Antoine Fabre, Coordinateur des motards en colère dans le 06
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse partielle
Pourquoi les motards sont la seule catégorie de conducteurs à mourir plus que l'été dernier sur les routes de la Côte d'Azur ?
- 0:49FerméeÉludée
Est-ce que les motards ne sont pas plus irresponsables que le reste des usagers de la route ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Parmi les motards victimes d'un accident mortel, on parle de personnes qui conduisaient sous l'emprise de stupéfiants. Et c'est aussi de cela dont je parle quand je parle d'irresponsabilité.
- 1:56OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut aimer la moto, aimer la vitesse et malgré tout respecter strictement les règles ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Est-ce que les motards sont assez conscients de leur vulnérabilité ?
- 2:59RelanceÉludée
Les motards en colère sont en colère contre les contrôles que vous êtes obligés de faire. Mais ça doit permettre d'éviter les accidents, non ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Sur la Côte d'Azur, on a l'avantage du beau temps, le désavantage des bouchons. »
- 0:30Invité politiqueFait
« Donc peut-être qu'on a aussi une augmentation du trafic des deux roues. »
- 0:43Invité politiqueFait
« même parfois la faute des motards sur l'équipement et sur la sécurité. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Il y en a certains qui sont inconscients de sortir en short, claquette. »
- 1:46Invité politiqueFait
« Quand il prend le volant sous l'emprise de drogue, sous l'emprise d'alcool, c'est sa responsabilité qui est prise en jeu. »
- 2:42Invité politiqueChiffre
« Ces équipements-là valent très cher. »
- 3:38Invité politiqueFait
« Les retours qu'on a eus, nous, des refus de contrôle technique, ça a été sur des pneus qui sont détériorés, des pneus lisses. »
- 4:09Invité politiqueChiffre
« Le véhicule, il est présent dans trois accidents, soit un pourcentage de 0,3%. »
- 4:14Invité politiqueChiffre
« Or, l'environnement est présent à 7,7% »
- 4:30Invité politiqueFait
« On veut que la sécurité routière, au lieu de faire des contrôles systématiques sur les personnes qui conduisent, on voudrait que sur ce qu'on roule, ça nous permette, si on fait une erreur, que ça nous la corrige. »
Temps de parole
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Un été cauchemar sur les routes azuriennes, Ici Azur vous révèle les tout derniers chiffres qui montrent de juillet et août. Et si globalement il y a moins de victimes, les motards en revanche sont plus tués que l'été dernier. Et avec nous, Antoine Fabre, il est coordinateur des motards en colère dans les Alpes-Maritimes. Bonjour Antoine Fabre. Bonjour. Alors pourquoi les motards sont la seule catégorie de conducteurs à mourir plus que l'été dernier sur les routes de la Côte d'Azur ?
Sur
la Côte d'Azur, on a l'avantage du beau temps, le désavantage des bouchons. Donc peut-être qu'on a aussi une augmentation du trafic des deux roues. Comment ça s'expliquerait ? Ça peut s'expliquer par plusieurs facteurs. Ça peut être une dégradation des routes, ça peut être un mauvais comportement des personnes, même parfois la faute des motards sur l'équipement et sur la sécurité.
Vous parlez justement du côté responsabilité. Est-ce que les motards ne sont pas plus irresponsables que le reste des usagers de la route ? Je ne dirais
pas
qu'ils
sont plus irresponsables. Il y en a certains qui sont inconscients de sortir en short, claquette. Ça
existe
ça ?
Ça existe beaucoup
malheureusement dans la
région. Donc c'est plus de l'inconscience. Après, je pense aussi qu'il y une méconnaissance des automobilistes. Ça va être sur nos façons de réagir aussi. Dire que quand vous voyez un danger, la première chose qu'on fait, ça va être freiner. À moto, on vous apprend que ce n pas forcément la meilleure solution. Donc c'est peut-être une mauvaise connaissance des automobilistes de nos façons de réagir aussi. On n'est pas forcément plus irresponsables parce qu'on a plus notre vie en jeu. Donc on essaye de faire attention.
Mais là, concernant cet été, parmi les motards victimes d'un accident mortel, on ne parle pas de route dégradée, on ne parle pas de nid de poule. Ce sont des personnes qui conduisaient sous l'emprise de stupéfiants, de drogue. Et c'est aussi de cela dont je parle quand je parle d'irresponsabilité. Je pense
que
tout conducteur a sa part de responsabilité. Quand il prend le volant sous l'emprise de drogue, sous l'emprise d'alcool, c'est sa responsabilité qui est prise en jeu. Après, que les motards soient plus impactés que les automobilistes, je ne peux pas vous le garantir.
Est-ce qu'on peut aimer la moto, aimer la vitesse et malgré tout respecter strictement les règles ?
On peut le faire. On peut, quand on est sur la route, de façon légale, conduire de façon légale. Et le week-end, aller sur circuit, de façon encadrée, avec des professionnels qui sont là aussi pour le plaisir de l'adrénaline et de la vitesse. Tout à l'heure,
vous me parliez des équipements. Est-ce que les motards, finalement, ils sont assez conscients de leur vulnérabilité
? Il
y en a, oui. Il y en a beaucoup
moins.
Ceux que je côtoie, en tout cas, sont conscients de ça. Ils essayent de s'équiper au maximum avec des équipements adaptés et homologués. Ça va passer par des gants complets. Ça va passer par une veste en cuir coquée et protégée. Après, est-ce que tout le monde est au courant ? Pas forcément. Et puis, il y aussi une part de coût. Ces équipements-là valent très cher. Et on essayait, justement, auprès des préfets, auprès du national, de pousser aussi cette revalorisation de la TVA, notamment, sur des éléments de sécurité.
Les
motards en colère, ils sont notamment, je crois, en colère contre les contrôles que vous êtes obligés de faire. Mais ça, justement, ça doit permettre d'éviter les accidents, non
? Pas
totalement. En fait, ce qu'on essaie de mettre en avant et ce que met la FFMC en avant, c'est que la plupart des motards prennent soin de leur moto. C'est vraiment notre outil, notre seul outil de survie sur la route. Donc, on essaie d'en prendre soin. On a moins d'adhérence qu'une voiture, donc ça peut glisser aussi plus facilement. La position de la FFMC là-dessus, c'est qu'un simple contrôle tous les trois ans ne va pas permettre d'identifier forcément des problèmes. Les retours qu'on a eus, nous, des refus de contrôle technique, ça a été sur des pneus qui sont détériorés, des pneus lisses.
Or, ça, on ne peut pas partir du principe qu'un contrôle tous les trois ans va éliminer une grande partie de l'accidentologie sur les routes. Après, ce qu'on essaie de mettre en avant aussi, et c'est le rapport qui a été fait par le METS, c'est... Le METS, on précise ce que c'est peut-être ? Oui, pardon. C'est un organisme qui est censé récolter tous les accidents et surtout la cause des accidents. Dans leur dernier rapport, ça a été... Donc, le véhicule, il est présent dans trois accidents, soit un pourcentage de 0,3%. Or, l'environnement est présent à 7,7% et après, bien sûr, c'est le facteur humain qui est présent dans la majorité des cas.
Et on va quand même parler, parce que je l'évoquais en début d'interview, l'état des routes, je crois aussi que ça, ça vous met en colère.
Oui, énormément. En fait, comme je le disais, on veut que la sécurité routière, au lieu de faire des contrôles systématiques sur les personnes qui conduisent, on voudrait que sur ce qu'on roule, ça nous permette, si on fait une erreur, que ça nous la corrige et pas que ça nous envoie directement aux casse-pieds pour en tout cas que ça aggrave encore plus la situation.
Des secteurs particuliers qui vous gênent dans le 0,6 ?
Dans tout le 0,6, on a certains points qui sont plus importants que d'autres. Après, je prends l'exemple de l'opération qu'on avait fait la dernière fois qui est au Tocanet, où là, on a balisé la vie du Canet et on a marqué les différents dangers qu'on pouvait retrouver sur la route.
Merci beaucoup Antoine Fabre. rappelle que vous êtes coordinateur des motards en colère dans les Alpes-Maritimes.