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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 26 juin 2024ContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Législatives: l'interview en intégralité de François Hollande, candidat en Corrèze

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Vous reniez vos convictions pour être élu ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous pensez qu'en l'État, l'extrême droite, le scénario auquel vous croyez, c'est celui d'une majorité absolue et d'un Jordan Bardella arrivant à Matignon ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un rempart pour gouverner ? Ou est-ce que c'est un rempart pour, au fond, devenir un des chefs de l'opposition ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi ? Parce que je serais simplement hostile au Rassemblement national ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Vous n'avez pas le sentiment que c'est ce qui est en train d'arriver ?

  • 10:00OuverteÉludée

    Vous aimeriez que ce soit un socialiste à Matignon ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00François HollandeFait
    « C'est un scénario possible. Ce n'est pas un scénario encore probable. Mais il est suffisamment crédible, hélas, pour que je puisse, comme d'autres, m'engager. »
  • 4:00François HollandeFait
    « Je ne suis candidat que dans cette circonscription. Je n'ai pas de prétention, j'ai été chef de l'État, ce n'est pas pour me retrouver dans un gouvernement avec qui que ce soit. »
  • 6:00François HollandePromesse
    « Il y aura sans doute plus de députés demain socialistes, et c'est pour ça que je me suis engagé. Plus de députés écologistes, plus de députés communistes qu'il y a de députés France insoumise. »
  • 8:00François HollandeFait
    « Le désistement doit être automatique dès lors qu'il y a un risque d'élection d'un président, c'est arrivé, ou d'un député ou d'une députée du RN. »
  • 10:00François HollandeFait
    « Il suffit d'un décret qui est de reprendre ce que j'avais moi-même fait quand j'étais président de la République, c'est-à-dire permettre à ceux qui ont fait des carrières longues, c'est-à-dire qui ont travaillé plus de 42 ans, 43 ans, de partir à 60 ans. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Alain, bonsoir Olivier et bonsoir Monsieur le Président. Bonsoir. Merci beaucoup d'accorder cet entretien à BFMTV, sous le soleil de Corrèze, comme quoi tout arrive, où vous êtes candidat pour le nouveau Front Populaire.

On va parler dans un instant du Rassemblement National, des propositions et des consignes de vote des uns et des autres. Mais je voudrais commencer par le choix que vous avez fait, François Hollande. Vous, le social-démocrate, pourfendeur de la NUPES, qui est donc allié, dans le cadre de cette campagne des législatives, avec la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, de Manuel Bompard jusqu'au NPA de Philippe Poutou.

Vous reniez vos convictions pour être élu ? Si j'ai fait ce choix, d'abord de me porter candidat, je suis un ancien président de la République, ça n'a échappé à personne, je n'avais pas besoin d'un mandat. J'ai été 20 ans député de cette circonscription avant d'être précisément chef de l'État.

Si je me suis présenté dans le cadre d'un rassemblement de la gauche, avec une gauche qui n'était pas forcément celle que, dans ses sensibilités diverses, je peux forcément croire comme étant ma gauche. C'est bien parce que l'instant est grave. Cette dissolution qui arrive après des élections européennes, qui ont montré que c'était le Rassemblement national qui avait fait plus de 30%.

Et puis là, depuis quelques jours, les intentions de vote confirment qu'il y aura bien une avancée de l'extrême droite jusqu'à, peut-être, son arrivée au pouvoir. Vous pensez qu'en l'État, l'extrême droite, le scénario auquel vous croyez, c'est celui d'une majorité absolue et d'un Jordan Bardella arrivant à Matignon ? C'est un scénario possible.

Ce n'est pas un scénario encore probable. Mais il est suffisamment crédible, hélas, pour que je puisse, comme d'autres, m'engager. Mais je dois le faire, ne serait-ce que pour montrer l'ampleur de ce qui peut se produire si cette hypothèse se révélait, hélas, celle que les Français voudraient, à un moment, tenter.

Et donc, je fais ce choix. Je le fais en conscience. – Quitte à mettre de côté les différences, les avanies, Jean-Luc Mélenchon qui vous traitait de capitaine de Pédalo, vous qui considériez que cette alliance, la NUPES, n'était pas à même de reconstruire une gauche de gouvernement, vous comprenez que certains de vos électeurs puissent se dire « Au fond, il nous a trahis en faisant ce choix de concourir avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ». – Non.

Je pense que les électeurs sont conscients que seul le rassemblement de la gauche peut être un rempart. Parce que qui d'autre est le rempart ? Qui peut empêcher l'extrême droite d'arriver aux responsabilités du pays ?

La majorité sortante, elle est aujourd'hui en lambeaux, incapable de pouvoir offrir une alternative, à qui d'ailleurs ? À elle-même. La droite, dont une partie est partie justement chez Jordan Bardella, et une autre explose tous les jours avec des annonces de départ DLR.

Qui d'autre que la gauche pouvait offrir ce rempart-là ? Ensuite, il faut aller vers des propositions qui puissent être crédibles. Et ma présence précisément dans cette alliance est un élément de cette crédibilité. – Mais pour dire la chose, vous utilisez le mot « rempart » François Hollande.

Est-ce que c'est un rempart pour gouverner ? Ou est-ce que c'est un rempart pour, au fond, devenir un des chefs de l'opposition ? Parce que franchement, on a du mal à vous imaginer dans un gouvernement de gauche avec ceux-là même que je viens de citer, Mathilde Panot, Emmanuel Bompard.

Est-ce que vous êtes candidat pour gouverner avec eux ? – Je ne suis candidat que dans cette circonscription. Je n'ai pas de prétention, j'ai été chef de l'État, ce n'est pas pour me retrouver dans un gouvernement avec qui que ce soit. – Mais si vous êtes majoritaire, vous formerez une majorité ? – Je réponds à la question.

Bien sûr que c'est d'abord une alliance pour empêcher. Et c'est une alliance aussi qui peut être dans une situation de gouverner. C'est d'ailleurs son ambition.

On ne se prend pas à des élections simplement pour empêcher les autres de gagner. On se prend à des élections pour faire en sorte que le pays puisse avoir une solution. Avec qui gouverner ?

Avec toute la gauche. Sur un programme qui a été établi, combien de temps durera cette législature ? En fait, nous le savons, assez peu de temps.

Puisque dans deux ans et demi à peine, il y a une élection présidentielle. – Oui, mais pendant ce temps-là, François Hollande, le principal groupe sera celui de la France insoumise ? – Non, pourquoi vous dites ça ? – Parce que c'est ceux qui ont obtenu le plus grand nombre de... – Est-ce que c'est dans les meilleures circonscriptions ?

Je ne suis pas sûr. Il y aura sans doute plus de députés demain socialistes, et c'est pour ça que je me suis engagé. Plus de députés écologistes, plus de députés communistes qu'il y a de députés France insoumise.

Et même à l'intérieur de la France insoumise, ça ne vous a pas échappé qu'il y avait maintenant des différences assez sérieuses. Et donc laisser penser que c'est la France insoumise qui est aujourd'hui dominante dans cette école, c'est une erreur, c'est une faute, c'est une contre-vérité. Pourquoi ?

Parce que précisément, les socialistes sont beaucoup et seront beaucoup plus nombreux à l'Assemblée nationale. Et si je me suis engagé, c'est aussi pour permettre que cette sensibilité sociale, démocrate, socialiste, celle que Raphaël Luxman a pu représenter, puisse être en position de force dans l'Assemblée nationale. – Et l'idée au fond c'est quoi ?

C'est d'essayer de rééquilibrer le rapport de force à gauche pour que le Parti socialiste redevienne hégémonique, la force motrice ? – Je ne suis pas dans des combinaisons. La première idée, c'est de faire en sorte que le Rassemblement national ne parvienne pas au pouvoir. – Pourquoi ?

Parce que je serais simplement hostile au Rassemblement national ? Bien sûr que je le suis, mais parce que ce serait pour la France. Et je parle de la position qui a été la mienne.

Si le Rassemblement national arrive aux responsabilités du gouvernement de la France, il y aura deux conséquences. Conséquence sur la cohésion nationale, où il y aura des ruptures graves de notre pacte républicain, aussi bien pour les libertés fondamentales que pour l'école, que pour même la santé, puisqu'il y aura des discriminations qui se feront, il y aura la préférence nationale, et il y aura de graves conséquences pour la position de la France en Europe et dans le monde, puisque la proposition du Rassemblement national, c'est finalement indirectement de sortir de l'Union européenne et de faire... – Ils le disent que non ? – Oui, bien sûr qu'ils le disent que non, mais il faut... – Et par ailleurs, c'est dans le cadre d'une cohabitation. – Et ne serait-ce que pour dire ce qui a été prononcé par M.

Bardella encore hier, c'est-à-dire qu'il ne verserait plus la contribution de la France à l'Union européenne ? C'est-à-dire qu'on serait membre de l'Union européenne, mais on ne verse plus rien, et donc on ne recevrait plus rien, et donc on n'aurait plus la protection, la garantie, y compris monétaire de l'Union européenne, donc c'est suffisamment grave, et je n'oublie pas l'Ukraine, et je n'oublie pas ce qui se passe dans le monde, donc c'est suffisamment grave pour que ça motive d'abord mon engagement. Ensuite, il ne s'agit pas simplement d'empêcher, il s'agit de faire en sorte qu'il y ait des mesures d'urgence qui puissent être prises dans le pays, et qu'il soit de nature à apaiser la souffrance qui existe aujourd'hui chez beaucoup de nos clients. – Mais alors justement sur ce sujet, François Hollande, ce qui interpelle aussi, c'est le programme que vous défendez, celui du nouveau Front populaire et des mesures notamment économiques qui apparaissent en totale contradiction avec ce que vous avez porté comme président de la République.

Vous avez défendu une politique de l'offre, là c'est un choc de demande. Votre ministre des Finances, Pierre Moscovici, dénonçait un ras-le-bol fiscal. Là, le programme du Front populaire propose 100 milliards d'impôts en plus sur 3 ans.

SMIC à 1600 euros, là où sous votre quinquennat, à part un petit coup de pouce au début de votre quinquennat, il n'a fait que suivre l'inflation. Vous y croyez à ces mesures ? – Alors on va prendre peut-être mesure par mesure.

La politique de l'offre, c'est effectivement sous ma présidence qu'elle a été engagée. Elle a produit des effets. Le chômage est à son niveau le plus bas depuis les 25 dernières années.

Est-ce qu'aujourd'hui, nous avons besoin d'une politique de l'offre que j'ai à un moment considérée comme nécessaire ? Non. Je pense qu'il y a des moments où il faut accompagner les entreprises parce qu'elles sont devant des chocs de compétitivité.

Et puis il y a des moments où il faut accompagner le pouvoir d'achat. – Donc 150 milliards d'euros de dépenses publiques en trois ans, compte tenu de la situation des finances publiques sur celle de la France ? – Si on ne veut pas faire des confusions de milliards qui est à un moment par rendre impossible le jugement.

Donc qu'est-ce qui est nécessaire de faire tout de suite ? D'augmenter le SMIC ? Oui, je pense que c'est nécessaire.

Est-ce qu'il faut affaiblir les entreprises en même temps qu'on augmente le SMIC ? Non. Et c'est pour ça que je reviens sur ce qui a été ma politique aussi.

C'est-à-dire qu'à mesure qu'on augmente le SMIC, on doit baisser les cotisations sociales des petites et moyennes entreprises. – Qui n'est pas proposé ? – Si, si. – Par le programme du Front populaire.

Il parle d'un fonds de compensation, mais… – Ça sera ma vigilance en particulier parce que c'est absolument indispensable. Deuxièmement, est-ce que sur la question des retraites, la première décision que doit prendre un gouvernement de ce nouveau Front populaire, c'est de prendre un décret. Il suffit d'un décret qui est de reprendre ce que j'avais moi-même fait quand j'étais président de la République, c'est-à-dire permettre à ceux qui ont fait des carrières longues, c'est-à-dire qui ont travaillé plus de 42 ans, 43 ans, de partir à 60 ans. – Ça, c'est ce que vous dites, François Hollande. – Mais c'est pas ce que je dis. – Manuel Montpard, hier soir, au débat à Troyes, redit l'horizon, ça doit être. – Ah, l'horizon. – 60 ans, 40 annuités. – Ensuite, non, ça, c'est sa position.

Mais ce n'est pas la position du texte lui-même. Qu'est-ce qui va se passer après ? Une fois qu'on a finalement abrogé la réforme des retraites en réintroduisant à la fois le départ à 60 ans pour les carrières longues et les critères de pénibilité, eh bien, il va falloir faire ce qu'on a toujours fait en matière de réforme des retraites, négocier avec les partenaires sociaux.

Ce qui n'a pas été fait jusqu'à présent dans le gouvernement d'Emmanuel Macron et qu'il faut reprendre. Troisièmement, sur la question de ce que peuvent être les prix. Moi, je constate qu'aujourd'hui, il y a une perte de pouvoir d'achat.

Et qu'il y a toutes les propositions qui sont faites, qui sont d'ailleurs de toutes parts assez contradictoires et assez dépensières. Je pense qu'à un moment, nous devons bloquer les prix pendant six mois. – Donc, vous êtes tout à fait à l'aise avec le programme économique du nouveau Fonds populaire. – Je pense qu'il y a ces trois mesures immédiates.

Augmentation du SMIC compensée pour les... – À 1 600 euros. – Oui, enfin, progressivement. – De 10 600 euros netts dès qu'il n'arrive pas. – Qui sera compensée par des baisses de cotisations sociales.

Abrogation de la réforme des retraites et retour aux carrières longues pour permettre des départs à 60 ans et réintroduction des critères de pénibilité. Et enfin, qu'il y ait ce blocage pendant un temps. Un blocage des prix ne peut pas durer plus de trois ou six mois.

Mais un temps pour que nous puissions retrouver de l'apaisement. Parce que ce qu'il faut bien comprendre, pourquoi il y a un vote d'extrême droite ? Ce n'est pas simplement pour les questions d'immigration que le Rassemblement national... – C'est pour les questions de pouvoir d'achat. – Oui, c'est pour des questions de colère froide.

Les gens n'en peuvent plus. Il faut comprendre ce que vivent des retraités, ce que vivent des salariés, ce que vivent même des entrepreneurs. Ils n'en peuvent plus.

Donc, il y a un moment, il faut que nous puissions accorder cette pause qui est absolument indispensable pour reprendre ses esprits et continuer une marche qui doit être autant que possible vers le progrès. – On va avancer et parler notamment de la question des consignes de vote dans le cadre d'un second tour. Mais juste pour être très clair, vous dites le programme économique modulo quelques différences de sensibilité.

Je suis d'accord. Je vous pose la question d'un gouvernement avec ceux-là même avec lesquels vous aviez des différences qui apparaissaient comme insurmontables. Vous dites au fond, il faut offrir un espoir au peuple de gauche.

Est-ce que vous n'avez pas le sentiment d'être dans une forme de négation de non seulement ce que vous avez fait pendant votre quinquennat, mais aussi de ce qu'a été votre discours depuis deux ans ? – Non. – Moi, je vous ai reçu sur des plateaux de télévision.

Vous disiez pique-pente de la NUPES, du fait qu'au fond, c'était la France insoumise qui donnait le là. – Mais ce n'est plus le cas. – Vous n'avez pas le sentiment que c'est ce qui est en train d'arriver ? – Mais ce n'est plus le cas.

Et présenter le nouveau Front populaire comme la réplique de la NUPES, c'est non pas simplement une faute par rapport à ce qu'est la réalité, c'est une présentation fallacieuse. Parce qu'il n'y aura pas 30 députés socialistes à la fin du parcours, il y en aura 80 ou peut-être 100. Ce n'est pas la NUPES parce que ce n'est pas le même programme.

Et je vous fais observer que ce n'est pas le même leader. Ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui est présenté comme Premier ministre. – A lui dit, je suis prêt à gouverner. – Il peut dire ce qu'il veut, mais il se trouve que pour être Premier ministre, permettez-moi de rappeler des règles, pour être Premier ministre, il y a deux conditions.

La première condition, au lendemain des élections législatives, il faut que le Président de la République vous nomme. Ensuite, il faut que le non proposé convienne à une majorité de l'Assemblée nationale. Donc il faut nécessairement, pour être Premier ministre, une personnalité de consensus.

S'il n'y a pas de consensus, il n'y a pas de nomination. – Alors c'est qui cette personnalité de consensus ? – Eh bien c'est ce qui sortira du scrutin, et je pense que c'est important que les Français aient la parole.

C'est important qu'il y ait eu justement cette possibilité. – Mais ce n'est pas un problème qu'il n'y ait pas d'eux. Il y a Jordan Bardella pour le Rassemblement national, Gabriel Attal pour la majorité sur la campagne. – Personne ne croit aujourd'hui que M.

Attal puisse rester Premier ministre. Personne ne le croit. – S'il gagne. – Mais personne ne croit qu'il peut gagner.

Parce que ça se saurait, ça se verrait. Je ne mets pas en cause sa qualité humaine ou sa personnalité. Ce n'est pas ça qui est en cause.

Il n'y a plus de majorité. Parce qu'elle a fondu, elle a disparu. Ça ne peut pas être non plus une personnalité de droite.

La droite n'est plus là. Donc ça se fait en définitive le choix. Il est où d'avoir effectivement le Rassemblement national ?

C'est l'hypothèse qui est en train de s'installer et qui me paraît suffisamment dangereuse pour que je prenne la parole et que je m'engage. Et puis il y a ce que peut être l'Assemblée nationale au soir du scrutin avec une gauche qui sera devenue beaucoup plus forte et rééquilibrée. – Vous aimeriez que ce soit un socialiste à Matignon ? – Je pense que ce serait… Si je commence à être dans ce… Il faut que ce soit une personnalité qui puisse faire consensus.

Il peut être dans l'Assemblée nationale, il peut être à l'extérieur de l'Assemblée nationale. Elle doit faire consensus. – On reviendra dans un instant sur vos relations avec Jean-Luc Mélenchon.

Mais juste dans le contexte que vous évoquez, la majorité sortante semble se diriger vers un nid en cas de second tour entre le RN et la France insoumise. C'est aussi l'avis d'ailleurs de deux de vos anciens premiers ministres, Bernard Cazeneuve et Emmanuel Valls, qui refusent de choisir entre le RN d'une part et la France insoumise d'autre part. Jean-Yves Le Drian aussi, votre ancien ministre de la Défense, qui dit qu'il ne votera jamais pour la France insoumise.

Votre position, François Hollande, dans le cas d'un second tour entre le RN et la France insoumise ? – Ma position, elle est très claire, elle n'a pas varié. J'ai cette position constante depuis que je suis engagé en politique.

Le désistement doit être automatique dès lors qu'il y a un risque d'élection d'un président, c'est arrivé, ou d'un député ou d'une députée du RN. Est-ce que je peux être plus clair ? – Quitte à voter pour un candidat de la France insoumise. – Mais parce que moi, je ne fais pas d'équivalence.

Je ne fais pas d'équivalence entre un candidat du RN, parti xénophobe, parti qui fait de la préférence nationale son axe principal et une personnalité qui n'a pas les mêmes positions que moi, a pu me choquer sur un certain nombre de points. – Donc Manuel Valls, Bernard Cazeneuve… – Il se trompe. – Ah, il se trompe. – Je pense qu'il se trompe parce qu'à un moment, quel est le risque ?

Ce n'est pas d'avoir une majorité France insoumise. Combien il y aura de députés France insoumise ? Je n'en sais rien.

Peut-être 70, 80. Combien il y aura de députés RN si rien n'est fait pour faire barrage 230, 250 avec M. Ciotti ?

Qu'est-ce que je choisis ? Je choisis de donner une majorité au RN pour mon pays ? Ou au contraire, je choisis d'avoir des représentants de formation politique qui ne sont pas forcément proches de moi ? – Mais vous entendez les arguments, François Hollande, y compris de certains de vos électeurs qui disent bien sûr on veut combattre le RN, mais pas au point d'aller voter pour des candidats qui, je reprends votre expression, ont contribué à une forme de brutalisation de la vie politique, pour certains candidats qui ont même tenu des propos plus qu'ambigus dans la foulée du 7 octobre sur la question de l'antisémitisme.

Vous voyez bien qu'il y a ce contexte-là ? Pour des individus qui ont pu tenir ces propos-là, ils ne sont pas si nombreux à être candidats aujourd'hui. Il peut y avoir des jugements, et je les entends, et je comprends. – Et autour de Jean-Luc Mélenchon, toute une série d'individus qui refusent toujours de qualifier le Hamas de terroriste. – Non, non, c'est pas vrai.

Dans le texte qui a été signé par l'ensemble des formations politiques, il a été très clairement dit que le Hamas était une formation terroriste. – Ce n'est pas exact François-Lande, les attaques du 7 octobre sont des attaques terroristes, et le Hamas est un mouvement théocratique, c'est l'expression qui est utilisée. – C'est une formation terroriste qui a commis des attentats terroristes, et donc si je suis engagé à ce point, je pouvais rester à ma place, c'est-à-dire plus haut, plus loin, spectateur.

Si je me suis engagé, c'est pas pour qu'il y ait plus ou moins de candidats de la gauche, y compris de la France insoumise. C'est d'abord pour empêcher que notre pays, la France, soit gouvernée par le Rassemblement national. Parce que c'est ça qui doit être quand même dans toutes les têtes.

C'est pas rien d'avoir un gouvernement d'extrême droite en France. On va dire, oui mais il en existe en Hongrie, oui mais il en existe en Italie, oui il en existe aux Pays-Bas, nous sommes la France. Est-ce qu'on comprendra bien que la France est un pays fondateur de l'Union Européenne ?

Est-ce qu'on comprendra bien que la France a une présence dans le monde ? Est-ce qu'on comprendra bien que la France est également liée à un ensemble de pays en Afrique, en Amérique latine ? Donc la France, elle a une position.

C'est la France des droits de l'homme, c'est la France des libertés. Vous craignez qu'en cas de victoire du Rassemblement national, il y ait une forme de libération de la parole, certains disent de la parole raciste, qu'au fond certaines personnes se sentent désinhibées. On a vu par exemple cet extrait tourné par nos confrères d'envoyé spécial où une aide-soignante, Divine Kinkiela, subit des insultes racistes très directes, insupportables.

Est-ce que vous craignez que ce genre de scène-là se reproduise en cas de victoire du Rennes ? Oui, même si je n'ai pas de référence. Depuis la libération, c'est-à-dire depuis 1945, il n'y a jamais eu de gouvernement d'extrême droite en France.

Il y a eu une période d'occupation. Mais depuis 1945, jamais un gouvernement n'a été d'extrême droite. On me dit « Ah oui, mais l'extrême droite a changé ».

Elle a changé en apparence. Elle a changé en visage. Elle a changé chez lui en filiation.

Mais c'est le même mouvement. Donc il y aura forcément dans ce mouvement où il y a des identitaires, où il y a des xénophobes bien connus, où il y a des complotistes, il y aura nécessairement...

C'est un parti raciste, le Rassemblement national ? Non, je n'ai pas dit ça. Il y a sûrement des...

On les connaît, des individus qui ont déjà tenu... des positions.

Il y a des complotistes, des gens qui ont été contre les vaccins. Donc c'est ça dont il s'agit. Et pourtant, le président dit « Il faut se battre contre les extrêmes dont les programmes mènent la France à la guerre civile ».

C'est ce que dit Emmanuel Macron, qui lui refuse de faire...

C'est une expérience qui était très maladroite. Parce qu'on ne peut pas laisser penser que la France pourrait être en guerre civile. Je refuse précisément la division.

Et donc tout doit être fait pour empêcher précisément les débordements, les excès, les extrêmes. Les extrêmes, ce n'est pas simplement les partis. Les extrêmes, c'est des comportements extrémistes.

Et je dois dire qu'Emmanuel Macron n'a pas tenu son rôle. Son rôle au lendemain d'une élection européenne qui était difficile. Ce sera de sa faute si le RN accède au pouvoir, si Jordan Bardella rentre à Matignon ?

Ce que les Français auront choisi. Mais c'est de sa faute d'avoir provoqué des élections à ce moment-là. Et de ne pas avoir préparé les esprits à une éventuelle dissolution.

De ne pas avoir justifié la dissolution. Mais effectivement aussi, la politique qui a été la sienne, cette forme d'action politique qui est très loin des gens, qui est quelquefois, sans le vouloir, méprisante à l'égard de beaucoup, une forme de distance qui s'est instaurée, d'ignorance même de la vie réelle. Et puis il y a une autre critique que je peux faire.

C'est-à-dire qu'il a considéré que l'extrême droite était, donc le RN, sa seule alternative. Il n'a pas essayé de construire d'autres alternatives. La gauche sociale-démocrate pouvait être une alternative.

Il fallait la respecter, la considérer. Les écologistes aussi. Essayer de chercher, non pas des partenaires, mais des interlocuteurs.

Il n'a cessé d'avoir l'extrême droite comme seul partenaire de jeu. Résultat, quand vous êtes à ce moment-là rejeté, eh bien l'opinion, une partie de l'opinion, se tourne vers l'alternative. Pour être très clair et pour avancer, François Hollande, donc en cas de duel RN-LFI, vous faites barrage au RN, vous votez la France insoumise, ça veut dire aussi qu'en cas triangulaire...

Je n'aurais pas à voter pour la France insoumise, puisque je suis dans cette circonscription. Je dis aux électeurs, oui, quelles que soient vos réticences, quelles que soient vos réserves...

Et triangulaire, il faut que le candidat, le troisième, se désiste, de la même manière. De la même manière. Quel est l'objectif ?

Quel est l'objectif, c'est celui que je viens d'indiquer. De faire barrage. La France, ce n'est pas simplement le barrage, c'est la France.

Si on a une idée de la France, une idée de la France qui est conforme à nos valeurs, il n'y a qu'une seule attitude, le retrait lorsque c'est une position de troisième ou le désistement républicain, comme il se fait et comme je l'ai fait. Vous savez, je suis ici, vous savez, dans le département dans lequel je suis, je suis en Corrède, j'ai fait en sorte, c'était très difficile, beaucoup se poser la question, quand Jacques Chirac a été au second tour face à Jean-Marie Le Pen, à la minute même, nous avons appelé à voter Jacques Chirac. Et Jacques Chirac lui-même a toujours été d'une clarté absolue par rapport à l'extrême droite.

François Hollande, je voudrais qu'on parle de Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes interpellé par Média Interposé. Il s'est dit samedi prêt à gouverner.

Vous lui avez répondu qu'il se taise en lui demandant de se mettre en retrait. Vous confirmez l'instant. Il vous a re-répondu derrière.

C'est lui qui devrait se taire, vous accusant d'avoir détruit la gauche. Je cite Mélenchon, c'est un nom qui, dans les quartiers populaires, fait ouvrir les portes. Hollande, c'est un nom qui les fait fermer.

Bon, visiblement, quand vous lui demandez de se taire, il ne s'exécute pas tout à fait. Oui, mais il n'est plus déjà dans le jeu. Il essaye d'en être.

Et il est à la tête d'un parti, donc il est à la tête d'une sensibilité. Mais aujourd'hui, dans la gauche, de toute la gauche, il a été convenu qu'il ne pouvait plus être celui qui devait diriger. Lui continue de parler.

Mais il peut continuer. Il continue de parler. Et autour de lui, au sein de la France Insoumise, de la même manière.

Sans doute que...

Il est disqualifié. C'est-à-dire qu'il n'est pas reconnu pour pouvoir être celui qui doit gouverner le pays. C'est ça qui est très différent par rapport à ce qu'on appelait la NUPES en 2022.

En 2022, il avait fait une campagne présidentielle, il avait fait 22%. Il était candidat comme Premier ministre. Ça n'a pas été voulu par les Français.

Aujourd'hui...

Mais là encore, François Hollande, si la France Insoumise obtient le principal groupe, qu'est-ce qui vous permet d'assurer que Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre ? Je viens de vous répondre. Premièrement, il ne sera pas choisi forcément par le président de la République.

Et s'il l'était, il n'est pas l'homme du consensus. Il faudra chercher un homme ou une femme de consensus. Donc vous êtes d'accord avec François Ruffin quand il dit que c'est un obstacle à la victoire de la gauche ?

Moi, ça, c'est leur affaire interne. Je ne veux pas m'en mêler. Ce que je sais, c'est que et le Parti Socialiste, et les Verts, les écologistes, et le Parti Communiste, ça ne peut pas être Jean-Luc Mélenchon.

Entendons-les. Comment est-ce que vous expliquez, au fond, cet activisme de Jean-Luc Mélenchon ? Certains disent, au fond, lui, son sujet, ce n'est pas les législatives, c'est déjà la présidentielle de 2027.

Est-ce que c'est ça, dans son esprit ? Vous le connaissez bien. Vous avez été de nombreuses années...

Non, mais moi, je ne veux pas faire l'interprète de sa pensée. Je le laisse faire. Ce que je pense, c'est qu'il faut qu'il soit conscient de ce qu'a été son image hier, peut-être, et de ce qu'est son image aujourd'hui.

Mais moi aussi, j'en suis conscient. Je ne me mets pas en avant. Je n'essaie pas, au-delà de cet entretien, de faire oeuvre de candidat ou de me donner.

Ou à Matignon, c'est totalement...

Mais non, je ne me place pas du tout. J'essaie d'être utile. Comment être utile ?

C'est en convainquant le maximum de Français de ne pas aller vers le Rassemblement national. Parce qu'il y a beaucoup d'électeurs de milieux populaires qui se préparent à voter ou qui ont déjà voté pour le Rassemblement national. Et ça, c'est un comble.

Parce que quand on est ouvrier, employé, agriculteur, et qu'on va voter pour un parti extrémiste, mais qui va porter une politique contraire aux intérêts de ses électeurs. Pour les agriculteurs, on va sortir de la politique agricole commune. Pour les ouvriers, on va connaître du protectionnisme et des difficultés d'exporter nos produits.

Pour un artisan, il va y avoir plus de charges en définitive. Et peut-être pour beaucoup d'employeurs qui ont des travailleurs étrangers, l'impossibilité de continuer à les employer. C'est ça qu'on veut ?

C'est ça que vous pensez ? Que ça peut être profitable à ceux-là même qui pensent par une colère, par une souffrance, que moi je respecte. Parce que la souffrance, elle est respectable.

Et donc François, je vous posais la question de Matignon, vous me dites, non, votre rôle ce sera quoi ? Qu'est-ce que vous ferez si vous êtes élu au Parlement ? Quelle que soit l'hypothèse.

Quelle que soit l'hypothèse. Être patron d'un groupe, éventuellement penser à l'élection présidentielle de 2027 pour vous-même ? D'abord, faut-il être élu ?

Il faut toujours être respectueux des échéances, et je ne suis sûr de rien. Il y a trois hypothèses en réalité. L'extrême droite gagne, devient donc majoritaire, gouverne le pays, car le président de la République sera obligé, de nommer celui qui s'est présenté.

On va en garder là, Matignon. Le rôle que je m'assigne, ça sera, à l'intérieur de l'Assemblée nationale, de porter un discours qui puisse être de protection et de vigilance. Deuxième hypothèse, c'est la gauche qui gagne, parce qu'elle s'est rassemblée, parce qu'elle a rassuré, notamment entre les deux tours, eh bien, il faudra faire que son gouvernement puisse tenir bon.

Et puis, il y a une troisième hypothèse où il n'y a pas de majorité. Une assemblée ingouvernable. Eh bien, je pense que c'est le rôle de personnalité, comme je suis, compte tenu des fonctions que j'ai occupées, de trouver des solutions.

C'est-à-dire trouver des solutions ? Parce qu'il faut trouver des solutions. S'il n'y a pas de majorité, vous savez que la Constitution, son article 12, fait qu'il ne peut pas y avoir donc que de retour vers les électeurs avant un an.

Avant un an. Qu'est-ce qu'on fait pendant un an ? On laisse le pays aller à volo ?

Ça veut dire quoi, trouver des solutions ? Eh bien, il faudra trouver des solutions parce que s'il n'y a pas de majorité, il faut quand même que des décisions soient prises. Edouard Philippe dit par exemple, il faudrait peut-être faire une coalition des sociodémocrates jusqu'à la droite.

Non, mais il y a plusieurs manières de faire. Nous verrons bien. Peut-être, on verra à ce moment-là ce qu'il conviendra de faire.

D'aller chercher un chef du gouvernement qui puisse, sur un programme minimum, minimal, faire avancer le pays. Un gouvernement d'union nationale ? Nous verrons.

Chacun demandera sans doute que certaines propositions soient reprises. Hors de l'extrême droite, bien sûr. Donc c'est ça.

Et ça, vous pourriez y conclure ? Et je regrette d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu plus de personnalités qui se soient engagées dans ce moment critique pour le pays. Moi, je l'ai fait parce que j'ai considéré que c'était mon devoir.

Mais d'autres auraient pu se dire qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Faire campagne sans être candidat soi-même ?

Il y a un moment où il faut se mettre aussi en risque. Il faut se dire qu'est-ce que je peux faire pour être utile ? Eh bien, voilà le rôle que je m'assigne dans toutes les hypothèses.

Encore deux questions. La première sur les hypothèses que vous évoquez. Marine Le Pen dit en cas de blocage, Emmanuel Macron n'aura d'autre choix que de démissionner.

Est-ce que ça, vous, encore une fois, qui avez été garant des institutions comme vous le dites pendant cinq ans, est-ce que c'est une hypothèse qui apparaît comme plausible ? Ça devrait être inquiété les Français de savoir que la présidente du Rassemblement National veut mettre en cause les institutions, faire démissionner le président de la République. Elle ne dit pas qu'elle le souhaite, elle dit « je constate qu'à un moment donné, s'il y a blocage... » Je vais donc vous répondre.

Nous devons toujours respecter les institutions. Emmanuel Macron a été élu. Il a donc toutes les responsabilités jusqu'à la fin de son mandat.

À lui, après, de savoir ce qu'il y a lieu de faire et de le faire autant que possible. Vous avez changé avec lui depuis sa dissolution ? Il ne m'a aucune façon de consulter.

Il a eu tort, pas simplement moi-même, mais de ne pas consulter largement avant de dissoudre. Et je n'ai pas davantage prêt à entendre pourtant des réflexions qui pourraient lui être utiles. Mais il est le président de la République.

Et donc, il doit...

Il est jusqu'en 2027. Une dernière question, François Hollande. Des images de vous en train de boire une bière cul sec ont fait le tour des réseaux sociaux sous les champs de jeunes rugbymen.

Je ne vais pas chanter, mais en tout cas, je vais dire les paroles. François, on t'aime, François, on t'adore. On t'aime plus que le pastis d'Andorre.

Je ne sais pas ce qu'était le pastis d'Andorre. Visiblement, c'est dans les paroles. C'est quoi pour vous ?

C'est une sorte de résurrection, alors même que vous avez terminé votre quinquennat sans pouvoir vous représenter, restant aussi comme le président le plus impopulaire de la Ve République. C'est quoi, une forme de résurrection ? Ça n'est jamais facile d'être populaire quand on est aux responsabilités du pays.

Mais moi, j'ai compris dans la décision que j'avais prise de ne pas me représenter. Je n'ai jamais voulu mettre la France en risque. Et déjà, il y avait une menace de l'extrême droite.

Ce qui a justeifié, au-delà des divisions de ma propre famille politique, ma propre décision. Et aujourd'hui, c'est vrai que je prends plaisir à être au contact des Français. Mais pas simplement parce qu'il y a une campagne d'étra.

Depuis que je suis sorti de l'Elysée, j'étais au contact des Français. Et le fait de redevenir populaire ? Et j'ai été assez vite populaire.

C'est plus facile quand on n'a pas de responsabilité. Les Français ont tendance à apprécier les responsabilités politiques une fois qu'ils n'exercent plus de...

Voilà. Mais je pouvais aussi rester dans cette situation où les Français m'accueillent avec beaucoup de plaisir à chaque fois que je me déplace. Et là, ça a été le cas.

Mais là, je me suis mis devant un autre défi. Être élu comme député. On pourrait dire, mais pourquoi être député ?

Pour les raisons que je vous ai indiquées. Pour être utile à mon pays dans un moment extrêmement grave. Merci beaucoup.

Merci à vous, Hollande, d'avoir été notre invité en Corrèze, ici à Uzerche.