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interviewInstitut Veblen / Veblen Institute· 18 septembre 2025 94 min

Fast Fashion : la loi peut-elle changer la mode ? Avec Julia Faure et Anne-Cécile Violland

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Euh merci beaucoup d'être là, merci de nous rejoindre pour cet entretien croisé pour la revue l'économie politique. Donc c'est une une revue euh qui est dont je suis corrédactrice en chef et qui est à la fois gérée par l'Institut Viblen et par Alternative économique. Euh le numéro 107 est sorti il y a peu.

Il traite du monde selon Trump. Je vous le montre ici. Il est dispo dans euh tout plein d'endroits, y compris les librairies et sur Kern.

Euh mais c'est pas exactement de ça dont on va parler aujourd'hui parce qu'on prépare déjà le prochain numéro, le 108 euh qui paraîtra en novembre et qui sera lui consacré aux impasses de la surconsommation et qui va interroger les chemins possibles vers une consommation plus juste et plus sobre. Euh donc parmi ces chemins, il y a celui de la loi et de la réglementation. Et on a le plaisir d'en parler ce matin avec Anne Cécile Violent, député Horizon de Haute Savoie et rapporteuse de la loi dite Antifast Fashion mais pour euh à l'Assemblée nationale et Julia Fortfondatrice de la marque de vêtements Lou et militante pour une mode plus juste à la fois au sein du collectif en mode climat et même plus largement pour une économie plus juste et pour des entreprises engagées puisque tu es aussi coprésident du mouvement Impact France.

Euh on vous a réuni euh toutes les deux et merci beaucoup d'être là parce qu'on trouvait très intéressant d'avoir vos analyses croisées sur ce moment un peu spécial qui a été euh euh la mobilisation autour de la loi antifast fashion et de cette loi qui pour nous enfin vraiment change la donne à la fois dans son contenu mais aussi euh dans le fait que la la France a les curseurs sur sur cet aspect-là et on va en discuter. euh ce que je vous propose c'est qu'on fasse un premier moment d'entretien qui nous va nous servir enfin qui sera retranscrit ensuite dans le numéro spécial de la revue. Euh on va parler de la jeunesse de la loi, de son contenu, des obstacles que vous avez pu rencontrer aussi et des suites parce qu'il me semble que c'est pas complètement terminé.

Euh et euh et ensuite on ouvrira la discussion. On a des gens en ligne que je remercie euh très vivement. de participer à tout ça.

Euh est-ce qu'on a on s'était donné 1h30 ? Est-ce que ça vous convient toujours ? Parfait.

Parfait. Merci beaucoup. Euh peut-être une toute première question de contexte peut-être pour pour Julia.

Euh pourquoi c'est nécessaire d'avoir une loi qui régule le secteur du textile de la mode ? Euh je veux dire en en général là et et plus particulièrement ces dernières années, qu'est-ce qui fait que c'est devenu un sujet de préoccupation particulière ? Mais je pense que c'est euh l'industrie textile a pose plusieurs problèmes euh rien qu'à l'échelle de la France mais au niveau mondial.

Le premier problème c'est un problème écologique. Je vais pas trop m'attarder dessus parce que il y a pas mal de de documentations là-dessus. Et aussi parce que je me rends compte que c'était c'est pas l'angle d'attaque qui est le plus porteur auprès de auprès des politiques fan Cécile mais euh mais disons que voilà, on sait que la mode pose un problème écologique assez massif et c'est lié à un aspect principal de la mode, c'est son accélération.

C'est-à-dire qu'on consomme de plus en plus en plus de vêtements euh et cette accélération de la consommation et de la production est liée au modèle de la phase fashion. qui consiste à euh produire pas cher et beaucoup inciter à consommer pour faire que les gens achètent de plus en plus de vêtements. Donc produire, c'est polluer.

Donc plus on produit, plus on plus on pollue. Si on produit pour produire pas si on essaie de produire pas cher, on va aussi produire dans des pays qui sont les moins 10 ans socialement et écologiquement. Donc on pollue encore plus.

Mais ça pose aussi des problèmes, on va dire économiques et sociétaux pour la France. Euh si on veut produire pas cher, ça veut dire qu'on va produire loin. Donc ça veut dire qu'on produit plus chez nous.

Une fois, c'est il y a une corrélation directe entre les sorts de la Fast Fashion et la destruction de l'industrie textile chez nous qui a à la fois un problème de destruction d'emploi. C'est c'est de l'ordre de la centaine de milliers d'emplois rien que pour le textile mais qui est aussi un problème pour notre balance commerciale. En fait, si au lieu de produire chez nous, on importe et ben globalement ça déséquilibre la balance commerciale.

Et le textile c'est un en fait on importe beaucoup beaucoup de textiles. Donc c'est un c'est de l'ordre des de milliards d'euros par an de de de déficit commercial lié lié à ce modèle de la Fast Fashion. Ensuite, il y a des trucs plus sournois mais paradoxalement plus on vend de vêtements en France, plus il y a de l'emploi dans la vente de vêtements qui est détruit.

Globalement plus vous vendez de vêtements, plus vous baissez le prix des vêtements et il reste plus assez de valeur dans le vêtement pour bah pour payer les emplois qui pourraient y être liés. Donc avant, on avait des petits magasins en centre-ville et ils sont peu à peu remplacés par des grandes surfaces avec des caisses automatiques puis par des sites internet. Donc en fait, on on détruit aussi de de l'emploi.

Donc le en tout cas actuellement l'industrie textile est en train de détruire notre industrie, l'emploi chez nous, notre balance commerciale et également pose un gros problème écologique y compris chez nous. Je trouve qu'on l'a bien vu ces derniers temps avec la crise de la seconde main euh et les bornes de vêtements de de de dons de vêtements qui débordent. Ça aussi c'est une conséquence directe de l'afflux massif de vêtements de vêtements pas chers.

C'est une conséquence directe de l'essort de la phase faschan. Et d'où vient cette proposition de loi exactement ? Est-ce que c'est une demande des citoyens ?

Est-ce que c'est une demande d'une partie du secteur ? peut-être pour Anne Cécile, quelles ont été les dessous de de la rédaction du projet de loi de cette proposition ? D'où d'où vient-elle ?

Bonjour Madeleine, bonjour Julien et bonjour à tous. Merci beaucoup pour cette invitation. Moi, je suis ravie d'avoir ce temps avec vous et avec Julia.

On a passé des bons moments justement sur cette et sur la préparation de la loi et sur la suite. Euh ça a été l'occasion de belle rencontre. Donc voilà, je voulais le souligner.

Euh alors cette loi, comment elle vient ? Évidemment que moi je je rends hommage justement à toutes les personnes qui ont déjà travaillé sur ce sujet bien avant les parlementaires et notamment Julia et notamment différents activistes, les ONG et les associations environnementales enfin qui ont permis justement de sensibiliser le grand public sur ces questions-là. Et c'est vrai que courant 2023, on se dit il faut qu'on s'en saisisse euh mon groupe politique en disant on peut pas continuer comme ça, c'est pas possible.

Là, on atteint des des des sommets. Alors, effectivement en matière écologique, en matière de d'impact environnemental plus exactement et puis d'impact économique. Julia l'a bien dit.

Euh donc très clairement, on se saisit de ce sujet. Euh donc quand je dis c'est c'est mon groupe politique et puis alors particulièrement moi parce que il faut un rapporteur mais c'est vrai que j'ai été très très soutenu par le groupe et par le ministre de la transition écologique à l'époque Christophe Béchu et et on se dit qu'est-ce qu'on peut essayer de proposer pour essayer un de faire prendre conscience au consommateur qu'il va falloir changer la la consommation et puis de comment on essaie de de de de freiner voire limiter voir arrêter ça c'est l'ambition suprême euh cette consommation d'ultra fast fashion. Donc concrètement, ça veut dire qu'on va regarder effectivement ce qu'on fait déjà toutes les personnes qui ont travaillé dessus et quand on fait cette proposition de loi avec ces articlesl, on va beaucoup s'inspirer de de ce qui a pu être proposé.

Évidemment que euh on peut toujours dire on aurait pu aller plus loin euh euh mais en fait ce qui était important c'est que comme c'était le premier pays qui légiférait sur cette questionlà, il fallait pouvoir trouver une voix une voie d'approche et cette voix a été permise grâce à un gros travail transpartison en amont de la du passage de la loi en hémicycle. Et et là, c'est vrai qu'on on a montré à l'Assemblée nationale, alors même que c'est pas forcément le cas, toujours encore plus aujourd'hui, on est capable de travailler sur des sujets communs euh pour justement pouvoir faire avancer les sujets qui nous tiennent à cœur. Donc vraiment, c'était une c'était une grande euh une grande aventure, je dirais, alors qui n'est pas finie, on y reviendra sûrement.

Et et très bien et peut-être on peut parler du contenu de la loi en tant que telle. Qu'est-ce qui pour le moment enfin quelles ont été euh pour chacune d'entre vous les la mesure ou les deux mesures vraiment phare de cette loi qui sont qui sont pour vous euh les plus importantes ? Je te laisse répondre Julia d'abord dans l'état actuel.

Euh globalement pour moi la loi elle est elle s'axe sur deux deux piliers. l'interdiction de la publicité pour les marques qui en font un usage démentiel et qui a pour conséquence d'inciter à consommer. Donc c'est euh clairement l'Ultrafast Fashion qui est ciblé, c'est-à-dire les plateformes comme Shin et Temu qui sont des plateformes qui vendent uniquement en ligne et dont la manière de de se faire connaître, c'est par la publicité diverse.

On a tendance à penser qu'elles font beaucoup de pubs sur Instagram en sponsorisant les influenceurs et les influenceuses, mais en réalité c'est tous les canaux de publicité sont utilisés par elles, sauf peut-être la télé. Euh mais sinon la recherche Google, enfin bref euh voilà, il font un un usage accru de la la publicité. Et la deuxième partie de la loi, c'est des bonus malus ou plutôt des ou des primes pénalités en fonction de euh l'impact environnemental ou alors la durabilité des vêtements qui sont mis sur le marché qui sont mis sur le marché.

Ça c'est les deux aspects principaux de de la loi. Donc effectivement, je je rejoins je rejoins Julia évidemment. En fait, elle a trois trois mesures cette loi initiale à l'Assemblée nationale, c'était prévenir, informer le consommateur euh en tentant de définir ce que c'était que l'Ultrafast fashion et puis effectivement les deux autres mesures extrêmement importantes, c'est ce principe de de bonus malus, c'est comment on essaie de renverser une boucle qui est totalement vicieuse aujourd'hui, totalement [Musique] de concurrence déloyale. pour nos entreprises et euh et comment on essaie tout simplement d'accompagner positivement les acteurs qui font bien, qui font mieux et puis les acteurs qui sont en train de détruire alors non seulement encore une fois notre environnement, c'était l'objet de cette loi et notre économie locale et notre savoir-faire. notre savoir-faire en France, on avait un trésor extraordinaire, notamment dans le nord.

Euh, on a perdu un nombre d'anciennes euh et et vraiment de de gens qui détenaient euh une un savoir-faire et ça c'est c'était terrible. Et la publicité, je rejoins Julia, c'est c'est de la publicité, c'est vraiment une caractéristique de cette Ultra Fast Fashion. C'est une publicité extrêmement intrusive, agressive et c'est vrai que l'intention c'était bah de couper justement une part de de flux de cette publicité.

Alors notre intention c'était la totalité de ce flux. Et puis il faut quand même bien penser euh aux jeunes qui sont la cible privilégiée justement notamment via les réseaux sociaux, via les influenceurs. Et quand on interroge les jeunes autour de nous, ils sont extrêmement euh attentifs à ce que va produire ces ces enseignes puisque une des caractéristiques, c'est c'est le nombre de nouveaux modèles par jour qui dépasse l'entendement. hein, on est 900 fois plus qu'une qu'une enseigne traditionnelle.

Et ces jeunes euh pour certains ou certaines, il y a une véritable addiction puisque elles me disent "J'ai un panier en permanence rempli, je vais voir tous les jours ce qu'il y a de nouveau et de fait il y en a beaucoup. Et hop, je remplis, je remplis et puis au bout de quelques temps, j'envoie le panier, je modifie." Donc c'est un véritable phénomène aussi d'addiction.

Donc la publicité c'est en tout cas moi c'était mes lignes rouges, le principe bonus malus et euh la publicité euh dans le l'évolution de cette loi h dans le numéro à avenir, on décortique aussi les ressorts de la consommation, voir de la surconsommation à travers les ressorts individuels et psychologiques. y compris le plaisir que ça procure et le mal-être que ça peut aussi engendrer euh pour les euh pour les consommateurs, mais c'est dès qu'on tire le fil vers des ressorts plus collectifs, on c'est vraiment les modes de production et les surproductions qui sont aussi à l'origine de cette surconsommation. En quoi la loi, elle va permettre de répondre à ça ?

Est-ce qu'elle permet vraiment d'y répondre ? parce qu'on on voit que là il y a une a des la loi elle contient des dispositions à la fois pour le consommateur un petit peu pour l'informer à travers des mécanismes un peu incitatifs l'inciter à choisir d'autres types de de produit aller vers les les produits les plus vertueux mais on sait bien qu'effectivement le consommateur ne peut pas tout donc est-ce que là c'est ce sera suffisant peut-être que pour comment dire changer aussi les processus de production de la de la fast fashion de la mode même du secteur en tant que tel. En tout cas, c'est pardon, vas-y, tu Non, non, vas-y, vas-y, vas-y, je t'en prie.

Euh non, enfin c'est c'est de ça enfin le gros de cette loi, c'est justement qu'elle part du principe que l'économie, elle est poussée et pas tirer. C'est-à-dire que oui, les consommateurs, ils achètent des vêtements, mais ils achètent les vêtements qu'on leur pousse. Et l'accélération de la consommation des des consommateurs, elle est elle est permise, en tout cas, elle est tirée par ces entreprises qui produisent de la nouveauté à chaque fois.

Donc euh on a un besoin d'information pour le consommateur, mais par exemple si on reprend le problème principal de l'industrie textile, l'enjeu c'est pas que on consomme la même quantité de vêtements mais qui soit un peu mieux fait. Enfin l'enjeu c'est pas de consommer la même quantité de vêtements et qu'il y a un petit peu de polystère recyclé dedans. C'est l'enjeu c'est vraiment de revenir à un niveau de de sobriété enfin de de consommation plus régulé.

De toute manière, si on veut consommer plus local, mieux fait que et moins polluant, il va falloir consommer moins. C'est pas de manière, c'est pas possible de faire des t-shirts à 3 € qui soient bien fait. Enfin vraiment euh et malheureusement c'est quand même euh le gros du marché est est plutôt dans la tendance t-shirt à 3 € euh que le reste.

Donc ce que cette loi fait et ce qu'il y a de puissance, c'est qu'elle s'attaque justement au modèle économique. Et elle dit pas euh HM c'est pas bien, euh le made in France c'est bien. Euh non, elle dit pas HM c'est pas bien, Saint-Jam c'est bien.

Elle dit voilà les pratiques qui si vous continuez à les à les à les pratiquer dans un champ Xcalerie et ben ça elles vont vous coûter cher. Soit parce que vous pourrez plus faire de publicité, soit parce que vous allez payer des malus. Et voilà les pratiques qui seront favorisées.

Donc ce qu' ce que cette loi a pour but, c'est de faire évoluer les pratiques des entreprises en fait, de faire évoluer le modèle économique des entreprises. Et donc les entreprises face à ça, elles ont elles ont le choix. Donc d'ailleurs c'est assez intéressant, c'est qu'on le voit.

Soit elles disent "On va être taxé euh on va mettre la clé sous la porte." Là, c'est actuellement ce qui se passe du côté de la grande distribution et et de la façon. C'est c'est l'étal, c'est l'étal pour une entreprise de pas faire de pub.

C'est quoi ? C'est l'ét bah en fait non mais même Chine h Chine si Chine ne veut pas être ciblée par l'interdiction de la publicité, il suffit de il suffit de mettre moins de 1000 nouvelles références par jour au lieu d'en mettre 6000 sur le marché. Enfin, c'est complètement accessible.

Enfin, je veux dire, on c'est on leur demande même pas de relocaliser en France. C'est-à-dire que c'est euh c'est pour ça que c'est un petit peu et et je parle de Chine, mais euh vraiment le Cler est en train de faire la même chose et les muliers sont en train de faire la même chose. Ils sont en train de dire "Ah là là, cette loi, elle va nous faire mal." Alors que ce que pour ne pas être ciblé par cette loi, il suffit de faire évoluer ses pratiques.

Et ce qui est intéressant avec cette loi, c'est que tout le monde va être obligé de faire évoluer ses pratiques parce que sinon effectivement, il va y avoir des mesures qui sont assez puissantes. Interdiction de la publicité et bonus malus de l'ordre de plusieurs euros. Ce sont des mesures qui sont fortement incitatives pour faire évoluer euh pour faire évoluer le modèle.

Et euh c'est marrant parce que dans euh dans le monde des entreprises, en tout cas quand les les entreprises qui sont touchées par ce genre de loi, elles ont tendance à dire "Ah non, il faut y aller doucement." Et là, le le gros discours, c'est de dire il faut d'abord frapper fort contre l'Ultrafast fashion. On verra ensuite contre la Fast Fashion.

Sauf que vraiment le les enjeux écologiques, économiques et en terme d'emploi du secteur sont d'abord liés à la fois à la fast fashion française et à l'ultrafast fashion dans des moindres mesures. He c'est bien plus grave Chine pour notre économie que Primark par exemple, mais Primark c'est quand même très grave pour chez nous. Et surtout, on est un niveau de telle urgence qu'il faut effectivement une loi qui soit forte et puissante et qui permette de très rapidement de faire évoluer les pratiques des entreprises.

Enfin vraiment, il y a on arrive à un endroit de de de d'essoufflement total et je trouve que la crise de la du textile de la seconde main, on a été a été la partie visible de l'iceberg à ce sujet. Donc oui, c'est une loi qui s'attaque beaucoup plus aux pratiques des entreprises qu'à la sensibilisation du consommateur parce qu'on pense que la sensib on pense je sais pas ce qu'écil pense moi je pense que la sensibilisation du consommateur a ses limites et j'en ai fait l'expérience moi-même puisque moi j'ai créé ma marque après le Rana Plaza et pendant et et j'ai vu pendant les les le voilà la vie de ma marque j'ai vu le le le l'exploitation des wigours et j'ai vu que ces deux choses qui ont été qui ont interpellé extrêmement fortement le consommateur n'ont pas du tout fait évoluer les comportements dans le sens où les marques qui ont été impliquées dans ces deux catastrophes et dans ces deux horreurs n'ont pas vu du tout leur chiffre d'affaires reculer. Au contraire, enfin, je je parlais de Primark, on a retrouvé leurs étiquettes dans les dans les décombes d'Uran Rana Plaza et aujourd'hui c'est une marque qui fait plusieurs qui est pour croissance par an rien qu'en France.

Donc effectivement, on se rend compte que euh il faut absolument attaquer le modèle même de l'industrie. Cel c'est bien euh c'est c'est cette réflexion là aussi qui a qui a mené vos travaux qui qui peut enfin qui moi à première vue m'a m'a surprise de la part de votre groupe politique de s'attaquer au cœur d'un business model. C'est c'est rare.

Pourquoi c'est surprenant de la part de notre groupe politique pour de vouloir s'attaquer à comment dire au modèle économique ? Enfin justement, ça a été plutôt jusqu'ici des on a plutôt vu des régulations qui effectivement encouragé le consommateur mais qui rarement tenter en amont la production. Euh est-ce que c'est Mais si c'est pas un changement fort, dites-le-moi aussi.

Non non mais c'était une petite enfin c'était une petite boutade. Pas tant que ça en fait. Moi ce que ce que ce que j'ai aimé à travers cette proposition, il y a plein plein de choses qui se sont passées grâce à cette proposition de loi.

Mais euh j'ai j'ai une conviction profonde, c'est qu'aujourd'hui il faut qu'on arrête de de d'être dans nos dogmatismes politiques et qu'on sorte vraiment de ces clivages. L'écologiste serait de gauche. Enfin aujourd'hui, je pense que ça ne veut plus rien dire.

Et ce qui se voit aujourd'hui concrètement dans les textes qui sortent dans nos chambres respectives, le Sénat et l'Assemblée et dans les échanges qu'on peut avoir, c'est un sujet éminemment politique essentiel mais qui dépasse les clivages justement et c'est quelle vision de notre société on veut pour demain. Et bien cette loi, elle s'inscrit parfaitement là-dedans. C'est-à-dire que je rejoins Julia sur au-delà des outils qu'on a mis en place, c'est aussi comment on essaie de penser euh davantage de sobriété.

Euh on n' pas fait on n' pas repris tous les exposés des motifs, mais vous les avez facilement effectivement euh ils sont accessibles sur sur le texte de la loi, sur le rapport, sur les nombreuses publications qui peut y avoir, mais on sait qu'en moins de 20 ans, on a doublé le le notre panier textile. Chaque français a doublé son panier textile en y consacrant infiniment moins d'argent. Donc ça vient dire que effectivement on a changé notre manière de consommer.

Et l'idée derrière cela, c'est de se dire quand même consommer, c'est un acte citoyen. C'est-à-dire qu'à un moment donné, comment je pense ma manière de consommer ? Consommer aujourd'hui n'est plus un odin.

On a eu euh évidemment une une accélération de la consommation. Là, on parle du textile, mais on peut parler d'autres choses qui qui enfin d'autres d'autres contenus qui sont exactement la même chose. On a consommé, tenté plus.

Aujourd'hui, on n'est plus en capacité de pouvoir continuer comme ça. La première chose, s'agissant du textile et de Julia dit, c'est vraiment la la question de aussi du traitement des déchets. C'est une catastrophe euh humanitaire véritablement avec plein de conséquences, hein.

Il y a qu'est-ce qu'on fait ? On a bien vu effectivement cétait les problématiques avec le relais et il y a tellement d'autres d'autres sujets à développer par rapport à ça. Mais c'est c'est qu'est-ce qu'on fait de ce déchet qu'on produit en permanence et qui sera de plus en plus important puisque on consomme plus et on consomme de plus en plus de produits qui sont de qualité relative et donc potentiellement jetable.

Donc ça veut dire qu'il y a cette cette cet angle là qui me semble important. Alors, peut-être je suis un petit peu plus optimiste que Julia sur la capacité à changer les comportements, mais en même temps, j'entends son expérience et puis j'entends je vois aussi ce qui se passe. C'est vrai que euh on a une croissance effectivement enfin qui moi que je vais qualifier de dramatique de ces Ultrafast Fashion.

Euh et c'est c'est pour moi juste bah voilà la concrétisation effectivement de comment on consomme aujourd'hui en s'agissant du textile. Donc en fait il y a il y a cet angle là qui se veut quand même un axe. C'est pour ça qu'on a voulu un article de communication de sensibilisation d'information avec ce que ce qu'il produira ce qu'il produira.

Mais il y avait pas de volonté de moralisation ou de volonté culpabilatrice. C'était vraiment de dire écoutez on a un sujet voilà ce que c'est voilà ce que ça veut dire concrètement. Qu'est-ce que ça veut dire quand j'achète un t-shirt qui est produit à l'autre bout du monde ?

Euh qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi j'arrive à acheter un produit à ce prix-là ? Euh et après vous faites comme vous voulez en fait.

Alors bien sûr que le mécanisme bonus malus, mine de rien, le malus va envoyer un signal prix parce qu'évidemment que ces entreprises, c'est pas des philanthropes donc ils font pas prendre à leur sur leur marche le le la pénalité. ils vont la la reporter sur le produit et peut-être que là le consommateur 1 va se dire quand même il se passe quelque chose et puis peut-être qu'au bout d'un moment bah effectivement il en aura marre de payer ses pénalités supplémentaires euh qui j'espère arriveront à être suffisamment significatives pour et le consommateur et le producteur comme disait si demain les Chines et tout compte décident d'être vertueux sur le plan environnemental il y a plus de sujet Il y a plus de sujet. On n'est pas là pour on a beaucoup appelé cette loi la loi antifast fashion.

C'est pas une loi antifast fashion, c'est une loi qui vise à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile. Alors peut-être qu'on va y revenir parce que c'est un des points aussi un peu sensibles euh sur l'ambition et le périmètre de cette loi. Ouais, exactement.

D'abord, je voulais vous poser une question de vraiment de comme la revue s'appelle l'économie politique, vraiment d'économie politique ou de enfin vraiment de politique, c'est elle a été votée à l'Assemblée nationale d'abord à l'unanimité euh dans des moments juste avant la dissolution et ensuite au Sénat, on y reviendra euh mais quasi à l'unanimité aussi. Euh où est-ce que vous êtes allé chercher cette unanimité ? Quelles ont été les dessous ?

Les deux trois grandes raisons qui expliquent cette unanimité politique à un moment où précisément on est dans dans plutôt dans dans des clivages et dans des et dans un moment politique qui est pas tellement à l'unanimité. Peut-être rapidement les deux trois. Non, je je vous le fais rapidement.

H euh d'une part euh la manière dont on travaille à l'assemblée euh sur les sur les alors là c'était particulier, je fais juste un petit rapidement, c'est une loi qui a été déposée dans le cadre d'une niche. Une niche, c'est quoi ? Une niche parlementaire, c'est une fois par session chaque groupe politique de de la minorité ou de de l'opposition a la possibilité d'inscrire à l'ordre du jour les lois qu'ils souhaitent.

Donc ça veut dire que c'est une loi qui est portée par le groupe politique dans son entier, ce qui est différent d'une loi que je vais proposer et que je vais faire cigner par mes collègues de de des différents groupes. C'est pour ça que j'insiste sur sur cela parce que en général on a des des propositions de loi qui sont partagé alors dites transpartisan sauf que transpartisane ça voudrait dire de tous les partis et souvent ce qu'on reçoit sur nos boîtes mail c'est des propositions de loi transpartisanes sauf le RN. Donc évidemment, moi bien que je je vomis ces idées-là, l'idée elle est pas d'être transpartisant si on exclut un groupe.

Donc ça veut dire c'est soit on bosse avec tout le monde, soit on exclut les groupes qu'on estime ne pas faire partie de l'arc républicain. Et ça veut dire Eren et les filles. Ça c'est juste pour vous expliquer comment on travaille à l'assemblée.

C'est ma ma conception hein, c'est pas c'est pas forcément partagé. Donc qu'est-ce qui s'est passé sur cette loi ? Elle passe en commission du développement durable où évidemment tous les groupes sont représentés et moi j'ai proposé de se mettre tous ensemble autour de la table sans sans aucune discrimination.

On s'est mis autour de la table. La gauche et l'extrême gauche voulant aller beaucoup plus loin dans les sanctions. La droite et l'extrême droite voulant aller évidemment vous l'imaginez moins loin.

Mais je crois qu'il y aurait vraiment une vraie prise de conscience de de de la nécessité de pouvoir avancer et de trouver une voie commune. Et cette voix commune c'était bah évidemment celle-ci. On a eu des amendements euh qui visaient à aller un peu plus loin.

On a eu des amendements qui visaient à être un peu moins euh contraignante et puis finalement ça a été voté parce que je crois qu'encore une fois euh tout le monde a compris l'intérêt de cette loi. Et puis je je je veux quand même aussi souligner encore une fois le travail de de de Julia de de de de Yann Rivolant, Victoire Sato, tous ces acteurs de l'industrie textile qui ont aussi relayé cette loi et qui a sans doute aussi pesé dans l'opinion publique. Je je je pense que c'était aussi une réalité.

Oui. Euh ben justement Julia, quel groupe différent vous avez vu se mobiliser ? Enfin, vous vous avez été extrêmement actif dans euh dans aussi de porter cette loi dans le débat public et peut-être aussi auprès de responsable politique.

Est-ce que c'était quoi le euh enfin quel genre de coalition aussi société civile vous avez vu se former autour de cette loi ? Alors, sur les groupes politiques, moi j'ai moins euh compris ce qui se passait dans le sens où j'ai été faire euh une audition à l'Assemblée et j'avais fait aussi un une formation au collaborateur. Euh et donc à chaque fois, c'était assez transpartisant mais je connais je connais pas vraiment le détail des gens qui étaient là, mais c'était intéressant pour c'était intéressant de voir que c'était euh tous les bords de l'échiquier politique.

Euh ensuite, ce qu'on a pas mal rencontré pour essayer de les convaincre, c'est plutôt les cabinets des ministres euh donc de l'écologie et des et des petites et des petites PME. Euh ça c'est sur le côté politique. Donc c'est Cécile qui peut Anne Cécile qui peut vous raconter qu'est-ce que c'était les magouilles entre parties.

Moi j'ai j'ai vu un peu de l'extérieur. Donc est-ce que j'ai juste vu qu'à la fin tout le monde a voté tout le monde a voté a voté a voté la loi ? Pas magouille Julia s'il te plaît.

Pas magouille pardon. Tractation contraire c'est tout le contraire. On a été vertueux justement.

On a rien négocié on a avancé ensemble. Tu as raison. Tu as raison en plus.

Non non en plus aucune magouille pardon de dialogue entre les entre les partis. Non c'était c'était assez chouette en fait. C'est ce qui était intéressant moi de l'extérieur parce que je je j'ai pas de formation politique, j'ai pas de formation stancep.

Enfin, je je je suis euh je suis ingénieur de formation et je suis entrepreneur de métier. Ce que j'ai trouvé intéressant, c'est les c'est les discours à l'entrée de des des des députés et des sénateurs avant les avant les votes et les débats. Euh ce que j'ai trouvé intéressant, c'est que tout le monde faisait le même constat, c'est-à-dire le constat que que j'ai fait au début quoi, sur l'impact environal, social et économique de la Fast Fashion sur la France.

Et ensuite, il peut y avoir du débat sur euh sur euh les mesures pour faire face à ça, mais tout le monde faisait le constat de que que ça n'allait pas et qu'il fallait réguler ça. Euh donc en ça, je trouve que c'est assez c'était assez intéressant euh de bah de voir cet alignement politique quoi sur un quand enfin d'arriver à avoir un alignement politique quand quand il y a un intérêt bah voilà supérieur de la nation si je puis dire. Et ensuite du côté de la société civile, moi j'ai vu en gros il y a les ONG qui sont pas mal mobilisés, surtout l'idée par les amis de la terre.

Et ensuite, il y a le monde économique qui s'est mobilisé. Donc il y avait en mode climat, il y avait un pack France, mais il y avait aussi la FNH qui est qui représente les petits commerces de centre-ville. Euh il y a eu aussi la Fédération française du prête à forte et féminin euh qui euh bon Yan qui a été Yan Rivoilon qui a été très actif sur euh mettre en lumière euh l'impact de Chine sur la France et et son lobbing.

Et donc c'était assez en fait ce que j'ai trouvé intéressant dans cette loi, c'est que même les acteurs qui traditionnellement n'appellent pas à la régulation, ils sont quand même engagés dans cette loi parce que tout le monde veut la régulation de l'Ultrafast fashion. Enfin, la la fast fashion et et le et la grande distribution française sont en train de se faire un peu manger par les chines et tu donc il y a une urgence pour eux à réguler cette loi. Et après, il y a le reste de l'échiqué qui veut réguler toute la phase fashion.

Mais disons que Primark est au milieu de tout ça quoi. Il voulait une loi qui régule Chine mais qui les régule pas eux. Alors que voilà euh de l'autre côté euh toutes les gens qui représentent les commerces de centre-ville, le Mine France, ils veulent plutôt une loi qui régule tout le secteur.

Mais je crois que d'avoir réussi à faire comprendre aux acteurs économiques qu'il y avait un intérêt pour eux à avoir à avoir cette loi ça enfin on a quand même le MEDEF en tout cas l'UFIH qui est la représentant de enfin qui est une branche du MEDF qui a soutenu l'interdiction de la publicité pour les vêtements les plus polluants parce que c'est parce que c'est j'espère je dis pas n'importe quoi. Je crois qu'ils l'ont fait euh parce que c'est parce que c'est une mesure qui cible particulièrement Chine. Et donc voilà, donc il y a eu vraiment mobilisation des ONG, mobilisation du monde économique et effectivement comme tu l'as dit mobilisation médiatique qui pour moi a beaucoup joué dans le sens où ça en tout cas au Sénat, ça a mis une grosse pression au sénateur euh parce me rends compte parce que c'était pas du tout part enfin il y avait quand même avec un an Cécile, il y avait quand même un Goris pour que cette loi soit beaucoup amoindrée au Sénat et la pression médiatique euh en tout cas moi ce que j'ai vu a beaucoup joué dans le sens où elle a forcé les sénateurs à s'intéresser de près à cette loi et à ses conséquences.

Alors que si j'ai bien compris, normalement les groupe politique délègue à un sénateur de de faire l'analyse d'une loi et délègue leur vote alors que là on a vu quand même plus de gens s'impliquer et et et au final c'était pour le mieux. Enfin le la la version finale qui a été votée de au Sénat est beaucoup plus ambitieuse et plus efficace que les que les que les amendes enfin que les que les textes récrits qui avaient été proposés avant en en commission. En commission. ou mais ça c'est important parce qu'effectivement en commission le texte qui sort nous déçoit un peu beaucoup même parce qu'il est vraiment revu à la baisse sur son la commission sénatoriale.

Ouais, c'est ça. C'est ça. C'est-à-dire que euh avant le mois de juin euh elle passe en mars et ça c'est quand même intéressant parce que on est post dissolution, poste censure, donc encore dans une un gouvernement qui qui commence à se mettre en place.

Euh donc évidemment que cette loi qui devait passer, ça c'est le chemin normal d'une loi, il passe d'abord dans la commission et ensuite en hémicycle. en commission que les commissaires de cette de cette commission du développement durable et dans l'émissy c'est tout les députés qui vont plutôt voilà se fier aux analyses de leurs collègues qui sont en développement duram et tout ça pour dire que alors même que on est encore dans une instabilité relative en tout cas le gouvernement se met en place depuis quelques mois euh le le la loi n'est plus programmée à la au Sénat alors qu'elle devait l'être et il y a une vraie volonté du président de la commission Jean-François Longeaud et de la rapporteur de dire on va quand même la faire examiner en commission. Ça ça n'existe pas ça en général.

Une loi quand on l'examine en commission, c'est qu'elle est programmé en hémicycle. C'est juste pour montrer la volonté politique vraiment et de soutien. Donc ils vont maintenir l'examen en mars et c'est vrai que le résultat ne nous a pas forcément séduit parce que on avait vraiment envie que cette loi soit aussi ambitieuse que les rédactions origina originales.

Et en fait euh le le dans l'hémicycle euh les les sénateurs s'en sont beaucoup saisis et ont pu ramener un exemple très concret hein qui nous tient à cœur particulièrement avec Julia, c'est l'interdiction de la publicité. C'est-à-dire que quand elle sort de les de de de la commission, euh le cet amendement-là euh il y avait un amendement de suppression de l'interdiction pour le réduire à juste les influenceurs. Ouais.

Et justement parce qu'on a on a parlé de l'unanimité de la volonté politique, il y a eu des volontés très fortes aussi en face de la part des acteurs qui allaient être soumis ou qui sont visés par cette loi. Euh est-ce que euh c'est euh le résultat de enfin je de de d'un intense lobbing des tricotage initial au Sénat ? On a vu quand même les enfin je veux dire ça ça a échappé à peu de monde les campagnes très virulentes de Chine euh mais peut-être de d'autres acteurs plus en sous-mêm.

Euh et qu'est-ce que vous avez observé vous ? Quels obstacles à cette loi vous avez pu vous avez pu voir ? Euh en fait, moi je je crois pas je je dirais pas que en tout cas ce qui s'est passé en commission vient d'un lobby important parce que euh au contraire en fait comment on on a fait évoluer enfin comment le Sénat a fait évoluer cette loi après le passage en commission, c'est tout simplement [Musique] euh euh une une loi et et assumée par la sénatrice et et c'est plutôt très honnête.

Après, c'est une une vision différente. On part d'une loi à visée environnementale avec des des des bénéfices immédiats sur le plan économique à une loi économique. C'est-à-dire qu'on n plus sur on veut réduire l'impact environnemental de l'industrie textile au Sénat, on est sur je veux tuer Chine.

Point. C'est c'est parfaitement assumé. Donc voyez, si le lobbing avait été efficace, on en serait pas arrivé là.

En revanche, euh ce qui est ce qui a joué effectivement, c'est euh et on l'a esquissé déjà un petit peu depuis le début, c'est c'est quand on dit on veut réduire l'impact environnemental de l'industrie textile, c'est toute l'industrie textile. On n'est pas rentré dans le détail de comment on s'y prend avec ce ce bonus malus, mais le malus en fait l'idée c'est d'avoir de calculer l'impact environnemental de chaque produit et chaque produit, chaque impact, chaque note comme un nutriscore sera de fait associé à une pénalité avec cette idée d'être très très très impactant pour ces gros mastodontes que ce que la Trafas fashion et puis quand même de pouvoir aussi dire à ceux qui ont déjà commencé une transition écologique et c'est le cas et c'est pas du green washing. Ils ont déjà commencé bah dire "OK, vous impactez pas de la même manière mais vous impactez un peu quand même.

Donc c'est normal que vous vous mettiez la main à la poche." Pourquoi c'est normal ? parce que tout ce dispositif est est appuyé sur le principe du pollueur payeur.

Et ça en 2020, la France, elle est complètement novatrice quand elle fait ça puisque elle crée pour la première fois la responsabilité large des producteurs. Ça veut dire tout simplement tu pollues, bah effectivement tu vas contribuer à la dépollution des sols, de l'air, de l'eau euh que tes différentes industries peuvent peuvent polluer. Donc c'est c'est ce principe là, il est extrêmement important et du coup le lien qu'on fait aujourd'hui avec cette loi, c'est que effectivement les acteurs, on va dire non pas d'ultra fast fashion mais peut-être de fast fashion historique.

C'est pour ça que c'est important et que dans la loi, on le distingue et ça c'est vraiment les auditions et le travail parlementaire qui a permis de pas traiter de la même manière malgré tout un Chineu que un un dit avec ou H&M parce que les ils ont commencé à faire évoluer leur modèle. Mais c'est vrai que ces acteurs-là aujourd'hui nous disent euh en fait on va avoir trop et même des acteurs français on va avoir trop d'impact sur notre notre modèle économique. Donc dans un premier temps, ne visez que chimtimu et allez-y fort.

Ne ne ne revoyez pas la baisse votre ambition et puis une fois qu'on les aura entre guillemets tués, bah on verra comment nous on peut on peut avancer. Je caricature mais c'est un peu ça. Julia, vous avez vu vous d'autres obstacles ou peut-être des positionnements un peu différents et plus euh Ouais, en fait c'est moi je je encore une fois he j'ai pas l'expérience de ça.

Donc on a vu euh donc le lobby de En fait, c'est marrant le la formulation à les lobby ont réussi à euh faire par enfin à en fait la formulation quand on parle de lobbing, on a un peu l'impression que les que c'est parce que les politiques sont corrompes. Moi, de ce que j'ai pu voir, c'est pas ça du tout. Ce que j'ai pu voir, c'est que la puissance des lobby, c'est d'arriver à bien exposer leur argumentation et c'est que ils ont à la fois les entrées pour le faire.

Je veux dire, si vous représentez euh des toutes les enseignes de Fast Fashion en France, c'est plus facile d'avoir un rendez-vous avec les sénateurs pour que que que nous quoi, que moi par exemple. euh ils ont les entrées, ils ont les moyens quoi. Enfin, il y a aussi un truc de de d'avoir euh le de de pouvoir avoir les gens formés suffisamment pour aller exposer leurs arguments.

Et en fait, si vous n'avez pas en face de l'argument de ces lobbistes, des contrearguments, un contre discours, des chiffres et cetera, effectivement si je vous me mettez dans la salle 2 secondes avec le représentant Primark, j'ai l'impression que cette loi enfin, elle va détruire l'économie de la France. Et là, c'est marrant il y a eu un poste démulier sur ça. On dirait vraiment que cette loi c'est c'est la fin de Kabi, c'est la fin de Décathlon et cetera.

Donc c'est assez inér ce qu'il faut. Enfin vraiment euh c'est c'est c'est beaucoup de bon bref de de de raccourcis de de de stratégie. Effectivement ça ça infuse parce que j'avais relevé la note de une face de Sylvie Valentir donc qui était le rapporteur du texte au Sénat qui dit "Je ne veux pas toucher d'un centime à une entreprise comme Decathlon ou Ki euh les marques comme Zara et Hm participent à dynamiser nos centre-ville donc et et ce qui est pas faux." Enfin je veux dire Zar Hem ça dynamise plus les centre-villes que Chine mais il n'empêche qu'il faut se souvenir de qu'est-ce qu'il y avait dans les centres-villes avant Zara HM.

Il faut se souvenir de qu'est-ce que qu'est-ce que ça crée euh qu'est-ce qui se passe ? dans une région quand il y a un Primark qui ouvre en fait là c'est marrant il y a un Primark qui vient d'ouvrir je crois que c'est vers Lyon enfin la conséquence elle est directe sur les commerce autour ça détruit tous les commerces autour donc c'est pas parce que il y en a un qui est moins pire que l'autre que son modèle en soi est est vertueux quoi. Et je trouve que ça par exemple ce qui était hyper important pour nous c'était d'arriver à faire arriver à l'oreille des des députés et des sénateurs la réalité des chiffres notamment que que Primark détruit plus d'emplois qu'il n' cré même quand ils ouvrent des magasins.

Pour le phénomène que je vous ai expliqué au début hein, c'est-à-dire que comme ils vendent très cher en fait ils peuvent pas avoir beaucoup de salariés donc enfin c'est comme ils vendent pas cher du tout pardon, ils peuvent pas avoir beaucoup de de salariés et cetera. Donc je dirais que c'était un peu une guerre de l'information et comme nous on avait moins accès au cabinet des des sénateurs, des députés et qu'on avait moins de moyens de pression, on peut pas dire attention nous on représente x milliards de chiffres d'affaires et et x000 emplois. Notre seule manière d'arriver à contrer le travail des lobby, ça a été effectivement le travail médiatique et c'est de faire exister dans l'espace public euh tout le la contreargumentation et de mettre en lumière à quel point euh leur leur argumentation est fausse ou tronquée, en tout cas malhonnête.

Et bon, on peut pas leur en reprocher. Ils sont là pour servir euh enfin les lobby font ce pourquoi ils euh ils euh ils sont habilités, c'est-à-dire défendre les intérêts de leur membres et non pas les intérêts de de la France, quoi. Donc euh ça c'était assez intéressant de de comprendre ça que c'était pas c'est pas une question de corruption, c'est une question d'accès à l'information et de discours contre discours.

Et c'est ça que je trouve un petit peu compliqué dans la fabrique de la loi, c'est que comme les auteurs sont auditionnés euh un par un séparément, ben on sait pas trop ce que les autres ont dit. Enfin, on sait ce que China a dit parce que eux, ils ont fait des campagnes publiques de lobbying. Mais il y a des arguments qu'on qu'on ne qu'on comprend qu'après coup.

Et on comprend après coup que effectivement il y a eu euh il y a vraiment euh Shin et Kiabi qui euh pardon Kiabi en tout cas Kabi, moi je suis au courant de ça qui dit "Ah là là, cette loi va nous détruire." ce qui est faux, enfin vraiment c'est donc ça je trouve que c'est assez intéressant et après c'est aussi intéressant parce que parce qu'il y a il y a eu d'autres lobby qui sont intervenus, notamment le lobby de vente privée, euh qu'est-ce qui représente d'autres ? àondo et cetera qui se trouve être des plateformes qui ont qui proposent beaucoup de beaucoup de références et qui se sont rendu compte qui risquaient d'être touché par par la loi.

Euh et là ce que je trouve assez intéressant c'est que tout le monde a cédaé très vite ass même moi, il y a eu un truc où j'étais là "Ah j'ai pas envie d'avoir eux en plus sur le dos" parce qu'ils étaient super agressifs et donc la loi a très vite été adaptée pour pas les toucher. Et c'est je trouve que c'est aussi intéressant comme mécanisme, c'està-dire que quand il y a beaucoup de gens dont il faut faire face, il fallait faire face la grande distribution, la fast fashion n et cetera, d'avoir en plus les plateformes françaises, il y a eu un truc bon bah on sait de très vite. Alors queen vrai, on pourrait se poser la question de vraiment vente privée, qu'est-ce que ça crée comme emploi en France et qu'est-ce que ça crée comme valeur pour que on puisse avoir pour pour que voilà, on cède aussi rapidement à leur à leur à leur revendication.

En tout cas, moi après coup, ça m'a interrogé, je trouvais ça en vente privée, c'est vraiment des entrepôts et des plateformes. Enfin, c'est il y a pas une différence en terme de de valeur économique créée sur le territoire. Il y a pas une différence fondamentale avec des grandes plateformes.

Et moi l'autre chose qui me que j'ai trouvé intéressant, c'est que je trouve que les lobby réfléchissent très court terme, notamment cette volonté d'avoir une loi qui cible uniquement l'Ultrafast fashion par exemple. Euh c'est le fait de vouloir cibler des enseignes et non pas des pratiques, c'est ça ça fait des des des lois qui sont plus facilement contournable et surtout euh qui euh ne qui n'empêchent pas d'avoir d'autres acteurs qui arrivent sur le marché plus tard avec des pratiques qui vont encore une fois faire de la concurrence aux enseignes françaises. Et donc cette volonté d'avoir une loi qui touche ému mais qui ne les touche pas en fait en tout cas d'avoir une loi qui ne s'attaque pas aux pratiques.

C'est une je trouve que c'est intéressant comment les louis raisonnent assez court terme sur les intérêts économiques de leur de leurs membres et ne voit pas que en fait mais enfin c'est marrant on a eu Wish qui a été dééférencé et en fait on en a d'autres qui sont arrivés. Donc si on n pas une loi qui touche fondamentalement aux pratiques plutôt que de viser certaines enseignes, en fait il n'y en aura d'autres. Et si on fait une loi qui ne touche juste si ému, et ben en fait, on aura d'autres acteurs qui vont euh qui vont avoir des pratiques délétaires et pire que les enseignes françaises qui vont arriver et qui vont à nouveau effectuer enfin avoir cette concurrence déloyale.

Donc je trouve que c'est aussi intéressant de voir que ben les lobby ne sont pas là pour défendre l'intérêt général de la France mais l'intérêt particulier de leurs membres et ils ne sont pas là pour défendre l'intérêt long terme de leurs membres. en tout cas ce ce qu'on a croisé, mais ils ont une vision assez court termiste et euh oui, ils voi le le résultat à 2 3 ans de leur enseigne au mieux quoi. Ouais, c'est je juste ouais rajouter quelque chose.

Euh évidemment, je je totalement à ce que dit Julia. Euh bon, déjà euh la loi ne permet pas de dire "On veut faire une loi antichitus, ce serait discriminatoire et il y a pas de sujet." Mais là là où elle a raison, c'est qu'on a déjà des acteurs là qui sont en train d'approcher et qui sont très proches du fonctionnement de ces enseignesl.

Donc l'idée, c'est effectivement de pouvoir avoir une vision beaucoup plus large et une vision effectivement sur du long terme. Pardon. Là-dessus, je peux je peux que être d'accord.

C'est c'est à mon sens le problème de nos politiques actuelles qui sont vraiment trop court termistes. Euh donc c'est c'est ça me semble ça me semble essentiel. Je voulais juste préciser aussi parce que je suis pas sûr que c'était très très clair tout à l'heure mais même avec Julia, on peut avoir parfois des visions qui sont pas tout à fait tout à fait allumé et c'est vrai que moi quand j'insiste entre le traitement différent d'une ultra fast fashion d'une face fashion euh mon ambition à moi, en tout cas l'ambition du texte initial c'était vraiment de viser tout le monde avec un traitement différent parce que encore une fois c'est pas la même chose d'envoyer 800 grand 600 grands porteurs tous les jours en France pour amener des produits l'autre bout du monde que de de le faire en euros ou en euromède.

Mais pareil, ça on peut développer si vous voulez. Donc la loi, elle dit que l'obligation de mettre une mention qui explique ce que c'est que l'ultraf fashion et les conséquences sur l'environnement et le dernier qui dit il faut absolument interdire cette publicité, ça concerne essentiellement l'Ultrafast fashion qu'on distingue justement de de la fast fashion classique et traditionnelle qui existe depuis plus de 20 ans en France et qui est à l'origine du du de la plupart des pertes d'emploi justement dans cette industrie là. on a vraiment enfin en tout cas pour nous c'était important aussi d'avoir une vision assez fine et de ne pas traiter tous les acteur de la même manière mais de les traiter quand même.

Et effectivement encore la semaine dernière j'avais des sollicitations de d'acteurs français qui me démontent par A + B que si la loi passe en l'état, ils vont mettre la clé sous la porte. Or, la loi n'est pas passée, les décrets ne sont pas passés. Donc on n' pas la capacité à à pouvoir dire mais en fait euh chaque chaque article sera taxé pénalisé pardon de temps d'euros.

Euh donc c'est un peu prématuré. Évidemment qu'on est vigilant à cela. Euh et évidemment c'est une des raisons pour lesquelles on traite pas de la même manière. ces enseignes de de encore une fois de fast fashion françaises européennes ont une une des des emplois dans notre pays ce qui est pas le cas aujourd'hui en tout cas pour ces acteurs, on va dire asiatiques.

Et justement sur la Ouais, pour rebondir et et nous c'est aussi ce qu'on porte comme en fait on porte une vision de progressivité de de l'application de la loi. Enfin et moi je suis totalement d'accord que Chine c'est bien pire que Primark. Je pense que Primark est responsable d'énormément de de de choses négatives dans le secteur textile.

Mais Chine c'est c'est c'est hallucinant. Enfin c'est vraiment hallucinant en terme de d'impact écologique, conditions sociales et cetera. Donc c'est d'ailleurs ce qu'on a apporté depuis le début, c'est-à-dire une gradation de de la des bonus malus.

C'est dire si vous avez des pratiques très néfastes, vous devez être très très pénalisé. Et on soutient aussi, moi je soutiens aussi le fait que que l'interdiction de la publicité cible particulièrement ces plateformes d'Ultrafast Fashion puisque c'est vraiment leur levier principal d'acquisition. Et si vous regardez par rapport aux enseignes de Fast Fashion, la publicité est pas si présente que ça euh chez la plupart des enseignes.

Zara fait pas de pub par exemple. Euh ils ont ils ont pas besoin, ils ont des magasins. Leur pub c'est leur c'est leur vitrine.

Pardon. C'était juste cette petite parenthèse. Très bien.

Euh moi j' deux deux questions un peu pour finir. La première c'est la question un peu classique et c'est l'argument qui a été utilisé par Chin ou d'autres dans leur campagne pour le coup à destination du grand public. Mais vous privez les gens d'un accès à la mode.

Vous privez les gens d'un accès à quelque chose de de bon marché. En gros, l'argument économique. Euh vous c'est quoi votre réponse à ça ?

Et la deuxième question, c'est sur les prochaines étapes législatives. Euh quels sont encore les risques et les incertitudes que vous identifiez sur le texte ? Vous avez parlé donc ça doit repasser là.

Donc ça a été passé à l'assemblée, c'est pas la même version qui a été votée au Sénat avec des légères différences. Donc il faut que ça passe maintenant en commission mixte paritaire si j'ai bien compris. Et ensuite le texte définitif.

Est-ce qu'il y a encore voilà par exemple les mesures fortes l'interdiction de la pub ? Peut-être on a pas parlé d'autres trucs mais tac sur les petits colis et cetera. Est-ce que tout ça c'est menacé ?

Et il reste aussi les applications par décret notamment la définition de ce qu'est justement la fast fashion et l'ultrafast fashion. Et on sait que le diable adore se cacher dans ce genre de détail aussi et que euh c'est quand la tension médiatique aussi est un peu retombée que et que c'est là que ça se joue. Euh donc voilà, c'est deux questions rapides euh avant d'ouvrir la discussion aux personnes qui ont qui vont assister à l'entretien.

Euh peut-être le plus court, c'est sur effectivement le point euh euh de de la navette législative. Euh pareil et c'est je le dis parce que c'est pas un anodin. On a bénéficié d'une procédure accélérée.

Une procédure accélérée, ça veut dire que c'est les président de de de l'assemblée qui la conférence des présidents qui dit "On veut une procédure accélérée sur cette loi." Donc ça veut dire qu'il y a quand même une vraie ambition politique. Ça veut dire tout simplement qu'on n pas deux passages.

Un passage une fois en Assemblée nationale, un passage au Sénat et effectivement une commission mix paritaire. Donc là, on en est à l'attente de la programmation de la commission mix paritaire, mais qui ne peut pas être programmée pour l'instant. D'une part, parce que euh indépendamment du contexte politique national, on a fait une notification à l'Union européenne comme ça se fait euh régulièrement sur les mesures proposées et par le texte du Sénat et par le texte de l'Assemblée pour avoir, on va dire, un avis, une évaluation de la Commission européenne euh qui nous permettra d'être plus agile sur nos nos nos choix en commission mixparitaire.

C'est un avis de l'Union européenne. Donc l'Union européenne mais en général 3 mois à à rendre un avis. On l'a fait en juillet.

Enfin, les cabinets de la transition écologique et de de Beril l'ont fait en début juillet. Donc on devrait l'avoir bientôt. Et puis bah évidemment, même si il n'y a pas de ministre dans au sein de la commission nationale euh la commission exparitaire pardon, euh bah c'est mieux quand même d'avoir un gouvernement pour pouvoir avancer sous cette questionlà puisque de toute façon ça repassera au banc et à l'Assemblée et au Sénat.

Ce sera le vote de ce qui a été décidé dans cette commission paritaire. très clairement, c'est effectivement euh le le l'arbitrage entre ce qu'on aura pris du Sénat et ce qu'on aura pris de l'Assemblée. Donc c'est sep sénateurs et sep se sep députés.

Donc ça, on aura l'occasion de s'en reparler quand la date sera fixée et quand on aura un petit peu plus de lisibilité. Mais moi, j'ai plutôt bon espoir que ça le soit avant la fin de l'année parce que donc la vie de l'Union, on va l'avoir bientôt. Et puis euh s'agissant de de de la programmation de cette commission mix paritaire, je ne suis pas très inquiète dans la mesure où encore une fois, on l'a dit et redit, il y a quand même un bon support politique, quels que soient les groupes.

Donc je me dis quel que soit le gouvernement qu'on va avoir bientôt dans quelques jours, je vois pas comment on pourrait pas être soutenu sur la programmation de cette de cette CMB. Donc voilà, je suis plutôt confiante. J'ai je suis dans naturel plutôt optimiste et confiante mais là je vois pas bien pourquoi on nous on nous on nous soutiendrait pas.

Euh je je fais juste une petite parenthèse que j'aurais pu dire depuis le début mais Julia l'a esquissé à un moment donné. Je crois que les les les la classe politique et mes collègues, que ce soit à l'Assemblée ou surtout au Sénat, ils ont sous-estimé l'impact de cette loi vraiment quand elle sort. Euh moi, j'en parle à mes collègues.

Alors, mes collègues de mon groupe encore une fois ont été juste extraordinaires. Euh mais aussi parce que le ministre Béchu était là aussi pour pousser, mais autrement, je j'avais l'impression que ils arrivaient pas à comprendre les enjeux et et finalement c'est certainement l'emballement médiatique et encore une fois le travail que Julien a rappelé et du monde économique et du monde associatif, on ONG et cetera. Donc c'est c'est c'est essentiel et c'est vrai que cette mobilisation, elle est importante d'être maintenue parce que ce sera important non seulement pour la programmation de cette CMP mais aussi pour ce qui va en sortir.

Et du coup, je boucle avec votre première question qui est qu'est-ce que quels sont les risques ? On a encore une fois eu une un un hémicycle du Sénat qui a qui a vraiment permis d'avancer et de rectifier à mon sens ce qui était vraiment dommageable dans la version par rapport à la version initiale. Je dis pas que la loi de l'assemblée est la meilleure et qu'il faut absolument que ce soit celle-ci.

Au contraire, hein, le Sénat a pu apporter des choses qui sont effectivement intéressantes, notamment la taxe sur les petits colis, même si bah effectivement, on n'était pas dans le même complexe politique. Trump était pas président des États-Unis quand on passe la voir. Mais mais je pense qu'il faut une ambition encore plus importante, s'agissant euh la question des taxations des colis.

Mais en tout cas, voilà, c'est une c'est une mesure en tout cas qui peut être intéressante. Si on parle de l'interdiction de la publicité, si on parle que du point de vue purement législatif et navette parlementaire, euh le Sénat a réintroduit l'interdiction totale. Donc là-dessus, on est plutôt euh plutôt aligné.

Euh reste à voir la position de l'Union européenne. On verra. On verra.

Sachant que euh s'agissant de de de d'enjeux environnementaux euh on peut euh interdire la publicité. On l'a vu pour la on l'a vu pour la santé aussi et on l'a vu parfois pour l'environnement euh parce qu'effectivement il y a un sujet sur le fait qu'on pourrait restreindre la liberté d'entreprendre et de de de communication. Mais quand il s'agit d'enjeux environnementaux, en général, on a la possibilité de le faire.

Donc on est plutôt très en attente de cela mais plutôt aussi confiant. Euh ensuite euh alors on va rentrer peut-être dans des sujets un peu techniques, mais euh là où on était pas forcément aligné, c'est sur la manière alors sur le périmètre euh de de de effectivement à qui on s'adresse s'agissant de cette loi et puis sur l'outil qu'on va utiliser euh pour calculer cet impact environnemental. Euh l'Assemblée dit bah on a depuis 5 ans un travail extrêmement important au sein de la du ministère de la transition écologique euh du commissariat général au développement durable de l'ADEM de tous les acteurs des filières textiles.

Tout le monde travaille ensemble pour définir une méthodologie de l'affichage environnemental, c'est-à-dire comment j'essaie de calculer le coût environnemental d'un produit. Euh encore une fois, c'est on peut faire le lien avec le Nutriscore. C'est une note et qui dit bah voilà, cette note, elle permet de se rendre compte de de la de la de l'impact de l'impact environnemental.

Euh cet affichage environnemental, cette méthodologie a été présentée au ministère de la transition et qu'au fin d'année dernière, elle est notifiée à l'Union européenne. L'Union européenne en mai dit très bien, c'est validé, c'est OK. Donc nous, on s'appuie sur cette méthodologie. méthodologie là, même si on sait que c'est pas encore parfait, qu'il y a des points de de d'amélioration manifestement et que le fait de pouvoir la mettre en place permettra justement d'être encore plus fin sur ces ces argument du Sénat dire on peut pas utiliser cette méthodologie puisque comme elle n'a pas elle vient seulement d'être notifiée et là on a eu les décrets euh semaine dernière je crois.

Ça y est on va pouvoir avoir nos premiers articles avec l'affichage environnemental. qui qui qui date euh de de la loi climat et résilience, hein, de de 2021, et bien ça va nous permettre de de voilà de de commencer à voir comment on peut noter ces produits. Le Sénat dit bah non, en fait cette méthodologie, elle est pas encore effective, donc on sait pas si c'est la bonne.

Laissons-lui vivre son temps de de mise en place qu'après on verra. Donc le Sénat dit "Nous, on veut pas utiliser cette méthodologie là, on va plutôt utiliser euh des mesures euh de euh ça y est, j'ai mangé industriel et commercial. C'est effectivement en fait c'est un autre outil qui serait construit à partir des des des mesures industrielles et commerciales, d'un indice de un coefficient de réparabilité.

Enfin, on associe plusieurs critères pour pouvoir euh avoir une note, ce qui est pas encore une fois, tout est possible et pourquoi pas enfin cet outil là, il est pas plus prêt que l'affichage environnemental qui lui a été déjà validé. Donc voilà, ça ça va être des sujets de discussion ainsi que le périmètre, mais au final euh je je voilà, je je pense que l'avantage c'est que comme le Sénat rétablit pas mal de choses, il y aura quelques points à sur lequel il y aura vraiment une discussion et peut-être une discussion animée parfois mais mais plutôt plutôt dans le bon sens. Julia partager le l'optimisme quand quand Oui.

Non mais cette loi elle va passer en fait. C'est ça qui est intéressant, c'est que euh celle elle va passer chez nous et probablement elle passera dans les autres pays parce que tout le monde est confronté aux mêmes aux mêmes problématiques et on arrive à un système qui est à bout de souffle. Donc c'est normal que il y ait des entreprises qui veuillent s'y opposer.

C'est plutôt simple. Ça veut dire que cette loi, elle sert à quelque chose quoi. Donc je pense qu'on va y arriver.

C'était intéressant la question sur à le droit à la mode qui est un peu en fait c'est assez intéressant comment les entreprises en tout cas les lobby agitent la menace gilet jaune mais la détourne de n'importe quelle manière. Enfin, je veux dire, les gens bloquent pas le pays parce que parce que ils ont ils peuvent plus acheter sur Chine, quoi. C'est c'est vraiment pas enfin mais c'est intéressant, je trouve le le de en tout cas comment cette la mobilisation citoyenne sur la question de du pouvoir de vivre quoi est instrumentalisé par les lobby pour faire peur aux politiques, hein.

C'est c'est rien d'autre de plus quoi. Je sais pas si vraiment les politiques sont duples. Je sais pas si vraiment les gens les ministres se disent "Ah oui aï aïe aïe, si les vêtements chines prennent 1 € le pays va être bloqué." Enfin, je pense que tout le monde se rend bien compte.

D'autant ce que rend bien compte que que c'est pas le cas, d'autant plus que je trouve que là-dessus Chine s'est un peu tiré une balle dans le pied parce qu'ils ont essayé d'agiter ça. Ils ont essayé de faire émerger une espèce de de de grogne citoyenne sur l'augmentation du bas prix des vêtements. En fait, ça a pas pris du tout.

Enfin, c'était assez rigolo les vidéos qui ils ont essayé de faire faire des vidéos à Magali Berda et en fait en commentaire les gens étaient là mais non il faut réguler Chine. En fait, il y a un peu un truc de je pense enfin on le sait tout le monde le sait quoi. Les t-shirts à 3 € c'est dur de résister mais et c'est pour ça qu'il faut qu'il faut le réguler.

Et je crois que là-dessus c'est pas il y a pas il y aura pas de mobilisation citoyenne pour dire que on veut des t-shirts à 3 €. C'est pas le cas. Et ça c'est cette sensation là, elle est enfin c'est encore une fois accentué par la crise de la seconde main.

On voit qu'il y a des bornes qui débordent. Enfin, on voit qu'il y a beaucoup de vêtements en bon état dont on ne sait pas quoi faire. Donc moi ça j'ai trouvé ça assez rigolo.

Comment cet argument a été avancé par les lobby et qu'ils l'ont eux-mêmes démonté en en en montrant que ben finalement vraiment les citoyens sont pas du tout là. Aïe aïe aïe, défendons Chine. Il faut absolument pas réguler cette cette plateforme alors même qu'ils sont qu'ils en sont très utilisateurs.

Enfin, je je trouve que c'est un peu comme le tabac quoi. On aime fumer mais on sait que ça nous fait du mal et on pense que c'est quand même bien que l'État empêche de de qu'on soit trop nombreux à fumer ou ou à trop fumer quoi. et sur Ouais, nous sur le process de la loi, j'en dirais pas plus qu'un Cécile, mais c'est ça qu'il faut avoir en tête, c'est que la cette loi, elle va passer, elle va passer pas seulement au niveau français, elle va passer au niveau européen et probablement dans dans d'autres pays.

Et c'est pour ça que les que l'énergie mise et pour la freiner et est démentielle. Euh et puis en fait ce qui se passe dans la mode, ça se passe ailleurs. Donc cette loi, elle va aussi faire enfin je veux dire ce que font les États-Unis, c'est mettre des droits de douane.

Nous ce qu'on fait c'est pas c'est faire passer une loi sur des des des sur l'impact écologique. C'est chacun utilise ses moyens mais on voit qu'on va dans un monde où on ne va plus se laisser envahir comme ça par des produits qui détruisent notre environnement et surtout notre économie. Donc c'est juste le cours de l'histoire et que maintenant euh bah il faut faire en sorte que cette loi elle soit la elle soit la mieux possible et le moins possible d'effet de bord.

Mais c'est comme ça, on est rentré dans une nouvelle ère. Euh non va pouvoir rentrer dans l'air des questions des participants aussi. Merci beaucoup pour tout ça.

On a déjà pas mal de questions, notamment euh sur euh donc je pense celle de Samuel Sauvage sur à l'heure où les droits de douanes sont remis au goût du jour. Est-ce que vous pensez qu'il fallait réfléchir à une mise en place de quotas d'importation de droit de douane plus élevé sur le textile ? Et ça, on parle du coup du niveau européen.

On a un peu évoqué le fait que cette loi était la première en France et que euh qu'on a dû la notifier à la à à la Commission européenne. Est-ce que vous pensez qu'il y a un intérêt à à élever aussi ce et à et à lancer le débat sur des quotas d'importation, des droits de douine plus élevés ? H on a aussi des questions sur la taxation des petits colis savoir si elle est liée à cette loi.

Donc il me semble mais dans sa version Sena mais ça va un petit peu ensemble des c'estàd de enfin la taxation des petits colis c'est aussi une façon de mettre des droits douanes. Euh voilà peut-être déjà ces deux premières questions sur sur quota d'importation et droite douane. Je peux répondre, c'est quelque chose qui avait été proposé.

Euh en tout cas nous dans l'industrie dans le textile français, on a cette nostalgie là parce que avant il y avait les accords multifies qui où il y avait des quotas d'importation par pays et c'était quelque chose qui protégeait beaucoup l'industrie française. Donc nous on a bien vu les avant après les accords multifibres. à partir du moment où ces accords ils ont sautés, ça a été la destruction de l'industrie française.

Donc il y a effectivement si on remettait des quotas d'importation, globalement ce que ça veut dire c'est que pas plus de x 1000 vêtements peuvent arriver de Chine chaque année. Bah ça effectivement si on veut voulait vraiment avoir une industrie textile française remettre ça en place ça serait hyper efficace. Moi, je serais plus favorable à des quotas d'importation en fonction des de des conditions sociales et environnementales des pays producteurs.

Ce que je pense que c'est ça qui est intéressant, c'est que bon bah c'est une manière de faire du protectionnisme parce que les conditions sociales et environnementales en France sont globalement les mieux disantes du monde. Mais ce que ça permet aussi c'est de faire améliorer les conditions de sociales et environnementales dans les pays dans enfin en Bangladesh, au Bangladesche et en Chine. Et par exemple le Bangladesche en a besoin.

Enfin aujourd'hui, ils sont euh Pourquoi les conditions de travail environnementales s'améliorent peu ou pas au Bangladesh, c'est parce que en fait les marques veulent toujours du moins cher et tant qu'elles n'ont pas d'incentive pour autre chose, elles disent "Bah voilà, si vous augmentez le salaire minimum dans le pays, bah j'irai produire en Éthiopie." Donc ça maintient les les pays les pays dans les pays fabriquants dans dans dans une dans une certaine misère quoi. Donc avoir des mécanismes d'ajustement aux frontières qui permettent non seulement de favoriser l'industrie française mais aussi d'élever les conditions sociales et environnementales à l'autre bout du monde.

C'est ce qu'on veut et c'est c'est marrant parce que ça fait écho à ce qui se passe dans la culture. Les agriculteurs, c'est pas qu'ils veulent pas queil y ait de de de choses qui viennent pas d'ailleurs. Ils veulent juste être mis sur la même base.

C'est-à-dire que si on leur a interdit des pratiques en France, c'est dégueulasse qu'on fasse rentrer des produits chez nous qui ont utilisé cette pratique. Et en fait, c'est ça l'avenir globalement. C'est vers ça qu'on doit aller, c'est-à-dire vers un protectionnisme social et écologique euh qui euh élève le niveau de tout le monde, c'est-à-dire conditionner à l'accès au marché européen aux pays qui ont les meilleures pratiques.

C'est c'est vers ça qu'on doit aller. En tout cas, c'est ça le le la la carte à jouer de l'Europe. Et euh précisément là-dessus, Valéia euh Rodriguez nous écrit que il y a enfin on a parlé effectivement des des impacts environnementaux et sociaux, mais la loi, elle est bien sur la euh diminution des impacts environnementaux et que elle soulligne qu'il y a pas d'aspect particulièrement social dans la loi.

Est-ce que il faut une nouvelle proposition de loi pour réguler les secteurs sur des critères sociaux ? Pourquoi ? Pourquoi cet angle environnemental alors même que enfin voilà le double, est-ce que est-ce que c'est parce que ça paye plus ?

C'est donc c'est plus difficile de réguler sur des critères sociaux qu'environnementaux. Alors, c'est c'est pas forcément plus difficile. On va dire que on a choisi un objet quand on on dépose cette proposition de loi.

Euh, moi j'ai toujours dit hein, que c'était la première brique et que effectivement la brique d'après, ça allait être celle-ci parce que évidemment que ce sujet, il est venu très rapidement et pendant le le travail en commission et dans l'hémicycle. Donc c'est certain que on a la nécessité de de voilà de d'aller plus loin en plus dans les acteurs qui ont beaucoup travaillé dans cette loi politique et notamment mon collègue Dominique Potier qui travaille sur le devoir de vigilance justement sur ces ces ces ces on va dire ces injonctions pour les entreprises de pouvoir rendre compte sur les conditions sociales, sanitaires et cetera et que euh on avait voilà ça c'était en fait on avait créé un groupe transpartisan après le vote à l'assemblée, un groupe transpartisan pour continuer sur cette brique là. On va dire que ce qui s'est passé par la suite dans notre pays nous a pas forcément aidé à maintenir, mais il y a toujours cette idée de pouvoir continuer et que c'est essentiel.

Et moi, je suis je partage assez la vision de de Julia justement peut-être sur l'idée de pouvoir repenser les quotas d'importation en lien avec ces critèreslà parce que c'est euh enfin c'est c'est ce sont des scandales absolus, c'est-à-dire non respect du droit du travail, exposition. On a on a encore une fois on n pas détaillé hein tous les enjeux environnementaux, mais là il y a un sujet de santé environnement manifeste, c'est-à-dire que on on fait travailler des gens dans des conditions épouvantables en respectant absolument pas leurs droits et en les exposant à des produits qui les mettent en danger. C'estàd qu'ils utilisent des solvants, ils utilisent des produits qui sont absolument pas autorisés chez nous, en tout cas en Europe. et et ces gens et on le voit justement grâce au travail que peuvent faire les différents journalistes et et et ONG c'est des maladies épouvantables et ça c'est s'agissait encore une fois des conditions sociales et sanitaires des gens qui les produisent mais quid des gens qui portent ces vêtements on est en train de se rendre compte ça va pas être simple non plus hein donc je crois que pour répondre vraiment à la question initiale parce que ça c'est une autre question c'est effectivement ça va être au travail pour pouvoir aller aller encore plus loin.

Après, c'est vraiment l'idée que quand on fait une loi, soit c'est un projet de loi, si on s'attaque à ça et on prend tous les sujets, soit une proposition de loi. En général, pour pouvoir être pertinent et à forcer dans une niche parlementaire, il faut un objet. Et ça veut pas dire qu'on avait pas envie de traiter ça, c'est juste qu'il fallait qu'on soit un peu focus.

On a une question aussi de Mathilde sur on a parlé de beaucoup d'acteurs dans les coalitions politiques et sociétés civiles. On n pas du tout parlé des syndicats. Est-ce que c'est des Est-ce que il y a eu un rôle pour les syndicats de travailleurs ?

Est-ce qu'ils ont été en soutien peut-être au niveau français ou au niveau international si vous avez eu des discussions avec ces acteursl ? Non, c'est intéressant parce que parce que non, ils sont Alors, quand on fait une loi, on on fait la liste de tous les gens qu'on veut auditionner. Euh c'est-à-dire qu'on va aller chercher des experts, puis après il y a des des acteurs notamment publics entre guillemets indispensables, tout comme on va aller chercher des gens à la direction des entreprises, enfin au ministère de de de l'économie, au ministère de la transition écho et cetera et puis tous les acteurs dont dont Julia, c'est comme ça qu'on se rend compte.

Mais euh s'agissant des syndicats euh et ben on en a pas on en a pas interrogé et puis ils sont pas forcément venu vers nous parce que c'est ce que j'allais dire, on fait la liste pu après il y a ceux qui viennent vers nous vers nous. Absolument. On veut être on veut être auditionné.

Alors soit avant la loi, soit après une fois qu'ils ont pris conscience de ce qui s'était passé et qu'ils veulent et moi je je les ai tous reçus vraiment. Alors à une exception prêt et c'était intéressant le seul syndicat qui que l'on a auditionné c'est sur l'interdiction de la publicité. Donc en fait le syndicat justement des des acteurs de de la publicité et c'était c'était vraiment super intéressant parce que en même temps il disait "Mais vous vous rendez compte que si vous interdisez cette publicité ça va être un peu compliqué sachant que c'était spécifique c'était sur les médias euh médias télévision et ce qui était hyper intéressant c'est que jusqu'à ce jour-là donc on va aller on va dire de janvier 2024 euh effectivement il y avait aucune publicité à la télévision sur ces enseignes Et le soir même de de de ce ce cet audition de ce syndicat euh France 2 diffus je ne sais plus quelle émission mais une émission grand public et euh Chine pour la première fois avait acheté un Ancar TV.

Pour la première fois, c'était jamais arrivé. Je sais pas si ça s'est reproduit depuis mais en tout cas ça montrait bien l'évolution. Et là d'ailleurs pour juste pour clarification dans le texte actuel qui va être lu relu en commission mixe par terre, il y a aucune forme de publicité sous aucune forme genre donc ni médias traditionnel ni influenceur ni réseau, rien du tout.

C'est vraiment l'ambition et c'est vraiment la condition sinéquanon si on veut vraiment frapper très fort. Euh on a une deux questions aussi qui sont échos, celles de Laurence Madrid sur le niveau euh réel de la pénalité et du malus qui sera imposé. Moi, j'avais lu que ça pouvait pas dépasser 50 % du prix de l'article sur un t-shirt à 3 €.

C'est vrai que c'est pas non plus énorme. Est-ce que c'est est-ce que c'est ça va être suffisamment dissuasif ? Et ça fait quoi ?

La toute première question que nous a posé Nicolas Triomphe qui apparemment vous a rencontré Anne Cécile, il est commerçant à Ton les bains et qui dit que lui il a du mal à faire face aux promos permanentes des marques y compris des marques plus traditionnelles euh dans son commerce et du coup ce ces niveaux de prix et de pénalité qui pourrai effectivement rendre la loi efficace. Est-ce que c'est est-ce que est-ce que c'est discuté ? Je veux bien répondre à ça.

Euh donc effectivement, si je dis pas de bêtises, comme cette loi, elle s'inscrit dans le cadre de la REP qui est un cadre législatif plus global qui effectivement empêche que ça soit au-dessus de 50 % du prix du vêtement, je crois, la pénalité. Mais et je sais qu'on a tendance à se dire "Ah bah 1 € de pénalité sur un t-shirt à 3 € ça allait à rien." En fait, il faut comprendre comment ça marche les marges dans le textile.

Euh on est à quelques centimes près. C'est c'est enfin c'est ça que c'est ça que les que les marques gagnent sur un t-shirt à 3 €. C'est quelques centimes.

Si vous mettez une pénalité de 1 € on a l'impression que effectivement je sais pas si le signal pour le consommateur change beaucoup de passer de 3 à 4 € mais en tout cas sur la rentabilité de l'entreprise ça change complètement. C'est et ensuite sur l'argent qui est collecté pour être en reversé en en en bonus, c'est énorme. En même si c'est que des t-shirts à 3 € en fait globalement il y a 3,5 milliards de vêtements qui sont mis sur le marché chaque année en France.

On dit que 70 % c'est de la fast fashion. Voilà 2 milliards de vêtements c'est la fast fashion. Si vous collectez 1 € par vêtement, c'est 2 milliards d'euros que vous pouvez utiliser pour soutenir le made in France et cetera et cetera.

Donc euh c'est assez compliqué de voir à quel poids 1 € c'est énorme. Même 1 € sur un vêtement à 3 € c'est énorme parce que ça ne joue pas que sur le signal prix du consommateur, ça joue sur en fait le business model et l'équilibre de de du secteur. Donc moi je trouve que non mais en fait il y a il y a rien qui enfin quand quand quand Primark met un t-shirt à 3 € en vente, c'est-à-dire que si vous mettez 1 € de pénalité, c'est plus cher que le coût du travail, le coût de la matière, le coût de la distribution, le coût de l'envoi, combien sont payés les vendeurs et cetera.

Enfin, c'est ça veut dire que c'est c'est la c'est le poste de coût le plus important pour la fabrication de ce t-shirt et que du coup c'est le poste de coût quand vous êtes en fait quand vous fabriquer des vêtements, vous essayez de réduire les postes de coût, bah si c'est le plus important, c'est celui-là que vous allez essayer de réduire. Donc c'està dire que structurellement vous allez essayer d'améliorer enfin de de ne plus être touché par la loi donc de d'améliorer vos pratiques sociales environnement. Voilà, c'était un petit peu long mais c'est c'est hyper important.

Ouais. Euh une autre Non, mais effectivement, je je fais juste un lien, je vais pas être dans ce que dit Julia parce que c'est parfaitement juste. Mais par rapport à à ce que disait Nicolas et petit clin d'œil à Nicolas Triomphe, c'est ça c'est encore une autre brique sur laquelle il faudra qu'on réfléchisse vraiment, c'est effectivement qu'aujourd'hui il y a plus du tout de période véritablement de solde.

On a des ventes privées en permanence et notamment ligne. Enfin, il y a il y a une là aussi, il y a une distorsion euh de concurrence au sein de nos acteurs français. Donc c'est c'est un sujet sur lequel il va vraiment falloir qu'on se qu'on se sur lequel on se penche parce que c'est clairement euh totalement injuste pour les les gens qui ont des boutiques en bah en ville justement et qui sont encore une fois comme le dit ma collègue sénatrice les cœurs de nos villes et nos dynamismes économiques.

Il y a il y a un vrai sujet sur la régulation de ces périodes de solde, de vente privée, de promotion spéciale et cetera et cetera. Oui. Et puis le coût des colis aussi.

Donc ça rejoint aussi le je que c'est aussi moins cher d'acheter en ligne parfois malgré le les coûts de de transport et cetera. Juste je corrige ce que j'ai dit tout à l'heure. En fait, dans la loi de la REP, elle limitait les malus à 20 % du prix du produit et la nouvelle loi augmente ce plafond à 50 %.

Euh et moi je pense personnellement pour connaître un peu les marges du secteur, je pense que c'est efficace. Enfin, je pense que ça 1 € sur un t-shirt à 3 € c'est ça change le business model et les pratiques d'une marque. Non, mais c'est c'est certain.

Et et effectivement en fait souvent ce qui a pu être dit c'est mais mais c'est pas assez. Donc l'idée c'est d'une trajectoire d'aller jusqu'à 5 € pour être vraiment significatif en 2025 à l'époque et puis 2000 30 qu'on ait au moins une pénalité euh jusqu'à 10 €. Euh manifestement la manière dont on l' rédiger, c'est pas si clair que ça.

Donc ça ça va être revu au moment de la CMP. Euh mais pourquoi je dis ça ? parce que aujourd'hui effectivement cette cette disposition elle s'appuie sur le la responsabilité élargie du producteur, la fameuse REP, le principe du pollue payeur.

C'est des éco quel que soit ce qu'on achète, sauf que c'est pas très visible. Donc ça c'est aussi une autre brique qu'on dont on saisit au niveau transpartisan, c'est que toutes ces écocontributions elles soient visibles sur l'étiquette. C'est un autre combat mais pas des moindres.

Et jusqu'à maintenant, c'est quelques centimes, quelques quelques fractions de centimes ou quelques centimes. Donc de dire là, on va passer jusqu'à 5 € mais effectivement on va se limiter à 50 % du du prix du produit. C'est pas neutre du tout.

C'est pas neutre du tout. Et évidemment pour le producteur et Julia l'a très bien dit, pour le consommateur, c'est quand même un signal prix. Et c'est vrai que si j'achète trois t-shirts à 3 € j'ai si j'ai une pénalité de 50 de 50 % bah forcément c'est peut-être un j'achèterai en moins.

Et un autre sujet euh sur les filières asiatiques, il y a quand même cette cette idée que ils vont en perdre tout pas loin. Donc de toute façon, ça sera encore plus compliqué pour leur modèle économique à terme, même si on peut imaginer qu'il y a d'autres ambitions aussi pour ces filiè là, mais je je vais pas développer ça tout de suite. Euh encore une question un peu de pour clarifier l'état de la loi actuelle et peut-être donc celle qui a le plus de chance de passer ensuite, c'est est-ce que on est bien dans on cible en priorité Chine TMU avec la les interdictions de pub de bonus malus et ensuite on potentiellement on élargira aux autres enseignes ? euh comme plus euh classique genre Zara, Kabia, Decathlon, Primark où est-ce que là déjà dans la loi dans la façon dont tu es définie la fast fashion et l'ultra fast fashion, on a déjà cette distinction et on a déjà des mesures qui vont s'appliquer aux deux types de modèles ou euh ou qui s'applique déjà qui s'appliquerait déjà à tous ces acteurs là.

Actuellement la loi elle cible pour l'interdiction de la publicité l'Ultrafast fashion et dans les bonus malus ça reste à préciser et c'est ça qui doit être fait en commission c'est de préciser la progressivité de des bonus malus et également le fléchage des bonus qui a pas encore été déterminé et donc là aussi il a un combat parce qu'évidemment la phase fashion française veut récupérer les bonus et nous on aimerait bien que ça aille plutôt à l'industrie française. Donc c'est ça c'est ce qui va être déterminé en CMP. OK.

Et donc sur cette responsabilité élargie des producteurs, est-ce que en un mot comment ça fonctionne en France et du coup qu'est-ce que la loi vient changer à ça ? Alors la responsabilité c'est que c'est comme disait Cécile au début, vous voyez c'est quand vous achetez un frigo, vous voyez un petit truc dont 01 centimes d'écoalement il y a une loi qui dit en France que à partir du moment où vous mettez sur le marché un objet, donc un vêtement par exemple, vous devez donner un peu de sous pour que cet argent puisse être utilisé pour gérer la fin de vie de cet objet. Euh et c'est comme c'est comme ça que ça marche euh la REP.

C'està dire que chaque metteur sur le marché, moi je vends des vêtements, quand je mets un vêtement sur le marché, je paye quelques centimes à un éco-organisme qui colle avec cet argent et qui l'utilise pour euh théoriquement soutenir la collecte, le tri et la fin de vie, la fin de vie des vêtements. C'est ça le cadre de la REP. et nous on s'inscrit dans le cadre de cette REP pour dire et ben en fait plutôt que tout le monde paye la même chose et ben les marques qui les marques qui sont qui ont des pratiques de la Fast Fashion elles vont payer plus et les marques qui ont des pratiques plus vertueuses et qui incitent moins à consommer, elles vont payer moins voire elles vont recevoir des sous.

Euh c'est c'est glob globalement ça le principe général. Bien, il Valérie de Mair qui insiste elle sur le fait que dans la réduction de l'impact environnemental, il y a une grosse un peu un éléphant dans la pièce que celui des matières premières et de l'usage massif de fibr issu du pétrole qui à la fois permet de baisser le prix, d'augmenter les marges et qui alimente structurellement la fast fashion. Est-ce que ce euh levier, il est hors hors du champ de l'action législative ou est-ce que c'est il y a quelque chose dans la euh dans cette loi ou dans d'autres propositions pour réduire euh pour réduire le recours à ces fibres ?

Euh tu veux que je réponde ceci ? Euh en fait euh à la base le le les bonus malus étaient indexés sur l'affichage environnemental qui est une méthode de calcul de l'impact multicritaire euh des vêtements. Et en fait c'est assez euh c'est assez terrible le pétrole parce que effectivement euh ça en fait c'est assez terrible le pétrole.

C'est vraiment une matière diabolique parce que certes ça a un impact en terme de microplastique et ça enfin le polystère a un impact sur les microplastiques et soutient l'industrie du pétrole mais c'est aussi une matière d'une efficacité incroyable. Enfin moi je on s'en est rendu compte en en plongeant dans les calculs mais par exemple pour teindre une fibre de polystère il y a besoin de beaucoup moins d'énergie et beaucoup moins de produits chimiques que pour teindre une fibre de coton. Et c'est pour ça que si vous faites le calcul d'impact cross facteur d'un vêtement en polystère, vous arrivez pas forcément à quelque chose qui est moins polluant que que le l en fait.

Et pour arriver à ça, il faudrait mettre c'est toujours une question de pondération quoi. Il faudrait mettre une énorme pondération au microplastique parce qu'on considère que il y a cette armée. Ce qu'il faut retenir c'est que le le matières synthétiques sont ultra efficientes et comme elles sont ultra efficientes, elles consomment beaucoup moins de ressources lors de leur fabrication. ce qui explique euh justement euh ce que vous disiez Valérie euh leur très bas prix.

Donc la manière euh dont euh ça c'est approximé dans la loi, c'est à travers enfin en fait là pour l'instant les les malus sont indexés sur le coefficient de durabilité qui tient compte de l'indice de réparation. L'indice de réparation, c'est globalement la différence entre prix du neuf et prix de la réparation. Et donc c'est une manière de de de enfin c'està dire les vêtements qui sont vendus pas chers du tout.

Donc ceux qui font un usage massif au polyester ont sont pénalisés. Mais euh il n'y a pas moyen de mettre directement dans la loi euh de pénaliser les matières plastiques parce qu'en fait toutes les matières ont leur euh enfin toutes les matières sauf le lint et et le chambre si vous voulez, mais le lin et le chambre c'est 0,1 % des fibres qui sont utilisées dans le textile et en fait toutes les matières enfin je veux dire est-ce qu'on veut pénaliser plus les microplastiques ou les OGM et et les pesticides du coton en fait c'est toute le toute la difficulté du travail sur l'affichage environnemental qui montre que il y a pas de matière idéale et il y a pas de il y a pas de matière mieux que les autres. Enfin, je veux dire, si tous les vêtements du monde étaient fait en lun ou en chambre comme on a tendance à penser, en fait, ça prendrait une telle part des terres arabes que ça mettrait en question peut-être la souveraineté alimentaire de de du monde quoi.

Enfin, c'est le problème, c'est le volume et c'est pour ça que cette loi en indexant les bonus malus sur l'indice de durabilité, s'attaque au volume. Et c'est et c'est et c'est ça qu'il faut faire. avec une alors il y a encore une une question de Catherine Crocos Leroi.

Est-ce que vous avez évalué, modéliser ou tester l'impact de la loi sur la réalité du changement de comportement des consommateurs ? Et moi, je voulais en rajouter une qui m'est venue là sur la REP. Euh qui qui décide au sein de ce est-ce que est-ce que les entreprises ont leur mots à dire ?

Enfin, qui qui décide dans ces éco-organismes de là par exemple en l'occurrence de l'attribution du bonus madus ou de ou de ces niveaux ? Euh donc voilà, deux questions peut-être pour finir si vous euh on a rien modélisé du tout parce que c'est je sais pas comment on peut faire pour modéliser ça. Enfin, je veux dire euh c'est c'est un c'est un c'est un effet macro, hein.

Mais globalement nous ce qu'on a c'est les c'est l'historique. C'est-à-dire que la si vous faites une courbe entre la baisse du prix des vêtements et l'augmentation de la consommation, c'est c'est enfin c'est vraiment il y a une forte corrélation linéaire et enfin donc il y a quand même globalement les gens achètent beaucoup de vêtements parce qu'ils sont pas chers. Euh si en fait parce qu'ils sont pas chers et parce qu'on les incite à consommer, si le prix des si les vêtements pas chers sont plus pénalisés et si les accitations sont régulées, notamment une citation qui est la publicité, oui, on pe on peut on peut quand même euh penser que euh ben il y aura moins de de vêtements qui seront euh qui seront vendus.

Mais si vous avez des suggestions sur une meilleure manière de modéliser ça, ça m'intéresse. Et ensuite qui décide mais par contre effectivement pour les économistes dans la salle, c'est un c'est une loi très intéressante à évaluer. Ah oui, c'est clair.

De rien. Euh et non et ensuite qui décide de l'attribution en fait de l'attribution des bonus et des malus actuellement c'est l'écoorganisme refassion qui décide de combien on paye de malus, combien on qui peut recevoir des bonus et cetera. Sauf que l'écoorganisme refassion euh en gros c'est les plus gros metteurs sur le marché qui sont dedans.

Donc c'est encore une fois les Kabit des Cathlon et cetera qui décide de attribution des bonus et des males. C'est pour ça que c'est très important de dire dans la loi sur quoi vont être indexés les bonus et les malus, qu'est-ce que ça va être leur niveau. Sinon, vous laissez les propres metteurs sur le marché décider eux-mêmes.

Et c'est comme ça qu'on arrive à des niveaux de contribution qui sont les mêmes pour moi je paye le même niveau de contribution que que Primark quoi par vêtement mis sur le marché. Et c'est comme ça que vous arrivez, il y a un mécanisme de bonus déjà dans la REP et qui est essentiellement capté par les grosses enseignes de Fast Fashion française. Donc c'est pour ça que c'est assez dans une dernière question euh on nous dit que le fonctionnement de la RP est basé sur la déclaration des marques.

Donc comment comment croire que les que les les grandes marques vont s'autodénoncer ? Si si je comprends bien en fait c'est pas un écoorganisme indépendant quoi. C'est non c'est les propres marques qui sont mandatées par l'État pour gérer la fin de vie de de leurs vêtements et donc elles se mettent dans un écoorganisme qui abuse non lucratif mais dont la gouvernance est assurée par les plus grosses marques.

Moi par exemple je suis pas au conseil d'administration de refassion donc je peux pas je peux pas décider de de enfin j'ai j'ai pas la voix au chapitre mais par contre enfin vous pouvez regarder la la liste elle est publique quoi. Il y a le lobby de de la Fashion française européenne et cetera. hm sur euh sur le truc de du fait que ça soit déclaratif.

Euh en fait euh alors nous on a eu quand même un contrôle euh pas quand on a réclamé les bonus, on a eu un contrôle sur euh on a dû justifier le fait de euh enfin nos volumes, ce qu'on déclarait et cetera. Il y a des parties où on a été retoqué, pas parce qu'on a été malhonnête, mais parce que en fait il y a des enf comme comme tout, il y a des il y a des choses qui qui sont qui sont pas juste. Et en réalité, ça, il faudra en parler avec Refashion, mais ce qu'on appelle les free riders, c'estàdire les gens qui ne payent pas les co-organismes, il y en a très peu et c'est plutôt des petits acteurs, c'est plutôt des petits acteurs français que les gros acteurs qui ont eux un gros enjeu de de je sais pas si c de petits acteurs français, enfin c'est plutôt les petits acteurs qui sont free riders et les gros acteurs, ils peuvent pas trop se permettre de de de de frauder là-dessus euh notamment pour un risque rupt ationnel et même sur la fraude sur le volume en fait globalement on peut quand même enfin on sait à peu près combien les marques mettent de vêtements sur le marché soit parce qu'elles déclare leur chiffre d'affair soit parce qu'il y a les panels cantards euh qui permettent de voir quelles sont les parts de marché.

Donc les très gros, je pense que c'est compliqué pour eux de frauder en réalité dans le Ouais. Et c'est ça qui est intéressant, c'est que les problèmes écologiques et économiques de la de la de l'industrie textile ne sont pas dus à la fraude, ils sont d justement au au business à jou. Hm hm.

Et je trouve que ça c'est très intéressant. Ouais. Non, mais justement enfin je je crois que c'est important quand même euh j'entends effectivement le le peut-être le côté euh pas tout à fait juste de la représentation au sein de la gouvernance de Reifashion dont le cahier des charges est en train d'être vu.

Je pense qu'il faut qu'on effectivement qu'on qu'on puisse accompagner euh différemment cette cette réflexion pour avoir une représentation plus juste notamment en terme de de petites plus petites enseignes. Mais c'est quand même un organisme indépendant, enfin en tout cas agréé par l'État mais qui montre effectivement les limites là dans dans ce qu'on vit aujourd'hui. Donc qui méritera d'être d'être vraiment développé.

Et puis un autre point, on n pas détaillé tous les points de la loi, mais un autre point, c'est de dire on va exiger les entreprises étrangères qui n'ont pas de base en France euh justement et l'obligation d'avoir un mandataire qui les représente et notamment au regard des obligations réglementaires. Donc ça veut dire que clairement sur ces questions de déclaration et sur ces questions de de euh bah de devoir euh tout simplement se soumettre à toutes les les obligations réglementaires, il y aura quand même davantage de contrôle. Ça veut dire aussi pouvoir mettre en place davantage de contrôle et donc soutenir davantage et la DGCCRF et les douanes et cetera qui qui est aussi un sujet en soi.

Euh merci beaucoup. on va être malheureusement obligé de s'arrêter là, même si je pense qu'on aurait encore beaucoup de sujets à discuter. Euh merci beaucoup pour votre temps, vos éclaircissements et donc on reste on reste en lien pour les suites de cette loi et y compris dans son application ensuite et dans les organismes qu'on va devoir euh vérifier.

Euh je vous euh donne pas mal de rendez-vous pour la suite. On a euh des mercredis la soirée de lancement du numéro 107, donc sur euh le monde selon Trump à l'Académie du climat. Si vous êtes sur Paris, vous pouvez nous rejoindre.

Euh on en a parlé rapidement mais il me semble que euh c'est important euh au niveau européen, on a effectivement cette défense du devoir de vigilance et des régulations euh sur les droits humains qui est donc en train d'être doucement détricoté et il y a une action qui est menée avec Dominique Potier qu'on a évoqué donc et Julia je crois euh vous y participez aussi et l'institut BL il participe aussi donc c'est la marche pour les droits humains qui aura lieu en fin de semaine de Roubé à Bruxelles. Euh donc voilà, hésitez pas à vous informer là-dessus et à rejoindre le mouvement. C'est euh c'est vraiment central et ça concerne le secteur textile et bien au-delà.

Euh ensuite pour ce qui est de nos autres rendez-vous, donc rendez-vous en novembre pour la sortie du numéro 108 sur la surconsommation et la surproduction. Et nous, on va avoir d'autres webinaires à l'Institut VBLINEN le 2 octobre sur la crise de la dette et comment investir malgré la crise. Euh le 7 octobre, le retour de Vibe coorganisé avec nos amis du basic qui sera le lancement d'un cycle spécial sur les municipales et on commencera par l'alimentation.

Euh et voilà. Et moi demain, je publie une note sur les questions qui ont sont pas complètement délié de politique industrielle et de secteur automobile qui fera aussi écho au dernier numéro de à l'un des numéros de l'économie politique sur la réindustrialisation. Euh je sais pas si vous vouliez dire un tout dernier mot, Anne Cécile et Julia.

Euh moi je voulais remercier Flore qui a permis cet entretien et qui je crois était en ligne, Matis Aubin qui m'a aidé à préparer et Matis Hadad qui assure la technique et la com. Merci beaucoup pour votre temps et vos questions et votre écoute. Pareil, c'est c'est un grand merci et c'est vrai que je je pense que plus on sera sensibilisé à tous ces sujets-là, plus on sera fort et que le le combat a besoin d'être soutenu et et ne fait que commencer.

Vraiment merci beaucoup. Merci à tous. Merci.

À bientôt. À bientôt.