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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 12 octobre 2023 97 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

La France doit être non-alignée pour une paix juste et durable - Conférence à Toulouse

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 68 %Attaque 24 %Défensif 8 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Locuteur 1Fait
    « Se mettre en retrait sans être en retraite est un acte assez compliqué. »
  • 10:50Locuteur 1Fait
    « Les candidats ou candidates à être premier ministre depuis l'ULPA et que évidemment l'intéressé est là en quelque sorte à la faveur des circonstances davantage que pour quelques mérite que ce soit. »
  • 17:30Locuteur 1Fait
    « Le monde formant une société unifiée par la globalisation numérique, unifiée par les productions mondialisées. »
  • 18:40Locuteur 1Fait
    « Le monde d'après la deuxième guerre mondiale s'était organisé autour de la domination des États-Unis d'Amérique qui abusant de cette situation privilégiée s'était muni d'un privilège inoui celui de pouvoir éditer de la monnaie tant qu'il voulait. »
  • 20:50Locuteur 1Fait
    « Le capitalisme est un régime immoral, mais ça peut être qu'une annexe, c'est un régime dangereux. et il est maintenant écologiquement mortel. »
  • 23:00Locuteur 1Fait
    « Il n'existe qu'un récit catastrophiste qui vous annonce que de toute façon la catastrophe est assurée et en effet, elle l'est. »
  • 24:10Locuteur 1Fait
    « En ce moment se multiplie les bavardages sur la nécessité de décarboner l'économie et tout le monde, d'applaudir, même quand on ne comprend pas très bien en quoi ça consiste. »
  • 27:30Locuteur 1Fait
    « Le mécanisme fondamental du capitalisme, c'est la transformation de l'argent par l'investissement en marchandise et les marchandises en argent. »
  • 30:00Locuteur 1Fait
    « La puissance, c'est la force, la possibilité d'imposer de force aux autres ce dont on a envie pour soi-même ou dont on n pas envie. »
  • 35:00Locuteur 1Fait
    « Le non-alignement dans la situation particulière que nous sommes en train de connaître au Moyen-Orient signifie que la France n'a pas pour position le soutien inconditionnel à l'État d'Israël. »
  • 37:30Locuteur 1Fait
    « Le terrorisme n'existe pas dans les conventions internationales. Il y a des actes terroristes dans chaque pays qui sont définis par la loi. »
  • 39:40Locuteur 1Fait
    « Toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu'une chose. La violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même. »
  • 0:15Locuteur 2Fait
    « le réseau fait partie du système de l'exploitation capitaliste est une des étapes de l'accumulation. »
  • 1:00Locuteur 2Fait
    « L'immense majorité de la population vit dans avec et sans la dépendance des réseaux et donc cela construit un autre rapport social et une autre possibilité d'organisation de masse anticapitaliste. »
  • 3:00Locuteur 2Fait
    « La révolution citoyenne veut dire que quand vous vous mettez en mouvement pour opérer un contrôle parce que vous avez pas le choix, si quand vous tournez le robinet, il y a pas d'eau qui coule, vous êtes dans un rapport de force avec celui qui fout la flotte dans les réseaux. »
  • 4:30Locuteur 2Fait
    « La propriété des biens communs de l'humanité doit être une propriété collective. L'eau, l'air, le temps et cetera sont des propriétés collectives de l'humanité qu'on ne doit pas abandonner au privés et à la propriété privée. »
  • 7:00Locuteur 2Fait
    « Tout le savoir humain est en train d'entrer d'un seul bloc dans la sphère numérique. Tout le savoir humain. »
  • 8:30Locuteur 2Fait
    « Pour la première fois en France, pays où il était interdit de déposer un brevet sur un vaccin, nous avons payé pour accéder à un vaccin. »
  • 9:30Locuteur 2Fait
    « La science suppose l'échange immédiat, inconditionnel et gratuit du savoir. La liberté de penser n'est rien sans la liberté de savoir. »
  • 12:00Locuteur 2Fait
    « Quand est-ce qu'on a électrifié le dernier village en France ? 1974. »
  • 15:00Locuteur 2Chiffre
    « 90 % d'entre vous ont un smartphone. »
  • 17:00Locuteur 2Fait
    « Le smartphone, il change votre tête. Il contient une stratégie. Capturer votre attention pour rendre utile votre temps de cerveau. »
  • 20:00Locuteur 2Chiffre
    « La jeunesse qui vote entre 18 et 24 ans à 50 % pour nous, mais il ne vote qu'à 40 %. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[acclamation] [applaudissements] Je peux pas vous dire le contraire, [applaudissements] ça fait vraiment du bien quand on se couche et on se lève sous les pierres, ce petit moment fait chaud au cœur et efface le reste. mon meilleur salut à mes camarades députés qui sont là devant moi dont je suis si fier et j'espère que vous-même vous l'êtes également. [applaudissements] Alors François, il est toujours là-basin.

François Picmal, il est toujours dans les myques. Adrien, il est là. Christophe est là.

Ouais, il paraît qu'il arrive François et Anne, elle elle est coincée toute la soirée hein. Là, c'est le la niche des fachaots, hein. D'accord. [acclamation] Non, ben bon, ils sont allus hein.

Donc, ils ont une journée où c'est la niche, ils racontent n'importe quoi et puis ils essayent de faire croire qu'ils sont autre chose. Les élus municipals, Agath et Hélène, où vous êtes ? [applaudissements] Bon bah, sont pas là.

Si. Ah oui, voilà. [acclamation] Comme vous le savez, se mettre en retrait sans être en retraite est un acte assez compliqué.

Les circonstances ne m'ont guère favorisé dans mon intention de déplacer le centre de gravité de mon activité puisque sans que je puisse m'y soustraire, je me suis trouvé sans cesse mêlé à toutes sortes d'empoignades et comme à la fois mes habitudes et mon caractère ne me font pas détester ce genre de situation, j'avoue que j'y ai pris ma part avec souvent assez d'enthousiasme en particulier Quant avec vous, nous avons mené la bataille décisive et essentielle sur les retraites. C'était une bataille sur les retraites mais aussi un moment où l'on a vu la France continuer à s'enfoncer dans une situation unique au monde où un homme seul, le président de la République, favorisé par des institutions qui rendent possible ce type d'activité, décide tout seul et sans que l'assemblée n'en vote jamais de condamner toute la population à 2 ans de travail supplémentaire. Et puis maintenant, nous allons attaquer la deuxième loi de finance du nouveau du nouveau mandat du nouveau quinquena.

Et la première aura été adoptée sans vote et la seconde prend le même chemin puisque on nous annonce à nouveau 11 493. Si bien que tout le monde comprend que les candidats ou candidates à être premier ministre depuis l'ULPA et que évidemment l'intéressé est là en quelque sorte à la faveur des circonstances davantage que pour quelques mérite que ce soit. Personne n'ayant l'intention de commencer une carrière de premier ministre avec 11 12 493.

Nous autres, les Françaises et les Français, nous sommes un petit peu assommés par cette situation et il nous arrive de ne plus nous rendre compte du caractère absolument exceptionnel qu'elle comporte. Cela n'existe nul part ailleurs au monde. Et ce soir donc, je venais dans un Tour de France prévu le c'est combiene pour présenter dans le cadre ce qu'on appelle une conférence qui a un caractère un peu magistral mais que voulez-vous ?

C'est un énorme travail intellectuel que j'ai accompli avec plusieurs équipes de camarades qui m'ont aidé bien sûr qui ont apporté des éclairages, des précisions, des arguments, des exemples parfois plus performants que les miens qui consistent à vous proposer une grille d'analyse de notre époque. J'appartiens à une génération qui avait été formée de cette manière-là. C'est-à-dire que dès notre plus jeune âge, dès que nous étions militants et étudiants, on nous faisait lire les bons livres et nous apprenions à penser à décrypter la réalité avec ces outils.

Pour ma part, j'ai été acquis au marxisme que j'appellerai plus volontiers le matérialisme historique. Parce que quand on se dit marxiste, on passe ensuite 2 heures à expliquer ce que ça veut dire. Le matérialisme historique.

Pour ceux qui connaissent un peu l'histoire des idées, et bien on se réfère à une philosophie et une manière d'analyser la réalité. L'idée étant de proposer une grille de lecture des événements et une grille qui est nouvelle par rapport à celle que nous avons tiré du néant de la fin du 20e siècle où les uns les autres avec des pièces et des morceaux, nous avons continué à analyser comme nous pouvions ce qui se présentait devant nous. Cette grille d'analyse, elle est présentée dans un certain ordre.

C'est un gros livre, il fait 350 pages, il a failli en faire 700. [raclement de gorge] Mais finalement, on m'a demandé de couper en deux, ce qui est plus douloureux que d'écrire les 700 pages. Et bon, il y a donc du rab pour éventuellement d'autres publications, c'est-à-dire d'autres conclusions de cette analyse générale que je présente dans ce livre.

Je vais bien sûr vous présenter les principaux aspects, mais son intention est ambition, sa prétention et de permettre d'analyser notre époque à partir d'une nouvelle grille d'entrée qui emprunte au savoir accumulé pendant les décennies précédentes au matérialisme historique. Mais je serais à côté de ma propre exigence intellectuelle. euh jeté dans la mêlée confuse des événements, je n'appliquais pas mes propres théorie à la compréhension de ce qui se passe.

Si bien que je dois bien sûr venir sur un aspect de ce livre, son dernier chapitre, avantdernier chapitre, le dernier est consacré au rapport entre la morale et l'action politique. l'avant-dernier chapitre traite des relations internationales non pour entrer dans le détail de telle ou telle situation, mais pour dire et présenter les principaux éléments du grand changement qui va perturber l'ordre politique du monde. Le monde formant une société unifiée par la globalisation numérique, unifiée par les productions mondialisées.

Il est évident que son organisation générale a une importance pour tous les secteurs du monde. Et donc, il n'est plus possible de penser sérieusement l'action politique sans avoir à l'esprit contraintes de la géopolitique. Ce qu'on appelle la géopolitique, c'est-à-dire bah la manière avec laquelle les différentes nations entretiennent entre elles des liens, les respectent, acceptent des règlements et des lois.

Ce chapitre pour l'essentiel essaie de réfléchir à la conséquence qu'il y a sur un point particulier, c'est que le monde d'après la deuxième guerre mondiale s'était organisé autour de la domination des États-Unis d'Amérique qui abusant de cette situation privilégiée s'était muni d'un privilège inoui celui de pouvoir éditer de la monnaie tant qu'il voulait et en organisant des circuits avec des petites économies à l'époque faisait revenir l'argent qu'il dépensait pour acheter les matières premières comme le pétrole, les faire revenir en bon du trésor américain, je ne m'étonne pas sur ce point. Mais tout ce système est en train de s'écrouler et donc il va y avoir un grand tumulte et un grand désordre politique. Ce tumulte et ce désordre va se trouver exaspéré par les conséquences du changement climatique qui à son tour va mettre à l'épreuve toutes les frontières dans le monde et l'ordre politique c'est d'abord un ordre des frontières. toutes les frontières dans le monde et exaspérer des conflits qui sont des conflits de survie pour la raison que les personnes qui vont commencer à se déployer et qui se déploient déjà d'un pays à l'autre conformément à une habitude humaine aussi vieille que l'humanité qui est que les êtres humains migrent tout le temps, l'ont toujours fait mais maintenant de force et dans des conditions de précarité absolue pour des produits de premières nécessités notamment l'eau.

L'accès à l'eau, la possibilité d'en disposer va devenir une des sources de tension les plus constantes, les plus générales dans le monde entier. En même temps que le réchauffement climatique effondrera par pas entier le fonctionnement de grandes nations. À commencé par les États-Unis d'Amérique eux-même.

La première des nations. Pourquoi ? Bien, peut-être que vous avez vu cet été au journal de 20h à France 2 le journaliste dire il fait 48°gr à Phéniix aux États-Unis.

On se pose la question de savoir si Phenniix sera encore habitable dans 10 ans. Et moi, comme responsable politique, j'ai pensé la question autrement en me disant "Mais qui va faire partir 3 millions de personnes pour les installer ailleurs ? Dans quelles conditions va-t-on pouvoir réaliser une opération pareille dans un pays qui n'a plus aucune tradition ni de solidarité, ni de sûreté et de sécurité civile comme l'ont montré son échec absolu et total dans la récupération de la catastrophe qui a eu lieu en Louisane quand le le tyfon est passé.

Pardon de cette comparaison mais elle s'impose. Le même tyfon a tué une personne à Cuba et plusieurs centaines en Louisiane. Il faut se demander d'où vient cette différence.

Ça vient évidemment du fonctionnement de la discipline de la société, de la capacité des personnes qui les composent à s'entraider. Il y a c'est on n plus un moment où on on discute d'autres choses. Alors, puisque nous serons dans ce contexte, mieux vaut à l'avance se préparer en essayant de réfléchir aux méthodes et aux principes qui vont guider notre action en toute circonstances.

Ça ne pourra pas être au fur et à mesure suivant nos amitiés, nos proximités ou nos hostilités, on changera de principe, de méthode et d'affirmation des positions. Il y a donc un lien direct entre ce chapitre du livre et la situation que nous connaissons aujourd'hui dans un conflit qui n'est pas le centre du monde pour des Chinois, pour des Indonésiens, pour des Philippins, pour des Indiens qui est le conflit au Moyen-Orient, mais qui pour nous les Européens et les gens qui vivons autour de la Méditerranée prend une grande importance car ce sont les mêmes peuples qui depuis 3000 ans tournent en rond autour de cette mère et habite tantôt ici, tantôt là et il transporte culture, religion, manière de vivre et de penser. Dès lors, le conflit n'est pas strictement local, il devient vite méditerranéen.

Ces raisons, vous les avez présentes à l'esprit. Alors, c'est la raison pour laquelle nous les insoumis, chaque fois que nous abordons un problème, c'est en cela que nous sommes une gauche, paraît-il radicale, de type nouveau. Je dis de type nouveau parce que oui, nous sommes pour des solutions de rupture avec l'ordre du monde et l'ordre capitaliste.

Nous croyons que le capitalisme est un régime immoral, mais ça peut être qu'une annexe, c'est un régime dangereux. et il est maintenant écologiquement mortel. C'est une contradiction à laquelle on avait pas pensé dans la génération précédente.

Je le dis, il y avait bien sûr des lanceurs d'alerte extrêmement performants, écologistes. Je pense au textes de Rome, je pense à monsieur Dumont qui était venu à la télévision avec un verre d'eau et moi je faisais partie des Nigo que ça faisait rire qui disait "Oh là là, il nous avait dit ça va devenir plus précieux que que le pétrole." On disait bah le gars là bon il a un problème.

On ne comprenait pas. Et dans notre vision du socialisme, je dis notre c'était vrai pour les socialistes, c'était vrai pour les communistes, c'était vrai pour pour combien de monde ? En gros, le progrès s'assimilait, s'identifiait au développement sans fin des forces productives et à un partage de richesse produit toujours en nombre plus grand sans qu'on réfléchisse vraiment à ce qu'elles étaient et si c'était vraiment de la richesse et si ça valait la peine.

Je me rappelle de conversations absurdes que nous menions quand on disait avec les capitalistes, c'est la Mercedes pour les uns et les deux chevaux pour les autres et avec nous ça sera la Mercedes pour tout le monde. Je crois pas que qui que ce soit aujourd'hui se risquerait à faire une promesse de paradis de cette nature. Vous remarquerez d'ailleurs que la période contemporaine pour ceux qui ont vécu sinon si longtemps que moi déjà au moins une partie, la période contemporaine ne comporte plus de récits sur le futur.

Alors c'est un événement assez rare dans l'histoire de l'humanité. Vous ne le savez peut-être pas, mais on a d'abord eu le récit qui allait de la Genèse à l'Apocalypse et puis on a eu des récits pendant toute la période des Lumières où on promettait au monde que grâce à une révolution qui procramait l'égalité et la liberté, la fraternité, tous les peuples seraient frères et tous les individus seraient égaux. Et puis on a eu les deux grands récits, celui du libéralisme et celui du communisme.

Le libéralisme disant "Et bien, si vous franchissez les étapes qu'on vous a dit de faire, vous allez produire comme c comme ça et cetera et puis vous allez aller au bonheur parfait qui est que vos magasins seront plein de produits que vous pourrez acheter grâce à vos pays." Et puis le récit du communisme qui disait bien les sociétés franchissent des étapes. Elles sont d'abord partagées entre les maîtres et les esclaves, le seigneur et le Serf, puis entre les prolétaires et les bourgeois.

Et quand les prolétaires auront accompli leur destin historique, ils libéreront toute la société et enfin nous entrerons dans le paradis socialiste. Aujourd'hui, plus rien de ça n'existe. Il n'existe qu'un récit catastrophiste qui vous annonce que de toute façon la catastrophe est assurée et en effet, elle l'est.

Si vous ne changez rien, si vous laissez les choses comme elles sont là, vous allez à la catastrophe et les plus jeunes ne aucune chance de vivre aussi longtemps que moi. Zéro, je vous préviens, je vois deux ou trois. Comme ça, ça situe vos responsabilités.

Si vous faites rien, vous aurez le chaos et l'effondrement de la civilisation morceau par morceau. Ça ne se fait pas en un jour. Un jour, ça s'arrête de fonctionner là.

Ici, il y a plus d'électricité. Là, il y a plus d'eau. Là-bas, il y a plus de route.

Et puis d'abord, on répare et puis après on laisse aller. Mais ça, vous en êtes absolument certain, le système ne peut vous conduire qu'à ça. En ce moment se multiplie les bavardages sur la nécessité de décarboner l'économie et tout le monde, d'applaudir, même quand on ne comprend pas très bien en quoi ça consiste.

Bref, décarboné. Mais en même temps, à cette heure, l'heure à laquelle je vous parle, il n'y a jamais eu autant de projets de pipelagne et de gaz auuc qu'en ce moment, plus de 177. Ce qui signifie qu'on ne décarbonnera rien du tout et que ce système contient une caractéristique très particulière, c'est qu'il est incapable de se corriger dans la mesure où les dégâts qu'il provoquent lui donnent des occasions nouvelles de continuer à accumuler, c'est-à-dire d'en tirer profit.

Le mécanisme fondamental du capitalisme, c'est la transformation de l'argent par l'investissement en marchandise et les marchandises en argent. Et cet argent retourne dans la production et ainsi de suite de plus en plus vite. Car le système capitalise comme la bicyclette ne fonctionne que si on Si vous arrêtez, tout le monde tombe.

La bicyclette et la personne qui est dessus. Le capitalisme doit donc faire tourner. Ça, ce sont le dessin général qui est à l'arrière de tout.

Je viens aux relations internationales. Mon livre ne traite pas des conditions particulières et de la situation à laquelle nous sommes confrontés à cet instant. Il en traite en général, je viens de vous le dire.

Mais comme il s'agit d'établir des principes fixes et constants, je trouve que c'est une bonne mise à l'épreuve de ce que je raconte que de le comparer à la situation que nous avons. Quelle situation, quelle politique internationale est proposée ? celle qui donne au peuple français sa souveraineté, c'est-à-dire la possibilité pour lui de décider de ce qu'il veut, comme il veut, quand il veut.

Évidemment, ce type de décision sera toujours dans un cadre légal national et international. Mais la question de la souveraineté concentre, comme l'a dit Jean Jorè, toute la question de politique. Vous êtes un peuple si vous êtes en situation de décider ensemble et que ce que vous avez décidé s'applique.

C'est bien que le concept de liberté, d'autonomie se confond avec le concept d'indépendance. Pour que vous soyez indépendant, il faut que vous en ayez les moyens. Et c'est la possession de ces moyens qui vous donne la puissance.

Il faut donc rompre avec l'idée 19e et 20e siècle. La puissance, c'est la force, la possibilité d'imposer de force aux autres ce dont on a envie pour soi-même ou dont on n pas envie. Et donc le livre montre comment on peut avoir un autre registre que la force.

Quel registre ? Bah déjà la première des choses, le nonalignement. Ne pas être aligné.

Ne pas être aligné, ça veut pas dire être neutre. Genre bah faites ce que vous voulez, ça nous concerne pas. On verra.

Si vraiment vous arrivez à nous gâcher la vie, on s'emmêera. Mais sinon, faites ce que vous voulez, c'est pas nos oignons. Ça c'est la neutralité.

Je la caricature bien sûr. Et puis vous avez une autre position plus absurde, celle qu'a développé le président Macron qui est de dire "Nous sommes écuidistants." Et ben non, on n'est pas écuidistant entre l'envahisseur et l'envahi.

Nous ne sommes pas écuidistants. Nous défendons l'envahi contre l'envahisseur et nous faisons tout ce que nous pouvons pour que personne n'ait envie d'envahir le voisin. La raison pour laquelle premièrement avec votre permission j'enlève ma baisse parce que sinon le résultat va être tragique et c'est la raison pour laquelle nous avons dès la première heure condamné l'invasion de l'Ukraine par la Russie et je pourrais citer d'autres exemples dans le monde.

Le non alignement dans la situation particulière que nous sommes en train de connaître au Moyen-Orient signifie que la France n'a pas pour position le soutien inconditionnel à l'État d'Israël, même si l'État d'Israël fait partie des pays qui sont des amis de la France. Parce que le soutien inconditionnel, c'est s'aligner. Et moi qui vous parle, je prends cet exemple parce qu'il va vous faire un peu sursauter.

Je soutiens tout le temps la politique de Cuba contre l'embargo que les Américains lui infligent depuis tant d'années et qui font tant souffrir son peuple. Mais pour autant, je ne vous dirai jamais que je soutiens inconditionnellement le gouvernement de Cuba. Ça n'arrivera pas et ce serait absurde.

D'ailleurs, il me le demande pas et s'il me le demandait, je le refuserai parce que c'est absurde. Le nonalignement signifie donc que dans chaque situation, les Français doivent avoir un avis et une règle. Alors, vaut mieux avoir une règle et un avis construit sur des arguments et pas sur des coups de cœur, des émotions et certainement pas. sur ce que vous racontent les médias qui la plupart du temps et en ce cas particulier ne sont pas là pour vous aider à penser mais précisément pour vous empêcher de le faire et vous suggérez ce que vous devez immédiatement avoir comme réaction sous le coup d'une émotion ou d'une autre.

Et vous connaissez leur art immense à susciter ce type d'émotion. Alors quand on arrive dans la scène internationale, on ne vient pas avec son couteau suisse et son petit saucisson personnel. On joue dans une cour et on en examine les règles.

On essaie de les comprendre. On essaie de donner à son point de vue et à la trajectoire qu'on veut donner à son pays les plus grandes chances possibles d'aboutir. Donc ça ne consiste pas à raconter n'importe quoi, ce qui vous passe par la tête.

Je soutiens inconditionnellement et je fais ceci et je ne fais pas cela. Mais réfléchir à quels sont les principes constants de la vie internationale ? À quoi nous référons-nous, nous les insoumis ?

Quels que soient les défauts à l'ONU parce que c'est la seule société universelle des nations. Elle a plein de défauts mais elle existe. Croyez-vous qu'elle sort d'où ?

C'est la réponse à la tuerie, la barbarie de la Première Guerre mondiale qui a donné la société des nations. Puis l'échec de la société des nations, l'ONU après la tuerie et la barbarie de la deuxième guerre mondiale. Ce ne sont pas des petits résultats qu'ensuite on néglige et on dit "Ah oui, ça c'était sympa.

C'était un club pour autrefois. Vive le G7 où on décide à 7 parce qu'on est très riche ou sinon à 20 parce qu'on est encore plus riche. Et puis si chemin faisant comme vous raconte mon livre, on découvre qu'il y en a d'autres qui se mettent ensemble et voilà qu'à eux ils s'appellent les bricks.

Ils sont doréavant plus puissants que le G7. Catastrophe. Qui va commander pour finir ?

Si on se réfère uniquement à l'argument de la force, le plus fort. Si on se réfère au droit, c'est autre chose. Donc il faut avoir des principes et ces principes repose sur des lois et un mode d'organisation du monde.

C'est la raison pour laquelle, compte tenu de l'expérience accumulée à propos des précédents combats au Moyen-Orient et le dernier en date étant celui de 2009 appelé plomb durci, nous savions tous, en tout cas tous ceux qui s'intéressent à ces questions depuis des années, quelle serait la trajectoire générale des événements, c'est-à-dire une sauvagerie incroyable. Et c'est pourquoi il fallait en effet d'abord condamner le recours à la force lorsque le Hamas est sorti des frontières de Gaza parce que inéluctablement cette sortie ne produirait rien d'autre que des massacres. Et c'est ce qui s'est passé.

Et on savait que en réponse à une situation inouie et insupportable pour l'État d'Israël que cette sortie sur plus de 5 km de profondeur, il y aurait des réprésailles. Et ces représailles, nous avons vu à l'occasion de plomburci quelle incroyable violence elle pouvait avoir toute une population 2 millions et demi de personnes considéré comme coresponsable d'un parti politique et de ses actions. Je vous dis tout ça avec une certaine solennité.

Comment pourriez-vous me faire confiance ou faire confiance à mes amis si je n'avais pas tout ça présent à l'esprit quand se présente une difficulté comme celle-là ? On est obligé de réfléchir. Nous avons une expérience.

À l'issue de l'opération Plom Durci, le rapporteur de l'ONU avait caractérisé les deux parties de criminel de guerre. Les deux parties. Personne ne peut croire qu'il y a des exaltés à l'ONU.

Il y a toujours des gens sont des diplomates et ils essayent toujours de trouver des fois de manière qui ne nous satisfait pas une sorte de manière de parler dans laquelle à la fin les évidences sont reconnues. Voilà pourquoi le vocabulaire que nous avons adopté au début ne reprenait pas l'expression d'action terroriste à propos de l'action du Hamas, mais ça ne signifiait pas une quelconque indulgence ou une quelconque manière de se reconnaître dans ce qu'ils allaient faire ou ce qu'ils avaient fait. pas du tout.

C'est que dans notre esprit, il fallait caractériser pour qu'à la fin les gens soient jugés. Si vous voulez un ordre international, vous devez vous appuyer sur les moyens dont vous disposez pour qu'à la fin il s'applique. Le terrorisme n'existe pas dans les conventions internationales.

Il y a des actes terroristes dans chaque pays qui sont définis par la loi. Il y a des actes terroristes. Alors, on peut dire c'est du chikayak d'aller regarder dans les détails.

Non, c'est pas des détails. C'est l'essentiel de ce qui fait une politique. Et donc personne ne sera jamais jugé pour un acte terroriste sur la scène internationale.

Par contre, pour le crime de guerre, si l'ONU ne reconnaît que deux organisations terroristes dans le monde, Daesh et Al-Qaïda. Le seul tribunal international qui existe est la cour pénale internationale. Elle a été fondée par traité à Rome.

Cette cour est elle seule. a le pouvoir de juger pour les crimes contre l'humanité. Il y a donc deux sortes de crimes.

Crime de guerre, ce qui doit faire étonner quelques-uns d'entre vous parce que quelle guerre n'est pas un crime ? Mais enfin, le crime de guerre, c'est une étape de plus dans l'horreur. Et il y a des définitions extrêmement précises.

C'est prendre toute une population, la punir, la priver des moyens élémentaires de son existence, tuer des gens sans défense, par paquet, soit en raison d'une religion, soit en raison de rien du tout. C'est qui se trouve là et qu'on tue tout le monde. Le crime de guerre est décrit, défini et donc il permet de dire "Ceci est un crime de guerre et vous serez jugé.

Et croyez-moi, un crime de guerre, ça n'est pas moins qu'un acte terroriste. Je ne sais pas pourquoi certains ont voulu euphémiser le crime de guerre. Alors dans les premières heures, je suis accusé d'avoir fait l'apologie du terrorisme.

Vous tous qui me connaissez et pas depuis 5 minutes, vous avez dû vous demander ce qui avait bien pu m'arriver et qu'est-ce que j'avais pu faire comme excuse ? Alors, pour que vous soyez définitivement fixé, je vais vous relire ce que j'ai écrit pour que vous vous demandiez si vous avez entendu quelque chose qui vous choque. Toute la violence et j'écris, je me trouvais dans le train train à grande vitesse, une merveille entre rabat et Tanger.

Toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu'une chose. La violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même. Horrifier nos pensées et notre compassion vont à toutes les populations désemparées victimes de cela.

Le cesser le feu doit s'imposer. La France doit y travailler de toutes ses forces politiques et diplomatiques. Les peuples palestiniens et israéliens doivent pouvoir vivre côte à côte en paix et en sécurité.

La solution existe, celle des deux États conformément aux résolutions de l'ONU. Je mets au défi le journal Le Monde, le Figaro et les bavards de plateau de télévision ou bien le journal Le Point de dire qu'est-ce qui dans ces phrases est une apologie du terrorisme ? Qu'est-ce qui est un refus de condamner les actes qui ont été commis contre des populations sans défense ?

Où ? Quand ? Comment ?

Alors, si chacun d'entre vous est convaincu que ce n'est pas ce qui est dit dans ce texte, alors vous en arrivez à la même conclusion que moi. Pourquoi font-ils ça ? Pourquoi mènent-ils cette bataille sans désemparer depuis 4 jours en poussant au crime contre nous ?

Quand on voit tel ou tel acteur appelé à nous dégommer physiquement sans que ça ne soulève un mot de protestation des donneurs de leçon et combien d'autres exemples que les menaces de mort pleuvent sur nous que je n'ai plus de vie puisqu'il faut que je me méfie tout le temps de tout le monde et pas seulement moiilia soudé injurié continuellement menacé bouscul dans la rue Daniel Obonau, Rachel Kéké, Sopia Chikirou toutes une après l'autre des femmes parce que ce sont des sorcières vous le savez bien surtout si elles font de la politique et encore plus si elles baissent pas les yeux. Vous avez donc une me qui a été lâchée. Alors s'il m'arrive malheur, vous saurez que je n'étais pas d'accord parce qu'il serait aussi capable de dire que je l'étais ou que je l'ai bien cherché.

Mais si je proteste avec cette énergie, c'est parce que je viens de vous lire le document qui est à l'origine de 5 jours de pilonnage comme si nous étions l'ennemi dans cette situation. avec des appels au meurtre sur lequel aucune autorité n'a prononcé le moindre mot. Des manifestations ont été appelées notamment l'autre jour à Paris dont le caractère rabouri est immédiatement apparu quand on a vu des gens crier à propos de leur soutien à la population d'Israël.

Zemmour président. Franchement, au-delà de tout, franchement, est-ce que notre pays n'a pas besoin au contraire de la plus grande cohésion pour se porter au secours des uns et des autres ? Est-ce que à notre esprit toute vie se vaut ?

Pourquoi font-ils ça ? parce qu'ils connaissent la suite. La suite, c'est le crime de guerre qui est en train de se commettre à Gaza où on est en train d'enfouir sous les bombees de pauvres gens qui sont hors d'état de faire quoi que ce soit.

Et alors maintenant, c'est à mon tour de poser la question. Moi, je me suis prononcé clairement et tous les insoumis en ont fait autant. Nous condamnons Nous condamnons tous les crimes de guerre, qui que ce soit qui les commette.

Je pose la question à ceux qui nous font la leçon, les médias. Conderez-vous les crimes de guerre qui sont en train de se commettre en ce moment ? des partis politiques qui nous font la leçon de la droite du centre applaudissant madame Le Pen dans l'Assemblée nationale.

Condamnerez-vous les crimes qui sont en train de se commettre ? Avez-vous de la pitié pour ceux qui sont écrasés sous les bombes ? Avez-vous de la pitié pour ceux qu'on a privé d'électricité, d'eau, de nourriture et de possibilité de sortir de la prison à ciel ouvert qui a été constituée à Gaza ?

Allez-vous protester ? Êtes-vous sensible à toute souffrance humaine ou seulement à celles vers lesquelles vous portent vos affections personnelles et l'esprit de vengeance avec laquelle en réalité vous ne ferez rien, vous ne changerez rien, vous ne ferez rien avancer. Si la France veut pouvoir jouer un rôle, il faut pour cela qu'elle assume les conséquences du rôle qu'elle veut jouer.

On ne peut pas soutenir inconditionnellement une partie prenante dans un conflit et ensuite proposer sa médiation. Or, le rôle de la France est de proposer sa médiation, on l'a fait souvent. On l'a fait parce queon en a l'autorité.

La France a voté la délibération de l'ONU créant l'État d'Israël. Mais ça n'a pas empêché la France après la guerre des 6 jours, pendant la guerre des 6 jours où tout de même Israël n'avait pas que des mauvaises raisons, si vous voulez bien y réfléchir. Et bien la France a décidé l'embargo sur les fournitures militaires alors que les Israéliens volaient avec des avions français, les mirages.

Et à d'autres moments, le soutien a été là, notamment dans la négociation qui a préparé l'accord d'Oslo où le président Mitteran était personnellement très engagé. On a retenu que le rôle de la Suède, mais le rôle du président français était très important dans cette affaire. Alors, suivant les moments, on est intervenu d'une manière ou d'une autre en jouant le rôle de médiation et des fois dans des conditions inouies.

Par exemple, lorsque l'offensive israélienne au Liban avait fait que Arafat qui s'y trouvait était encerclé et à deux doigts d'être éliminé avec le reste. Ce sont les Français qui parce qu'ils étaient respectés ont pu dire "Ah bah écoutez ça, on l'acceptera pas." Et puisqu'on l'acceptera pas, on y a mis un ou deux navires de guerre et on a sorti Yasser Arafat du réduit dans lequel il était.

Voilà la France, elle intervient, elle fait ceci, elle fait cela. Mais c'est àprit que vous êtes non aligné, sinon vous êtes neutre. Vous dites "Tuez-vous, ça nous occupe pas." Ou bien vous êtes aligné, vous dites "Vous pouvez les tuer, on est d'accord ?" Non.

Non aligné veut dire intervenant avec des principes nécessairement constants, nécessairement tout le temps les mêmes. Maintenant, chaque jour apporte un lot incroyable d'information. Je ne vous parle pas du conflit, je vous parle de ce qui se passe ici.

Voilà que le président Macron, après avoir permis que soit dit en son nom toutes sortes d'inepsie et de choses qui ne servent à rien sinon à aggraver la situation, dit qu'il réunit les chefs de parti. Le coordinateur général du mouvement assoumis, notre camarade Manuel Bompard qui fait un travail de porte-parole en ce moment admirable et de direction politique remarquable. Manuel Beaupard après Mathilde Panu qui s'est exprimé je pense avec une clarté totale et figurez-vous qu'il fallait pouvoir compte tenu de l'ambiance qui régnait là-dedans.

Notre position a été dite redite. Alors nous voici ce matin à la Réunion. L'habitude veut que on évite de raconter ce qui se passe.

Je sais pas pourquoi on respecte cette règle. on le fait parce que sinon ça rend impossible toute discussion. C'est un peu vous savez comme ceux qui viennent écouter aux portes et mettre des micro dans vos salles de réunion.

Alors ils racontent ce qu'ils ont envie et en général s'affiche une pétodière pas croyable. Et si vous vous fâchez, on dit "Ah ben ça n'est pas démocratique, vous vous fâchez". Non, il est impossible d'avoir une vie normale dans la transparence et sous la lumière.

Ça n'existe pas. Référez-vous à votre propre vie personnelle. Vous croyez réellement que vos affaires s'arrangeraient si tout ce que vous vous dites par exemple à deux venait à être connu de tous ?

Bah non, vous rendriez tout simplement la vie à deux impossible. Et ben, il leur va même des organisations politiques. Voilà pourquoi des fois il faut respecter des règles de réserve.

Mais là, il y a pas besoin. Je sais pas qui a déjà raconté ce qui s'est passé dans la réunion. Alors, monsieur Sioti s'est cru bien inspiré de dire qu'il était gêné d'être assis à côté de Manu Bart, lequel lui a répondu que lui aussi était gêné d'être assis à côté de lui.

Quelques on fait du zel pour se faire bien voir. Je ne les nomme pas, vous les devinez. Et puis euh Manu a posé des questions sérieuses.

Il a demandé à Macron est-ce que la position votre prés monsieur le président est celle de la présidente de l'Assemblée nationale qui était là ? Soutien inconditionnel. Ah il dit "Ah non, c'est pas ma position du tout l'autre.

Non mais nous ça nous rassure parce que on préfère qu'il dise ça que le contraire hein. Donc il a dit ça donc tu es plutôt content. Alors, il a raconté toutes sortes de choses et puis à la fin, nous on guettete au mot près parce qu'on n'est pas on sort pas de l'œuf donc on va pas se faire entortiller comme ça parce qu'il nous tape dans le dos hein.

Donc par exemple en ce moment il y en a beaucoup qui disent "Nous voulons une solution politique, il faut une solution politique à la paix." Alors tout le monde dit "Ah ben ça c'est bien." Bah non, c'est pas bien du tout parce que quand vous dites solution politique, vous dites pas laquelle.

Or, il y en a une. Elle a été décidée par l'ONU. C'est deux États pour garantir la sécurité des deux.

Alors deux états dans des frontières reconnues mutuellement et dans des conditions de viabilité des deux États. Ça c'est précis non ? On a mis du temps pour arriver à ça.

C'est l'accord d'Oslo. Avant il y avait pas ça. C'est précis.

Donc dire nous sommes pour une solution politique ne veut rien dire. Faut dire nous sommes pour une solution à deux états. Alors certains disent elle a échoué.

Ah bon ? Quand est-ce qu'on a essayé ? Non mais parce que pour dire que ça a échoué, d'abord qu'on a essayé.

On n jamais essayé. Salut François, bravo. Bravo. [applaudissements] Arrêtez parce que après il va avoir le melon.

Merci François d'être là parce que je sais que tu vas de l'un à l'autre là comme ça. Alors dans la conversation dans la conversation qu'il y a eu ce matin, c'est dans le journal. Donc dans un journal, je peux le dire le président a dit au passage, attendez, il faut que je trouve le papier parce que moi j'ai un évidemment un compte-rendu.

Vous savez que c'est une catastrophe moi et les papiers hein, j'ai tellement l'habitude de parler sans lire mes papiers alors je vais être obligé de vous dire "Ah, voilà." Lors du tour de table, le président de les Républicains, Eric Sioti, qui trouve que la situation n'est pas assez pagaillouse comme ça, a aussi demandé des sanctions contre le Qatar et l'Iran. Non mais vous êtes prévenu.

Si vous voulez vous payer en plus une guerre avec le Qatar et le Liban, votez Sioti. Non mais il y en a qui peuvent vouloir. Bon le président a déclaré Ah oui présenté comme des financiers du Hamas.

Ça c'est peut-être vrai. C'est sans doute vrai. Le président a déclaré ouvrez les guillemets.

Le Hamas a bénéficié depuis des décennies de plusieurs sources de financement et sans doute ceux qui ont donné le plus, c'est Israël, Emmanuel Macron. Alors les médias, vous allez l'accuser de complicité avec les terroristes du Hamas comme vous le faites pour nous. Est-ce que vous avez une seule seconde sens moral qui vous permet au moins par vague souvenir de ce qu'est la déontologie de votre métier de partir des faits et des déclarations ?

Il l'a dit et il n'est pas le seul puisque tourne depuis 2 jours une vidéo [raclement de gorge] où on voit monsieur Netaniaou en train de le dire mais ça vous comprenez ça n'est rien à côté des crimes de Jean-Luc Mélenchon qui est le problème de toute la gauche comme le dit le journal Le monde et qui sera sans doute condamné pour apologie du terrorisme dit le point qui rêve tout haut de délica jamais l'occasion de connaître parce que ce n'est pas possible. Il l'a dit. Vous voyez où on en est ?

Mieux vaut s'en tenir à ce qui tient la route pour avoir une position politique. On a voulu à tout prix et vous connaissez notre mauvais caractère, nous faire prononcer le mot terrorisme. Je vous ai dit il y a un instant pourquoi on ne pensait pas que c'était la bonne affaire.

Parce que si vous le dites, je vous fais un petit cours de géopolitique, si vous dites terrorisme, vous êtes plus dans le champ du droit international. puisque cette caractérisation n'existe pas. Vous êtes donc dans la logique du rapport de force pur de du choc des civilisation.

Si c'est que vous dites vous comme responsable politique, ceci est une activité terroriste, ça veut dire que c'est le bien contre le mal, le mal contre le bien et donc la vengeance et donc l'usage de la force sans limite, sans cadre. Mais nous voulons bien utiliser tous les adjectifs que vous voudrez, mais nous sommes des gens responsables. Nous sommes un parti politique, un mouvement politique, pas un journal qui écrit n'importe quoi et qui a oublié le lendemain.

Si vous autres vous me vous donnez un pouvoir à ce pays avec un gouvernement insoumis, une présidente ou un président de la République insoumis, vous êtes en droit de vous repasser la vidéo de ce soir. Qu'est-ce qu'il disait Mélenchon ? Qu'est-ce qu'elle disait ? et cetera.

Vous avez le droit. C'est ça le lien qui nous lit. C'est pas mes impressions, mes émotions, ce que je ressens.

C'est le lien politique, le mandat que vous donnez. Le mandat que vous devez nous donner, c'est nous condamnons les crimes de guerre et nous exigeons le jugement des criminels. Ah, vous demandez le jugement des criminels ? les médias, vous demandez le jugement des criminels, les responsables politiques des groupes qui nous avaient insulté.

Vous demandez oui ou non parce que nous on demande le jugement des criminels, de tous les criminels, pas seulement de certains criminels et pas d'autres. Tous les criminels de guerre, tous ceux qui ont commis un crime de guerre, tous ceux qui ont commis un crime contre l'humanité pour utiliser le vocabulaire qui a été évoqué ce matin par Dominique de Villepin dans une intervention où il faut bien dire les choses comme elles font et pas pour le mettre en difficulté, nous sommes assez largement reconnus une fois de plus dans sa manière d'analyser le droit à la légitime défense, dit Dominique de Villepin. n'est pas un droit à une vengeance indiscriminée.

Il n'y a pas de responsabilité collective pour un peuple. On n' jamais jugé tous les Allemands qui pourtant avaient largement voté nazis. On a voté, on a jugé les nazis et encore pas tous.

Il n'y a donc pas de responsabilité collective. Nous autres, la gauche des lumières, la gauche de l'humanisme, nous ne croyons pas au principe de la responsabilité collective. Ça vaut dans les petites choses comme dans les grandes.

Nous croyons à la responsabilité individuelle. C'est la raison pour laquelle nous n'acceptons pas par exemple qu'on punisse toute la famille parce que un des enfants est délinquants et nous ne sommes pas d'accord pour qu'on supprime les allocations familiales à tous les autres. C'est le même raisonnement.

C'est la même manière de penser. Alors, je ne suis pas en train de vous dire que ce soit facile. Souvent, c'est compliqué, mais le discernement, c'est précisément d'assumer les situations compliquées et d'y faire face.

Alors, je vais me répéter. Le président va s'exprimer, c'est peut-être en train de se faire et peut-être que cette fois-ci, il dira quelque chose parce que la dernière fois qu'il s'est exprimé, on a rien compris et personne n'en a parlé. C'était juste sur la constitution. un rien.

Il a évoqué la réforme de l'article 11, c'est-à-dire pour étendre ses propres pouvoirs davantage et personne n'en a parlé si bien que cette histoire est restée comme elle était, c'est-à-dire dans le néant. Nous lui disons, voici la liste de ce que devraient être les positions de la France. 1, cesser le feu.

Cesser le feu parce que monsieur Dupont Moretti dit si nous demandons le cesser le feu, c'est reconnaître l'adversaire. Mais précisément, la diplomatie consiste à négocier avec l'ennemi, pas avec ses amis. Cesser le feu veut dire on arrête de tirer.

Tout le monde arrête de tirer et on discute quelle que soit la difficulté de cette discussion. Deuxièmement, les Français doivent répéter en boucle en même temps qu'il dit cesser le feu, libération immédiate des otages et aide à tous ceux qui contribuent à la médiation pour qu'ils soient libérés. avec cet inconvénient que j'aurais préféré que ce soit des Français qui discutent cette médiation plutôt que de devoir s'en remettre à d'autres.

Mais paraît-il, les Égyptiens sont engagés. Et bien, je souhaite de tout mon cœur qu'ils aboutissent et que tous les otages soient libérés. Car les boucliers humains de Saddam Hussein ou les otages d'aujourd'hui, c'est la même chose.

C'est un crime de guerre. Et ceux qui se rendent responsables de ça commettent un crime de guerre. Les Français doivent répéter du blocus de Gaza, rétablissement de l'électricité, de l'eau et de l'accès aux soins.

Corridor humanitaire pour que les gens puissent sortir, ceux qui ne veulent pas se battre doivent pouvoir sortir de l'enclave qui est bombardé. Corridor humanitaire. Et si nous on présidait la France, on proposerait séance tenant un contingente français pour faire casque bleu sur place parce que nous avons déjà 700 casques bleus au Liban, on peut bien en avoir 500 de plus qu'on mettrait en place à la sortie pour permettre aux gens de sortir.

Et vous savez, peut-être que vous avez déjà observé à la télévision ou ailleurs ce type d'opération. Faut pas croire que les gens foutent le camp comme ça hein. Les gens passent par des fils, on fouille, on désarme.

Personne ne sort armé jusqu'au dents avec des moyens de combattre. Corridor humanitaire, casque bleu français, jugement des crimes et des criminels de guerre. et répéter qu'il n'y a pas de solution en dehors du cadre prévu par l'ONU, c'est-à-dire la solution de deux États que les parties prenantes du conflit avaient chacune accepté, c'est-à-dire que l'avait accepté l'OLP en son temps et l'avait accepté les Israéliens quand ils ont signé les accords d'Oslo et qu'ils ont été en quelque sorte mis en scène pour ceux qui s'en souviennent aux États États-Unis d'Amérique sur le péron derrière la Maison Blanche.

Je ne sais pas si ce que je viens de dire sera entendu par vous. Oui. Je vous demande de diffuser autant que vous le pouvez les vidéos et les extraits qui nous permettent de contrebalancer l'incroyable pilonnage dont nous faisons l'objet.

Des fois, la propagande est telle que des amitiés très anciennes sont tout d'un coup brisées à la faveur de récit pourri comme ceux qui circulent à notre sujet. Pour ma part, j'ai fait ce que j'ai pu pour rattraper mes vieux copains, mes vieilles copines qui avaient eu un doute sur le sujet. Et je dois vous dire que c'est toujours un moment très fort que celui où vous voyez que l'amitié, au contraire de l'amour. est une pratique qui peut vous inscrire dans une relation pour une vie entière avec des fois des hauts et des bas.

Mais l'amitié souvent est la plus forte et le besoin d'aimer fait qu'on se retourne vers ses amis et que si on a eu une parole trop haute, on la retire. Des fois ça prend longtemps, des fois c'est vite fait. Ce que je sais c'est que je ne suis pas un innocent et vous non plus.

Une manœuvre est en cours. Elle a pour but de fabriquer un nouvel ennemi du deuxème tour, c'est-à-dire de substituer à l'opposition qui hier faisait qu'au deuxème tour, quoi qu'il arrive, ont voté pour une table ou une chaise s'il le fallait, plutôt que de laisser passer un Front National. Ils veulent créer la même chose avec les insoumis et donc créer en France [applaudissements] ce qu'ils ont créé en Italie, en Suède, en Autriche et dans tant d'autres pays, c'est-à-dire un front uni qui va du centre jusqu'à l'extrême droite.

Et vous avez pu entendre avant-hier monsieur Meer Habib dire "Cette fois-ci le RN a rejoint l'arc républicain et nous évidemment nous sommes à la porte. Nous verrons ce qu'on verra. Il n'est pas sûr que la masse des Français ait idée que ce soit une si bonne idée que ça.

Moi, je fais confiance à la clairvoyance de la masse des Français. Et nous autres, les insoumis, insoumises, insoumis, nous avons une tâche. Nous ne sommes pas une avant-garde révolutionnaire qui dit ce qu'il faut faire.

Nous construisons un peuple conscient et révolutionnaire. C'est lui qui doit savoir, c'est lui qui doit juger. Quoi qu'il en coûte, il n'y aura pas d'autre juge que lui.

C'est d'une telle banalité. Tout à l'heure, j'ai lu le truc de la BBC. Figurez-vous qu'ils veulent pas dire terroristes.

C'est pourtant des journalistes. Il y a une directive qui leur interdit de le dire. Et voici pourquoi les directives éditoriales de la BBC indiquent que le mot terroriste peut-être un obstacle plutôt qu'une aide à la compréhension.

C'est un obstacle à la justice internationale mais aussi à la compréhension. D'après les anglais, évidemment, la presse française est beaucoup plus intelligente que la presse anglo-saxonne et la BBC précise les directives. Nous devons faire comprendre à notre public toutes les conséquences de l'acte en décrivant ce qui s'est passé.

Nous devons utiliser des mots qui décrivent spécifiquement l'auteur de l'acte tel que poseur de bombe, attaquant, tireur, kidnappeur, insurgé. Nous ne devons pas adopter le langage des autres comme étant le nôtre. Notre responsabilité, dit la BBC, et de rester objectif, c'est-à-dire de rendre compte de la manière de la situation de manière à permettre.

Écoutez, ça c'est incroyable. Il y a un pays où ça existe, c'est pas la France hein, mais ça existe. Deux manières à permettre à nos auditeurs, devinez quoi ?

De se faire leur [cri] propre opinion. sur qui fait quoi et à qui n pas inoui. Comment se fait-il que la BBC a oublié de mentionner mon rôle néfaste dans les événements au Moyen-Orient ?

Je n'en reviens pas. Enfin, les Français ont rattrapé. Je vous ai à peu près tout dit sur le sujet et c'est long mais j'aurais préféré vous parler d'autres choses dont je vais essayer maintenant de tracer des traits hélas beaucoup plus vite.

Mais il est très important que soit tout le temps maintenu, construit, renforcé, argumenté, non par hallucination ou enthousiasme le lien qui nous unit. Car notre force, c'est cette capacité démultipliée que nous trouvons parce que vous ne recevez pas de consigne ou peu et vous n'attendez pas en tout cas d'en recevoir pour savoir ce que vous devez faire, c'est-à-dire convaincre. C'est à vous qu'on revient le rôle de reprendre rebouton de veste comme on disait autrefois, un par un les amis, les camarades pour leur expliquer ce qui se passe, pourquoi nous sommes accablés de cette manière, pourquoi ceux qui bellent si fort en cadence à propos du terrorisme en réalité s'apprête dès demain matin à refuser le jugement des criminels de guerre parce qu'il particip adhésion à certains crimes. contre d'autres.

Voilà la vérité. Les Palestiniens existent, ce sont des êtres humains et ils ont droit à notre attention et à notre fraternité comme tous les autres humains. Alors, une fois tout ça dit, je m'étais promis que ça serait une conférence et pas un meeting.

Mais bon, j'en ai tellement fait que des fois ça me submerge. Comprendre est la première tâche d'un esprit libre. L'émancipation signifie se libérer des préjugés de ceux qui vous préexistent et qui s'imposent à vous.

Nous sommes tous plein de préjugés. D'ailleurs, un très grand nombre de préjugés nous aident à vivre et même à survivre. Donc il faut pas le regarder comme une malédiction mais comme une un des aspects de la condition humaine.

Mais comme je le dis souvent, comme on connaît la loi de la gravitation, on lève les pieds pour monter dans un escalier. De la même manière, nous ne devons pas être dup des pesanteurs qui s'existent, qui s'exerc sur nous et nous devons réfléchir. Nous devons changer le monde parce que sinon, il va devenir non pas dans un temps improbable mais dans un délai.

Premier concept à assimiler. Autrefois, nous avions le temps, maintenant nous n'avons plus que des délais. Ce monde va devenir invivable.

La forme sous laquelle il va s'effondrer, nous la connaissons. Vous avez eu déjà des scènes en Australie. Il brûle la surface de la Belgique.

Il y a pas d'eau. Pourquoi ? Parce qu'on l'a vendu et que celui qui la possède veut pas la donner pour éteindre un incendie. et l'État veut pas payer pour la récupérer.

Vous avez Hawaï. Alors, un incendie commence, on dit pas de problème, tout est prévu. On va prévenir les gens, ceci, cela, pas de peau, l'incendie a brûlé les poteaux, il y a plus de connexion donc il y a plus de téléphone, donc personne n'a aucune alerte.

Et tout le monde saute dans sa voiture, roule et pour aller où ? On ne sait pas. En tout cas, il y a un moment, on peut plus rouler.

Alors, on arrête la voiture et on jette à la mer. Voilà les formes que prend la catastrophe. Vous avez vu dans la vallée de la de la Roya dans les Alpes Maritimes, l'épisode méditerranéen touf tout est tombé, le président est venu qui a été un abarat de plus avec l'hélicoptère tout ça, on a tout arrêté mais tout s'est effondré.

Les routes, les ponts, les communications euh téléphoniques et autres. Et on a fait face, mais il faut pas se raconter d'histoire. Vous ne pouvez pas faire face avec une population intellectuellement non préparé à l'entraide.

Il faut lire le livre de Pablo Servin, si vous ne l'avez fait qui s'appelle La nouvelle loi de la jungle, l'entraide et il montre comment dans la profondeur du vivant, il y a toujours beaucoup de situations qui sont des situations d'entraide plutôt que de compétition parce que on était parti de l'idée que dans la nature tout était en compétition avec tout. Ce n'est pas vrai. L'entraide est certainement le fait humain le plus important pour organiser une société.

Je répète de ren souvent que l'entraide n'est pas la solidarité. Ce n'est pas de mots exactement égaux. La solidarité est importante.

Mais comme m'a dit un copain, dans la solidarité, il y en a toujours un qui tend la main. Dans l'entraide, non. On est mutuellement utile.

Et c'est ce type de société et de rapport que nous voulons construire. il va de soi que si vous comptez sur le marché et bien vous mettez en mouvement quelque chose qui est incapable de régler la situation parce que le marché suppose que vous avez les moyens primord et de que les moyens sont abondants, ce qui n'est pas vrai car le marché capitaliste a besoin de créer la rareté tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Donc soit vous comptez sur le marché, soit vous comptez sur l'entraide et donc les services publics et donc les installations collectives.

Ces questions ne sont pas de pures questions abstraites, ce sont des questions très concrètes dans le contexte dans lequel nous vivons. Maintenant, ceci étant posé, je vais très vite résumer les faits nouveaux que je mets à votre attention. L'air du peuple est une théorie.

Une théorie n'est pas un dogme. C'est une manière de mettre des faits en relation les uns avec les autres et de dire voilà comment ça fonctionne. Il n'y a pas dans la vie sociale des lois aussi précises que celles qui animent les sciences physiques par exemple.

À une cause A ne correspond pas toujours un effet B. Il y a une probabilité plus ou moins grande que ça ait lieu. Dès lors, nous devons être toujours attentifs à la façon avec laquelle les choses se mettent en rapport les unes avec les autres pour prévoir ou intervenir sur cette réalité.

Le premier fait nouveau, c'est le nombre des êtres humains. Depuis novembre dernier, nous sommes 8 milliards sur cette planète. Cela signifie que ma génération, je souhaite que ce soit le cas, est la seule qui aura vu deux doublements de l'humanité en une vie.

Vous avez intérêt parce que sinon de 8 on passe à 16 et de 16 à 32. Alors le capitalisme immoral à 1 milliard, suicidaire à 8 milliards à 32, vous n'y êtes plus pour le voir. Le nombre, je ne vous le dis pas pour vous faire peur ou pour vous dire que vous avez eu tort d'avoir des gosses ou de prévoir d'en avoir.

C'est une réalité. Vous devez partir de l'idée que pour vivre en famille nombreuses, l'humanité doit se donner les moyens de vivre en famille nombreuses. Et ça ne peut pas être je produis n'importe quoi, n'importe où, n'importe quand, du moment que je le vends et que quelqu'un l'achète.

Vous serez donc appelé à reprendre le contrôle non seulement de comment on produit, mais de ce qu'on produit. C'est-à-dire de discerner entre les choses qui vous sont indispensables, celles qui vous sont essentielles parce qu'elles répondent à des besoins non négociables de la condition humaine. Ça vous n'y pouvez rien.

Vous avez besoin de manger, vous avez besoin de boire, vous avez besoin de dormir en sûreté et cetera. Vous avez comme ça c ou six points de votre existence non négociable qui à chaque génération s'effectue dans des conditions différentes socialement, matériellement, culturellement. Les 8 milliards d'êtres humains, ça date de 2008.

La perspective c'est 10 milliards. Tout à l'heure, je vous ai rappelé que le capitalisme ne contient aucun mécanisme d'autorégulation. Mais que produit-il du fait de son cycle et du fait qu'il rencontre une clientèle de 8 milliards de personnes une accélération et une illusion, une délire productiviste plus grand que jamais.

Et ceci provoque le choc des rythmes. Ce choc des rythmes, c'est le capitalisme s'empare de l'espace temps. Je résume pour donner une idée simple de ce qui est le choc des rythmes.

Il faut une seconde pour produire un sac en plastique. Il faut 4 siècles pour qu'il se disper. Vous n'arrêtez pas de changer d'habit parce que ça ne coûte pas cher vu que des gens sont exploités à mort pour vous le permettre.

Mais 30 % de tout ce qui est produit dans le monde en matière d'habit passe de l'usine à la poubelle sans transition. après avoir fait plusieurs fois le tour du monde coûter des milliers de litres d'eau qui sont définitivement perdus et polluer des quantité invraisemblable de terre et d'eau. Ça c'est le choc des rythmes.

Votre vie et votre manière d'être en être humain est perturbé par ce choc des rythmes. Il faut vendre, vendre, vendre et vendre et vendre. Donc il faut trouver en vous ce qui va faire que vous allez vous décider à acheter de la mortadelle. avec du sucre, des poulets avec du sucre, des nes avec du sucre.

Pourquoi ? Parce que 390 millions d'années ont été nécessaires pour produire un milliard d'êtres humains. Mais pendant ces 390 milliards d'années, millions d'années, pardon, les gens qui trouvaient du sucre survivaient plus vite que les autres et donc avait une descendance.

Donc ils ont transmis cet appétit pour le sucre. Cet appétit sur le sucre qui était sain devient un instinct morbide. Vous êtes prêt à bouffer n'importe quoi du moment qu'il y a du sud dedans.

Mais oui, 40 kg par an et par tête de pipe en France. 60 kg aux États-Unis d'Amérique, c'est ça le choc des rythmes. 390000 ans d'un côté, non 3900 ans, pas millions d'années où je vais moi, 390000 ans et maintenant à renversement, vous êtes condamné en majorité au diabète et à l'obésité à cause du sucre et à cause du sel.

Je vais arrêter là. Il y en a des pages où je vous donne des exemples pour vous montrer comment le rythme du capitalisme s'impose dans les conditions les plus invraisemblables. L'élevage des poulets.

Les poulets. Quelqu'un a dit "Ah ben mélanchon en ce moment c'est pas l'anthropocène l'air des êtres humains. C'est l'air des poulets.

Dans le futur ce qu'on va retrouver le plus c'est des oses de poulet. Dans la crue terrestre, il y en a 55 milliards de poulet et on en mange 23 milliards par an. 23 milliards ?

Oui. Alors, on prend les poules, il faut qu'elles soit femelle pour qu'elle pte des œufs et après on les bouffe. Normalement, une poule ça doit pouvoir vivre 2 ans comme ça, 2 ans et demi.

Là, non, le cycle c'est 9 mois. Le capitalisme décide que les poules vivent 9 mois. C'est pas tout.

Si de l'œuf sort un poussin mal, qu'est-ce qu'on en fait ? On le bro. On le bro. 50 millions par an dans ce pays.

D'oiseons sont broyés. J'ai pris des exemples extrêmes et j'arrêterai là. Voilà le rapport qu'il y a entre l'accélération des rythmes, le choc des rythmes et le nombre de la population.

Mais diable, que font tous ces gens puisqu'ils sont là ? Ils bougent. Et où vont-ils ?

Tous au même endroit vers le bord de la mer. C'est comme ça. Et ils vivent en ville dorénavant depuis 2008.

Un bouleversement dans l'histoire de l'humanité. La majorité des êtres humains vivent en ville après des millénaires à avoir vécu à la campagne en partie en autarsie qu'il fallait convaincre les paysans de produire davantage que pour eux-mêmes de manière à ce qu'on puisse nourrir les autres. Maintenant vous vivez en ville tous en France c'est quelque chose d'extraordinaire.

En 1950, la moitié de la population déjà vivait en ville, mais c'était seulement 30 % dans le monde. Maintenant, c'est 80 %. Quelle conséquence ça ?

Vous n'êtes pas les mêmes êtres humains. Vous ne le savez pas, mais vous n'avez rien à voir avec votre grand-mère, votre arrière-gr-mère ou votre arrière-gr-père. Vous n'êtes pas les mêmes êtres humains.

Vous vivez différemment parce que d'entrée de jeu, vous vivez en réseau. Toute votre vie dépend des réseaux. le réseau, l'escalier pour descendre de chez soi si on a pas une immeuble, la rue, le réseau électrique, le réseau des eaux usées, le réseau de l'eau potable, le réseau le réseau le réseau.

Vous ne pouvez ni produire ni reproduire votre existence matérielle sans les réseaux. C'est une situation totalement nouvelle. Et pour ceux qui sont marxistes dans la salle, la relation sociale au réseau est une relation de domination et de discrimination.

Certains n'ont pas accès au réseau parce qu'ils n'en ont pas le fric et vous accédez au réseau aux conditions fixées par le fournisseur qui ne le fait pas pour vos beaux yeux mais pour accumuler. Autrement dit, le réseau fait partie du système de l'exploitation capitaliste est une des étapes de l'accumulation. Vous êtes même si vous n'êtes pas un ouvrière, une ouvrière ou un ouvrier, vous êtes pris dans les rapports capitaliste parce que vous dépendez des réseaux.

Ça c'est une des découvertes les plus importantes parce que c'est celle qui va permettre de comprendre l'émergence d'un acteur politique nouveau. Toute ma vie, j'ai répété que c'était la classe ouvrière qui devait faire la révolution. Je suis pas le seul dans cette salle.

Alors après, on passait par des moments assez curieux. Alors, il fallait la classe ouvrière plus ses alliés. Alors nous ça va encore dans ma génération mais celle d'avant ils sont marrés hein parce que la classe ouvrière étant minoritaire dans la société il lui fallait aller convaincre des alliés qui n'avaient aucun intérêt à sa victoire aller convaincre des paysans qu'on va collectiviser leur champ.

Bah c'était quand même une drôle d'affaire à l'époque. Il y a fallu des coopératives, il y a fallu tout ça pour que des gens acceptent de discuter l'idée et pas partout. Pour ceux qui ici ont eu de la famille paysane, vous savez que à quel point la terre et la production c'était ce qui est à nous est à nous puis le reste se discute.

Il y avait ça et puis il y avait les petits commerçants plein les villes, il y avait les artisans, plein les villes et il fallait s'aller avec eux et il n'avait aucun intérêt à voir l'émergence d'un régime politique qui confisquerait leurs outils de production. Ce problème est réglé. C'est plutôt une bonne nouvelle.

L'immense majorité de la population vit dans avec et sans la dépendance des réseaux et donc cela construit un autre rapport social et une autre possibilité d'organisation de masse anticapitaliste. C'est différentes catégories que je viens de vous décrire. Le nombre, la ville, les réseaux fait émerger un acteur le peuple.

Et qu'est-ce qui le met lui en mouvement ? Demandez-vous vous. Qu'est-ce qui pas pas les grandes causes sacrées ?

N'essayez pas de me faire croire des choses qui sont pas si quand même je suis méchant. Les causes sacré aussi on y va tous. Enfin une bonne partie d'entre nous pas tous.

Mais par contre s'il y a plus d'eau, alors là vous sortez tous hein. S'il y a plus d'électricité à vous voilà. Si euh je sais pas quoi moi euh la route est défoncée, on peut plus passer, vous n'êtes pas content.

Si vous habitez en zone rurale et que vous n'avez pas d'accès ni à l'alimentation ni à l'essence, alors là en général on vous voit sortir soit parce que vous pouvez plus payer, soit parce qu'il y en a pas. Ne croyez pas que vous soyez exceptionnel. Dans mon livre, j'ai utilisé un travail incroyable qu'on a fait.

J'étais pas tout seul pour le faire. 20 pays différents. Nous avons examiné des révolutions citoyennes pour en décrire chaque étape.

Comment ça se passe ? Et ben pour les plus anciens qui sont là, je vous mets au défi de trouver un bouquin marxiste qui raconte comment se fait une révolution socialiste. Vous trouverez Lenine qui va vous dire comment on doit faire mais pas comment on fait.

Vous avez un récit, c'est celui de Léon Trotski sur l'histoire de la révolution russe. Je cite Léon Trotski parce que c'est celle que j'ai lu, mais il y en a d'autres. Mais des descriptions qui vous disent voilà comment ça se passe, il y a c il y a là et cetera.

Non, il y en a qu'une, elle est dans mon bouquin. Et c'est la révolution citoyenne. La révolution citoyenne veut dire que quand vous vous mettez en mouvement pour opérer un contrôle parce que vous avez pas le choix, si quand vous tournez le robinet, il y a pas d'eau qui coule, vous êtes dans un rapport de force avec celui qui fout la flotte dans les réseaux.

Quand vous êtes à l'usine, vous faites un syndicat. Quand vous êtes chez vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous allez chez le voisin en espérant qu'il y a de la flotte.

Mais si vous y réfléchissez, il y a bien y avoir des philosophes aussi dans la salle. Carl Marx nous a bien pris la tête pour nous expliquer pourquoi le l'ouvrier privé de son produit était aliéné. Ben imaginez-vous quand vous êtes privé de votre besoin et votre besoin c'est boire.

Alors s'il y a une manière de vous nier, c'est bien de vous dire ton besoin n'existe pas. Qu'est-ce que vous croyez que vous êtes les gens ? une pensée autour de besoins.

Il y a pas d'être humain en dehors de cette construction là. Alors, elle est plus ou moins dense et riche, mais elle est la base. Et donc, vous aspirez spontanément à contrôler votre existence, contrôler votre corps, contrôler vos relations sociales, contrôler ce à quoi vous accédez.

Cette volonté de contrôle, en quoi ça consiste le contrôle ? Bah c'est le pouvoir. Non, j'ai le contrôle, je prends le verre, c'est moi qui décide.

Voilà, bo un coup. C'est le pouvoir, le contrôle. Le contrôle aspire au pouvoir.

Et qu'est-ce que le pouvoir ? Quand vous êtes plusieurs à vouloir l'exercer et bien ça s'appelle la citoyenneté. Des gens qui décident d'exercer le pouvoir sur quelque chose se comportent comme des citoyens.

Voilà pourquoi cette révolution, je l'a dit citoyenne parce que c'est celle de la volonté d'exercer le pouvoir tous. Alors ah oui mais là aussi j'ai pas les formules creuses hein. Ça s'appelle révolution citoyenne.

Alors il y en a qui disent mais c'est commode avec lui. On a pas besoin de dire queon fait une révolution socialiste. On va faire peur à personne si vous voulez.

Mais non c'est une révolution. Pourquoi ? parce que ça change le régime de la propriété dans de nombreux cas.

Ça réduit la propriété à être un droit d'usage, pas un droit absolu. La propriété des biens communs de l'humanité doit être une propriété collective. L'eau, l'air, le temps et cetera sont des propriétés collectives de l'humanité qu'on ne doit pas abandonner au privés et à la propriété privée.

Car la définition de la propriété privée en latin, le droit d'user et d'abuser. Ah, vous abusez pas longtemps quand vous avez la propriété. Mais donc c'est ce droit d'user et d'abuser qui doit être refusé à la propriété privée des biens communs.

Je cite les biens communs en vous laissant le travail de dire lesquels sont des biens communs et lesquels n'en sont pas. Mais la liste ira là vite hein. Éducation vient comment ?

Oui mais oui mais oui. Et vous savez pourquoi vous avez intérêt ? Parce qu'en fait nouveau vient de se produire.

Tout le savoir humain est en train d'entrer d'un seul bloc dans la sphère numérique. Tout le savoir humain. C'est une révolution aussi importante que quand a été inventé l'imprimerie qui a permis d'un seul instant de vaincre la barrière du temps qui nous lié aux individus qui connaissaient l'histoire était capable de la raconter.

La même révolution est en train de se produire. Tous vous avez entendu parler de chat GPT qui paraît-il est une intelligence artificielle. Personne ne s'est donné le mal de dire ce qu'était une intelligence pourquoi pas artificielle.

Non, chat GPT n'est juste qu'un moyen d'accès à cet ensemble de savoir et c'est pourquoi je propose dans le livre comme élément supplémentaire cette réflexion sur le stade qu'a franchi l'humanité à cette occasion. Comme l'imprimerie a été un moment décisif, ça s'appelle la Nosphère. Alors au début, j'étais mal à l'aise parce que je me rappelais de ma jeunesse et nos sphères, je l'avais trouvé chez un curé, enfin chez un jésuite euh tard de Chardin.

Alors lui, il disait voilà tout le savoir. Les êtres humains communiquent avec la réalité à travers leur savoir, leurs et coutumes. Ça c'est vrai.

Lui, il en tiré. Non, mais je dis ça aussi pour les matérialistes, hein. Nous entrons en relation par une grille culturelle. nos usages, nos coutumes.

D'ailleurs, quand on est petit, on commence par ça, à apprendre les usages et les coutumes. Sinon, pour ce qui est de manger et du reste, il y a pas. Bon, avant de dire non et de commencer à être libre.

Bon, bref, alors la Nosphère, j'étais embarrassé. Je me suis dit mais peut-être qu'il a pas trouvé ça tout seul. J'ai cherché, j'ai trouvé un savant soviétique.

Ceci compense cela. Le savant soviétique, c'est vraiment une tête. Bon, politiquement, il était soviétique parce qu'il ait pas le choix parce que avant la révolution, il était de droite.

Mais c'est quand même un très grand savant et un chimiste. Et ce type a inventé le concept de biosphère. Aujourd'hui, trouvez tout ça normal.

Ben non, figurez-vous qu'il y a bien fallu que quelqu'un un jour trouve le mot pour désigner la chose, hein. Faut toujours des mots, sinon les choses n'existent pas. Donc biosphère.

Pourquoi ? parce que comme il était chimiste, il disait bah tout organe vivant, tout organisme vivant entre en communication avec son environnement par le biais de relation chimique. Donc il y a bien un tout qui s'appelle la biosphère et donc il a inventé la Nosphère en disant tout être humain entre en relation avec toute la réalité à travers un ensemble d'idées du coutume.

Et bien cette noosphère existe et donc c'est la raison pour laquelle je vous ai pris par le côté éducation dans la révolution que vous devez faire, il s'agit pour vous de vous approprier, je dis pour vous, je suis dedans, de vous approprier la propriété collective du passé, de tout le savoir accumulé. De quoi il nous parle là ? Et ben, je vais vous dire de quoi je vous parle.

Pendant qu'on est là à bavarder sur la responsabilité de Mélenchon dans la guerre du Moyen-Orient, l'agonie de votre cactus que vous avez oublié d'arroser et je ne sais quoi encore. Pendant ce temps-là, les affaires marchent. Vous les avez vu pendant la COVID.

La COVID, il s'est produit quelque chose de nouveau. Vous pensez ce que vous voulez sur le sujet, mais il y a un fait radicalement nouveau. Pour la première fois en France, pays où il était interdit de déposer un brevet sur un vaccin, nous avons payé pour accéder à un vaccin.

Pour la première fois, le savoir a été interrompu par des droits d'accès payants. Pourquoi je dis pour la première fois ? Le vaccin est une invention chinoise.

Je sais pas ce qui est pas une invention chinoise d'ailleurs. Ça a mis Chuya de siècle, un siècle et demi pour arriver jusqu'en Europe et que tout d'un coup ils comprennent à quoi ça sert. Alors bon, ils ont compris parce qu'auparavant les musulmans dont les croisades leur avaient appris la physique, la chimie, les mathématiques.

Ils étaient donc moins bêtes qu'au départ. Et donc la culture cumulative, ça ça a mis de siècles. Vous savez combien de temps ça a mis pour le vaccin ? encore une fois au française 1 an.

Pourquoi ? Parce que toute la communauté scientifique mondiale a immédiatement partagé tout ce qu'il savait. La science suppose l'échange immédiat, inconditionnel et gratuit du savoir.

La liberté de penser n'est rien sans la liberté de savoir. Et la liberté de savoir doit être libérée de l'argent. C'est une tâche constitutive [applaudissements] de la révolution citoyenne.

Alors bon, je vais conclure en allant vite sur quelques exemples. L'alphabétisation, ça va avec ce que je viens de vous dire sur le numérique. Et bien maintenant, vous êtes tous alphabétisés.

À l'échelle du monde, c'était dans les années 50 à peine le 30 % de la population mondiale. Si vous êtes alphabétiser, vous pouvez partager. Dans ce pays, il y a 2 millions et demi d'illeté.

Il c'est pas tout à fait analète he c'est quelqu'un qui a du mal avec l'écrit. Une des tâches du programme l'avenir en commun, c'est l'alphabétisation absolue et de tout le monde partout maintenant en commençant par ça. [applaudissements] Autre exemple pour vous dire que vous êtes pas les mêmes êtres humains.

Peut-être il y en a parmi vous qui ont des grands-parents qui savaient pas lire et écrire. He attention là parce qu'on est un peuple, il y a tout en dedans. On a vécu toutes sortes de choses.

Vous savez quand est-ce qu'on a électrifié le dernier village en France ? 1974. Alors c'est vous dire c'est pas il y a je sais pas quand Non c'est récent.

Autre exemple l'espérance de vie. Alors évidemment ça dépend de chacun et des aléas de la vie. On va pas discuter de ça mais la moyenne alors il y a un siècle c'était 30 ans 38 ans.

Maintenant c'est 79 ans. Deux vies supposez. Non mais pour que vous compreniez bien, je m'amène et je vous dis voilà en plus de mon bouquin, je vous offre avec chaque bouquin que vous achetez une pilule qui vous garantit de vivre jusqu'à 120 ans.

Ça vaut le coup ? Non, trois vies, ça dépend comment on vit. Trois ou quatre vies.

Peut-être qu'il y en a qui vont commencer à dire "Oh, c'est trop long, ça me saoule." J'en connais, hein, sans blague. Je connais au moins une personne qui a 101 ans et qui me dit "Oh, il y en a marre." Je pas vous dire si c'est pas un sentiment que j'éprouve mais mais ça veut dire de vie si la planète est pas bousillée hein.

C'est énorme non ? Les projets le savoir que vous allez accumuler. Regardez-moi tout vieux comme je suis je parle sans note ou presque hein.

On en fait des choses. On apprend, on apprend, on apprend, on apprend. Ça se greffe, ça s'empile.

Bon, je vois que ça vous passionne pas. Je vais vous donner un autre exemple. Les connexions, c'est dire en rapport avec quelqu'un.

Ah ben oui, avec mon papa, ma maman, ma sœur, mon frère, mon petit copain, ma petite copine et cetera, ça tout le monde connaît. Mais non, on vous parle pas de ça. Être relié aux autres.

Déjà la télé, il y en a dans la salle qui se rappelle de la période où il y en avait pas. Oui, hein. Bah ouais.

Ou bien, il y avait une chaîne, c'était incroyable. C'est génial. Moi je vous dis tout net, je regrette.

Il y avait une chaîne le lendemain, tout le monde parlait de la même chose. Et moi, c'est comme ça que j'ai vu la caméra explore le temps, la révolution. E mon éducation politique s'est faite en une nuit.

Deux épisodes, il y en avait un, il y avait Robespierre, j'aimais pas parce qu'il avait des bouclettes. Ma faveur aller aux enragés, hein. J'ai pas trop changé mais bon, c'était comme ça.

Mais vous vous rappelez de ça ? Je je me tourne pardon vers ceux qui ont des cheveux blancs. Vous avez un peu connu ça quand même.

Bon, ça c'est une forme puis il y a une autre forme. Allô, comment ça va ? Et toi ça va ?

Oui, moi ça va. Et toi ça va ? C'est pas qu'on ait des choses passionnantes à se dire tout le temps, mais ça fait du bien, non ?

Et bien 1950, pas moi. Là où j'étais au Maroc, on avait tous le téléphone. Les fonctionnaires ici, vous avez attendu plus longtemps.

À l'époque. Non mais c'est la vérité. pas me raconter d'histoire, je sais bien comment ça se passe.

Combien vous étiez à avoir le téléphone ? Allô, comment ça va ? Et cetera. 8 %.

Et maintenant 90 % d'entre vous ont un smartphone. Le smartphone, c'est pas comme une bêche ou une pioche, mais la bêche ou la pioche, elle change aussi votre bras et votre main. Le smartphone, il change votre tête.

Il contient une stratégie. Capturer votre attention pour rendre utile votre temps de cerveau. Cette machine est un organe externe.

Regardez, ça tient dans la main. Mon cerveau, il tient pas dans ma main, mais le téléphone, il y en a plus là-dedans que là. C'est extraordinaire.

Vous avez le nez dessus, vous en rendez pas compte. Déjà, ça vous permet une chose inouie. Inouie, la polyprésence.

C'est moi qui a inventé ça. Il y avait pas de nom. Mais vous le faites tous, tous vous gueulez.

On est à table, range ton téléphone et tout le monde. Donc vous faites deux choses. Vous êtes présent là-dessus et présent avec les autres.

Poly présence. Est-ce que vous vous rendez compte que c'est un changement de la condition humaine quand dans l'histoire on a pu être à deux endroits en même temps, dans deux conversations en même temps ? Mais vous racontez ça, il y a une génération en arrière, les gens dit "Mais de quoi il parle ?

Vous êtes connecté, vous savez combien ? 5 milliards sur 8. L'humanité entière est connecté.

Ça veut dire que là, j'appuie, je vais chercher chat GPT et je sais ce que je veux sur le sujet que je veux et je vous embouche un coin si je me contente de le lire sans que vous en rendiez compte. Je prends partout ces petites anecdotes pour vous dire à vous qui êtes des militants politiques ou à ceux qui ne le sont pas ou à ceux qui veulent seulement penser leur époque, vous avez besoin d'une nouvelle grille pour comprendre les événements. Imaginez-vous quelqu'un qui vient, vous êtes militant hein, et vous lui dites "Bon, demain, on va diffuser un tracte au marché." Un quoi ?

Un tract. Qu'est-ce que c'est ? Et ben c'est un papier, on écrit euh la chose qu'on veut dire aux gens.

Ah bon ? Et pourquoi on va au marché ? Bah parce que les gens sont là.

Ah oui, c'est vrai, bien sûr. Bon, pourquoi pas ? Et ben aujourd'hui, c'est pareil.

Si vous êtes militant et que vous ne comprenez pas que le monde, la gora contemporaine est là-dedans, alors vous passez à côté de la réalité. Bien sûr, nous on continue à donner des tracts. Vous savez pourquoi ?

Pas seulement à cause de ce qu'il y a dedans, mais parce que on dit c'est un contact personnel. On a distribué nous autres les insoumis 23 millions de tractes pendant la période de la retraite à 64 ans là. Mais alors c'est pour ça que vous me voyez si détendu pendant qu'il me jette de la boue du matin au soir dans leur journal qui sont plus ou moins lus.

Il y a une photo de moi qui est épouvantable. Ceux qui m'aiment pas, ils disent "Bah il est toujours aussi con." Et ceux qui m'aiment bien disent "Oh, quand même là, il y a de l'abu." Mais ils lisent pas le papier.

Soit parce qu'ils sont d'accord d'avance, soit parce qu'ils sont dans des accords d'avance. Par contre là, regardez ce miracle. Il y a des militants dans cette salle.

Bon, regardez, je vous explique un truc. La révolution tunisienne, les gens qui se sont mis en réseau, qui c'était ? les copains du foot, les copains de je sais pas quoi, des boucles comme ça.

Alors quand ça a démarré qu'il y a eu ce pauvre malheureux qui s'est suicidé, que ça s'est su, il y avait déjà eu des les gens ont commencé à se passer la vidéo et puis après des messages. Réfléchissez bien ce que je suis en train de vous dire. La vidéo, c'est une affiche.

Le message, vous réécrivez pas le message quand vous le recevez. toc, il y a un bouton, vous appuyez transférer. On est d'accord ?

On fait tout ça, non ? Qu'est-ce que vous faites ? Vous transférez littéralement au mots près des mots d'ordre.

Alors, nous, on les fabrique, on les met en circulation dans des visuels. Vous êtes bien contents, vous dites "Autant de moins de boulot à faire pour moi, quick", vous appuyez transférer et touchou, plein de gens le lisent. Les conditions du militantisme et de la formation de la conscience vous permettent de faire confiance à l'esprit critique des gens en même pas quelques années.

Vous savez de quand ça date le smartphone ? Vous croyez que vous êtes né avec ? Et ben non 2009 c'est rien 2009 2023 c'est un battement de c dans l'histoire et toute la condition humaine bâtie sur la relation sociale.

Les êtres humains n'existent que dans une relation aux autres. Un être humain tout seul, c'est pas un être humain. Il peut pas devenir humain.

Un être humain qui reçoit pas d'amour, il développe pas son cerveau. Un être humain qui n'accède pas au code du langage et pas en état de vivre une vie d'être humain. Nous sommes entièrement 100 % des êtres de relation.

La révolution citoyenne est possible. Le contrôle citoyen est possible à la condition de faire une révolution, c'est-à-dire de changer le statut de la propriété, de changer les institutions politiques pour diffuser le pouvoir le plus profondément dans la société, c'est-à-dire notamment dans les communes, c'est-à-dire pas dans les métropoles, pas dans toutes ces structures dont on ne sait pas qui est responsable de quoi et où il se trouve. dans des structures humaines à taille humaine où on connaît les gens, on sait qui c'est et qui servent à quelque chose.

Et puis enfin un changement de la hiérarchie des normes. C'est par ça que j'achève la description. Pourquoi la hiérarchie des normes ?

De quoi il nous parle ? De quoi il s'agit ? La hiérarchie des normes aujourd'hui dans toute l'Union européenne ça place en haut la concurrence libre et non faussée.

Faites ce que vous voulez mais à condition que ça n'entrave pas la concurrence libre et non faussée. C'est la vie on a perdu. C'est-à-dire qu'on croyait qu'on avait gagné en 2005 et les gens au pouvoir nous ont dit "On a parfaitement compris ce que vous nous dites.

Vous venez de voter non. On a compris que c'était oui. Donc il y a eu un congrès à Versailles et ils ont voté oui.

Et nous tous qui avions voté non, moi j'ai voté non hein au Congrès à Versailles. J'étais élué. Oui.

Après on dit c'est curieux, les gens ne croient plus à la démocratie. Devinez pourquoi si quoi qu'on vote, c'est toujours le même résultat. Donc nous on a un gros boulot pour rattraper notre plus gros travail à nous pour gagner.

C'est pas autre chose que ça hein. C'est de ramener au vote les gens. Il y a trois blocs aujourd'hui.

Droite, centre, extrême droite, nous et il y a un 4e bloc, l'abstentionniste 100 millions. Donc notre tâche consiste à aller chercher là-dedans des gens à leur dire. Ça vaut la peine de venir.

Devinez où ils sont ? Devinez tiens où est-ce qu'ils peuvent bien être ? Et ben vous regardez les résultats des bureaux de vote ici.

Là je pas ça à Toulouse. Vous saz qu'on fait 80 % au premier tour ? Ah ben oui, ça existe les 60 %.

Puis après vous regardez, vous êtes tout content, vous dites "C'est quand même énorme comme score. Chloé, ça le fait encore rire forcément il a été élu." P aussi Bex aussi pas les malins parce que va falloir les retrouver mais si vous regardez il vote à 80 % pour nous.

Oui, mais vote 30 % déplacer un point des abstentionnistes de l'élection législative. Vous m'entendez ? pas points et nous aurions eu la majorité absolue.

Nous avons gagné le premier tour des élections législative et pour la première fois au deuxème tour, ils ont commencé leur fichu arc républicain. Et même ça ne doit pas nous faire peur si nous sommes capables de raller à nous le peuple, ceux qui ont intérêt à changement et la jeunesse qui vote entre 18 et 24 ans à 50 % pour nous, mais il ne vote qu'à 40 %. Nous avons pour tâche de transporter cette quantité et cette quantité d'êtres humains vit dans des conditions sociales que je viens de vous décrire.

Transite par ça, vie des réseaux, vie en ville. Le reste c'est de la flû. Quand je dis vie en ville, on m'a dit "Mais que fais-tu des gens qui vivent à la campagne ?" Mais ceux qui croient que ceux qui vivent à la campagne sont des paysans se fourent le doigt dans l'œil jusqu'à l'épaule.

Les gens qui vivent dans les zones rurales le plus souvent ont été poussés dans ces zones rurales car tous ne sont pas des héritiers de leur maison parce que c'était l'endroit où ils pouvaient construire leur maison, élever leur famille et ils sont confrontés à des problèmes qui sont ceux les mêmes que ceux qu'on rencontre en ville aggravés par la distance. Mais je vous rappelle que le désert médical de laer est le même que le désert médical de la sansie. Le capitalisme est partout, les réseaux sont partout et évidemment c'est un travail plus difficile d'aller gagner dans la ruralité, mais on peut le faire.

Il y en a des camarades qui le font très bien. Je voudrais rappeler que nous avons gagné l'unique siège de la de la creuse, une femme qui l'a gagné. D'accord.

La Creuse, c'est pas l'industrie lourde, hein, ni l'aéronautique. La haute Vienne, les trois sièges. Bec que je vois ici, la moitié de sa circo, c'est une zone rurale, je me trompe pas.

Bon, les copains, ils sont là. Et on a eu le même résultat dans l'Avon. On m'a dit "Oui, c'est là où les usines sont fermées et tout, ben va dans la vallée de la mine, tu vas voir le camarade, il est de la CGT, il travaille en bas à Pamier, hein.

Mais il a été élu là-haut. C'est un copain de la CJT, délégué syndical de sa boîte. Il est élu Alexandre.

Donc rien n'est difficile si on s'y met. Qui est facile c'est de parler sans fin et de ne rien faire. Alors on a fait un mouvement précisément pour qu'on passe à l'action.

Mais le travail que je suis en train de faire là, celui auquel moi je veux me dédier parce qu'il y a un temps pour tout. Je sais pas lesquels parmi vous se figurent que j'ai comme ambition dans l'existence. Vous êtes candidat à vie à toutes les élections.

Et ben merci, je vous en fais cadeau. Le premier qui veut, bravo. Vas-y.

Vous comprenez ce que je veux dire ? On doit se répartir les tâches. Moi, je prends ma part.

Ma tâche, c'est ça. Je fais du travail d'éducation populaire. J'espère vous avoir donné envie de lire.

Les plus anciens, je sais que vous savez le faire. Les plus jeunes. Quand vous avez pris l'habitude de regarder ça sans arrêt, pour retenir votre attention plus de 5 minutes, faut se donner un mal de chien.

Mais oui, je suis comme vous. Moi, je lisais toutes les nuits. Toutes les nuits de ma vie, j'ai lu une demi-heure et maintenant je lis plus parce que je regarde des gorilles et je ne sais quelle autre bestiole.

Donc je sais pas quand je suis envahi parce que j'ai dû appuyer une fois de trop. Bon ben voyez, mais je veux pas me moquer trop hein parce que j'ai appris beaucoup de choses comme ça. Voilà mesdames messieurs tout ce que je voulais vous dire ce soir.

Je m'excuse d'avoir été long, il fait chaud mais j'ai remarqué que personne s'en allait donc je me suis dit j'abuse et et je l'ai fait. Je voudrais pour conclure vous dire que ce livre c'est beaucoup de travail, c'est 10 ans d'observation, c'est un travail de militants. J'ai été aidé par des femmes, des hommes qui ramenaient des enfants.

L'examen des révolutions citoyennes, je n'avais jamais fait ça avant, moi. dire lire des journaux pas dans ma langue, regarder les photographies, demander des traductions et d'être émerveillé par le fait que dans chaque pays, les êtres humains étant confrontés aux mêmes conditions sociales et écologiques, produisent les mêmes types d'action avec tout ce que vous-même vous avez pu observer. Le livre, bon, quelqu'un a dit un propos inacceptable dans une réunion, il a dit "Si vous n'avez pas les moyens de l'acheter, volez-le.

Je peux pas vous je peux pas vous faire une recommandation pareille, tout le monde le comprend. D'autant que le libraire doit être dans la salle et je doute qu'il apprécie. Bon, alors vous pouvez le recopier à la main ou le lire en famille.

Mais notre intérêt à tous, je conclus par ça, plus nous avons un commun, plus nous agissons en commun. Quand nous avons fait le pari de créer le mouvement, nous sommes partis de l'idée que nous avions une culture en commun. C'est-à-dire que beaucoup d'entre nous avons vu les mêmes films, avons lu les mêmes bouquins, qu'à peu près tous nous savons qui est Naomi Clin et cetera et cetera et cetera.

Nous faisons confiance à la culture commune populaire et les livres qu'écrivent les responsables politiques insoumis sont tous faits dans cet état d'esprit avec cette volonté non pas d'éblouir ou d'écraser de science les autres hein mais de fabriquer du commun. dans ce que vous lirez, il y a des pages qui vous saouleront sautez-les et puis si jamais j'ai réussi mon coup, vous y reviendrait en vous disant "Mais là, qu'est-ce qu'il racontait ? Ça m'énervait, qu'est-ce qu'il a dit ?" Bon, mais nous allons quand vous lirez le livre penser que ce sont d'autres camarades qui sont de l'autre côté, d'autres pensées, d'autres êtres humains et qu'on n'est pas juste en train de lire, on est en train de se fabriquer quelque chose qu'on aura en commun tous ensemble.

Voilà, cette fois-ci, j'ai fini et je vous remercie.