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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 3 mars 2026 52 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsJustice

Guerre en Iran : la stratégie obscure de Trump - C à Vous l’Intégrale - 03/023/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    D.Trump s'est-il laissé entraîner dans cette guerre contre l'Iran ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    C'est Israël qui pilote ce conflit ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La guerre a-t-elle été préparée ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Le ministre de l'Économie a appelé à ne pas se précipiter dans les stations-services. Est-ce une méthode Coué ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00P.CohenChiffre
    « 27 % des Américains seulement disent soutenir cette offensive. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. 2 camps affichent leur détermination. ... - A.-E.Lemoine: D.Trump commente cette guerre au fur et à mesure qu'il la mène.

Une guerre dans laquelle il s'est laissé entraîner? - P.Cohen: C'est la question de l'influence américaine vivement contestée par une base Maga. - A.-E.Lemoine: On en parle avec C.Ockrent, journaliste et écrivaine, autrice de "Le Trump de A à Z: un premier dictionnaire".

A vos côtés, A.Arefi. Le ministre de l'Economie appelle les Français à ne pas se précipiter dans les stations-services. - E.Tran Nguyen: Certains le font par crainte d'un choc énergétique.

L'Iran a bloqué un passage stratégique d'approvisionnement de pétrole dans le monde. Le prix du baril s'envole. - A.-E.Lemoine: On en parle avec E.Benezet, journaliste économique du "Parisien".

Les attaques de H.Clinton dans l'affaire J.Epstein... ... - L.Amar: Elle demande à D.Trump de venir s'expliquer sur l'affaire Epstein.

Le "New York Times" évoque une accusation de viol contre D.Trump. - A.-E.Lemoine: Le procès de T.Ramadan est suspendu. - La crainte, c'est que monsieur T.Ramadan essaie d'échapper à tout le procès et que ses victimes soient privées d'un procès. - L.Sénéchal: Il est accusé de viol sur 3 femmes.

Il doit être jugé. Il souffre de la sclérose en plaques. On saura demain si le procès peut reprendre ou pas.

Une expertise médicale a été réclamée. - A.-E.Lemoine: Après 20h, S.Bonnaire, M.Pokora, et dans votre OEil, Pierre? - P.Lescure: On parlera du court métrage documentaire qui a eu le César la semaine dernière, "Au bain des dames". - A.-E.Lemoine: On commence par un point sur ce 4e jour de guerre en Iran. - L.Sénéchal: Journée marquée par l'extension du conflit au Liban.

Des frappes israéliennes sur Beyrouth et sur le sud du pays. Les bastions du Hezbollah sont à nouveau visés après des tirs de roquette contre Israël. L'objectif reste, comme après les 2 mois de guerre ouverte en 2024, de détruire le groupe terroriste. ... - L.Sénéchal: La guerre a déjà fait plus de 50 000 déplacés au Liban.

La population fuit Beyrouth. Israël bombarde le sud du pays et déploie des troupes au sol en décrétant une zone tampon. 84 villes et villages du Liban ont reçu l'ordre d'évacuer.

Israël frappe toujours de toutes ses forces la capitale iranienne avec le soutien américain. La ville sainte de Qom, où se déroulait la réunion sur la succession du Guide suprême. Le nouveau ministre iranien à la Défense a été nommé hier.

Il a été ciblé. Le coeur du pouvoir iranien est touché. Même la télévision d'Etat a été obligée de se réfugier dans un autre bâtiment.

Les rues de Téhéran sont jonchées de débris. 787 personnes tuées dans des frappes, selon le Croissant-Rouge, qui a recensé plus de 1000 attaques dans 153 villes différentes. Les processions et enterrements se multiplient en Iran.

L'ONU fait part de son inquiétude pour les civils iraniens et les infrastructures. Il y a la crainte d'un exode iranien, dont beaucoup cherchent à fuir leur pays. ... - L.Sénéchal: Mais si le régime iranien a été décapité avec la mort du Guide suprême et d'une cinquantaine de hauts dirigeants, il n'est pas encore tombé. ... - L.Sénéchal: L'Iran réplique avec force.

Frappes au coeur d'Israël. Il cible jusqu'au bureau du Premier ministre, B.Nétanyahou, en vain.

Les frappes ont fait 10 morts en Israël, où les alertes se succèdent. ... - L.Sénéchal: Les Etats-Unis ont perdu 6 soldats depuis le début de la guerre, mais une pilote américaine survit aux tirs amis, à la bavure du Koweït. ... - L.Sénéchal: L'Iran frappe les alliés américains au Moyen-Orient.

Ainsi que l'aéroport de Doha et les ambassades américaines de Koweït et de Riyad. Si Trump affirme que l'Iran arrive à court de munitions, le régime se permet de menacer les Etats-Unis. ... - A.-E.Lemoine: Voilà pour ce point factuel.

Vos réactions dans un instant, après l'Edito de Patrick. D.Trump s'est-il laissé entraîner dans cette guerre contre l'Iran? - P.Cohen: Pour sa base Maga comme pour ses adversaires, cela reste une énigme: comment l'homme qui clamait en 2024 qu'il n'allait pas lancer de guerre et qu'il allait les arrêter, comment ce président qui, en un peu plus d'un an de mandat, aura attaqué 7 pays différents, dont 3 qui ne l'avaient jamais été, Venezuela, Nigeria, Iran... 7 pays pris pour cible, c'est un record.

Comment a-t-il pu s'engager dans une opération aussi incertaine, dont il peine à définir les motivations et la finalité? - A.-E.Lemoine: La réponse tient en un nom propre. - P.Cohen: Nétanyahou.

Il joue lui aussi son avenir politique. Il s'est empressé de souligner dimanche que le renversement du régime iranien était son objectif depuis 40 ans. D'après le "New York Times", tout s'est joué il y a moins de 3 semaines dans le bureau Ovale.

C'était le 11 février, lors de la dernière visite de B.Nétanyahou à Washington. On le voit avec M.Rubio.

Le rendez-vous avec Trump a eu lieu à l'abri de la presse. C'est ce jour-là que l'Israélien a convaincu l'Américain de l'opportunité d'une offensive militaire contre l'Iran. Pendant près de 3 heures, les 2 dirigeants ont discuté des perspectives de guerre et des dates possibles pour une attaque.

Ca faisait des mois que B.Nétanyahou quémandait un tel feu vert en expliquant à Trump que les pourparlers diplomatiques ne mèneraient à rien et que l'action militaire était le seul moyen de résoudre une fois pour toutes la question nucléaire iranienne. Le rôle central d'Israël a été confirmé par le secrétaire d'Etat, M.Rubio, hier soir.

Selon lui, si les Etats-Unis ont attaqué l'Iran, c'est pour l'empêcher de riposter, alors qu'Israël avait prévu de frapper en premier. ... - P.Cohen: Evidemment, c'est très différent des explications données jusqu'ici par les officiels américains, qui évoquaient une menace impérieuse et imminente contre leurs intérêts.

De la part du régime de Téhéran, on comprend que la menace imminente est plutôt israélienne. M.Rubio a ajouté qu'il serait ravi qu'un autre avenir politique se dessine pour les Iraniens, mais que ça n'était pas du tout le but de guerre.

L'objectif poursuivi serait la destruction de leurs missiles balistiques et de leurs capacités navales. Il y a une heure, lors d'un point presse aux côtés de F.Merz, Trump a soutenu la thèse inverse: "J'ai peut-être forcé la main d'Israël parce que l'Iran allait attaquer en premier." C'est l'exact contraire de ce qu'a dit son secrétaire d'Etat, M.Rubio.

Ce rattrapage ne va sûrement pas calmer la fureur d'une partie de la base trumpiste. En voici 2 spécimens, M.Taylor Greene et le podcasteur T.Carlson.

Il a vu Trump à 3 reprises le mois dernier dans le bureau Ovale pour plaider contre la guerre, sans succès. ... - P.Cohen: "Fucking war." De façon symétrique, les démocrates sont tout aussi remontés contre une action qu'ils jugent irresponsable. ... - P.Cohen: Où est le plan?

Le résultat se lit dans un sondage. 27 % des Américains seulement disent soutenir cette offensive. Même chez les républicains, c'est une très courte majorité: 55 %. - A.-E.Lemoine: On n'a pas encore entendu D.Trump dans votre Edito. - P.Cohen: C'est l'une des bizarreries de cette séquence: Trump n'a pas su trouver les mots pour convaincre le peuple américain de la nécessité de cette initiative majeure, historique.

Il n'a rien fait depuis 2 semaines pour préparer l'opinion à cet engagement. Depuis samedi, seulement 2 messages vidéo enregistrés, des interviews données au téléphone à des journalistes, mais pas de conférence de presse, pas d'adresse à la nation. Un seul discours en direct hier soir, dont la solennité était relative.

Il a aussi été question de sa grande fierté: la construction de la salle de bal de la Maison-Blanche. ... - P.Cohen: Digression sur les dorures, les rideaux et sur le bruit des travaux qui sonne à ses oreilles doucement, parce que ça fait de l'argent, mais moins à celles de la première dame...

Bref, tout cela quelques minutes après avoir demandé de prier pour les 4 premiers soldats américains tombés pour l'opération Fureur épique. - A.-E.Lemoine: "Qui pourrait prendre au sérieux un tel commandant en chef?" C'est les propos d'un élu démocrate opposant à Trump.

On n'est pas loin de partager son constat. - C.Ockrent: Depuis plus d'un an, on essaie de ne pas être saisis à chaque fois par les propos de cet homme qui dit, à juste titre, qu'il est le plus puissant du monde.

Et, singulièrement, depuis le déclenchement de cette guerre, les propos tenus par D.Trump sont sidérants. Il change de registre, de pied, d'argument selon ses interlocuteurs.

Aujourd'hui encore, il vient de dire qu'il avait 3 prétendants qu'il trouvait pas mal pour prendre le pouvoir à Téhéran, mais qu'ils sont tous morts. "Maintenant, on ne connaît plus personne." On se demande où on va.

Il semblerait, en fait, que c'est M.Rubio qui met, d'une certaine manière, le doigt sur ce qui fait mal. Ca explique la réaction presque puérile d'un D.Trump qui dit: "C'est moi le chef.

C'est pas B.Nétanyahou. Moi, Trump, j'ai forcé la main de Nétanyahou." On comprend que c'est l'inverse.

C'était déjà le cas, souvenez-vous, lors de cette guerre de douze jours qu'on a déjà oubliée, presque passée par pertes et profits, en juin. Nétanyahou démarre au bout de 2 jours et Trump voit que ça marche bien, et dit que c'est son idée, qu'il va faire ça aussi. Là, on est dans un scénario qui est presque calé sur celui-là. - A.-E.Lemoine: C'est Israël qui pilote ce conflit? - A.Arefi: Je serais pas totalement d'accord.

Il y a quelque chose d'assez logique dans ce qui se passe aujourd'hui. Israël considère le régime iranien, et l'inverse est vrai, comme son ennemi et comme la menace existentielle. L'Occident ne fait pas confiance en la République islamique, et vice versa.

Ce qu'on avait réussi à faire, c'était un accord sur le nucléaire en 2015, signé sous B.Obama, que respectait la République islamique et qui avait réduit considérablement ses capacités. Sous pression de B.Nétanyahou et avec le souci de détricoter l'héritage de B.Obama, D.Trump s'en est retiré.

A partir de 2018 jusqu'à aujourd'hui, on a plus de 1500 sanctions prononcées contre la République islamique. On a ensuite le 7-Octobre. Israël prend conscience qu'il va devoir couper l'axe pro-iranien dans la région avec la guerre contre le Hamas à Gaza, la guerre contre le Hezbollah au Liban, jusqu'à arriver aux portes de Téhéran avec, au passage, la chute de B.Al-Assad.

Cette guerre était écrite. Le régime iranien n'est pas frappé pour ce qu'il a fait au cours des dernières années...

Il avait respecté un accord. Il est frappé pour ce qu'il est: un régime chiite farouchement anti-israélien et antiaméricain. Pour B.Nétanyahou et pour D.Trump, c'est une opportunité de tenter d'en finir. - A.-E.Lemoine: Une guerre écrite mais qui n'a pas été préparée.

Il n'y a pas de plan très clair. - C.Ockrent: Elle a été extraordinairement préparée sur le plan militaire.

Il semblerait qu'on n'a jamais vu une telle coordination entre les forces israéliennes et les forces américaines. C'est d'autant plus évident qu'ils ont en fait le même matériel. On voit des avions américains qui sont ravitaillés en vol par des Israéliens, et vice versa.

Au contraire, il y a une formidable efficacité sur le plan militaire. Sur le plan politique, comme vient de le dire A.Arefi, c'est clair pour B.Nétanyahou.

Il a un double avantage personnel: il décale son calendrier judiciaire...

Il a toujours des procès pour corruption qui lui pendent au nez. Il décale peut-être des élections, qui sont prévues en octobre... - P.Cohen: Il peut les avancer à tout moment. - C.Ockrent: Parce que c'est l'union sacrée en Israël, comme à chaque fois, et on comprend pourquoi. - A.-E.Lemoine: D.Trump disait, aux côtés de F.Merz, que l'Iran était à court de munitions. - P.Cohen: "On a tout détruit", mais non. - A.Arefi: Les capacités iraniennes, qu'elles soient nucléaires ou balistiques, ainsi que son soutien à ces acteurs régionaux que sont le Hamas et le Hezbollah...

L'Iran a déjà été considérablement affaibli à l'issue de la guerre des douze jours en juin. Aujourd'hui, l'Iran n'enrichissait plus d'uranium. L'Iran n'était pas à quelques jours ou quelques mois de l'obtention de la bombe atomique.

Les sites nucléaires sont toujours sous les décombres. Son programme balistique a été assez réduit, même si l'Iran avait réussi à reconstituer une partie de ses stocks de missiles balistiques. Mais la dernière arme de dissuasion dont ils disposent...

La République islamique, de par son idéologie, est sous embargo. Elle ne peut pas avoir d'avions de chasse ni d'armée digne de ce nom. Donc il n'y avait pas d'urgence.

La menace iranienne avait été repoussée. Il ne faut pas confondre la nature très politique et idéologique...

Côté israélien, il y a une opportunité, une fenêtre de tir unique pour tenter d'en finir avec un régime qui n'a jamais été aussi affaibli. En revanche, l'argument de Trump selon lequel l'Iran allait frapper le premier Israël...

L'Iran n'avait aucun intérêt à frapper. Les actions préventives, c'est l'apanage d'Israël. Pour les missiles balistiques qui seraient capables de frapper le territoire américain, la portée maximale, c'est 2000 km.

C'est Israël et jusqu'à la Grèce. Ce n'est pas la France et encore moins les Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: La technique de riposte, c'est la guerre asymétrique? - A.Arefi: L'Iran étant sous embargo, l'Iran n'a pas d'avions de chasse.

Elle a produit une industrie de drones qu'elle a livrés à la Russie, en Ukraine. Elle a produit également des missiles balistiques. C'est les missiles qui vont au-dessus de l'atmosphère pour pouvoir atteindre Tel-Aviv en à peine 8 minutes.

Et le soutien à ces acteurs régionaux...

Que veut dire asymétrique? L'Iran ne fait pas le poids face aux Etats-Unis et encore moins face à Israël. L'Iran va tenter de taper les alliés des Etats-Unis, les bases américaines dans le Golfe pour faire monter le coût de la guerre.

C'est ainsi qu'on voit des frappes sur les bases à Bahreïn, mais également sur les tours de Dubaï où se trouvent les instagrameurs. Ca crée un choc. Lorsque l'Iran va torpiller tous les navires qui tentent de passer par le détroit d'Ormuz...

L'Iran bloque les exportations de 20 % du commerce mondial du pétrole. Il crée un coût. C'est une guerre d'attrition.

L'Iran Fait avec ses moyens en sachant que le régime est en mode survie. Preuve en est: l'ayatollah A.Khamenei, Guide suprême, a été tué.

Le régime est engagé dans une survie et il ira jusqu'au bout pour "résister" à ce qu'il considère comme une agression. - A.-E.Lemoine: Cette tactique de riposte avait été planifiée depuis des mois. - A.Arefi: Evidemment.

Ca fait des années que les Gardiens de la révolution affirment qu'ils conseillent aux Emirats de faire attention à leurs tours de verre qui peuvent être attaquées par des missiles iraniens. Ca fait des années qu'ils menacent les bases américaines, qui sont à quelques centaines de kilomètres. L'Iran ne peut pas atteindre les Américains, mais, telle une bête assiégée avec des griffes fortes, peut porter des coups de griffe à l'ensemble de la région.

Les images qu'on voit à l'écran font le tour du monde. L'Iran le sait. Ca amène un prix à payer pour la France.

Les Américains portent une responsabilité dans le fait qu'ils arrivent pas à défendre correctement leurs alliés. Tous ces expatriés n'ont qu'une envie: quitter Dubaï. Ils n'imaginaient pas que cette oasis de stabilité prenne feu sous les coups de butoir de l'Iran. - A.-E.Lemoine: Attaquer les pays du Golfe, c'est le risque de s'isoler encore un peu plus pour l'Iran. - C.Ockrent: Oui et non.

Il y a un message de ce qui reste du régime iranien, qui dit aux Emirats: "Ce n'est pas vous que nous visons, mais les Américains." Mais avec des missiles à courte portée, ils tapent des symboles de ces Emirats, qui vivent sur le cyber, sur toute cette économie parallèle défiscalisée, sur ces influenceurs...

Ces villes mirages avec ces tours, avec des hôtels 7 étoiles archi luxes qui sont frappés...

Il y a, de la part du régime et de ce qu'il en reste, comme une lutte pour la survie, mais aussi, et c'est la vraie interrogation, une incapacité de 2e frappe plus éloignée. Ils ont réussi à taper, à Jérusalem, les bureaux du Premier ministre. La vraie question, c'est: combien de temps le régime iranien peut tenir en fonction de ses réserves de missiles?

Les Américains et les Israéliens ont tapé à Qom, la ville sainte, la réunion où les mollahs devaient élire le successeur du Guide suprême. Néanmoins, ce n'est pas un Etat failli, l'Iran. C'est un régime qui repose pas tellement sur les religieux, mais surtout sur les Gardiens de la révolution, qui tiennent les richesses de ce pays.

C'est un pays immensément riche. Ces gens-là n'ont aucune envie de lâcher le pouvoir. - P.Cohen: Les états-majors israéliens et américains se sont vantés de la puissance de leurs frappes et de leur précision.

On voit le nombre de cibles visées et atteintes...

Samedi, une école du sud de l'Iran a subi un bombardement. Bilan épouvantable: 165 morts, d'après les officiels iraniens. On sait que c'est une école d'après les vidéos transmises. - C.Ockrent: Une école de filles. - P.Cohen: Avec plus de 150 fillettes.

Les Etats-Unis et Israël disent ne rien savoir de cette attaque. L'Iran accuse les forces adverses. Qu'est-ce qu'on peut dire de cette attaque? - A.Arefi: Il y a des élèves filles qui ont été tuées.

On ne sait pas s'il s'agit de 100 personnes au moins. On a vu des familles en deuil avec des cadavres de jeunes filles. L'Iran est bombardé par des frappes américaines et israéliennes.

Il est probable que ça vienne de ce côté-là. Il faut aussi dire que le terrain de cette école dans le sud de l'Iran appartenait aux fameux Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime, qui y possédait des brigades. Il est possible qu'il y ait eu une bavure.

Même si on n'en a pas la preuve, il est également possible que ce soit un tir iranien. En tout état de cause, dans une guerre, il y a des morts, des dommages collatéraux, des victimes civiles. On en est à 800 morts.

Ce sont les chiffres du Croissant-Rouge iranien lié au régime. On ne sait pas combien de militaires, de politiques et combien d'Iraniens parmi eux. Quand on voit les endroits frappés, on a une information extrêmement précise.

Le Mossad et la CIA savent tout de l'Iran, des endroits où se trouvent les quartiers généraux des Gardiens de la révolution. Les Gardiens de la révolution, durant la guerre des douze jours...

Des commandants avaient été frappés dans leur lit, chez eux, par la fenêtre. Il y a une connaissance extrême. Le problème, c'est que ça n'est pas avec des frappes aériennes qu'on renverse un régime.

On l'affaiblit et on provoque un choc psychologique, mais on le renverse qu'avec des troupes au sol. - P.Cohen: Il n'y a pas d'abris à Téhéran?

La population ne peut pas se protéger. - A.Arefi: On n'est pas du tout comme en Israël.

Il y a eu un ordre du régime à la population pour quitter Téhéran et les grandes villes, mais on n'est pas du tout dans une situation à l'israélienne avec des abris construits par le gouvernement. Ca marque bien la différence entre les 2 pays. En Iran, on a une population majoritairement opposée au régime, qui a été manifester...

Il y a eu entre 7000 et 35 000 morts du côté des manifestants. En Israël, la population soutient le gouvernement. Elle soutient cette guerre parce que l'Iran, ça fait l'unanimité, c'est vu comme une menace existentielle. - C.Ockrent: Du côté américain, il semblerait, d'après le "Wall Street Journal", qui est fort bien informé, la plupart du temps, que les Américains se disent, et c'était la parole même du président des Etats-Unis... "On avait 3 candidats mais ils sont tous morts." Comme ils n'arrivent plus à identifier des gens qui pourraient, non pas changer la nature du régime, mais prendre en charge ce qu'il en reste...

C'est à peu près ce qu'ils ont fait au Venezuela. Il semblerait qu'ils parient maintenant sur le fait que l'Iran est un pays extrêmement composite, avec les Perses d'un côté, mais aussi beaucoup de minorités en tout genre. Le président Trump lui-même aurait téléphoné à 2 dirigeants kurdes, les mêmes Kurdes qui ont été abandonnés, comme d'habitude, et en particulier par les Américains en Syrie, pour leur dire: "Vous pourriez vous organiser.

Vous avez des armes. Pour accélérer la décomposition de ce régime, allez-y." De la même manière qu'il y a 2 jours, D.Trump avait dit aux Iraniens: "Nous, on commence.

A vous, après, de faire le boulot." - P.Cohen: Pour une partition du pays? - C.Ockrent: Oui.

Pourquoi ne pas jouer la fragmentation? Encore une fois, c'est une information du "Wall Street" que rien ne corrobore. Ca pourrait être un scénario extrêmement dangereux. - A.Arefi: Quand on regarde les groupes armés en Iran, c'est avant tout les Gardiens de la révolution.

L'armée est inféodée au régime. Les miliciens bassidji sont inféodés aux Gardiens. Du côté de la révolution, il n'y a rien du tout.

Il y a les Kurdes, même s'ils sont bien moins nombreux que les Gardiens de la révolution, et une minorité sunnite. Il n'y a pas d'armes aux mains des manifestants. Il y a une stratégie habituelle israélienne, comme en Syrie, où il y a une volonté de fomenter les dissensions.

Au Liban, on sait qu'Israël avait armé les chrétiens contre les chiites et les Palestiniens dans le sud du pays. C'est aussi ça, la crainte. Au niveau de la population, traumatisée et sidérée par les massacres commis par le régime... 35 000 morts en janvier.

Une partie de la population iranienne attendait de façon désespérée, parce qu'elle est désespérée, ces frappes. Même s'il faut dire que ces gens ne manifestent pas. Ils passent leur temps à tenter d'échapper aux bombardements. - P.Lescure: Vous évoquiez les expatriés.

Ils sont 400 000 Français dans la région. L'activité de l'aéroport de Dubaï a partiellement repris. Un vol de la compagnie Emirates a atterri à Roissy. - Je suis trop contente.

J'arrivais plus à dormir et à manger. Je suis contente de l'avoir retrouvée. - J'étais au 47e étage.

Je voyais tout depuis ma chambre. C'était très dur. - Tu as eu peur? - Qu'est-ce que ça fait, de retrouver sa fille? - C'était trop long. - Notre hôtel a été touché par les débris.

Quand ça nous tombe dessus, c'est autre chose. - On est contents, apaisés, heureux, pleins d'émotion. - P.Lescure: C'était un vol régulier. - A.Arefi: La situation est très difficile.

D'autres vols ont été annoncés par le président. Il pourrait faire une annonce à ce niveau-là. Il y a l'aspect de nos compatriotes, dont l'arrivée en France pourrait être facilitée, et de l'autre côté, nos alliés dans la région, les pays du Golfe, avec lesquels nous avons des accords de coopération militaire.

Ils sont attaqués par l'Iran. Une base française à Abou Dhabi a subi une frappe de drones et un incendie. L'Iran, quand ils frappent Dubaï, c'est ce genre de scène qu'ils visent.

Ils savent qu'on va regarder. L'opinion publique est touchée et sait qu'il ne faut pas aller au Moyen-Orient et se rendre à Dubaï. Leur stratégie de guerre psychologique de "riposte par le chaos militaire, économique et médiatique" fonctionne à merveille.

C'est comme ça qu'ils comptent faire pression sur les pays occidentaux et les alliés des Etats-Unis pour mettre fin à cette guerre. - E.Tran Nguyen: L'une des armes pour faire pression est le pétrole. "Nous ne laisserons pas une seule goutte quitter la région", a affirmé l'un des Gardiens de la révolution.

Pour comprendre à quel point le détroit d'Ormuz est stratégique, il faut comprendre sa situation géographique. Il est la jonction entre le golfe Persique et le golfe d'Oman. L'Iran est d'un côté et Oman de l'autre.

Il mesure 50 km en largeur avec un passage encore plus étroit. Il y a 33 km. C'est là que transite près de 25 % du pétrole mondial, 20 millions de barils de pétrole par jour, des navires de marchandises et un cinquième du gaz mondial.

En moment où on se parle, 167 navires sont bloqués. Si un navire tente de le franchir, des Gardiens de la révolution y mettent le feu. Des navires ont déjà été attaqués par les plus grands armateurs.

MSC ou CMA CGM ont donné comme consigne de se mettre à l'abri. L'Iran attaque aussi directement les infrastructures pétrolières avec des nuages de fumée impressionnants, comme on les voit sur ces images. Conséquence directe sur les marchés: les prix s'envolent.

Des Français craignent une envolée des prix à la pompe et s'y rendent pour anticiper. - On l'a déjà vécu. J'ai la moitié du plein.

Je vais faire un rattrapage. Je préfère assurer mes arrières, en tant qu'artisan. J'ai beaucoup de route à faire. - L'approvisionnement sera compliqué.

On va économiser quelques centimes d'euro aujourd'hui. - 50 l, c'est autour de 100 euros le plein. C'est la barrière psychologique. - E.Tran Nguyen: En voyant ça, réaction de nos téléspectateurs qui s'offusquent de ces comportements.

C'est en voyant ce genre de comportements que le ministre de l'Economie est intervenu pour tenter de rassurer. - R.Lescure: Il n'y a aucun risque d'approvisionnement à court terme en France, ni sur le gaz ni sur l'essence.

Ne créons pas un problème qui n'existe pas. Il n'y a aucune raison aujourd'hui de se ruer dans les stations-services. Il n'y a aucun risque d'approvisionnement ni sur le gaz ni sur l'essence. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Benezet, journaliste économique au "Parisien".

On vient d'entendre les propos rassurants du ministre de l'Economie. Il fait de la méthode Coué? - E.Benezet: Il tente d'endiguer un phénomène assez classique.

Dès qu'il y a des craintes de rupture d'approvisionnement...

On en est loin. Des gens paniquent. C'est ce qu'on appelle le "run oil", cette ruée sur les carburants pour faire des réserves. - A.-E.Lemoine: On en est loin, parce qu'on a des réserves? - E.Benezet: On parle du détroit d'Ormuz.

Aujourd'hui, on ne s'approvisionne qu'à 10 % de nos besoins par ce détroit pour le pétrole. 1 % pour le carburant. Contrairement au gaz et à la crise ukrainienne, des bateaux, ça se déroute.

Ca peut coûter plus cher. On a les moyens de diversifier notre approvisionnement et d'éviter une rupture. - A.-E.Lemoine: Il ne faut pas que la crise s'installe et s'intensifie. - E.Benezet: On a des stocks stratégiques, mais les 2 leviers qui pourraient faire basculer cette crise "sérieuse", comme le dit le gouvernement, vers un choc systémique, c'est la durée et l'intensité.

Il ne faudrait pas que ça dure plusieurs semaines. - A.-E.Lemoine: Le prix du gaz a doublé depuis le début de la guerre.

Le gaz, on l'achète en partie au Qatar. C'est le 4e fournisseur de l'UE. Le Qatar a suspendu sa production.

Là aussi, la facture pourrait flamber rapidement? - E.Benezet: C'est plutôt là-dessus qu'il y a des craintes.

Au-delà d'une rupture d'approvisionnement, on peut acheter du gaz naturel liquéfié. On l'a fait depuis la guerre en Ukraine. On était approvisionnés en partie par des "pipes", des tuyaux.

On a fait du gaz naturel liquéfié. Ca a coûté cher, mais on a plusieurs tuyaux méthaniers en France. On sait faire.

La crainte sur la flambée des prix...

Dans les semaines ou les mois qui viennent, les prix pourraient augmenter. On s'approvisionne pas, en majeure partie, au Moyen-Orient, mais la Chine le fait. 90 % du pétrole qui passe par le détroit d'Ormuz va vers l'Asie.

Que ce soit sur le pétrole ou le gaz, il y aura une demande. Qui dit hausse de la demande dit hausse des prix. - A.-E.Lemoine: La précédente crise énergétique était au début de la guerre en Ukraine, quand il a fallu se passer du gaz russe.

La France avait imaginé ce bouclier tarifaire pour protéger son économie. C'est quelque chose qu'on ne se permettra plus. - E.Benezet: Pour une raison financière.

Il ne vous a pas échappé qu'on essaie de ramener le déficit en dessous des 3 % d'ici 2029-2030. On ne cesse de repousser la date. Ce bouclier tarifaire avait coûté 100 milliards d'euros en 3 ans.

On ne pourra pas se permettre d'en créer un nouveau. - A.-E.Lemoine: Au-delà de la possible crise énergétique, c'est le commerce mondial qui est impacté, à commencer par le fret. - E.Benezet: Qu'est-ce qu'une crise systémique?

C'est un empilement de crises par secteur. Vous avez les marchés, l'énergie, les matières premières, l'approvisionnement. Cet empilement de crises pourrait provoquer une inflation.

Qui dit inflation...

Ce serait les banques centrales qui pourraient revoir leurs politiques, qui étaient plutôt baissières ces derniers mois. Ce serait de remonter les taux. Il y aurait le renchérissement du coût du crédit pour les ménages.

La demande et l'activité se maintiennent. Ce sont des risques de stagflation. Voilà ce qui pèse à plus long terme sur le monde, l'Europe et la France. - C.Ockrent: A cela s'ajoute le grand désordre des tarifs douaniers, dont D.Trump a décidé...

La Cour suprême a mis du temps, mais lui a dit "non, c'est illégal". Il a dit: "Je vais imposer 10 % à tout le monde. Non, 15 %.

Non, 10 %." Plus personne ne sait où on en est. S'agissant de l'UE, qui avait négocié, en Ecosse, l'été dernier, sur un golf appartenant à D.Trump...

Le Parlement européen a gelé la ratification de cet accord. C'est quand même le grand bazar. - A.-E.Lemoine: C'est le titre du livre d'Erwan. - E.Benezet: Ca peut devenir un grand bazar plus généralisé.

Peut-être que l'espoir viendrait de ces risques inflationnistes, qui pourraient rendre D.Trump, si tant est que ce soit possible, plus raisonnable. On a les midterms en novembre.

L'opinion américaine...

On ne peut pas dire qu'il y a une union sacrée américaine. Les droits de douane, cette guerre en Iran, avec l'aspect inflationniste que ça peut avoir, peuvent pousser l'opinion américaine à dire que ça suffit. - A.-E.Lemoine: Merci, E.Benezet.

Je rappelle votre ouvrage. Merci, Christine et Armin. Restez avec nous.

E.Macron doit intervenir à 20h. Ce sera suivi par une édition spéciale du journal de France 2.

La Story de L.Amar. ... - L.Amar: C'est l'histoire d'un président dos au mur.

Aux Etats-Unis, pression maximale sur D.Trump pour que son administration publie les pages manquantes du dossier Epstein. H.Clinton accuse le ministère de la Justice de cacher des dossiers compromettants.

Elle l'a répété devant le Congrès, qui l'a auditionnée à huis clos. Tout a été rendu public hier. ... - L.Amar: L'ancienne secrétaire d'Etat va plus loin.

Elle voudrait que D.Trump soit auditionné. ... - L.Amar: Si D.Trump est dans la tourmente, c'est surtout à cause de cet article du "New York Times", selon lequel une jeune femme a appelé le FBI peu après l'arrestation de J.Epstein, en disant qu'il l'avait violée plusieurs fois et que D.Trump l'avait également agressée sexuellement, alors qu'elle était mineure.

Elle aurait été entendue 4 fois par le FBI. 3 de ces entretiens n'apparaissent pas dans les dossiers. 50 pages auraient disparu.

Colère du député Robert Garcia. C'est le leader des démocrates de la commission spéciale du Congrès. ... - L.Amar: De son côté, la Maison-Blanche balaie ces accusations, qu'elle qualifie de "fausses et sensationnalistes".

Autre déclaration qui sème le trouble...

B.Clinton a raconté cette conversation en marge d'une partie de golf avec D.Trump. ... - L.Amar: Le problème, c'est qu'il y a quelques mois, en juillet, D.Trump avait donné une version différente.

Il disait être fâché avec J.Epstein pour une histoire d'employé à Mar-a-Lago. Le ministère de la Justice continue de temporiser.

Il affirme que tous les documents non publiés vont être réexaminés. En attendant, D.Trump doit composer avec le scepticisme et l'hostilité d'une partie de sa propre famille. ... - L.Amar: Une dernière image...

Vous connaissiez le Walk of Fame d'Hollywood. Voici le walk of shame, l'allée de la honte, à Washington, à quelques mètres de la Maison-Blanche. Des étoiles sur le sol avec les noms inscrits de ceux qui figurent le plus dans les dossiers de J.Epstein. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal.

Une expertise judiciaire doit déterminer si T.Ramadan peut assister à son procès. - L.Sénéchal: Il souffre d'une sclérose en plaque qui a nécessité, selon son avocat, son hospitalisation à Genève. - T.Ramadan a produit tous les éléments en sa possession.

Nous sommes sereins pour l'audience de mercredi. De toute façon, T.Ramadan compte venir se défendre.

Il attend cette audience avec force. Il a envie que l'audience ne soit pas en huis clos, comme le demande la plaignante. Il compte venir se défendre. - L.Sénéchal: Il est pourtant soumis à un contrôle judiciaire qui lui impose d'informer les juges de tout déplacement hors de France.

Il est accusé par l'avocat général de ne pas avoir respecté ce contrôle judiciaire. L'avocat général demande un mandat d'arrêt international. Pour l'accusation comme pour les parties civiles, T.Ramadan chercherait à se substituer à la justice. - On met la cour devant le fait accompli.

Il est absent. On vient nous produire des extraits de mail. La difficulté qui inquiète les parties civiles, c'est que c'est une maladie dégénérative.

S'il ne va pas bien aujourd'hui, quel sera son état dans 6 mois ou un an? La crainte est que T.Ramadan essaie d'échapper à tout procès et que ses victimes soient privées d'un procès. - L.Sénéchal: Une expertise médicale est en cours.

Elle dira s'il peut venir demain à l'audience. Il encourt jusqu'à 20 ans de réclusion. - A.-E.Lemoine: Le maître du chien Curtis jugé 7 ans après la mort d'E.Pilarski. - L.Sénéchal: Le corps de la jeune femme avait été retrouvé dans une forêt de l'Aisne, où elle était partie se promener avec le chien de son conjoint.

Elle présentait des morsures à son cou. Seul l'ADN de Curtis a été prélevé sur elle. Dès l'ouverture de son procès pour homicide involontaire, l'accusé a voulu écarter la responsabilité de son chien. "Si c'est lui, piquez-le ou je le ferai moi-même, mais présentez-moi les preuves." Il a déclaré qu'une chasse à courre avait lieu dans la zone.

Si aucun autre ADN de chien n'a été relevé sur le corps d'E.Pilarski, leur présence a pu stresser Curtis, selon la défense. - Des zones de mystère subsistent.

Tous les 1ers intervenants de ce dossier avait indiqué que, pour eux, il s'agissait de l'acharnement de plusieurs chiens. Cette version de la chasse à courre a été éliminée. - L.Sénéchal: Le dressage de Curtis par l'accusé est aussi pointé du doigt dans l'enquête.

Un dressage par morsure, notamment. C'est comme ça que s'appelle cette technique dangereuse. Les associations de défense sont parties civiles à ce procès.

Elles estiment que Curtis n'est pas le seul responsable. - Il est en chenil. Des structures sont adaptées pour les chiens comme Curtis.

J'espère qu'il ne sera pas euthanasié. - L.Sénéchal: C.Ellul avait menti sur la race du chien, Curtis, acheté à l'étranger.

C'est un american pit-bull terrier, race interdite à l'importation en France. - A.-E.Lemoine: L'incroyable démenti de l'Académie des César. - L.Sénéchal: J.Carrey a bien assisté aux César.

Il est même venu avec sa famille, son vieil ami M.Gondry. Voilà ce que dit officiellement l'Académie des César.

Pourquoi une telle déclaration? Il existe une théorie du complot, aussi improbable que ridicule, selon laquelle J.Carrey a été remplacé pour la cérémonie en France par un sosie. ... - L.Sénéchal: L'artiste Alexis Stone, connu pour ses maquillages précis au point de ressembler à des célébrités, a semé le doute en publiant ce message énigmatique en publiant cette image de J.Carrey et ce masque de silicone.

Mais non, J.Carrey a bien assisté à la cérémonie des César. C'est un non-sujet. ...

J.Carrey avait rendu hommage dans son discours, dans la langue de Molière, à ses racines françaises. Il évoquait un ancêtre, Marc-François Carré, qui avait quitté Saint-Malo pour le Canada il y a 300 ans.

Les généalogistes ont poussé les recherches. On en sait plus sur cette personne. - J.Carrey a du sang français.

Marc-François Carré, c'est son ancêtre direct qui a quitté une ville des Côtes-d'Armor. Il a embarqué vers 1730-1740 sur un navire pour aller au Canada. C'était un paysan comme tant d'autres qui ont voulu tenter leur chance.

Le "Carré" est devenu "Carrey". - A.-E.Lemoine: Chef-d'oeuvre de Rembrandt découvert aux Pays-Bas. - L.Sénéchal: Une oeuvre peinte en 1633.

Elle vient d'une collection privée. Elle a été retrouvée chez un particulier néerlandais. ... - L.Sénéchal: Le musée d'Amsterdam a réalisé des analyses.

Ils ont étudié la peinture, la couleur et jusqu'au chêne sur lequel la peinture a été faite. C'est bien une peinture de Rembrandt. Elle est à Amsterdam. - A.-E.Lemoine: J.Carrey était bien aux César, c'était bien Rembrandt!

C.Ockrent était notre invitée. C'est bien elle qui a écrit ce dictionnaire!

E.Benezet a bien signé ce livre. Merci à tous les trois d'avoir accepté notre invitation.