Nicolas Dupont-Aignan invité de CNEWS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse directe
Et aujourd'hui, quels futurs alliés, quelle cohérence ?
- 0:23OuverteRéponse directe
Une coalition pour contrer Emmanuel Macron qui est en train de détruire le pays ?
- 0:27RelanceRéponse partielle
Les meilleurs chiffres d'emplois depuis 2007. Est-ce une destruction du pays ?
- 1:16RelanceÉludée
Quand vous dites propagande, le mot est fort de qui ?
- 2:24OuverteRéponse directe
Parlons de la vraie vie des gens et des transformations.
- 2:27OuverteRéponse directe
Marine Le Pen a-t-elle une volonté réelle de changer les choses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Invité politiqueChiffre
« On pourrait parler des 5 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires sur les Français. »
- 1:31Invité politiqueFait
« Des retraités qui sont massacrés, des salariés qui ont des petits boulots, qui sont jetés à partir de 49 ans. »
- 1:44Invité politiqueChiffre
« Je me réjouis qu'il y ait 72 000 créations d'emplois au quatrième trimestre. »
- 1:48Invité politiqueFait
« C'est la conséquence du CICE, de son prédécesseur. »
- 7:20Invité politiquePromesse
« Je propose la défiscalisation des heures supplémentaires, mais pas simplement des cotisations sociales. Des impôts. »
- 10:39Invité politiqueFait
« M. Macron négocie la privatisation des aéroports, la privatisation de nos barrages. »
- 10:44Invité politiqueFait
« Le CETA, ça veut dire la fin de notre alimentation saine, avec une alimentation bourrée d'hormones, d'antibiotiques. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan66 %
- Présentateur23 %
- ?11 %
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Le Front National tout en assumant l'alliance qu'il avait réalisée avec Marine Le Pen lors du second tour de la présidentielle. Et aujourd'hui, quels futurs alliés, quelle cohérence. Bonsoir et bienvenue Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Madame. Vous êtes député de l'Essonne, vous êtes président de Debout la France. On va parler de ce que vous proposez, de la coalition que vous appelez de vos voeux. Une coalition, dites-vous, pour contrer Emmanuel Macron qui est en train, je cite vos propos, de détruire le pays. Je voulais vous faire réagir aux chiffres que vous avez dû voir passer aujourd'hui sur les emplois, la création d'emplois. Un bon, les meilleurs chiffres depuis 2007.
Est-ce que c'est une destruction du pays ?
Moi, je me réjouis de voir davantage d'emplois dans mon pays. Mais ce que je sais, c'est qu'il y a une propagande incroyable dans notre pays
et
qu'il y a la vraie vie des Français.
Et
les Français, je les connais, je les rencontre, je les vois.
Dans
tout le pays, ils souffrent.
Et
la propagande ne remplacera pas la réalité. Et ce que je vois aussi, c'est que les problèmes ne sont pas traités au fond. On parlait de l'emploi. Les charges sur les PME vont augmenter
cette
année. Les travailleurs détachés, c'est-à-dire ceux qui font du dumping social, qui viennent de l'ensemble des pays d'Europe, ont toujours ce même statut d'esclaves. La réalité, c'est que nos jeunes s'expatrient. Donc, attention, oui, il y a une hirondelle.
Et
je m'en réjouis. Mais elle ne fait pas le printemps.
Mais quand vous dites propagande, le mot est fort de qui ?
Parce
que là, je vous dis... Oh, propagande
!
Incroyable ! Mais les chiffres de l'INSEE, on parle de ceux qui sont bons, mais jamais de ceux qui sont mauvais.
On
pourrait parler des 5 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires sur les Français, des retraités qui sont massacrés, des salariés qui ont des petits boulots, qui sont jetés à partir de 49 ans. On pourrait parler des étudiants qui cherchent
du boulot. Donc, il y a encore des
millions de chômeurs dans notre pays. Alors, moi, je me réjouis qu'il y ait 72 000 créations d'emplois au quatrième trimestre. D'ailleurs, entre nous, c'est la conséquence du CICE, de son prédécesseur.
Donc, merci François Hollande, vous
vous
dites
? Il
pourrait lui dire merci là-dessus. Et vous vous lui dites aussi ? Mais le CICE qui va diminuer, c'est-à
-dire
les charges vont augmenter. Donc, attention, il y
a
une propagande incroyable. Et il y a, autant le dire aussi, une opposition nulle.
Vous vous faites
partie, alors ?
Eh bien, j'essaye de relever le gant.
Non,
ce que je veux dire,
c
'est que moi, avec Debout la France, qui progresse tous les jours, on essaie justement de dire aux Français la réalité des choses. Et je remarque que les Républicains sont totalement évanescents, d'ailleurs parce qu'une grande partie d'entre eux sont au gouvernement.
Mais parlons justement de la vraie vie des gens et des transformations. Vous dites, par exemple, que Marine Le Pen a une volonté réelle de changer les choses. Mais est-ce que vous avez entendu, parce que Nicolas Dupont-Uignon, j'imagine que vous avez entendu son discours à Lille, est-ce que vous avez entendu le début d'une proposition sur ces gens-là, en souffrance, dont vous parlez, les retraités,
la hausse de la
CSG, ces jeunes aujourd
'hui ? Je suis M. Dupont-Aignan. Ce qui ne voit rien
sur l'Europe Bulletin de paix.
Je suis
Nicolas Dupont-Aignan. Si on
veut parler du Front National,
on invite quelqu'un du Front National. Mais je vais vous répondre.
On l'a fait
hier.
Je vais vous répondre.
Je souhaite qu'elle évolue.
Je
le souhaite. Et j'y ai un peu contribué, au moment de l'alliance du second tour, en faisant évoluer sur l'euro.
Parce
que je pense qu'il faut arrêter avec cette sortie qui fait peur aux Français. Je souhaite que M. Wauquiez et les Républicains évoluent. Et je souhaite que Mme Le Pen évolue. Parce que je regarde la réalité politique. Et la réalité politique, c'est qu'Emmanuel Macron, je le combats, mais je reconnais, qu'il a réunifié les européistes, les mondialistes, ceux qui sont pour l'argent roi. Il les a réunifiés. Je remarque aussi
que
M. Mélenchon a réunifié la gauche radicale. Et je remarque qu'à droite, l'opposition est évanescente et ce ne
sont
que luttes de clochers, tambouilles des Républicains, disputes au Front National. Tout ça ne m'intéresse pas. Et je dis à tous ces leaders politiques,
si
vous n'êtes pas capables de vous réunifier, sur un projet sérieux, différent d'avant, sérieux, qui permet de redonner un espoir au peuple français, eh bien on sera balayé.
Et
j'essaie de le faire. Mais
ils vous ont
déjà répondu,
Nicolas Dupont-Aignan, ni Laurent Wauquiez. Marine Le Pen n'a même pas parlé de Laurent Wauquiez lors de son discours.
Et si elle en
a parlé, elle l'a dénoncé.
Et Laurent
Wauquiez vous dit non, non, non,
pas d'alliance.
Eh
bien,
Laurent
Wauquiez, il faudrait
bien de méditer le résultat des élections en Haute-Garonne où son parti a fait 5%.
C'est le PS
qui a ramassé
la colté les fruits.
Et Laurent Wauquiez ferait bien de méditer les remarques pertinentes, et je m'en réjouis, d'un Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui dit que j'ai raison. Enfin, je deviens de moins en moins isolé.
Il y en a
un.
Il y en a d'autres.
Nicolas
Duyck, député de l'Aube, ancien député de l'Aube
républicain, qui
m'a rejoint, qui a rejoint debout la France. Des conseillers municipaux, des militants LR qui comprennent que ce que je dis
est
du bon sens. Donc ça se passe
?
Le bon sens, c'est quoi
? Nicolas Duyck,
ça se passe sur le terrain aujourd'hui.
Vous dites que c'est finalement... Oui, c'est leader politique. Est-ce que Laurent
Wauquiez et Marine Le Pen sont déjà dépassés et vous vous dites que c'est sur le terrain que les alliances se sont déjà
faites ?
Je ne vais pas, moi, rentrer dans le jeu
que
je rejette. C'est-à
-dire
que
je
ne
suis
pas là pour baver sur l'un ou l'autre. Je suis là pour dire à l'un ou l'autre
qu
'ils ont une responsabilité écrasante vis-à-vis de l'histoire de France, vis-à-vis des millions de Français qui ont voté au second tour pour Marine Le Pen et vis-à-vis des millions de Français qui ne l'ont pas fait parce que le programme n'était pas jugé suffisamment crédible. Et je veux proposer aux Français, notamment de droite, patriotes qui aiment la France, un ticket gagnant, c'est-à-dire un beau projet, sérieux, crédible, alternatif à
Macron. Mais alors
parlons-en, parce que
vous dites patriotes
nationaux, mais qu'est-ce que ce
bloc de
droite, des droites, il a à proposer ? Vous avez entendu quand même Marine Le Pen ou même Laurent Wauquiez.
Immigration,
islamisme, frontières,
nation. On dit la même chose. Est-ce que vous voyez
l'espoir là
-dedans ? On dit la même chose.
Mais de positif, c'est que les Français...
À
part la peur et l
'Europe.
Mais ce n'est pas la peur. Contrôler ses frontières, respecter les étrangers réguliers, mais lutter contre les clandestins, contre les salafistes, 17 mosquées salafistes d'après un grand journal du soir à Marseille, lutter contre l'insécurité, cette personne handicapée qui est molestée dans la rue, qui vient de mourir. Mais la réalité, la vraie vie dans les quartiers, dans nos campagnes, l'abandon des campagnes, le fait que tout l'argent va vers les métropoles, il y a des problèmes en France qu'il faut régler. On est d'accord, les électeurs, je parle des électeurs, même les militants,
qu
'ils soient républicains, debout la France, Front National, ils sont d'accord sur contrôle de l'immigration, sécurité, défense des territoires, défense du produire français des PME, justice sociale. Quand on a travaillé toute sa vie...
Ça c'est normal, on est tous d'accord sur la
justice sociale.
Ah bah oui, mais aujourd'hui, ceux qui ont travaillé toute leur vie, on les fait passer pour
des nantis. Mais qu'est-ce que vous leur proposez ?
Mais j'ai proposé concrètement, par exemple, j'avais
proposé que les 9
milliards, 9 milliards d'euros que nous donnons à l'Union Européenne,
en
solde net, c'est-à
-dire
une fois qu'on a donné et reçu, 9 milliards, je l'affectais, pendant la campagne présidentielle, aux 6 millions de retraités qui avaient des petites pensions, et je pouvais augmenter leurs pensions de 100 euros. Macron, il a réduit de 100 euros.
Pour
revaloriser, dit-il, le travail. Vous ne faites pas cette logique
de ce pari.
Non, parce que...
Il
ne le fait pas ainsi pour pénaliser les retraités,
dit-il. Non,
bien évidemment, j'ose espérer. Mais,
en
fait, il a pris 5 milliards dans la poche des Français,
et
il les a donnés à 3 000 familles les plus riches de France. C'est ça la réalité. Eh bien, moi je pense qu'on peut relancer l'activité, par le produire en France, par la récompense du travail. Je propose la défiscalisation des heures supplémentaires, mais pas simplement des cotisations sociales. Des impôts. Donc, récompenser le travail. Partager les fruits de la croissance. Faire qu
'il
n'y
ait
pas de territoire oublié en France. Il y
a
des choses très concrètes. Bref, on a le temps.
Et
ça passe, selon vous, par un bloc des droits seulement.
Une coalition, pas une fusion.
Une coalition.
Je respecte le front, je respecte les Républicains. Il faudra quand
même un leader. Vous ne
voulez
pas... Ah, ben oui. Et un, c'est un, c'est singulier. Mais lequel ? C'est la grande question. On
a combien de temps ?
Marine Le Pen, Laurent Wauquiez. Personne ne veut laisser sa place.
En 2013.
Personne ne
veut laisser sa place.
Madame,
en 2013... Vous êtes d'accord
?
Ni vous, ni les autres.
En 2013. Qui aurait pu penser, même pas vous, avec votre talent, même pas moi, en 2013, qui aurait pu penser qu'il y aurait un certain Emmanuel Macron qui serait président de la République en 2017 ?
C
'est vrai. Nous sommes en quoi ? En 2018. En mars 2018. Est-ce que vous croyez qu'on va être prisonnier de ce choix
du
futur candidat
pendant
trois ans et ne plus rien faire à cause de ça ?
Il
faut mettre ça de côté. On verra bien. Mais
moi, je ne veux pas la défaite. Mais regardez en Italie ce qui se passe. C'est vrai, en Italie, les blocs de...
Mais oui, mais
qui...
Ils se sont unis. Mais qui, mais pour qui maintenant ?
C
'est Matteo, comment s'appelle-t
-il d'ailleurs ? Eh bien, très bien, si c'est Matteo Salmini.
Voilà, mais il faudra un leader.
Eh bien, il y
en
aura bien un qui arrivera. Mais est-ce qu'un leader arrivera sur un champ de ruines ? Est-ce qu'un leader arrivera sur le non-travail ? Les Français attendent de nous du sérieux, de la crédibilité, des propositions concrètes. C'est ce que j'essaye de faire à Debout la France et on le fait bien. Et il
y
a de plus en plus de gens du Front National et des Républicains qui me rejoignent.
C'est bon signe. Ils vous
rejoignent et vous n'arrêtez pas de répéter le mot, quand vous ne dites pas traite, républicain.
Les deux, oui, parce qu'il faut les deux. Par
exemple, Nicolas Dupont-Aignan, je ne
vais
pas vous faire réagir à tout ce qui se passe au Front National, mais les propos tenus par ce responsable du Front National Jeunesse, est-ce que ça vous interpelle, David Rodrigues, sur
des propos ? Oui, c'est abominable. Pour moi,
vous me connaissez, c'est tout ce que je déteste. Et donc,
je me réjouis qu'il ait
été sanctionné immédiatement, j'espère bien.
Mais ça ne vous dit rien ?
Quelqu'un, un membre de la
jeunesse du Front National, est-ce que vous ne vous inquiétez pas pour la suite de ce parti
?
Mais je suis vigilant
et
je sais, je sais que les militants du Front National, 99,9, les électeurs, ne sont pas comme ça. Et je ne veux pas qu'on tombe dans ce piège. Et moi, je veux justement qu'on rassemble sur un beau projet, concret. Et c'est l'avenir, et c'est le bon sens. Parce que sinon, on regardera passer les trains éternellement et le pays souffrira encore plus. Parce que, prenons garde, regardons les élections partielles. Macron, Mélenchon. Mélenchon, Macron.
Est
-ce que la France veut Mélenchon ?
Est-ce que la France veut
Macron ?
Marine Le Pen a un parti, elle a
de l
'argent. Laurent Wauquiez a un parti, il a de l'argent. Vous, qu'avez-vous ? Un parti et des
idées. Qu
'avez-vous ?
Et de la sincérité et
de l'honnêteté. Alors, c'est un beau slogan, mais est-ce que ça
suffit pour aller
loin dans ce pays ?
Eh
bien,
écoutez, moi, je crois que les Français attendent une vie politique différente. Vous savez, je suis gaulliste. Le général de Gaulle disait les petites soupes sur les petits feux. Ou les vieilles soupes sur les petits feux, plus exactement. Eh bien, chacun sa soupe. Moi, ça ne m'intéresse pas, la soupe.
Ce
qui m'intéresse, c'est mon pays. Et je veux servir l'intérêt général. Et puis après, on verra qui gagnera. Ce n
'est
pas le problème. Le problème,
c'est le pays. Vous les appelez quand même à
se réunir.
Vous leur dites à ton soupe, le moment est historique.
Oui, parce que sinon,
c
'est la disparition de notre pays. Et il va y avoir les Européennes. Et M. Macron négocie la privatisation des aéroports, la privatisation de nos barrages. Le CETA, ça veut dire la fin de notre alimentation saine, avec une alimentation bourrée d'hormones, d'antibiotiques qui va arriver sur notre sol. Vous savez,
derrière le sourire de Macron... Mais vous êtes celui qui va nous
garantir que tout va bien.
Non, je veux une autre politique. Je sais qu'il y a une autre politique. Et je veux convaincre les Français de ne pas se résigner. Et ça passe donc par la coalition des droites ? Ça passe par une coalition de gens qui aiment la France, les amoureux de la France. Ça va au-delà de la droite. Parce qu'il y
a beaucoup d'amoureux
de la France partout.
À cette coalition que vous proposez, que vous appelez, de vous vous remercie.
Merci à vous.
Merci d'avoir été notre invité. Restez avec nous sur ces news. Évidemment, l'information se poursuit. Je vous retrouve toujours avec autant de plaisir demain pour les Voix de l'Info, 17h-19h. Place à présent à Punchline. Belle, très belle soirée à vous.
Nicolas Dupont-Aignan