Quand l'UE finance la recherche suisse, norvégienne ou encore israélienne
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Chapitres
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« le slogan selon lequel la France devrait absolument appartenir à l'UE pour faire contrepoids à la Chine et aux États-Unis était en fait une sinistre plaisanterie »
- 2:06Invité politiqueChiffre
« 10%, 8% à 10% environ des fonds versés par l'UE ont bénéficié à des groupes industriels ou de recherche qui n'appartiennent pas à l'UE »
- 3:28Invité politiqueChiffre
« Israël a bénéficié de 1,58 milliard d'euros sur les 13 ans »
- 3:28Invité politiqueChiffre
« la Norvège 1,54 milliard d'euros »
- 4:11Invité politiqueChiffre
« la Turquie a raflé quelque chose comme 330 millions d'euros »
- 4:11Invité politiqueChiffre
« les États-Unis ont bénéficié d'à peu près 128 millions d'euros »
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« 260 millions d'euros à des groupes israéliens concurrents de groupes français »
- 5:31Invité politiqueChiffre
« à peu près autant à des groupes norvégiens »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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Mes chers compatriotes, j'ai eu l'occasion, au cours des derniers jours, de réaliser plusieurs vidéos pour montrer à quel point l'industrie française – notamment, mais pas seulement – était vendue à la découpe, notamment à des investisseurs chinois d'une part, à des investisseurs américains d'autre part, à des grandes sociétés chinoises et à des grandes sociétés américaines.
J'en ai tiré la conséquence que le slogan selon lequel la France devrait absolument appartenir à l'UE pour faire contrepoids à la Chine et aux États-Unis était en fait une sinistre plaisanterie, parce que plus l'on construit l'Europe, plus l'on défait la France, plus l'on abaisse ses protections naturelles, son patriotisme économique et industriel naturel, et parce que du fait de la présence de certains articles des traités comme l'article 63 du TFUE qui organise la totale liberté des mouvements de capitaux, en réalité, eh bien l'industrie française est en fait en passe de s'effilocher, de disparaître au profit notamment de l'industrie étrangère, en particulier chinoise et américaine.
Je voudrais ajouter un élément qui a été porté à la connaissance du public il y a quelques jours par un article assez sensationnel de Michel Cabirol, dans le journal La Tribune du 5 décembre dernier. Il a attiré l'attention du public sur le fait que les programmes de recherche européens de l'UE bénéficient à des États qui sont soit des États associés à l'UE, qui ont passé des accords d'association, comme par exemple l'État d'Israël ou la Norvège, ou bien à des États tout à fait étrangers, comme par exemple les États-Unis notamment. Alors les programmes de recherche sont lancés par l'UE. Tout le monde peut y souscrire.
Et puis il y a des groupes étrangers qui y souscrivent, et puis qui arrivent à tirer leur épingle du jeu, dans des proportions qui sont loin d'être anecdotiques. Au cours des dernières années, il y a eu un programme de recherche et développement financé par l'UE sur les années 2007-2013, et un autre programme baptisé « Horizon 2020 » de 2014 à 2020. Or, les calculs qu'a effectués Michel Cabirol sont assez hallucinants. On s'aperçoit que 10%, 8% à 10% environ des fonds versés par l'UE ont bénéficié à des groupes industriels ou de recherche qui n'appartiennent pas à l'UE. C'est quand même incroyable, surtout compte tenu des sommes en jeu.
Alors pour rentrer dans le détail, Michel Cabirol, dans cet article de La Tribune, a souligné que celui qui arrive en tête, la nation qui arrive en tête, c'est la Suisse. La Suisse qui au cours des deux plans que je viens de citer, donc de 2007 jusqu'à 2020, c'est-à-dire pendant environ 13 ans, eh bien a raflé 3 milliards d'euros de financement de l'UE. Vous multipliez par à peu près 17%, qui est la part qui incombe à la France. Ça veut dire que la France a payé à peu près quelque chose comme 500, 510 millions d'euros.
Les contribuables français ont versé 500 à 510 millions d'euros, au cours des 13 ans écoulés, à des groupes suisses pour qu'ils financent une recherche, alors même que certains de ces groupes sont concurrents de groupes français. Il n'y a pas que la Suisse. Arrivent en 2, à peu près à égalité, Israël et la Norvège. Israël a bénéficié de 1,58 milliard d'euros sur les 13 ans. Et la Norvège 1,54 milliard d'euros. Ce qui fait à peu près quelque chose comme 260 millions d'euros, que les contribuables français ont versés via l'UE, sans le savoir, à des groupes israéliens. Il y en a d'ailleurs plus de 3 000 qui ont été arrosés de cette façon. Pareil pour des groupes norvégiens.
Et puis ça continue, alors avec des sommes un peu moins importantes. La Turquie a raflé quelque chose comme 330 millions d'euros. Ce qui veut dire que les Français ont versé depuis 13 ans à peu près 50 millions à des groupes turcs de recherche, pour qu'ils concurrencent des groupes français. Et même les États-Unis ont bénéficié d'à peu près 128 millions d'euros. Ce qui veut dire que le contribuable français – tenez-vous bien – a versé 20 millions d'euros aux États-Unis d'Amérique, à des groupes américains, sur des programmes de recherche financés par l'UE. On croit rêver ! Enfin c'est absolument... Enfin je veux dire : on reste sidéré par l'énormité du scandale.
Ça n'existe nulle part ailleurs au monde. Je rappelle que nous venons de déplorer le rachat désastreux d'un actif stratégique du patrimoine de la France, qui est l'entreprise Latécoère. Latécoère qui a été vendue à un fonds d'investissement américain, situé d'ailleurs aux îles Caïman – j'en ai parlé dans une autre vidéo –, et qui a été valorisée quelque chose comme 365 millions d'euros. Ça veut dire que la France aurait pu nationaliser à 50% cette entreprise en versant quelque chose comme 180 millions d'euros. On a laissé fuir Latécoère, avec tous les inconvénients que j'ai indiqués dans une autre vidéo, dans les mains d'un fonds d'investissement américain...
Ça veut dire les brevets qui vont avec. Ça veut dire également l'application des lois extraterritoriales, qui permettent aux États-Unis, maintenant, d'empêcher des exportations de produits français qui comporteraient des éléments fabriqués par Latécoère. Enfin c'est dément ! On a laissé partir cela alors qu'avec 180 millions d'euros, on pouvait nationaliser Latécoère.
Et au même moment, on a donné, en l'espace de 12, 13 ans, 510 millions à des groupes suisses concurrents de groupes français, pour qu'ils fassent de la recherche, 260 millions d'euros à des groupes israéliens concurrents de groupes français, pour qu'ils fassent de la recherche, notamment en matière de défense, et à peu près autant à des groupes norvégiens. On hésite entre la haute trahison, la forfaiture, ou tout simplement l'imbécillité généralisée des élites européistes françaises en général, et puis de ce duo Macron - Philippe en particulier. C'est absolument, absolument, absolument scandaleux. J'ai expliqué dans une autre vidéo ce qui se cache derrière tout ça.
Ce qui se cache derrière tout ça, c'est en définitive le fait que l'idéologie européiste, postulant que les États-nations, c'est quelque chose de périmé, postulant qu'il faut ouvrir sa recherche à d'autres groupes... Eh bien s'il faut ouvrir sa recherche, quand on est un groupe français, à des groupes concurrents allemands, slovaques ou bien grecs ou italiens ou néerlandais, bah finalement, vu de Bruxelles, il n'y a plus grande différence si on ouvre sa recherche à des concurrents allemands, de l'ouvrir et de financer la recherche, et d'ouvrir avec des groupes américains, turcs, israéliens, norvégiens ou suisses. Voilà où nous mène l'idéologie de la construction européenne.
Ce n'est pas la construction de l'Europe qui est en cours, c'est très exactement la destruction de la France. Plus que jamais, nous devons puiser dans ces nouvelles informations un motif supplémentaire pour accélérer le rassemblement de tous les Français pour sortir la France de ce guet-apens qui s'appelle « Union européenne ». Vive la République et vive la France.
François Asselineau