâce à à l'INC par exemple au Sc les modalités d'insertion professionnelle de ces jeunes pour donner un seul chiffre les jeunes qui poursuivent des études supérieures au niveau M2 euh 1 à 4 ans après la sortie de le du système éducatif, leur taux de chômage est de en moyenne de 8 %. Pour les jeunes peu ou pas diplômés, c'est 43 %.
Voyez, un écart absolument habissal et qui n'a fait que sa croîte. Donc on a véritablement une polarisation sociale de la jeunesse, faut bien l'avoir en tête. Alors sur le plan des valeurs, là il y a plus d'homogénité.
Je crois que tous les jeunes à peu près euh adhèrent à ce qu'on pourrait appeler le libéralisme culturel, c'est-à-dire l'idée que chacun dans sa vie doit être libre de la mener comme il l'entend, loin des injonctions politiques, religieuses ou institutionnelles. Mais il y a quand même un clivage qui s'est accru entre les jeunes musulmans et les autres jeunes. Pourquoi ?
Parce que ça, il faut avoir conscience, même si c'est un sujet parfois un peu politiquement sensible et un peu tabou. Pourquoi ? parce qu'on a eu une remontée très forte de la religiosité chez les jeunes musulmans pour une petite minorité d'entre eux qui a débouché sur une forme d'absolutisme religieux et en tous les cas religiosité très forte qui conduit ces jeunes musulmans finalement à s'éloigner assez radicalement justement de ce libéralisme culturel auquel adhèrent les les autres jeunes.
Par exemple, pour donner un seul exemple, par exemple, ils sont pas du tout d'accord avec l'idée que l'homosexualité serait une manière normale de vivre sa sexualité. Donc là, on a un clivage qui qui s'accroit. Et puis enfin, dernier mot dernier mot, sur le plan politique, là aussi, on a une grande hétérogénité.
On a une grande partie de la jeunesse qui est en fait désaffilié politiquement. euh 40 % ou un peu plus ne se sent aucun lien avec des partis ou même des une un positionnement politique. On a une petite minorité mais assez importante assez importante qui adhère finalement à la gauche radicale.
Et ça c'est plutôt du côté de l'élite scolaire. Il y a eu une une enquête auprès des étudiants de sciences pot qu' a fait ma collègue Anne Muxell qui qui montrait ça très bien hein. Une majorité des étudiants de sciences pot en 2022 a voté pour Jean-Luc Mélenchon.
Donc radic radicalisation à l'extrême gauche de de l'élite scolaire, d'une partie en tous les cas de l'élite scolaire et puis on a enfin une autre minorité qui est plutôt attirée comme leurs parents par le Rassemblement national. Voilà. Donc on a cette grande hétérogénité, si vous voulez, de la jeunesse dont il faut avoir conscience, me semble-t-il.
Effectivement et souvent on entend que bah en fait la jeunesse, elle est moins bien qu'avant. Euh on a souvent ces critiques qui persistent, c'est plutôt récurrent en disant que la génération d'avant était mieux. Pourquoi ?
Et bien dans l'opinion, on entend et que ça persiste en fait que la nouvelle génération est bien que la précédente. Bah c'est voulez c'est une tendance séculaire de la société française. Une tendance séculaire.
Moi, j'ai fait un livre sociologie de la jeunesse et dans ce livre, j'ai analysé les représentation collective de la jeunesse depuis l'ancien régime. Et on voit toujours ce dénigrement systématique de la jeunesse, les jeunes les jeunes qui sont critiqués constamment comme dilettant, comme fauteur de trouble. Et cette vision négative de la jeunesse, elle s'est encore amplifiée au 19e siècle. euh qui était un siècle très moraliste.
Alors là, on vilipendait l'individualisme de la jeunesse, parfois même son cynisme, son absence de de moralité. Et puis au 20e siècle, ce qui est le thème qui est apparu, c'est la jeunesse comme classe dangereuse, hein, les blousons noirs et puis après évidemment les casseurs. Alors, c'est vrai qu'il y a plus de violence chez les jeunes.
Il y a un peu plus de violence chez les jeunes. Dans la même étude dont je parlais en 2021, on avait posé une série de questions sur la tolérance qu'avaient les jeunes et les adultes à l'égard d'un certain nombre d'actes violents, politiquement violents. Effectivement, les les jeunes adhèrent plus que les adultes à ce ce à une certaine forme de tolérance à la violence en tous les cas.
Mais c'est pas un un phénomène nouveau hein. Dans la France rurale de l'ancien temps et bien les jeunes villageois pouvaient vraiment s'affronter très violemment pour des histoires de de filles hein avec des des des voilà des des combats entre les jeunes extrêmement euh violents. Mais il me semble que en général dans la société française on a un peu trop systé systématiquement tendance à faire de la jeunesse. le réceptacle des problèmes que connaît la société.
Voilà. Et donc la jeunesse devient facilement un bou émissaire et on considère souvent que ces difficultés sont concentrées finalement chez les jeunes. Et au fond, il y a un peu une double image de la jeunesse qui prévaut dans la société.
Elle est vue à la fois comme une classe dangereuse ou comme une victime, mais elle est rarement vue comme une force d'innovation et de progrès. Et c'est peut-être ça qui est qui est dommage. Merci beaucoup Olivier Galant pour et bien votre expertise et donc nous allons passer à une deuxième intervenante qui est Bénédictante qui est présidente du KNUS qui est présidente du Conseil national des œuvres universitaires et scolaires.
Vous avez également conseillé une première ministre. Vous avez été notalement réectrice de l'enseignement supérieur en Île-de-France et surtout et bien le Knous, c'est ça qui parle aussi des crousses, des lieux de vie pour les étudiants et est-il tout simplement plus difficile aujourd'hui d'être étudiant qu'auparavant ? Question difficile à difficile à à répondre.
Les étudiants, c'est 3 millions d'étudiants en France sur une population de jeunes qui est estimée à 12 millions. Donc si on il faut bien replacer le le sujet, c'est une minorité de la de la jeunesse de France, une minorité qui a la chance d'accéder à des à des études. Euh moi je je suis d'accord avec vous, c'est il y a 1000 jeunesses et 1000 jeunesses étudiantes bien entendu.
Il y a quand même un très commun que je ne peux pas ne pas évoquer ce soir qui est la question de la santé mentale de la jeunesse contemporaine qui est un phénomène qui a explosé. La présidente de région le disait tout à l'heure, c'est la génération Covid et ça se voit y compris du point de vue sanitaire. Euh entre 2022 et 2024, les consultations des lycéens ont triplé dans les services de psychiatrie qu'intuplé pour les les populations étudiantes.
Donc vous imaginez le le saut absolument exceptionnel des pathologies de type psychologique voire mental que qui touche notre notre jeunesse. Je pense que puisqu'on parle de politique publique ce soir, je pense qu'il est important de poser ce sujet au centre et se dire que cette génération de jeunes adultes, elle rentre dans sa vie d'adulte avec pour beaucoup d'entre eux un des difficultés de stress, de de détresse. C'est un phénomène d'ailleurs européen dans lequel la France se situe à peu près à mi-chemin entre l'Islande qui dont les étudiants déclarent le moindre de trouble et la Pologne qui dont les étudiants déclarent le plus de troubles. que 37 % des étudiants islandais sont pas très à l'aise et et marquent une détresse psychologique. 58 % des étudiants polonais, les français, on est à 49 % des étudiants français qui déclarent des troubles et des signes de détresse psychologique.
Plus des femmes, plus les étudiants internationaux. Après, on peut affiner. Si on regarde un peu de près, on on voit que c'est que la première raison du trouble mental ou psychologique chez le jeune étudiant, c'est la pression académique.
Ça aussi c'est un point qu'il faut relever parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est bien la raison d'être du statut du jeûne, c'est-à-dire son statut d'étudiant qui crée chez lui le plus de stress. Et ça c'est transversal et c'est quels que soient les milieux sociaux.
Évidemment, quand vous êtes dans une situation sociale difficile, bah c'est évidemment amplifié par les conditions matérielles dans lesquelles vous vivez et qui vous rend euh moins confiant dans euh la capacité d'être soutenu si par hasard l'échec arrive, la difficulté se présente, le rythme de de vos études n'est pas celui n'est pas conforme à ce que l'ensemble du corps social attend de vous. C'est-à-dire que vous réussissiez vos examens en temps et en heure et qu'au bout de ces examens, au bout du diplôme, il y ait une insertion professionnelle. Donc en tout cas, je ne sais pas si c'est plus difficile avant ou après, mais je dirais en tout cas que le phénomène qui marque cette génération-là pour tous ceux qui portent des politiques publique, soit dans les établissements d'enseignement supérieur, soit euh ce qui est mon cas aujourd'hui euh autour de la des conditions matérielles, des conditions de vie des étudiantes et des étudiants, la question de leur bien-être, de leur santé, de leur capacité à se projeter dans un avenir avec avec espoir et et sans doute et sans doute un sujet sur lequel il faut continuer d'agir très très fortement.
C'est celui de leur santé mentale. Alors, vous en avez un peu parlé des préoccupations. Pour vous, quelle serait la principale préoccupation des jeunes étudiants aujourd'hui et qu'est-ce qui pourrait ou peut les mobiliser ?
Les mobiliser dans quel sens ? C'est oui, il a une minorité d'étudiants engagés et et mobilisés et d'ailleurs ils se on a un double phénomène. Ils sont à la fois très peu représentatifs de leurs camarades puisqueen fait on a des minorités d'étudiants élus aujourd'hui hein.
Le taux de participation dans toutes les gouvernances universitaires ou de résidence universitaire, c'est entre 7 et 9 %. Donc vous voyez, c'est des tout petits taux de participation et c'est des représentants élus, étudiants. Donc qui participent très fortement hein.
Les gouvernances universitaire et de vie étudiante française donne une grande place aux étudiants. Les étudiants sont très parties prenantes des gouvernances et c'est des représentations très radicales. Elles se caractérisent par une très forte radicalité politique. vous l'avez dit plutôt à l'extrême gauche et d'ailleurs avec une je dirais avec un un sous-jacent politique évident qui est la question des inégalités qu'il y a là un ter non résolu des politiques publiques éducatives et d'enseignement supérieur qui est la non résolution des inégalités socio-scolaires qui sont dans notre pays extrêmement fortes.
C'està-dire que la corrélation entre votre origine sociale et votre trajectoire scolaire et ensuite universitaire est très forte. Elle ne s'améliore pas. C'est-à-dire que les inégalités socio-académiques continuent de se s'accroître dans notre pays.
Évidemment, ça constitue une justification d'engagement et de lutte contre les injustices très fortes et qui parle plutôt à la à la à la gauche et à et à la gauche de la gauche. qui fait que les organisations, les gouvernants sont très tendues par cette questionlà et avec des expressions politiques à la fois très minoritaires, très engagé, de plus en plus radical avec des des problématiques de violence et de comportement qui choisissent qui choisissent peut-être plus que les générations que j'ai pu connaître au début de ma carrière parce que moi aussi je suis une femme âgée euh de plus en plus de plus en plus radical et qui ne craignent pas finalement de remettre en questions, y compris les institutions publiques, y compris les institutions publique qui ont des vocations sociales comme celle que je préside aujourd'hui. Donc je dirais que on a vu s'effacer un petit peu la question de l'écoanxiété.
Donc vous voyez bien que là en ce moment c'est le contexte international qui mobilise beaucoup beaucoup les beaucoup les beaucoup les jeunes. En tout cas euh oui, ce sujet de l'injustice qui est au cœur de au cœur de leur de leur engagement. et sur lequel il faut bien dire que les propositions politiques globales sont assez illisibles aujourd'hui à la fois sur l'école et et sur l'enseignement supérieur.
Donc c'est probablement un des défis qui attend nos responsables demain. Merci beaucoup Benéte Duran. Et comme on parlait de de jeunesse, on va se tourner vers celui qui a été le plus jeunes élus le plus jeune élu des hautes scènes notamment à Aniè sur scène et puis en 2024, il a été nommé sur proposition du ministre des sports et de la jeunesse, président du conseil d'orientation des politiques jeunesse.
Alors, c'est vrai que pendant les débats budgétaires, on a beaucoup entendu parler des retraites, beaucoup d'autres sujets qui étaient peut-être éloignés de la jeunesse et c'est bien d'avoir et bien ce conseil d'orientation pour les politiques jeunesses. Et donc aujourd'hui, selon vous, quels seraient les besoins et les urgences pour nos jeunes dans le monde actuel dans lequel nous évoluons ? Alors déjà, merci madame la présidente de de votre invitation.
Merci de de parler de la jeunesse et de laisser la parole à un certain nombre de jeunes dont je fais encore partie, même si je ne suis plus le plus jeune élu d'Île-de-France. Euh je pense que le constat, c'est d'abord et et on l'a un peu déjà évoqué que les jeunes n'ont plus confiance dans l'avenir, n'ont plus confiance dans leur avenir et qu'ils ont le sentiment de subir une forme de déclassement par rapport aux générations qui les ont précédé. par rapport à la génération de leurs parents.
C'est ce ce sentiment en fait, il s'appuie sur des dimensions très factuelles. Madame la présidente Ducnous vient de vient vient d'en citer quelques-unes. Je pense que d'abord en matière de conditions de vie, c'est très compliqué aujourd'h jeune.
C'est très compliqué compliqué d'accéder à un logement. C'est très compliqué de trouver un endroit où se où se loger quand on est étudiant ou pas. C'est très compliqué de vivre en tant qu'étudiant, mais pas que parce que la précarité aujourd'hui touche particulièrement cette génération.
Les 1529 ans, c'est la classe d'âge la plus pauvre dans le pays. Et donc par définition, ça aboutit, vous l'avez dit, à des situations délicates en matière de santé mentale. L'autre sujet à mon sens, c'est la question de l'insertion professionnelle, de la formation.
Aujourd'hui, en France, être jeune et trouver un emploi, ce n'est pas facile. Le chômage des jeunes est en train de remonter. Aujourd'hui, il se situe à peu près autour de 18 % mais au niveau national dans certains territoires et le COG en l'occurrence a travaillé beaucoup sur les outresem, ça atteint plus de 50 %.
Donc dans les outresemes à Mayotte, j'en parle même pas, mais en Guyane notamment, euh un jeune sur deux en fait ne n'a pas de n'a pas de travail et a de réelles difficultés à en trouver. Et enfin, tout cela mène à ce que les jeunes ont le sentiment en fait que l'action publique est devenue impuissante, impuissante à à répondre à leurs difficultés. impuissante aussi à à résoudre leur problème de façon très concrète et et ça ça peut aboutir à une défiance.
On l'a vu en 2023, ma commune en l'occurrence Anière a été notamment touchée par cette défiance mais qui porte en fait sur les structures institutionnelles et ça c'est ça c'est assez c'est assez dangereux évidemment pour notre démocratie. C'est vrai que vous nous faites un un constat assez frappant, mais aujourd'hui vraiment dans les problématiques liées à la jeunesse, est-ce que les pouvoirs public ils y répondent concrètement à tous les niveaux ? Bah je dirais qu'ils y répondent en partie.
L'État, les collectivités développent un certain nombre de politiques publiques, de dispositifs. Je sais que la région de France par exemple est très actif sur l'insertion professionnelle, l'accès à l'autonomie. Le problème au niveau très global, c'est que les jeunes ne sont pas la priorité de la plupart des décideurs publics parce que ce sont ceux qui non seulement se mobilisent le moins au moment des élections mais qui durablement sont appelés à moins se mobiliser puisque du fait de la transition démographique, les seniors vont être de plus en plus nombreux.
Et donc tout l'enjeu c'est pas de se dire aujourd'hui la priorité elle est sur les retraités et on l'a vu d'ailleurs dans le dernier budget les jeunes ont été la véritable variable d'ajustement de ce de ce budget. L'enjeu c'est pas de de dire il faut un choc des génération mais c'est de se poser la question quel modèle de société on veut pour les prochaines décennies pour justement éviter tout choc et garantir une cohésion sociale mais aussi une cohésion intergénérationnelle. Je je pense du coup que pour s'assurer alors ouais pour s'assurer que que notre que notre pays demeure une nation innovante, une une nation ancrée dans les les préoccupations de de ces citoyens et surtout tourner vers l'avenir, il est impératif d'investir aujourd'hui dans la jeunesse, d'investir dans l'éducation, d'investir dans l'apprentissage, dans la formation et cetera parce que sinon, c'est le risque demain d'avoir une croissance qui soient moins soutenu, d'avoir des finances publiques qui soient grévées du fait de jeunes qu'on a'ura pas réussi à suffisamment insérer et qui peseront davantage sur un modèle social qui sera déjà beaucoup challengé.
Merci Hugo U et pour parler aussi de de ces solutions. Et puis pour terminer cette table ronde, nous allons passer à à Chloé Morin qui est sociologue pardon, qui est politologue et esséiste et notamment euh vous vous intervenez très souvent dans le débat public et notamment pour parler et bien du fait que les Français sont assez éloignés et bien de leur classe politique. Et donc est-ce que cela crée de la défiance entre la jeunesse et bien évidemment la classe politique ?
Est-ce que cela amène aussi à une radicalité pour la jeunesse dans ses choix politiques ? Alors le la désaffiliation politique, ça a été évoqué, c'est à peu près 40 un peu plus Je sais pas si le truc marche. Ouais parce qu'il a l'air de pas trop marcher.
Donc la désaffiliation politique touche à peu près 40 % des de la génération dont on parle. Donc c'est plus que les plus âgés. Pour autant, ça n'est pas une forme de radicalisation au sens où c'est avant tout des gens qui ne vont pas voter ne croient plus dans les responsable politique.
Une dimension qui a été évoquée brièvement et sur laquelle je voudrais insister, c'est pas seulement le fait que les jeunes on n'ont pas confiance dans les politiques, c'est que ils pensent que les politiques n'ont pas confiance en eux. Alors, c'est quelque chose qui est aussi vrai pour l'ensemble des Français, mais c'est particulièrement vrai euh de la jeunesse. Et le sentiment euh qu'on les jeune, c'est que on leur euh lue énormément de problèmes tout en euh ayant cette injonction à être engagé et à euh et à régler les problèmes eux-mêmes.
Donc, on peut comprendre que le rapport à la politique dans cette génération soit particulièrement amer et compliqué. Mais euh si vous voulez, il y a une chose qu'on a pas évoqué jusqu'à présent et qui me semble structurante euh particulièrement pour cette génération, c'est que c'est la première qui a grandi avec les écrans et en particulier avec les réseaux sociaux. Et ça forcément ça change le rapport à l'information et le rapport au débats public en général parce que aujourd'hui la majorité de ces jeunes s'informe avant tout sur les plateformes.
Or on sait par exemple que sur les plateformes, il y a des études sérieuses qui ont été conduites. Sur les plateformes, par défaut, vous avez davantage de contenu d'extrême droite qui qui vous est poussé. On sait aussi évidemment l'impact des algorithmes en terme d'enfermement dans des bulles et cetera et cetera.
Mais plus globalement, moi l'image que j'aime bien utiliser pour décrire la manière dont ces jeunes en fait s'informe et et reçoivent le monde en quelque sorte, c'est une scène mythique du cinéma qui est un peu vieille, qui date de 1971, qui est la scène du film Orange mécanique où le personnage principal Alex a les yeux écarquill enfin on lui tient les œufs yeux écarquillés avec une machine et on lui envoie euh des images extrêmement violentes. Et pour moi, c'est vraiment ça en fait qui structure le rapport des plus jeunes au à l'actualité, au monde et au débat public. c'est en fait le fait de d'être de ne pas choisir ce que l'on voit et d'être sans filtre, sans décodeur en quelque sorte, sans intermédiaire, sans grille de d'analyse et sans recul face à des choses qui sont qui ont été très bien rappelées qui sont la guerre, qui sont le Covid, les attentats aussi évidemment et euh les le les sujets climatiques.
Et donc quand on parle de radicalisation des jeunes, souvent on se dit mais c'est d'une manière un peu moralisatrice en quelque sorte. Mais quand on sait tout ça, finalement on comprend que baignant dans ce bain là ce soit beaucoup plus compliqué pour eux à la fois de se projeter dans l'avenir, de se projeter dans une action dans un engagement quelconque he pas que politique mais même de comment dire de construire leur rapport avec le reste de la société. Vous venez de nous parler des réseaux sociaux qui sont très importants et on le sait, nos jeunes sont beaucoup présents sur les réseaux sociaux. il passe euh bah beaucoup de temps et c'est vrai que il y a des messages politiques qui peuvent tomber sur des messages politiques et donc en gros comment aujourd'hui euh ils peuvent se faire une opinion par eux-mêmes euh plutôt que par des vidéos euh sur les réseaux sociaux euh qui peuvent aussi euh peut-être entraver euh leur leurs pensées politiques.
Et donc pour vous, comment ils peuvent se détacher en fait de ces réseaux sociaux pour et bien arriver à avoir un engagement politique qui soit pas pollué par ces réseaux ? Il me semble qu'on arrive au moment où euh les jeunes eux-mêmes prennent conscience des dégâts euh qu'on fait sur eux-mêmes, le l'usage, un usage euh immodéré et euh et non encadré des réseaux sociaux. C'est-à-dire qu'on voit euh par exemple sur la question de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 16 ans, quand on pose la question au 18 25 ans, ils y sont très largement favorables.
Donc c'est ceux qui ont pris de plein fouet en fait euh le l'impact de réseaux sociaux et d'un usage trop important des écrans dont on ne savait pas vraiment les conséquences notamment en terme de santé mentale. Bah cela informer des conséquences se disent bah oui, il faut encadrer d'une d'une manière ou d'une autre. Donc ça c'est intéressant et d'ailleurs quand on voit dans les frateries souvent c'est les grands frères ou les grandes sœurs qui ont 20 22 ans qui surveillent les les les jeunes sœurs ou frères de 14 15 ans et qui vérifient la manière dont ils utilisent les les réseaux sociaux.
Donc je trouve qu'on est un moment de prise de conscience qui est pas seulement chez les jeunes et qui est pas seulement en France mais qui est vraiment mondial puisque la question de la régulation d'une manière ou d'une autre pour les jeunes de l'usage des réseaux sociaux se pose partout. On a vu avec les les lois qui ont été les mesures qui ont été adoptées en Australie et puis partout en Europe en fait, il y a cette réflexion là. Euh et il me semble que c'est extrêmement structurant pour euh l'avenir du débat public en réalité parce que sans régulation euh ben il faut s'imaginer que l'espace public est euh entièrement soumis aux règles qu'imposent les plateformes.
Et ces règles, on les sait, on les connaît. C'est la valorisation de l'émotion par rapport à la nuance et à la modération, la valorisation du temps extrêmement court de la réaction. Donc euh on prend jamais le temps de réfléchir avant de retweeter ou de liker ou de Et donc en fait ça transforme profondément euh le rapport pas seulement des jeunes euh puisque de plus en plus de Français et de toute génération sont sur les réseaux sociaux et on devrait d'ailleurs parler à mon sens aussi de des plus âgés qui partent énormément de temps sur les réseaux sociaux euh et qui sont pas du tout informés non plus de la prévalence de fake news et cetera.
Euh mais donc voilà. Merci beaucoup Chloé Merin et puis je voudrais remercier nos nos quatre participants pour ce débat de grande qualité. Vraiment je pense que et bien vos propos ont éclairé notre salle et et vraiment merci beaucoup à tous les quatre et donc nous allons vous pouvez les applaudir bien évidemment. [applaudissements] Et donc nous allons passer maintenant au second temps et bien de notre soirée qui débute par un débat euh et avec cette question la jeunesse, une génération antitravail.
Et donc pour mener ce débat, je vais accueillir Antonin Bergeot qui doit être qui va qui est juste ici qui va nous qui va nous rejoindre qui est économiste chercheur à la Banque de France. Donc Antonin, vous travaillez sur les questions de grandes mutations macroéconomiques et leur impact dans le monde du travail qui est très important pour nos jeunes et c'est vrai qu'ils peuvent avoir peur de rentrer sur ce monde du travail. Et aujourd'hui, vous allez lancer le débat avec trois jeunes politiques parce que là aussi c'est vrai que être libre c'est aussi faire de la politique.
Et donc nous allons accueillir Nolwen Pelven qui est ici présente. Bienvenue à vous. et puis euh qui a été conseillère nationale, qui est aujourd'hui conseillère nationale du Parti Renaissance, mais qui a eu et bien des longues responsabilité éminente dans les jambes, les jeunes avec Macron.
Vous avez aussi à vos côtés Raphaël Benarousse qui est secrétaire national des jeunes socialistes et qui est aujourd'hui en charge du projet républicain. Bienvenue également. Et puis pour terminer, vous avez euh Théo Hamsadi qui est euh le président des jeunes républicains depuis un certain temps.
Et donc effectivement, vous pouvez les applaudir parce que c'est vrai que et bien c'est bien d'avoir et c'est ça aussi l'esprit de Libre, de créer du débat et de recevoir et bien des jeunes qui ne pensent pas forcément la même chose. On est là dans un cadre républicain et donc je vais laisser Antonin et bien mener ce débat entre nos trois personnalités politiques qui ont beaucoup d'avenir devant eux. Très bien.
Bonjour à toutes et tous. Donc je suis ravi de poser les questions pour ce débat sur la jeunesse. Je pensais être inclu dans les jeunes mais visiblement c'est c'est plus le cas.
C'est la première fois. Donc voilà. Bon c'est fini.
Euh mais donc je on m'a demandé effectivement de de lancer un peu le le débat autour de plusieurs questions et donc j'aimerais prendre ma casquette de macroéconomiste et commencer par une question sur les perspectives qu'on a aujourd'hui. On est des perspectives, ça a été rappelé tout à l'heure plutôt négative sur l'économie française. Enfin, en tout cas, on a une projection de ce que peut être la croissance et la productivité qui, sauf changement important, va être un petit peu un petit peu stagnante, ce qui va avoir un impact sur les perspectives de salaire, de progression salariale.
Et donc tout ça dans un contexte où on a 1lion5 de jeunes qui sont ni en emploi ni en formation euh et en même temps 300000 emplois non pourvus et un chômage qui commence en tout cas arrêter de baisser. Donc voilà, une fois qu'on a dressé ce tableau, ma question pour vous ce serait de savoir dans ce contexte là, comment est-ce que on redynamise le marché de l'emploi pour les jeunes ? Est-ce que il faut flexibiliser le marché ultra pour les jeunes ?
Est-ce qu'au contraire, il faut aider l'insertion avec de plus d'aides publique ou plus de dispositifs similaires ? Donc je sais pas, on peut commencer par exemple par Nolwen Pven si ça vous va. Très bien, merci beaucoup.
Bonsoir à tous. Merci madame la présidente pour votre invitation et merci pour les interventions qui étaient très riches. Euh pour répondre à la question, en réalité quand quand j'ai lu la question à Prime à bord, je me suis dit bon ben en 2020 c'était difficile d'avoir 20 ans.
En 2026 l' tout autant eu et on peut que partager le constat que l'on a fait tout à l'heure. On est dans un contexte économique qui est compliqué. On a le retour de la guerre.
On a tout un tas de questions qu'on ne se posait pas avant. Je sais qu'on abordera aussi la question de l'IA. Mais tous ces sujets apparaissent, ils sont là devant nous.
Il faut trouver des réponses et il faut qu'on trouve des réponses à la fois avec cette jeunesse qui arrive sur le marché, qui est encore en étude, que l'on soit main dans la main avec les employeurs et qu'on puisse ensemble avancer. Et j'ai réfléchi à la question et je me suis dit au fond, est-ce que c'est pas un espèce de nouveau contrat social qu'il faut écrire avec chacun pour écrire cette nouvelle page de notre histoire de pouvoir faire avancer la France économiquement ? parce qu'en tant que jeune, on a tous notre notre rôle à jouer et par par rapport à ça, je pense que c'est un une réelle politique d'insertion qu'il faut réécrire ensemble et qui sera peut-être au cœur du débat de la présidentielle parce que je pense que le choix d'inviter des jeunes engagés n'est pas tout à fait anodine et dans cette politique d'insertion, il faut effectivement qu'on accompagne au mieux ces ces jeunes nets ou nites.
On en parlait tout à l'heure sur le titre, mais ces jeunes qui sont ni en emploi, ni en formation, ni en étude. Nous en tout cas, c'est un sujet sur lequel on a travaillé avec des jeunes qui sont ce soir dans la salle, c'est de pouvoir les identifier. C'est que chaque jeune, une fois postbaccalauréat, une fois le bac en poche, il faut qu'on puisse les identifier sur le territoire avec l'aide des collectivités pour pour les accompagner, pour faire un accompagnement parce que réellement, c'est ce qui leur manque, c'est qu'il y a des jeunes, ils trouvent pas des études qui leur correspondent, ils trouvent pas un emploi qui valorise leur expérience bénévole comme on peut le faire dans d'autres pays.
Moi, j'ai fait mes études au Canada et c'est quelque chose qui est extrêmement valorisé. Donc c'est d'abord porter un projet pour accompagner ces jeunes et créer une vraie base de base de données. C'est ce qu'on pourrait dire sur ces jeunes sans emploi et et pas dans et qui ne sont pas en étude.
Euh [grognement] il faut aussi qu'on puisse mieux accompagner ces stagiaires, renforcer les stages, très important euh et pourquoi pas avoir des quotas. on parle de quota partout, bah pourquoi pas aussi sur les stages dès dès le collège, dès qu'on a 20 employés quand on a une entreprise, une PME, pourquoi pas se dire "Bon bah dès que j'ai 20 employés, quand je suis une entreprise française, je m'assure d'avoir des stagiaires parce que avoir un jeune en stage, c'est peut-être lui proposer un contrat d'alternance, c'est peut-être l'employer parce queil aura été habitué au code de l'entreprise." Autre proposition que je voulais vous donner après je vous passe la la parole messieur mais c'est aussi sur ces jeunes aujourd'hui en France 40 % des jeunes étudiants sont en emploi donc ils travaillent que ce soit des métiers de bouche ou certains qui commencent à se professionnaliser je pense qu'il faut qu'on on naisse ces jeunes pourquoi pas en abaissant les cotisations sociales parce que c'est à la fois un moyen de les garder de valoriser leur engagement et puis plus largement c'est aussi un moyen d'attirer d'autres jeunes à venir travailler et prendre déjà leur place alors qu'ils sont alors qu'ils sont en étude.
Voilà, c'est des premières propositions. Je sais qu'on aura l'occasion d'en débattre mais peut-être pour ouvrir ouvrir la question. J'espère peut-être pour réagir Théo, baisse des cotisation sociales pour les jeunes, ça vous ça vous va ?
Oui, ben nous de toute façon tout ce qui permettra aux entreprises de d'investir euh de façon plus massive dans la jeunesse sera quelque chose de positif pour nous parce qu'on pense que fondamentalement il y a un problème structurel dans ce pays et c'était un peu le propos que je voulais avoir euh c'est que euh le travail coûte cher en France et notamment il y a il y a il y a peut-être une question, il y a un sujet qu'on va peut-être aborder, c'est le sujet de l'intelligence artificielle et on a tendance à opposer notamment les politiques de recrutement avec l'IA. En réalité, il faut pas opposer. Le meilleur moyen de ne pas opposer, c'est de faire en sorte que le patron d'entreprise, il a plus intérêt à investir dans un jeûne parce qu'il a confiance en lui, parce qu'il est directement opérationnel plutôt que d'investir forcément dans l'IA qui pourrait le remplacer.
Même si je pense que l'IA peut-être complémentaire aux jeunes, étant donné que sur la tranche d'âge qu'on a, on va pas se le mentir, les jeunes ont grandi avec le numérique, ils ont grandi maintenant avec l'IA. Donc, on s'y connaît peut-être un peu mieux, légèrement mieux que nos que nos aînés. Mais plus globalement, ce que je voulais dire, c'est que c'est peut-être un reproche que je fais à la à la classe politique depuis depuis quelques années, c'est qu'on a tendance à colmater quelques brèches avec du scotch.
Un scotch pour moi qui est parfois de très mauvaise qualité. C'estàdire qu'on a des problèmes qui sont structurels et à cela en fait on propose des solutions qui sont parfois un peu un peu un peu superficielles. Typiquement sur notamment le le marché de l'emploi et l'accessibilité des jeunes au au à un premier travail notamment quand ils ne sont pas diplômés.
On parle peut-être parfois de valoriser certains accès à certains contrats. Moi, je pense que le problème, il est plus profond, il vient même du lycée, peut-être même du collège. C'est que l'enseignement aujourd'hui français euh donc le collège et le lycée, n'est pas adapté à la réalité d'aujourd'hui.
Tout simplement, vous avez un lycée, un enseignement professionnel qui est dévalorisé et je peux en parler parce que quand j'étais en 3e, les profs en fait tout simplement quand ils parlaient à leurs élèves, ils disaient "Si tu as pas de bonnes notes, tu finiras dans le professionnel." Et pourtant en fait, on a besoin, ce pays a besoin de gens qui sont dans le professionnel parce qu'on parle sans arrêt de réarmement industriel. Mais si à un moment donné, bah même les profs, ils disent à leurs élèves que bah si tu finis dans le professionnel en fait bah c'est parce que tu es un mauvais élève, on n'y arrivera pas.
Donc pour moi, il faut qu'il y ait un changement, une révolution vraiment sur ce côté-là en vraiment en en révolutionnant ce système-là, révolutionnant ce système- là. Et peut-être qu'il y a une proposition mais mais et je suis libre d'en débattre, c'est faire plus confiance encore aux régions madame la présidente sur l'enseignement professionnel. Je sais qu'on a des grands présidents de région euh parce que justement c'est ceux qui sont les plus à même et qui connaissent par leur structure même leur vocation euh les réalité économique d'une région d'un territoire.
Donc c'est les plus à mêmes de meilleurs de d'une meilleure façon de réorienter notamment les besoins euh vers là où ils sont réellement. Donc pour moi, il y a cette possibilité là. Après, je ne crois pas forcément aux politiques massives notamment de on investit, je crois déjà 25 milliards dans la formation, dans l'insertion. si l'argent public en France arrangait les choses, ça saurait et puis on serait aujourd'hui la première puissance mondiale.
Donc je pense que le sujet, il est pas là, il est vraiment d'aller au fond, d'aller dans le structurel, il est de d'avoir une révolution de l'éducation peut-être dès le collège mais en tout cas à partir du lycée. Très bien. Et donc Raphaël, on a parlé donc de cotisation, de formation, d' enfin de formation professionnelle.
Votre votre solution à vous. Bonsoir tout le monde. Déjà, merci beaucoup de l'invitation madame la présidente.
Moi déjà pour commencer, j'aimerais dire que les jeunes travaille. Il y a un jeune sur deux aujourd'hui qui pour payer ses études est obligé de travailler. Et la réalité c'est que quand on prend un jeune sur deux, c'est ceux qui redoublent plus dans l'étude supérieure.
C'est ceux qui sont contraints par des conditions de travail compliquées d'avoir un accès à l'étude qui est différent des autres étudiants qui de par leur situation sociale et leurs parents sont plus avantagés que les autres. Je pense que il y a eu un des une des questions qui a été posée sur la la flexibilisation du travail pour les jeunes. Moi je pense pas que c'est une solution.
Je pense pas que précariser la jeunesse pour lui proposer des perspectives, ça soit lui proposer des perspectives, c'est l'envoyer dans le mur. Et donc euh moi je pense que si on veut euh proposer des solutions pour nos jeunes et pour nos différentes jeunesses dans le pays, parce que c'est aussi un sujet, c'est que l'accès au travail dans la région Île-de-France par exemple n'est pas le même que lorsqu'on est dans des zones rurales qui sont plus compliquées pour trouver du travail, qui sont dans des zones où il y a pas forcément un accès au travail qui est égalitaire partout en France. Je pense que c'est important de le comprendre, que c'est important de le travailler et que automatiquement sur la question euh sociale qui est quand même le centre je pense de des aspirations de la jeunesse aujourd'hui, c'estàd qu'on peut plus dire qu'on travaille comme on a travaillé euh fut d'un certain temps.
Non, aujourd'hui on travaille euh un coût qui est très faible, qui ne permet pas à chacun et à chacune de vivre. Et donc je pense que la priorité aujourd'hui pour les jeunes et dans la question de l'accès à l'emploi, c'est la question sociale. Mais ça ça vous pas contrairement à mes intervenants de gauche, parler un peu de social, je pense que ça surprend pas tout le monde.
Ensuite, sur la question de la formation, moi je pense qu'il y a une urgence euh au niveau euh de de le prendre à la racine la question de de de la de la formation et et et de l'accès aux études supérieures. C'estd qu'en fait moi je pense que c'est je rejoins Théo ce que je m'attendais pas à faire mais sur cette question là c'est-à-dire que globalement il y a un besoin chez les jeunes d'avoir des perspectives d'avenir qui sont satisfaisantes et donc tout le monde n'a pas forcément pour ambition de faire des master 2 sur lequel en fait à la fin ils se rendent compte qu'ils ont pas forcément des débouchés qui les intéressent. Par contre euh les jeunes ont une envie, c'est celui de trouver un travail, celui de trouver une profession et donc il y a une revalorisation de la filière professionnelle qui est extrêmement importante à mener et qui pour moi doit avoir une place qui est fondamentale dans le débat euh et pour moi ça doit être une des priorités qu'on doit avoir.
Très bien. Alors merci mais il y a il y avait un point dans ma question et ça va m'amener à la deuxième auquelle vous avez pas complètement répondu, c'est le fait qu' il y a 300000 emplois vacants aujourd'hui qui trouvent pas preneur. Et donc peut-être ma question pour vous c'est est-ce que finalement c'est qu'une question de salaire ?
Est-ce queil y a aussi une question de valeur qui devient beaucoup plus important aujourd'hui pour les jeunes et com voilà comment vous expliquez ce paradoxe ? Effectivement, [grognement] je pense qu'il y a aussi un enjeu de valorisation de filières qui ont peut-être été euh oublié et là je parle vraiment avec mon cœur de jeune. Quand on sort de nos études de de terminale, souvent on a envie d'aller vers des secteurs où on brille, on gagne beaucoup, c'est génial, c'est parfait.
Et je pense qu'on a oublié aussi ce qui se passait dans certains territoires et on a perdu aussi ce contact avec des des des filières, des travaux euh qu'on valorise pas parce qu'on les a oublié dans les études supérieurs. nous a projeté tout à l'heure, vous parliez de faire un master 2. Euh et aujourd'hui, je pense que on a tout intérêt et on a commencé à le faire, notamment quand dans les lycées, on a des professionnels qui viennent nous voir dans des carrefour carrière, de parler de ces filières-là qui sortent du droit, de l'histoire, des sciences politiques et et de et de la sociologie.
Et c'est là où les territoires ont les régions, les départements et les municipalités ont tout leur rôle à jouer pour remettre aussi ces gens qui qui font fonctionner nos boulangeries. le matin qui remplissent nos qui remplissent nos comment nos nos nos maisons parce que il fabrique des meubles. On a un savoirfire français aussi à valoriser qui est extrêmement important et si nous en tant que jeune on en prend pas conscience, je veux dire tout ce savoir-faire français va un jour disparaître.
Donc on a aussi un rôle à jouer dans ce qu'est la France et et ce qu'elle projette à l'étranger. D'accord. Vous êtes vous êtes aligné avec ça, Théo ?
Oui, un peu. [grognement] Non, je suis je suis aligné avec avec une grande partie du fond. Euh pour moi, il y a plusieurs il y a plusieurs points dans dans la réponse que j'aimerais apporter.
Tout d'abord, il y a le côté notamment de la valorisation du professionnel parce que je pense que notamment dans les métiers en intention, dans les filières en tention, il y a tout un tas de métiers qui sont appris dans ces formations professionnelles et qui sont aujourd'hui dénigrés par l'éducation nationale, même par les familles, par un peu la morale ambiante et puis même par un peu tout un tas d'acteurs. Donc pour moi déjà, il y a un premier point. Ensuite, il y a un autre point, c'est qu'effectivement, on ne travaille pas aujourd'hui comme on travaille nos parents.
C'estàd que le grand rêve aujourd'hui du jeune, c'est pas de s'enfermer dans un CDI pendant 40 ans dans la banque du coin. Le rêve du jeune aujourd'hui est de pouvoir voyager, d'aller à Bordeaux, d'aller à Toulouse parce que je viens d'être Pyréné et puis pour moi le Sud-Ouest c'est c'est très sympa et j'ai envie d'y rester. Mais en tout cas, le rêve du jeune, c'est au-delà d'aller dans le beau sud-ouest, c'est d'aller un peu partout, de découvrir en fait tout le pays et pourquoi même d'aller à pourquoi pas même d'aller à l'étranger.
Et donc en fait, je pense que le marché du travail a à gagner, à s'adapter un peu à cette demande-là. L'idée, c'est pas non plus de faire du jeûne de l'enfant roi parce que ça, je pense que c'est un côté très paternaliste qu'on pourrait avoir de dire qu'au final, le jeune, il a ses aspirations, on doit lui dire oui à tout parce qu'en réalité, il y a quand même des limites à tout cela. Il y a quand même une rigueur dans le travail, il y a quand même un certain cadre à respecter.
Mais pour moi, il y a une adaptation du marché du travail qui est essentielle si on veut pouvoir connecter les entreprises avec nos jeunes qui a associé avec une meilleure connaissance et une meilleure image des filières professionnelles, des métiers de saison, de tous ces métiersl qui sont aujourd'hui dénigrés et qui ne sont pas possibles après ou en tout cas qui ne sont pas euh les débouchés euh habituels vers un après un bac + 5. Il y a vraiment une révolution un peu à avoir sur tous ces sujets-là. Pour moi, ces deux jambes permettront, non pas il y a pas de solution magique, mais permettront d'avoir pourquoi pas une évolution sur ces 300000 jeunes qui aujourd'hui n'ont pas de réponse.
Et il faut se poser enfin une seule question, c'est s'il y a 300000 jeunes sans emploi, sans rien aujourd'hui dans ce pays, c'est avant tout et je pense parce que quand ils sont sortis du lycée notamment après le bac, ils ne savent pas où aller. Et quand ils ne savent pas où aller, c'est que l'orientation a loupé. Et donc à partir de d'un moment où l'orientation a loupée, le rôle du politique c'est dire il y a un problème ici, dans ce cas-là, il faut le traiter ici.
Et c'est là où je rejoins du coup une nouvelle fois mon point sur le lycée professionnel et sur la valorisation d'autres voies que le général et que l'université. Mais alors juste pour euh avant de vous donner la parole, une une précision que vous appelez valorisation, c'est c'est quoi ? C'est le salaire plus élevé ou c'est plus Non ?
Alors en moyenne, il me semble que les métiers issus de l'industrie sont quand même mieux payés que les métiers notamment du bureau. Donc pour moi, il y a effectivement une question du salaire, mais il y a aussi tout simplement une un un réflexe à voir et peut-être même l'organisation même du lycée. Peut-être que l'organisation d'un lycée général surprombant tous les autres lycées avec les lycées professionnels qui sont un peu dans l'ombre du général, c'est à revoir.
Peut-être que même le collège qui est unique aujourd'hui, qui dit à vocation à diriger en réalité uniquement vers le général parce que aujourd'hui c'est le discours qui est tenu comme je l'ai dit tout à l'heure peut-être que c'est à remettre en question. Pour moi, c'est c'est ces points-là qui sont essentiels. La valorisation, il y a le salaire évidemment mais il y a tout ce qui va derrière.
Il y a le type de contrat et puis il y a aussi une question de dignité. Le jeune comme n'importe quel français, il a envie d'aller au travail avec le avec la pêche. En fait, il a envie de se dire "Bah moi, je suis fier, j'ai envie de rendre fier mes parents." Et ce que je fais bah en fait c'est pour aussi les rendre fiers.
Quand on a un prof qui dit "Ah, tu as des mauvaises notes, tu vas finir dans le professionnel, vous croyez que le jeune il a l'impression qu'il va rendre fier ses parents ?" Moi, j'ai pas l'impression. Donc, pour moi, la valorisation, elle passe par tous ces points-là.
OK, merci. [applaudissements] Non, [grognement] moi je je vais rebondir sur un point de la question qui est la question des valeurs en lien avec celle des des entreprises. Je pense que c'est extrêmement important, moi et c'est un sujet à porter, c'est que vous en parliez beaucoup dans la précédente table ronde, la question de l'écoanxiété typiquement.
Bah ouais, en fait aujourd'hui les jeunes, ils ont pas forcément envie de servir un système qui passe leur temps à leur expliquer que bah dans quelques années, ils vivront avec 5 degré de plus et qu'ils finiront dans des situations catastrophiques. Je pense aussi que et là je vais vous parler un peu de moi, moi je viens pas de Toulouse, j'ai un peu moins de soleil mais je viens de Sintis. En scène Saint-Denis, on a une jeunesse qui est stigmatisée à longueur de temps dans le monde de l'emploi et quand on marque dans son CV qu'on vient du 93, on a beaucoup plus de chance d'avoir des refus que des acceptations par rapport à ailleurs.
Ça c'est un sujet à porté sur la question des valeurs. La question de la lutte antiraciste dans le monde du travail. Il est extrêmement important et extrêmement primordial à mener pour les générations à venir.
Et moi, je crois que ça c'est un des sujets majeurs. Comment vous C'est bon ? Vous m'entendez bien ?
C'est bon. Allez, parfait. Donc je pense que le jeune, il a plus envie de continuer à à faire fonctionner un système qui lui convient pas.
Comment est-ce qu'on arrive à s'adapter euh avec le temps ? Moi, je pense qu'il y a des questions très simples. La question du CV anonyme, c'est une des questions à poser dans les années à venir.
Pourquoi est-ce qu'on anonymiserait pas euh les euh les les CV ? Moi je pense que c'est une des questions qui peut permettre y compris une partie de la jeunesse, de trouver plus rapidement sa place et un emploi dans dans les années à venir. Je pense que la question des valeurs dans le monde du travail, c'est un des sujets primordiales pour pour le pays dans les années prochaines.
Parce qu'on avait essayé de le faire. Je peux intervenir ? Bah si vous êtes jeune donc c'est bon. [rires] Non, je suis vieille.
Mais sur le CV anonyme, pardon, excuse-moi, Antonin. Merci. sur le CV anonyme, on avait essayé de le faire à une époque parce qu'on se disait que c'était un moment où on parlait de discrimination positive, les jeunes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître cette période et c'était donc à l'époque on était j'étais ministre de l'enseignement supérieur et on avait essayé de faire une expérimentation de CV anonyme et ça avait pas du tout marché et je vais vous dire pourquoi ça avait pas marché et c'est parce qu'en fait enfin ça avait marché plus exactement pour les filles mais pas pour les garçons pardon et et en fait ça avait marché pour les filles filles parce qu'elles avaient plus de diplômes et qu'elles avaient fait beaucoup plus de choses et en revanche et qu'elles étaient aussi victimes de discrimination lié à leurs genur faisait moins confiance.
Donc ça ait bien marché pour les filles, ça ait moins bien marché pour les garçons parce que les garçons notamment issu de l'immigration avaient moins d'experts de stage parce qu'ils avaient moins de moins de de relations, ils avaient des moins bons diplômes et et du coup leur CV était moins bon que des garçons de la classe moyenne. Et donc en fait le CV anonyme est une solution à condition que votre CV soit meilleur que celui d'à côté. Et en revanche pour les garçons issus de l'immigration en fait quand on faisait pas un CV anonyme et ben il y avait une discrimination positive parce que les entreprises se disait "J'ai aussi besoin de diversité dans mon entreprise." Et donc en fait, on s'apercevait que l'un dans l'autre, le fait que l'entreprise elle-même se sente une responsabilité sociale et se dise euh je dois ouvrir à la diversité, je dois aussi avoir des garçons issu de la diversité, pas que des filles, issu de la diversité, je dois En fait l'entreprise elle-même, elle corrigeait pas mal et en fait l'expérimentation, elle était restée en demi-tinte à cause de ça parce que pour les filles, ça avait super bien marché et même pour les filles pas issues de la diversité d'ailleurs pour pour toutes les filles, ça avait hyper bien marché parce que leur CV était meilleur et pour les garçons leur CV était un peu moins moins bon pardon messieurs, vous avez des un peu moins bonnes notes à l'école et donc et du coup en fait on crée d'autres discriminations avec le CV anonyme mais c'était intéressant parce qu'on on l'a testé en fait c'est anonyme mais voilà ça a des pour et des contres on va dire je je peux rebondir ça dérange pas merci bon bah moi je suis je me permets juste de de rebondir merci déjà de la réponse.
Et donc ça veut dire, je pense qu'on va se sûrement se rejoindre là-dessus, que donc il faut traiter le problème à la racine et de l'enfance parce que si les garçons les filles ont des différence de notes et que il y a une question y compris vous l'avez dit tout à l'heure que les enfants des personnes issu de l'immigration et particulièrement les garçons visiblement parce que on a de moins bonnes notes, on est plus perturbateur et ça moi en tant que garçon personnellement je reconnais que que je suis plus perturbateur qu'une fille en général mais globalement sur cette question là moi je je pense qu'il y a un sujet qui est aussi également de pouvoir pouvoir permettre l'accès au stage. Comme vous le dites, il y a une question de réseau aujourd'hui qui est primordiale dans l'accès au stage. Quand on a pas de réseau, on n pas de stage et je maintiens moi que quand on vient de sense aussi dans les études, vous le disiez exactement.
Donc moi je je pense que donc il faut traiter ce problème là, y compris donc dès le départ et donc sur la question des stages. Alors je il reste une question mais très peu de temps. Alors je vais vous demander le la performance de répondre par presque que oui ou non à ma dernière question que je vais simplifier.
Du coup euh je voudrais savoir si euh vous êtes inquiet ou excité par la révolution qu'on vit avec l'intelligence artificielle du point de vue de ce que ça va impliquer pour le marché du travail des jeunes. Alors, on pourrait on pourrait être inquiet évidemment, mais comme je l'ai dit tout à l'heure, moi je pense que LIA est une formidable opportunité au contraire de d'ouvrir en fait grand les portes à la jeunesse parce que nous on a grandi avec Chat GPT parfois un peu trop d'ailleurs fait partie de nos cours et on sait aujourd'hui comment manier en fait l'intelligence artificielle peut-être plus que des personnes qui ont 40 50 ans sur le marché du travail. Donc au contraire, c'est une énorme opportunité et je voulais juste je me permets une toute petite parenthèse très courte.
Je voulais juste rendre hommage tout à l'heure quelqu'un a parlé de l'outreem. C'est une jeunesse aussi dont on ne parle jamais avec des réalités qui sont tout autres parce que nous on parle en tant que personne qui vivant en métropole mais il y a en Outremè une précarité qui est très grande, une impossibilité d'aller faire des études qui est gravissime et pour moi aujourd'hui c'est un grand enjeu aussi de cette jeunesse, c'est reconnecter toute la jeunesse de la République, elle soit de métropole ou d'outre mer. Donc que ce soit de la Guyane ou jusque au Pacifique de l'autre bout du monde, je peux mon dire ?
Bon, pour faire très rapidement, moi je suis excité et inquiet. C'est dire que vous on vous pouvez pas faire les questions et les réponses, hein, mais euh non, je suis excité qui en même temps. C'est-à-dire que globalement les avancées technologiques, si on veut s'y opposer tout le temps, ça fonctionnera pas.
C'est on c'est en train d'avancer, on doit s'adapter avec. Par contre, il faut des régulations. Euh, il faut complètement que sur la question de l'intelligence artificielle, comme on a fait euh euh je pense l'erreur sur la question euh de la robotisation du travail, on puisse réguler euh on puisse taxer.
En 2017, le partialiste proposait la taxe robot, on l'a pas fait. Bah le résultat c'est qu'aujourd'hui, quand vous faites vos courses, la plupart du temps, vous avez plus de caissiers, plus de caissières, mais vous avez une machine et donc vous supprimez de l'emploi. Ça peut être génial l'intelligence artificielle si on arrive à le réguler et et à fonctionner avec dans un cadre encadré.
Évidemment, bon la réponse ne va pas trop trop changer euh mais à l'inquiétude, j'ai envie d'apporter de la construction euh parce qu'en réalité l'IA, je pense queil ne faut pas l'appréhender. En tout cas, c'est la c'est le message que l'on porte au niveau français depuis quelques années maintenant et on l'a fait à l'occasion de de du sommet que l'on a accueilli à Paris. Par contre, ça pose trois questions.
À la fois, la question de l'anticipation. Donc c'est bien d'investir dans ces nouvelles technologies, mais il faut euh anticiper les nouveaux modèles d'éducation que cela va poser. Et dès l'école primaire, vous avez abordé la question au moment de la table ronde, mais ça commence au niveau de la primaire.
Il faut euh aussi euh euh accompagner accompagner ceux qui sont déjà dans des corps de métier et qui vont devoir s'adapter à ça. Et je pense que ça passe par ce troisème point, c'est aussi euh appréhender comment l'on va former euh former nos jeunes parce que au fond c'est eux qui vont tendre la main aux plus anciens pour les accompagner et que l'on puisse avancer tous ensemble sur la question de Lia. Parfait.
Ben merci beaucoup. Et du coup euh si je résume pas très inquiet si on prend les bonnes décisions et je crois que ça clos la table ronde. Je la merci beaucoup Antonin et je pense qu'on peut vraiment remercier Théo Nolwen et et Raphaël comme quoi [applaudissements][acclamation] vous pouvez vraiment les applaudir parce que tout à l'heure on a posé la question en disant est-ce que bah la génération d'avion est mieux mais quand on vous voit aujourd'hui c'est beaucoup plus calme qu'à l'Assemblée nationale c'est beaucoup plus calme que sur les plateaux télé et on peut dire que vraiment aujourd'hui vous avez fait un débat vraiment de grande qualité dans le respect des uns des autres ce qui montre que la jeunesse a vraiment de l'avenir aussi en politique.
Et pour un peu résumer votre débat d'une qui qui a vraiment eu des opinions différentes mais avec des perspectives, on va appeler deux autres jeunes qui sont Gaetan Lemoine qui est responsable national du pôle étudiant et bien des jeunes d'horizon le parti d'Edouard Philippe et Elvis Zanou qui est président de l'association maison de la jeunesse engagée très engagé notamment en sain et à His Sousboin et donc messieurs, je vais peut-être demander à Gaetan dans un premier temps, chacun en 180 secondes, donc c'est vrai qu'on vous demande un temps très précis mais nous savons que vous êtes capable de le tenir parce que vous êtes deux jeunes talentueux. Et bien est-ce que vous pouvez qu'est-ce que vous retenez de ce débat entre nos trois jeunes responsables politiques et aussi est-ce que vous pouvez emporter une proposition à votre niveau ? 180 secondes, c'est parti.
Alors déjà, merci merci beaucoup à Libre de nous de nous réunir ici. Euh je pense que c'est c'est une idée partagé par tous, mais on est dans un moment où le partage d'idées est important, où les idées doivent circuler, les et les constats aussi. Et donc déjà, merci beaucoup pour le débat parce que effectivement, il y a beaucoup de constats lesquels sur lesquels on va pouvoir rebondir.
La première chose sur laquelle je voudrais m'attarder, c'est la formulation de la question. On la voit plus maintenant, mais c'était génération antravail. Euh je pense que un des constats qu'on peut tirer du débat, c'est peut-être la question d'une formation antitravail antijeune pardon.
Euh antitravail, oui. Et la question d'un travail français au vu de des différentes statistiques avec les pays européens antijeunes. Donc pour nous chez Horizon, chez les jeunes Horizons, ça ça prend la forme de trois propositions et je vais essayer de d'accélérer pour tenir les 180 secondes.
La première question, c'est la question de l'orientation. Euh ça a été dit plusieurs fois. Nous, on plaide pour une réforme de de la plateforme d'orientation avec deux enjeux.
La première, c'est la transparence. Euh en s'inspirant notamment de ce qui a été fait en 2018 sur l'apprentissage avec la plateforme Insert jeune avec des taux d'insertion professionnelle par formation et que que les jeunes aient accès à cette information là. La deuxième question de l'orientation, c'est aussi l'accompagnement.
Il y a 1/3 des jeunes aujourd'hui qui considèrent qu'ils sont mal accompagnés, 1/3 aussi après la L1 euh qui viennent qui se réorient et donc avec l'intelligence artificielle pour pourquoi pas limiter l'autocensure aussi des psychologues de l'orientation euh au au sein de ces plateformes. La deuxième question, ça a été aussi mentionné, c'est celle de la formation euh avec la question de l'adéquation de la formation avec le marché du travail. Et ça a été une des questions qui a été peut-être un peu moins traitée, c'est que c'est ce décalage entre le marché du travail et ce chômage des jeunes.
Pour nous, ça passe d'abord par une adéquation des formations et cette et cette adéquation, on peut l'avir via de une sélection renouvelée dans les formations avec un bac aussi un peu réformé et avec des quotas de sélection en fonction des besoins de de la nation dans certains secteurs professionnels. Ça ça appelle à une vision stratégique bien sûr, mais ça prend aussi en compte les métiers d'avenir. Les métiers d'avenir comme on l'a dit aussi une formation plus professionnalisante, ça a été dit par Théo au lycée.
Je pense aussi que c'est le cas de de l'enseignement supérieur. Nous on propose que 50 % de la formation supérieure soit en milieu professionnel, que ça soit par les stages, par l'apprentissage, en en mobilisant pourquoi pas les années de mobilité internationale aussi pour les faire pour les faire intégrer dans des milieux professionnels. et donc avoir des jeunes qui gagnent en compéten et qui sont capables de séduire de séduire les employeurs.
Troisème point, on pense aussi qu'il faut un outil dédié à l'insertion professionnelle des jeunes. C'est un débat qui revient très régulièrement dans le débat public, mais nous on propose un CDI jeune qui passe par un allègement des charges patronales, pas pas salarial comme comme le proposait Nolwen. un allègement qui correspond à un an de cotisation salariale et qui vient et et qui vient en contrepartie d'un engagement de l'entreprise à garder le jeûne pendant 2 ans parce qu'aujourd'hui on a des un emploi jeune qui est qui est caractérisé par des emplois courts, peu stables et on veut gagner en compétence, en fidélisation et baisser en précarité l'emploi jeune.
Voilà, j'espère que j'ai j'ai pas trop dépassé les 180 secondes et voilà, c'était parfait. [rires] Bravo, on peut l'applaudir parce que c'est un exercice qui est pas évident et Gaetan l'a réussi grandement et en tout cas merci et bien d'avoir écouté et bien ce débat et d'avoir eu des propositions qui vont être vraiment très regardées. Et puis pour terminer aussi maintenant, c'est au tour d'Elvis SN, tu as 180 secondes, c'est-à-dire 3 minutes comme ton camarade et donc à toi aussi de nous faire une conclusion et bien sûr de nous apporter une voire plusieurs propositions.
Donc c'est à toi Elvis. Alors bonjour à tous. Moi je vais commencer par répondre très simplement non la la notre génération n'est pas antitravail.
Au contraire en fait, c'est une génération qui aime le travail mais elle aime tellement le travail qu'elle préfère le faire quand il y a le bien-être au centre. En fait, on je viens dans le Nouis en Saint Sen où on a vu nos parents se lever à 5h du matin, prendre deux bus, aller travailler toute la journée, rentrer le soir fatigué et ne même pas terminer le mois correctement. souvent à découvert dans l'eau rouge.
Donc on n pas forcément envie d'avoir cette ce format là de travail. Ce que nous on a envie d'avoir c'est un travail qui un nous donne de la fierté de nous permet de vivre correctement soit parce que le travail la fierté soit parce que le travail elle-même a à aisante soit parce qu'elle permet dans ces conditions dans ce qu'elle apporte aussi bien dans la rémunération que dans dans ce qui est proposé autour que dans l'image qu'elle renvoie aux autres nous permet de vivre correctement et d'être fier de nous. Et c'est ça en fait ce qui manque aujourd'hui.
On ne peut plus dans je parle principalement des quartiers populaires mais aussi de la ruralité parce que ça a de l'importance. On ne peut plus aujourd'hui en 2026 et c'est le cas en 2025 et 24 et les gens passent encore essayer de dire aux jeunes allez travailler mais mettez de côté votre santé mentale. C'est au cœur de la chose.
Il faut absolument qu'on arrive maintenant à donner envie aux jeunes d'aller travailler mais aussi de de protéger leur bien-être. Mais en ça aussi, il faut pas oublier l'ennemi. L'ennemi les réseaux sociaux.
Alors, pas tout le temps. Quand ça marche, c'est très bien, mais quand ça marche pas, il faut le dire. On a tous vu ces vidéos sur sur TikTok, Instagram, même Snapchat avec le Bonjour jeun Entrepreneur euh où on voit des jeunes qui sont devant des Tesla à Dubaï, piscine, voiture de luxe et cetera qui nous font croire en fait que comme ça en 2 secondes, on peut réussir à changer le monde, on peut réussir à devenir millionnaire et que nous derrière en ayant euh l'information, en ayant des CV imprimés en 40000 les enflaires, qu'on trouve pas de boulot, c'est de notre faute ou du de la faute du système et qu'il faut venir payer des formations à de à 50 € 100 € par mois pour réussir dans la vie.
Il faut qu'on arrive à expliquer à cette jeunesse là que en réalité le travail pour qu'elle puisse nous rendre fier, elle demande quand même un parcours. Le parcours elle est diverse. Ça peut aussi bien être au niveau scolaire mais aussi le parcours de la formation personnelle.
C'est-à-dire que il faut retravailler les compétences psychosociaux qui doit revenir au centre. Il faut retravailler la place de la culture qui a de l'importance aussi. Il faut retravailler surtout aussi l'importance qu'on donne au fait de travailler.
Moi, je vois beaucoup euh de jeunes qui me disent "Mais pourquoi je veux travailler ?" Parce que finalement, si je travaille pas, je gagne pareil. Je vois quand on on retrouve une génération qui commence à repenser au RSA, qui commence à à repenser aux Z, ça c'est la problématique parce que quand on est jeune, ce qu'on doit envie ce qu'on doit avoir envie de faire en priorité, c'est d'abord réussir.
Et je pense qu'il faut pousser ta jeunesse vers ça. Et ben écoute, Timing parfait. [applaudissements] Merci beaucoup Elvis et et Gaetan vraiment pour et bien cette conclusion de débat qui a été passionnante et tout à l'heure vous l'avez vu et surtout quand vous êtes arrivé et sur vos sièges, on vous a remis ce petit questionnaire avec notamment à QR code pour pouvoir y répondre.
Et donc maintenant, je vais demander à Charlotte de nous rejoindre qui va nous présenter et bien les conclusions euh et bien des réponses que vous avez pu euh apporter. Donc Charlotte, c'est à toi. Bonjour à tous.
En ouverture de cette soirée, nous vous avons invité à partager votre regard sur le thème qui nous rassemble la jeunesse et sa place dans la société. Vous avez été extrêmement nombreux à répondre et nous vous en remercions. Vos réponses vont pouvoir nourrir la réflexion des prochains intervenants qui vont se succéder.
Sans plus tarder, découvrons ensemble les résultats de ce sondage. Souvent caricaturé, la jeunesse voit régulièrement son rapport au travail pointé du doigt, parfois jugé en décalage avec celui des générations précédentes. Pourtant, malgré certains débats entendus plus tôt, vous êtes 55 % à estimer que les jeunes ont effectivement perdu le goût de l'effort, dont seulement 38 % des moins de 35 ans.
Mais au-delà de ce constat, nous avons voulu soulever deux questions qui alimentent le débat public : le temps et la rémunération au travail. Le sondage révèle ici une tension intéressante. Vous plébiscitez à 52 % la semaine de 4 jours tout en affirmant qu'il faut pouvoir travailler plus pour gagner plus.
Un équilibre complexe entre flexibilité et pouvoir d'achat. Sur la question de l'engagement, avec près de 60 % d'abstention chez les 1835 ans lors des dernières élections municipales, un faussé semble se creuser avec leurs aînés qui participent davantage à la vie démocratique. Vous jugez pour 75 % que les formations politiques ne reflètent plus les aspirations des nouvelles générations.
Face à ce constat, faut-il rendre le vote obligatoire ? Votre réponse est tranchée, vous êtes 43 % à vous y opposer. Toutefois, d'autres outils d'engagement sont aujourd'hui privilégiés par la jeunesse et selon vous, les meilleurs sont le vote à 28 %, l'engagement associatif et en ligne à 25 % respectivement.
Cet engagement, vous le jugez d'ailleurs bien plus radical qu'auparavant pour près de 62 % d'entre vous. Cette radicalité, voire cette violence, s'exprime souvent sur les réseaux sociaux. Vous êtes d'ailleurs 60 % à considérer que les réseaux sociaux ne sont pas une chance pour les moins de 15 ans.
Pour apaiser le climat sur les réseau, la fin de de l'anonymat est souvent évoquée. Sur ce point, votre avis est favorable à 70 %. Quant aux solutions concrètes pour protéger les plus jeunes, nous avons pris l'exemple du couvre-feu numérique testé au Royaume-Uni.
Vous êtes 58 % à ne pas souhaiter une mesure similaire en France. Pour les autres, la solution prioritaire reste la restriction de certains réseaux dont les algorithmes sont nocifs pour la jeunesse à 65 %. Enfin, nous avons abordé les préoccupations d'avenir.
La question environnementale et le dérèglement climatique arrivent sans surprise très régulièrement en tête des priorités des jeunes. Pour 70 % d'entre vous, les politiques ne se sont pas assez saisis de l'urgence écologique. Enfin, pour vous, les deux principaux motifs d'angoisse pour la jeunesse sont la perte de repères sociaux et sociétaux pour 25 % suivie du pouvoir d'achat à 22 %.
Enfin, nous vous avons demandé quel était votre avis en un mot sur l'avenir de la jeunesse et très globalement, vous êtes très pessimiste mais conscient des enjeux d'avenir. Je vous remercie. Merci beaucoup Charlotte que vous pouvez applaudir et qui nous a fait une magnifique présentation de ce sondage.
Et je tiens à dire que les équipes et bien de libre, c'est notamment la jeunesse qui a rédigé ces questions et on le voit dans vos réponses aussi. On voit que le les débats et les différentes interventions et bien des personnes qui se sont succédées à la tribune. On voit bien et bien que ça a influencé aussi vos réponses.
Donc on est aussi très content de constater que dans les réponses et bien nous avons eu et bien euh des réponses qui ont été euh où même nos jeunes qui ont débattu ont pu vous influencer. Donc merci de votre participation et pour cette 3e et dernière partie, je vais demander à Grèce Lokimbango, je sais qui est juste ici qui est adjointe au maire de Longjumeau et membre des jeunes élus de France de venir mener le débat avec différents jeunes qui va vous présenter et qui vont et bien vous détailler leur leurs fortes initiatives. Donc Grèce, merci beaucoup et c'est à toi d'animer et bien cette dernière table ronde avec ces jeunes qui ont des très belles initiatives.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. J'espère faire aussi bien que vous.
Donc pour cette table ronde, on va accueillir madame Clémence Coming. J'espère que j'ai bien dit le nom. Madame ou monsieur Audran Borela, monsieur, excusez-moi.
Madame Nora Zaou et enfin madame Jade Martinez. sous vos acclamations, s'il vous plaît. [applaudissements] Alors, je suis ravie d'être entouré de jeunes comme moi aussi engagés.
On va commencer par vous, madame Clémence Coming. Vous êtes fondatrice de l'association Vision publique et ancienne vice-présidente du syndicat les lycéens. À partir de votre expérience comme ancienne vice-présidente et fondatrice, quelle proposition portez-vous pour soutenir l'engagement des jeunes après aussi tout ce qui a été dit ?
J'ai l'impression qu'il y a un chrono. Ah, vous avez 4 minutes. Alors, ah oui, c'est bon.
Donc pour reprendre concrètement la question, il faut tout d'abord définir ce que l'on entend soutien à l'engagement des jeunes. Alors euh et euh justement pour euh ce qui est un point essentiel pour recoudre les fractures entre bah justement les générations les plus jeunes et les générations les moins jeunes. À mon sens, soutenir l'engagement, ce point essentiel, qu'il soit associatif, politique ou encore humanitaire soulligne deux enjeux. tout d'abord attirer les jeunes mais aussi et surtout j'ai envie de dire les fidéliser.
Mais avant tout je tiens à déconstruire un myth. Non, selon moi, les jeunes ne sont ni désengagés ni individualistes. Lors par exemple, lorsque j'ai créé Vision Publique, mon association en août 2024, j'ai souhaité répondre à un manque.
Je me suis en effet auparavant engagée au sein de structures qui ne me ressemblaient pas et Vision publique a en partie pu répondre à mes attentes et à celles des plus de 400 jeunes qui en sont membres désormais. Mais pourtant ces jeunes, ils sont encore nombreux dans la même situation que moi auparavant ou permettez-moi l'expression euh comment dire l'offre associative est un total décalage avec la demande bénévole des jeunes. Aujourd'hui, l'engagement des jeunes est le témoin d'un véritable renouveau de notre société.
Selon moi, il est plus ponctuel et plus horizontal. Et j'ai pu l'observer lorsque j'ai été vice-présidente du syndicat les lycéens. J'ai pu observer que c'est que les jeunes ont cette envie de se mobiliser.
Mais la vérité derrière ce cliché du jeûne désengagé et individualiste et que l'on offre aux jeunes des structures et des missions qui ne leur ressemblent pas et qui ne correspondent pas à leur souhait d'engagement. Par exemple, prenons une mission concrète. Distribuer des flyers, c'est bien, c'est formateur et c'est le contact même avec le terrain.
Mais et si on se posait la question, est-ce suffisant vraiment pour attirer et fidéliser une génération ? Selon moi, on ne peut pas limiter euh la jeunesse à des tâches purement d'exécution, par exemple, comme distribuer des flyers. Les jeunes ne peuvent pas aujourd'hui être de simples petites mains comme j'ai pu le dire auparavant.
Et surtout les jeunes ont besoin pour s'engager, pour être attirés vers l'engagement de s'engager avec du sens. Je dirais même qu'il existe une certaine culture de l'instant, une volonté de voir un impact direct derrière nos actions. Alors cela peut-être perçu comme un défaut certes, mais c'est aussi et avant tout une force à mobiliser puisque derrière certaines procédures extrêmement longues de décision, les jeunes apportent une culture du résultat qui nous est extrêmement précieuse.
Or selon moi, soutenir concrètement l'engagement des jeunes et justement et bien recoudre cette fracture qui passe par l'engagement. Et bien cela se base sur deux piliers. Tout d'abord le concret puis la gouvernance.
Les jeunes ont besoin de voir que leurs actions comptent, que leur voix compte. Ils ont besoin aussi d'être acteurs du processus de décision dont ils sont souvent, j'ai même envie de dire trop souvent, évincés. Il faut montrer aux jeunes que leurs actions ont un réel impact et leur offrir un soutien concret avec par exemple des incubateurs de talent ou de projets comme il en existe déjà, mais peut-être plus répandre cette initiative.
Je pense que ce serait tout à fait pertinent pour nos jeunes aujourd'hui. Alors, si je devais retenir une proposition ce soir, ce qui est déjà une tâche assez compliquée, ce serait en particulier dans le cadre et dans la sphère politique de d'inviter les responsables à accorder davantage de confiance aux jeunes, alors à davantage les inclure dans leur dans leur projet, par exemple, en leur donnant plus de place sur les listes. Et j'espère que c'est une proposition.
J'essaie de respecter le timer parce que je vois que je suis au fini. Exactement. Mais félicitations d'avoir respecté le temps et de nous avoir fait des aussi belles propositions.
J'ai eu l'occasion d'ailleurs de rencontrer une de vos jeunes de 14 ans qui a eu goût pour la chose publique grâce à vision publique. Donc vous arrivez clairement par vos actions de d'accompagner les jeunes et leur donner le goût de la chose publique et de l'engagement. C'est très important pour nous.
Donc merci beaucoup. Nous allons passer à vous, monsieur Andr Borella Audran, vous êtes porte-parole de l'association Natlight France et président de Nightlight Europe. On l'a dit auparavant, la santé mentale des jeunes n'est pas un simple sujet mais un véritable défi.
Quelle proposition vous portez-vous pour le révéler en 4 minutes ? Ouais. Bah écoutez, si je peux commencer, si je peux permettre, on parle de santé mentale des jeunes, de la pression et cetera, avoir un chronomètre comme ça qui nous contrôle.
Bon, un peu raté [applaudissements] et je perd un peu de temps. [rires] Bref, euh du coup, comme vous l'avez dit, je suis porte-parole de l'association Nightline. À Nightline, c'est assez simple, on porte une vision pour la société qui est celle du développement du père à paire.
Donc le père à paire, ça consiste à impliquer les individus et groupes concernés dans la prise en charge de leur propre santé mentale et de celle de leur communauté. Euh l'idée est de développer la capacité des gens à pouvoir agir pour eux-mêmes et pour les autres. Euh chez les jeunes, c'est particulièrement important.
Euh je pense que bon euh on en a déjà un peu parlé tout à l'heure hein, mais euh les professionnels de santé sont moins sollicités par les par les jeunes que euh qui pourraient solliciter leurs amis, leurs proches. Euh de manière générale, il y a un sentiment de défiance euh vis-à-vis de de euh de des adultes et donc justement il y a un espèce de rejet de de ce côté adulte. Euh et ce genre d'approche donc le père à paire permet en prime de renforcer le lien social entre les jeunes.
On en a un peu parlé ce soir mais je trouve pas suffisamment. Euh qui est aujourd'hui ce lien social bien trop dégradé. Euh et de mon avis, on a parlé d'intelligence artificielle à quel point c'était super pour le travail.
Je pense qu'il y a un vrai sujet entre intelligence artificielle et lien social chez les jeunes euh qui a pas été suffisamment évoqué. Mais bon euh Nightline agit dans ce cadre du père à paire. Euh nos actions consistent à améliorer la santé mentale des jeunes grâce au père à paire.
L'idée, c'est de parler soi-même de ce qu'on ressent, de parler de nos émotions, d'exprimer nos sentiments, de de pouvoir conscientiser sa propre santé. L'idée c'est de pouvoir normaliser la question de la santé mentale. Une des actions de Nightline est de proposer une ligne d'écoute de nuit d'où le nom Nightline euh pour les étudiants et par les étudiants.
Euh j'ai été bénévole de cette ligne d'écoute pendant pendant un certain temps. Euh et euh bon globalement on a beaucoup parlé on a beaucoup parlé de la l'écoanxiété, on a parlé de des guerres et cetera. Euh ce que j'ai vu moi en fait euh ce que j'ai entendu lors de mes appels, c'était aussi beaucoup de finalement de solitude de d'isolement et ça je pense que c'est aussi quelque chose qui est plus simple entre guillemets euh parce que c'est bah c'est c'est pas de la géopolitique, c'est pas des grandes politiques et cetera, mais en fait qui est beaucoup plus dur à gérer.
Et donc je pense qu'il y a il y a vraiment un sujet là-dessus. Euh mais bref, je divague un petit peu de de ce que j'ai écrit. Euh en tout cas, pendant ces appels, on a assez souvent donc des jeunes qui appellent au début euh qui sont un peu perdus et qui qui justement appellent pour essayer de de parler à quelqu'un qui leur ressemble et qui qui peut les comprendre.
Et en fait à la fin, on peut arriver avec des jeunes qui conscientisent justement leur propre santé mentale et qui peuvent décider d'aller consulter un spécialiste. Et ce sujet d'aller consulter un spécialiste est assez important. En fait, l'approche du père à paire permet en normalisant la question de la santé mentale de dstigmatiser le passage chez le psy et ça permet de rendre ça aussi normal que d'aller en consultation chez un généraliste, chez un dentiste ou quoi que ce soit.
Et donc la proposition que je porte va dans ce sens. Cette désstigmatisation est encore plus efficace si on l'applique dès le plus jeune âge en banalisant la question. Et nous à Nightline nous proposons d'intégrer des consultations individuelles gratuites et systématiques avec des psychologues aux étapes clés de la vie, en particulier lors des transitions éducatives, donc par exemple lors de l'entrée au collège, au lycée, en primaire ou en université comme ce qu'on fait aujourd'hui dans le casre de d'un opticien ou ou quoi que ce soit d'autre. et je me rends compte qu'en fait j'ai quand même tenu le chrono.
Donc bravo à moi. Bravo. [applaudissements] Et dans tous les cas, je pense que là les 4 minutes ont donné de l'appétit à votre projet pour les personnes qui ne le connaissaient pas dans la salle et qui vont pouvoir s'intéresser et venir vers vous après après ce moment pour poser plus de questions.
En tout cas, merci de créer du lien dans un monde de plus en plus individualiste et de permettre aux gens de se connecter, de faire le pont entre les professionnels et les jeunes qui sont là. On va passer à madame Nora Zou. Après des études d'ingénierie, de la santé et un service civique en EPAD, vous avez fondé avec votre ami Alem Ben Mammoud, l'entreprise musinine afin de favoriser le bienveillir et de lutter contre l'isolement de nos aînés.
Grâce à des activités intergénérationnelles et votre parcours montre que l'on peut concilier engagement et réussite professionnelle. Quelle proposition portez-vous pour soutenir l'entrée des jeunes dans le monde du travail en 4 minutes encore ? Bah bonjour à tous, merci pour l'invitation.
Euh bah c'est un petit peu ce que ce que tout le monde un peu dit, c'est la création de liens. Nous on est persuadé que le lien intergénérationnel en fait c'est la clé. Euh déjà, on a bien compris que les jeunes de notre génération, ils veulent être bien payés et surtout vivre de ce qu'ils aiment.
C'est le principal, tout le monde a envie de ça. Et on s'est rendu compte que on avait ça d'un côté, on avait des seigneurs qui sont en situation d'isolement et en fait on a 2 millions de seigneurs aujourd'hui qui sont en situation d'isolement dont 750000 sont en mort sociale. Ça veut dire qu'en fait pendant une semaine, il ne voit ni amis, ni voisin, ni famille, ni copains, ni personne.
Et donc en fait, on est sur une situation d'enjeu assez grave, que ce soit économique ou au niveau santé ou même humain. Et en fait, on s'est dit bah en fait pourquoi pas croiser ces demandes qui se croisent pas habituellement. et euh qui peuvent en fait s'enrichir entre eux, créer un cercle vertueux.
Et donc nous durant notre service civique, on avait appelé 10 copains, 10 copines euh dans un épade où il était il y avait peut-être une 73 résidents, mais on avait pris vraiment 10 et on a matché les passions. Il y en a un qui dansait avec une seigneore, un autre qui faisait la poterie, un autre qui chantait du Jul. Donc vraiment, on avait on avait de tout et en fait, on s'est rendu compte que des deux côtés, c'était incroyable.
C'est-à-dire que le lien s'est fait et malgré pour certains la pathologie et on sait que l'isolement social, ça a créé une vraie perte d'autonomie. Donc euh on sait aujourd'hui qu'il y a 6,5 milliards d'euros qui sont alloués en conséquence de de l'isolement social par an en France de manière directe ou indirecte par euh les chutes par exemple parce qu'il y avait pas quelqu'un qui était là pour gérer ou pour s'occuper de la personne âgée ou tout simplement de retarder les troupes d'Alzheimer ou ce genre de choses. En tout cas des choses qui peuvent arriver très tôt malheureusement on vit de plus en plus enfin heureusement de plus en plus tard mais de plus en plus malade.
Et donc on doit créer ce lien. Et donc d'un côté on crée un job qui a du sens parce qu'on paye ces jeunes là pour justement partager leur passion, ce qu'ils aiment et être bien payés. et de l'autre côté justement créer ce lien pour ces seigneurs qui ont besoin que ce soit à domicile en résidence autonomie en EPAD en résidence intermédiaire toutes les structures qui touchent les retraités à partir de 60 ans.
Et donc aujourd'hui Musine porte ce ce message là un enjeuurement économique fort et surtout démographique parce que en 2030 il y a un/ers de la population française qui sont des seiors. On sera une minorité et on n'est pas prêt je vous le dis. Et donc pour ça, c'est pour ça qu'on a besoin de projets innovants et impactants.
On a plein de jeunes entrepreneurs qui sont dans tous les domaines, dans le domaine aussi pour le recrutement qu'on connaît au plein plein de domaines et de d'idées. Et je pense que c'est une manière aussi de pousser les jeunes sur leur projet, de développer ça et surtout de laisser la place et leur chance parce qu'ils connaissent le terrain et ils ont besoin tout simplement de partager. Vous êtes très forte.
J'ai [rires] du rab. Oui, il y a du rab là. [applaudissements] Ben merci beaucoup de ramener de la vie et de nous faire gagner de l'expérience aussi parce que c'est une transmission.
On va passer à vous madame Jade Martinez. Vous êtes engagé en politique dans le 12e arrondissement et membre du conseil régional des jeunes. Vous êtes particulièrement engagé sur les sujets environnementaux en contribuant à un rapport remis à monsieur Yanning, vice-président chargé de la transition écologique.
Pourquoi et quelle proposition souhaitez-vous porter aujourd'hui en 4 minutes toujours ? Bonsoir à tous. Merci pour votre question, merci pour votre invitation, madame la présidente.
Euh alors au CRJ, on a fait deux rapports euh environnementaux. On a un rapport interne qu'on a transmis à l'exécutif régional, mais on a également un rapport qui concerne 50 mesures pour l'écologie rendu principalement à l'occasion des élections municipales pour inspirer les candidats et les élus sur la demande de Yan Verling justement. Ce rapport contient donc sep grands axes : nature, biodiversité et ville vertes, mobilité douce et transport, déchets et économie circulaire, énergie et rénovation, urbanisme et cadre de vie, alimentation durable et agriculture urbaine.
Et le dernier thème, celui dont je vais vous parler ce soir, sensibilisation, gouvernance et éducation. Euh je vais prendre ce thème parce qu'il parle d'un côté de la jeunesse, ce qu'elle peut faire, mais aussi comment aider la jeunesse à déployer son énergie pour pour aider à la sauvegarde de l'environnement. Donc l'une des premières propositions, ça serait de mettre en place un budget participatif dédié au projet écologique.
Organiser un budget participatif municipal dédié au projet écologique, à l'attention des citoyens et afin de répondre aux besoins locaux et complèterait celui de la région. Il permettrait également de sensibiliser et de développer la démocratie participative locale en rendant les citoyens pleinement acteurs de la transition écologique. Un autre exemple, ça serait l'exemplarité des pouvoirs publics, l'engagement et la transparence des collectivités.
Les communes peuvent s'engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avec des objectifs chiffrés. Certaines pardon certaines collectivités communiquent déjà avec leurs concitoyens leur bilan carbone et s'engagent à faire au mieux pour s'approvisionner uniquement en énergie verte. Ensuite, on a également pour revenir un peu sur les sujets qui ont été abordés précédemment, créer et multiplier les formations pour les métiers de demain.
Multiplier la formation et l'enseignement supérieur via les bac pro, les CAP, les BTS, la formation professionnelle, la formation continue et même la reconversion professionnelle principalement dans les métiers de l'écologie tels que les énergies renouvelables, la biodiversité, les espaces verts mais également la réparation et la maintenance. Il est nécessaire de former la jeunesse mais pas que. sur ces métiers pour un avenir plus durable.
Euh du coup, ces 50 mesures pour l'écologie, c'est un rapport qui a été rendu public et qui est du coup disponible sur le site de la région Île-de-France si vous souhaitez le consulter. Merci à vous pour votre écoute. [applaudissements] Merci.
On a eu deux femmes particulièrement efficaces et qui ont battu les chronos. Donc c'est un plaisir de vous recevoir et d'entendre parler de votre engagement en espérant que ça nous inspire à aller davantage et que ça alimente encore nos différents programmes. Euh voilà, je vous remercie en tout cas et je vais redonner la parole à notre cher modérateur. [applaudissements] Merci beaucoup.
Al normalement c'était pas ça mais vous pouvez applaudir Grèce qui a vraiment bien mené ces débats. [applaudissements] Et donc pour conclure, nous allons demander à Valérie PCè de venir tenir un discours suite à et bien ces échanges de grande qualité. Vous pouvez applaudir et bien nos intervenants et Valérie PCR qui prend la parole [applaudissements] et Geoffrey Carvalino.
Alors Geoffrey vous le connaissez tous hein, élu de Pentin, petit de la scène Saint-Nit et on l'appelle le vice-président de la scène Saint-Ni chez nous parce que c'est celui qui c'est celui qui couvre le mieux le territoire et en plus il est encore jeune. Voilà. Alors nous on a c'est c'était très intéressant vos échanges et vraiment un immense merci à tous les jeunes qui ont participé et puis à tous ceux qui au tous aux spécialistes de la jeunesse qui étaient là aussi.
Euh moi je retiens un mot qui m'a quand même vraiment frappé. Je sais pas si vous l'avez vu, en gros énorme. Compliqué compliqué euh compliqué parce que le le le résultat de notre enquête montre quand même qu'il y a des facteurs très positifs et des facteurs aussi très anxiogènes dans la jeunesse de notre pays.
Et nous on a on a fait travailler toutes nos équipes, toutes les équipes de libre sur et tous nos groupes de travail sur mais comment est-ce qu'on pourrait donner des gestes concrets aux jeunes pour leur dire qu'il compte. Donc on s'est mis dans une logique un petit peu différente. Alors par exemple typiquement on s'est dit qu'est-ce qu'on pourrait faire pour donner aux jeunes le sentiment que ils vont avoir un logement ?
Bah, par exemple, on pourrait alors nos mesures ne sont pas chiffrées. On s'est dit cette fois-ci, on se lâche, on fait on fait un peu du macronisme après Macron. Non, je plaisante, c'est la politique.
Non, non, on on n pas chiffré toutes nos mesures, mais parce qu'on voulait vraiment vraiment libérer les ouvrir les chakras et pas être là en train de compter compter chaque euro. Parce qu'évidemment toutes ces mesures ne sont pas possibles à mettre en œuvre mais ces mesures sont des signaux forts qu'on enverrait à la jeunesse pour leur dire bah vous comptez vraiment. Alors, typiquement par exemple, on se disait pourquoi ne pas défiscaliser tous les loyers de longue durée, des beaux de longue durée à destination des propriétaires qui pardon défiscaliser les loyers de longue durée, des propriétaires qui louraient à des jeunes ou à des ménages de moins de 30 ans.
Pourquoi je dis ça ? Parce qu'en fait, vous savez bien que ben un propriétaire ne loue pas à des jeunes. C'est prê c'est c'est c'est voilà.
Alors, une incitation, une petite incitation fiscale à louer à des jeunes, ça pourrait être intéressant, sachant que le logement est évidemment l'une des premières causes de la noninsertion des jeunes. Et on a beaucoup parlé du rapport au travail, mais le vrai sujet pour moi, c'est le rapport au travail plus logement. En réalité, si le travail donne accès au jugement, on aura envie de travailler.
Si le travail n'est pas un outil d'émancipation et que il faut travailler pour rester chez papa maman, bah forcément, c'est moins intéressant de travailler. Donc le l'incitation revenu logement, à mon avis, ça doit aller ensemble. Euh la deuxième proposition qu'on me proposait de faire, c'était justement toujours sur le logement, c'était euh parce que alors c'est une autre proposition, mais nous voulons créer une banque des jeunes.
Pourquoi une banque des jeunes ? parce que on se rend compte quand même qu'il y a des vrais soucis de financement des études pour les jeunes et que en réalité il y a un certain nombre de pays qui ont mis en place un système notamment l'Australie qui est un système vraiment très très bénéfique pour les jeunes. On les finance mais ils ne remboursent que s'ils gagnent un certain salaire à la fin.
C'est que tant qu'ils n'ont pas atteint un certain salaire, ils ne remboursent pas. Et on a l'impression que ce système est extrêmement coûteux et que ça va mettre tout le pays par terre. Et bien pas du tout parce que les jeunes qui font des études finissent par avoir des bons salaires et finissent par rembourser.
Mais l'intérêt d'avoir cette idée que on rembourse pas tant qu'on a pas un certain salaire, c'est pour enlever l'anxiété du jeune et notamment du jeune d'une famille populaire à s'endetter et à commencer sa je vie endettée. Donc voilà, si on s'endettete, on ne rembourse que si on a un certain salaire et c'est la banque des jeunes qui financerait une banque qu'on adosserait évidemment à la Caisse des dépôts et consignations ou à un grand acteur bancaire public. Cette banque des jeunes, elle aurait aussi une autre une autre mission, ce serait de mettre en place une caution, une caution pour faire face à la demande de caution que certains jeunes ne peuvent juste pas euh adresser.
Alors, vous allez me dire plein de gouvernements ont essayé de faire des cautions. Le Cru fait des très bonnes cautions, mais c'est uniquement pour les étudiants. Donc nous, on a le problème des apprentis, on a le problème des jeunes en insertion, on a tous ces jeunes qui veulent se loger et qui ne peuvent pas payer la caution.
Et cette caution est évidemment très très importante. Donc, je suis rvis, on avait créé quand j'étais ministre la caution des crousses pour les étudiants et on n pas eu tellement de de défaillance. Je parle sous le contrôle de la présidente du du Knous.
Moi je crois pas qu'on ait de défaillance sur les sur les cautions CRO. Donc [grognement] ça veut dire que en réalité c'est un bon système. Alors on a un petit sujet aussi alors là qui est un peu parisien, je dois le reconnaître mais qui vaut aussi pour les grandes villes, c'est qu'on nous a fait un DPE.
Un DPE c'est quoi ? c'est que maintenant vous avez plus le droit de de de louer des logements G, donc des passoirs thermiques. Alors moi je je prends ma paume, mais je préfère donner aux jeunes un toit même si c'est une passoire thermique que les laisser à la rue.
Et nous avons avec cette cette législation sur les DPE sorti des dizaines de milliers de chambres de bonnes en Île-de-France et de studios en Île-de-France de la location puisqu'ils ne sont plus éligibles. Et le problème en fait c'est que on l'a fait avec des bonnes des bonnes motivations. L'idée c'était de dire mais il faut que les propriétaires fassent la rénovation thermique de ces chambres de bonne.
En réalité on ne peut pas faire la rénovation thermique des chambres de bonne parce que si on l' fait de l'intérieur bah ils font plus 12 m² ou 14 m². Ils se mettent à faire 8 m². Ils sont plus louables euh et si on et si on l'a fait de l'extérieur, ça veut dire qu'il faudrait que le propriétaire de la chambre de bonne puisse sur la copropriété imposer qu'on refasse la toiture.
Et évidemment le loc le propriétaire de la chambre de bonne en général a un pouvoir assez faible de prescription sur la rénovation extérieure de de l'immeuble. Et donc en fait, on se retrouve avec des dizaines de milliers de chambres de bonnes aujourd'hui ou de ou de studios qui ne sont pas louables. Alors en fait, ils sont loués au noir évidemment, vous le savez très bien.
Enfin, tout ça, tout ça, on veut pas le savoir. Mais en réalité, on a ces législations qui sont des législations en permanence contraignant sur les propriétaires et qui font de du maltusianisme en matière de logement. Et euh les chambres de bonnes ont de toute éternité été euh des grands moments de souvenir dans la vie de tous les étudiants.
Nous avons tous été dans des chambres de bonnes et les privés de privés de cette expérience, c'est quand même un peu dommage. Bon [rires] non mais je dis ça, je dis ça. J'ai eu le même problème avec les normes logements étudiants de la région.
On avait des normes de logement où on avait dit on fera 18 m² au minimum pour un logement étudiant. Alors ça partait d'un bon sentiment. C'était mes prédécesseurs, il voulaient que les logements étudiants soient spacieux.
Le problème, c'est que ça coûtait beaucoup plus cher et qu'on en faisait beaucoup moins. Alors, à un moment donné, on a dit ben si le Cruise vient nous voir et qu'il nous dit "On fait ça à 14 m², ben on va prendre des chambres de 14 m² puis on en fera plus et on aura plus de d'étudiants logés." Donc à un moment donné, le mieux est l'ennemi du bien en matière de logement et je crois qu'il faut le dire.
Alors moi je voudrais aussi puisque vous savez que la premier territoire qui va être impacté par la baisse démographique c'est Paris. J'aimerais bien que les écoles et les collèges qui vont être fermés, puisque il va falloir les fermer hein, puisqu'ils seront vides, que les écoles et les collèges qui vont être fermés dans toute la France à cause de la baisse démographique, je voudrais qu' ce qu'on impose par la loi qu'il soit transformé en logement d'étudiants ou de jeunes travailleurs et [applaudissements] parce que ces bâtiments parce que moi j'ai fermé sep lycées à Paris, la ville de Paris les a récupéré depuis je ne sais pas ce qu'ils sont devenus. Voilà.
Et je voulais faire du logement étudiant, j'ai pas pu. Donc je me venge. Je propose qu'on fasse ça pour toute la France.
Mais vous voyez ce que je veux dire ? C'est c'est que l'idée c'est c'est que c'est des bâtiments qui ont vocation à être à servir la jeunesse. Gardons-les pour notre jeunesse.
Faisons du logement pour les jeunes. Et je le dis d'autant plus que avec les les les PLU bioclimatiques et les injonctions contradictoires de l'écologie, on construit de moins en moins en France. Donc il faut qu'on utilise les bâtiments qui sont construits et qu'on utilise pour faire du logement.
Alors, autre proposition, c'est évidemment d'avoir une incitation fiscale plus importante à la transformation de bureaux en logement étudiants. Le bureau est un est très facile à transformer en logement étudiant en réalité parce que c'est des bureaux, donc c'est des petits studios et donc on peut faire des des des logements, des logements avec des cuisines partagées et cetera et cetera. Donc c'est très facile le sujet, c'est l'argent et les normes comme d'habitude en France.
Donc donc on devrait on devrait le faire. Je pense aussi qu'il faut qu'on ait une incitation pour que les jeunes deviennent propriétaires. Là aussi, c'est une question d'espérance.
On dit ils aiment pas le travail mais à un moment donné pourquoi on travaille ? On travaille aussi pour un jour peut-être avoir l'espoir d'être propriétaire. Aujourd'hui, les jeunes ne peuvent plus devenir propriétaires et je pense ça leur bouche un peu leur perspective d'avenir.
Donc moi, j'exérerai de taxe le premier achat de logement pour permettre aux jeunes ménages de devenir propriétaire. Je pense qu' il faut qu'on se met dans une logique où le logement est vraiment un attribut de dignité du jeune. Alors, on a beaucoup parlé de formation, d'emploi et d'insertion.
Il y a plein de choses à dire sur ces sujets-là et si je m'écoutais, j'en j'en parlerai pendant des heures. Je pense qu'on a un problème avec parcours sup. On a un parcours un problème avec l'orientation d'une manière générale.
Alors, permettez-moi de vous dire que c'est une provocation de nous dire qu'on va donner l'ONICEPT au rectorat. L'orientation est évidemment une compétence régionale parce que c'est lié au marché de l'emploi du territoire. En Île-defrance par exemple, on a 50 % des métiers du numérique rien que dans notre région.
Donc ce serait bien qu'on ait les écoles du numérique et que voilà et qu'on puisse faire la carte des formations. Voilà. Donc moi je pense qu'avec l'a on pourrait travailler à enrichir parcours supune fonction de conseil et de coaching et en mettant en valeur les formations qui amènent vers des métiers durables.
Parce que avec l'IA, pardon de le dire mais tous nos jeunes qu'on a pendant des décennies, on a dit aux familles pendant des décennies vous allez avoir votre enfant il va être employé, il va être col blanc. On sait que tous les employés vont disparaître. Regardez Accenture qui supprime des dizaines de milliers d'emplois. c'est travailler dans le conseil, c'était le rêve de tous les baccheliers + 5 euh il y a 20 ans.
Donc aujourd'hui, peut-être même il y a encore 5 ans. Donc aujourd'hui, aujourd'hui, on a une vraie transformation de ces métiers. LIA peut nous aider à complètement changer nos plateformes d'orientation en temps réel avec du machine learning et en y mettant des vrais des vrais sujets de coaching parce que les jeunes n'ont pas et ça a été très bien dit n'ont pas la connaissance et leurs parents plus ils sont dans des familles défavorisées moins les parents ont la connaissance de du marché du travail et un marché qui est en perpétuelle évolution.
Donc moi, je vois vraiment un délit d'initié colossal dans cet accès euh à la connaissance du marché du travail et particulièrement ce moment où ce marché est en train de changer. J'étais l'autre jour à Sciencep, j'ai dit aux jeunes ScienceP, je leur dit heureusement vous êtes à ScienceP Paris mais le droit, la gestion, est-ce que c'est encore aujourd'hui euh les bonnes formations pour les jeunes de demain ? Est-ce qu'il faut pas les envoyer vers les métiers de la santé, vers les métiers de de l'ingénierie, de la construction ? parce que voilà.
Et donc il y a plein de choses qu'il faut qu'on fasse comme ça. Donc parcours sup, il faut retravailler complètement parcours sup. Euh il faut aussi je pense que on on investisse dans les jeunes qui se forment vers les métiers en tension, des jeunes qui se sont égarés, qui doivent être reconvertis vers les bons métiers.
Il faut que à partir d'un certain âge, on leur donne une incitation financière. Moi, je ne suis pas pour qu'on les mette 14h dans une mission locale. Je suis pour qu'on les mette en formation qualifiante vers les métiers en tension.
Et je suis prête à payer pour ça et on le fait à la région de France, mais on devrait le faire dans toutes les régions de France. Donc, je pense qu'il faudrait développer un un revenu jeune actif pour les jeunes engagés dans les formations des secteurs en tension. Alors, il y a aussi une question du salaire de démarrage.
Alors, moi, je suis je suis un petit peu je pense que les gens ne gagnent pas assez bien leur vie. Voilà, je le dis et je pense que c'est très important ce salaire le salaire. On parle, ils ont pas beaucoup parlé d'argent parce qu'ils sont vachement bien élevés ceux qu'on a fait parler.
Donc, ils ont parlé beaucoup de sens, ils nous ont parlé d'épanouissement professionnel, ils ont parlé d'être fier de leur métier. Donc ça prouve qu'ils ont des belles valeurs. Mais moi, je suis aussi euh voilà, je voyage, je regarde dans le monde et je pense que la valorisation financière est aussi une question de dignité.
Et puis par ailleurs, j'ai toute une économie souterraine qui se développe dans mes quartiers qui paye très très bien les jeunes. Donc moi, je voudrais qu'on gagne mieux sa vie par le travail que par l'économie souterraine si vous voyez ce que je veux dire. Donc pour ça, on donne des bourses mais je pense qu'il faudrait que les salaires soient plus élevés pour les jeunes.
Donc moi, je suis pas du tout pour un SMIC jeune, moi je suis pour un SMIC jeune. Euh et donc qu'est-ce qu'on pourrait faire ? Alors j'ai on a inventé une idée un peu disruptive.
On s'est dit puisqu'ils sont jeunes, pourquoi ne pas les laisser sur la sécurité sociale de leurs parents jusqu'à 30 ans et éviter qu'ils payent 6 % de CSG assurance maladie jusqu'à 30 ans ? De toute façon, ils sont pas malades, ils sont jeunes. Donc en réalité, on n pas besoin de les faire cotiser.
Et en revanche, ça le augmenterait, on leur ferait baisser la CSG de 6 % jusqu'à 30 ans et on aurait 6 % de salaires en plus au démarrage. Voilà. Donc c'est c'est des propositions totalement disruptives.
C'est l'idée de dire priorité jeunesse. Bon après il va falloir que les salaires augmentent au fur et à mesure de leur carrière professionnel. Ce sera un autre sujet mais je compte sur eux pour pour euh pour se synder et développer une vraie relation exigeante avec leur employeur.
Pareil donner la possibilité de verser les avantages sociaux en salaire réel comme les congés, les tickets restaurants. Ils veulent travailler plus. Ils veulent la semaine de 4 jours et télétravailler.
Ils préfèrent prendre des weekends de 3 jours et bosser l'été. Bah qui bosse l'été. Euh donc qu'on puisse leur verser des congés d'IC restaurant s'ils en ont besoin à un moment dans leur vie d'avoir plus de salaire plutôt que plus de congés mais qui puissent le faire.
Franchement ce qui est différencie la la génération des jeunes d'aujourd'hui de la génération de de mes parents, c'est que parce qu'on nous dit les retraités ils sont ils ont des trop grosses retraites mais enfin ils ont quand même bossé deux fois plus à peu près que nous ne bossons. Enfin pas moi, mais [grognement] nos générations bossent. Voilà.
Mais enfin, moi je fais de la politique, c'est quelque chose d'autre. C'est un bénévolat plus. Euh, il faut lutter aussi contre les frein la mobilité.
Donc cette question du permis de conduire, moi je pense que le le permis de conduire c'est une rente épouvantable des auto-écoles. Désolé s'il y a des auto-écoles dans la salle, mais il faut passer le code au lycée. Faut abaisser l'âge du permis à 16 ans.
C'est beaucoup plus sûr d'avoir une voiture que d'avoir un scooter. Euh il faut financer l'aide, le permis notamment pour les jeunes qui sont en insertion dans des métiers qui qui sont des métiers en tension, faut faut les aider à la mobilité. Je pense notamment à tous les métiers de santé.
Euh c'est très important d'être mobile. Donc on a besoin on a besoin de ça. Euh la mobilité c'est la première condition de l'employabilité et tout le monde euh n'habite pas près d'un métro.
Donc on a vraiment cette question. On peut pas prétendre lutter contre les inégalités territoriales sans s'attaquer à ce sujet. J'ajoute que tous les métiers de service d'une région comme l'Île-de-France euh ben les métiers les plus pénibles et les moins bien rémunérés, on habite très très loin.
Donc cette question de la voiture est important. Voilà. Alors, je voudrais parler aussi un petit peu du premier enfant parce que on a on veut parler des jeunes mais enfin faudrait quand même un moment donné qu'il réarme le pays hein.
Je parle démographiquement donc bah oui, pardon, c'est la maman qui parle. Euh donc moi, je pense que il faut maintenant il faut changer complètement notre regard sur la politique familiale. La politique familiale c'est le premier enfant.
C'est déclencher la décision d'un jeune de devenir parent. C'est pas une décision qui est facile à prendre dans le monde d'aujourd'hui, dans ce monde de d'écoanxiété. Je pense qu'il faudrait donner une part pleine de caution familial dès le premier enfant.
Ça permet de dire bah écoutez oui, dès le premier enfant, vous devenez une famille mais vous gagnez en pouvoir d'achat. Ça aussi c'est important. faut arrêter les demi-mesures.
Euh et puis je pense qu'il faut regarder de très très près la proposition de Patrietus qui est de vous savez le président de la commission de la famille et des affaires sociales qui vient de faire un rapport sur justement les politiques familiales et qui dit "Revenons à ce qui était la tradition française." C'est une politique familiale universelle, une politique familiale qui donne à chaque famille une aide pour ses enfants [applaudissements] parce qu'on a on a tout détricoté. On allait tricoter ce qui faisait en fait un petit peu l'âme de la France, c'était de dire justement la politique familiale n'est pas qu'une politique sociale.
On a transformé la politique familiale en politique sociale. Moi je suis évidemment pour qu'on aide les familles défavorisées et en fonction de leur caution familial, ça c'est très bien mais ça ne peut pas être qu'une politique sociale parce que sinon on déséquilibre complètement bah justement le le l'égalité des chances, on va dire devant devant l'enfant. Donc ça c'est pas c'est pas possible.
C'est cher, il faut regarder mais ça se débat. [grognement] Euh pareil euh je pense qu'il faut donner la priorité aux travailleurs de première ligne et au métiers en tension dans l'accès aux crèches. C'est aussi très important d'aider euh les parents qui s'engagent dans les métiers les plus utiles pour que leurs enfants puissent être gardés.
Ça c'est très important. Alors bon, encore d'autres mesures sur l'enfant mais là je sens qu'on était on est on est un petit peu plus âgé. accorder des trimestres de retraite pour les grands-parents qui aident à s'occuper et garder les enfants.
Pourquoi ? Parce que les solidarités familiales, c'est qui coûte le moins cher, pardon de le dire. Donc quand on a des grands-parents, ils vont vivre plus âgés.
Ben si on peut faire en sorte qu'ils viennent s'occuper de leurs petits-enfants, pourquoi pas ? Il est pas question de monétiser les solidarités familiales, mais enfin donner des trimestres de retraite. Ça permettrait à certains grands-parents de prendre leur retraite plus jeune pour venir s'occuper de leurs petits-enfants et cetera.
Vous voyez que sur la démographie, on est assez à fond dans les groupes de travail de libre. Et on voudrait généraliser aussi le don de congé, le nom de congé de la part des proches ou des collègues au bénéfice d'un jeune parent par exemple qui devrait se prendre des jours pour s'occuper de ses enfants. Donc tout ça c'est revoir complètement la politique familiale pour permettre à nos jeunes ben de de d'envisager de créer des de fonder des familles.
Alors on a beaucoup parlé de santé. Nous aussi, on est on pense qu'il faudrait offrir un bilan de santé complet gratuit à la sortie du collège à chaque jeune parce que il y a des jeunes qu'on perd à 16 ans ceux qui sortent de l'obligation scolaire. Donc un bilan de santé complet gratuit à sortie du collège et puis un autre au moment des journées défense et citoyenneté parce que la question de la santé mentale c'est pas seulement évidemment l'affaire des bénévoles.
Il y a des diagnostics à poser et puis des diagnostics de santé à faire. Je pense que c'est important euh ce qu'on a ce qu'on a lu, c'est un/ers de nos jeunes souffrent en silence et il faut le savoir avant qu'il soit trop tard. Alors moi j'ai un autre problème, c'est sur les numérus clausus en matière de santé.
Euh je lisais encore un article il y a quelques jours sur le goulet l'étranglement du master en psychologie où on a plein de jeunes qui font des licences de psychologie et on a des masters avec des tout petits effectifs alors qu'on nous dit partout qu'il nous faudrait des centres médicopps psychologiques. Donc moi je pense qu'il faudrait complètement revoir ça. Il nous faut un centre médico psychologique dans chaque ville de plus de 10000 habitants pour les jeunes et pour les adultes.
Mais ce centre médico psychologique pour l'avoir il faut aussi former les jeunes au métier de la psychologie. Et ceux-là, je peux vous dire qu'ils auront un métier durable. Voilà.
Et je préfère que ce soit ça plutôt, vous voyez. Donc je pense qu'on a un vrai problème avec la carte des formations. Ça a été très bien dit par les jeunes.
Je pensais pas qu'ils allaient parler de la régionalisation du bac pro, mais il se trouve que je déjeuner avec tous les présidents de région à midi et on a dit mais pourquoi franchement on nous donne pas la professionnalisation enfin la la carte et l'ensemble de la responsabilité des bacheliers professionnels si nous le faisions, on les valoriserait parce que nous on trouverait les mots pour aller dire aux parents que c'est valorisé. Et d'ailleurs, moi je fais plus lycée pro, je fais des lycées polyvalents. Je mets les le général et le pro dans le même lycée, ce qui permet d'avoir les frateries dans le même lycée et ce qui permet aussi d'organiser des passerelles et de dire "Mais vous êtes dans le même très beau lycée, il est général et polyvalent en même temps et ça permet de valoriser le pro et pas de mettre le pro dans des lycées de relégation." Donc je vous laisse juste imaginer à quoi il ressemblait avant. [applaudissements] Alors la culture, on n' pas beaucoup parlé de culture mais je pense que la culture c'est un sujet absolument clé pour les jeunes et en filigrane de tout ce qu'ils ont dit, ils l'ont dit.
Nous sommes un pays monde aujourd'hui. La France est un pays monde. Alors moi, dans ma croyance de ce qu'est notre pays, je pense que la France, elle se choisit. et elle se choisit.
Euh ça veut dire donc que il faut que nous arrivions à faire une culture française à partir à partir de toutes les racines de nos jeunes. Et ça ça suppose que la culture soit mise complètement au cœur de nos politiques. Il faut développer l'accès à la culture.
Il faut pas dire il y a une culture des banlieux, il y a une culture de ceci, il y a une culture de cela, il y a une culture française et il faut donner accès à cette culture à tout le monde. C'est comme les légumes. On doit pouvoir faire manger aussi bien de la musique classique que du hip hop aux jeunes des banlieux.
Moi, je me bat avec tous ceux qui veulent des assignations à résidence culturelle. Donc oui, la culture. Alors, ça veut dire quoi ?
Ben moi, je pense que tous les spectacles devraient être à moins de 10 € pour les moins de 21 ans lorsqu'ils sont subventionnés par l'argent public. Enfin, je veux dire, il faut des tarifications sociales jeunes. Il faut que les jeunes l'argent ne soit pas une barrière à l'accès culturel.
Je pense que c'est très important. Par ailleurs, on a beaucoup parlé d'engagement et je finirai par là. Si on veut favoriser l'engagement des jeunes, il va falloir aussi qu'on s'y mette un tout petit peu plus nous-même.
Euh moi, je suis pour alors on fait beaucoup de quotas, c'est très à la mode dans les conseils d'administration, des la parité en politique et cetera. On a un taux de participation des 18 24 ans aux dernières élections municipales de 59 %. C'est pas de l'indifférence mais c'est pas assez.
Moi je pense qu'il faut rendre obligatoire. Alors, c'est un peu tard maintenant, mais dans les conseils municipaux, un quotat de candidats de moins de 30 ans. Et pourquoi il faut le faire ?
Parce que comme nous allons vieillir, malheureusement, la tentation de tous les maires ça va être de prendre de plus en plus de seigneurs dans les conseil puisque c'est eux qui votent et ils seront de plus en plus nombreux et ils seront de plus en plus influents. Donc si on met pas un quota de jeune, le risque qu'on a c'est que les la parole des jeunes soit complètement confisquée par un pouvoir politique qui finalement va lui prendre de l'âge. Donc je pense qu'il faudrait un cantat de candidat de moins de 30 ans.
Peut-être 10 % des candidats et moins de 30 ans sur les listes. Ça peut être pour le conseil municipal, mais je me le prends aussi pour pour le conseil régional, ne vous inquiétez pas. Mais je pense que si on veut que les jeunes votent, ils voteront beaucoup plus facilement s'il votent pour des gens qui leur ressemblent.
Nous, on est très très fier en Île-de-France [applaudissements] d'avoir eu quelques jeunes mères élus et je peux vous dire que c'est pas ceux qui ont fait les moins bons scores du tout du tout. C'est parfois même des des superbes succès et sur l'engagement associatif et citoyen des jeunes. Moi je crois qu'il faut le reconnaître pleinement dans l'enseignement.
Moi je pense qu'il faut qu'il y ait 5 % de la note du bac qui puisse être donné comme il y a des options. On peut prendre le latin au bac, ben on peut prendre engagement au bac. Moi je pense qu'un jeune qui fait 30 he dans un dans d'engagement dans l'année, il devrait pouvoir avoir 5 points au bac de plus.
L'engagement, il faut l'apprendre dès qu'on est petit. Et si on a la fibre de l'engagement, bah il faut la développer. C'est une formidable fibre et ça a été très très bien dit par tous nos jeunes.
Donc je pense qu'il faut donner des points au bac. Je pense qu'il faut donner des crédits ECTS dans les formations universitaires et dans les formations euh dans les écoles. Il y a déjà beaucoup d'écoles qui le font.
Il faut le faire partout. Je pense même alors ça c'est c'est la présidente du KNUS qui me qui me soufflait ça à l'oreille mais des des semestres de saisure d'engagement civique pour les jeunes qui seraient valorisés dans leur diplôme. Tout ça il faut l'organiser mais je pense que ça ça ferait mûir nos jeunes.
Par ailleurs. Je pense qu'il faut qu'on repense complètement notre système universitaire. On est totalement focalisé sur le bac + 5.
Aujourd'hui, c'est pas comme ça qu'il faudrait travailler. Il faudrait que dès après le bac, on puisse aller faire des choses, pas forcément partir directement dans des études, qu'après un bac + 2 ou un bac + 3, on puisse s'arrêter, commencer un travail, aller voir une expérience professionnelle, tout ça. Il faut beaucoup plus de souplesse, il faut beaucoup plus d'entrée de coaching avec le monde du travail. [applaudissements] Et je suis totalement d'accord avec la proposition.
Elle était pas dans les elle a pas été retenue par nos groupes mais je suis totalement d'accord avec la proposition de nos jeunes qui est de dire il faut qu'il y ait une obligation de prise de de prise de stagiaire dans les entreprises désormais parce que comme les stages sont complètement intégrés dans tous les parcours de bac - 3 à bac + 5, on a besoin de plus de stage. Nous à la région on a été prévenu du fait que les jeunes de seconde allaient faire de semaines de stage en juin. On a été prévenu en mars.
Bon parce que c'était une loi qui a été votée au dernier moment ou une circulaire de l'éducation nationale, je sais pas trop, qui a été faite au dernier moment. Donc on l' su en mars. On a fait une opération sauvant les secondes, on en a pris 300.
Dès qu'on ouvrait un placard au mois de juin dans le conseil régional, on son on tombait sur un élève de seconde mais on en a pris que 300. Il y en a 150000 par an des élèves de seconde en Île-de-Fance. Donc ça veut dire qu'il faut trouver 150000 sages de 2 semaines le même mois au [grognement] mois de juin au même moment.
C'est un c'est un c'est colossal comme défi. Et est-ce qu'on se met dans cette dans cette logique de leur trouver des stages à ses élèves de seconde ? Moi je pense qu'il faut qu'on essaie de relever le défi.
Ou alors il faut supprimer les stages de seconde, faut faire autre chose. Faut les envoyer s'engager, faire autre chose, faire faire voilà, je sais pas ce qu'on peut leur faire pendant de semaines. Je comprends.
C'est l'idée de de d'utiliser le mois de juin et que ce mois de juin ne soit pas perdu. Mais en fait, ces 150000 sages, va bien falloir les trouver. Donc et là aussi faut assouplir la réglementation des stages parce que le mieux là encore est l'ennemi du bien.
Moi je vais essayer de créer des stages pour les jeunes dans les métiers du tourisme puisque nous recevons plein plein de touristes dans plein plein de pays. Les jeunes font l'accueil des touristes. En Île-de-France, ils pourraient faire l'accueil des touristes absolument partout.
Regardez ce qu'on a fait pendant les JO. On avait 600 bénévoles, bah on pourrait faire ça tous les étés en réalité et on pourrait les rémunérer. Et bien c'est impossible parce que chaque maître de stage a doit avoir au maximum cinq stagiaires.
Cinq cinq. Bon ben voilà 5. Donc ça veut dire que si vous pouvez pas prendre une classe entière en stage si vous êtes un maître de stage.
Voilà donc on est obligé. Nous, on a réussi à créer 600 stages, ça s'appelle les volontaires du tourisme l'été. Pour des jeunes en BTS tourisme, pour des jeunes en licence de de de lettrre qui n'ont pas de stage professionnel et cetera.
Bon, on en a on en a créé 600. On a dû trouver des dizaines d'entreprises pour faire les 600 stages. Voilà.
Si on pouvait nous aider à être un tout petit peu plus réactif, nous on pourrait vraiment euh faire vraiment multiplier les stages et des stages formateurs, hein, parce que les stages des métiers du tourisme, c'est toute une filière non délocalisable française euh qui qui là elle aussi va croître et embellir malgré l'IA puisque c'est des métiers de la relation, c'est des métiers de la relation client. Donc en réalité, c'est des très beaux stages, voyez. Donc on est en permanence, c'est ça ma conclusion. on est en permanence empêché de faire mais il faudrait queil y ait beaucoup plus de souplesse, beaucoup plus de flexibilité pour tous ceux qui ont envie les l'expérience en ÉPAD.
Mais franchement euh moi quand je vous ai rencontré, je me suis dit mais mais on devrait la démultiplier absolument partout. l'intergénérationnel, la solitude des personnes en ÉPAD plus la solitude des jeunes, essayer de les les mais pour ça, il va falloir un peu d'encadrement, un peu de cadre, un peu d'initiative et ça suppose que tout le pays s'y mette. tout le pays s'y mett et c'est vraiment mon message.
Si on veut réconcilier les générations parce que c'est c'est le sujet, notre responsabilité à nous, la les générations du dessus est absolument immense. Il faut qu'on leur fasse toute leur place et il faut qu'on aille les chercher et il faut aussi qu'on mette en place un cadre qui leur permette de s'épanouir. Voilà le message.
Mais un immense merci à vous tous et j'espère que je vous revois à la région très vite [applaudissements] et puis on en profite parce qu'il y a une présidentielle bientôt donc on va faire un Parlez. [applaudissements]