Prix des carburants : "il y a des domaines que l'on peut regarder, notamment la fiscalité", estime Jean-Jacques Lasserre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteÉludée
Est-ce que la période de vache maigre est terminée ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Vous avez annoncé 2 millions d'euros pour les agriculteurs. Ça veut dire que dans ce contexte très contraint, d'autres secteurs vont trinquer ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Quels secteurs, du coup, doivent faire un peu ceinture ?
- 4:25OuverteRéponse partielle
Parmi vos priorités, l'agriculture, notamment ceux qui ont souffert cet été de la guerre ?
- 5:50FerméeRéponse directe
Est-ce que le département a la possibilité d'agir pour ceux qui souffrent aujourd'hui de la montée des prix de l'essence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Invité politiqueFait
« Malheureusement, je ne pense pas que ce soit dans l'air du temps. »
- 1:38Invité politiqueFait
« les décisions de l'an dernier, où les prélèvements aux collectivités avaient été supprimés pour les communes et maintenus par les départements. »
- 1:04PrésentateurChiffre
« le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a annoncé un budget de l'État qui s'annonce très contraint, 54 milliards d'économies »
- 2:19Invité politiqueFait
« depuis maintenant 3 ans que nous avons des difficultés, on s'est dit, essayons d'être rigides, d'être économes dans des domaines, dans des secteurs qui pourraient le supporter. »
- 3:45Invité politiqueFait
« il y a une légère embellie des droits de mutation, et donc, nous allons revenir à un dispositif d'aide aux communes »
- 6:03Invité politiqueFait
« Un grand débat politique a lieu, doit avoir lieu. Moi, je reste convaincu que dans la configuration définitive du prix de vente, il y aurait des domaines sur lesquels on pourrait regarder, et notamment la fiscalité. »
Temps de parole
- Jean-Jacques LASSERRE71 %
- Présentateur22 %
- Présentateur 25 %
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Il est 8h moins le quart, le département des Pyrénées-Atlantiques va consacrer une aide de 2 millions d'euros pour les agriculteurs victimes de la canicule sur notre territoire. C'est l'une des priorités de la rentrée affichée par le président du conseil départemental qui est notre invité ce matin, Thibaut Vincent. Bonjour Jean-Jacques Lasserre. Avant de parler de vos priorités, le département a dû faire de gros efforts d'économie sur son budget ces dernières années. Est-ce que la période de vache maigre est terminée
?
Malheureusement, je ne pense pas que ce soit dans l'air du temps. On comptait beaucoup sur une éventuelle nouvelle loi de décentralisation pour essayer de rectifier un peu les erreurs commises durant les années passées lorsqu'on regarde les débatations d'eau, la situation de la France. Et ça,
ce
n'est pas du flanc, c'est la vérité. On se rend compte que le temps de largesse, malheureusement, et même le temps des compensations logiques, des rééquilibrages logiques, ce temps-là, malheureusement,
est
révolu. D'autant que les présidentielles se profilent et là, on est pratiquement... Et
qu'hier, le gouvernement, enfin le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a annoncé un budget de l'État qui s'annonce très contraint, 54 milliards d'économies, et de nouveaux efforts a priori pour les collectivités, donc sans doute les départements.
Oui,
mais ça, c'est totalement illogique. Je pense vraiment que ce gouvernement, et mon Dieu, sa réussite ne m'aurait pas dérangé, politiquement. Je trouve que ce gouvernement, tout de même, ne joue pas juste dans certains domaines, et notamment par rapport aux collectivités. Déjà, les collectivités, d'une façon inégale, moi, inégale, je ne
l
'ai pas oublié, les décisions de l'an dernier, où les prélèvements aux collectivités avaient été supprimés pour les communes et maintenus par les départements. Non, nos parlementaires sont
responsables. On
rappelle que les départements sont notamment en charge de la solidarité, de l'aide sociale. De la solidarité, bien sûr. Justement, vous avez donc annoncé 2 millions d'euros confirmés, 2 millions d'euros pour les agriculteurs qui ont souffert de la canicule cet été. Certains agriculteurs, en tout cas, ceux qui ont souffert le plus, notamment les jeunes. Également pour les collèges, pour s'équiper face aux canicules. 25 millions d'euros aussi pour le logement social. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dans ce contexte très contraint, on l'a dit, des budgets restreints, d'autres secteurs vont trinquer ?
Ça veut dire, écoutez, depuis maintenant 3 ans que nous avons des difficultés, on s'est dit,
essayons
d'être rigides, d'être économes dans des domaines, dans des secteurs qui pourraient le supporter. Après un regard très attentif, et gardons-nous la possibilité d'intervenir dans des domaines qui sont soit urgents, soit déterminants, et sur des actions qui peuvent être déclenchantes. Le logement, on n
'est
pas seul à financer le logement, bien entendu, mais souvent, notre attitude a un rôle de déclenchement ou d'autorisation possible de beaucoup d'opérations. Et quand on connaît la situation, notamment en Pays Basque, mais pas que, en Berne également, on ne peut pas se désengager du logement, et nous essayons de le faire d'une façon lucide, concrète et pragmatique.
Quels secteurs, du coup, doivent faire un peu ceinture
? Les
secteurs qui doivent faire ceinture, on a tout de même la ligne du sport, par exemple. Auparavant, on avait suspendu l'aide aux communes. Rendez-vous compte, quand on connaît le partenariat historique entre les communes et les départements, ça a été terrible. On a suspendu, parce qu'on a eu des files d'attente, des engagements à terme très importants. Ce dispositif, on le remet en route cette année, parce que, précisément, il y a une légère embellie des droits de mutation, et donc, nous allons revenir à un dispositif d'aide aux communes, qui en ont besoin quand même. Et puis, nous avons fait des efforts internes, et notamment au niveau des frais de fonctionnement.
Le drame de beaucoup de collectivités, c'est que, dans des périodes peut-être assurément plus fastes, des étourderies, des fautes d'inattention, ou des choix non pertinents, ont été faits, notamment sur le fonctionnement. Et c'est terrible, vous avez la fameuse formule « quoi qu'il en coûte », c'est pas l'apanage de la Macronie, c'est pratiqué, malheureusement, en France, depuis trop longtemps. Et en fonctionnement, toutes les collectivités qui ont commis des étourderies, le payent, parce que, souvent, les engagements de financement, dans certains domaines, ne sont pas rectifiables, si je puis dire, du jour au lendemain.
Et donc, Jean-Jacques Lasserre, président du Conseil départemental, parmi vos priorités, l'agriculture, notamment, et déjà, ceux qui ont souffert, les agriculteurs qui ont souffert
cet été de la guerre ? Bien sûr, et je dirais, les agriculteurs, mais pas que, mais s'agissant de l'agriculture,
c
'est dramatique, ce qui peut se produire, ce qui peut se passer, c'est une désaffection accentuée de ces métiers, qui existent déjà, et lorsque, voyons, lorsqu'il n
'y
a pas de renouvellement au niveau des installations, ou lorsqu'une exploitation s'arrête, on ne redémarre pas du jour au lendemain sur un claquement de doigts. Ce sont des cycles qui sont lents, qui sont lourds, dont nous voulons apporter notre contribution aux problèmes que nous connaissons. Alors, ce qui caractérise les situations, c'est qu'elles sont diverses et variées. Dans notre seul département, et même au niveau du Pays-Bas, qui est à l'intérieur du Baird, il y a eu des chutes de pluie totalement différentes. Vous avez des endroits où il
y
a eu 15-20 mm, d'autres endroits où il y
a
eu 100 mm, dont les situations sont différentes.
Donc, vous allez regarder cas par cas, et ça,
ça prend du temps. Alors, le parti que nous avons pris, c'est de dire, plutôt que de regarder telle ou telle production, on parle beaucoup de l'élevage, mais les céréaliers, les arboriculteurs ont souffert. C'est-à
-dire,
nous allons essayer de discerner
celles
des situations qui sont les plus délicates, les plus difficiles, et nous allons travailler quasiment au cas par cas. On va relancer, assouplir les conditions provisoires d'accès au RSA,
et
on va se livrer à un travail extrêmement minutieux de détection, si je puis dire, des situations dramatiques.
En deux mots, mais vraiment en deux mots, Jean-Jacques Lassers, qu'on arrive au bout du temps, et que
je vais l'attraper sur les doigts. Alors,
est-ce que le département a la possibilité d'agir pour ceux qui souffrent aujourd'hui de la montée, de la flambée des prix de l'essence
? Ou
pas du tout ? Malheureusement, non. Malheureusement, non. Un grand débat politique a lieu, doit avoir lieu. Moi, je reste convaincu que dans la configuration définitive du prix de vente, il y aurait des domaines sur lesquels on pourrait regarder, et notamment la fiscalité. Vous savez, le prix du baril à Bondo, mais il n
'y a
pas que le prix du baril qui configure le prix de l'essence livrée aux consommateurs.
Et on renvoie ça, évidemment, du côté de l'État. Merci beaucoup, Jean-Jacques Lassers, président du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, d'avoir été notre invité ce matin.
C'est moi.