Sarah Knafo sans filtre : où va la France ? [EN DIRECT]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Sarfo, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview.
Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? Tout à fait.
Alors, je m'appelle Sarah Knafo, j'ai 32 ans. Je suis députée européenne depuis quelques mois maintenant. Sinon, j'ai grandi en scène Saint-Denis dans une petite commune entre Bondi et Holné Soubois.
J'ai commencé mes études par de l'économie à la Sorbonne, puis j'ai fait Science Pu, j'ai fait LENA. Quand j'étais à Lena, j'ai travaillé pendant quelques mois à l'ambassade de France en Libye. J'ai travaillé à la préfecture des Pyrénées Atlantiques, c'était au moment du G7 de Biaritz.
J'ai aussi passé quelques mois chez Publicis au sein de la Holding. C'était mon dernier stage de LENA. Après, je suis sortie de l'ENA, je suis devenue magistrate à la Cour des comptes.
J'y ai acquis quelques réflexes. Euh, ça m'a donné le goût de la chose, le devoir aussi sans doute, mais peut-être qu'on en reparlera, de protéger les deniers publics, de vérifier quel était leur emploi et d'essayer de contribuer à ma manière à faire respecter le fruit du travail de de chacun d'entre nous. C'est euh sans doute l'un des éléments qui m'a aussi conduit à sauter le pas. et à passer euh en politique.
J'expliquerai peut-être pourquoi tout à l'heure il y avait un côté aussi frustrant euh dans mon métier de magistrat à la Cour des comptes. Euh quand j'y étais encore euh j'ai enseigné j'ai enseigné à Science Poau et dans d'autres prépas euh qui préparaient les les concours administratifs et notamment l'ENAT, j'ai enseigné le droit public, le droit constitutionnel, l'économie, la culture générale comme on dit pompeusement. J'ai adoré enseigner.
Je crois que ça aurait pu être une vocation. J'essaie de continuer d'aider plein de jeunes gens qui veulent présenter des concours à à ne pas s'autocensurer et j'essaie de de contribuer à ma manière. Et ensuite donc j'ai j'ai franchi le pas en 2022 en fondant le parti au conquête au côté d'Éric Zemour.
C'était une grande aventure. Je pense qu'on n pas fini d'en sentir les effets politiquement sur la France. Euh en 2024, je suis devenue députée européenne et ça me conduit euh devant vous aujourd'hui.
Et ben, bienvenue. Aujourd'hui, on va parler géopolitique, finances, économie, emploi des deniers publics et tout un tas de sujets. Première question, Sarah Knafo, où va la France ?
Bah, c'est sans doute la question la plus importante et euh c'est quand je me suis répondu dans le mur que j'ai décidé de m'engager. Euh je pense qu'on a si on regarde la situation de manière statique aujourd'hui, on a presque tous les voyants qui sont au rouge. C'est pas décliniste ou pessimiste de dire ça, populiste, ni populiste.
Au contraire, je pense que c'est une constatation assez clinique, assez froide. Euh, ça veut pas dire qu'on peut pas s'en sortir. Ça veut pas dire qu'il y a pas d'autres moments de notre histoire où on avait presque tous les voyants au rouge.
Ça veut pas dire qu'on peut pas trouver 1000 exemples d'autres pays dans le monde qui avaient eux aussi une situation catastrophique. Les autres les juger perdus, certains s'en réjouissaient et puis on voit que soudain une flamme s'allume, un peuple se réveille, des dirigeants sont soudain honnête, ont de la une probité, une forme de vision pour leur pays et soudain, un pays s'en sort et s'en remet. Donc moi, le premier constat que j'ai fait euh je pense que c'est toute ma vie qui m'a qui m'a conduit à le faire.
Je vous ai dit que j'avais grandi en scène Saint-Denis. Donc d'un certain point de vue, je dirais presque charnel, du point de vue de mon vécu, j'avais déjà pu voir ce qui ne marchait pas. Euh quand on est une jeune femme dans les entre les années 90, je suis né en 1993 et les années 2000 et qu'on passe son adolescence entre Bondi et Hnez sous, je pense qu'on comprend déjà ce qui ne fonctionne pas.
On voit les limites de l'État euh ce qui est quelque chose d'assez fort en France parce que vous savez que la nation française a toujours beaucoup compté sur l'État. Ce sorte d'État tout-puissant qui devait nous sauver, nous protéger, nous assurer la sécurité, la prospérité et puis parfois ça vole en éclat et on se dit bah finalement personne n'est là pour me protéger. On est seul livré à nous-même.
Pour ceux qui veulent se défendre, ils sont punis presque plus sévèrement que que ceux qui les attaquent. Donc une sorte de remise en question euh non seulement de la la puissance française, l'image qu'on en avait, je vais y revenir de manière un peu plus concrète, mais en plus remise en question de cette grande institution censée nous protéger, l'État français. Euh je disais que j'allais revenir plus concrètement sur les sujets.
Je vais essayer de parler de de thèmes que sur lesquels tout le monde voit bien pourquoi on a décliné. Si on prend la santé, on se rappelle tous années 2000 quand on se dit on a le meilleur système de santé du monde. À l'époque, l'OMS nous flatte dans ce travers très très chauvin et on se dit on a le meilleur système de santé du monde.
Tout le monde nous l'envie et cetera. Une forme de chauvinisme sur ce ce système de santé. On fait pas un dessin, arrive le Covid, on s'aperçoit qu'on a pas assez de lit, qu'on manque de tout.
Quelques années plus tard, l'hôpital George Pompidou, c'est pas le pire hôpital de France he, c'est peut-être même l'un qui est l'un de ceux qui sont les mieux lotis, l'hôpital George Pompido est obligé de faire un appel au don pour financer des scanners. Là, on se dit, on a on marche quand même sur la tête, on est en train de faire des appels au dons, donc on appelle à la générosité publique comme si on payait pas suffisamment d'impôts pour financer un appareil aussi simple dans un hôpital que des scanners. On marche sur la tête parce queon nous a caché les choses.
On marche sur la tête parce que on a enveloppé notre système de santé avec des lunettes rose, un beau papier, que tout allait bien, mais il fallait pas regarder sous le tapis. On marche sur la tête parce qu'il y a une allocation totalement irrationnelle de nos ressources. C'est-à-dire qu'on est à la fois le peuple le plus taxé du monde et je pense l'un des peuples de de l'Europe de l'Ouest ou de l'OCDE qui se sent le plus mal en matière de service public.
Alors, on aurait pu dire c'est les Français qui sont qui rechinent, qui sont capricieux. On a aussi cette réputation. et puis arrive le Covid et donc là je reviens à à cette à cette première prise de conscience et on se dit mais non finalement il y a d'autres pays qui s'en sortent mieux et nous alors même qu'on paye une fortune qu'on a les dépenses sociales les plus élevées de tout le monde occidental et sans doute même du monde mais d'autres ont des systèmes de de comptabilité tellement différents des nôtres que c'est difficile à à affirmer avec certitude.
En tout cas les dépenses sociales les plus élevées de tout le monde occidental et pour autant ce sentiment qu'on manque de tout. On a même pas de masque, on n pas de défibrillateur, on a pas de casac, on a un pays qui est devenu un désert médical. Quand vous regardez les chiffres, 77 % du territoire français est considéré comme un désert médical.
C'est-à-dire que euh enfin, j'ai pas dermato, pas d'ofthtalmo, pas chico. Exactement. Exactement.
Vous attendez 6 he urgences pour la moindre chose. Cardio, pas de cardio. Euh si vous voulez, alors quand en plus c'est de la médecine spécialisé, vous devez attendre 1 an et demi.
J'entends des cas parfois quand les gens en ont les moyens, on parle de petites classes moyennes, on parle pas de gens richissime et qu'ils ont absolument besoin d'aller voir un dentiste parce qu'ils souffrent trop. Vous savez que les douleurs dentaires, c'est ce qu'il y a ce qu'il y a de pire. En tout cas, pour ceux qui en ont subi, ils savent que c'est très difficilement supportable.
Il y a des gens qui prennent un avion et qui partent d'un bout de la France à l'autre, par exemple à Nice sans vouloir donner un tuyau, mais qui se disent "Là-bas, il y a plus de disponibilité, ils l'ont vu sur Doctolib et" et ils prennent carrément un avion pour aller trouver un médecin plus rapidement. C'est-à-dire un système qui est totalement fou où on se targuit d'avoir le meilleur système de santé. Et puis soudain, il y a un événement comme le Covid qui révèle nos failles et les Français se disent finalement peut-être que ceux qu'on qualifié à tort de décliniste ou de populistes étaient ceux qui étaient les plus lucides.
Il y a moi, enfin sur sur cette questionlà, donc là j'ai parlé de la santé, on peut aussi parler de l'école. Vous vous souvenez comme moi des articles dans le journal Le Monde pour ne pas les citer de tous ces sociologues qui disaient "Le niveau monte, c'est faux. Le niveau scolaire ne baisse pas.
Les élèves sont 1000 fois meilleurs qu'il ne l'était de notre temps, disaient certains sociologues. Euh quand on veut chercher des contrevérités, je pense que c'est typiquement le genre de de document qu'il faut lire, ce qui ce qui ressort aujourd'hui de la sociologie française parfois. Euh et donc je me souviens d'un article du monde titré "Le niveau monte, preuve à l'appui." Tous ceux qui disent le contraire sont des déclinistes, des populistes.
Je sais pas si on disait déjà d'extrême droite pour disqualifier tous ceux qui portaient une parole un peu contestataire ou qui voulaient aller dans un autre sens. Et donc les arguments c'étaient contrairement à nous, ils savent utiliser d'autres outils numériques comme si si on avait donné aux enfants des années 70 des iPhones, ils auraient pas su les utiliser en de temps trois mouvements comme le font les enfants de 2 ans aujourd'hui. Enfin, c'est quand même des choses assez intuitives.
Et donc, on trouvait toutes sortes de moyens pour nous dire que le niveau à l'école finalement ne baissait pas. Aujourd'hui, on voit des chiffres. Je vous ai dit, moi j'aime j'aime bien j'aime bien les chiffres.
Donc quand on regarde les chiffres, on remarque que le niveau de mathématique des Français est inférieur à celui des élèves d'Albanie. Pizza. Ouais.
Dans les tests PISA. Et là, on se dit "Mais attendez, donc on est la France, on est un pays d'ingénieur, un pays magnifique. Quand on regarde les réalisations, que ce soit sous de Gaul, sous Pompidou, quand on regarde toutes ces générations de polytechniciens qui ont vraiment construit la France telle qu'on la voit aujourd'hui.
Des générations d'ingénieurs, j'ai cité polytechnique, je veux pas être élitiste, il y a un million d'autres écoles d' un million, il y a des centaines d'autres écoles d'ingénieurs qui sont excellentes sur le territoire français qui ont contribué à bâtir les ponts, les infrastructures telles qu'on les connaît aujourd'hui, le nucléaire, joyau français. On embrasse d'ailleurs Bernard Ezambert. Bernard Zemberbert, magnifique quand vous quand vous lisez ce qu'il a écrit, ce qu'il a laissé, la manière dont il a conseillé Pompido, enfin en tout cas, c'est des modèles, des modèles d'ingénieurs, de serviteurs de l'État tel qu'on en fait plus et qui ont existé.
C'est une génération, on voit, vous le citez, dans les années 70. C'est magnifique de voir cette bah je disais tout à l'heure probité cette vision pour la France à à à échéance très très longue. Ce qui ce que ce qu' Zamber nous laisse, on en bénéficie jusqu'à aujourd'hui.
Et quand on voit moi ça ça fait partie des choses qui me touchent aussi de voir des hommes qui ont mis 30 ans, 40 ans et eux et leurs disciples à la suite pour bâtir des bijoux, des joyaux et nous parfois il nous faut 2 ans pour les détruire. Quand on voit certaines qui nous nous contemporain c'est pas nous j'imagine et j'espère pas ceux qui nous écoutent ni moi ni vous quand on voit nos contemporains dans ce sens-là nous un Emmanuel Macron un François Hollande alors là on parle on parle des armes donc parlons pour le coup du nucléaire puisque ça fait partie aussi des des sujets de déclin pour nous si on prend notre politique énergétique on a donc des hommes qui avaient une très grande vision d'avenir pour la France qui qui reposaient à la fois sur leur fine connaissance technique qui savait ce que c'était l'énergie, qui comprenait ce que ça voulait dire, qui savait sur quoi reposer l'industrie, la géopolitique, de la guerre économique, absolument tout ça en plus. Qui savait sur quoi reposer la croissance, qui comprenaient bien l'intérêt d'avoir une énergie souveraine parce qu'il se disait donc après on aura une économie souveraine puisque tout repose sur ça, sur ce joyau.
Donc ils construisent le nucléaire, ils mettent des années, c'est des investissements lourds et on voit qu'à cette époque de Gaul le décide, Pompidou continue et met en œuvre. D'ailleurs, c'est même lui qui met en œuvre. Giscar continue, il fait partie même de celui qui enfin de ceux qui qui réalisent ce projet et puis euh tous les autres vivent un peu sur euh la Ouais, ils vivent sur le leg.
Donc euh bon, après tout c'est pas si mal. Il y a des gens qui ont été des grands penseurs, des grands visionnaires qui nous ont légué à un héritage. Si encore on s'était contenté de faire fructifier cet héritage, de le garder, je dis même pas d'être des génies et et d'inventer d'inventer la suite.
Mais non, nos contemporains, donc pas nous, nos contemporains se sont échinés à détruire ce qui nous avait été légué. Et quand on regarde pourquoi, et je pense vraiment que l'histoire les jugera, j'ai pas envie d'être grandocante ni lyrique, mais je pense que l'histoire les jugera. Quand on regarde les raisons pour lesquelles ils ont abandonné ce nucléaire, soyons concret.
François Hollande de vote écologiste. Exactement. Non mais si vous faites toutes les réponses, mais c'est exactement ça.
François Hollande franchement pas stupide, c'est un bon élève, il réussissait les concours assez malin pour devenir président de la République. Donc manifestement pas un homme malin ou intriguant. Intrigant sans doute.
Il a beaucoup d'humour. Je pense que le fait d'avoir de l'humour, c'est aussi une des caractéristiques des gens intelligents. Donc franchement, je l'insulte pas.
Pas qu' pas un homme où on peut dire il est stupide. Et pourtant, cet homme qui doit bien voir ce que nous apporte le nucléaire, énergie peu chère, décarbonée, souveraine, qui nous donne un avantage compétitif énorme vis-à-vis du reste de l'Europe, vis-à-vis de l'Allemagne. Il comprend bien, on en est économiquement.
Il arrive après les réformes Shroder, il voit que la France décroche. En tout cas, il a toutes les raisons du monde de se dire "Je vais garder cet avantage." Mais que veut-il faire ? un accord avec les écologistes, le parti Europe écologie les verts pour cet accord, donc pour quelques sièges, pour quelques visages dans ces ministères pour montrer une forme, c'est toujours euh le la la grande aspiration, le grand mythe de la gauche pour montrer une forme d'union, il veut faire venir des verres dans son gouvernement et pour cet accord, il leur donne le nucléaire.
C'est le grand sacrifice. Il leur offre sur un plateau le nucléaire français donc bâti par des générations de visionnaires. On a parlé d'hommes qui étaient des grands serviteurs de l'État à la tête de l'État, mais il y a pas que des ouvriers, des techniciens, des des armées de volontaires, des grands serviteurs du du grand dessin français. un savoir-faire mis à la poubelle par un homme, par une décision pour vous montrer le le comment dire la l'aspect concret de ce que cette parole présidentielle a causé.
Donc d'une part, il dit il annonce le premier qu'on va réduire la part du nucléaire dans le mixe énergétique français. Si on remontait un peu en amont, bien sûr, Jospin avait déjà pris de mauvaise décisions sur Super Phonix en matière de fermeture, c'est clair. Mais là, Hollande, on voit à mon sens une rupture claire.
Je vous ai dit tout à l'heure que j'avais eu dans une autre vie, un passé de de haut fonctionnaire. Il m'est arrivé dans cette autre vie d'auditer le commissariat à l'énergie atomique. Et je m'apercevais lors de cette audit qu'il y avait une sorte de de trou générationnel parmi les ingénieurs qui y travaillaient.
Il y avait beaucoup de gens de 40 ans, de 50 ans, même de 60 ans, très fort d'ailleurs, très compétents. Mais très peu de mon âge, je devais avoir 25 26 ans, très peu de gens de 30 ans. Il faut pas réfléchir longtemps pour comprendre pourquoi ce tron.
Imaginez, vous êtes ingénieur, vous avez 23 ans, vous êtes dans votre école d'anger, vous venez de réussir polytechnique centrale, que sais-je, vous êtes ingénieur, vous entendez le président de la République dire que l'objectif de la France, c'est de réduire le nucléaire de x % à horizon 10 ans, 20 ans, de faire passer la la production de nucléaire euh sous la production de d'énergie euh dites renouvelable. Si vous entendez ça, vous êtes quelqu'un de rationnel, vous voulez gagner votre vie, vous voulez nourrir votre famille dans 10 ans, vous voulez avoir un emploi qui va pas être enfin qui va pas devenir obsolète où il y aura un déboucher à la fin de vos études. Donc vous vous dites bah je veux pas être ingénieur en nucléaire, il y a il n'y a aucun intérêt à à prendre cette filière là.
Et donc part à l'étranger, pire encore, ce serait pire mais malheureusement on a plutôt formé des générations d'ingénieurs spécialisés dans la transition énergétique, les énergies renouvelables. Alors, ce qu'il y a peut-être de malheureux, c'est que j'espère si on fait les bons choix en France, si les Français et je pense que c'est en train d'être le d'être le cas, sont qu'ils sont de plus en plus lucides sur ces questions là, si on fait les bons choix et qu'on prend la bonne direction, ce sera plutôt eux qui ont qui auront fait le mauvais choix par la faute de politique intéressé, je le répète, exclusivement par des accords électoraux. Donc ces jeunes-là qui ne sont pas devenus ingénieurs, on a toute une génération perdue, toute une génération sacrifiée.
Donc quand vous regardez dans les grandes boîtes qui cherchent euh de l'ingénierie nucléaire en fait même du soudeur hein. Exactement des métiers les plus simples. Là j'ai parlé des écoles d'ingé, on aurait pu parler, c'est pour ça que je vous disais toute une armée en fait.
Il y a pas que les ingénieurs et les polytechniciens, il y a toute une armée de gens qui qui répondent à tous les petits métiers grâce au grâce auxquels le nucléaire vit. Et donc quand vous regardez ce gâi, il est dû à une seule chose, la parole présidentielle qui a jeté à la poubelle des dizaines d'années de travail. Emmanuel Macron, il arrive que fait-il ?
Alors là, on aurait pu se dire intelligent, inspecteur des finances, après tout, il se target d'avoir une grande vision Mozart de la finance, une grande vision économique, stratégique. Que fait-il ? Alors lui même chose, il veut faire venir, vous vous souvenez, Nicolas Hul à son gouvernement.
Pourquoi ? Parce que comme tous les politiciens, ce qu'il regarde, c'est les courbes de popularité des politiques. Il regardent pas autre chose.
Il se dit pas "Est-ce que Nicolas Ho est un homme de dossier ? Est-ce qu'il va réussir à faire inventer tel ou tel projet ?" Non, non, non.
Nicolas Ho super populaire, les Français l'adorent, il le trouvent beau gosse, ils aiment bien choya. Ouais, ils aiment bien choya le shampoing ou l'émission ? L'émission.
Bon, je me fais la l'avocat du diable. Il y a eu Fukushima, des problèmes pour stocker euh la flotte qui était censée refroidir le réacteur qui avait cramé, des retombé un peu partout, un choc à la Tchernobyl. Euh, il s'est peut-être dit que c'était intéressant d'avoir quelqu'un qui pensait différemment.
Alors, quand c'est François Hollande, on peut se dire ça, il est élu en 2012, Fukushima, c'est 2011. Quand c'est Emmanuel Macron, toutes les études par la suite ont montré qu'au contraire, c'était une situation pas délocalisable, une situation géographique du Japon qui est qui pouvait pas du tout être la même en France sur une faille. Sur une faille et que il y a des failles en France, faut faire gaffe hein.
Ouais, il y a des failles en France. Je pense que c'est pas précisément les endroits où on a mis nos réacteurs. Donc on a montré, il y a eu énormément d'études, il y a c'est vrai, il y a eu une peur panique à ce moment.
D'ailleurs très intéressant sur la manière, je fais une digression sur la manière dont les politiques prennent leur décision. On est en 2011, vous l'avez dit, il y a Fukushima, les instituts de sondage se jettent dessus et il demandent aux français pour ou contre la sortie du nucléaire. Les Français ont peur.
Ils viennent de voir un événement atroce à l'autre bout du monde. Il y a déjà des chaînes d'information, on voit des images, on se dit "Ah donc ça peut arriver un tel accident et cetera". Les Français se prononcent majoritairement pour la sortie du nucléaire.
Et là, vous avez deux sortes de politiques ou deux sortes de de de gens qui réfléchissent au bien commun, au bien public. Je me souviens à cette époque pour parler de quelqu'un que je connais, Éric Zemour dit "Si je puis me permettre, il y a une erreur d'analyse. Les médias ont mis dans la tête des Français que c'était de la faute du nucléaire alors que c'est de la faute de de circonstances géologiques qu'on ne retrouve pas en France.
Et chez nous, les centrales sont sûres. Ce n'est pas un événement qui peut être dupliqué, qui n'arrivera pas chez nous. Donc, il ne faut pas sortir du nucléaire.
ça n'est pas une raison. Cette émotion vive du moment ne doit pas nous conduire à faire un mauvais choix qui va nous engager sur les 100 prochaines années. Et je me souviens de tout le reste de la classe politique et notamment cette image avait beaucoup tourné.
C'était Marine Le Pen qui était interrogée, je crois par France Interre à l'époque et elle dit "Bien sûr, il faut sortir du nucléaire, il faut une sortie progressive du nucléaire. On est en 2011 et à ce moment-là que se dit-elle ? Je pense pas qu'elle soit antinucléaire au fond d'elle, mais elle se dit puisque les Français se sont positionnés contre hier dans tel institut de sondage, il faut accompagner l'émotion.
C'est de la suputation là. Et très souvent, oui, tout à fait. C'est de la supputation.
Je pense qu'elle n'est pas antinucléaire. Après, il y en l'un ou l'autre, hein. Soit on pense qu'elle était sincère et donc elle est elle est en fait antinucléaire cachée, elle est redevenue, soit on pense que c'était plutôt un réflexe politicien, c'est ma supputation et qu'elle a réagi en fonction du sondage.
Et ça me fait penser à à je pense un travers qui est trop partagé dans la classe politique, c'est le fait de prendre ces décisions exclusivement par rapport au sondage du moment. Gestionné, hein. Ouais.
Évidemment, le peuple a toujours le dernier mot. Évidemment, c'est le peuple qui décide. Mais si on prend la politique comme à comme ayant pour simple objectif de lire des sondages et de savoir quoi dire après, tous les partis se ressemblent.
On est tous les mêmes, on est tous des perroquets et personne ne se dit que son objectif c'est de convaincre les gens. Moi, je vois exactement la politique comme un sens inverse. Je peux parfois sur certains sujets avoir l'air en décalage avec l'opinion publique.
Prenez des choses qui vont pas être tout de suite populaires, qui vont pas me valoir les bravos et les ourats de la foule, mais me dire que mon objectif, c'est de faire pencher l'opinion publique vers une position que moi j'estime être la plus favorable au bien public, au bien commun. Je peux vous couper ? Je vous en prie.
Merci. Vous avez une clé de lecture sur le déroulement du monde. Quelle est votre clé de lecture ?
Votre clé de voûte ? pour analyser tout ce qui se passe, tout ce qui est connecté à l'énergie, à l'économie. Quelle est votre clé de voûte qui vous permet de faire de la prospective, de l'anticipation pour déterminer un cap ?
C'est une question qui est qui est très très large. Je dirais que j'en aurais j'en ai plusieurs selon les sujets. Une clé de voûte, c'est tout petit.
La première réponse, ce serait l'intérêt de la France, c'est-à-dire avec quel prisme je regarde l'actualité, le le le sens où vous disait où vous disiez où va la France, où va le monde. La première manière dont je le regarde, c'est l'intérêt du pays, du pays pris dans son ensemble. C'est-à-dire que ce que je refuse, c'est euh si j'essaie de regarder les autres grilles de lecture, les manières dont les autres étudient tout ça.
Ce que je refuse, c'est l'intérêt politicien du moment, ce que j'étais en train de dire. Ce que je refuse, c'est la lutte des classes. Je déteste cette vision des choses et cette grille de lecture.
Je m'y reconnais absolument pas. Je pense que ça existe un peu quand même. Ça veut pas dire que ça n'existe pas.
De dire qu'on ne veut pas étudier le monde entier et prendre ses décisions en fonction de la lutte des classes, c'est-à-dire qu'on refuse d'opposer les Français les uns aux autres sur cette grille-là. En revanche, ce serait faux de dire que ça n'existe pas. Ça existe.
Mais je crois qu'il faut pas flatter les gens dans cet instinct là. Il faut pas ni flatter les riches dans la sécession qu'il pourrait avoir envie de faire, ni flatter les classes plus populaires dans la détestation de gens qui ont réussi. C'est ce que je refuse.
C'est-à-dire que je pense que c'est une tension qui est toujours latente dans toute société à toute époque et qu'il faut s'efforcer quand on fait de la politique, quand on réfléchit au bien commun. Ça c'est pas forcément dans la politique, ça peut être dans les médias, ça peut être dans l'écriture ou peu importe quand on enseigne. Il faut s'efforcer d'essayer de faire sortir les gens de ce seul travers là parce qu'à mon avis, il ne conduit à rien de bien à la fin pour le pays.
Si je reviens sur l'aspect sondage, comment on prend ces décisions, ça me fait penser à une phrase de condorsé qui disait "Les gens ne votent pas pour moi pour que je dise ce qu'ils pensent, mais pour que je dise ce que je pense". Et c'est exactement ce que j'essaie d'appliquer, c'est-à-dire sur chaque sujet de me dire qu'est-ce que moi j'en pense si les Français sont totalement aligné, c'est les Français d'aujourd'hui tel qu'exprimé dans un sondage, donc déjà avec les biaiss qu'on qu'on peut connaître. Mais si les Français d'aujourd'hui sont parfaitement alignés, c'est parfait.
J'ai le sentiment d'être en osmose, on pense la même chose et c'est très bien. C'est pas pour autant que je vais pas me remettre en question sur tel ou tel sujet. On peut tous se tromper en même temps.
CF le nucléaire. Si à l'inverse, je vois que je suis en décalage avec l'opinion publique du moment, je vais me dire "Bah, il faut convaincre. L'objectif c'est de convaincre." Donc en 2011, je pense que la classe politique, pour refermer ce sujet, la classe politique n'a pas souhaité faire ce travail, ne s'est pas dit, "Nous, on a quelques données qui pourraient nous permettre de dire qu'en France, il y a pas les mêmes risques, que le nucléaire est un joyau, qu'il faut continuer parce que c'est l'avenir qui se joue." Ils ont eu au contraire des réflexes politiciens.
Ils ont surfé sur cette émotion du moment pour satisfaire les verres qui eux avaient un objectif. de décroissance un objectif politique personnel contre le nucléaire qui leur était propre et donc ils ont saordé la filière François Hollande le 1er Emmanuel Macron a suivi il aurait pu revenir sur l'engagement de François Hollande de fermer Faenheim c'est lui qui l'a fait Édouard Philippe qui se présente aujourd'hui comme quelqu'un là encore qui a une grande vision gauliste et cetera et qui disait à la tribune de l'Assemblée nationale c'est facile de retrouver les images je suis fière d'être celui qui ferme la centrale de Fessenheim centrale d'ailleurs quand on la visite on voit à quel point tout était neuf, rénové, à quel point ils avaient fait attention précisément aux enjeux de de sécurité civile. ce sont eux qui la ferment et puis Patatra soudain ils se rendent compte s'est passé la même chose aux États-Unis avec Biden d'ailleurs qui s'était soumis au désidérat des écolos en disant on va arrêter le nucléaire et puis soudain l'actualité montre de plus en plus que l'avenir repose sur l'énergie que quanden matière d'énergie c'est le nucléaire qui peut nous permettre d'être les plus compétitifs de continuer à créer de la croissance ce qui n'est plus donné dans notre univers et vu la rareté de ressources et cetera et Donc Biden décide en prenant compte des des de la nécessité pour les États-Unis d'être à la pointe en matière d'intelligence artificielle, c'est déjà ça le sujet, décide de remiser sur le nucléaire.
Emmanuel Macron, vous vous souvenez, on est au début de la présidentielle 2022, fait un enfin c'est un revirement total un retournement de veste. Exactement. Et soudain, c'est euh le plus pronucléaire des des pronuclires.
Vous l'avez entendu quand il a fait son sommet de l'IA dire plug baby plug en essayant de reprendre la blague américaine en parlant du nucléaire. Ça veut dire quoi plug ? Connect.
Donc euh il essae de se rattraper. Je pense qu'il y a un truc assez énervant pour parler trivialement pour ceux qui regardent. C'est cette impression qui retourne sa veste de manière spectaculaire mais sans sans sans aucune transition et sans le moindre à coupa.
Moi, j'aurais aimé en tant que citoyens conduite introspective. Ah, bonne question. Je sais pas dire à sa place.
Je suis pas son son confesseur. Je sais pas s'il se confesse mais je sais pas dire à sa place. Dieu Oui, un dieu.
Dieu ou un autre ou euh Ah non, un dieu. Dieu le seul et l'unique. Tu n'auras pas d'autres dieux que moi, dit le premier commandement.
Le seul le seul et l'unique. C'est OK. Euh et donc vous avez un Macron qui fait un revirement spectaculaire et qui à aucun moment ne donne cette minuscule satisfaction au peuple français de dire "J'avoue, je me suis trompée." Voilà, il y a 4 ans, il y a 5 ans, je suis arrivée à l'Élysée, je parlais avec Nicolas Huld, certains m'avaient convaincu, on essayait de me dire que et cetera, je me suis trompée.
Ça n'était pas l'intérêt du pays. Donc je change d'avis. Je vous Imaginez s'il nous avait juste dit ça.
Franchement, ni vous ni moi n'aurions pu dire quoi que ce soit. On se serait dit, il nous a fait perdre du temps. Bon, c'est du gâchi, il a perdu 5 ans, quel dommage et cetera.
Il a poursuivi les erreurs de son prédécesseur. Ça va nous coûter des milliards. Ça ça nous coûte des milliards.
Et le pire, c'est qu'on continue parce que là, je vous dis qu'il a fait un revirement spectaculaire dans la parole, mais dans les faits, on continue. Les 110 milliards d'euros par an pour la transition écologique, pour financer des éoliennes, pour pas enfin pour pour c'est c'est les les batteries qu'on veut maintenant enfouir et cetera. Ça nous coûte 110 milliards d'euros par an tout simplement.
Quand on regarde l'ADEM, donc la fameuse agence pour la transition écologique qui veut nous apprendre à tous à à vivre et respirer, je dis ça parce que vous vous souvenez que quand on a eu la grande crainte de ne pas passer l'hiver, vous vous rappelez, on croyait qu'il y aurait des blackout et cetera en en 2023, euh Emmanuel Macron avait dit "Les Français n'auront", parfois il y a des choses tellement folles qu'on les oublie un peu après. Il avait dit "Les Français ne doivent pas mettre leur chauffage à plus de 19°gr chez eux." Éteindre le wifi met un col roulé.
Vous vous rappelez ? et Bruno Lemer s'était pointé en colle roulé à la télévision. Incroyable l'état qui se prend pour notre père et notre mère en même temps.
Et donc Emmanuel Macron, lui, il sait mieux que tout le monde. Lui, il sait que c'est 19°gr. C'était comme au moment du Covid, il savait quel commerce était essentiel et lesquels ne l'était pas.
Il sait mieux que nous. Donc lui, c'est 19°gr, pas 1 degré de plus, pas un degré de moins. Invraisemblable.
Donc cette l'ADEM, c'est la définition de cet état nounou qui vous fait remplir des documents administratifs de 19 pages pour vous offrir une aide. au reprisage des chaussettes, à la rénovation de vos objets. C'est pas plus mal ça.
Il faut envoyer les stages en entreprise à Madagascar, ils vont en prendre plein de trucs. Ah bah c'est pas plus mal. Ça fait une fraude terrible.
Et vous pour vous offrir ça fait une fraude ? Pourquoi ça fait une fraude ? parce que le contrôle est fait qu'à postériori.
Donc vous par exemple, vous allez envoyer un document où vous allez dire "Vous me vous me devez 50 € parce que selon votre recommandation au lieu d'acheter de nouvelles chaussettes, je les ai fait repriser." Ça en fait l'idée enfin la l'idée derrière pour essayer quand même d'expliquer ce qu'ils font. C'est des chaussettes françaises qu'on peut faire repriser ou c'est des chaussettes allemandes ?
Ah mais n'importe quoi. En fait la la seule idée derrière c'est de dire il faut pas pousser à la consommation. Donc on est dans un monde où euh les objets se se enfin il y a une obsolescence des objets.
Donc vous allez être poussé à acheter un nouvel objet. Et on se dit c'est pas écologique d'acheter un nouvel objet. Donc puisque ça n'est pas écologique d'acheter un nouvel objet, on va essayer de vous inciter à plutôt réparer ce que vous avez qu'à en acheter un nouveau.
C'est pas plus mal. Mais par comment on va vous y aider ? Comment on va vous y inciter ?
On va vous y inciter par des primes. C'estàd le pire mécanisme si on va un tout petit peu sur les finances publiques, la prime, la subvention, je pense que c'est le pire mécanisme. L'État français en est tout à fait friant.
C'est ce qu'ils appellent une politique de pouvoir d'achat qui n'a jamais renforcé le pouvoir d'achat de quiconque. Et pourquoi c'est n'importe quoi ? c'est qu'on va vous prendre votre argent dans une poche et on va vous dire qu'on vous le rend dans une autre poche.
Donc vous, on va vous taxer énormément et après on va vous dire "Mais attention, si vous refaites faire vos chaussettes, au lieu d'acheter de nouvelles chaussettes, on va vous donner un petit billet." Mais entre-temps, l'argent qu'on vous aura pris dans une poche, on pourra jamais vous le rendre de manière équivalente puisqu'il faut des fonctionnaires pour vérifier si vous y avez droit. Il faut des fonctionnaires pour lire la déclaration que vous avez envoyée.
Il faut des fonctionnaires pour vérifier si vous avez fraudé. Ensuite, il faudra des juges pour vous condamner si vous avez effectivement fraudé et cetera et cetera. Donc tout un cycle par lequel en réalité votre argent se détruit.
Il y a pas de c'est pas c'est pas un jeu à somme nulle. On vous prend pas 5 € pour vous rendre 5 €. On va vous prendre 5 €.
Il y a 2 € qui seront détruits. Je dis un chiffre au hasard, c'est pas c'est pas c'est pas un calcul que je viens de faire. Il y a 2 € qui seront détruits par la puissance publique et ensuite on vous on vous en fera semblant de vous en offrir trois.
Donc en réalité on vous achète avec votre argent. Vous êtes trop vous êtes trop bon. Mon bon état.
Vous êtes trop magianime avec nous. Exactement. On vous achète avec votre propre argent, ce qui pour moi est en réalité la la pire manière possible de faire croire au peuple que l'État est bon comme vous le disiez et magnanime et maganime alors qu'en réalité on est le peuple le plus taxé du monde.
On le répétera jamais assez. Faut quand même dire aux gens que chaque année on paye 1300 milliards de prélèvement obligatoire. 1300 milliards de prélèvement obligatoires.
C'est-à-dire que là, au bout de 20 minutes de cette interview, les gens auront payé 50 millions d'euros d'impôts. Quel sont quels sont le quel est le volume d'intérêt de la dette française ? Le volume d'intérêt de la dette française, ça doit être à hauteur de 300 milliards.
C'est ce qui va dépasser tout budget confondu, tous les budgets de toutes les administrations publiques. Vous jouez aux échecs un petit peu. J'apprends de plus en plus.
Jou au jeux de go ? Vous êtes classé aux échecs ? Non, pas du tout.
Je commence. Vous jouez au jeu de GO ? Non.
Quelle est quelle est votre clé de voûte, votre prisme de lecture pour l'avenir de la France ? C'est l'énergie. Pourquoi l'énergie ?
Si c'est l'énergie et les ressources, où on en est, où on va ? Quels vont être les jeux de prédation des États ? La course à l'échalotte en Europe, la course à l'échalotte entre la Chine et les États-Unis et nous au milieu énormément de question.
On rentre un peu dans les sujets économiques et géopolitiques et guerre économique. OK. Clé de voû énormément de questions.
Euh ma clé de voûte, alors je dirais pas que c'est exclusivement l'énergie. Je vous ai parlé de l'intérêt de la France, d'une vision du bien public. Je pense que c'est l'énergie, c'est essentiel parce que c'est ce quoi, à mon sens, notre prospérité repose.
Euh notre croissance, le fait de pouvoir continuer de faire tourner une industrie, sujet qu'on a beaucoup abandonné en France. Je crois que c'est sur l'industrie que repose la majeure partie de la valeur ajoutée d'une nation, que c'est quand quand on a commencé à voir la France désindustrialisée, qu'on a beaucoup perdu en croissance. Si on regarde d'autres effets catastrophiques de la désindustrialisation, on observe que c'est en général dans les territoires les plus désindustrialisés que l'emploi dans la fonction publique territoriale a le plus explosé.
C'est-à-dire qu'il y a eu une corrélation entre des gens qui ont perdu leur emploi dans des emplois vraiment productifs. Je dis pas que tous les fonctionnaires sont improductifs. Dans des emplois pour le coup vraiment productif dans l'industrie.
C'est les emplois qui ont la plus forte valeur ajoutée qui en plus permettent la plus forte ascension sociale. On commence ouvrier en bas de l'échelle. On peut évoluer d'année en année.
Donc si c'est ce qui permettait de se réaliser dans son travail en réalité avec parfois de très très beaux pas. on a parlé du nucléaire à une économie qui repose beaucoup sur l'État, beaucoup sur l'emploi public et donc cette très forte corrélation entre territoire désindustrialisé et collectivité publique qui se mettent à embaucher énormément euh parfois à la discrétion des élus donc qui embauche parce qu'il en a besoin, parce qu'il y a beaucoup de chômage et cetera et pour le coup ce qui n'est pas une économie vraiment productive. Donc ça l'énergie pourquoi c'est important pour ces raisons-là.
J'ai évidemment euh beaucoup d'autres sujets que je considère être essentiel pour l'avenir de la France. Alors, on s'arrête juste. Ouais.
En gigaw, la France, elle produit combien à l'année ou elle est capable de produire combien à l'année ? Je peux pas, j'ai pas envie de dire de bêtises. Dites-moi.
Non, non, non. Je pose des questions, j'y réponds pas. Ah, dommage.
Au moins, je l'aurais mémorisé. L'Europe, non, désolé. 600 1800, j'ai pas le chiffre.
La Chine, le double. Les États-Unis, pareil. En terme de projet, l'Europe, elle en est où ?
En terme de projet économique, projet énergétique. Ah, en terme de projet énergétique, on en a beaucoup parlé. Énorme erreur de l'Allemagne d'abord d'avoir fait le choix des centrales à charbon, d'avoir fait le choix de la dénucléarisation sur Angela Merkel.
Je pense que là aussi, elle sera comptable au regard de l'histoire, que de plus en plus, on est en train de sortir du myth Merkel. Il y a eu un grand mythe Merkel au sein de l'Union européenne et je pense qu'on en est revenu en s'apercevant des conséquences de ces actes. Donc énorme erreur de l'Allemagne et comme souvent l'Allemagne nous a fait payer nous ses propres erreurs.
C'est-à-dire que parce que elle s'était privée de cet avantage compétitif, elle a joué stratégiquement au sein des instances européennes pour empêcher que la France puisse elle bénéficier de son atout nucléaire. Donc la France, l'Allemagne a voulu faire payer à la France. Très dans le détail.
D'accord. Donc si vous prenez le lobbying antinucléaire allemand, le lobbying antinucléire allemand. Donc si vous prenez, moi je vais essayer de faire de vous donner des exemples concrets d'histoire qui se passent au sein de l'Union européenne.
Donc déjà au Parlement européen, je siège au sein d'une commission qui s'appelle ITRE, donc c'est industrie, nouvelle technologie, recherche et énergie. Et au sein de cette commission, vous vous apercevez déjà qu'elle est euh trustée par les Allemands. Ils y sont euh trustés en français, ils y sont presque majoritaires, noyautés.
Donc ils y sont ils enfin il y a il y a énormément il y a énormément d'allemands au sein de cette commission. Ils investissent énormément le sujet. Euh ils comprennent forcément parfaitement les enjeux industriels là où les Français ont été très idéalistes, ont cru à la fin des usines, ont cru à l'économie de service et cetera.
Arrêtez de dire les français, dites plutôt la upper classe ou la classe supérieure qui a été envoyée là. Les français en général, ils ont du pif. Ouais.
Ouais. Quand quand je dis les Français dans ce contexte là, c'est pour dire au sein des institutions, vous avez les Allemands d'un côté, c'est pas le peuple allemand qui nous fait payer, c'est les Allemands de la même manière, la classe dirigeante. Et donc ceux qui représentaient les Français au sein de ces institutions européennes se sont beaucoup laissés faire.
Donc à mon échelle au Parlement européen, je le vois, les Allemands sont très mobilisés, mobilisés aussi pour rester les leaders économiques du continent. Il voi qu'ils sont très mal emploi. Depuis la guerre en Ukraine.
Les enjeux énergétiques sont pour eux colossaux. Il dépendent énormément du gaz russe. On a vu ce que ça avait euh suscité chez eux comme explosion des factures d'électricité euh des factures d'énergie au sens large pour leur industrie.
Euh ce qui les met dans le rouge. Et donc ils comprennent qu'ils sont en train de payer les conséquences de leur mauvais choix. Ils se sont mis eux-mêmes dans la main des Russes pour le gaz.
Ils ont abandonné leur atout nucléaire. Ils nous ont presque forcé et ils auraient pu arriver à abandonner le nôtre. On s'est repris en main récemment.
Ça prendra du temps à produire ses effets mais on s'est repris en main récemment. Pour vous donner euh un exemple de euh de de comment ce lobbying peut se jouer au sein de l'Union européenne, on va citer le nom de la présidente de la Commission européenne, il parle il parle de lui-même. Ursula Van Derleyen euh allemande euh qui qui était une très bonne ministre de la défense, je crois bien.
Non. Ouais, en plus bonne qui a laissé un très très bon souvenir. Euh donc allemande qui on peut le regarder dans plusieurs décisions, on pourra rentrer dans le détail si vous voulez ou s'il y a besoin d'étayer ça, mais qui défend les intérêts allemands, on peut le voir dans presque chacune de ces décisions et pas l'intérêt général européen comme ils disent.
Euh et donc à la tête de cette commission par le passé, vous avez un homme qui s'appelle José Emmanuel Barroso et qui parce qu'il était à ce poste-là, bah par définition presque, défendait les intérêts allemands parce qu'ils sont les plus organisés. Il faut comprendre que l'Allemagne a une politique de ressources humaines au sein de l'Union européenne qui est pour le coup vraiment intelligente. Quand ils font des choses bien, il faut le dire, ils envoient leur meilleur.
Donc ils vont envoyer les meilleurs avocats, les meilleurs négociateurs, ceux qui ont l'intérêt national allemand le plus chevillé au corps et qui vont aller au sein des institutions vraiment pour se bagarer. Les Italiens font la même chose. Très malin, très fort.
Ils ont inventé la politique he vous me direz c'est maavel c'est c'est c'est eux qui nous qui ont séjourné c'est la classe. Voilà c'est exactement c'est exactement ça. J'allais y venir.
Les italiens font la même chose. Plus étonnant peut-être pour nous les Danois font la même chose. Très fort extrêmement fort.
Ils négocient tout pied à pied. Encore une fois ils envoient leurs meilleurs négociateurs. Des armées d'avocats, des types qui ont été pour le coup dans le privé pendant longtemps qui ont de très très bons réflexes.
Des des haut fonctionnaires en plus des haut fonctionnaires vraiment. former cortiquer là pour défendre le Danemark. Et pour vous donner quelques exemples, ils arrivent à négocier sur chacun des traités ce qu'on appelle des optout.
Donc le fait de dire on dérogera à tel ou tel article parce que cet article met en cause tel intérêt national parce que je sais pas par exemple si on si on sort de lieu et qu'on va sur la CEDH, ils arrivent à négocier que tel article de la CEDH contrevient à leurs intérêts ou à leur politique migratoire et que par conséquent ils veulent pas le respecter. Ils négocient ça et tout le monde le leur accorde. les Italiens de la même manière, les meilleurs, les meilleurs au fonctionnaires qui vont aller négocier par exemple sur tel texte, ils vont dire "Bah vous avez écrit que ça devait entrer en vigueur en 2027 mais pour nous 2027 c'est beaucoup trop tôt.
On on le signe que si ça sera en 2030." Et ils ont des moyens de pression. Pas vraiment.
En fait, c'est le simple fait de demander et c'est là où j'allais en venir, c'est qu'en réalité nous, on est une victime consentante, nous les Français. Pourquoi ? Qui est-ce qu'on envoie nous ?
Quels sont les fonctionnaires que les Français envoient ? Bah tout simplement ceux qui le veulent, ceux qui sont le plus européistes parce que ce sont eux qui le veulent, qui se passionnent pour vivre à Bruxelles en réalité, à part des gens passionnés par la matière et cetera. Ça par le pognon, non ?
Ouais, c'est c'est ce sont des postes aussi qui sont bien payés mais vous pouviez vous pourriez trouver d'autres postes bien payés et parfois même à à compéten égal, vous pourriez aller dans le privé faire autre chose. Donc il y a il y a quelque chose, il y a une filière en France. En France, les fonctionnaires qui vont représenter nos intérêts à Bruxelles sont les plus idéologues, les plus européistes qui en arrivant et ils sont sincères parfois dans leur dans leur démarche ont un seul but, construire l'Europe.
Donc si vous leur dites il faut défendre les intérêts français, il faut dire bah non si on défend la France on narrivera pas à trouver de compromis. Il faut qu'on soit tous d'accord. Il faut faire avancer l'Europe fédérale.
Oui, tout à fait. C'est sont vraiment des gens qui sont européistes et qui qui y croient parfois de bonne foi. D'ailleurs, vous vous parliez d'argent, il y a sans doute des gens qui ont un enterré mais je pense que beaucoup sont de bonne foi, très idéologues.
C'est comme ça qu'on les a formé. Et donc s'ils veulent aller travailler au sein des institutions européennes, pour eux c'est pour un grand dessin construire l'Europe. Et donc quand on leur dit mais là ça c'est c'est pas totalement dans l'intérêt français.
Ils vont se dire bah peut-être mais on doit être capable de faire un compromis, il faut qu'on fasse une concession aux autres et cetera. Et donc malheureusement, on en vient à la situation qu'on connaît chez nous. On applique le droit européen de la manière la plus stricte avec les contrôleurs les plus les plus, j'allais dire virulents mais les gardons le mot les plus stricts.
Euh que ce soit en matière de droit de la PAC, donc sur l'agriculture, que ce soit en matière industrielle, que ce soit en matière énergétique, on en parlait, on sur écologique en matière écologique. Tout à fait. Il y a ce ce mot qu'on a beaucoup utilisé ces derniers temps et qui est une réalité dramatique.
On surtranspose tous les textes. Donc la surtransposition, alors là pour vous donner un exemple pour connaître la haute fonction publique, vous avez l'Union européenne qui va faire un texte sur tel ou tel sujet, mettons l'interdiction des produits phytosanitaires ou le Green Deal, peu importe. Sur un sujet en particulier, l'Union européenne va décider de sortir une directive, un règlement.
Que vont faire les ministères ? Vous avez dans tous les ministères une armée de haut fonctionnaires qui se sent investie de la mission de rédiger chaque jour plus de normes. Si vous voulez, on y reviendra parce que c'est un faut bien justifier son salaire.
On y reviendra. C'est vraiment un drame français. Donc vous avez ces gens dans les ministères qui ont déjà prêt en magasin si je puis dire des centaines de normes prêtes à être sorti.
Donc quand il voit qu'un sujet arrive que c'est l'Union européenne qui a décidé de faire une directive bah ils vont charger la barque. Ils vont se dire alors ça arrive au Parlement pour être transposé. Donc la transposition c'est quand ça arrive du droit européen pour être transposé dans le droit national.
Et à ce moment-là la plupart des pays que je vous ai cité, l'Allemagne, l'Italie, le Danemark, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont être malins, ils vont se dire "Bon, en principe, ça devrait être pour 2026, nous on va le faire en 202 en 2027, on dira que nos entreprises vont mettre du temps à s'adapter, qu'on a pas envie de les brusquer et cetera. Ou alors, ils vont aller demander non mais tel produit phytosanitaire, nous on a une alternative qui nous paraît plutôt acceptable sur le plan de la santé publique.
Est-ce qu'on peut pas plutôt faire ceci et cela et cetera ?" Souvent, très souvent, on va leur dire "Oui, a même pas besoin de vous demandiez tout à l'heure est-ce qu'ils ont des moyens de pression ?" Très souvent, il y en a même pas besoin.
Il suffit de demander et en France, qu'est-ce qu'on va faire ? Bah pour vous citer des cas qui sont déjà arrivés sur un produit phytosanitaire, on va dire nous on interdit non seulement lui mais toutes ses alternatives pour montrer l'exemple. Exactement.
Pour être le bon élève de l'Union européenne. Alors et ces bon élèves ou c'est vous on les connaît ceux-là, c'est le bon élève ou celui qui suit la maîtresse en disant "Oh, tu es belle maîtresse, tu es belle, je veux la meilleure note". Ouais, c'est ça.
Il y a il y a ça, c'est exactement ça. Le faillot si vous voulez. parle en terme trivial, le faillot et il y avait une phrase d'un ministre britannique qui disait "Quand vous devez choisir une personne à mettre à la tête d'une institution internationale, choisissez toujours un français parce que c'est le seul qui ne défendra pas son intérêt national." Il dit ça, on est dans les années 30 je dirais.
Et à l'époque l'image c'est Aristite Brand, vous savez très universaliste, très idéaliste. La paix, la paix et même si des gens devaient nous attaquer, nous on demanderait quand même la paix et cetera. Cet aspect très idéaliste jusqu'au bout dans les idées.
Il y a une part de ça chez nous, c'est on a c'est nous qui avons inventé les lumières et cetera. Il y a une part d'idéalisme qui parfois peut être magnifique, conduire à des choses magnifiques, mais qui parfois peut aussi conduire à un effacement de soi, un effacement de nos propres intérêts et une vision qui qui se décorrelle des intérêts en se disant finalement ce qui compte c'est les idées et pas nos intérêts nationaux. Et donc c'est ça ce qui se joue en France, la surtransposition en permanence, le fait qu'on ajoute des contraintes aux contraintes, qu'on les contrôle beaucoup plus rigoureusement que les autres.
Je vous donne un dernier un dernier exemple sur ce sujet. Euh je vous ai dit que j'avais travaillé à la préfecture des Pyrénées Atlantiques. J'étais dans le Bern.
On embrasse Jean la salle avec Oui, tout à fait. J'étais avec Jean La que que j'aime beaucoup, que j'ai vu à l'action, à l'œuvre dans sa ville de Lourd aussi. Euh et donc bah c'était tout près d'ici, c'était tout près de Lourd Josicher.
On est en pleine ruralité de montagne. Vous avez des éleveurs de montagne à qui d'ailleurs on avait imposé la réintroduction de l'ours parce que monsieur Nicolas Hul voulait caprise personnel qu'il y ait un ours dans les Pyrénées. Donc ça le rassurait d'imaginer qu'il y avait encore une sorte de sauvagerie qui existait de ils appellent ça biodiversité.
Ce qui ce qui contribue d'ailleurs à tuer et ce qui contribue toujours malheureusement jusqu'à aujourd'hui à tuer des centaines de brebis, donc parfois à faire disparaître ce qui fait vivre un éleveur. Mais bon, je close ce sujet. ruralité de montagne euh ruralité de montagne à quelques mètres de l'Espagne.
Il a pas de frontière, c'est une montagne donc ils sont collés à l'Espagne. Et ces agriculteurs là qui donc bénéficient de la Pâque parce qu'ils sont en pleine ruralité de montagne, territoire difficiles et cetera, doivent remplir, vous l'imaginez, des centaines de paperes. Donc eux qui sont agriculteurs, qui se réveillent déjà à 5h du matin parce qu'ils sont éleveurs, qui se couchent à minuit, qui ne peuvent pas prendre de vacances parce que quand on a un troupeau, on décide pas à quel moment il va pas il va manger ou pas manger.
On doit être là toute la journée. C'est difficile de se faire remplacer. C'est quasiment impossible.
C'est même pas en fait en vérité, c'est même impossible de payer des salaires parfois quand on a cette vie-là. Et qui veut aller vivre en pleine montagne ? Exactement.
Qui veut aller vivre en pleine montagne alors que le RSA est supérieur au chiffres que vous venez de dire ? Donc une vie une vie une vie très difficile mais en plus on fait deux fonctionnaires, des avocats, des fiscalistes puisqu'on leur demande de d'être à même de remplir des dizaines et des dizaines de pages eux-mêmes. Et le pire, c'est la manière dont la France voit la France, les haut fonctionnaires qui se trouvent dans les ministères, l'OFB, l'Office donc de la faune et de la biodiversité, la manière dont ils vont aller contrôler le respect ou le non respect de ces kilomètres de paperas qu'ils doivent remplir.
Pourquoi je vous disais qu'ils étaient mitoyens à l'Espagne ? Parce que c'est ce qui revenait à chaque fois que je leur parlais. Il me disait quand en Espagne, il y a des contrôleurs qui vont pour parce qu'ils sont obligés, ils sont dans l'Union européenne qui vont pour vérifier le bien fondé des aides reçues, ils vont dire aux agriculteurs "Ah mince, fais gaffe là, tu as mis une croix ici, c'est pas là que tu devais la mettre.
Euh remplis plutôt comme ça parce que sinon ils vont te retirer ton aide." Forme d'appui, ils se comprennent, ils habitent dans les mêmes villages, ils se connaissent, ils connaissent la famille et cetera. En France, c'est tout le contraire.
Ils arrivent armés. Vous avez entendu sans doute ces ces ces ces histoires de d'agents de l'OFB qui arrivent en arme sur des exploitations agricoles devant des fermiers qui se disent "Mais on va être traité comme des délinquants". Alors donc ils arrivent en arme et alors là c'est telle case n'a pas été remplie.
L'autre va dire "Mais c'est un oubli. Ah bah désolé, on va devoir vous couper l'aide." Et puis après c'est des mois à vivre sans aide, sans trésorerie et cetera.
Et donc un des agriculteurs m'avait dit cette phrase. Il m'avait dit "En Espagne, les contrôleurs sont espagnols avant d'être contrôleur. En France, ils sont contrôleur avant d'être français." Je clôture sur ce sujet.
Je peux vous poser une question plus ? Guerre économique ? Ouais, bien sûr.
Là, on voit que nos amis allemands, ce fameux couple franco-allemand, donc nos nos amis allemands vont émettre 1000 milliards pour se réarmer. Ils vont aller sur les marchés. À votre avis, la dette française, elle va faire quoi face à de la dette allemande sur les marchés ?
Elle va monter, elle va descendre, elle sera aussi appréciée et aimée qu'elle nit à l'heure actuelle. Est-ce que la dette allemande va être moins chère et la dette française plus chère ? Comment ça va se passer ?
C'est une très bonne question. Si vous me l'aviez si vous me l'aviez posé il y a il y a 4 ans, je vous aurais dit c'est clair les Allemands vont se rarmer faire la plus grande armée d'Europe c'est ça ? Non, si vous m'aviez demandé la valeur de la dette allemande il y a 4 ans, je vous aurais dit c'est un pays sûr où les investissements sont sûrs.
Les gens sont sûrs du modèle économique allemand. Ils le sont de moins en moins. Ils le sont de moins en moins.
Je vous ai parlé tout à l'heure d'un des facteurs qui à mon avis le facteur essentiel, c'est l'énergie. Dépend du gaz russe. On voit pas encore de perspective de sortie.
On se demande lequel des dirigeants allemands dira "On continue avec le gaz russe, on lève toutes les sanctions, on veut faire repartir notre industrie." Je sais pas si on le verra de notre vivant. Peut-être, peut-être, qui sait ?
Moi, je sais pas. Euh le modèle économique allemand est en train d'être euh sapé dans ses fondements, euh y reposer en grande partie sur une énergie globalement abordable qui faisait tourner leur industrie, de bonnes réformes économiques entreprises déjà dans les années 2000 alors que tout le monde faisait l'inverse. Nous, on allait au 35h et cetera.
Tout le monde faisait l'inverse. Ils ont fait de bonnes réformes économiques et ils reposaient surtout sur de l'exportation en Chine et aux États-Unis. Et là quand il est passé à l'euro c'était bien.
C'était 11 1 1 et 1 € é= 1. Donc c'est ils étaient parfaitement favorisés. Point pour eux c'était génial.
L'Europe c'était génial. Enfin ils bénéficiaient de tout ça. Ils étaient dans la meilleure zone économique possible pour eux et ils inondaient le marché chinois naissant. la classe moyenne, la bourgeoisie chinoise montante, il les inondai de voitures allemandes.
Vous vous rappelez que les gens se moquaient d'angela Merkel en disant "En fait ça est c'est la VRP de Mercedes, elle passe sa vie en Chine pour aller vendre ses voitures allemandes. Il les vendait aussi sur le marché américain. Et là, soudain, on voit sous nos yeux tout ce modèle s'effondrer, c'est-à-dire un marché chinois qui va sans doute se fermer parce qu'on les a laissé grandir.
On les a laissé grandir. On a fait des transferts de technologie dans tous les sens. Ils sont en train de fonder leur propre industrie automobile.
Je crois pas qu'ils auront besoin de Mercedes dans quelques années. Les Américains de Donald Trump, que ça nous plaise ou non, ont décidé de défendre leur propre économie. Donald Trump, ce qui constate, si on essaie de penser un tout petit peu à sa place, il se dit "Dans mon pays, c'est dur, il se dit "Dans mon pays, je vois des Mercedes partout.
Vous allez à Berlin, bah vous voyez pas de voitures américaines." Ça c'est rarissime. Pourquoi ?
Parce que nous, se dit-il, on a globalement un marché de l'automobile ouvert, peu de droits de douane ou assez faible, alors que l'Union européenne se cache derrière des droits tarifaires faibles, donc une moyenne en chiffre faible, mais met des barrières non tarifaires extrêmement élevées en terme de sécurité, en terme de normes à respecter et cetera. Et donc lui se dit en réalité on est arnaqué dans ce modèle parce que on n'exporte pas de voitures américaines chez eux mais on importe énormément de voitures allemandes chez nous. Donc en réalité son véritable problème avec l'Europe c'est pas le Bourbon, c'est pas nos viticulteurs, c'est pas les spirituel, c'est pas le beaujelet, c'est exactement c'est c'est les voitures allemandes.
C'est le Camemberber, c'est ça ? Ouais, c'est pas le Camemberber, c'est c'est les voitures allemandes. Tout à l'heure, je vous ai dit si vous voulez, je vous donnerai un exemple concret de là où on voit que Merkel est vraiment Merkel Vlen lapsus, que Vlen est vraiment une allemande et qu'elle prend ses ordres à Berlin et qu'elle les prend pas ni à Bruxelles, ni pour défendre l'intérêt général européen.
Quand Trump me dit je vais mettre 25 % de droits de douane sur le continent européen. À ce moment-là, je me souviens, j'étais au salon de l'agriculture et j'étais avec les la filière des spiritu et il me dis normal salon de l'agriculture direct, j'ai une excuse et il me disait intéressant surtout ne parlez pas de nous quand vous parlez de Trump et de guerre commerciale, ne parlez pas de nous. Nous on pense qu'on va passer derrière les mailles du filet.
Pourquoi ? Trump a pas intérêt à nous faire la guerre. On est le premier marché d'exportation du bourbon américain.
Il a pas envie d'engager le bras de fer sur ce terrain. S'il commence à dire "Je mets des taxes sur les spiritueux français", bah nous on va riposter de manière très classique en disant "Bah, on double la taxe et on va les mettre sur les spiritueux américains et son secteur des spiritueux va dire "Mais vous faites n'importe quoi, c'était vraiment pas nous qui fallait toucher. On ils sont notre premier marché d'exportation." Donc quand Trump dit 25 %, il donne une moyenne.
Il dit pas sur quel secteur, il dit pas comment, il dit pas pourquoi. Lui ce qu'il veut en réalité, je pense qu'on a un peu compris, il veut tester les limites. Il lance un chiffre, il voit comment les gens viennent négocier, ce qu'ils vont céder avant même qu'il ait imposé quoi que ce soit.
C'est ce qu'il essaie de faire. Pareil avec la Chine, les médias disent il recule, il recule. Non, il teste les limites, il teste le marché, il voit comment les marchés des actions et des obligations réagissent à ces décisions et puis après il se dit "Le jour où je le feraiit vraiment, il y aura une accoutumance et il y aura peut-être des réactions un peu moins dramatiques que la chute du marché des actions et cetera." Donc Vanleen, elle entend Trump qui dit 25 % de droits de douan sur le continent européen.
Que fait ? le jour même, je sais pas si vous vous souvenez, elle annonce 200 % de droits de douane sur le Bbon américain le jour même. Quand on voit ça et qu'on est français, on se dit "Mais là, elle se moque du monde." On sait qu'il visait l'industrie automobile allemande et elle tout de suite, qu'est-ce qu'elle fait ?
Elle déplace le sujet en disant tout de suite "Ah bah très bien, vous voulez mettre 25 % en moyenne sur lieu" sans même nous dire sur quel secteur, je mets je double enfin je même plus je mets 100 200 % sur le bourbon américain. Et donc là forcément les les les pauvres producteurs français se disent "Bah voilà, on va être le bouquin émissaire de ce truc." On était censé ne pas être touché.
On était censé passer à travers les mailles du filet et on a une représentante allemande coup de sa nationalité qui décide de déplacer le sujet sur un autre secteur à mon sens pour défendre les intérêts allemands depuis peut-être Emmanuel Macron après à la tête de l'Europe. Ouais. Ouais.
Est-ce que je peux vous couper ? Revenons à notre ami allemand qui va avoir la plus grosse armée, la plus puissante armée conventionnel d'Europe avec un modèle économique qui risque d'être compliqué mais ils vont avoir la capacité d'émettre de la dette parce qu'ils sont à combien d'endettement ? 60 70 % Ouais, c'est ça.
Donc ils vont combler leur lacune énergétique par de l'énergie magique produit avec de la dette. Ils vont se réarmer et ensuite ils vont avoir une économie moribonde mais ils seront armés. Qu'est-ce qui va se passer déjà copains copains avec les Allemands, avec les les Polonais qui veulent la même chose qui ont déjà une armée extrêmement puissante les Polonais ?
Oui. Déjà on n'est pas obligé de regarder en spectateur c'est-à-dire qu'on n'est pas obligé d'attendre qu'ils aient réellement mis en œuvre leur plan. Je pense que voilà, on peut faire confiance aux Allemands quand ils nous disent qu'ils vont mettre un plan à exécution.
Donc je pense qu'ils le feront et qu'ils le feront sérieusement. Comment en tirer en avantage en tant que français ? Je pense vraiment que la période qui s'ouvre euh ouvre des opportunités qui peuvent être immenses pour la France si on sait les saisir.
Je crois avoir compris que ça se passera pas soit Emmanuel Macron. Fa envahir l'Allemagne tout de suite. Non non non pas du tout.
Ça veut dire qu'il faut tirer profit de ce que Trump est en train de dire à l'Europe. À mon sens, Trump c'est l'Amérique éternel mais sans masque. C'est-à-dire qu'il est en train de dire haut effort fort ce que tous ces prédécesseurs ont voulu avant lui, c'est-à-dire se désengager du continent européen, considérer que l'Europe était des picassettes qui se nourrissaient sur eux sans vouloir payer leur propre défense, qui essayaient de profiter de l'OTAN pour bénéficier du parapluie américain mais sans contribuer.
Depuis Obama, on pense ça. Et depuis Obama, les États-Unis veulent un désengagement de l'Europe, avent appelé le grand pivot, se retourner vers la Chine en se disant "Nous, nos intérêts stratégiques sont plutôt là-bas et contre eux, sont plutôt dans le Pacifique que vers l'Atlantique." Donc se tourner pourquoi ?
Parce que votre lecture sur ce basculement. Ma lecture c'est qu'ils ont considéré le continent européen comme un protectorat depuis laissez tomber les Européens, ils sont cuits. Il y a 1600 GW à l'année.
Pas pas pas pour moi. Moi justement, je me bat pour qu'on soit pas cuit. Mais non mais chacun a le droit d'avoir ses lunettes roses.
Mais vous aussi lunettes moi. Mais vous vous battez pour ça. On fait une chaîne en français avec un public français.
On essaie de les éduquer, de continuer à apporter prendre. C'est oui bien sûr que c'est vrai. Vous vous battez et c'est pour ça que tout à l'heure je disais les gens se battent à leur manière et il y a pas que la politique hein.
Moi c'est pas ce que je faisais, c'est tout récent. vous à mon sens, vous êtes aussi un des combattants qui se bat pour l'intérêt de la France, l'intérêt de de géopolitique, stratégique, économique et cetera. Donc, on se bat tous pour ça.
Parfois, on peut être un peu dépité quand on voit le le la pente que ça prend. Qu'est-ce que pour la France ? mon temps euh mon énergie euh le d'un point de vue plus matériel et sans doute plus futile, mais euh euh une situation financière que j'aurais pu avoir par ailleurs.
Euh je démarrais une carrière euh bah c'était tracé quoi. Je sortais dans la botte de l'ENA, j'étais magistrate à la Cour des comptes. Bah vous connaissez la suite pour des parcours comme cela.
Donc j'étais tranquille, si on peut dire euh ma tranquillité parce que parfois on n'est pas tranquille quand on est dans ce dans ce monde-là. Euh sans vouloir revenir sur ce qui s'est passé en 2022, mais j'ai vécu avec les paparadis en bas de chez moi tous les jours un à harcèlement véritablement harcèlement. Donc ça ça je pense que je suis prête à le sacrifier parce que je pense que ça en vaut la peine.
Donc on n'est pas forcé de regarder l'Allemagne se réarmée, la Polène serait armée sans rien faire. On a les on a les moyens chez nous. Vous avez précisé tout à l'heure la plus grande armée conventionnelle.
Bah nous on a un atout qu'ils n'ont pas et qu'ils n'auront pas. C'est le nucléaire. C'est notre atout.
Ils n'auront pas la bombe nucléaire. Quand on voit quand on voit Emmanuel Macron discuter avec les Polonais. Euh ouais, je sais ce que vous allez dire.
Euh sur euh sur ce point-là. Donc Emmanuel Macron, on lui fait pas confiance à chaque fois qu'il parle de partage parce qu'on se dit finalement il a pas assez de comment dire d'épaisseur dans son dans son dans son nationalisme. Je enfin le mot le mot jeux Oui.
Disons quand il a pas de laure de pas demander à nos assemblées de légiférer autour de ça de de stocker nos bons nucléaires en Pologne ou d'aller mettre ça sur des avions en Pologne. Vous avez remarqué qu'il avait déjà un petit peu reculé là dans son émission récente. Il recule, il avance, on connait tout, je suis d'accord avec vous.
On lui fait pas confiance. De toute façon, je pense qu'il ne se passera rien dans ces deux prochaines années. Je pense qu'il a pas les moyens, il a pas les manettes, il a pas la légitimité.
Je peux me tromper mais je pense que de ce point de vue-là, il se passera pas grand-chose. En revanche, je vois ce que nous ouvre comme perspective historique l'élection d'un Donald Trump. Je disais tout à l'heure, c'est l'Amérique éternelle sans masque.
Il dit en réalité ce que disaient tous les autres avant lui et je pense que le fait qu'il le disent peut nous permettre nous d'enfin ouvrir les yeux au reste du continent. Quand je vois que les Belges, les Italiens et les Allemands continuent d'acheter des F35 après l'élection de Donald Trump, je me dis que c'est sans doute nous qui avons mal fait les choses et qui n'avons pas su leur expliquer cette histoire de devenir nous la France le protecteur entre guillemets, le grand frère ou le parapluie comme l'ont été les Américains pour notre continent du reste de l'Europe, c'était la vision gaiolienne. C'est ce que de Gaul veut faire.
C'est pour ça d'ailleurs qu'il va signer le traité de l'Élysée avec l'Allemagne en 1963. Quand il signe ce traité, son objectif c'est de dire aux Allemands, "Bon, très bien, vous avez euh bénéficié de l'aide américaine, du plan Marchal, depuis 45, les Américains sont chez vous et cetera. Maintenant, cette période est terminée.
C'était une parenthèse. On va se retrouver entre européens. Nous, on fait la paix, la paix pour de vrai.
Et maintenant, nous la France, on accepte de devenir votre protecteur. Il avait il avait voulu l'arme nucléaire pour la France pour ça, pour se dire "On sera leader du continent, on prendra le leadership militaire du continent parce que tous les autres n'auront pas cet outil qui nous permet de peser parmi les grandes puissances." Là encore, visionnaire.
Visionnaire qui investit des moyens, du temps et et qui prend un risque géopolitique d'assumer vouloir la bombe atomique à ce moment-là. Donc on est en 63. Je sais pas si vous avez lu les mémoires de gens Monai.
C'est vraiment passionnant parfois de lire euh euh des gens qu'on considère comme des adversaires, sur lequel on entend plein de choses, agent de la CIA et cetera. Qui dis ça que Jean-Méie est un agent de la CIA ? Bah c'est tous les golistes qui disaient euh Monnaie c'est l'agent de la CIA.
Mais alors quand vous lisez son livre, au moins c'est clair, il l'assume. C'est un agent des Américains mais il le dit. Donc au moins c'est lui qui le dit.
On n pas besoin de colp porter des ragots. Donc quand vous lisez ses mémoires, vous vous apercevez de ce que lui voulait faire. Lui, il voulait vraiment que l'Union européenne devienne une sorte de colonie, il employait pas ce mot, vraiment une forme de protectorat des États-Unis.
C'était sa sa vision des choses. Il pensait que c'était comme ça qu'on évoluerait dans un même monde commun avec des intérêts communs et cetera. Et donc quand de Gaul signe se ce traité avec les Allemands en 63 qui dit qu'en gros la France prend la place des Américains dans la protection de l'Allemagne, vous voyez le geste fort.
Ça veut clairement dire on est les leaders du continent, on est maintenant les grands frères et tout repose sur nous. Jean Monet Manigance dans la nuit auprès des autorités allemandes pour que le traité soit changé inextrémiste. Et le lendemain matin, le général de Gaul découvre que le préambule du traité de l'Élysée dit que le traité n'est valable que sous réserve de l'alliance que les Allemands ont déjà avec les Américains.
En gros, tout est saordé. Et c'est là que de Gaul sort cette phrase qui est devenue très connue quand il dit "Les traités valent ce que valent les roses." Il fann en un instant et tout ne repose que sur la confiance qu'on leur accordait.
Une phrase comme ça très forte et sur dans lequel il dit en fait c'était qu'un bout de papier. Ils se sont moqués de moi. C'était mon grand dessin.
On a négocié pied à pied et puis à la fin en une nuit tout s'effondre et ils font le choix des Américains. Et à ce moment-là, il est vraiment dépité. Il change totalement de politique de Gaulle.
C'est à ce moment-là qu'il commence à se désengager de l'Europe si on peut dire et à vouloir faire alliance avec des plus petites nations. Il va au Mexique, il fait son discours Manoen la mano, il va au Québec et il dit "Vive le Québec libre". Donc c'est à ce moment-là qu'il change un peu de politique en se disant il nous faut une puissance, il nous faut être les grands frères de quelqu'un.
Ça passera pas par l'Allemagne puisqu'on a compris qu'il nous trahirait toujours avec les Américains. Ça passera avec d'autres nations. Bref, aujourd'hui, on a les États-Unis qui de même vous imaginez si Degol était là, il dirait "Mais quelle chance !
Si moi ça m'était arrivé, j'aurais su en tirer parti bien mieux que vous". On a peut-être pas ce qu'il aurait dit. On a les Américains qui d'eux-mêmes disent "On ne veut plus vous protéger" et ils le disent presque en nous insultant en plus.
Non, ils disent ils disent autre chose entre les lignes. Ils disent "On veut 4 % de votre PIB." C'est ce qu'ils disent, non ?
Ouais. Mais vous pensez pas que le fait par exemple qu'ils disent "L'Ukraine, on se désengage, voilà, on a plus envie, on vous aide plus et cetera, ils sont en pleine guerre, ils seengagent." Vous pensez pas qu'on pourrait dire aux Allemands et aux Italiens, "C'est vraiment sur eux que vous voulez compter pour toujours ?
Pensez juste à votre peuple, à votre nation. Vous voulez vraiment faire reposer votre survie en cas de guerre sur des alliés qui vous disent les yeux dans les yeux." Nous, c'est purement commercial, c'est juste financier.
Donc maintenant le du jour au lendemain, on peut partir, il y a une majorité qui change, on s'en va. Est-ce que vous ne pensez pas que des voisins qui sont sur le même continent que vous peuvent avoir finalement plus de choses à à proposer et à échanger avec vous ? Et c'est là qu'à mon avis, on devrait être intelligent et en tirer profit pour réaliser ce que voulez le général de Gaulle, c'est de dire "Alors, dès maintenant, vous arrêtez d'acheter des armes américaines." C'est anormal que le Danemark, alors même qu'il entend que le Groenland est menacé continue d'acheter des armes américaines.
Et vous, vous le savez, je l'entends beaucoup dans ces émissions. Dès lors que vous achetez une seule arme américaine, vous n'êtes plus souverain. Ça ne dépend plus de vous.
Dès lors que vous avez une pièce américaine dans une seule de vos armes, genre une catapulte sur un porte-avion. Exactement. Là, vous n'êtes plus souverain.
Par exemple, vous savez que les Britanniques ne peuvent pas appuyer eux-mêmes sur leur bouton nucléaire. Mais c'est normal, c'est les britanniques. Bah voilà, ça ça s'appelle ne pas être souverain.
Nous, on peut de la première à la 1 million pièce notre arsenal nucléaire c'est nous. Donc nous, on peut. Si demain on veut tirer, on tire.
Vous voyez ce que je veux dire ? Donc dans dans notre doctrine nucléaire, on veut répondre, on peut répondre. Oui.
Oui. Tiré dans le sens de la doctrine nucléaire française he pas tirer dans un éclair de folie. Donc oui, évidemment que la souveraineté ça a un prix.
Ça coûte cher. Ça coûte cher de vouloir produire. Alors avant de partir dans le sujet très important de la souveraineté technologique qu'on va traiter juste après, je voudrais qu'on vienne à le basculement américain.
Américain. Pourquoi ? Comment ?
Qu'est-ce qu'ils anticipent selon vous ? Comment ils l'anticipent et à quelle échéance ? Et quelles seront les répercussions ?
Les répercussions sur nous, sur le monde, sur eux, sur eux même d'abord. Est-ce qu'ils anticip ? Pourquoi je je vais prendre 1 minute 30 et je pardon à Merci je demande une euh pardon à la communauté.
On va faire de la prospective et de l'expérience de pensée du jus de cerveau là. D'accord. Donc en gros, on ne sait pas si le prochain dieu de l'intelligence artif artificielle sera chinois ou américain.
Ces deux ces deux grands blocs se donnent les moyens de jus d'électricité et d'énergie en anticipant en construisant des réacteurs, en construisant des barrages un peu partout en construisant des centrales photovoltaïques et un mix énergétique sous stéroïdes des deux côtés. case de chis d'un côté et on en passe pour pouvoir fiouler, donner à manger de l'énergie au prochain dieu. Tout à fait.
Composante industrielle de l'autre côté. Semiconducteur. Exactement.
Donc nous l'Europe, on verra ça plus tard. Mais pourquoi ils font ça ? Et on s'attend à quoi ?
Parce que on sent ce qui se dessine, l'Europe dépessée pour laisser à ces deux blocs du temps de monter en puissance en technologie. Ouais. Je vous réponds euh en vous en vous citant les premières pages du livre que vient de sortir Julian.
Oh non ! Julie Anoda en poli donc l'auteur du M du cremelin qui vient de publier un livre qui s'appelle l'heure des prédateurs. Tout n'est pas fantastique, c'est sans doute pas son meilleur mais il y a une page intéressante où il explique une des théories, il peut y en avoir plusieurs, qui explique pourquoi dans l'histoire on a connu des grandes périodes de paix, soudain des grandes périodes de conflit et pour lui ça s'explique par la décorrélation entre le coût offensif et le coût défensif.
Je m'explique. Si une attaque coûte beaucoup moins cher que le fait de se défendre de cette attaque, alors l'histoire va entrer dans de grandes périodes très béliqueuses. Si par exemple pour attaquer un pays, ça vous coûte très peu cher, mais que ce même pays pour se défendre, il doit mettre des des tonnes de moyens face à vous, alors l'intérêt d'attaquer va être très fort.
Ça coûte pas cher, c'est facile et en plus se défendre est difficile. cyberattaque. C'est exactement là où je voulais en venir.
Si à l'inverse euh vous avez un coût de l'attaque qui est prohibitif, attaque nucléaire, c'est énorme. ça nous coûte des milliards de de de continuer de moderniser notre arsenal nucléaire et cetera, mais un coût de la défense qui pour le coup est très peu cher, alors vous allez rentrer dans des périodes plus pacifiques où finalement puisque ça coûte si cher d'attaquer et si peu cher de se défendre, vous n'avez pas intérêt à attaquer. Je vous donne un exemple dans des dans des faits récents.
Vous avez du sud Liban des drones qui peuvent partir pour attaquer le territoire israélien, des drones qui vont coûter 200 dollars et pour contre-attaquer, pour les intercepter, vous avez les Israéliens qui vont envoyer des missiles patriotes qui eux coûtent 2 millions. Bah là, vous voyez à quel point si vous étiez au sud Liban et que vous aviez un intérêt géostratégique à attaquer Israël, forcément l'alignement est parfait. Vous payez 200 dollars, ils doivent payer 2 millions, vous les épuisez à force.
On arrive dans un monde où vous pourrez avoir une attaque gratuite, 0 € un cœur qui peut mettre un pays par terre avec simplement son ordinateur. Donc un intérêt à l'offensif extrêmement puissant puisque vous n'avez pas besoin d'une masse énorme de moyens. griller quelques étapes mais on a compris l'idée.
Ouais, je pense qu'on a je pense qu'on a compris l'idée. Donc je disais si l'offensif coûte très peu cher et que le défensif coûte très cher, on est dans des périodes béliqueuses dans l'histoire parce que il y a un intérêt fort à attaquer pour une nation. Elle dépense pas beaucoup de ressources, elle peut obtenir beaucoup.
Si vous avez au contraire une défense euh qui euh qui coûte euh très peu cher face à une attaque très chère, période plus pacifique, ça coûte trop cher d'attaquer, autant commercer, vivre dans un monde paisible et ne pas se prendre la tête avec des guerres qui vont nous ruiner. Voilà pour résumer cette histoire. On arrive dans une heure, il donne il donne des des trucs plus concrets sur les bases de soutenabilité de nos sociétés thermo-industrielles en terme énergétique de ressources parce que donne pas d'exemple.
Juste un détail, on rentre dans un monde de rarfaction quand on voit les États-Unis donner des permis pour aller récupérer les nodules polymétallique à 4000 m de fond avec des grosses moissonneuses batteuses quand on les voit vouloir prendre le Groenland. Si on peut juste sur sur ce sur ce point précis, c'est quelque chose que j'entends beaucoup et notamment chez chez certains ingénieurs qui peuvent être médiatiques, Jean Covici et cetera. Quand on quand quand on parle de pic énergétique, les gens ont l'impression que soudain, il y aura plus d'énergie, qu'on va plus trouver euh qu'on va plus trouver de de matière premières, qu'on narrivera plus à produire.
Et donc parfois certains de bonne foi entrent dans une perspective très décroissante où ils se disent "Bah finalement, il vaut mieux arrêter de produire, arriver dans l'air de la sobriété mais avec parfois des conséquences heureuses." Euh alors que franchement, je vois pas que qui nous propose un modèle heureux de de sobriété parmi ceux qu'on connaît. Ça arrêtaé de manger du comté.
Enfin bref, on rentre pas dans leur folie parce qu'ils salissent même les idées qu'ils veulent défendre. Euh ce modèle-là, Europe écologie des ver citez les moins, citez-les moins. Euh donc rappelons quand même aux gens qu'en réalité ce que ça veut dire ce fait d'atteindre un pic, ça veut pas dire que soudain on trouve plus de pétrole ou de gaz ou qu'on trouve plus.
Ça veut juste dire qu'en réalité, voilà, au bout d'un moment, ça va coûter cher d'extraire et qu'on peut arriver à un moment où ça coûtera peut-être plus cher de d'obtenir cette ressource que ce que cette ressource va nous apporter en terme de croissance. On nen est pas sûr qu'on va arriver à un moment d'épuisement total. Ni vous ni moi.
En tout cas, il y a beaucoup d'études qui sont très contradictoires. Donc je pense que puisqu'on ne sait pas si véritablement il va y avoir un épuisement de la ressource, on peut uniquement penser si on fait de la prospective en terme de risque. Combien est-ce que ça nous coûterait s'il y avait un épuisement à ce moment-là ?
Quel est le risque de tout miser sur cette énergie-là plutôt que celle-ci ? comme on enfin comme on pourrait dire trivialement, il faut pas mettre tous et tout dans le même panier. Et dès lors qu'on commence à penser en terme de risque, je pense qu'on peut davantage avancer que dans une perspective très angoissante que nous promettent certains à savoir on arrive au pic, il faut tout de suite changer de modèle.
Je peux vous proposer une même deux même trois 4 5 Merci. C'est trop gagné avec moi ça. Combien de de baril de pétrole le monde consomme par jour ?
Je ne sais pas, j'aime bien ces questions. Mais dites-moi, dites-moi les réponses quand même. Non, non, je donne pas les réponses.
Je suis pas là pour donner les réponses. Mais pour les gens qui écoute, ils vont se demander. 104 millions de baril par jour, c'est la dernière réponse que je donnerai.
Combien de cuivres ? Combien de tonnes de minerais pour extraire de l'uranium ? Combien ?
Dites-moi. Je ne sais pas. Je sais pas.
Je vous pose la question. Quand vous voyez les Belges revenir sur le nucléaire, les Japonais revenir sur le nucléaire, les Indiens, les Chinois, les Américains, les Français, bon tout le monde. Hm hm.
Le robinet du l'extron du nucléaire. Ça va devenir problématique. Alors, je pose une question.
J'ai pas terminé. Donc là, en terme de capacité énergétique à coût correct pour donner 2200 calories à la population par jour. Hm hm.
Ça va devenir compliqué non ? Alors parce que si si on si le baril de pétrole il passe à 350 dollars, le kilo d'engrais pour aller faire des tomates, ça va être compliqué. Ouais.
Euh je vous pose une question. Est-ce que vous savez combien de stock d'uranium on a en France et pour combien d'années on pourrait tenir ? Alors ça tombe bien parce que c'est notre sujet.
On a été voir on a été voir, on va le dire aux gens. Comment on va on va le dire aux gens. On va vous écoute.
C'est quoi votre source ? Donc c'est 10 ans. Vous avez appelé Arnaud Mondbourg.
Dites-moi. Non. Et je vous pose la question.
Quelles sont vos sources ? Mes sources ? Bah je je lis la littérature scientifique, j'essaie de voir mais c'est quelle source ?
Donc pour vous c'est pas 10 ans. Non mais je vous pose la question quelle est votre source ? Bah enfin pour le coup c'est dans des dans des livres que j'ai lu.
Là j'ai lu le livre des grands illusionnistes. Un livre écrit par Géraldine Vosner qui cite ça. Donc oui je je Pour vous c'est pas 10 ans.
C'est non pas 10 ans. Non. Alors combien d'années ?
On garde ça pour nous ou non ? Non, je pense que ça vaut c'est important pour nourrir la discussion. C'est beaucoup moins de 10 ans.
Très bien. Donc on a des stocks qui peuvent durer plusieurs années. Pourquoi je vous dis ça ?
À mon sens c'est 10 ans. Quelqu'un vous donne une réponse ? Pas du tout.
Il est en train de me montrer Astrid mais c'est un autre problème. Ça va mettre 15 ans. D'accord.
Très bien. Donc pourquoi je disais ça ? On a des stocks d'uranium donc qui peuvent nous permettre de d'obtenir cette énergie nucléaire.
À l'inverse, quand on regarde les alternatives, c'est pour ça que je vous disais tout à l'heure, il faut plutôt penser en terme de risque, de probabilité et se dire plutôt que euh donc on arrête tout, on arrive à la décroissance parce que euh on n'est pas certain d'en avoir pour le restant de nos jours, parce que certains disent que finalement c'est pas 10 ans, parce que ceci et cela. Plutôt que de se dire ça, pensons en terme de probabilité que quelque chose advienne de risque quel faisons des calculs avantage risque et comparons au reste. L'uranium, on a des stocks.
Donc certains disent 10 ans, vous vous dites moins. En tout cas, on a des stocks. On sait que l'uranium c'est pas ce qui prend le plus de place à stocker.
C'est pas ce qui est le plus difficile à stocker. Si on compare au gaz typiquement, alors là euh bah peu de stock, ça prend une place énorme à stocker. On doit l'importer de pays avec lequel on est en bien plus mauvais terme que si on regarde les pays dont on importe l'uranium, Kazakhstan, Canada, ça va un peu mieux.
Arrivait plus à fournir. Ouais. ça va un peu mieux euh avec ces pays-là qu'avec par exemple l'Algérie.
Donc imaginez que parce qu'on se dit euh qu'on n'a pas envie euh de dépendre de cette matière première là, alors on se met dans la main de bien d'autres matières premières plus onéreuses, plus difficiles à stocker avec des pays avec lesquels on s'entend moins bien. Est-ce que sous prétexte que on n pas du stock pour la vie d'uranium, alors on devrait se mettre dans la main bah du lithium, du gaz algérien. Enfin, vous voyez, on arrive à des absurdités à la fin où finalement parce queon est en train d'essayer de trouver des défauts au nucléaires, on va se porter sur les énergies intermittentes.
Et parce que les énergies intermittentes ne peuvent pas tourner sans, on va avoir besoin du gaz, des centrales à charbon, une absurdité où finalement à la fin on est bien plus dépendant, bien moins écologique, bien moins compétitif. ça coûte beaucoup plus cher pour les gens alors qu'on a devant nous celle non pas qui est parfaite, non pas qui ne comporte aucun risque, non pas une énergie où on se dit jusqu'à la fin de nos jours et jusqu'à la fin de l'humanité, on est sûr qu'on aura de l'uranium. Personne peut dire ça, personne peut vous dire ça.
Mais on sait dans l'état actuel des connaissances que c'est le calcul le plus rationnel de se dire que si on compare tous les risques, c'est celui qui emporte le moins. Ensuite, si on est techno optimiste ou si on est tout simplement optimiste, on voit le projet ITER à Cadarche. Je vous ai dit tout à l'heure que j'avais audité le commissariat énergie atomique.
Donc, j'ai été à Cadarche, j'ai vu ce projet. Si on a un peu d'optimisme sur ça, mais ne misons pas dessus et restons quand même rationnel, alors on peut se dire qu'on aura peut-être demain une énergie infini grâce à ce projet, grâce à la fusion nucléaire. Peut-être ne misons pas tout dessus, on est encore loin de la commercialisation du fait de pouvoir pas cher.
Énergie infini est pas cher et enfin pour le coup vraiment le projet qui redonne confiance dans le fait qu'on puisse continuer avec un modèle d'énergie infinie et pas cher quand on a une société immature. Immature dans l'emploi de l'énergie, vous le savez, on est une société de transformant. Qu'est-ce que vous voulez dire par immature ? immature dans le sens où euh est-ce qu'on va s'amuser à faire de l'obsolescence contrôlée encore des années ?
Est-ce qu'on va s'amuser à faire On a tous utiliser euh l'expression et passe-moi l'expression mais acheter des merdes qu'on va jamais utiliser ou qui ne servent à rien. Continuer à vouloir plus vite, plus loin, plus fort, plus vite, plus loin, plus fort. Donc avoir de l'énergie bon marché dans une société immature, c'est pour aller où ?
Vers quoi ? Mais qu'est-ce qu'une société mature ? une société qui arrête de se faire la guerre peut-être.
Non, sans doute. Sans doute. Mais c'est ça a rarement été corrélé à la maturité, à la culture.
Vous savez, les gens étaient tous surpris que l'Allemagne des philosophes et des scientifiques été était la plus béliqueuse. Je sais pas s'il y a vraiment moins une corrélation entre la maturité d'un peuple et ça. Je parle pas en terme société capitalistique immature.
Hm hm. Bon, c'est un autre débat. On viendra voulez dire société de consommation qui consomme à l'excès, qui achète et qui jette ce genre de truc.
Fast fashion, enfin tout ce dont on parle en ce moment. Envoyer des retraités, faire des croisières en Arctique. Ouais, c'est intelligent.
Ouais, je comprends ce que vous voulez dire. Non, bah franchement, je vais pas vous dire oui. Euh peut-être peut-être qu'on sortira de ce modèle par écœurement.
Je crois pas qu'on en sortira par la contrainte, l'échec, les subventions, on en parlait tout à l'heure. Ça me paraît vraiment être des expédients. Une fausse manière de se donner l'impression qu'on règle le problème.
En réalité, on gaspie toujours plus d'argent public, mais je me dis qu'on en sortira peut-être par l'écœurement. Et je pense que quiconque a est allé en Italie euh dans des endroits magnifiques, visiter des musées bondés où il pouvait même pas approcher le moindre tableau parce qu'il y avait 70 personnes qui faisaient des selfies devant, euh voit très bien ce que ça peut vouloir dire cet écurement. C'est pour ça qu'il faut aller au Danemark.
Ouais. par exempleemark ou qu'il faut jamais aller en Italie au mois d'août mais voilà on on en vient déjà sans doute à changer nos habitudes quand on voit je sais pas pas besoin d'aller en Italie d'ailleurs, si on va au Louvre, si on va dans des musées français et qu'on s'aperçoit que pour voir la Joconde il y a des lignes et des lignes et puis toutes les nationalités qui sont avec leur perch selfie oui il y a un côté un peu un peu un peu un peu écurant. Quel avis ?
Ouais, pardon, c'est moi. Quel avis vous avez sur les gens qui balancent des des de la soupe sur des toiles ou qui se collent les mains ? Bah, des profanateurs euh qui tout à l'heure, je vous disais profane une vitre blindée, hein.
Ouais. Et il profane des œuvres de l'humanité. C'est leur but d'ailleurs, c'est de choquer par cette action de profanation.
Ils se disent "On va mobiliser l'opinion publique parce qu'on touche à quelque chose de sacré." C'est ça une œuvre d'art. Quand on voit une œuvre d'art exposée dans un musée qui nous a été légué encore une fois par des siècles et des siècles, nous a été transmis jusqu'à mériter d'être exposé dans un musée et que les gens payent pour venir la voir.
Quand ces gens-là jettent de la soupe sur des tableaux et des et des œuvres d'art, leur objectif c'est nous choquer, nous faire voir quelque chose qu'on aurait sans doute pas vu. Mais que pense-t-on de leur combat quand on voit ça ? Sincèrement, je vous disais tout à l'heure, parfois ils salissent les idées qu'ils veulent défendre.
Moi, je peux pas avoir d'estime pour quelqu'un qui imagine qui va donner envie à qui que ce soit euh de de trier ses déchets parce qu'il a jeté de la soupe sur un tableau. Ce serait quoi la la bonne politique pour sensibiliser Sarah Knafo à l'écologie ou à tout je suis très sensible autrement. La la bonne politique à mon sens, c'est la défense du beau.
Je crois je crois beaucoup à ça. Je crois que en France, on n pas seulement un patrimoine architectural, on a un patrimoine naturel magnifique. C'est on s'aperçoit qu'on a de la chance parfois quand on va dans d'autres pays ou je veux pas dire du mal de nos voisins, mais quand je dois aller à Bruxelles pour aller au Parlement européen, il m'arrive très souvent de me dire "J'ai quand même de la chance d'être française, d'être née dans ce pays-là." Euh il a des trucs sympas en Belgique.
Il y a des Oui, il y a des trucs sympas. C'est vrai, il y a des trucs sympas mais on n'est pas subjugué comme on l' moindre village français. Et je veux pas comparer pour pour dire du mal d'eux.
Il y a il y a aussi de très jolies choses et d'ailleurs dans dans toute l'Union européenne, dans toute dans sur tout ce continent magnifique. Mais bah disons que moi j'ai grandi dans un département qui n'est pas beau. La scène Saint-Denis, ça n'est pas joli.
Vous avez de beaux endroits, vous avez évidemment la basilique à Saint-Denis, mais quand vous voyez le reste, d'abord c'est un département qui est très moderne. Donc il a été construit dans une année où il y avait une chute du goût esthétique. En des années où il y avait une chute du goût esthétique, on était devenu assez utilitariste dans nos manières de voir l'architecture.
C'était cette phrase de le corbusier qui disait "Rome se musée des horreurs." Et il dit que c'est horrible pour lui parce qu'il y a des statues partout, des places et des fontaines et pour lui c'est quelque chose d'inutile. Lui avait une vision très utilitariste de l'architecture et il disait que pour lui l'architecture idéale c'était celle d'un avion parce que très épuré, on a mis uniquement les meubles qui avaient besoin de s'y trouver. euh tout est à sa place et euh il y a pas de fioriture, pas de moulure, pas de décoration, pas de cheminée, rien qui ne sert à rien.
C'était sa vision de l'architecture et c'est cette vision qui a vraiment gagné dans tout la prègerre. C'est ce qu'on construit presque partout. D'ailleurs, si on peut citer une des un des rares à mon sens défaut de vision du général de Gaulle, c'est sur cet aspect esthétique.
Il a contribué parce qu'il pensait que c'était la modernité à à accepter l'enlaidissement du pays. Et on a tous ces images en tête. peut-être loger les gens.
Non, c'était pas forcément pour loger. Je pense à je pense à d'autres trucs. Par exemple, j'ai travaillé à la préfecture de la scène Sennie.
Si vous mettez ceux qui écoutent sur Google image préfecture de la scène Si, vous allez voir ce que je veux dire. Vous allez avoir ce bâtiment, cette vision d'enfer construit en réalisme soviétique atroce, béton noir et cetera. Quand vous regardez la défense, quand vous regardez aux abords de de la moindre commune française, ces zones commerciales, Conforama et cetera.
Vous voyez ce ce comment dire cette cet enlaidissement de la France. Ouais. D'autres marques, c'est pas pour c'est pas pour stigmatiser Conforama.
Euh mais quand vous voyez ce ce déclin du sens esthétique, moi c'est quelque chose qui me frappe beaucoup. J'avais discuté avec un avec un architecte un jour qui me disait si aujourd'hui on veut reconstruire des bâtiments osmaniens ou des bâtiments taille de pierre style 17e et cetera, on peut pas le faire. C'est ce sera pas possible sur le marché.
D'une part, ça coûte trop cher, ça prend trop de temps. On a plus de gens qui savent le faire rapidement parce qu'on a pas assez de monde. On aurait pas assez d'artisans qui savent construire comme ça.
Et ça me fait penser à une idée, je vais finir par ça sur ce sujet. Ça me fait penser à une idée, c'est qu'il y a, je crois, dans notre époque une grande prétention ou un grand orgueil à penser grande mégalomanie, une grande mégalomanie à penser que notre génération sait faire tout ce que les autres générations savaient. mais qu'on a en plus ajouté d'autres savoir-faire.
On a l'impression que nous on est dépositaire de tous les savoir-faire ancestraux mais qu'en plus on sait faire des choses qu'il savaient pas faire. On nous en plus on a l'IA, en plus on a l'iPhone, en plus on a et cetera et cetera mais on on est presque persuadé que quelqu'un en tout cas sait faire ce que tous les autres savaient faire. Et je pense qu'on oublie qu'en réalité on a perdu énormément de savoir-faire.
Il y a énormément de choses qu'on ne sait plus faire. Tout à l'heure, je disais la compétence nucléaire, on aurait vraiment pu la perdre. Si notre folie déconstructiviste du nucléaire avait duré 20 ans de plus, on perdait la compétence.
Il y aurait plus eu assez de gens en emploi qui pourraient former des jeunes ingénieurs qui sortent d'école. Dieu merci, il nous reste cette génération transitoire qui va former les jeunes qui arrivent dans la filière nucléaire, mais on aurait pu la perdre. ce ce cette architecture, ce sens du beau et cetera, en majeure partie, on a accepté de le perdre parce que on a on a on a vécu dans une époque de mauvais goût et d'utilitarisme architectural.
Bon, après, il est existe des poches, on a vu Notre Dame. Revenons au Chine, États-Unis, intelligence artificielle, expérience de pensée, jus de cerveau, ils vont où ? Et nous on va rester dans le gay combien de temps alors sans énergie, sans projet énergétiqu sans ressources, sans accession, ressources facile ?
Ouais. Alors sur la partie énergie, j'essaie de pas revenir dessus parce que je vous en ai parlé tout à l'heure. Je vous ai dit que Biden par exemple, ça avait beaucoup joué li fait de comprendre qu'il fallait des centres de données très consommateurs en énergie, ça a beaucoup joué dans le fait qu'il disent aux écolos maintenant vous arrêtez avec le nucléaire, on va miser sur le nucléaire, on en a besoin.
Donc ça je mets je mets de côté un chiffre pour que pour qu'on les tous en tête, mais vous vous le connaissez. 92 % de nos données des données européennes sont stockées aux États-Unis. Donc je pense que juste avec ce chiffre, on comprend à quel point on a perdu toute souveraineté, à quel point vous avez raison de dire et nous qu'est-ce qu'on fait au milieu du gay, au milieu de tout ça pour donner un exemple avec le blanc sein de nos élites.
Ah, totalement. C'est exactement ce sur quoi j'allais venir. Pour donner un exemple aux gens, sous Emmanuel Macron, on a signé un projet qui s'appelle le else Data Hub et qui accepte de donner à Microsoft, Microsoft Azure plus précisément, toutes nos données de santé.
Quel est l'objectif initial de ce projet ? L'objectif, c'est de permettre la recherche avec des millions de données, métadonné de santé qui vont être stocké sur un serveur et qui permettront de trouver des recherches beaucoup plus facilement, d'entraîner une intelligence artificielle avec. Ouais, a priori, c'est bien, c'est une bonne idée.
Il y a beaucoup de médecins qui font ça. C'est-à-dire qu'ils essayent de prendre les données qu'ils ont qu'ils ont acquises pendant toute leur carrière et qui essayent d'en faire quelque chose, de trouver des résultats. Il y a beaucoup de enfin, je sais pas si dans vos familles vous avez des médecins mais presque tous les médecins qu'on connaît ont déjà fait ça.
Il noté sur leur carnet. Voilà une corrélation entre euh un monsieur qui fait qui se réveille à telle heure le matin, est-ce qu'il est en bonne santé à telle date ? Enfin, il notaient énormément de choses et après ils en tirent des euh des des euh remèdes, des analyses médicales et cetera.
Et là, on se dit, on arrive dans un monde, on peut le faire sur des millions de données. C'est génial. Donc a priori, on est content de se dire on va faire avancer la recherche.
Mais au lieu de le faire nous-même, on l'offre sur un serveur américain. Vous savez et on le dit quand même pour les gens qu'il existe aux États-Unis des lois extraterritoriales qui permettent notamment le cloud act qui permettent au gouvernement américain d'exiger de n'importe quelle société américaine de donner toutes les données qu'il a en sa possession si un intérêt américain l'exige. Demain, vous pouvez avoir les États-Unis, le gouvernement américain qui se met à réclamer à Microsoft les données de santé des Français.
Et pourquoi c'est gravissime ? D'abord, je pense que tout le monde comprend bien que ces données de santé, c'est à peu près ce qu'on a de plus personnel, ce qu'on a de plus de plus intime et à quel point ça peut arriver à des risques géopolitiques majeurs. On voit que les Américains, ils sont totalement prêts.
On se souvient de Frédéric Pierucci, enfermé dans les jaules américaines, à peine arrivé sur le territoire américain et juste après, les Américains nous nous achètent. Euh cette filière d'Alstom avec la bénédiction de nos élites, comme vous le disiez, Macron déjà. Euh donc on voit à quel point ils peuvent l'utiliser pour leurs pour leur pour leur intérêt propre.
Par ailleurs, autre chose à savoir et qui va peut-être faire percevoir la la valeur et le côté précieux de ce qu'on a donné. Les données de santé françaises sont sans doute les plus structurées du monde. Avec un numéro de carte vitale, on a tout. toutes nos analyses de sang, tout ce qu'on a pu faire par le passé de vaccins, toutes les je sais pas les prises de sang qu'on aurait fait, les dépressions éventuelles que certains auraient fait, l'alcoolisme de certains, les maladies, les avortements pour certaines et cetera et cetera.
Donc par exemple, tout la vie d'une personne peut se retrouver sur son numéro de carte vitale, où il va, quel est son médecin, à quelle fréquence, est-ce qu'il a des problèmes cardiaques ? Est-ce qu'il a une maladie qu'il veut cacher ? Est-ce que et cetera et cetera ? prend du temps, ça leur évitera de percer les conduites d'eau usé de l'Élysée pour savoir si Ouais.
Pompidou avait un cancer. C'est ça. En fait, on aura même plus besoin d'aller par curiosité voir ce qu'il y a sur le toit de l'ambassade.
On saura déjà qu'ils ont tout ce dont ils ont besoin. En en en une demande faite à Microsoft Azur, le gouvernement américain peut dire "Tel politicien français, je veux ça sur lui." Tel cadre de telle entreprise, je veux ça sur lui.
Demain, par exemple, on arrive au projet dont je vous parlais, à savoir devenir le leader militaire du continent. On dit aux Allemands, on dit aux Italiens, vous devez acheter des avions français. Demain, vous avez le gouvernement américain qui peut dire "Donnez-moi toutes les données d'Éric Trapier." Voilà le patron de d'assauto, je veux tout savoir sur lui.
Et il nous décrédibilise un patron. Il nous déstabilise une boîte qui pouvait faire concurrence aux boîtes américaines. Et du jour au lendemain, il le fait.
Il peut faire chanter quelqu'un. Ne faites pas le naïf, ça vous va pas très bien. Donc par la naïveté de des élites françaises qui ont offert sur un plateau nos données de santé à Microsoft.
Et important de le dire, quand on a donné nos données de santé à Microsoft dans le casadre du ELS Data Hub, donc il y a à peine quelques années, soit Emmanuel Macron et Cédric à l'époque était ministre, à cette époque, il y avait pas que Microsoft qui candidatait pour obtenir ce marché, il y avait aussi OVH. Donc on avait aussi un acteur, on avait aussi un acteur local. Et qu'est-ce qu'on a dit à l'époque ?
Et d'ailleurs même Laaknil s'en est ému en disant on constate que le gouvernement français a fait le choix d'offrir ce marché à un acteur américain. On le regrette parce que ça va permettre des ingér, ça pourra permettre des ingérences étrangères, noir sur blanc dans le rapport de l'accil de l'époque 2023. Il y a eu pourtant un concurrent français qui qui prétendait à ce à ce marché et on ne l'a pas choisi.
À l'époque, le gouvernement avait dit OVH est pas assez développé. Euh il y a pas toutes les fonctionnalités. Première chose déjà un peu bête et méchante, on pourrait se dire bah ce projet on veut le mettre en place à peine maintenant.
Si on avait attendu un an de plus en disant à OVH vous avez 1 an pour vous former à ce qu'on veut. On veut telle et telle fonctionnalité et sinon ben on prendra la concurrence. Je pense qu'il l'aurait fait.
Deuxième chose du hasard. Ils ont pris feu en plus. C'est du hasard peut-être.
J'ai pas d'éléments. Deuxième chose, je pense que là c'est un peu le serpent qui se mort la queue. Nos entreprises ne se développeront jamais si elles nous n'ont pas le soutien fort de l'État, mais pas par la subvention, par les marchés publics.
Et quand on regarde comment les entreprises américaines se sont développées, bah là il faut pas faire l'idéaliste libéral. Elles se sont développées par l'armée américaine, par le gouvernement américain, par des marchés publics parfois même surévalués et surfacturés pour leur permettre de vivre et de continuer de croître. Elles se sont développées comme ça.
Nous, on a un modèle absurde. Donc, on en vient à des solutions concrètes sur notre souveraineté technologique. On vit un modèle absurde en France où vous avez une même collectivité, mettons l'État, une région au hasard, la région Île-de-Fance, une mairie, enfin un département, peu importe, une collectivité publique qui le matin même peut subventionner une start-up française, une entreprise française en disant "Regardez, je fais de l'innovation start-up nation, j'ai donné un peu d'argent à un tel et un tel" et qui l'après-midi dans son attribution de marché public va faire travailler son concurrent américain.
J'ai plein d'exemples. Donc je vais pas les citer parce que j'ai pas envie de gêner qui que ce soit, mais ça existe tous les jours. Ça se trouve, vous avez une région qui va dire "Je donne tant d'argent à telle société qui édite des logiciels et qui l'après-midi même va dire "Mais pour tous mes services, on va utiliser Microsoft." Pourquoi vous leur donnez de l'argent si vous croyez pas en eux ?
À quoi ça a servi de leur donner l'argent des français, de l'argent public qu'on a payé avec nos impôts si ça n'était pas finalement parce que vous aviez un minimum de foi dans leur capacité à se développer, dans le fait que l'entreprise était bonne. Il y a aucun investisseur qui ferait ça. Vous imaginez si vous êtes investisseur, vous dites "Je vais donner 1 million à un tel mais en fait je pense qu'il est trop nul et que Microsoft c'est 100 fois mieux." Si vous n'y croyez pas, vous ne donnez pas.
Vous rappelez de la petite musique de l'époque qui disait "Oui, mais vous vous rendez pas compte, les Chinois ont des comportements prédateurs sur de données, les Américains sont plus aptes à les protéger. Ah bah ça c'est fantastique. Bah là je dis l'air Trump ouvre des perspectives parce qu'on a la brutalité américaine sans masque.
Il est à découvert. Moi c'est ça ce que j'apprécie dans son élection. Je me dis enfin les Français vont se dire on a toujours cru que quand les États-Unis faisaient quelque chose c'est pas les Français.
Les Français les les les élites françaises se sont toujours dit pendant longtemps. Non je d'ailleurs vous avez raison parce que je pense que chez les Français il y avait toujours un réflexe anti-atlantiste mais pas chez les élites. Pourquoi un réflexe anti-atlantiste ?
Ils ont vu que la NSA avait écouté nos présidents. Ils s'en sont rappelés. Ils ont vu que les Américains, bah ils aspiraent les données un peu de partout.
Ils ont vu qu'on nous a empêché notre contrat de vente de sous-marin à l'Australie, qu'on nous a privé de milliards. Oui. qu'on nous a privé de milliards et c'était pas Trump, c'était Joe Biden.
Ils ont vu que quand Pierucci a été arrêté aux États-Unis, c'était pas Trump, c'était Obama, le gentil Obama qui voulait le bien du monde et cetera. Donc je Nobel de la paix. Prix Nobel de la paix.
Incroyable. Donc euh quand je dis "Nous avons été naïfs, je parle évidemment de la classe politique française." C'est de la naïveté ou c'est de la forfaiture ?
Regardez-moi dans les yeux et dites-moi. Ouais. Bah je pense que ça dépend des gens.
Je pense qu'il il y en a certains dont on peut dire young leader, on peut trouver la trace et cetera. Moi j'aime pas accuser à tort sur ce genre de truc hyper fort parce qu'à la fin bah vous êtes en droit de me dire bah donner une preuve. Quelles sont les sources ?
Bah voilà, quelles sont les sources ? Et bah peut-être que vous vous les avez. Moi je j'ai pas de preuve de quelqu'un qui aurait été payé.
J'ai entendu beaucoup d'histoires et je pense que si c'est pas sourcé, ça nous intéresse pas. Bah voilà, sur Général électrique, peut-être qu'on a lu les mêmes livres, peut-être qu'on a entendu les mêmes histoires sur Arabel, peut-être qu'on a entendu les mêmes choses. J'ai pas de document à l'appui.
J'ai jamais eu, je sais pas, un français qui m'a avoué les yeux dans les yeux qu'il avait été payé par le gouvernement américain pour nuire à nos intérêts. Et peut-être le gouvernement anglais. Peut-être le prochain scandale, je pense qu'on a des indices.
Vous voyez ce que je veux dire ? On a des indices peut-être que qu'on a pas de preuve ou peut-être qu'elles sont pas sur la place publique. Mais oui, bah quand quand on lit certains livres sur certains couples, sur des intérêts croisés, sur le fait qu'il y ait des entreprises qui étaient vendues aux Américains alors qu'elles étaient stratégiques et que certains se sont beaucoup enrichis, forcément, on se dit là, il peut y avoir matière à faire fêure, fortfiture et pour beaucoup d'autres sans doute une forme de naïveté aussi. un côté très atlantiste de la classe politique qui croyait en permanence que les États-Unis voulaient notre bien.
Et là, l'élection de Trump vient dire brutalement si on veut, en tout cas franchement à la face du monde, chacun pour sa peau. Mais vous partez du postulat que les élites françaises comprennent ces sujets. Ah, je pense qu'avec Trump là, ils sont en train de comprendre non ?
Par sinon, il faut leur dire faut leur dire en chinois sinon sans vouloir faire de mauvais jeux de moi. Pas mal, pas mal. C'est avec Trump, ils comprennent pas là.
Franchement, ils sont ils sont sourds et complètement sourds. Non, je pense qu'ils comprennent sont sour ou ils sont juste crétins ? Je dirais sourd.
Moi, j'aime pas insulter les gens. La chrétinerie hein, c'est une chrétinerie hein. La chrétinerie est une chrétinerie.
Non, je pense que pour beaucoup ils sont idéologues. Idéologu enfermés dans un carcan dans lequel ils ont été formés. C'est possible.
Oui, vous avez raison. Parfois, l'idéologie mène à des stupidités, à des aberrations historiques et puis après on on se dit "Mais comment ont-ils pu être aussi bêtes, aussi aveugles et cetera Là, s'il peut les sortir de leur aveuglement, alors il aura déjà fait un grand pas. S'il peut contribuer à relégitimer le discours d'une forme d'égoïsme national.
J'utilise le mot égoïsme, il est chargé. Mais je pense que chez lui quand il dit l'Amérique d'abord, c'est ça aussi. C'est chacun pour sa peau et sil peut permettre de relégitimer le fait que nous on se dise ça, qu'on arrête avec cette forme de naïveté qui parfois peut conduire au suicide vraiment au suicide au suicide de nos intérêts, à l'autodestruction pour euh pour pour utiliser un terme moins fort à l'autodestruction.
Alors là, il aura fait il aura fait un grand pas. Et d'ailleurs, vous remarquez, chose intéressante, qu'il est apprécié par les plus souverainistes de tous. Moi, j'en fais partie.
Mon premier mon premier engagement politique, c'était pour le souverainisme. J'ai créé la première association souverainiste de science P. Euh c'est un sujet sur lequel je me suis beaucoup battue.
Les plus sincères souverainistes d'Europe ont vu d'un bon œil son élection quand les plus atlantistes de tous, ceux qui détestent le mot de souveraineté, il se trouve qu'ils sont aussi les mêmes qui détestent Donald Trump. Est-ce que vous avez écouté le discours de Gid Evens à concernant la liberté d'expression ? Ouais, tout à fait.
Votre avis, votre point de vue ? Mon point de vue, c'est qu'on n pas attendu Jade Devens pour le dire de notre côté chez Ronquêt. Donc c'est évidemment des constats qu'on partage.
Je regrette les deux réactions extrêmes, c'est-à-dire ceux qui ont été subjugués en disant "Waouh, c'est un discours magnifique comme s'ils avaient jamais entendu ça par le passé." On passe notre temps à le dire he que évidemment on n'est plus en démocratie quand ce n'est pas la voix du peuple qui compte. quand sur certains sujets le peuple s'exprime à 1000 reprises pour faire comprendre sa désapprobation et que pourtant on continue qui a un problème et qu'on peut plus prévaloir du beau qualificatif de pays démocratiques.
Je pense notamment au référendum Bafoué de 2005 mais on pourrait parler de 1000 autres sujets comme l'immigration sur lequel il est désormais clair que les Français ont dit on avait donné qu'ils avaient donné leur part et pourtant le pouvoir politique continue de dire il faut il faut y aller. On en accueille 500000 tous les ans. ce que Emmanuel Macron a répété lundi lors de son sa très très longue émission.
Donc de ce point de vue-là, j'ai trouvé qu'il y avait des constats qui étaient assez sous antibiotique vous aussi après ça ? Non, ça va. Non, parce que prendre 3 heures de merde dans lespans après il faut pour se préparer.
J'ai eu l'habitude, hein, je vous ai dit vous avez fait mes études. Euh donc euh proche, vous allez pouvoir vous baigner dans la scène avec un traitement pareil, hein. Là, le système immunitaire, il est taqué.
Ça coûte très cher he la baignade dans la scène. Vous avez vu ça ? Euh donc Jade Evens des constats que moi j'ai trouvé basique.
Je suis d'accord avec ce qu'il a dit parce que c'est ce que je défends. C'est ce que j'essaie de dire à longueur de discours au Parlement européen. C'est ce que Éric Zemour a dit en 2022 de manière à mon sens très très audible par le peuple français.
Donc cette réaction de gens subjugués, j'ai pas trop compris. J'avoue les les gens de droite qui avaient besoin qu'un Américain vienne à Munique pour leur dire leur cas de vérité. Bon bah enfin, il s'agirait de le voir soi-même.
Et de l'autre côté, la réaction qui l'autre réaction qui m'a déplu, c'est les réactions des Vierges des Far Rouché. Oh quelle horreur ! Un américain vient nous dire ça.
Enfin, ça va, c'est on était tous très contents quand Dominique de Villepin à New York en 2003 est allé dire ces quatre vérités au peuple américain. Et on n pas dit que c'était de l'ingérence. On n'a pas utilisé les grands mots.
C'est peut-être aussi parfois une bonne chose dans l'histoire qui ait des dirigeants euh au sein d'une même civilisation, au sein de peuples qui peuvent se ressembler dans leur mauvais travers, dans les les enjeux qu'ils sont en train de traverser, qui puissent se dire les choses. Quand Villepin fait la leçon aux Américains, j'applaudis. J'ai adoré ce discours à l'ONU.
C'était très bien. Il leur faisait vraiment un cours magistral. Quand vous avez Kennedy qui d'ailleurs corrélé à ce que je disais tout à l'heure sur le le traité de l'Élysée avec de Gaul quand Kennedy va à Berlin pour dire ich bin ouais pardon pas Robert Isbin Berliner quand il va dire ça d'ailleurs juste c'est presque une réponse à deux goin c'est de dire on est chez nous ici c'est notre précarré et ne pensez pas que vous allez prendre les Allemands comme petit frère bref quand Kennedy va à Berlin pour dirige Biden anden Berliner qu'est-ce que c'est incroyable c'est pire que Jay Devens il arrive enfin c'est le protecteur qui arrive sur son territoire, je suis berlinois et qui fait un discours beau discours qui a marqué l'histoire mais personne n'a dit "Oh quelle ingérance atroce, c'est horrible et cetera." En tant que français, quand de Gaul va au Québec et dit "Vive le Québec libre, on applaudit des demains." Ça pour le coup, c'est une belle ingérence du point de vue canadien mais on applaudit parce que voilà, on se dit c'était son rôle d'y être et les Québécois s'en souviennent avec émotion et ils se disent pas de go a osé nous dire ça.
Ils se disent "On a un homme qui est venu qui a dit une vérité aux Québécois. ça leur a peut-être fait prendre conscience eux-mêmes de certains enjeux ou alors ils ont redécouvert des choses qu'il savaient. Bref, donc ces deux réactions m'ont un peu étonné de la part des Européens.
On embrasse fort les Québécois, très fort d'ailleurs. Tout à fait. Revenons à la Chine et aux États-Unis, l'intelligence artificielle.
Hm hm. Là, on a éclusé le dossier consommation énergétique. On a vu les Chinois faire des réacteurs autorium pour avoir encore un mix énergétique encore plus robuste et polyvalent.
D'accord. Ouais. quand ils vont avoir cette capacité de calcul gigantesque, tous les chiffrements vont tomber, tout ce qu'on a envoyé chiffré chez Pierre, Paul ou Jacques va vont être interceptés.
On va vers quoi selon Sarafo et où va la France au milieu de de ces deux titans qui souhaitent prendre l'hégémonie mondiale ? Ouais. Déjà les 50 prochaines années.
Ouais. Je commence par la fin déjà. Euh Fukuyama.
Non, c'est ça. Ouais. Fouuyama qui pensait à la que c'était la fin de l'histoire et puis l'histoire s'écrit sous nos yeux.
On a de la chance hein, d'un point de vue intellectuel, on assiste à des à des choses vraiment magnifiques et on voit l'histoire s'écrire sous sous nos yeux, pas qu'entre les deux titans, mais même au Moyen-Orient, même chez nous sur notre continent. Enfin, on voit on voit des choses que je pense la génération de nos parents ne pensait pas qu'on vivrait. Ouais.
à 31 32 ans de voir ça, d'avoir le cerveau bien câblé, de voir cette histoire. Qu'est-ce que ça vous fait ? Ça c'est une émulation intellectuelle juste.
Vous avez des enfants. Oui. Euh c'est pas juste une émulation intellectuelle parce qu'on est tous parties prenantes.
On n'est pas spectateur du monde dans lequel on vit. Euh on est à l'intérieur, on a des enfants, euh ils sont euh dépendants de des décisions qu'on va prendre. Donc déjà, je pense que ça doit être quelque chose qui nous responsabilise.
Il peut y avoir quand on quand on essaie de comprendre les enjeux un aspect excitant dans le sens intellectuel du terme, c'est-à-dire une émulation, se dire "Waouh, ça s'écrit sous nos yeux, on voit comme une partie de de domino, enfin quelque chose qui qui là pour le coup est stimulant parce que soit on connaît l'histoire et on voit les enchaînements et donc ça peut être vraiment intéressant intellectuellement, mais pour autant ça doit pas devenir un jeu. C'est pas un jeu. Parfois, il y a une forme de légèreté.
Je sais pas si on écoutait le CI. Enfin, je trouve que parfois on a des gens qui qui sont sur les plateaux qui commandent ça. On a l'impression qu'il commandent des matchs de foot.
L'Ukraine, la Russie, ils en parlent avec une forme de légèreté qui parfois peut paraître indécente. Donc quand on dit émulation intellectuelle, faut pas croire que pour autant ça soit léger. On est responsable légè ou frénésie ?
La frénésie, ça c'est sûr. On sent une frénésie. Ça bouge vite.
Ça bouge vite. Et en fait ce qu'il y a de peut-être surprenant c'est que la génération de nos parents, en tout cas des miens, c'était une génération qui pensait que l'histoire était fine. Vous avez cité Fukuyama, on y croyait.
Il y avait eu Huntington, on le prenait pour un vieux fou. On se disait "Non, c'est Fukuyama qui a raison." À la chute du mur, c'est fini.
Les démocraties libérales, comme on disait, ont gagné. L'empire soviétique s'est effondré. Il y a un modèle qui a appris le pas sur tous les autres.
Et ce modèle, croyait-on, à l'époque, porte la paix, le commerce, la liberté des peuples. Et donc euh il va devenir de manière pérenne le la seule voix de l'humanité et tout va bien se passer. Il y aura plus d'histoire et c'est d'ailleurs à ce moment-là qu'on croit pouvoir tirer les fameuses dividendes de la paix, désinvestir dans notre outil militaire.
Heureusement, on a l'arsenal nucléaire mais pour le reste, on a clairement désinvestis. Quand le général de Villier avait dit à Macron, "Dans peu de temps, la guerre peut revenir sur le sol européen et on est en train pour des raisons budgétaire par ailleurs stupide quand on voit la suite de l'histoire 1000 milliards de dettes supplémentaires mais on a fait partir ce pauvre général de Vil qui disait la vérité prétendument par souci de rigueur budgétaire son ridicule. Là encore je disais tout à l'heure une allocation irrationnelle des ressources totalement irrationnelle.
On donne de l'argent pour l'égalité des sexes en Irak, mais on donne pas de l'argent pour notre armée qui n'aurait que 3 jours de munition en cas de guerre de haute intensité. Passons. Euh, je ferme cette parenthèse.
Donc, émulation intellectuelle, oui, choc des Titans, États-Unis, Chine, pas que ça, mais euh néanmoins sans doute ce qui va dessiner euh les années qu'on qu'on va vivre euh nous nous tous. Euh si on regarde ça d'un point de vue enfin quelle est quelle est la logique de cet affrontement, on s'aperçoit que dans l'histoire, il est assez courant que les deux grandes puissances du moment euh s'affrontent quand il y a une puissance émergente et une puissance déclinante. La puissance émergente évidemment la Chine, déclinante les États-Unis.
Et on s'aperçoit que la Chine en veut, qu'elle s'arme. Alors qu'on a toujours dit que bah dans le confuscianisme, il y avait pas de guerre, que les Chinois ce serait jamais euh une puissance militaire, que c'était tout par le commerce et cetera. Il y a des logiques dans l'histoire.
Peut-être même qu'ils le voulaient pas mais ils y viennent et c'est la logique de l'histoire. Moi, je pense qu'ils y ont pensé et que on était un peu naïf là encore. Euh donc sa première logique, puissance émergente qui affronte la puissance décline.
Euh tout au long de notre histoire, on l'a vu, à l'époque, l'histoire se jouait beaucoup sur le continent européen. Donc c'était la France de Napoléon contre la Grande-Bretagne avec la puissance de la France de l'époque face à la puissance industrielle naissante de la Grande-Bretagne qui voulait affronter la puissance d'entend. Après, on a eu l'Allemagne qui était à son tour la puissance émergente contre la grande puissance britannique.
Et si d'ailleurs on observe ces exemples que je viens de donner, on y voit aussi une autre logique qu'on retrouve dans le conflit chinues, c'est euh il y a un livre de Carl Schmidth qui s'appelle Terre et mer et qui explique comme la puissance une puissance maritime très forte va toujours être amenée presque malgré elle en conflit avec une puissance maritime très forte. puissance euh les États-Unis évidemment puissance maritime énorme, la plus grande de toutes qui a les deux océans sur ces deux côtés et puis la Chine, empire du milieu puissance terrestre monumentale mastodonte. On aurait pu dire aussi la Russie à l'époque de la guerre froide contre les US, aujourd'hui c'est la Chine.
Donc ces deux pôles qui s'affrontent, quelle que soit la logique historique qu'on prend, on voit que leur conflit est inéluctable. C'est ce que Obama a compris. Je pense que d'autres avant lui l'avaient compris.
Euh c'est ce que même ce pauvre Biden a entériné. Je sais pas s'il a compris grand-chose mais en tout cas il a entériné que c'était comme ça. Et il y a eu ce fameux pivot américain.
Les l'Europe c'est derrière. Il faut maintenant se tourner et mettre toutes nos ressources vers le Pacifique. C'est là-bas que ça se joue.
Euh ça se joue sur de multiples sujets évidemment. Je pense que ce à quoi on va assister, vous me demandiez ça, c'est un découplage de ce ce duo qui se termine en duel. sino-américain.
Je crois que c'était Warren Buffet qui disait "Qu'est-ce que le capitalisme ? C'est l'alliance de Walmart et du parti communiste chinois. Walmart, la grande enseigne euh le carrefour américain et du parti communiste chinois." Il disait en fait le capitalisme du du 21e siècle, c'est ça, c'est l'alliance des deux.
Et là, on assiste, le Superug, c'est le Ouais. le super. On assiste à un découplage comme s'ils étaient totalement imbriqués sur tous les sujets.
L'un dépend de l'autre. Par exemple, les États-Unis qui dépendent fortement de la Chine pour importer évidemment, mais aussi sur leur dettes très dépendants. Et on a vu le marché des obligations le jour où les Chinois ont dit "On va se venger de l'annonce de Trump des 140 % de droits de douane" et que se sont mis à vendre la dette américaine dont ils disposaient.
Euh donc je pense que les États-Unis étaient rentrés dans une spirale vieille de peut-être 30 ans où ils s'étaient totalement imbriqué à la Chine et où ils avaient fait que tous leurs intérêts étaient totalement soumis au bon vouloir des Chinois. production de téléphone portable, on a parlé des semi-conducteurs, importation, donc un modèle économique reposant quasi exclusivement sur la consommation et plus sur la production où le seul but a été pendant 30 ans de faire baisser les prix le plus possible. Et pour faire baisser les prix, bah vous allez pas faire travailler des Américains qui exigent un certain niveau de salaire par et de protection sociale et qui ont certaines revendications.
On les fait pas travailler à n'importe quelle heure ni n'importe comment. Euh vous qui connaissez euh la Chine, vous allez dans une usine chinoise. Euh on connaît pas la Chine plus que ça.
On n jamais Pourtant l'ambassade nous a proposé d'aller là-bas. Mais euh vous vous sieriew, la chaîne, j'entends beaucoup parler de la chaîne sur votre chaîne. Tout à fait.
Euh euh vous allez dans une d'ailleurs recevoir un expert chinois dans pas très longtemps. Très bien. Vous allez dans une usine chinoise, je crois pas qu'on puisse voir de de CGtistes.
Euh c'est ser pas Ouais. Donc fictif. Il serait pas traité de la même manière que chez nous.
Je pense qu'on les laisserait pas bloquer Je pense qu'on les laisserait pas bloquer le les trains aux horaires de vacances si on peut parler comme ça en Chine. Plaisanterie. Donc les États-Unis ont totalement imbriqué leur modèle et fait totalement dépendre leur économie, leur technologie à une seule nation la À une seule puissance Lion.
On va revenir sur le coup des grèves et des trains parce que c'était gratuit. On va y revenir. Allez-y, continuez le on va y revenir.
Euh donc des erreurs vieilles de 30 ans ou peut-être euh encore une fois aveuglement euh mauvaise vision de ce qu' allait devenir l'économie. Je parlais de la France tout à l'heure en disant on a cru à la fin des usines, on a cru à l'économie de service et on s'est dit que c'était ça l'avenir, le développement, que la future croissance reposerait sur ça. On y a cru, les États-Unis y ont cru et on voit nos deux nations, mais globalement tout le monde occidental, il y a des exceptions quand même, qui est passé d'un modèle de production à un modèle de consommation où l'unique objectif c'est de vendre à Bakou des produits en pensant que c'est comme ça qu'on va défendre le pouvoir d'achat des gens.
Et là soudain, on a Trump qui arrive. Vous croyez à ça ? Pas du tout.
Mais alors, pourquoi vous le dites pas direct ? Les élites américaines ont fait baisser les prix à gogo pour contenter avec des slips à 2 dollars. Exactement.
C'est une catastrophe. Crois pas du tout. Ils ont pu ils ont vous êtes plus rapide que moi.
Moi j'arrivais à la conclusion maintenant. J'étais en train de dire que Trump arrive après ces 30 années d'erreur et que maintenant il commence à dire droit de douane. Et là vous entendez nos experts sur toutes les chaînes infos.
Ah les premiers qui vont payer c'est les Américains. Vous entendez ça toute la journée comme moi. Les premiers à subir la politique de Trump ça sera les Américains.
Pourquoi ? Parce que effectivement quand on augmente les droits de douane, il y a un objectif, c'est de renchérir les prix des produits importés pour rendre plus compétitifs les prix des produits qui ont été faits chez nous. Donc oui, c'est même l'objectif de faire monter les prix des produits qu'on importe.
Et ceux qui ne voient que par le petit bout de la lornette se disent "Ce sera une catastrophe pour le consommateur américain ou pour le consommateur français si on fait ça demain chez nous." Casse pauvre. Mais ce qu'ils ne veulent pas voir, pauvre, riche, peu importe d'ailleurs parce que même un riche qui veut s'acheter une voiture euh qui vient euh d'un pays et qui l'a importé, il va voir le prix de la voiture qui va force fortement augmenter.
Qu'il s'en cogn un peu, hein. Le consommateur, parlons euh quel que soit son niveau de vie, mais dire ça, c'est ne voir chaque individu, tout ce que tout ce que nous sommes uniquement comme des consommateurs. C'est oublier le travailleur, c'est oublier le citoyen.
Donc oui, l'intérêt du consommateur peut être atteint si jamais un produit importé coûte demain plus cher. C'est clair que si demain on dit acheter des t-shirt chez Zara, ça coûtera plus 12 € mais ça coûtera demain 30 €. Bah oui, ceux qui allaient acheter des t-shirts chez Zara vont devoir payer plus cher dans une autre marque.
Ou dans une autre marque. Je dis je donne un exemple. Et si le coût de la tonne d'azote explose ?
Ouais. Qu'est-ce qu'on fait ? Attendez, je finis juste sur ça.
Important. Euh si on considère les gens que comme des consommateurs, alors on aura toujours peur d'utiliser ces remèdes-là et on se dira toujours, il vaut mieux continuer dans notre roue. ne faire comme politique économique et comme seule politique économique toujours baisser les prix en important des produits, ne plus les fabriquer chez nous parce qu'on narrive pas à être compétitif par rapport à un pays comme la Chine et quand bien même on supprimerait tous nos codes, quand bien même on baisserait les impôts, ce qu'il faut faire impérativement en France de même si on faisait tout ça, on narriverait toujours pas à être aussi compétitif qu'un travailleur chinois.
Bon, ça je pense qu'il faut l'admettre, on n'a pas envie de vivre comme eux tout simplement. même si on supprimait le code de l'environnement dans son ensemble, on ne serait pas aussi pollue que peut l'être la Chine. Et on n'a pas envie de vivre dans ce monde-là.
Je pense ni vous, ni moi, ni ceux qui nous écoutent. On n'a pas envie d'avoir le modèle chinois pour exemple. Donc alors pourquoi on achète chinois ?
Bah c'est la bonne question parce qu'on a fait une erreur. C'est-à-dire qu'on s'est dit je je redis alors à chaque fois que je dis on je parle des élites occidentales, françaises, américaines. En l'occurrence, je parlais des deux pays qui ont fait cette même erreur, qui ont désindustrialisé leur pays en se disant ça vaut plus le coup de produire chez nous.
Chez nous, c'est trop cher. Le seul objectif, c'est que les produits soient moins chers. Puisque le seul objectif, c'est que les produits soient moins chers, il faut qu'on aille les faire produire dans des pays où ça coûtera moins cher.
Donc des gens payés au lance-pierre, pas de code, pas de norme, pas de taxe. Enfin bon, pas de taxe. J'ai tenté qu'on puisse parler de taxe dans un pays communiste très particulier.
Donc euh ce modèle là, je pense que là il y a il y a une fenêtre d'ouverture pour qu'il se close. Trump c'est ce qu'il se ferme. C'est ce qu'il se ferme, si vous préférez ce mot.
C'est ce que Trump essaie de faire en mettant des droits de douane sur les produits importés de la Chine. Et donc là, les gens qui ne voi que par le petit bout de la lornette vous disent "Ah, le consommateur américain va payer." Encore une fois et j'en reviens là, si on ne voit les citoyens, les Français que comme des consommateurs, on est perdu.
Que devient le pouvoir d'achat du consommateur quand il a perdu son travail ? À quoi est-ce que ça nous reviendrait de pouvoir continuer d'acheter à 2 € des produits si on perd son emploi, qu'on est au chômage et que l'industrie dans laquelle on travaillait n'existe plus ? il y a plus de pouvoir d'achat et on s'aperçoit que c'est une politique totalement absurde sur laquelle on a tout fait reposer qui dont aujourd'hui les effets sont en train de nous sauté au visage.
Alors ça veut pas dire que ce sera facile parce que c'est jamais facile de revenir sur 30 ans d'erreur en 100 jours seulement mais je pense qu'on peut en tout cas commencer que c'est la vision stratégique en tout cas qui est celle aujourd'hui des États-Unis. Je sais pas d'ailleurs si Trump a été aussi pointu dans sa réflexion que ceux que j'ai pu lire et qui l'ont conseillé. Je pense notamment à un homme qui s'appelle Stéphane Miran euh Harvard, professeur un peu plus de 40 ans, qui a été formé par les conseillers de Rean, qui a écrit un papier en novembre 2024 avant l'élection de Trump, juste avant, dans le dans le un papier dans lequel il donnait toute la stratégie en réalité que Trump est en train d'appliquer aujourd'hui.
Peut-être qu'il l'appliquera pas à la lettre, peut-être que d'autres conseillers prendront le pas sur lui, je ne sais pas. Mais en tout cas, quand on lit ce papier, on se dit certains Américains ont compris où allait le monde pour reprendre votre expression du début, ont compris comment est-ce qu'ils pouvaient reprendre leur destin en main. Ça passe par retrouver une économie productive, réindustrialiser leur pays, reprendre la main sur leur énergie, reprendre la main sur leur monnaie.
Et là, on s'aperçoit de je crois tous les fondamentaux qu'on a abordé depuis tout à l'heure, les États-Unis seront pour nous un laboratoire grandeur nature. Est-ce que ça marche ? Est-ce que la Chine est déjà plus forte que ce qu'on croyait ?
Est-ce qu'on arrive à remettre chez soi toute une industrie tech ? C'est aussi l'objectif, c'est même l'un des objectifs majeurs, vous veniez sur ça tout à l'heure. Est-ce qu'il arrive demain à devenir plus indépendant ?
Est-ce que ce découplage finalement a une chance de succès ou est-ce que la Chine est plus forte que ce qu'on croyait ? Est-ce que vous entendez par découplage la multipolarité comme disent les Russes ? Non, j'entendais par découplage le fait euh d'être de moins en moins dépendant euh d'une seule puissance dans laquelle on a mis presque tout notre destin entre ses mains.
Et nous aussi. D'ailleurs, vous connaissez le le vieux proverbe de guerre économique ? Un chômeur coûte plus cher qu'un mort.
Waouh ! Vous comprenez ? Ouais.
Pourquoi ? Pourquoi est-ce que pourquoi est-ce qu'ils disent ça ? Pourquoi ?
Pourquoi un chômeur coûte plus cher qu'un mort ? Bah parce qu'on doit continuer de payer pour lui alors. Alors dur.
Ouais dur. Horrible. Vous vous rappelez de Jackal qui disait qu'il fallait euthanasier les vieux parce qu'il coûtait trop cher.
Dur ça aussi. Non je me rappelle pas. Quel g ilalie ?
Ah bonne question. Je pense que c'est ce que les gens lui répondaient d'ailleurs. Attention parce qu'on vieillit tous.
C'est très important qu'on garde nos vieux parce que ça permet de combler le fossé intergénérationnel quand il y a des générations qui se laissent porter par trop de bombenance facile et trop d'énergie facile. Passons passons nous la France au milieu de l'Europe au milieu de cette dislocation géopolitique mondiale drapé dans la l'étendard de la vertu. On défend nos valeurs.
Bla bla bla bla bla. Ils en sont où les patriotes ? Je ne parle pas des nationalistes.
Quand je vois la droite Pierre, Paul, Jackes, faire campagne de boutiquier, faire comme un chin. Vous êtes de droite vous ? Non.
Ouais. Les gens de la droite, ils vont continuer de faire un peu comme les autres partis politiques, c'est-à-dire chacun sa petite boutique, chacun son petit commerce. Hm.
Chacun sa petite chapelle, continue à faire vivre ses petites équipes. Ouais. Comprenez ma question ?
Bah tout à fait. Alors forcément, je me sens pas je me sens pas visée et je partage votre diagnostic. Je me sens pas visé parce que ben 81 Jacques reconquête, c'est le parti le plus jeune.
Nous, on a commencé en disant justement on veut pas être comme comme tous les les politiciens qui ne pensent qu'à faire vivre la maison, c'est pas le but du tout. Sinon, bah, je vous l'ai dit tout à l'heure, on avait tellement de choses plus confortables en réalité à faire. Si c'est pour des prébandes, pour une vie confortable et cetera, c'est vraiment pas le bon choix.
Ni pour Éric Zemour qui gagnait parfaitement sa vie, qui en terme d'ego, d'orgueil était parfaitement comblé. Bah, je pense que tout le monde se souvient de ce qu'il faisait sur C News par le passé et cetera, de son interview sur Syerview. De son interview sur Sinkerview.
Euh 3 millions de vues euh que vous l'aviez, c'est là où on s'était rencontré d'ailleurs. Tout à fait. On s'était vu pour la première fois.
Euh et euh et moi je vous ai dit, j'étais franchement enfin j'avais rien à demander de plus à la vie quoi. Pas de rien en orgueil à chercher, pas de moyens financiers enfin on espérait. Donc euh si c'est pour la boutique, moi je comprends pas.
C'est-à-dire que je ferai 1000 autres choses en fait si c'était pour des intérêts matériels. Donc si on le fait, oui, il y a quand même une part de de sacrifice, ça peut faire grandir lequant et j'ai pas du tout envie de l'impression de donner l'impression que je veux que les gens me plaignent. C'est pas vraiment pas du tout le cas.
Au contraire, j'ai de l'énergie, j'adore ce que je fais, je le fais parce queil faut le faire et que j'ai pas envie de faire autre chose. Donc je cherche aucune compassion. Des coups à prendre.
Bah oui, d'un côté on peut dire ça, mais de l'autre voilà, il faut pas faire causette quoi. On le fait parce qu'on veut le faire. Euh moi je pense que ça se voit que je suis contente de le faire, que j'y mets l'énergie, que j'ai pas envie d'être ailleurs.
Donc voilà, j'aime pas les politiques qui se plaignent. Il y a tellement de gens qui souffrent bien plus que je suis députée européenne. Je connais plein de gens qui qui aimeraient plutôt avoir ma vie que des conditions plus difficiles d'exercice.
Donc je suis pas à plaindre. Quoi qu'il en soit et Pierre Paul Jacou quoi qu'il en soit la droite la droite le monde politique même dans son ensemble d'ailleurs tout à l'heure je vous disais ils réfléchissent plus par rapport au sondage que par rapport à leur propre à leur propre conviction s'il y en a en fait j'ai l'impression que c'est quelque chose aussi qui est passé presque totalement en dehors de de la classe politique à savoir est-ce qu'on réfléchit encore un peu au sujet est-ce qu'on peut vraiment se pencher sur quelque chose en se disant bah sur ça je sais pas j'ai pas d'opinion voilà les gens pensent ça en majorité mais moi je sais pas encore. J'ai besoin de me former avant de répondre.
Qu'est-ce que je pense sincèrement de ça ? Et je pense que si on se pose pas vraiment cette question, si la seule question qu'on qu'on se pose, c'est qu'est-ce qu'il faut dire ? Bah, on devient comme tout comme tous les autres, comme toute la classe politique qui nous conduit jusqu'ici, c'est-à-dire dans le sens du vent, ne fait rien, subit les évolutions du monde parce que enfin, il faut quand même un peu de courage par exemple pour dire "On accepte que les prix des produits importés montent." Je reprends juste cet exemple.
Il faut un peu de courage pour dire ça. Il faut un peu de courage pour dire le niveau scolaire aujourd'hui est totalement déplorable et et il va falloir faire beaucoup d'efforts, faire travailler vos enfants dur. Vous allez faire des devoirs tard le soir, il faut un peu d'effort pour demander ça aux gens.
Je pense que est-ce que les gens ils ont le temps de faire ça quand ils bossent pour un salaire de misère qui se tapent 2 heures de transport en commun à retour qui se font virer leur bagnole parce que elle est trop sale, trop machin, trop ils ont pas les sous. Ouais. Bahà, aujourd'hui, vous avez des gens qui quand ils pensent à l'avenir de leurs enfants sont obligés de faire ça et ils en font même plus parce que l'école ne le fait plus du tout.
Nous, on a des aspirations banales si vous voulez. Moi, vous m'avez dit "Vous êtes de droite". Je vous ai dit oui, mais en réalité quand j'ai réfléchi, je me dis je me dis de droite parce que tout le reste de la société renvoie tout ça à la droite mais moi j'ai des aspirations de femme banale.
Ne pas avoir peur quand je sors dans la rue. vouloir que mes enfants aillent à l'école pour apprendre quelque chose, vouloir que les professeurs n'aient pas de boule au ventre en entrant dans une classe. Vouloir être dans un pays où on peut avoir un rendez-vous chez un docteur quand on est malade.
Ne pas attendre 9h aux urgences. Vous voyez ? Enfin, tout ça, si on parle de manière non politisée, vous me dites "C'est pas de droite, c'est pas de gauche, tout le monde devrait vouloir ça." C'est banal en fait.
En réalité, quand j'étais jeune, je savais pas que j'étais de droite. 32 ans. Oui.
Quand j'ai quand quand je dis quand j'étais jeune, je pensais à mes 15 ans dans le bus quand je traversais la scène Saint-Denis et que je me disais juste "C'est pas normal de vivre comme ça." En fait, on s'y habitue. Je m'habitue à mettre mon sac en bandouillère, à ne jamais sortir mon téléphone.
Si j'ai mes écouteurs, je me dis "Ah, je suis en train de chercher, je vais me fairequiéter, c'est certain." ne pas s'habiller comme on veut, garder ses chaussures dans son sac parce qu'on se dit il faut pas s'habiller comme ça, c'est de la provoque. Enfin, tout ça, toute cette accoutumance où on se dit euh presque comme si c'était un phénomène météorologique, ça nous est tombé dessus, on peut rien y faire, on l'accepte, on doit vivre comme ça.
Et je pense que c'est ça a été longtemps le plus grand drame en fait, cette forme de fatalisme. On doit vivre comme ça, c'est presque normal. Et je pense que ce qui fait du bien parfois, c'est juste de se dire "On n'est pas obligé." Il y a beaucoup de gens qui ne vivent pas ainsi.
Nos parents ne vivaient pas comme ça. Ils ont eu de la chance. Euh c'est il faut aller vivre en Corse.
Ouais, en Corse. Il y a encore certains villages. Mais vous voyez, on en est réduit là.
En fait, moi je crois plus au aux solutions d'évitement individuel. Pour vous donner un exemple triste, euh vous avez tous ces français euh qui a y a des livres de Christophe de Christophe Guilou qui parlent de ça. Tous ces français qui vivaient en banlieu et qui ont fui les banlieux pour aller vivre ailleurs.
Moi c'est mon cas par exemple même si lieu pour des raisons financières non pour des raisons sécuritaires, pour des raisons culturelles parce que la boule au ventre tout simplement en fait voilà juste je je le dis avec des termes pour le coup assez pudique mais oui on a peur un peu un peu un peu pognon de partir de vivre de de bah c'est ce que j'allais vous dire en fait c'est que ce qu'il a les moyens de partir oui clairement ou mais ce qu'il y a de triste c'est que j'allais vous dire que c'est même pas forcément des gens riches en fait quand vous voyez les banlieux qui se sont vidés c'est pas pour que que les gens aillent vivre dans le 16e, c'est parce que les gens sont allés dans ce que Christophe Guil donc appelle la France périphérique. Ça coûte parfois même moins cher que les banlieux mais c'est excentré. Vous avez pas de métropole à côté, vous vivez dans un désert médical, ce qu'on appelle parfois les zones rurales ou le péri urbain, donc des grandes zones pavionnaires qui coûtent pour le coup parfois même moins cher que la banlieue mais vous avez fait un sacrifice et que vous avez accepté de vivre loin de la ville.
Et bah quand on regarde l'histoire de France toutes les années 50, c'est l'exode rural. Tout le monde veut vivre en ville. La chanson magnifique de Jeanferra euh la montagne, il quittent un le un le pays pour s'en aller gagner leur vie loin de la ville où ils sont nés.
Donc tout le monde s'en va, tout le monde quitte sa campagne et va vivre dans les villes. Et puis soudain, si vous si vous si on regarde l'histoire récente de France, vous avez dans les années 2000 un phénomène presque inverse où les gens ne retournent pas dans les zones rurales mais dans le péri urbain et donc il quittent les banlieux. Et ce phénomène-là dans les livres de Guilu, il vous l'explique par "On se sentait plus chez nous".
On avait peur, on avait l'impression qu'on était plus les bienvenus alors qu'on avait grandi ici et cetera et cetera. Je vous dis, moi j'en suis partie, mes parents ils sont, j'y retourne tous les weekends, donc je suis encore bah attachée et dans la réalité de de ce qui de ce qui est devenu la scène Saint-Denis. Pourquoi papa maman ?
Euh ils sont donc mon père chef d'entreprise, il a été longtemps commerçant et ma mère est est coach et avant elle travaillait dans un laboratoire. Coach euh coach sportif. Non, pas sportif, euh coach euh de vie.
Ouais. Euh et euh et donc j'y j'y retourne j'y retourne tous les weekends. Ça aide à à connecter en fait.
Bah voilà, je sais ce que ce que vivent les gens. Je raconte pas des choses d'idéologue ou euh comme certains parfois parlent d'immigration de manière très désincarnée. Bah, j'essaie que ça ne soit pas mon cas.
Donc je vous disais des gens qui ont tenté de fuir. Et pourquoi c'était triste ? Je reviens à ça.
Euh Guiloui donc raconte cette France, les banlieux, ils quittent les banlieux parce qu'ils veulent fuir les conséquences de cette folle politique migratoire d'accueil où ils se sentent plus à l'aise, ils se sentent plus en sécurité, bref, ils ont ils ont le sentiment qu'ils ne sont plus chez eux. Ils s'en vont dans le péri urbain. Et là, vous voyez un drame récent comme le drame de Créol.
Vous voyez ce petit Thomas rugby man 17 ans, pas d'histoire, pas un gosse à problème, rien. Enfin voilà, le garçon normal de la France normale qui fait qui fait pas d'histoire quoi, qui casse pas les vitrines et tout. Et ce garçonlà trouve la mort dans une soirée dans un bal de village.
Le truc le plus banal du monde, personne pourrait imaginer perdre son fils dans un bal de village à Créole. Donc tout à l'heure vous disiez ou alors vivre en Corse, mais je me dis voilà, on en est réduit là en fait à se dire il y a peut-être encore quelques zones où on peut être en sécurité mais finalement pour combien de temps ? Est-ce qu'on peut y croire vraiment ?
Est-ce que des exemples comme ça finalement ne nous disent pas non, il faut un surceaut collectif, il y aura pas de solution individuelle. Il faut pas s'imaginer que on va essayer de fuir euh dans telle telle rue de Paris, dans tel village et que finalement les conséquences ne nous sauteront jamais au visage. Si vous vous êtes formé au sport de combat, vous avez appris à tirer, vous avez une bombe lacrimau dans votre sac, vous avez un noun chakou dans le sac à dos ?
Non non non non non. Bah on espère quand même ne pas avoir besoin de ça. Non mais oui, ça m'est arrivé plein de fois de bah j'aurais pu en avoir besoin mais mais non, je l'ai jamais fait final.
Vous êtes pour ou contre le port d'arme ? Plutôt pour euh plutôt pour plutôt pour en fait une une réforme pénale qui nous on avait appelé ça dans notre programme la défense excusable et on disait qu'il y avait un droit à la légitime défense. Par exemple pour quelqu'un qui se fait braquer chez lui dans la nuit et qui se retrouve à devoir défendre sa famille.
Je peux poser une question ? Je suis désolé. Imaginez-vous, il y a quelqu'un chez vous, il a la dalle.
Il a pas à manger, il pense qu'il y a personne dans la maison, il dit qu'il va se faire un fri. Il y a quelqu'un qui rentre chez moi. Ouais.
Il rentre chez vous, il y a personne. Il voit pas de lumière, il crève la dalle. Il va dans la cuisine, il se fait le frigo.
Ouais. Vous lui répondez au 12 au 9 mm. Moi perso.
Ouais. Non mais que vous avez compris la situation. Ouais.
Ouais, j'ai compris. Est-ce que je Comment je le renvoie de chez moi ? Oui.
Bah imaginez-vous s'il y a quelqu'un qui rentre chez vous parce qu'il a faim, est-ce que je mettre un coup de 12 c'est une bonne idée ? Bah moi, je mettrai pas un coup de 12 he je vous ai dit j'ai ni d'armes ni enfin non je me vois je me vois pas tirer sur quelqu'un personnellement. Je pense que c'est ce qu'on attend d'un d'un père de famille non de défendre sa maison.
Quelqu'un qui a faim en principe dans une société normale, il frappe à la porte, il demande. Euh je pense qu'on est quand même dans un pays où vous appelez le 115 et vous êtes assez bien lotifier, vous avez la soupe populaire. Euh ouais ou pas ?
Parce que parce que c'est des dispositifs qui sont très très pris. C'est d'ailleurs un gros problème même pour ceux qui sont pour l'accueil migratoire massif et qui se disent on a plus les capacités même avec une vision très très humanitaire. Enfin pass en tout cas quelqu'un un homme bien qui a faim, il rentre pas dans une maison par infraction en prenant le frigo.
Donc oui, il mérite quand même qu'on s'en défende. C'est un danger. Donc pour le port d'armes, je vous laisse terminer.
Ouais, je disais la défense excusable. Je pense qu'il faut donner au droit donner le le droit aux gens de défendre leur famille, de défendre leur maison et sortir de la logique où finalement le coupable serait celui qui se défend. C'est aussi le cas pour la police, ça s'appliquerait aussi à la police où vous voyez des scènes ubuesques et franchement qui font parfois mal au cœur.
On voit un policier qui pourtant a son arme, qui a appris à tirer, qui est mieux armé à tirer, qui tire cinq cartouches par an. Tout à fait, vous avez raison. Mais qui pour le coup est en principe mieux éduqué au métier de la sécurité que le voyou qu'il a en face et qui a passé sa vie à crier.
Parle de quel policier ? celui qui sait faire recruter avec 5 c de moyenne. Non non non, je parle juste de leur capacité à se défendre en principe de voyou qui viennent les agresser.
Et quand vous voyez que ces policiers là ont peur, ils sortent pas leur armes parce qu'ils se disent en fait si juste je sors mon arme, c'est l'IGPN ce soir, c'est la garde à vue et puis enfin c'est c'est l'prumiliation, ils sont arrêtés comme des délinquents quand bien même ils défendraient leur vie. Donc vous vous pouvez être menacé de mort. C'est déjà arrivé d'ailleurs, vous avez des faits d'hiver où des policiers se font tirer dessus et on leur dit "Mais il a sorti une arme, pourquoi vous êtes pas défendu ?" Des gardiens de prison ou des gardien de prison.
Euh quand vous êtes dans la rue et que vous êtes chargé du maintien de l'ordre, en principe quelqu'un sort son arme, ça devrait être un réflexe dans n'importe quel pays. C'est un réflexe. Vous prenez des pays civilisés, hein, vous prenez l'Italie, c'est le cas.
Vous prenez l'Espagne. Bon, ils ont une politique, ils ont une police un peu dure, mais vous prenez n'importe quel pays, quelqu'un sort son arme. Il est évident que la police va sortir son arme en retour.
En France, ils ont peur. Ils ont vraiment peur parce qu'ils se disent "C'est moi qui vais prendre. Lui, il sera libéré dans une heure et moi je vais dormir en garde à vue et je vais devoir dire à ma femme qui va me dire "Mais pourquoi tu as fait ça ?
Tu aurais jamais dû tirer et cetera." Ils ont vraiment peur et donc parfois au péril de leur vie, cette cette peur panique de de de la procédure qui va suivre peut parfois les mettre en danger de mort. Donc oui, pour la défense excusable.
On entend beaucoup dire que la France se mexicanise. Votre analyse. C'est vrai hein.
J'ai entendu Pierre Noisa ce matin sur sur BFM. Brillante Pierre Noisa qui est la tête d'une société de cryptom de cryptomonnaie. Brillante interview.
Ouais brillante. 20 minutes de 9h à 9h20 ce matin chez pas sur BFM. Ouais ouais de 9h à 9h20 pas ça.
Brillant. Euh sa fille a échappé à un rat à la mexicaine. Terrible, on entend fort.
Elle est enceinte. Elle est enceinte. Vraiment terri et il y a un commerçant Nabil je crois.
Ouais. Qui l'a défendu à coup d'extincteur. Héroïque pour le coup.
Euh mexicanisme. Oui, je pense que je pense qu'on peut dire ça. Franchement, il y a tellement de formules coupé machin.
Ouais. Euh ça c'est sur alors vraiment surtout pour euh pour le secteur crypto en ce moment, c'est vraiment cher payer euh tout ce qui tout ce qui leur arrive. Mais même d'autres hein, les homejacking et même d'autres he même pas sinus on se rappelle de Kim Kardashian c'est assez vaste en fait dès qu'il y a une richesse qui se perçoit un peu.
Les influenceurs qui mett qui montrent leur argent sur Insta, certains youtubeurs euh qui qui on a pas d'argent donc ça va. D'ailleurs, financez-nous sur Tipi, on a besoin de vous pour rester indépendant. Ah quelle transition !
C'est fort, très fort. Euh donc Mexicanisme, oui, on peut dire ça. On peut dire ça, je vois exactement pourquoi il veut le dire.
C'est ces pratiques de gangsters euh qui séquestre, qui demande des des rançons, qui coupent des doigts. Enfin bon, vraiment l'atrocité. On se demande on se demande comment on a pu arriver à un tel degré de sauvagerie.
Il y a plusieurs autres phénomènes. On peut aussi dire que la France se libise dans un certain sens, c'est-à-dire c'est Liban. Est-ce que si je suis déjà allée ?
Non, mais je connais un peu l'histoire du Liban. Mais j'aimerais beaucoup. J'aimerais beaucoup m'y rendre, j'ai jamais pu y aller.
Se Libanise euh le Liban, ce pays dont on disait il y a à peine 40 ans que c'était la Suisse du Moyen-Orient, un pays qui connaissait une très belle croissance économique, où il y avait vraiment une belle harmonie entre différentes communautés. Ça ça fonctionnait à ce moment-là. Et puis soudain, un pays où vous vous rappelez de la phrase de de Gérard Colomb, il disait "Aujourd'hui, on est côte à côte, demain on sera face- à face." Gérard Colon ancien ministre qui a lâché son ministère socialiste.
Donc un homme de gauche socialiste qui a été ministre de l'intérieur qui a été un le maire historique de Lyon qui est décédé je crois il y a de ou 3 ans et qui avait dit cette phrase ça avait beaucoup marqué parce que c'était un socialiste et en fait lui il expliquait quand je suis arrivée à la tête du ministère de l'intérieur je pouvais plus nier l'indéniable je pouvais plus être dans le déni soir des services. J'ai vu ce qui se passait sur l'ensemble du territoire et il est et c'est là qu'il ache cette phrase qui est très dure et et pessimiste. Aujourd'hui, on est côte à côte et demain, on sera face à face.
Le Liban, c'est devenu ça et c'est malheureusement aussi ce qu'on est en train de devenir. Donc oui, on peut dire mexicanise par les procédés qu'utilisent certains gangsters. On peut dire Libanise par la tournure que prennent les événements et la communautarisation.
Moi, j'aimerais bien qu'on puisse dire demain euh que la France prend un autre modèle que le Liban ou que le Mexique, un pays pas si loin du Mexique, le Salvador. Euh exemple que je trouve alors pour le coup, si on peut aller un peu sur sur des solutions, exemple que je trouve très frappant, si je peux le raconter, je prends je prends 3 minutes. Faites donc Vous avez un homme qui s'appelle Naï Bouqueleé qui prend la tête du Salvador.
Il a 37 ans au moment où il devient président du Salvador. Pour y arriver, il fait une sorte de pacte avec le diable. Donc Le Salvador, pays gangrainé par la mafia.
Des gangsters qui pululent, qui occupent tout le pays, qui soumettent l'économie. Le moindre commerçant est soumis à au désir desérat de de ces gangsters. Pour vous donner un exemple de pratiqu, mais c'est des pratiques courantes chez les mafieux.
Ils vont dans chaque boutique, dans chaque commerce et ils leur disent "Vous avez besoin d'un garde devant chez vous ?" Le type dit "Non, j'ai pas besoin d'un garde, je suis pas en danger." Et dans la nuit, il est braqué, les vitres sont complètement plastiquées.
Et donc le lendemain, il se dit "Ah bah oui, c'est vrai que j'ai besoin d'un garde." Et donc ils soumettent toute l'économie. On a une économie gangrainée, des prébandes dans tous les sens.
Bref, un pays mafieux, Salvador. Et là, vous avez Bouké qui arrive au pouvoir. Donc, je disais 37 ans, il fait un peu un pact avec ses gangsters en leur disant "Je vous laisse continuer les trafics notamment les trafics de drogue, mais en échange, je veux plus d'homicide." Faut savoir qu'à l'époque, le Salvador est le pays considéré comme le plus dangereux au monde par tous les instituts statistiques.
Vous avez des homicides partout. Si vous vous promenez dans la rue et que vous avez une tête qui a l'air d'être une tête d'un gang rival, bam, des vitres qui descendent et on vous tire dessus dans la rue, pas de justice, tout est gangrainé. Euh, il fait ce ce deal un peu moche où il dit "Les trafics vous continuez mais les homicides vous arrêtez." Top ! il arrive à gagner grâce à leur soutien tacite.
Peu de temps passe et là une nuit dans la capitale du Salvador vous avez d'un coup 80 homicides, un chiffre énorme pour une population plutôt petite. Et il pour juste vous donner le degré de de d'atrocité de ce que commettaient ces gangsters salvadoriens, un de leurs modes opératoires c'était de mettre le feu à des bus scolaires et quand les enfants voulaient descendre pour échapper aux flammes, il les mitraillent. Et c'était une des manières de traumatiser l'opinion publique pour obtenir tout ce qu'il voulait de la part du pouvoir.
Prébande, justice pénale totalement inexistante pour ne jamais être condamné et cetera et cetera. Donc c'est vous dire l'état du pays que prend en main ce bouquellé. Et une nuit donc 80 homicides dans la même nuit et là bouqueleté 10 c'est terminé.
Le deal est rompu. Vous avez voulu continuer de jouer alors que je vous avais dit qu'il y avait un pacte et que c'était la fin des homicides contre les Salvadoriens. C'est terminé.
Et là, en 7 mois, ça commence, le rêve commence. En 7 mois, il construit 70000 places de prison. 70000 en 7 mois.
Pour vous donner un exemple, Emmanuel Macron, il a depuis 8 ans, il a construit 5000 places de prison. Il en avait promis 15000. Il a même pas réussi.
Les rivins, ils en veulent pas. Et mais est-ce qu'on doit leur laisser le choix ? Vous savez qu'il y a des rivrins qui veulent pas des éoliennes et qu'on a créé un droit spécial pour réussir à dire on va imposer quand même des éoliennes qu'on ait juste le même droit pour les prisons que pour les éoliennes.
Et je pense que ça ira déjà beaucoup mieux. Et en réalité, vous en trouvez des élus un peu attachés au bien commun qui vous disent "Mais mettez-les chez moi". Robert Menard, d'ailleurs, c'est ce qu'il disait à Macron.
Il disait "Moi, je veux bien, mettez-les chez moi." Et vous savez, l'État français, il peut être très fort quand il veut, droit de préemption, ceci, cela et cetera. Exproprié, exproprié quand il veut pour construire des trucs aberrents.
Et puis là, soudain, ah mais non, les élus ne veulent pas, c'est l'État qui veut pas, ils veulent pas construire de prison. Il y a une idéologie derrière, si vous voulez, on y reviendra. Il y a des circulaires, c'est très clair.
C'est pas c'est pas quelque chose de fumeux que j'invente. Il y a une circulaire très claire signée par Tobira. et qui dit au juges "Ne mettez pas les gens en prison, préférez toujours les peines alternatives." Donc en réalité, on nous fait croire on met pas les gens en prison parce qu'il y a pas de place.
En réalité, on ne construit pas de place parce qu'on ne veut pas mettre les gens en prison. Et les les les modes alternatifs euh dit les modes de détention alternatif, bracelet électronique, vous devez pointer au commissariat et cetera sont préférés parce que les gens s'imaginent que si vous allez en prison, vous allez jamais vous réinsérer. Mais comme si le seul objectif de la prison, c'était la réinsertion.
Alors qu'en réalité, l'objectif de la prison, c'est de mettre hors d'état de nuire des gens qui sont dangereux pour la société. C'est déjà ça. Si en plus ça peut permettre de se réinsérer, c'est du bonus.
Mais l'objectif primordial, c'est mettre la société en sécurité. Je reviens à Bouqualé parce que c'est intéressant même sur la philosophie carcérale. Déjà visité des prisons françaises ?
Oui, tout à fait. À Nanter J'ai même fait des concours d'éloquences avec des détenus à Nanter figurez-vous. Incroyable, hein ?
Donc bouquer 7 mois 70000 places de prison et là il décide d'enfermer tous les gangsters qui étaient en train de s'aborder son pays. Tout le monde disait que le le Salvador narcoétat fichu que ça marcherait jamais et cetera. Un peu comme le fatalisme en bien en France.
On s'en relèvera jamais. Nous c'est impossible. C'est allé trop loin.
Imaginez ce que pensaient les Salvadoriens. Pays ont brûlé des cararts scolaires. Donc 70000 places de prison et là il déclare l'état d'urgence au Salvador et il se met à enfermer tous les gangsters qui pourrissaient la vie du pays.
Vous avez des débats un peu dans le monde occidental pour ceux pour les rares qui s'y intéressent et qui vous disent c'est pas un état de droit, c'est pas démocratique et cetera. Nous aussi, on a décrété l'état d'urgence. Faut s'en rappeler quand même en 2015 après les attentats, l'état d'urgence, c'est précisément la réponse du droit à une situation exceptionnelle.
C'est ce que disait Michel Debré d'ailleurs quand il prévoit les circonstances exceptionnelles dans la Constitution. Il dit "C'est parce que l'état de droit existe qu'on a prévu dans notre droit qu'on puisse y déroger dans des situations qui le méritent." Je ferme la parenthèse.
Ce que fait Bookellé et qui explique certaines certaines critiques, c'est que pour les gangstars salvadorien, il y a une pratique qui vise à se tatouer partout sur le corps les les exactions qu'ils ont commises. Donc par exemple, ils ont un symbole spécial quand vous avez commis des crimes. Si vous en avez dessiné trois, c'est que vous avez tué trois fois.
Quand vous avez commis des viols et cetera et cetera. et il se tâ tout tout ça sur le corps. Et donc ce qu'a apporté Bouellé qui est critiqué, c'est qu'il a dit "J'autorise la justice pénale à considérer comme une preuve recevable le fait de regarder sur le corps des gens les méfets qu'ils ont commis en observant ce qu'ils ont fait, ce qu'ils ont tatoué sur eux-mêmes." C'est ce qu'on lui reproche majoritairement.
Et en fait, lui dit "Pne mentir de toute façon parce que les gangsters n'autorisent pas ce genre de mensonge. Il se contrôlent entre eux. vous allez pas vous tatouer un faux truc sur le corps.
Donc ça sa manière d'y répondre rapidement c'était de dire on considère qu'il s'autodénonce en réalité. Il a rempli cette prison et alors conclusion, le Salvador est passé en 3 ans du pays le plus dangereux du monde au pays le plus sûr de tout le monde occidental. C'est un pays qui est aujourd'hui plus sûr que le Canada.
Ça fait 3 mois que vous avez zéro homicide. 0. Je pense que juste aujourd'hui à Paris, on a battu le Salvador sur ces trois derniers mois en prenant juste une seule ville.
Peut-être que même aujourd'hui dans cet arrondissement, on a battu le Salvador, je sais pas. Mais quoi qu'il en soit, résultat impressionnant. Vous avez Boulé qui a été réélu.
Le 18e, c'est très safe, il paraît. Non, le 18e. Ouais, c'est pas mal le 18e.
Ça dépend des quartiers. Vous avez Bouquellé qui a été réélu mais de manière totalement triomphale. Il a 87 % de taux de popularité.
Macron, c'est 23 pour comparer euh pour essayer de répondre à une à à ce que certains pourraient dire. Vous avez donc eu des élections il y a 2 ans, 3000 observateurs internationaux. C'est colossal pour un petit pays.
Ils constatent tous régularité totale, probité totale de l'élection, un triomphe, un triomphe total. Bellé est allé à la tribune des Nations- Unies. Il y a fait un discours, j'invite les gens à regarder parce que vraiment ça fait réfléchir.
Je dis pas que c'est le modèle parfait qu'on va tout appliquer mais ça fait réfléchir. Il est allé à la Tribune des Nations- Unies et il dit "Vous me reprochez d'avoir enfermé des milliers de personnes, mais moi j'en ai libéré des millions." Qu'est-ce que la liberté dont vous vous targuez dans le monde occidental quand les gens ont peur de sortir de chez eux ?
Qu'est-ce que ça veut dire la liberté en fait ? Quelle est la concrétisation, la matérialité de tous les principes que vous défendez quand vous dites démocratie, quand vous dites état de droit, quand vous dites liberté ? Qu'est-ce que ça signifie dans la vraie vie quand les gens ont la boule au vente dans les transports en commun quand ils ont juste peur dans la rue ?
Et lui dit "Moi, j'ai libéré des millions de mes concitoyens. Les innocents n'ont plus peur et les coupables ont peur. Voilà la vision de la justice qu'il a eu.
Résultat magnifique. Question internet souverainiste. Donc on propose la sortie de l'Union européenne point d'interrogation.
Euh c'est une question qu'on qu'on me pose souvent. Euh une question que je me suis beaucoup posée aussi parce que c'est vrai que quand on est souverainiste, la première question qu'on se pose, c'est est-ce qu'on peut avoir une souveraineté au sein de cet ensemble qui s'appelle l'Union européenne ? Je pense que en l'état euh il est clair que non, que ça nous en sert et cetera, mais j'espère que j'ai réussi un peu à y répondre tout à l'heure quand je disais j'ai dit tout à l'heure nous sommes des victimes consentantes.
Euh il y a ce texte de la boissie qui parle de la servitude volontaire. Pour nous la servitude est beaucoup volontaire. Je vous disais tout à l'heure, les Italiens, les Allemands, les Danois arrivent à défendre leurs intérêts parce qu'ils y mettent les moyens par des mesures très concrète.
Politique arrache très claire, négociation des traités, des outtout sur les textes quand il faut. Ils arrivent à défendre leurs intérêts vitaux à chaque fois qu'ils sont menacés auprès de de l'Union européenne, des instances de l'Union européenne et ils s'imposent. Ils s'imposent non pas parce qu'ils ont plus d'atout.
Non, on peut pas dire que le Danemark est plus d'atout que nous. On peut pas dire que l'Italie est plus d'atou que nous. On aurait pu dire ça pour l'Allemagne, mais l'Allemagne n'est pas le seul pays à réussir à tirer son épingle du jeu.
Ils y arrivent parce qu'ils le veulent. Alors que nous, on ne le veut pas. Ils ont gardé leur industrie surtout.
Ouais, mais si on prend d'autres exemples, je vous ai dit le Danemark, on peut prendre la Hongrie qui arrive à faire respecter ses frontières, on peut prendre la Pologne. Alors là, c'est vrai qu'il y a il y a une belle industrie aussi, mais ils y arrivent parce qu'ils se sont donnés les moyens sur des sujets qui touchent pas forcément à l'industrie. Quand vous voyez que Méloni par exemple arrive à faire plier Vlen en lui disant "C'est toi qui va payer mes accords migratoires avec l'Albanie, avec la Tunisie, elle arrive elle à prendre de l'argent à une allemande.
Elle est assez forte quand même. On a une italienne qui fait plier la Commission européenne en disant "C'est toi qui va payer pour ma fermeté migratoire." Tu vas payer où ?
Et bien, il y a forcément un où. Bah en fait ce que j'essaie de vous dire c'est que nous c'est pas tant que comme on n pas mis cette condition, on n arrive pas, c'est qu'on l'a même jamais demandé. On est là à toujours vouloir être les bons élèves.
Je vais pas revenir dessus plus longtemps, mais je vais quand même répondre à la question pour vous donner un exemple de comment ça réfléchit au sein du Conseil européen. Euh donc le Conseil, c'est l'endroit où se réunissent tous les chefs d'état. Euh c'est une des trois instances principales.
Donc les trois, c'est le Parlement européen, là où je suis, la Commission européenne présidée par Vanderleyen et le Conseil qui est la Réunion des chefs d'État. La France par exemple se fait une gloire de je cite la phrase que disent toujours les ministres français on n' jamais été mis en minorité au conseil. OK ?
Et quand on regarde pourquoi ils ont jamais été mis en minorité, c'est parce qu'ils se demandent toujours quelle va être la majorité et qui vote avec la majorité. Bah oui, c'est facile dans ce cas-là. Enfin, c'est la poule et l'œuf en fait.
Bah on va demander ce que veulent tous les autres et puis après on va voter comme eux. On n jamais été mis en minorité. C'est ça en fait le côté bonne élève de la France, c'est on n pas du tout envie d'être ceux qui vont empêcher que l'Europe se fasse alors que d'autres n'ont pas peur de créer des crises.
Pour remonter au général de Gao, la politique de la chasse vide. À ce moment-là, qu'est-ce qu'il se dit ? Il se dit un homme d'état, c'est quelqu'un qui n'a pas peur de créer une crise.
Tous les politiciens ont peur des crises et ils ont surtout peur d'en être à l'origine qu'on dise c'est lui qui a jeté l'Europe dans la crise et cetera. Deal quand il fait la chaise vide, il sait qu'il crée une crise mais il le fait en se disant d'une crise peut naître quelque chose de positif. Moi ce que je propose c'est qu'on accepte demain en étant au pouvoir de mettre l'Europe en crise sans être naïf.
Je respecte beaucoup les gens qui parlent de Frexit. C'est pas un gros mot, c'est pas un mot tabou. J'en ai beaucoup parlé qui parlent de Frexit.
Moi beaucoup de gens qui me parlent. Il y a des gens chez Reconquê qui veulent le Frexit. Après, il y a d'autres gens que j'apprécie, Florient Filippo et cetera qui en parlent qui sont plus médiatiques militants.
La légende, la légende du Frexit, c'est qui ? Euh, Philippo. Non, c'est François Elino.
Oui, aussi. Non, ça fait ça fait partie des gens qui réfléchissent. Euh c'est c'est pas c'est pas mon option, mais je vais expliquer quelle est la mienne.
Accepter une crise avec l'Union européenne. Je trouve que parfois chez certains partisans du Frexit, il y a une forme paradoxalement de fétichisme du droit. C'est-à-dire puisque le droit est tel qu'il est et que il ne nous convient pas, il faut sortir tout de suite parce que sinon ils vont nous l'imposer.
Et parfois il ne voit pas qu'en réalité il y a toujours un jeu entre le droit et la puissance. C'est-à-dire des nations qui arrivent, je vous ai dit le Danemark, à dire ce texte-là, on le respectera pas, on peut pas le respecter, c'est contraire à nos intérêts, donc on le respectera pas. Pren une amende.
Pardon ? Est-ce que Est-ce que on prend des amendes quand on respecte pas les textes ? On pourrait moi, ça me choquerait pas d'accepter une amende.
Mais là, ils prennent même pas d'amende. Ils le négocient en amont. Ils disent "On vous présente qu'on ne respectera pas." Et c'est accepté par les institutions européennes.
Nous, on n'essaye même pas. Ce que je dis, ce que je leur réponds, c'est "Tentons d'abord cette solution que personne n'a jamais essayé." C'est quelque chose qui n'a même jamais été envisagé par les élites françaises qui n'ont même jamais tenté.
Donc tentons ça. Fixons première première mesure à mon avis déjà la première et je pense que là ça met d'accord les frxiteurs, les non frxiteurs, en tout cas tous les souverainistes. Première mesure, il faut savoir que dans notre constitution on a l'article 55 qui dispose que les traités internationaux ont valeur supérieure aux lois.
Cet article qui date donc de la constitution de 58 avait toujours été pris comme un article qui disait que les traités avaient valeur supérieure aux lois qui avaient été voté avant avant la signature du traité. Et jusqu'en 1989, on se dit si le législateur vote quelque chose après un traité, même si c'est en contradiction avec le traité, comme c'est le représentant du peuple, c'est cette loi-là qui doit s'appliquer et pas le traité signé auparavant. Mais à partir de 89, le Conseil d'État dans un arrêt qui resté très célèbre et je pense que pour le coup tous ceux qui s'intéressent à la souveraineté connaissent un arrêt qui s'appelle Nicolo et où le Conseil d'État dit "À partir de maintenant, on écarte toutes les lois qui sont contraires au traité, même si elles viennent d'être votées.
Même si le Parlement a voté une loi hier et que cette loi est contraire à un traité qui a été signé il y a 40 ans, c'est le traité qui prime. basculement total de notre vision juridique par le passé qui à mon sens signe la fin d'une souveraineté juridique de la France. Pour se faire, alors si ça peut un peu rassurer des gens, il suffirait d'un seul mot ajouté à la Constitution, un trait de plume, une seule réforme rapide.
On ajoute à l'article 55 de la Constitution, les traités primes sur les lois antérieures. Une fois qu'on a dit ça, le juge ne peut plus écarter des lois sous prétexte qu'elles seraient contraire au traité. C'est-à-dire que demain, vous pouvez avoir l'Assemblée nationale et le Sénat qui décide de faire entrer en vigueur une loi qui entre en contradiction même frontale avec un traité européen et qu'on décide de l'appliquer quand même.
Ce que je propose, que j'aimerais qu'on fasse, c'est que un un président, une présidente, quelqu'un qui arrive à la tête du pouvoir demain et qui soit authentiquement patriote disent à Bruxelles : "Maintenant, nous sommes de retour, nous allons prendre notre pays en main. Il y a tel sujet à mon sens, industrie, politique migratoire, énergie. Il y a tel sujet qu'on considère être d'intérêts vitaux pour nous.
On considère que tel traité, tel traité et tel traité les mettent en péril. On vous demande immédiatement de renégocier ces traités, mais on vous prévient tout de suite que dans l'intervalle de la renégociation, on prendra nos propres lois. Ça suffit.
On vous attendra pas. On attendra pas l'unanimité, que les 27 soient d'accord et cetera. Dès maintenant, on applique notre propre politique.
On garde les forme en disant "Vous êtes libre de négocier. Nous, on vous a on vous permet de renégocier ça, mais d'ors et déjà, on n'appliquera plus ça." Quand je dis ça, euh certains frxiteurs se disent "Non, nous, on préfère sortir et cetera, mais si concrètement on peut en avoir les bénéfices sans avoir le le coût, tout le monde reconnaît qu'il y a un coût au Frexit, le l'euro, nous on est dans l'euro contrairement en Britannique.
On voit bien que l'exemple du Brexit a pas été fantastique, qu'ils n'ont résolu aucun de leurs problèmes ni économiques ni migratoire, que toutes les promesses du Brexit ont été déçues. Nigel Farad le reconnaît. Il s'en plaint d'ailleurs.
Il dit "Oui, c'est vrai, l'esprit du Brexit a été trahi. On n pas réussi à à réaliser toutes les promesses qu'on avait dit au peuple britannique que le Brexit engendrerait." Ils ont une croissance de combien ? 0,7.
Ouais. Franchement très faible et surtout ils accueillent plus de migrants que jamais alors que souvenez-vous tout le Brexit avait été fait sur la fin du laxisme migratoire. Ils en accueillent plus qu'avant.
Donc euh vraiment un désastre, les taux de criminalité explosent. Vous avez vu les horreurs avec les groomings. Et enfin bon, il faut expliquer les groomings.
Euh ouais, bien sûr, c'est euh des jeunes filles britanniques qui euh ont été victimes de viol en masse par euh des Indo-Paistanais que la Grande-Bretagne avait accueilli. Et alors là où le scandale est est reparu, c'est que vous avez un homme qui s'appelle Tommy Robinson et qui est un influenceur britannique, on pourrait dire. ultra droite.
Euh moi, j'aime pas trop ces ces termes. Je trouve qu'ils sont très chargés. Euh mais un influenceur britannique qui a remis le sujet au goût du jour, qui s'est fait accuser de diffuser des informations alors qu'un procès était en cours, qui s'est fait enfermer.
Donc il est aujourd'hui encore en prison, il est dans les jaules britanniques et donc ça ça a ouvert de très nombreux débats sur l'impossibilité de parler euh de de ce de ces faits divers. Sandrine Rousseau, je crois, avait été mise euh face à ce cette histoire en disant "Mais vous avez des centaines de filles qui ont été violées et vous en parlez pas." Non non, c'est un sujet d'extrême droite et cetera.
Donc énorme sujet. Je ferme la parenthèse. Le Brexit n'a pas réalisé ses promesses.
Donc il manqué un passage là, pardon, je vous en prie, sur le comment avait réagi la justice anglaise en enfermant Tommy Robinson. Et s'il y avait eu des cas qui avaient été couverts par X ou Y personne. Ah oui, par euh quelqu'un au sommet du pouvoir même.
Euh enfin ce qu'on soupçonne, c'est que le Premier ministre britannique d'aujourd'hui est au courant était au courant et ne demandait pas d'enquête et euh couvrait un peu cette affaire en ayant très peur que ça fasse monter comme d'habitude monter l'extrême droite et en se disant que ce sujet était tellement explosif. Ils ont peur d'une guerre civile. Je pense que tout patriote doit avoir peur d'une guerre civile.
C'est ce qui peut arriver de pire à un pays. C'est bah la l'autodestruction. On doit tout faire pour pour éviter d'en arriver là.
Je pense que ça doit être l'objectif de des gens qui aiment leur pays. Les guerres civiles, c'est presque à chaque fois dans l'histoire l'assurance que des puissances étrangères vont venir se greffer sur sur ce conflit. On a rien à gagner.
Je pense que personne doit être euh parfois il y a une forme de comment on appelle ça ? L'accélérationnisme, les gens qui en peuvent plus et qui se disent "Il faut que ça pète parce qu'au moins il quel peut-être que quelque chose de bon ressortira." Moi je suis pas du tout dans instruction créatrice, c'est ça.
Ouais. Moi ouais en économie ça peut avoir ça, on peut le comprendre là. On le comprend toujours pas là hein.
Là pour le pour le la destruction créatrice. Oui. Alors dans l'économie ça s'explique, c'est une théorie mais là en l'occurrence à mon avis la la guerre civile ne crée rien.
Elle est créatrice de rien. C'est le mal par le mal et ça enfin moi j'y crois pas. En tout cas c'est pas du tout ma mon étudié Ricardo un peu ou pas du tout ?
Oui ouais je vous ai dit j'ai fait un peu d'économie à à la merci beaucoup. Euh oui ouioui. Les avantages comparatifs notamment et donc sur la Grande-Bretagne, Brexit un peu décevant pour le peuple britannique.
Je pense que ce que ça peut nous apprendre, c'est pas que ah c'est vraiment que les souverainistes avaient tort et cetera, pas du tout. Ce que ça peut nous apprendre, c'est qu'en réalité le salut ne vient que de nous-même. Il faut pas s'imaginer que parce qu'on a une tutelle au-dessus de nous, alors tout est de la faute de cette tutelle.
Nos problèmes, nous les devons à nous-même. D'autres pays qui ont cette même tutelle arrivent à s'en sortir parce qu'ils se défendent. Nous, je le redis, notre servitude est volontaire.
Il y a énormément de mécanismes qu'on a nous-même créé et il y a parfois une tendance de certains politiciens à toujours se reposer sur l'Europe pour faire croire que c'est pas de leur faute. Je vous donne un exemple. Parfois, la droite dit il faut supprimer la ME, l'aide médicale d'État, donc cette aide qui bénéficie au clandestin et dont on soupçonne que ça crée un énorme appel d'air parce que beaucoup de gens viennent pour se faire soigner, sachant que c'est gratuit, que le panel de soin est très large et cetera.
Parenthèse fermé. Quand la droite dit il faut supprimer la ME, certains répondent "Ah bah non, c'est pas possible, l'Europe nous l'empêcherait." Alors pourquoi on est le seul pays d'Europe à avoir la ME ?
C'est quand même bizarre. Pourquoi tous les autres pays se font pas sanctionnés ? Nous, jusqu'en 99, ça n'existait pas la ME et on était déjà dans l'Europe et on éétait pas sanctionné.
Donc il y a parfois, je trouve, une facilité à toujours se cacher derrière la tutelle européenne pour ne pas voir qu'en réalité les solutions peuvent venir de nous-même sur de très nombreux sujets qu'on peut déroger, qu'on peut même déroger parfois légalement. CF, Italie, Danemark, Allemagne que par ailleurs contrairement à au Danemark ou à l'Italie, on a une certaine puissance en étant la France. C'est ce que l'Allemagne a très bien compris.
Vous avez peut-être vu que l'Allemagne avait fait plier la commission sur les aides d'État en disant on en a besoin pour notre industrie et la commission a dit très bien, on accepte qu'il y ait parfois des dérogations pour les aides d'État en matière industrielle parce que l'Allemagne l'a demandé. Nous, on avait même jamais osé le demander. Commençons déjà par ça.
Arrêtons de surtransposer. Demandons à chaque fois des ajustements. Poussons dans le bon sens pour faire supprimer des choses.
Je pense qu'en ce moment, on engrange beaucoup de victoires au sein de toute l'Union européenne. Quand on voit la coalition de de ceux qui sont allés en Ukraine la semaine dernière, ce qui est frappant pour moi sur l'image, c'est que tous ces hommes tiennent tous sur des majorités extrêmement fragiles construites de briques et de broc sur des alliances entre la droite et la gauche. des trucs, on sent vraiment qu'ils font tous pour s'accrocher au pouvoir, mais que derrière il y a la une très forte montée de parties très contestataires.
Donc, on engrange tellement de victoires qu'à mon avis, ce grand mouvement aurait aujourd'hui le peuple derrière soi. Et encore une fois, laissons pas de porte fermée, essayons ce que personne n'a jamais essayé. Et si ça marche pas, évidemment qu'il faudra rediscuter d'un d'un autre moyen de reprendre notre souveraineté.
L'OTAN, on fait quoi ? On en sort, on en sort pas, on donne plus d'argent aux Américains, on essaie de récupérer. Non, on fait quoi ?
Euh, donner plus d'argent aux Américains, évidemment non. Euh surtout pas quand on est français. Déjà que je comprends pas que les autres euh continuent de s'y soumettre, l'Italie, les Belges, le Danemark, le les Allemands qui continuent d'acheter Américain.
Je ne compte pas. Que la situation est plus grave que prévue. Servitude volontaire.
Il se laisse faire. Ils se laissent faire et ils ont pas d'alternative présentée. Quand il voit Macron pour eux c'est un président faible.
Il a plus de majorité, il a pas d'assemblée. Le gouvernement c'est le sien sans être le sien. Il parle même plus à Baïou.
Enfin, il fait des interviews la fidèle Castro, c'est ça ? Ouais. Euh ouais, il parle avec Thbo Inshape.
Il peut pas prendre de compte d'opposants politique. Enfin bon euh c'est pas faute de l'avoir invité hein, de lui avoir envoyé des SMS. Ah ça aurait été intéressant.
Dommage. Un jour peut-être. Vous allez vous présenter à la présidentielle ?
Non non non. Le candidat de reconquête, c'est c'est Éric Zemour. Je pense qu'on a Pourquoi pas vous ?
Bah pourquoi pas lui ? Moi je pense que Pourquoi pas lui ? Ouais.
Pourquoi pas vous ? Bah je vais je vais je vais vous répondre. femme 32 ans avec le cerveau bien capelé qui réfléchit à la vitesse de la lumière qui veut qui veut envoyer ses idées.
Zemmour il Bah je pense que la la différence peut-être qu'il a avec le reste de la classe politique c'est qu'il a d'abord une vision historique une connaissance de l'histoire. Tout le monde pense que c'est inutile aujourd'hui l'histoire. Je me souviens, il avait fait un débat contre Yannick Jade et Yannick Jade lui avait dit "Mais en fait vous voulez être prof d'histoire Waouh !
Le niveau. Alors là pour plé avec Jiscan, je lui avais tombé un piège, il s'est bien planté la dernière fois pour le coup. Preuve d'histoire quoi.
Donc d'abord il a une vision historique. Je pense que cette vision là est associée à sans doute des je sais pas un don peut-être lui offre une sorte de vista. Il voit des trucs que beaucoup de gens ne voient pas.
Il voit venir des dangers, des défis, des trucs qui nous attendent. Pourquoi il il se met pas derrière vous ? Bah franchement pour moi aujourd'hui ça n'a ça n'a pas de sens parce que mais en première dame ça aurait quand même plus de Non vraiment pour pour moi euh il est le candidat qui le plus différent de tous les autres aujourd'hui sur la scène politique.
Euh franchement moi je vous dis la vérité, j'y pense pas du tout. Moi j'ai fait mon ma première émission il y a 8 mois. C'est tout récent.
Je viens d'arriver. J'ai encore énormément de choses à apprendre. Je me prends pas ni pour la femme providentielle, ni pour Jeanne Dark, ni que sais-je encore des choses qui ont beaucoup existé à droite où soudain les gens se sont dit "Moi, je vais sauver tout le monde." Moi je crois pas.
J'ai encore beaucoup de travail à faire. J'ai des preuves à faire. J'ai voilà, il y a des gens qui ont voté pour moi.
Ils étaient 1lion3. C'est ça donne une énorme responsabilité. J'espère que je donne satisfaction aux gens qui ont voté pour moi.
J'espère que pour les autres, ils se disent que bah la prochaine foison est bien employé. C'est ça. Bah au moins que voilà, il y a peut-être une Gabjgie en moins.
Gab la Gabjie. Oui, d'ailleurs bah j'allais y venir. Euh vous le propose.
Merci. Quelle transition. Euh il y a notamment un sujet sur lequel je me suis beaucoup engagée euh récemment, c'est j'essae, j'ai une équipe pour ça et on a encore beaucoup de peint sur la planche de trouver au sein de l'État et des administrations publiques au sens large les endroits où notre argent est le plus mal employé.
On essae ensuite, j'essaie d'en parler publiquement, de mettre les acteurs face à leur responsabilité. Très souvent, ils me répondent en me disant que je m que ce que je dis est faux et cetera. Je vais vous donner quelques exemples.
Et à la fin, finalement, j'ai l'impression que l'opinion publique se rend compte de l'étendue de du scandale et que ça peut faire pencher la balance dans un bon sens. Je vous disais tout à l'heure, j'ai quelques petites fiertés sur cette première année de vie politique concrète et il y a notamment pour les électurs exactement pour les Français même d'ailleurs, pas forcément pour mes électeurs parce que ça va concerner tout le monde. Il y a notamment un sujet que j'ai abordé il y a maintenant quelques mois, c'était l'aide publique au développement.
J'avais commencé en disant euh qu'alors que nous manquions de tout en France, que nous avions euh des commissariats délabré, des services d'urgence où on pouvait mourir en attendant aux urgences, qui est tragique pour la France, des écoles où parfois il y a pas de chauffage en hiver, des universités où on demande aux étudiants de mettre leur doudounes parce que il fait trop froid à l'hiver. Enfin bref, un pays où on a l'impression à la fois qu'on est les plus taxés mais qu'on manque de tout que ce pays des étudiantes qui sautent et des étudiants des étudiantes qui saut que on a se prostituente. Ouais.
Tragique. Et ce pays-là trouve les moyens d'aller donner de l'argent à la Chine en aide publique au développement. Quand je vois ça, donc je vois que de 2018 à 2020, on a donné 220 millions d'euros à l'INE.
Donner donner pas prêter, donner de l'argent des euros en loi en loi de finance. Le Parlement a accepté qu'on donne de l'argent public aux Chinois en aide publique au développement. Donc nous qui roulons sur l'or Crésus comme comme on sait, on a tellement d'argent qu'on peut aller même le le dilapider en Chine.
On a de la deuxè puissance économique du monde. Quand vous regardez concrètement le projet, c'est des projets euh de développement durable dans la vallée du Fing désolé je prononce mal, des projets d'écologie devant tel ou tel fleuve de la folie. Quand on voit que on dépense des millions d'euros pour aller décarboner le Costa Rica, vraie histoire, je j'invente pas des entitulés, la décarbonation du Costa Rica, on prend de l'argent dans la poche des Français pour aller faire ça.
Pire encore, quand on découvre qu'on donne 115 millions d'euros à la Jordanie pour un projet qui s'appelle budgétisation sensible au genre au genre en Jordanie, donc on leur donne 115 millions d'euros. Quand on voit euh qu'on a donné des millions d'euros à l'Irak sur un projet qui s'appelle égalité des sexes en Irak, pire, combien on a donné ? Je crois que c'est 60 millions celui-là.
Je veux pas dire de bêtises, c'était sur plusieurs années, mais c'est plusieurs dizaines de millions d'euros. Euh quand on voit qu'on a donné 66 millions d'euros pour les modes de cuisson propre au Sahel, je vous assure que je n'invente rien. Pour tous ceux qui écoutent afd.fr, FR, c'est facile.
Vous allez sur leur site internet, vous regardez ça. Vous avez fait planter le site internet la dernière fois. Exact.
J'ai fait planter le site internet de la FD. Alors, les mauvaises langues disaient qu'il l'avaient fait planter volontairement et d'autres pensent que avaient simplement pas le serveur assez fort pour supporter le million de téléspectateurs qui sont allés sur le site de la FD. Euh, chacun choisira.
Donc, afd.fr. Si vous y allez, n'y allez pas tous en même temps.
Vous y verrez tous les projets les plus hubesqu les uns que les autres. Je dis ça, je dis ça ben un soir, j'étais sur ces news et le lendemain, le ministre de la francophonie me répond en disant que je m que c'est faux, que ce sont des prêts, que c'est de l'argent qui fait rayonner la France. le directeur général de l'AFD, monsieur Réy Riou, pour ne pas le citer, euh mais il a un profil très politique, il a déjà pris la parole beaucoup et cetera, donc je pense qu'il sera pas euh effrayé si je le cite.
Euh dit aussi que je mens, il envoie un communiqué à tous les salariés de Mentiez ou vous mentiez pas ? Évidemment que je mentais pas. Afd.fr c'est facile, source officielle.
Mais ils ont prouvé eux-mêmes qu'ils savaient que je ne mentais pas puisque j'apprends la semaine dernière, c'est dans Challenge, que Remy Riou se plaint parce qu'il dit que par ma faute, il a dû baisser le budget de l'aide publique au développement. Et donc je vous apprends, j'en suis très heureuse que le budget de la République au développement baisse de 2 milliards d'euros parce qu'ils ont estimé que à cause de l'urodéputé Sarah Knafo, l'opinion publique était désormais opposée à ces projets d'être public au développement et que donc il fallait montrer l'exemple et faire un effort. J'en suis très contente.
C'est vraiment pour moi une belle victoire parce que c'est une victoire pour les Français pour le fruit de leur travail. C'est un tout petit premier pas mais c'est déjà un résultat concret. c'est 2 milliards d'euros sur 16 milliards d'euros par an pour rappeler quand même les ordres de grandeur.
Donc c'est pas mal, pas énorme mais pas mal. Un élément qui que je trouve exaspérant et qui montre l'hypocrisie, ils ils ajoutent là où elle a réussi son coût, c'est parce qu'elle a cité les intitulés des projets et que les gens se sont rendus compte de où leur argent partait en fumée. On n pas envie de payer pour l'égalité des sexes en Irak ou la cuisson propre au sel. et ils ajoutent, "Bon, on va seulement baisser l'aide publique de 2 milliards, mais on va en plus changer les intitulés pour que ce soit moins caricaturable." Donc, il faut s'attendre.
Il ont peut-être ils ont peut-être baissé le budget parce qu'en fait la France a moins d'argent. Mais si seulement, ça fait des années qu'on a moins d'argent pour arriver à 100 à 1300 milliards de dettes supplémentaires sous le seul quinquena Macron. 1300.
Bah maintenant 1300, vous avez vu ça monte à une vitesse fulgurante là. ces dernières semaines, on est passé, on a pris plus 300 milliards en en 2 mois. Qu'est-ce que vous pensez de l'exploitation des gaz de chiste ?
Est-ce qu'on peut légaliser en France ? En tout cas, je suis pour qu'on ouvre le débat euh sur la question déjà qu'on cherche. Moi, franchement, je pense que s'il y a il y a une seule conviction que j'ai, c'est bah le côté très réflexion qui repose sur la science. pas d'anathème.
Il y a pas de mots qui me choquent. Par exemple, là je vous ai dit gaz de chis, ça me choque pas aussi qu'on réouvre la discussion sur les OGM. Je pense que sur toutes ces questions, il faut être capable de poser le débat, non pas en terme, je le disais tout à l'heure, de peur panique, on en parlait quand on parlait du pic énergétique et je vous disais, il faut plutôt avoir une réflexion en terme de risque, de probabilité que ces risques adviennent et cetera.
Si on pense que finalement il y a un gain pour la société à à forêt à utiliser du gaz de chist ou un gain pour la société à utiliser des OGM, qu'on y aille. Si on pense en pesant les avantages et les risques pour la santé publique euh et cetera et cetera, alors euh dans ce cas-là qu'on qu'à la fin on refuse et qu'on dise non, je suis pas assez euh spécialiste pour dire aujourd'hui les bénéfices dépassent les risques. Je ne sais pas, mais je pense qu'on devrait pouvoir ouvrir un débat scientifique en France et avoir de la donnée sur ça tout simplement.
Qu'est-ce que vous pensez de l'affaire des eaux minérales qui étaient en fait de l'eau du robinet avec des bouteilles en plastique, des eaux minérales filtrées ? que c'est plus des eaux minérales. Bah la tromperie, on a couvert du moins le gouvernement.
Je parle comme vous maintenant. C'est naturel non ? On c'est impersonnel hein le trisè.
Ouais mais il faut se réapproprier. Le gouvernement a couvert pour préserver de l'emploi, préserver des taxes, préserver le fait que certaines de nos napéatiques ou nos sources étaient polluées et que bon ils ont fait ça pour quoi à votre avis ? On sait qu'ils ont couvert, on sait qu'ils savaient.
H d'après ce qu'on a pu lire, ça y ressemble beaucoup. D'accord. Franchement, je sais pas.
Euh, j'ai pas la réponse à cette question parce que je sais pas si quelqu'un savait ou pas. Je pense que c'est un sujet intéressant parce que ça montre aussi une tromperie du consommateur. Il y a il y a on paye un prix parce qu'on s'imagine un certain produit.
Je pense qu'il suffirait de le dire. En tout cas, si c'est les raisons que vous évoquez à la fin, des bonnes raisons de se dire les nappes fréatiques, a une rareté de la ressource et cetera, il suffirait de le dire. Moi, ça me choquerait pas d'acheter une telle eau.
Si on me dit "lelle est filtrée, mais c'est pas de l'eau, c'est pas vraiment de l'eau minérale. Je pourrais même l'acheter mais au moins qu'on mente pas." Question internet.
Comment vous informez-vous sur les sujets de surveillance pour en 2025 ignorer les les programmes de la NSA révélé par Snowel en 2013 du nom de XK Score de Prisme. Ce dernier permettant à la communauté du renseignement US de piocher dans les serveurs des entreprises US. Que pensez-vous de la faire à Sange ?
Que pensez-vous de l'affaire Pegasus ? J'écoute Syerview pour répondre début de la question. Ouais, c'est vrai.
Vous avez regardé quoi de chez nous ? Franchement, j'en ai regardé plein. J'ai écouté Mélenchon, les deux parties et même et même il en a fait un autre il y a 3 ans.
J'ai écouté Philippe Devilier bien sûr. J'ai écouté Juan Branco, j'ai écouté Jean Covici, non pas la dernière. J'en ai écouté comment construire une guillotine, je crois.
J'ai écouté Jean Covici, j'ai écouté les trois cryptros que vous avez reçus. passionnant que j'aime beaucoup. D'ailleurs, je crois qu'il y avait Guspio à l'intérieur.
Stratenchenko sans doute Ouais, c'était aussi un Stachenko aussi. Écosystème que j'aime beaucoup, avec qui je discute, qui sont vraiment très intelligents, bonne vision prospective, pas seulement euh comme peuvent les caricaturer certains focaliser sur leur gain, le Bitcoin et cetera. Pas du tout.
Ça va beaucoup plus loin en terme de philosophie. Ils réfléchissent vraiment aux implications monétaires. Enfin, je trouve qu'il y a vraiment une une pensée chez chez ces gens qui parfois dépassent certains économistes que que je peux côtoyer.
Vous avez regardé Didier Castre ? Non, je crois pas. On vous la recommande chaudement.
M'avait recommandé aussi l'ambassadeur. Lequel l'ambassadeur ? L'ambassadeur chinois que je vais écouter.
Ambassadeur chinois. Ouais, c'est une masterclasse. Ouais, mais moi je sais pas, j'ai l'impression que les ambassadeurs ont tellement pas le droit de parler que on se dit toujours langue de bois.
Ils sont très polis. Le contream, il y avait il y avait dans un dans un livre d'Albert Cohen, je crois que c'est Belle du Seigneur, il raconte son expérience à la société des nations. Il travaillait à Genève dans l'entre de guerre et il dit "Le talent des diplomates, c'est de savoir ne rien dire en plusieurs phrases." Ça me fait vraiment penser à Macron.
Question Internet. Est-ce que vous est-ce qu'elle a déjà alors est-ce qu'elle a déjà suivi des cours de thermodynamique ? Alors, j'ai pas suivi à proprement parler de cours de thermodynamique.
J'ai fait un bac scientifique, SPMAT, après j'ai fait des maths pour l'économie, mais je m'y suis je m'y suis intéressée, je connais pas aussi bien que je voudrais, mais en revanche, je je ne m'entoure que d'ingénieur. Donc à mes côtés, c'est des équipes qui sont pour le coup très scientifiques, formé à ses raisonnements et bah j'aimerais s'il y a des lectures à conseiller ou quoi que ce soit, c'est vraiment des sujets qui m'intéressent. Question internet quit des déclarations choc de Zemour également là pour choquer et faire entendre sa voix.
C'est acceptable là. Alors euh je suis pas certaine d'avoir compris le sens de la question mais je vois répéter si vous voulez. Non non non je c'est c'est je me demande juste comment il a voulu rédiger ça.
Est-ce que ça veut dire que lui trouve ça choquant ? Est-ce qu'il veut dire que c'est bien ? Bon peu importe, je vais répondre quand même sur le fond.
Je pense qu'il a fait, j'en parlais tout à l'heure, qu'il a fait véritablement avancer les choses et je disais on a peut-être pas encore mesuré tous les effets de de de la campagne de 2022 sur la lucidité de la France sur certains des enjeux qui sont qui sont les nôtres. Je pense notamment aux enjeux identitaires, sécuritaires, culturel, le l'aspect où va la France. Je pense que c'est l'un des seuls le seul qui a osé mettre au centre d'une campagne présidentielle l'enjeu de que serons-nous demain ?
Quel peuple serons-nous demain ? Où allons-nous ? La question de la démographie, c'était vraiment presque des sujets de tabou.
Personne n'en parlait. S'est fait condamner ? Non, il s'est fait condamner.
Ouais. Malheureusement sur le fondement de loi extrêmement politique quand on voit pour vous donner un exemple la décision de justice c'est une décision de justice. Ouais c'est vrai.
On peut moi comme je suis député et parlementaire mon rôle c'est aussi de critiquer les lois puisque mon objectif c'est de réformer les lois de les refaire et cetera une immunité h pas forcément. On peut dans d'ailleurs on peut lever l'immunité. Ça se fait assez couramment au Parlement européen.
On vote parfois pour les levées d'immunité quand ça se justifie. Parfois ça se justifie. Euh donc euh mon rôle aussi c'est et et je pense que le rôle de tous les politiques, ça devrait aussi être d'être capable de remettre en cause des lois établies.
Sinon on bouge jamais. Sinon il y a pas il y a pas d'élection, il y a pas de réforme, il y a ça sert plus à rien la démocratie en fait si on n'a pas le droit de remettre en cause les lois. Donc il se fait il s'est fait condamner sur le fondement de de loi que je trouve tout à fait attentatoire à la liberté d'expression.
C'est notamment pour ça qu'un Tommy Robinson est en prison aujourd'hui. Et quand on regarde les termes qu'il a employé et qui lui ont valu des condamnations, par exemple, il y en avait une sa condamnation définitive. Il avait dit "La plupart des trafiquants sont d'origine immigré." À l'époque où il dit ça, c'est très choquant.
C'est 2011, on est sous Sarco à l'époque mais il dit ça sur un plateau, je sais plus lequel, je crois, Chardisson. Et ça lui vaut vraiment des anathèmes. Tout le monde l'attaque à l'époque la l racisme, enfin tout le monde se porte partie civile et il l'attaque.
Et euh et aujourd'hui Gérald Armanin ministre dit la même chose, Retaillo dit la même chose. À longueur d'étude, on dit oui bah c'est vrai en fait il y a une surreprésentation dans les crimes et les délits de certaines communautés et cetera. Ça on n pas le droit de faire de statistiques communautaires en France.
Non bah c'est pas des alors de statistiques ethniques, on n pas le droit. En revanche, on a le droit de faire des statistiques qui reposent sur la nationalité. C'est pas c'est pas une ethnie.
Donc, on a le droit de dire par exemple les Afghans sont surreprésentés dans les viols. Ce qu'on observe en France, ce qu'on observe en Allemagne sur la source. La source c'est les sources du ministère de l'intérieur pour le coup et du ministère allemand pour ce qui concerne l'Allemagne mais nous c'est des sources vraiment officiel gouvernemental et quand je vous dis que Darmanin le dit il était ministre de l'intérieur il avait source à l'appui un peu comme Colomb dès qu'il est à la tête du ministère bah il se dit en fait c'est indéniable je veux bien être de gauche je suis au Parti socialiste mais j'ai les choses devant moi.
Donc quand on quand on regarde aujourd'hui ces surreésentations, on se dit bah après tout, est-ce que on peut avoir un raisonnement empirique là encore qui repose sur des faits sourcés, pas sur j'ai en tête que telle communauté c'est des racailles ou je sais pas quoi. Non, pas du tout. Empirique, la Suisse par exemple, l'une des plus belles démocraties, un des plus beaux modèles démocratiques que je connaisse euh a typiquement ce genre de raisonnement dans leur loi.
Donc je vous donne un exemple. Vous voulez avoir un port d'armes en Suisse ? Il considère que si vous êtes d'une nationalité qui est surreprésentée dans les homicides, ce ne serait pas sérieux de vous autoriser à avoir un port d'armes.
Alors au hasard, les nationalités bah il se trouvent oui que français dans dans les homicides en Suisse, non je crois pas non. Bah ça ça fait caricature mais oui c'est vrai, il y avait Algérien, il y avait des nationalités comme ça. Donc oui c'est des des sources car surreprésenté, vous savez enfin évidment sources de qui en Suisse ? de bah de des autorités suisses euh surreprésenté.
Ça veut pas dire que euh c'est les Algériens qui commettent le voilà, c'est ce que j'allais dire. Surreprésenter, ça veut juste dire si vous êtes 1 % de la population mais que vous commettez 5 % des crimes, vous êtes surreprésenté dans les crimes. En principe, ça devrait être assez proportionnel.
Vous êtes peu donc vous êtes peu présent dans à la fois les crimes, dans les succès, dans et cetera et cetera. On peut être surreprésenté dans quelque chose de positif, surreprésenté dans un peu stupide, non ? la surre-représentation.
Non, mais de de d'exclure ceux qui souhaiteraient détendre détenir une arme. Bah non, pour le coup, si si vous vous dites, je vous ai dit raisonnons en terme de risque, on se dit pas que c'est idéologique, telle nationalité, elle est nécessairement ceci ou cela. Non, non, non.
Si on se dit il y a plus de risque quand on met telle personne de par exemple, il y a plus de risque de donner aux États-Unis un flingue à un enfant dépressif qu'à un autre. basique. On va pas se dire c'est stupide, un enfant dépressif peut tout à fait détenir une arme chez lui.
Non, on sait que il y a plus de risques. On a déjà connu ça plein de fois dans des lycée américains où bah ça à la moindre contrariété, soudain ils ont envie de commettre un massacre. Donc on se dit pour le coup, ce ne serait pas intelligent, ce ne serait pas de bonne politique de le faire.
Il y a des pays qui arrivent à avoir ce genre de raisonnement empirique. Moi, j'aimerais beaucoup qu'on arrive en France à dépassionner ces questions et à les prendre sous un prisme pour le coup vraiment voilà empirique, scientifique. Euh quand on a observé et en plus nous maintenant on a un terro d'analyse important quand même 40 ans qu'on a la même politique, la même politique d'accueil et cetera.
Donc on peut en observer les échecs, toute proportion gardée. C'est ça la représentation des crimes et des homicides par nationalité. Ouais.
Ouais, tout à fait. Euh donc voilà, ce que ce que ce que certains ont pu qualifier de choquant par le passé se retrouve aujourd'hui à être consensuel. Donc je vous ai dit, il a été condamné pour de tells propos.
C'était en 2011, ça remonte a maintenant 14 ans. Ce qui paraissait très choquant en 2011 paraît aujourd'hui banal à une grande partie des Français qui se mettent bah à se dire "Oui, c'est vrai que il y a plus de délinquence qu'avant et cetera et cetera." Euh et par conséquent, je pense que ça peut avoir une vertu. des gens qui s'autorisent une parole libre.
Faut pas choquer pour choquer, c'est ça n'a pas d'intérêt. La provoque pour la provoque, ça n'a pas d'intérêt. Mais il faut pas s'interdire d'employer des mots ou de faire sortir des vérités qui peuvent parfois paraître dur à entendre, courageus à dire et cetera.
On en est où avec le Parlement européen et la corruption de puissance étrangère ? Il y avait pas une dame qui avait reçu les sacs à main ? On avait été on avait été visité chez elle, on avait trouvé plein 500000 € en cache en cache dans une valise et on a trouvé chez un collaborateur parlementaire au Parlement européen des sacs poubelles avec plein de billets qui venaient c'était des roubles qui énormes.
C'était venu d'où alors ? Ah c'est drôle, c'est très marrant que vous disiez ça. Je vais vous dire pourquoi.
Ça venait du Qatar. Et figurez-vous queen décembre le Parlement européen a voulu nous faire voter un texte. Il nous l'a fait voter d'ailleurs, qui visait à condamner la corruption éventuelle de la Russie.
Bon, soit de la Russie en Europe, de la Russie sur les parlementaires européens et sur les institutions européennes. Soit on est contre toutes les corruptions, évidemment que tout se condamne et cetera. Moi quand j'ai vu ça, je me suis dit bah quand même c'est la meilleure qu'on parle de la Russie.
Alors que il y a de ça 1 an, on a eu un fait retentissant où c'était dans l'enceinte même du Parlement européen qu'on avait eu un cas de corruption. Et ce texte-là ne le cite même pas. Je dépose un amendement qui dit on veut bien condamner toute corruption, notamment celle de la Russie, mais dans ce cas-là, condamnons ce qui s'est passé dans nos propres rangs dans cet hémicycle et où la vice-présidente de l'Assemblée euh une Grec qui est qu'on a qui présentatrice qu'on a retrouvé avec cette valise de 500000 € en cash donné par le Qatar.
Et ensuite, quand vous écoutez ces discours, franchement, je vous invite à écouter, c'est presque risible. Euh bah le Qatar, la plus grande démocratie, on devrait s'inspirer du droit du travail Qatarie et cetera et cetera. Ça coûte cher euh 500000 € le discours quand même.
Et euh et et donc je dépose cet amendement en disant "OK, on condamne toute corruption bien sûr, d'où qu'elle vienne et cetera, mais dans ce cas-là, commençons par chez nous." Ça s'est passé dans l'ensemble de ces murs là. Donc condamnons la la corruption qui vient du Qatar.
Bah, je vous le donne en 1000. Toute la gauche a voté contre. Toute.
Heureusement, la droite a voté avec moi pour cet amendement. Toute la gauche s'est opposée. Là, vous dites "Mais quelle est leur excuse ?" Comment est-ce qu'on peut dire qu'on ne veut pas juste condamner la corruption Katari au sein de cet hémicle ?
Pourquoi ? Incroyable. Donc, vous avez raison.
Il y avait d'autres organismes de corruption ou de soft power d'autres puissance ou de choses comme ça ? Non, du tout. Euh, j'ai pas de fait euh connu en tête.
Je pense qu'il y a il y a beaucoup d'influences qui jouent. Sans doute l'influence chinoise, peut-être aussi l'influence turque qui continue de bénéficier d'aide européenne euh parce qu'elle est en procédure d'adhésion toujours, ce qui est un scandale. Euh mais j'ai pas de connaissance d'un truc aussi gros de valise de billet carrément trouvé.
Je pense qu'il y a des jeux d'influence, des gens qui invitent à déjeuner des trucs comme ça sans doute qui souvent offshore. J'ai pas entendu mais peut-être. C'est quoi votre patrimoine ?
Pas pas très important. Je sais pas, il y a une déclaration de patrimoine quand on Ouais, ouais, ouais, vous pouvez voir, c'est public. Du coup, vous vous rappelez pas du chiffre ?
Non. Euh, est-ce que vous pouvez est-ce que votre invité peut-elle donner sa définition du mot courage ? J'aime bien ce genre de question.
Euh, courage, poser avec stacflation, hein. Courage, ouais, je préfère stackflation. C'est plus simple pour quelqu'un qui a fait de l'écho.
Non, courage, courage, courage. C'est un mot magnifique. C'est un mot qu'on emploie.
On sait tous à quoi ça renvoie. Le courage, c'est oser faire des choses qui risqué, qui peuvent ne pas nous apporter des ennuis où on se fera pas forcément d'amis en le faisant. C'est oser prendre le risque de de mener une action, de tenir un propos qui pourrait qui pourrait nous valoir des ennuis.
Question internet. Quelle voie de sortie envisagez-vous au sujet du conflit israélo-palestinien ? Alors, je vais peut-être décevoir, mais je pense qu'il n'y a pas de solution.
Je pense que ils sont voués à être dans une forme de guerre longue euh que la solution que à laquelle tout le monde s'attend à savoir la solution à deux états, c'est évidemment la plus souhaitable, mais que dans une perspective réaliste, aujourd'hui, je vois pas comment elle pourrait être mise en œuvre, c'est-à-dire comment trouver quelque chose d'acceptable pour les deux parties. Qui dirigerait l'État palestinien ? Est-ce que c'est dans l'état actuel des forces palestiniennes à savoir le Has puisqu'il est en position de force et dans l'opinion publique et dans les armes, est-ce que le Hamas laissera quelqu'un d'autre diriger ?
Est-ce que donc on aura deux États qui vont cohabiter alors que l'un des États a pour constitution la destruction de l'autre ? C'est la charte du Hamas, c'est la destruction de l'État d'Israël, voilà, jusqu'à jusqu'à la possession totale du pays. Enfin bref, aujourd'hui, je vois pas une solution, en tout cas moi, mais je suis peut-être pas la plus la plus à même he de de la trouver.
Je pense que bah, ils sont voués à se faire une guerre qui sera très longue. Est-ce que l'Europe et la France doivent sanctionner Israël et mettre Israël sous sanction ? Non, je crois pas.
Moi, je rentre pas dans ça parce que je me souviens de pourquoi cette guerre est est en cours. J'ai pas oublié le 7 octobre. Alors bien sûr, tout ne date pas du 7 octobre, mais je crois que pour Israël, il y a un enjeu vital euh presque existentiel à montrer que ça ne peut pas se produire sur son sol sans que toutes les conséquences, à savoir la détention des otages soient soient résolu et je pense que c'est un traumatisme qui va durer très longtemps.
Il en reste des otages dans Oui, il en reste d'après les dire du Hamas qui dit les détenir, peut-être qu'il mente. Mais pourquoi il mentirait d'un côté alors que ça pourrait arrêter la garder demain ? Donc oui, je pense qu'il qu'il en reste s'il le disent que les Israéliens le disent.
Même Trump le dit, il en a il a parmi la libération de l'un d'entre eux la semaine dernière. Je pense vraiment qu'il y a un enjeu existentiel que ça laissera des traces pendant très longtemps dans la confiance entre le la population israélienne et son gouvernement. Je pense que Nathanahou le payera sans doute un jour. le fait que ça ait pu arriver, qu' a pu avoir 1400 morts en une seule nuit, que c'est un traumatisme pour un pays qui se croyait fort, protégé.
Enfin, c'est un peu l'équivalent du traumatisme de la ligne Magino. On se dit ça passera jamais. Et puis en une nuit euh euh voilà, il y a il y a ce qui se passe, des otages, des morts, une fusiade dans un dans un festival.
Donc je pense que ça laissera de grandes traces et que il y a eu un enjeu existentiel à répondre et à dire on peut pas on peut pas laisser ça impun entre l'Ukraine et la Russie. Qu'est-ce qu'on fait ? On pousse euh dans le sens de la paix à un moment où euh pour la première fois, j'ai l'impression depuis le début de ce conflit, il y a un alignement européen pour enfin prononcer le Mopai.
Quand Trump disait la paix il y a il y a 100 jours, il y a 3 mois quand il a été élu, les gens disaient "C'est un poutiniste parce qu'il parle de paix." Les gens qui parlent de paix sont des poutinistes. Vous devez vous souvenir de de cette époque.
Alle, on passe le 10e 17e paquet de sanction là. Ouais. Sanction, ça veut pas dire très paix, hein.
Non, c'est le contraire. C'est-à-dire que à mesure on peut se dire maintenant il y a un alignement, Trump demande la même chose. Zlanski est en train de se dire ça m'arrange plus vraiment, ça peut pas durer aussi longtemps.
La Russie a l'air de de continuer d'avancer et manifestement là, ils vont pas perdre de mains. Donc maintenant que vous avez deux parties importantes à ce conflit, on sait que les États-Unis ont joué un rôle majeur sans lequel la guerre n'aurait jamais pu continuer. On sait que l'Ukraine voulait entendre parler de tout sauf de paix il y a encore quelques mois.
Et là, vous avez un alignement C2-là. Vraiment, je trouverai à rebour de l'histoire, totalement contre-productif que ce soit les Européens qui se mettent à alimenter les volontés béliqueuses. Euh, un petit coup de fact checking.
Euh, il y en a un qui me dit "Faux sondage de 2011 concernant le si les Français veulent rester favorable au nucléaire. 42 % pour la sortie, 55 contre euh euh les échos." Bon, passons.
Je suis sûr qu'on peut en trouver un majoritaire. J'ai vraiment ce souvenir. Une question sur votre homme, on s'en fout, on la passe quand même ?
Les bravo. Éric Zemour est-il un macho quand on a pu comme on a pu le dépeindre parfois, doit-il être déconstruit ? Est est-il un homme est-il un homme à s'investir dans les tâches ménagères ?
Ah oui, c'est un c'est un farceur. Bah est-ce que j'ai l'air de d'être avec un matcho ? Je sais pas.
Enfin, à vous de juger mon caractère et de dire si Ouais. Voilà. Est-ce qu'il y a un sujet qu'on a pas abordé ensemble ?
Ah, il y en a il y en a 1000. Bah, choisis en deux, je dire parce que là, ça fait 3h09 minutes. Non, c'est vrai.
Ouais, passe vite quand on s'amuse. Euh, vous êtes amusé ? Bah euh j'espère euh j'espère autant que vous et ceux qui nous écoutent.
Non, il y en a plein sans doute qu'on a pas abordé. Alors qu'est-ce que ça pourrait être ? Le Mont Saint-Michel, il est breton ou il est normand ?
Non, je déconne. Pain au chocolat ou chocolatine. Euh P Lu, l'Euro il va il va il va survivre ou vous pariez sur que sur le fait que l'euro va se dévaluer pour nous faire une dévaluation compétitive pour masquer le fait qu'on a pas d'énergie, qu'on a plus d'industrie et que on va on va dans le mur.
Euh est-ce que l'euro va survivre ? Bah comme on prédit sa mort tous les ans depuis que je suis née euh un peu après ma naissance parce que c'est 89 c'est ça ? Non moi je suis dans 93 comme on prédit ça chute tous les ans.
J'ai pas envie de jouer à la collapague et de collapse solague et de me tromper. Donc je sais pas peut-être peut-être qu'il va survivre c'est dur à dire. Et ce qu'on va dévaluer bah ce serait une sorte de drogue douce en fait.
Et c'est d'ailleurs un peu ce qui a été l'euro pour nous, c'est on s'est endormi euh on s'est endormi sur l'euro parce que vous l'avez dit tout à l'heure, notre dette, la soutenabilité de notre dette tient beaucoup euh à notre monnaie et tient beaucoup au fait que l'euro est resté une monnaie crédible, notamment longtemps grâce au modèle économique allemand qui tirait encore l'Europe vers le haut et qui créait un peu la confiance des investisseurs. Et donc nous, on s'est endormi pendant longtemps. On a creusé nos déficits, on n pas voté un budget à l'équilibre depuis 1974.
On a creusé donc par conséquence logique notre dette. On a continué à avoir des dépenses publiques aberrentes. Je vous en ai cité un seul exemple, mais je pourrais aller beaucoup plus loin.
On a continué donc à dilapider de l'argent, à miser sur la consommation plutôt que sur la production et cetera et cetera. Et l'euro nous a permis donc de commettre toutes ces erreurs économiques parce qu'on était endormi par le fait de ne jamais le payer en terme de monnaie. Donc aujourd'hui, tout l'enjeu pour nous va être de se réveiller euh avec ce bouclier qui est encore l'euro, c'est-à-dire queon n'est pas encore en en crash sur les marchés et les gens continuent d'acheter de la dette française envers et contre toute attente alors que il y a manifestement pas d'effort qui se profile avec ce gouvernement.
Mais quand un nouveau gouvernement arrivera et le le plus vite sera le mieux, il y a un véritable plan de de redressement des finances publiques à mettre en œuvre. C'est exactement ce qu'avait fait le général de Gaul en 58 avec le plan RUEf. Ça prend de temps.
En très peu de temps, ça produit ses effets. Il coupe dans la dépense. Il arrive à retrouver de la croissance.
Il engage un modèle productif. Si on compare, pour pas que je je donne l'impression de vous donner que des exemples très vieux, si on compare avec quelque chose de très récent, vous prenez l'Argentine de Miley. L'Argentine de Miley, quoi qu'on en dise, il obtient des effets et de manière assez spectaculaire et très rapide.
Il y a pas les États-Unis derrière lui peut-être, mais en tout cas, il y avait les États-Unis par le passé et il ils y arrivaient pas. Et vous voyez des années de péronisme, donc vraiment un pays qui arrive presque à nous concurrencer en terme de socialisme. Euh, ils avaient les mêmes titres de ministères que les nôtres.
Vous vous rappelez de la vidéo quand il fait afuera fuera, il sort tous les ministères. On a presque la même panoplie de ministère inutiles qui nous coûte une fortune et qui n'améliore jamais ne serait-ce qu'un seul instant la vie d'un seul français. Euh et donc Miley remède de choc, il arrive avec sa tronçonneuse.
Alors c'est peut-être un peu beaucoup et moi j'aime pas trop le le côté folklore, c'est pas ce qui me parle, mais il a un vrai raisonnement écho. C'est un prof d'écho. Il arrive avec des remèdes très forts et il obtient des résultats même pas un an plus tard.
Il a presque tous les indicateurs macros qui sont ouverts. Son taux d'inflation est inférieur au nôtre aujourd'hui, 2,78 % hier. admirable quand on connaît les taux de d'inflation de l'Argentine, c'était des taux à deux chiffres quand il est arrivé au pouvoir.
Une monnaie qui se dévaluait pratiquement même dans la journée. Euh c'est ça ça enfin ça c'est une situation qui rappelait presque l'Allemagne des années 20 avec les gens achet du placoplâtre pour stocker leur pouvoir d'achat parce qu'ils avaient pas assez de sous pour acheter de l'or. Donc ils achetaient du placoplâtre.
Bah ouais terrible. Et donc là en plus on voit donc il supprime dans la dépense publique. Tout le monde lui avait dit "Bon d'accord, ça va peut-être faire baisser l'inflation.
Il y a un effet très inflationniste des dépenses publque si vous voulez qu'on en dise deux mots." Je pense que c'est aussi ce qui explique le succès de Bitcoin aujourd'hui. Donc il y a un effet très inflationniste aux dépenses publiques.
Certains disaient "OK Mily, vu qu'il va s'abrer dans la dépense publique, ça va peut-être baisser l'inflation mais ça va faire exploser le taux de pauvreté." Et là miracle, on s'aperçoit que non seulement l'inflation a chuté, mais en plus le taux de pauvreté baisse. Donc pour le coup, on s'aperçoit que tout le discours socialiste qui visait à dire "Vous ne devez vivre que dans la main de l'État, ça n'est que grâce à l'État que vous allez trouver votre moyen de subsistance et cetera est presque battu en brèche par encore une fois cette expérience grandeur nature." Moi, j'aime bien quand ce genre de de de petit miracle ou d'expérience se produisent de notre vivant parce que ça donne à voir aux gens quelque chose qui leur donne de l'espoir.
Et et si je peux me permettre cette incise, ce que je regrette le plus aujourd'hui, c'est que j'ai l'impression que pour beaucoup ont les Français pour le coup, pas la classe politique, on n'est passé d'une forme de dénialisme. C'est-à-dire que pendant des années, on s'est dit "Non, en fait ceux qui disent ça, ils sont déclinistes, ils sont pessimistes, ils sont populistes et cetera. Le niveau ne baisse pas, l'éducation n'est pas si nulle, on a dit ça au début et cetera." Ils sont passés de ce déni à soudain, "Ah, en fait, notre situation est tellement grave qu'on pourra jamais s'en sortir." Et il y a pas eu de transition.
Il y a pas eu un moment où on s'est dit "Bon, OK, en fait c'est grave mais on va prendre des mesures et ça va aller." On est tout de suite passé à c'est tellement grave qu'on pourra jamais y arriver. Et moi, j'aimerais en tout cas, c'est l'objectif que je me fixe modestement, c'est qu'on arrive à passer aujourd'hui du fatalisme à l'espoir.
Et je pense que pour passer du fatalisme à l'espoir, ça doit beaucoup reposer sur du concret, de la méthode et pas de l'esprouve politicienne comme les gens répondent souvent quand on dit "Mais comment vous allez faire pour je sais pas résoudre le problème de la délinquence ?" Par la volonté politique ? Les gens il répondent toujours ça parce que j'ai du caractère, moi je crois plus à ça.
Les gens qui disent par la volonté politique, je me dis il a aucune idée, il a pas de mesure, il y a pas de concret, il sait pas où il veut aller. Donc je pense que l'espoir aujourd'hui, on peut le donner aux gens en leur parlant de choses concrètes. C'est aussi pour ça que j'essaie beaucoup de parler de chiffres, pour ça que je m'entoure d'ingénieur, que j'essaie d'être dans dans les faits dans les faits et la méthode.
Connaiss vous connaissez le renoncement de Saint-Pierre ? Je finis par Moi, je sortirai de ce monde où l'action n'est pas sœur du rêve. Question internet.
Est-ce que vous utilisez ces vrais problèmes entre parenthèses dépenses inutiles entre guillemets et fermez la parenthèse pour faire passer vos idées identitaires/idéologiques ? Ah, je suis désolé, j'ai pas vraiment compris la question. Je la relis telle qu'elle a été formulée.
Est-ce que vous utilisez ces vrais problèmes entre parenthèses dépenses ouvrez les guillemets inutile fermez les guillemets, fermez la parenthèse pour faire passer vos idées identitaires/idéologiques ? Ah ok. Est-ce que c'est un cheval de 3 Est-ce que c'est une stratégie ?
Ah non. Bah alors, j'ai choisi d'être magistrate à la cour des comptes parce que j'avais déjà en tête que je voulais être un cheval de 3. Non non non franchement non.
C'est bah je disais tout à l'heure qu'à un moment j'allais vous raconter pourquoi il y a un côté frustrant quand on est magistrat à la cour des comptes. Du coup, j'en viens là et peut-être que cette personne comprendra à quel point à quel point c'est sincère. Donc quand j'ai choisi d'être magistrate à la Cour des comptes, c'était en en 2000, c'était début 2020, c'était juste après la crise des gilets jaunes.
Et quelque chose m'avait frappé au moment des gilets jaunes. Euh j'avais j'avais tir de LBD 40 en pleine tête comme dans un régime autoritaire. Ouais.
Bah ça c'est clair. En plus j'en j'en j'en ai fait partie. J'en ai fait quelques-unes et cetera.
J'étais dans le Bernne, je vous ai dit. Donc j'étais sur les ronds-points les vrais dans le cœur de la France. Après quand je suis rentrée à Paris euh bah j'étais sur les Champsélysées plusieurs fois et cetera et quelque chose me frappait.
En plus, moi j'étais enfin comment dire, je me sentais dès l'heure. J'étais en train de finir ma scolarité à Lena, il y avait une sorte de je rentrais en cours le lundi, j'étais avec des gens qui étaient tellement différents. Le le dimanche, j'étais avec les samedis, j'étais avec les gilets jaunes.
Enfin bon, voilà, chacun chacun évolue en gardant sa cohérence entre plusieurs mondes. Euh et quelque chose me frappait à ce moment-là. Donc je vous disais, j'étais dans ma sortie de Léna, je devais choisir l'institution dans laquelle j'allais j'allais sortir.
Est-ce que j'allais choisir Bery ? Est-ce que j'allais choisir la diplomatie, la préfectorale ? Et à ce moment-là, donc quand vous sortez de LENA, il y a un classement et vous choisissez selon votre classement le poste dans lequel vous allez aller.
À ce moment-là, quelque chose qui a quelle place ? Bah, généralement, on dit pas son classement, mais j'étais dans ce qu'on appelle la botte. Donc, en gros, c'est les postes qui sont bien classés et qui nous permettent de de prétendre à ce qu'on appelle les grands corps.
Il y en a trois. Les grands corps, c'est l'inspection générale des finances, ce qui a pris Macron, le Conseil d'État. Euh voilà.
Euh et la cour des comptes. La Cour des comptes, c'était l'institution dans la que présidait Philippe Ségain, dans laquelle était Marie-France Garot. Euh feu Philippe Séin, feu Marie-France Garot.
Feu Philippe Séin. Deux deux personnes que j'ai que j'ai beaucoup aimé. L'une que j'ai eu la chance de connaître, Marie-Fance Garot, Philippe Ségain, que j'aurais rêvé de connaître mais je n'ai pas eu cette chance. et et donc quelque chose me frappait au moment des gilets jaunes.
C'était le moment où j'étais dans mon choix. Je me disais qu'est-ce que je vais faire ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire ?
Et cetera. Et quelque chose me frappait, c'était que j'entendais très souvent parler de la Cour des comptes dans les ministères avec mes copains fonctionnaires, enfin dans les dans les milieux de la haute fonction publique. Mais au cœur des manifestations des gilets jaunes, c'était l'institution qui était le plus citée.
La Cour des comptes a dit ceci, il y a tel Gabji, la Cour des comptes a dit cela et cetera. Et je me suis dit en fait cette institution c'est peut-être l'une des dernières qui n'est pas entachée. Il y a comme c'est comme le juge de paix où les gens se disent la cours des comptes on sait qu'on peut croire.
Les recommandations de la cour des comptes, on peut on peut les passer à l'AS. Ah bah justement c'est là que j'arrive au côté un peu frustrant. Donc sur la partie constat en en revanche, tout le monde se dit on peut les croire et en plus je pense qu'il y a un côté c'est pas Robin des Bois mais c'est voilà des gens qui sont des magistrats qui sont au fonctionnaires.
Certains ont fait l'ENAT et pourtant leur métier c'est de taper sur l'État et c'est de dire là ils dépensent trop là ils font n'importe quoi avec votre argent. C'est un peu le chénon manquant entre l'opinion publique, le peuple et l'administration qui sinon ferait tout en cachette. Et donc là au milieu, il y a une institution qui dit "Moi, mon rôle c'est de tout vous montrer." Et donc de faire des rapports.
On dévoile tout ce que font les administrations. Là où elle dépense mal, là où elle dépense euh comment dire euh de manière non efficace, non efficiente, là où l'argent pourrait être mieux utilisé, quelle politique publique s'avère être un peu n'importe quoi, mal géré et cetera. Et donc le sentiment que j'avais à ce moment-là, c'est que c'était peut-être l'une des dernières institutions alors même que tout le monde voulait jeter LENA, que c'est le moment où Macron a hypocritement changé le nom de LENA sans la supprimer.
Mais donc à ce moment-là, je me suis dit finalement, c'est quand même le l'un des derniers bastions de bah de probité, d'endroit qui a un vrai souci de de l'intérêt général, de l'emploi de l'argent des gens et cetera. Et donc j'ai choisi cette institution. J'ai choisi cette institution.
Il y avait un bruit. Il y a quelqu'un qui veut qu'on sorte. Euh j'ai choisi cette institution, j'y ai appris énormément.
C'est une fenêtre de vue sur l'État, sur l'administration publique qui est extraordinaire. On peut tout voir, on a des pouvoirs de magistrat, on a des pouvoirs d'enquête. Donc, on peut tout demander aux administrations, leurs documents.
Parfois, on peut se rendre euh sur les lieux, avoir des bureaux sur place, y rester pour essayer de comprendre comment les choses se jouent. Ensuite, on fait des rapports et là, on arrive à la partie un peu plus frustrante, c'est que dans ces rapports, on fait donc des recommandations. On dit à l'État arrêtez de dépenser ici, faites plutôt ça comme ça, réorganisez-vous comme ceci et cetera.
Mais ces recommandations n'ont pas de force exécutoire, c'est-à-dire qu'elles peuvent pas entrer en application immédiatement, tout simplement parce qu'un magistraturait décidé. Pourquoi ? D'un côté, on peut se dire c'est n'importe quoi, nous on travaille et on voit ce qui se passe mal et cetera.
D'un autre, si on essaie quand même de comprendre la raison, vous avez des gens qui dépendent du gouvernement qui ont été nommés par un président de la République qui a été élu, qui représente le peuple, donc la démocratie. ces gens-là qui qui sont qui revêtent la légitimité démocratique et qui agissent. On peut considérer que c'est normal, que ce ne soit pas le rôle euh d'une jeune femme qui vient d'avoir un diplôme euh de l'ENAT euh que ce soit pas à moi d'aller leur imposer euh sinon on appellerait ça la technocratie qui existe d'ailleurs dans notre pays.
Mais on se dirait c'est quand même n'importe quoi. Vous avez un ministre qui représente x euh partie de la population, le président l'a nommé et vous avez des technocrates qui peuvent décider du jour au lendemain de lui empêcher de sa politique et cetera. C'est pour cette raison que les recommandations de la Cour des comptes n'ont pas euh ne peuvent pas s'imposer d'elles-même.
Mais le côté très frustrant, c'est qu'on voit des aberrations et qu'on peut pas les corriger. Par ailleurs, on a un devoir de réserve. Donc quand on est à la Cour des comptes, on peut pas aller raconter partout ce qu'on y voit.
On peut pas dire aux gens non mais il faut qu'on agisse, il se passe quelque chose de fou et cetera. On ne peut dire que ce qui est publié dans le rapport. Quand on publie quelque chose dans un rapport, c'est collégial.
Donc tout le monde a son mot à dire et cetera avant que ça passe. Bref, euh c'est une fenêtre de vue exceptionnelle, mais finalement pour ce qui est des moyens d'action, je suis, j'avoue euh sans vouloir y revenir indéfiniment, beaucoup plus satisfaite quand je m'aperçois qu'avec une émission, on a réussi à gagner 2 milliards d'euros sur l'aide publique au développement. Ça c'est je suis c'est non c'est le ministre c'est pas mon interprétation c'est mon c'est ma lecture.
Question de nounours. Bonsoir nounours. Pourquoi ?
Ouais c'est c'est l'ours. Une bête pour aller chercher des sources. On l'embrasse fort d'ailleurs.
Bonsoir. Pourquoi êtes-vous allé à l'investiture de Donald Trump ? Euh alors d'abord parce que j'y étais invitée euh que c'était dit invité comme Anouna ou vous étiez invité genre invité invité euh bah je sais pas comment était invité à Nouna mais moi j'y ai été invité pour le coup par l'administration Trump.
Euh vous avez reçu une petite enveloppe par l'ambassade américaine ou avant l'ambassade américaine ? Comment ça s'est passé ? Euh plus prosaïquement par email.
J'ai reçu une invitation donc qui a invité à la cérémonie d'investiture et qui a invité votre email comment ? Euh bah alors si on refait l'histoire avec un tout petit peu de recul, euh j'ai euh j'ai fait un discour lancé la campagne de Trump. Moi non j'ai pas les moyens.
Euh j'ai j'avais fait un discours sur l'intelligence artificielle au Parlement européen et ce discours euh on l'avait traduit en anglais par Lia et et je ne sais par quel miracle de Twitter X le discours s'est retrouvé à faire un mini buzz aux États-Unis et donc il a commencé à tourner un peu dans des sphères anglophones et donc à cette occasion euh pas mal de de je sais pas de d'entrepreneurs de la tech m'ont écrit sur Twitter en disant bravo pour ce discours. J'ai remarqué d'ailleurs à cette occasion, même si on aurait pu le deviner que pour eux l'Europe était vraiment le symbole absolu de tout ce qu'il rejetait. On était on était en pleine campagne de Trump, ça devait être au mois de septembre 2024 mais je pense que c'est facile de retrouver ce discours là.
Et bon voilà, mini buzz et les gens se sont vraiment dit "Ah quel symbole de de la la réglementation à outrance, cette Europe qui accroche les bouchons aux bouteilles. Enfin, vous voyez comme les les gens se moquent un peu de nous dans dans les autres pays. Et donc euh mini buzz, je j'entre en contact avec pas mal de gens qui se trouvent à être des entrepreneurs de la tech et qui par ailleurs euh étaient de plus en plus séduit par le discours de Trump, notamment du fait de l'arrivée d'Elon Musk.
Et parmi ces gens euh un un jeune homme qui s'appelle Jacob Elberg que j'ai connu à cette occasion et qui maintenant est devenu ministre de Trump. Donc il est en charge de la croissance de l'énergie et de l'environnement. Et ce garçon là donc on a on a un peu échangé et ensuite il m'a invité donc aux États-Unis.
Je suis allée à l'investiture, c'était pour le coup vraiment intéressant. J'ai appris énormément de choses. J'ai euh surtout, je vous ai parlé tout à l'heure un peu du Bitcoin.
Je pense que c'était la la meilleure rencontre n'était pas politique. En fait, c'était avec Michael Sailor. Donc il m'a invité chez lui.
On a discuté très longuement. Ça ça va vous ça va vous faire sourire la discussion. Donc on est resté peut-être 4h ensemble et la discussion sur les 4 heures à a porté pendant 3h sur le nucléaire.
Donc c'était on a parlé du Bitcoin forcément puisque c'est quand même le le gourou mondial du Bitcoin. Alors lui pour le coup si vous lui demander son patrimoine, on fait tous pas le figure. Euh franchement j'ai oublié le chiffre mais c'est colossal.
C'est plusieurs centaines de milliards je crois. Enfin vraiment c'est énorme. et en Bitcoin.
Et donc Sailor euh très belle rencontre lui aussi pour le coup pro Trump pour dire un mot un peu de de l'investiture parce que les gens se demande un peu comment ça s'organise les États-Unis vieux pays décentralisé qui a eu qui a pour coutume depuis 200 ans, à chaque fois qu'un président est nouvellement élu de faire une grande semaine de festivité autour de l'élection du président au cours de laquelle toutes les petites élites ou toutes les élites économiques politiques culturel du pays viennent de tous les États-Unis, donc de chacun des États viennent à Washington et il organisent chacun sa cérémonie, son bal, son brunch et cetera. Donc vous avez par exemple euh chaque jour chaque journal, chaque presse qui va faire son propre brunch, chaque secteur qui va organiser sa soirée. Vous aviez la soirée de Uber, la soirée de X organisée par Elon Musk et pour la première fois la soirée des cryptonnaies.
Incroyable vraiment, je pense que c'était la meilleure soirée, la soirée des cryptos. Et c'était le premier soir et Trump avait fait un discours, il avait un peu énervé d'ailleurs les vrais bitcoiners en parlant de son même coin qu'il lançait ce soir-là. C'est ça avait été un peu mal reçu.
C'est pas une petite arnaque ça ? Non. Bah bah c'était un peu mal reçu parce que ça faisait euh à la fois jeu alors que pour euh pour ceux qui sont vraiment intéressés au Bitcoin, c'est pas un jeu.
C'est pas des joueurs de casino. Et en plus ça faisait bénéfice personnel, ce qui est pas très pas joli. Enfin bon, je ferme la parenthèse.
Et donc cette cette investiture, OK, je vous ai passé les détails de l'histoire américaine et cetera. Ce que ce qui m'a le plus marqué et ce qu'on peut en tirer en tant que français. D'abord, ce que j'ai aimé, c'est que dans son discours d'investiture, en principe, dans les discours d'investiture, quel qu'il soit aux États-Unis, en France, n'importe où, en principe, dès qu'un président a élu, on remarque tout ce qui baisse d'un ton.
Il s'est fait élire avec des grandes promesses en jurant au peuple qu'il allait faire ceci ou cela. Et dès qu'ils sont élus, étonnamment, parfois, il y a une forme de comme s'il reculait. Alors maintenant que j'ai gagné, je vais plus vous promettre tout ça parce que finalement je vous ai un peu menti, c'est plus difficile.
Donc ils promettent toujours un peu moins dès qu'ils ont gagné. Et là Trump tout le contraire le jour J, je sais pas si vous vous souvenez, il fait son discours d'investiture, il y a Biden en face de lui, il est à deux doigts de l'insulter, il repromet tout, il fait un discours hyper long pour le coup Harissime dans l'histoire des États-Unis de faire un discours aussi punch et aussi long, pas formel le jour de son élection. Et juste après, il arrive dans une salle et on y était, il arrive dans une salle où il y avait bah les Américains qui l'avaient élu tout simplement.
Il pose un bureau au milieu de la pièce, c'était une sorte d'arène. Il pose un bureau qui est une reproduction de du de son bureau à la Maison Blanche. Et là, il a 30 décrets et il les signe comme ça devant le peuple qu'il a élu.
Si vous aviez vu la tête des gens, il y avait une forme de jubilation où les gens vraiment presque pleuraient. les Américains et c'était des Américains enfin de de toutes les de tous les États-Unis, ils étaient venus en voiture du Texas. Enfin, vraiment incroyable.
Des vrais des des vrais trumpistes heureux de cette de cette victoire. Et les mecs pleuraient en se disant c'est la première fois de notre vie qu'on vote et que ça sert à quelque chose. Ça sert enfin à quelque chose.
Il est en train de signer devant nous tout ce qui a fait qu'on l'avait élu pour ça. Et donc je me suis dit ce qu'il y a à en tirer en réalité c'est que un, il faut être prêt tout de suite quand on arrive au pouvoir. Et de je pense que maintenant et je le disais tout à l'heure, il faut conjurer le fatalisme par du concret et il faut montrer aux gens que c'est encore possible.
Sinon, je pense que notre penchant naturel, ce sera de se dire "La politique, ça sert à rien. Plus personne peut changer les choses. On est tombé tellement bas qu'on y arrivera pas." Et c'est ce quoi je pense que maintenant doit se situer le combat.
Il faut plus lutter. Tout à l'heure, un monsieur disait "Est-ce qu'il faut être choquant et tout ?" Non, franchement, il faut pas être choquant.
Les Français sont lucides. Ça y est, on les a convaincu. On regarde tous les sondages.
Alors, désolé pour celui qui donnait 42 % au lieu de 51, mais on regarde tous les sondages, on voit des majorités écrasantes sur nos sujets. Quand vous demandez aujourd'hui aux gens sur tous les sujets qui sont les nôtres, que ce soit la souveraineté, que ce soit sur une forme de méfiance vis-à-vis de l'UE, que ce soit euh sur les sujets de l'immigration, de fermeture des frontières, de justice fiscale ou sociale et cetera, vous avez presque 70 % à chaque fois. Donc à mon sens, le combat ne se joue plus. sur le fait de convaincre les gens qu'on a raison, mais sur le fait de les convaincre que alors qu'on a raison, on peut encore changer les choses et voilà comment on va les changer.
Les retraites, on fait comment pour les changer ? capitalisation, c'est un la le système par répartition reposé sur Impact euh qui disait au boomers, comme les appellent ceux qui les aiment pas, "On va payer vos retraites mais en échange, vous devez faire une seule chose, des enfants." Ils n'ont pas fait d'enfants, la génération qui nous précède.
Donc on a bah l'arbre démographique qu'on connaît. On ne peut plus, on y arrive plus. C'est un système qui est voué soit à ne plus se financer, soit à exiger des Français des efforts sacrificiels à intervalle régulier.
Donc leur dire à chaque fois il y a 20 milliards à combler, vous allez encore travailler 2 ans de plus. J'ai cru que vous ayez me dire qu'on allait réduire la vie en en petite barrette verte et en petite barrette jaune. Je suis pas jacat moi.
Euh donc soit leur dire tous les 2 ans. Ah en fait maintenant c'est encore 2 ans 64 70 jusqu'à quand ? Puisqueen réalité le problème est démographique.
Donc ça ça marche pas. Donc à mon avis maintenant il faut passer au système par capitalisation. Les gens disent beaucoup les Français sont attachés au système par répartition.
Moi je crois pas. Je crois qu'ils y sont ligotés. Qu'ils ont peur d'en sort euthanasie.
C'est très vague. Donc je dirais contre à une question posée de manière aussi vague. Euh pour en dire juste un mot.
Imaginez-vous, vous êtes à l'ostau, on sait que vous êtes téraplégique au dernier degré et en plus vous êtes dans le coma. Ça fait 2 ans que vous êtes dans le coma. Vous vous réveillez et vous êtes en train d'écrire un petit livre avec vos yeux.
Je alors je veux pas du tout faire pleurer dans les chaumières ni raconter ma vie mais c'est un sujet que je connais vraiment pour le coup très bien. J'avais un petit frère handicapé thétrégique. J'ai jamais à aucune seconde de ma vie pensé que sa vie ne méritait pas d'être vécue parce qu'il était tétraplégique.
Bah, je sais pas vous dire, malheureusement, il ne il n'avait pas la parole. Euh, donc je sais pas vous dire à sa place, mais quoi qu'il en soit, s'il avait pu le dire, que que puis-je savoir malheureusement, s'il avait pu le dire, j'en je ne sais pas. Donc sur sur l'euthanasis, je vous réponds, vous me dites pour ou contre l'euthanasie, donc comme ça, je vous dis contre.
En réalité, ça existe déjà. On est en train d'en enlever plusieurs gardes de fou, d'en faire sauter les verrou et cetera. Pourquoi ?
C'est quelque chose qui me fait peur à titre personnel, c'est que l'euthanasie repose beaucoup sur la liberté de choix. prétendu de la personne qui va dire "Alors, je veux mourir." Moi, je pense que certes, on est libre, mais que notre choix est beaucoup dicté par ce que nous dit la société.
Et quand la société vous fait comprendre que quand vous êtes par exemple cette phrase, un légume, alors vous ne méritez pas la vie. que quand vous êtes mourant et en soin palliatif, vous êtes un poids pour la société, que vous coûtez trop cher, quand votre famille peut parfois vous faire sentir que c'est un poids pour elle, que c'est douloureux, parfois pour des raisons très égoïstes, pas envie d'aller à l'hôpital toutes les semaines, angoissé de l'aspect morbide et cetera. Franchement, je sais ce que c'est he, c'est pas quelque chose de gay, c'est un devoir, c'est pas facile.
Beaucoup aimeraient sortir de ce tunnel et se dire "Je veux éviter toute cette angoisse et cetera." Donc quand vous êtes soumis à cette pression sociale, familiale, où est votre liberté ? Dans quelle mesure est-ce que votre choix est totalement libre quand la société vous a fait comprendre de votre vivant et quand la société nous fait comprendre à nous qu'en réalité on devient un poids parce qu'on est malade et dans quelle mesure est-ce que finalement on a encore notre libre arbitre quand la société nous a mis en tête que l'euthanasie était légitime et parfois même souhaitable dans ces conditions-là ?
Moi c'est ça qui me fait peur et c'est la raison pour laquelle je souhaite pas qu'on aille plus loin. Je crois qu'on a trouvé un bon équilibre dans la loi Léonetti. Cette loi-là me fait peur.
Je trouve qu'elle va trop loin, qu'elle fait sauter tous les verrous et qu'elle peut mettre des choses dangereuses dans la tête des gens. Vous avez déjà fait des soins palliatifs dans votre famille ? Bah oui.
Question concernant Trump. Vous vous rappelez de la soirée des élections où vous aviez un ancien ambassadeur en face de vous ? Ah oui !
Ah bah mémoire ! Bah qu'est-ce qu'il avait dit Pépé ? Euh, on était sur LCI et oui, c'était un ancien ambassadeur, je crois qu'il s'appelle Charles Michel, on lui fait de la pub.
Euh, et il me disait, vous allez voir ce que vous allez voir. Ouais. Il disait "Camala Haris a déjà gagné." La présidente Camala, il parlait comme ça, la présidente Camala.
Je Mais attendez monsieur, les bureaux de vote sont même pas encore fermés, respectez quand même le peuple américain. Et il me dit "Mais moi j'ai déjà voté, j'ai voté contre Trump et cetera." Mais vous vous êtes pas les États-Unis à vous tout seul.
Et il me disant mais vous allez voir Camala a déjà gagné et cetera. Je mais qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Et il me dit parce que Trump n'est pas démocrate.
Je attendez Trump n'est pas démocrate mais vous vous parlez à la place de tous les Américains. Vous appelez président de quelqu'un qui n'a même pas encore gagné mais qui n'est pas démocrate ici. Et après en rigolant, je lui avais dit bon OK Nostradamus.
Et quand j'avais dit OK Nostradamus euh c'est là que cette ces petites séquences étaient devenues un peu avait beaucoup tourné sur les réseaux. Comment ça se fait qu'on n pas vu, du moins, on va pas dire on, comment ça se fait que la classe médiatique, diplomatique et j'en passé des milleurs ? Ils ont pas vu l'élection de Trump encore une fois.
Euh je pense c'est du déni, c'est d'abord autant intoxiqués avec leur propre couverture médiatique. Ouais, je pense que quand on veut pas que quelque chose arrive, on a tendance à croire que ça n'arrivera pas. euh d'abord penchant, humain, donc euh pas pour les excuser, mais je pense qu'il y a aussi euh ce cette forme d'autoonviction.
Deuxième chose euh alors même que les sondages montraient qu'il était fort quand même. Ça qui est fou, c'est que ils avaient quand même devant eux la preuve qu'il y avait une dynamique euh certaine. Euh il ils ont voulu sans doute peut-être par idéologie aussi se dire "Non, les États-Unis on les aime trop pour que pour qu'ils fassent une chose pareille et on revient à leur atlantisme à leur atlantisme." Ensuite, dans la conséquence qui est quand même très surprenante, c'est que ces mêmes gens qui se sont trompés sur tout sont encore les mêmes qui aujourd'hui euh nous disent parfois sur le même sujet, "Ouais, il va se planter sur ça, on est sûr, il a fait ceci, il a reculé et cetera." Et on les croit comme s'ils avaient comme si rien ne s'était passé.
Il y a une forme de pardon ou d'oubli. On se on a oublié que ces mêmes gens en réalité ne sont plus crédibles. Ils devraient plus avoir le droit à la parole sur le sujet.
Ou alors on devrait mettre un bandeau en dessous pour redire la veille, il pensait que Trump avait perdu. Euh plus crédible, on vous croit plus. Est-ce que vous avez trois livres à conseiller à notre communauté ou est-ce que vous avez un autre sujet qu'on a ça fait 3h38 là.
On peut finir sur des livres, c'est beau. On f toujours sur des livres et un conseil pour les jeunes générations. Donc trois livres à conseiller à notre communauté.
OK. Euh interdiction de conseiller les livres de Zemour. Ouais, ça va.
Euh donc euh Ah, il y en aurait des dizaines. J'avais créé une association qui s'appelle Alexandre Aristote et qui sert d'ailleurs de à à conseiller des livres des livres aux jeunes gens. Euh donc euh ça existe encore si les gens veulent le voir.
Euh donc trois livres, trois livres. Trois livres. Euh je vais essayer d'en donner pour pour tous les goûts.
Belle du Seigneur d'Albert Cohen pour pour les plus les plus sensibles d'entre vous. Très beau livre, très long mais quand on quand on le ferme, on regrette qu'il a été si court. Alors qu'au début, on a du mal à s'y mettre en se disant "C'est 1000 pages, j'y arriverai pas." Magnifique livre sur à la fois sur la passion, sur la passion amoureuse, euh sur les relations entre les hommes et les femmes, mais aussi, je le citais tout à l'heure, un diplomate à la Société des Nations très désabusé sur euh la vanité, l'inutilité de ce métier parfois et notamment dans les années où il y est.
Donc vraiment très beau livre. Euh 2è livre, alors rien à voir, euh Avril Brisé d'Ismaï Kadar, euh le plus grand auteur albanais qui aurait sans doute mérité un prix Nobel comme Kundera mais qui ne l'aura jamais vu que on a le prix Nobel que de son vivant et que maintenant malheureusement il est décédé. Euh donc Isma Cadaret, Avril Brisé, livre magnifique sur euh le le choc entre une société ultra moderne qui est la nôtre et une société très traditionnelle euh qui se réfugie encore jusqu'à nos jours dans les montagnes albanaises.
Euh donc c'est un couple qui vient de Tirana, la capitale et qui veut aller faire un voyage de nos au cœur des montagnes albanaises. Le mari emmène sa femme. La femme au début a très peur.
Elle sait pas exactement ce qu'elle fait là. se retrouve dans les montagnes au milieu de de cette société qui commet encore des des crimes d'honneur où les familles s'opposent entre elles parce qu'il y a eu un mort il y a trois siècles et qu'elles doivent continuer de venger le sang de leurs frères. Il y a euh le le code de l'honneur albanais qui qui prévaut et cette femme qui au départ se demande ce qu'elle fait là et pourquoi son mari veut l'emmener là. son mari, je crois qu'il est auteur, donc il a envie d'en écrire quelque chose, mais elle elle sait pas pourquoi elle est là.
Et en fait à la fin euh enfin, je lui raconte pas la fin d'ailleurs, mais en fait à la fin c'est même lui qui n'arrivera pas à la faire revenir à Tirana. Et donc toute cette histoire, c'est entre c'est le le tiraillement entre bah voilà la modernité et la beauté finalement de la tradition qui peut nous faire peur au début. Avril brisé et dernier dur, c'est dur d'en choisir trois.
Alors, donnez-moi un verre de poésie. OK. Euh Victor Hugo classique, on va faire du français.
Alors, ça s'appelle le mot. Brave gens, prenez garde aux choses que vous dites. Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdites tout, la haine et le deuil.
Et ne m'objectez pas que vos amis sont sûrs ou que vous parlez bas. Écoutez bien ceci. Tête à tête, porte-close en pantoufle chez vous sans un témoin qui souffle.
Vous dites à l'oreille du plus mystérieux de vos amis de cœur ou si vous l'aimez mieux, vous murmurez tout seul dans le fond d'une cave à 30 pieds sous terre. Un mot désagréable à quelqu' individu. Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu que vous disiez si bas dans un lieu sourd et soubre, court, à peine lâché par bondissort de l'ombre.
Tenez, il est dehors. Il a deux pieds un bâton à la main de bon soulier. Ferrer, un passeport en règle.
Au besoin, il prendrait des ailes comme l'aigle. Il fuit, il vous échappe, rien ne l'arrêtera. Il suit le quai, franchit la place et cetera, passe l'os bateau dans la saison des crues et va tout à des dédales de rue droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage, il a la clé, il monte l'escalier, passe entre arrière ailleurs, regardant l' ma face dit "Me voilà, je sors de la bouche d'un tel et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel." Un conseil pour les jeunes générations.
Lise des livres déjà. Croyez en vous. Défendez vos idées et pas celles des autres.
N'ayez jamais peur d'entrer dans la technique, de ne pas croire ce qu'on vous dit. Engagez-vous si c'est possible à mes côtés si vous le souhaitez. Aimez votre pays.
Ne croyez pas que c'est démodé. Bien au contraire. Et bah basiquement essayer d'être des gens bien.
Sarah KnF. Merci. Merci. [Musique] [Musique] [Musique]
Sarah Knafo