Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 12 avril 2015 14 minAutoproduitPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Nicolas Dupont Aignan invité du Bureau Politique de LCI

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Pourquoi nous avoir invité dans ce bureau de maire plutôt que dans votre bureau de député ?

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Quand vous avez dit en 2006 « Je veux être président de la République », ça vient comment ?

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Vous avez choisi un extrait de René Char, pourquoi ?

  • 4:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous blesse parfois ce regard des autres sur votre combat ?

  • 5:37OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça fait dans ce bureau avec cette scène de petits soldats de plomb ?

  • 6:36OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi une Marianne de Brigitte Bardot ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33Invité politiqueFait
    « En août 2006, je me suis réveillé un matin en disant « Il faut que je sois candidat. Il faut oser l'être ». »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « On a les résultats très concrets. Le chômage de masse, la misère dans notre pays, l'insécurité. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « 55% des Français l'ont su, puisqu'en 2005, ils ont voté non à cette mauvaise Europe. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Il était de mon devoir, si un autre ne le faisait pas, de me lever et de dire « on peut faire autrement ». »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « Si aujourd'hui il était présent, on n'en serait pas là. »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « mon devoir, c'est de prendre tous les risques. »
  • 4:50Invité politiqueChiffre
    « Un million à la présidentielle, plus maintenant. »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen a repris beaucoup des thèses que Philippe Séguin défendait, ou Jean-Pierre Chevènement. »
  • 10:23Invité politiqueFait
    « L'euro taille unique, ça ne marche pas. C'est des millions de chômeurs, c'est la détresse humaine. »
  • 10:59Invité politiquePromesse
    « Cette dictature, il faut en finir. Et elle s'écroulera comme l'Union soviétique. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan68 %
  • Présentateur25 %
  • ?7 %

52,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

Notre

0:07
Présentateur

invité aujourd'hui est un ancien et peut-être un futur candidat à la présidentielle. Dans notre visage politique,

0:12
Locuteur

c

0:12
Présentateur

'est celui qui fait le plus penser à Don Quichotte, incarnant un combat pour le moment désespéré contre les moulins de l'Europe et de l'euro. Il s'est aussi battu contre Alain Juppé, contre Nicolas Sarkozy et il s'est assis sur les mêmes bancs que Jean-François Copé. Il a un modèle, le général de Gaulle et comme lui, il attend son heure, non pas depuis Colombé-les-des-Églises où il se rend régulièrement en pèlerinage, mais depuis ce bureau. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, grâce à notre invité bureau politique, s'installe pour la première fois dans le bureau d'un maire, celui de hier dans l'Essonne. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Christophe Jacubizine.

Merci de nous recevoir chez vous. Alors justement, pourquoi nous avoir invité, convié dans ce bureau de maire plutôt que dans votre bureau de député à l'Assemblée nationale

0:53
Locuteur

?

0:53
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que ce sont mes racines d'adoption ici, parce que ça fait 20 ans presque que je suis maire.

0:59
Locuteur

C

1:00
Nicolas Dupont-Aignan

'est là où j'ai tout appris, parce que c'est le lieu où je suis bien. C'est là où j'écris,

1:05
Locuteur

c

1:05
Nicolas Dupont-Aignan

'est là où je suis bien.

1:08
Présentateur

Alors quand même, j'ai lu dans un portrait de vous, pour préparer l'émission, avant de venir, que vous aviez un matin, d'août 2006, vous étiez réveillé en disant « Je veux être président de la République ». Alors ça vient comment ? C'est

1:21
Locuteur

un rêve ?

1:21
Présentateur

C'est une apparition des voix

1:24
Nicolas Dupont-Aignan

? C'est pas ça du tout. En août 2006, je me suis réveillé un matin en disant « Il faut que je sois candidat. Il faut oser l'être ». J'ai été élu en 95 maire. Je suis député depuis près de 20 ans, 97. Je suis gaulliste profondément, c'est-à-dire je crois, à l'exception française,

1:43
Locuteur

c

1:43
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire je crois que l'indépendance du pays et les valeurs républicaines que nous défendons sont indissociablement liées.

1:50
Locuteur

Et

1:50
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai assisté depuis 20 ans,

1:52
Locuteur

d

1:53
Nicolas Dupont-Aignan

'abord avec Philippe Séguin, j'ai beaucoup travaillé avec Philippe Séguin, à un esprit de résignation de nos dirigeants qui ont abandonné le pouvoir démocratique

2:04
Locuteur

que

2:05
Nicolas Dupont-Aignan

leur ont remis les Français. C'est-à

2:06
Locuteur

-dire

2:06
Nicolas Dupont-Aignan

qu

2:07
Locuteur

'ils

2:07
Nicolas Dupont-Aignan

ont signé des traités qui les ont mis sous tutelle. Vous voulez

2:09
Présentateur

dire à l'Europe ?

2:10
Locuteur

Bien sûr, à l

2:11
Nicolas Dupont-Aignan

'Union européenne. C'est pas l'Europe, parce qu'on peut faire une belle Europe. Et j'ai assisté à cet abandon des frontières,

2:18
Locuteur

à

2:18
Nicolas Dupont-Aignan

cet abandon de la loi, à cet abandon du budget, à cet abandon de la monnaie. Et on a les résultats très concrets. Le chômage de masse, la misère dans notre pays, l'insécurité. Et je sais, et je suis pas le seul, 55% des Français l'ont su, puisqu'en 2005, ils ont voté non à cette mauvaise Europe. Donc je sais qu'on peut faire autrement. Et à partir du moment où ma famille politique d'origine, l'UMP, le RPR, avait trahi les principes fondamentaux de la France. Il était de mon devoir, si un autre ne le faisait pas, de me lever et de dire « on peut faire autrement

2:48
Locuteur

». On

2:49
Présentateur

va parler de vous. J'ai eu la curiosité d'ouvrir ce livre, de ce recueil de poésie. Je crois que 500 députés ou

2:54
Locuteur

parlementaires ont choisi un extrait. Vous, vous

2:56
Nicolas Dupont-Aignan

avez

2:56
Locuteur

choisi

2:57
Présentateur

René Char ?

2:57
Nicolas Dupont-Aignan

Vous vous souvenez de

2:58
Locuteur

l

2:58
Nicolas Dupont-Aignan

'extrait que vous avez choisi ? Oui, oui, je m'en souviens.

3:00
Locuteur

C'est

3:00
Nicolas Dupont-Aignan

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque,

3:04
Locuteur

à

3:04
Nicolas Dupont-Aignan

te regarder, ils s'habitueront

3:05
Locuteur

». C

3:06
Nicolas Dupont-Aignan

'est une phrase qui pourrait parler de vous ? Pas complètement, oui. Et je vais vous dire pourquoi. Parce que quand j'ai travaillé avec Philippe Séguin, je crois que le seul homme politique, enfin contemporain décédé, mais pour qui j'ai eu vraiment une admiration sans bande, c'est Philippe Séguin. Si aujourd'hui il était présent, on n'en serait pas là.

3:23
Locuteur

Pourquoi il n'est pas le

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

goût

3:23
Locuteur

?

3:24
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien justement, j'en venais là. Si vous voulez, moi j'ai été un peu traumatisé par son échec.

3:30
Locuteur

Pas

3:31
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'il a échoué devant les Français,

3:32
Locuteur

mais

3:33
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'à un moment, il n

3:34
Locuteur

'a

3:34
Nicolas Dupont-Aignan

pas osé rompre les digues, briser les tabous, s'évader de sa famille politique. Et moi je me suis dit, voilà, à partir du moment où je considère que les dirigeants politiques d'aujourd'hui

3:44
Locuteur

font

3:45
Nicolas Dupont-Aignan

preuve de trahison démocratique, mon devoir, c'est de prendre tous les risques. Et c'est pour ça qu'elle me correspond, du moins dans la pratique que j'ai. Alors je sais, on dit, il est mégalo, il n

3:55
Locuteur

'y

3:55
Nicolas Dupont-Aignan

arrivera jamais, etc. Mais vous savez, il y a tellement de gens qui ne devaient jamais y arriver, qui y sont arrivés, qu'il ne

4:02
Locuteur

faut

4:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas s'arrêter à cela. Est

4:03
Présentateur

-ce que ça vous blesse parfois ce regard des autres sur le fait que vous êtes finalement ce combat, vous ne le menez pas seul ? Parce qu'il

4:09
Locuteur

y a

4:09
Présentateur

beaucoup de gens qui ont voté pour vous, notamment en 2012.

4:12
Locuteur

Mais

4:12
Présentateur

quand même, cette sorte de combat un peu... Je parlais de Don Quichotte tout à l

4:17
Nicolas Dupont-Aignan

'heure. Vous savez, oui, ça me blesse. Je ne

4:19
Locuteur

vais

4:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas vous dire que ça ne blesse pas parce qu'on est des êtres humains. Et paradoxalement, c'est curieux, c'est que ça...

4:23
Locuteur

Plus

4:24
Nicolas Dupont-Aignan

c'est répétitif, plus ça vous blesse quand même. J'en parlais un jour avec Jean-Pierre Chevènement, avec d'autres. Mais en même temps, quand je parcours la France, que je vois ces chauffeurs routiers au chômage parce que des incapables ont mal négocié à Bruxelles, quand je vois tant de misère dans notre pays et tant de gens qui disent « battez-vous », alors on se moque toujours, par exemple, ça me blesse toujours quand on dit « il a fait 2% la présidentielle, il a fait 5% aux européennes ». Ce sont des millions de Français. Un million à la présidentielle, plus maintenant. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on est dans un siècle ou dans une époque de médias que vous connaissez bien

5:03
Locuteur

5:04
Nicolas Dupont-Aignan

on veut raccourcir tout, on veut caricaturer tout.

5:07
Locuteur

Mais

5:07
Nicolas Dupont-Aignan

je crois que la démocratie mérite un tout petit peu d'explication. Ça me blesse, mais ça me renforce. Et il

5:12
Locuteur

y

5:12
Nicolas Dupont-Aignan

a une autre phrase de Gandhi qu'on pourrait citer que j'adore. C'est au début, il vous ignore, ensuite il vous moque,

5:19
Locuteur

après

5:19
Nicolas Dupont-Aignan

il vous combatte,

5:20
Locuteur

et

5:21
Nicolas Dupont-Aignan

à la fin,

5:21
Locuteur

vous

5:22
Nicolas Dupont-Aignan

gagnez. Elle est belle cette phrase de Gandhi. Alors je suis passé au début, ils m

5:25
Locuteur

'ont

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

ignoré, ils m'ont moqué,

5:27
Locuteur

puis

5:28
Nicolas Dupont-Aignan

comment ça me combatte ? Donc je me dis que c'est bon signe, on

5:30
Présentateur

verra. Le combat, il est dans ce bureau avec cette scène, vous allez nous raconter d'ailleurs, ce combat de petits soldats de plomb. Qu

5:37
Locuteur

'est

5:37
Présentateur

-ce que ça fait dans ce bureau ?

5:37
Locuteur

C

5:38
Nicolas Dupont-Aignan

'est un hierroi qui est décédé depuis, un vieux monsieur qui m

5:43
Locuteur

'a

5:43
Nicolas Dupont-Aignan

un jour offert ça après une victoire électorale. Il m'a dit, je vous offre cette bataille, il était très admirateur de Napoléon, et il m'a offert ça. Je l'ai toujours gardé, parce que c'est 2001, la deuxième bataille municipale. Vous savez, ce qui me donne de la force, pourquoi je suis ici aussi peut-être,

5:57
Locuteur

c

5:57
Nicolas Dupont-Aignan

'est que chaque élection municipale depuis, j'en suis à la quatrième, j'ai été réélu à presque 80% des voix dans une ville de banlieue,

6:04
Locuteur

30

6:05
Nicolas Dupont-Aignan

000 habitants, qui a voté longtemps socialiste.

6:08
Locuteur

Je

6:09
Nicolas Dupont-Aignan

veux dire que les trois quarts de la population votent pour nous, pas pour moi. Ça lave toutes les moqueries. Pareil, il

6:17
Locuteur

y a

6:17
Nicolas Dupont-Aignan

aux législatives, l'UMP m'a combattu, tous les ministres sont venus ici pour déblatérer sur moi, et puis on a été réélu triomphalement.

6:24
Présentateur

Vous avez parlé de deux modèles, on va en parler. D'abord, le général de Gaulle, on voit évidemment ce portrait. Alors,

6:30
Locuteur

ce

6:30
Présentateur

n

6:30
Locuteur

'est

6:30
Présentateur

pas un portrait de président, c'est le portrait du combattant. Il n

6:33
Locuteur

'y a

6:33
Présentateur

pas de portrait du président de la République dans le bureau du maire

6:35
Locuteur

actuel, je veux dire. Non, il est en

6:36
Nicolas Dupont-Aignan

salle de mariage.

6:37
Locuteur

Il est relégué.

6:38
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'était pareil avant, rassurez-vous, ce n'est pas une mesure d'ostracisme, vous avez vu de François Hollande. C'est pour moi, il n'y

6:44
Locuteur

a

6:44
Nicolas Dupont-Aignan

eu qu'un grand président de la République, c'est le général de Gaulle, Pompidou après, et puis après, ça a commencé à être l'abandon. On

6:52
Présentateur

peut parler de Clémenceau aussi.

6:53
Locuteur

D

6:53
Présentateur

'ailleurs, vous partagez cette référence avec Manuel Valls, qui a un grand portrait dans son bureau. J'ai envie de vous dire, il appartient plutôt à la droite ou plutôt à la gauche, Georges Clémenceau ? Vous savez, aujourd'hui, le problème n'est plus la droite

7:06
Nicolas Dupont-Aignan

et la gauche. Ce sont des droites et des gauches

7:08
Locuteur

de

7:10
Nicolas Dupont-Aignan

folklore. En fait, aujourd'hui, la vie politique, c'est un folklore. Ils n'ont pas de prise sur la réalité. Moi, je veux qu'on rende à la politique

7:17
Locuteur

son

7:18
Nicolas Dupont-Aignan

utilité.

7:20
Locuteur

Et

7:20
Nicolas Dupont-Aignan

il n

7:20
Locuteur

'y a

7:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas que moi, il y en a d'autres. Mais j'estime qu'on peut changer les choses pour que l'homme politique, le président de

7:26
Locuteur

la

7:26
Nicolas Dupont-Aignan

République, les parlementaires, servent à quelque chose. Aujourd'hui, ils ne servent à rien.

7:30
Locuteur

Ils

7:30
Nicolas Dupont-Aignan

font semblant. Ce n

7:31
Locuteur

'est

7:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas eux qui décident. C'est la World Company, comme je dis. C'est-à-dire cette compagnie multinationale qui fait que les peuples sont traités comme des chiens et encore pire.

7:41
Présentateur

Il n

7:42
Locuteur

'y a

7:42
Présentateur

pas de photo de François Land dans votre bureau.

7:43
Locuteur

Il

7:43
Présentateur

n'y

7:44
Locuteur

avait

7:44
Présentateur

pas non plus de Nicolas Sarkozy. Mais il y a en revanche une Marianne derrière. C'est Brigitte Bardot. Pourquoi avoir choisi cette égérie-là

7:52
Locuteur

?

7:52
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que cette Marianne m'a été offert pour... On avait gagné un prix de 30 millions d'amis et des animaux parce qu'on s'occupe beaucoup de la condition animale dans notre ville. Et Brigitte Bardot m'écrit souvent et même bien. Je suis membre de sa fondation, d'ailleurs.

8:06
Présentateur

Donc vous avez une amie en commun avec Marine Le

8:10
Locuteur

Pen ? Tout à

8:10
Présentateur

fait. Qui correspond aussi avec

8:12
Locuteur

elle.

8:13
Présentateur

Est-ce qu'il

8:13
Locuteur

y a

8:13
Présentateur

d'autres points communs, évidemment, où je suis un

8:16
Locuteur

peu... Je ne l'y attendais.

8:19
Présentateur

Assez direct. Parce que tout à

8:20
Locuteur

l

8:20
Présentateur

'heure, vous nous parliez de l'absence de souveraineté, de l'Europe. Évidemment, c'est des choses très

8:26
Locuteur

communes avec le Fonds national.

8:28
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'est évident. Et pourquoi je le nierais ? Et d'ailleurs, Marine Le Pen a repris beaucoup des thèses que Philippe Séguin défendait, ou Jean-Pierre Chevènement. En même temps,

8:37
Locuteur

je

8:38
Nicolas Dupont-Aignan

veux affirmer le droit pour les Français, et donc pour moi,

8:41
Locuteur

qu

8:41
Nicolas Dupont-Aignan

'on puisse aimer la patrie

8:43
Locuteur

et

8:43
Nicolas Dupont-Aignan

ne pas être Fonds national.

8:45
Locuteur

Et je rejette...

8:46
Nicolas Dupont-Aignan

Qu'est-ce qui vous distingue d'eux,

8:48
Locuteur

aujourd

8:48
Nicolas Dupont-Aignan

'hui ? Le général de Gaulle... Jean

8:50
Locuteur

-Pierre Chevènement, par exemple, est aussi l'amirateur général de Gaulle. Il y a plusieurs

8:53
Nicolas Dupont-Aignan

Fonds nationales, alors. Parce qu'il y a ceux qui déposaient une gerbe, voilà, etc. Certains ont voulu faire assassiner le général de Gaulle. Enfin, attendez, il y a une histoire politique différente. Et il y a autant de Fonds nationales

9:06
Locuteur

que de personnalités. Qu'est-ce qui vous distingue de leur racine politique

9:09
Nicolas Dupont-Aignan

et historique ? Pas seulement la vision du rassemblement. Je crois que la patrie, la France, c'est le rassemblement des Français.

9:17
Locuteur

Et

9:17
Nicolas Dupont-Aignan

c'est en aucun cas désigner une catégorie de Français et entraîner la France sur la division nationale. Mais je n'ai jamais diabolisé le Fonds national. Le Fonds national existe

9:27
Locuteur

avec

9:28
Nicolas Dupont-Aignan

ses excès. Parce que

9:31
Locuteur

le

9:32
Nicolas Dupont-Aignan

monde politique français, les dirigeants, et pas seulement politiques, économiques, ont abandonné les Français, ont abandonné la France. Et il n'y a pas de pays qui peut survivre s'il n

9:41
Locuteur

'y a

9:41
Nicolas Dupont-Aignan

pas une volonté politique très forte nationale. Ça n'existe pas.

9:44
Locuteur

On

9:45
Présentateur

voit aux élections, encore aux élections départementales, que le second tour, le Fonds national a du mal parce qu

9:50
Locuteur

'il n'y a pas d

9:50
Présentateur

'alliés. Est-ce qu'un jour, vous pourriez faire partie de ces alliés

9:53
Locuteur

?

9:54
Nicolas Dupont-Aignan

Mais moi, des gens du Fonds national, comme de chez Jean-Pierre Chevènement ou de la gauche, peuvent me rejoindre et me soutenir.

10:00
Locuteur

Il y en a beaucoup. Et l

10:01
Présentateur

'inverse.

10:01
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, il faut qu'il y ait une idée de la République qui soit identique. La

10:05
Présentateur

France, la France, le Franc. Vous avez gardé une collection... Et vous avez une collection de francs qui ont été gelés dans le... Et c'est votre objectif qu'on se reserve un jour de ces pièces ?

10:17
Nicolas Dupont-Aignan

Pas de celle-là.

10:18
Locuteur

On

10:19
Nicolas Dupont-Aignan

ne revient jamais en arrière. Je suis certain que l'euro évoluera. Ça ne peut pas marcher. L'euro taille unique, ça ne marche pas. C'est des millions de chômeurs, c'est la détresse humaine et c'est le retour des haines en Europe.

10:29
Locuteur

Et

10:30
Nicolas Dupont-Aignan

ça sera très simple. Soit on reviendra à une monnaie flexible, l'euro franc, l'euro marque. Soit c

10:35
Locuteur

'est

10:35
Nicolas Dupont-Aignan

l'Europe qui éclatera. Et moi, je ne souhaite pas que l'Europe éclate. C

10:37
Locuteur

'est

10:37
Nicolas Dupont-Aignan

une autre différence avec le Fonds national. Je ne

10:39
Locuteur

suis

10:39
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour le retour à la nation seule. Je veux une Europe des coopérations.

10:43
Locuteur

C

10:43
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire chacun son identité et on travaille ensemble. Et l'Europe, peut

10:47
Locuteur

-être

10:47
Nicolas Dupont-Aignan

qu

10:47
Locuteur

'elle

10:47
Nicolas Dupont-Aignan

est construite aujourd'hui, vous ne l'aimez pas du tout ? Non, parce que c'est une machine à détruire l'emploi, une machine à reconstruire des haines. C'est une machine antidémocratique. C'est une dictature. Donc cette dictature, il faut en finir. Et elle s'écroulera comme l'Union soviétique.

11:03
Présentateur

La désindustrialisation, elle est très présente dans votre bureau parce que j'ai vu qu'il y

11:06
Locuteur

a

11:06
Présentateur

une voiture qui vous est offerte.

11:08
Locuteur

Racontez-moi un peu. La voiture,

11:09
Nicolas Dupont-Aignan

c'est les ouvriers d'Aulnay qui me l

11:11
Locuteur

'ont

11:11
Nicolas Dupont-Aignan

offerte

11:11
Locuteur

pour

11:12
Nicolas Dupont-Aignan

les syndicats au moment de la présidentielle. Elle y pleurait. Ça, c'est une usine dans le... Je m'en souviens très bien, en Haute-Garonne. Je vous souviens très bien l'ouvrier qui... Je le vois encore. Si vous voulez, quand on voit les destins humains, quand je suis à Paris, à l'Assemblée,

11:26
Locuteur

et

11:27
Nicolas Dupont-Aignan

que je vois cette espèce d'aéropage,

11:28
Locuteur

on

11:29
Nicolas Dupont-Aignan

a l'impression qu'ils ne se rendent pas compte des conséquences de leur politique. Cette France ouvrière qui crève,

11:34
Locuteur

ces

11:35
Nicolas Dupont-Aignan

agriculteurs qui suicident parce que les hommes politiques ne défendent pas l'intérêt de la France, ça m'est insupportable. Et ces objets, si vous voulez, c'est comme un petit souvenir que j'ai là de leur destin. Et vous êtes sûr ? Je me sens responsable d'eux.

11:47
Présentateur

Fermer les frontières comme Marine Le Pen, vous êtes d'accord

11:49
Locuteur

aussi ? Mais pas fermer. Avoir des

11:51
Nicolas Dupont-Aignan

frontières.

11:52
Locuteur

Mais

11:52
Nicolas Dupont-Aignan

le Maroc, l'Algérie, j'étais au Maroc il n

11:54
Locuteur

'y a

11:54
Nicolas Dupont-Aignan

pas longtemps. Il y a des frontières à Londres. Londres est la ville la plus cosmopolite du monde. Et il y a des frontières. Donc il faut arrêter la caricature.

12:03
Locuteur

Je

12:03
Nicolas Dupont-Aignan

n

12:03
Locuteur

'ai

12:03
Nicolas Dupont-Aignan

jamais dit, à la différence de Marine Le Pen, par exemple, immigration zéro, ça n

12:06
Locuteur

'a

12:06
Nicolas Dupont-Aignan

aucun sens. En revanche, oui, je veux savoir qui entre sur le sol français et qui en sort. Je veux remettre de l'ordre un État fort, une économie libérée, un peu de justice sociale.

12:19
Locuteur

Ce

12:19
Nicolas Dupont-Aignan

n

12:19
Locuteur

'est

12:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas grand-chose que demandent les Français, en fait. C'est très simple ce qu'il faut faire. C'est très simple.

12:23
Présentateur

On va reparler vous, Nicolas Dupont-Aignan. J'ai lu quelque part que c'est parce qu'au CP, on vous a refusé de vous appeler Nicolas Dupont. Oui. Qu'est-ce qui s'est

12:32
Nicolas Dupont-Aignan

passé ? Il y avait deux Nicolas Dupont qui sont arrivés, chacun avec leur maman.

12:36
Locuteur

Et

12:36
Nicolas Dupont-Aignan

il

12:36
Locuteur

n'y

12:36
Nicolas Dupont-Aignan

avait qu'une place. Eh bien, j'ai fait ma place

12:38
Locuteur

en

12:39
Nicolas Dupont-Aignan

changeant de nom. C'est-à-dire que ma mère a mis son nom. Puis ma mère était féministe. Elle trouvait ça très bien d'avoir le nom du père et de la mère. Et on a appelé un petit gamin, Dupont-Aignan. Ce n'était pas sur sa carte d'identité. C'est resté.

12:53
Présentateur

Une question. Avant l'élection présidentielle de 2012, je crois que vous étiez pris deux ans avant pour commencer à recueillir

12:58
Locuteur

les

12:59
Présentateur

parrainages. On est en 2015.

13:03
Locuteur

On est à deux ans. Parce

13:04
Nicolas Dupont-Aignan

que j'ai un réseau fidèle de maire.

13:05
Locuteur

Vous

13:05
Présentateur

avez commencé

13:06
Nicolas Dupont-Aignan

ou pas à

13:06
Locuteur

recueillir ces

13:07
Nicolas Dupont-Aignan

parrainages

13:07
Locuteur

? Pas

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

vraiment. Mais on a eu 750 signatures en 2012. Et il y en a 482 qui sont réélus. Vous voyez, je sais compter. Et donc, on les voit. Et puis, il n

13:17
Locuteur

'y a

13:17
Nicolas Dupont-Aignan

plus du tout la même difficulté. On les aura.

13:20
Présentateur

Et

13:20
Locuteur

vous êtes

13:20
Présentateur

déterminé à y aller pour 2017 ou ce n

13:21
Locuteur

'est

13:21
Présentateur

pas sûr ? Ça dépendra des circonstances. Je déciderai le moment venu parce

13:25
Nicolas Dupont-Aignan

que je suis

13:26
Locuteur

quelqu'un... Qu'est

13:26
Présentateur

-ce qui peut vous conduire à ne pas y aller cette fois-ci ? Mais je réfléchis plutôt à ce qui doit me conduire à y aller.