"On ne peut pas supprimer Parcoursup d’un claquement de doigts" (Frantz Gumbs)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Quels sont les reproches faits à Parcoursup ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Parcoursup a-t-il mis fin au droit à l'université pour les bacheliers ?
- 4:07OuverteRéponse partielle
Combien d'étudiants se retrouvent sans formation en cette rentrée ?
- 5:35RelanceRéponse directe
Est-ce que Parcoursup est la cause des centaines d'étudiants sans affectation ?
- 9:36OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous découvert lors de la mission Flash sur Parcoursup ?
- 13:12RelanceRéponse directe
Parcoursup réduit-il ou accroît-il les inégalités sociales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:51Chiffre
« C'est 100 % des universités qui se disent en faillite. »
- 3:29Fait
« On voit qu'effectivement pour un certain nombre de familles, aller choisir ses parcours hors parcours sup, c'est une manière de se rassurer parce qu'on se dit on n'est pas dépendant d'un algorithme mais effectivement en échange il faut payer. »
- 8:11Chiffre
« En 2017, il y avait à peu près 10 % des places offertes à l'université qui faisaient l'objet d'un tirage au sort. »
- 22:55Franz GumbsFait
« Tout cela n'est pas vrai. En réalité, tout cela n'est pas vrai. Rien n'est vrai de tout cela. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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voudrais d'abord qu'on écoute quelques-uns de ces lycéens ces derniers jours dans les cortèges. Que pensent-ils de Parcours sup ? En écoute pour commencer les premiers concernés. Parcours sup, il tue notre avenir. On attend nos vœux, on sait pas ce qu'on veut faire de notre avenir. Le parcours supperent dans nos futurs lycées, dans nos futures universités. C'est juste une intelligence artificielle. Il y a aujourd'hui, il y a plus d'égalité pour les pour les lycéens. Ça place les étudiants dans une certaine compétition assez malsine qui fait que bah les études ça devient quelque chose de beaucoup plus sélectif. Il y en a après ils se retrouvent sans formation et cetera ou soit ils sont pas sélectionnés pour les formations qu'ils souhaitent faire. On est trop sous sous la pression et cetera.
On est trop sous la pression. Alors, on va on va prendre le temps de détailler exactement les les les reproches qui sont faits à cette à cette à cette plateforme. Il faut rappeler quand même peut-être Louis Touré que cette plateforme, elle a été créée pour répondre à une situation qui qui était largement problématique qui était que dans un certain nombre de filières, comme il y a il y avait trop d'étudiants et pas assez de place, il y avait des tirages au sort. Alors, c'était pas généralisé euh comme pratique, mais ça a pu exister. Et en 2018, euh le gouvernement et le ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer euh ont mis en place parcours sup pour euh tenter de remédier à euh une situation qui n'était pas euh optimale, on va
dire. En fait, ça fait très longtemps que la le palier entre le bac et les études supérieures est opaque pour beaucoup trop d'élèves. Donc ça a toujours été le cas. Il y a une époque, on faisait la queue devant les universités et c'était pas génial. Ça vous rappelle peut-être des donc c'était pas génial. Euh donc là il y a une plateforme et mais on pouvait pardon puisque vous vous rappelez cette époque alors effectivement je l'ai fait la queue dans les université pour être inscrite mais c'était une époque où on pouvait s'inscrire dans la filière de notre choix que parce que après 68 et aussi en 86 où des étudiants ont manifesté contre la loi de vaquet il y avait ce droit ce
droit à l'université pour les Bacheliers en fait parcours sup sans le dire a mis fin à ce contrat social c'est ce contrat entre les Beliers et l'enseignement supérieur. Et comment il y a mis fin ? Ben avec des algorithmes locaux. Donc c'est chaque formation qui a euh ses critères de sélection. Comme il y en a 24000, ça fait beaucoup de critères de sélection et c'est difficile de s'y retrouver. Là-dessus, il y a beaucoup d'autres problèmes qui se sont greffés parce que c'est pas juste la plateforme, la plateforme en elle-même, bon ça pourrait être juste une plateforme où d'ailleurs on a accès à un grand nombre d'informations et c'est pas inintéressant. Mais derrière ce qui se passe c'est qu'il y a eu plus d'étudiants et moins de place dans les universités. Des universités qui sont en
grande difficulté financière mais énorme. C'est 100 % des universités qui se disent en faillite. Donc ça veut dire que aujourd'hui l'enseignement supérieur est sous-financé en France. Ça c'est l'autre l'autre problème. Et donc des élèves sélectionnés pour aller dans des endroits où on les attend plus vraiment parce que on a baissé le nombre de places. Finalement, on a oui, on est face à une sélection à l'université qui n'a pas dit son nom et ça, je pense que c'est très compliqué pour tout le monde de le comprendre, y compris pour moi qui suis spécialiste. Et puis de l'autre côté, on a vu fleurir une offre de formation privée, parfois à but lucratif et les études commencent à coûter très cher aux familles et pas seulement aux familles qui ont de l'argent. Donc, il y
a de plus en plus de gens qui s'endettent pour des diplômes qui parfois sont, il faut le dire, des diplômes en carton parce que tout n'est pas de qualité dans cette offre. Et on voit qu'effectivement pour un certain nombre de familles, aller choisir ses parcours hors parcours sup, c'est une manière de se rassurer parce qu'on se dit on n'est pas dépendant d'un algorithme mais effectivement en échange il faut payer et comme vous le dites effectivement on trouve un peu de tout dans ces dans ces dans ces formations. Ce qu'on découvre aussi quand on s'intéresse à ce sujet c'est qu'un certain nombre de de bâcheliers y compris qui étaient des bons élèves, se retrouvent sans formation en cette en cette rentrée. C'est le cas de quelques centaines au moins d'entre eux. On n pas
des chiffres officiels mais on va vous présenter quelques exemples extrêmement quand même étonnant, il faut bien le dire. On regarde et on en parle après. Elle rêvait des bands de la fac. À la place, Linan fait la plonge dans ce restaurant d'entreprise. Malgré une bonne moyenne en terminale, la jeune bâcholière n'a pas obtenu le cursus de psychologie ou de droit qu'elle espérait. Bah cit de voir les autres aller à l'école, se lever le matin et tout et puis bah moi non, pendant longtemps j'ai été mal puis après je me suis dit que j'allais bah venir travailler vu que vu que j'ai ça à faire. En janvier dernier, Lina rentre ses 10 vœux sur parcours sup. En juin, le résultat tombe. Trop d'étudiants dans les filières choisies aller sur liste
d'attente. Elle tarde à valider une solution de secours. À la rentrée, plus de recours. En psychologie, m'ont dit que c'était mort parce qu'il y avait vraiment plus de place. c'était trop bouché que même avec des désistements, il y avait beaucoup trop de demande. Du coup bah au final, on sait plus vraiment qui contacter. Sans solution, certains font même un choix radical. Partir étudier en Belgique. C'est un peu le sacrifice qu'on fait pour faire les études là qu'on a pas eu la chance de de faire en France. Donc un/ers des étudiants de cette école d'architecture est français et tous racontent la même histoire. On fait notre scolarité en France pour après ne pas être pris. C'est un peu compliqué. Euh, j'ai eu la chance d'avoir des amis qui m'ont vite
conseillé vers la Belgique et donc de toute façon, il fallait réagir vite. Le ministère ne donne pas de chiffres officiels, mais selon les syndicats, il serait des centaines à ne pas avoir d'affectation en ce mois d'octobre. Louise Touré, vous vouliez réagir à l'exemple de cette de cette jeune fille. C'est vrai que c'est choquant parce qu'on se dit donc une une bonne élève qui a fait tout ce qu'on lui a dit, qui a travaillé, qui a passé son bac avec des bonnes notes et on lui dit bah non, vous n'étudiez ni la psycho, ni le droit. C'est devenu ultra sélectif la psycho. C'est voilà aussi des options qui sont prises mais sans le dire en fait c'est pas une discussion qu'on a eu quelque part dans ce pays pour se dire on veut moins d'étudiants ou moins d'étudiants en psycho. C'est des
décisions locales de réduire la voilure de telle ou telle formation de sélectionner davantage. Donc on est vraiment face à une sélection à l'université je le répète et en fait elle a pas validé sa solution de secours. Il faut être hyper stratège. Et c'est pour ça que les parents sont hyper stressés aussi parce que parcours sup, c'est l'affaire de toute la famille et quand les parents le peuvent, ils essayent de mettre leur nez dedans mais tous les parents ne le peuvent pas. Donc une nouvelle inégalité dans le système éducatif. Et donc avoir une solution de secours à valider, c'est très important. Il faut avoir un plan B, un plan C parce que l'important c'est d'aller quelque part. Après en fait il y a des passerelles. C'est ça qu'il faut dire aux élèves.
Oui. Parce que on a pas forcément envie de d'aller dans une formation. On pourra faire quelque chose. L'important c'est quand même d'intégrer l'enseignement supérieur parce que on peut ensuite commencer un cursus aller vers un autre. Je dis pas que c'est je le garantis pas à tout le monde mais en tout cas c'est une bien meilleure stratégie que de se retrouver dans cette situation voilà qui est vraiment pas terrible pour cette jeune fille qui qui voulait faire des études et qui aurait été sûrement une bonne étudiante. Donc c'est dommage pour tout le monde, c'est dommage aussi pour la France. On lui a payé enfin je c'est l'argent public qui paye des le lycée de t tous ces élèves qui méritent de faire des études. Nagibichi, est-ce que c'est la faute de parcours sup si on a des centaines
d'étudiants qui se retrouvent sans formation en cette rentrée et c'est le cas déjà depuis plusieurs années depuis l'existence de parcours sup. Je pense que ça devait déjà être le cas avant. D'où ma question est-ce que ça a aggravé le problème ou c'est juste que ça l'a mis en lumière ? Alors il y a deux choses. Il y a enfin je suis complètement d'accord avec ce qui a été dit. Il y a un sujet d'abord de du financement de des études supérieures et donc à partir du moment où aujourd'hui aussi notamment avec bah le boom démographique des années 2000 en 2018, il y a eu de plus en plus de il y a plus de bâcheliers, plus de de candidats aux études supérieures et moins de place. Donc ça c'est un goulot d'étranglement. Donc en en premier lieu, il y a ça. Donc il y a ce sujet de des
places offertes. Mais si on fait abstraction de ça et on parle vraiment uniquement de de la plateforme Parcours Supel, il y a eu en il y a eu des répercussions qui sont quand même assez assez visibles. On parlait du tirage au sort et de et de l'université. C'est vrai. En 2017, il y avait à peu près 10 % des places offertes à l'université qui faisaient l'objet d'un tirage au sort. Donc ça commençait quand même à devenir assez important. En STAPS en sport, c'était 70 %. 70 % des places faisaient l'objet d'un tirage au sort. Donc désormais euh avec Parcours Sup, on introduit donc la possibilité de départager les candidatures à l'université lorsqu'il y a pas suffisamment de place. Et qu'est-ce qui s'est passé précisément euh pour le droit, pour la psychologie, pour les
STAPS ? Comme il y avait un afflux massif de candidature pour peu de places, il y a eu de la sélection très importante pour pouvoir avoir des places dans ces formations là. et on l'a observé en psychologie, on l'a observé en droit où des des facultés de droit sont devenues plus élitistes que les classes préparatoir les plus prestigieuses de France. Donc il y a eu vraiment un effet très clair à ce sujet et c'est pour ça que je suis malheureusement pas tout à fait étonné de de ce que vous nous avez montré précédemment. Bonsoir Franz Goms, j'espère que je prononce bien euh votre nom. Merci de nous rejoindre. Vous êtes député euh les démocrates de Saint-Bartelémie et Saint-Martin, corrapporteur de la mission Flash. Euh sur Parcours Sub, vous êtes également euh proviseur euh
retraité. Euh qu'avez-vous euh découvert au cours de cette mission Flash ? Est-ce que vous pouvez nous nous présenter en en quelques mots euh synthétiques ? Qu'est-ce qui marche ? Qu'est-ce qui marche pas avec Parcours Sup ? D'abord, je suis rapporteur de la mission Flash avec Éric Cuban, mon mon collègue. Euh nous avons auditionné euh beaucoup de personnes, nous avons auditionné toutes sortes de personnes, des élèves, des chefs d'établissement, des syndicats d'élèves, des syndicats d'enseignants, enfin tous les partenaires, y compris les associations de psychologues de l'éducation nationale. Et euh je veux dire ici que on ne peut pas supprimer comme ça par cours sup. supprimer par n'a pas
beaucoup de sens parce que comme l'a dit l'un de vos interlocuteurs, c'est pas l'outil en tant que tel qui peut être très performant. Ce qui est ce qui est problématique, c'est d'abord ce qui se passe avant euh d'arriver à parcours sub, c'est-à-dire l'accompagnement des élèves. Les élèves arrivent trop tard dans dans dans à être confrontés euh à parc poursuivre d'une part, mais au processus d'orientation de manière générale. C'est pourquoi d'ailleurs nous préconisons très fortement que les élèves soient sensibilisés à par CoursUP dès la seconde et si possible même avant. Mais pour être sensibilisé à poursuite, il faut qu'il y ait euh euh suffisamment de ressources humaines. La ressource humaine, c'est beaucoup les professeurs principaux, mais les
professeurs principaux non n'ont pas euh toute la formation et l'information nécessaire sur le processus d'orientation. Il faut aussi beaucoup plus de psychologues scolaires. Vous vous souvenez que les psychologues de l'éducation nationale s'appelaient avant des conseillers d'orientation. Ils ont été énormément réduits en nombre et beaucoup d'élèves n'ont pas accès, ne peuvent pas trouver un rendez-vous avec un psychologue de l'éducation nationale pour les accompagner. Euh, il faut également euh un du matériel. Je veux dire que il y a des endroits, il y a des des des personnes, il y a des familles qui n'ont pas d'équipement informatique parce que tout cela est numérisé et par conséquent, il faut offrir à tous les élèves de manière égalitaire un accès au
matériel qu'il faut pour mener l'ensemble du processus de porcup, sinon on rentre dans des inégalités insupportables. Et puis ce qui se passe après par C pour sud par contre c'est une autre difficulté parce qu'en effet quelqu'un l'a dit ce sont bien les formations, c'est-à-dire les établissements d'accueil qui sélectionnent et qui classent les élèves. La plateforme elle-même ne sélectionne pas et ne classe pas. elle met en relation des élèves de terminal et des établissements du supérieur et ce sont les établissements du supérieur qui font des classements et renvoie les résultats
sur les élèves. Et donc parcours suprimé mais il faut organiser d'une part l'avant parcours sup et d'autre part rendre transparent ce qui se passe après par cours sup à l'entrée de l'enseignement supérieur. Oui, c'est ce qu'a dit le le Premier ministre Sébastien Lecnu qui s'est engagé à à corriger par Cour supéorant la transparence et la simplicité du dispositif reste une accusation, une critique en tout cas qui est fondamentale qui est celle de l'accroissement des inégalités. Parcours supribuerait à accroître les inégalités. C'est en tout cas un sentiment et c'est quelque chose qu'on entend beaucoup notamment dans la bouche
euh d'élèves qui sont scolarisés dans des quartiers qui sont les moins favorisés et qui ont vraiment le sentiment d'être pénalisé. Je vais vous donner la parole. D'abord, je voudrais écouter la réponse ce que dit là-dessus sur cette question le ministre de l'éducation Édouard Gefrey et puis après on en parle. Je rappelle que parc poursuip a permis d'éviter quand même de réduire considérablement l'assignation sociale et territoriale qui préexistait auparavant. Et donc les gens qui aujourd'hui disent bah il suffirait de subir le parcours supéité il recréeraiit de l'assignation sociale et territoriale. En revanche modifier parcours supadapter travailler sur la transparence travailler sur les places à l'issue ça sera un vrai travail qui compte et qui service effectivement à
nos élèves. Ça prend forcément vous comprendrez quelques jours pour que le ministre de supérieur puisse faire des propositions qui soient pas des propositions en l'air mais des propositions fondées. Alors on a un ministre de l'éducation qui nous dit parcours supéduit l'assignation sociale et territoriale. de l'autre côté des accusations d'accroissement des inégalités. Où est le vrai là ? Alors euh bah les deux sont vrais en fait. Il y a effectivement sur Parcours sup quelque chose qui enlève de l'autocensure parce que comme on fait on on fait plusieurs vœux, on en fait 10 et à l'intérieur des 10 vœux, il y a des vœux où on a des sous-veux. Bon bref, on peut se permettre de faire un vœu de rêve, un truc un peu haut qu'on n'est pas sûr de pouvoir décrocher et puis des
vœux de sécurité. Voilà, on est c'est ça la stratégie. Et donc c'est vrai que pour certains élèves, ça peut permettre, mais c'est vraiment pas la majorité, d'accéder à des formations auxquelles ils auraient pas forcément pensé mais parce que voilà la plateforme leur a présenté. H ensuite une des formations qui demandent des lettres de motivation à des gamins de 17 ans. Mais qui vous croyez euh qui écrit ces lettres ? Les parents. Voilà. et les parents n'ont pas tous le même niveau. Alors maintenant, c'est chat GPT donc bon ça peut d'un certain côté réduire les inégalités mais plus sérieusement évidemment que il y a des parents qui vont être champions de ce genre d'exercice et comprendre finement ce que la formation demande, c'est-à-dire justement pas un truc chat
GPT et cetera. Elle sert à quelque chose pardon le hisor cette lettre dans les formations sélectives elles sont lues dans les formations sélectives elles sont lues pour la on peut faire la différence avec une lettre de motivation dans parcours sup bien rédigé où on va vraiment euh expliquer les raisons pour lesquelles on a absolument enfin alors c'est pas c'est il s'agit pas de faire ça enfin c'est pas un truc de pour dire oui j'ai vraiment besoin je trouve cette formation géniale et tout mais par exemple dire que on a fait je sais pas une option assez originale pendant sa scolarité ou qu'on a qu'on est champion d'un sport. Voilà des trucs ça peut il y a aussi des des formations qui cherchent à panacher les élèves donc elles peuvent être Non non mais il y a pas tout
formation justement alors là vous mettez le doigt sur une un autre aspect très important de parcours sup ça ça ça ça fonctionne bien pour les élèves qui sont bien coachés et qui dès la semaine dire je vais m'inscrire à telle activité je vais choisir telle option parce que je suis déjà en train de penser à mon dossier parcours mais il y a des coachs à plusieurs centaines voir milliers d'euros qui sont recrutés par des familles pour justement aider les élèves non seulement à faire des bonnes lettres, mais aussi à s'orienter euh bah s'orienter justement à choisir un peu les bonnes filières en fonction de ce qu'ils veulent faire, qui prennent le temps de discuter avec euh les ados pour qu' que ces vœux soient formulés. Donc ça ça devient un petit peu fou cette histoire si on crée
carrément un marché du coaching pour les élèves de de terminale. Donc au final quand même si je vous entends, il y a effectivement l'argument euh ça ça ouvre les certaines possibilités à à des élèves, mais quand même globalement euh c'est un un outil de reproduction voir d'accroissement des inégalités. Euh alors pour ce qui ce qui vient d'être dit, c'est vrai que techniquement on pour on pourrait penser que on puisse réduire le déterminisme social grâce à certaines des caractéristiques de parcours sup. Cette fameuse fin de la hiérarchisation des vœux, c'était vraiment l'objectif et Frédéric Vidal le disait hein, c'est pour en finir avec le déterminisme social. C'est vrai que en
partie peut-être que certaines personnes, peut-être les familles aussi les plus informées, se sont saisies de cette possibilité-là euh pour pouvoir euh on va dire produire des stratégies d'autant plus euh fines pour euh pour s'en sortir avec parcours. Dans la pratique, en tout cas, euh les études statistiques ont l'air de montrer que le l'origine sociale détermine de la même manière l'orientation dans le supérieur aujourd'hui que ce n'était le cas précédemment. Donc on fait plutôt face à un statut quo à ce sujet. selon moi. Donc pas d'accroissement des inégalités avec Parcours Sup. Euh non, c'est plutôt c'est plutôt un statut co après ça dépend comment on on définit vraiment les inégalités. Moi je pense par exemple à partir du moment où on a introduit la possibilité de
départager les candidats à en université selon leur dossier scolaires. Les répercussions c'est qu'il y a eu certaines facultés comme je disais qui sont devenues extrêmement sélectives. Mais je vous ai pas parlé du revers de la médaille. Les facultés qui traditionnellement avaient de la place pour tout le monde se sont retrouvé avec une forme de fuite des cerveaux et ont dû accepter les candidats qui n'avaient pas reçu une place dans les filières universitaires sélectives. Donc il y a une forme de double marché universitaire aussi he qu'on retrouve dans les territoires en banlieu. Donc il y a certaines caractéristiques aussi de la plateforme qui a pu aboutir à une forme d'inégalité aussi. Euh oui, je voudrais revenir sur quelque chose qui a été dit. Alors double marché
à à fond les manettes, c'estàd que pour intégrer parien en droit maintenant oui, c'est plus sélectif que les les prépas de la montagne Saint-Jeun Viève et il y a d'autres facestes qui recrutaient dans leur bassin et qui se retrouvent avec des gens qui ont pas pu intégrer les meilleures fac. Enfin, ça c'est pas une bonne opération pour l'université française, mais aussi ce qu'on a entendu sur l'orientation, que les élèves doivent se mettre de plus en plus tôt à réfléchir à leur orientation et alors on devrait s intéresser en 5e. Mais enfin, si on supprime des places à l'université, c'est pas aux individus de devenir expert en stratégie d'orientation, c'est peut-être à la puissance publique puisque il y a quand même beaucoup de formations publique de s'intéresser à ce que les élèves peuvent
faire ou pas à miser sur ses forces d'intelligence, de talent. Enfin, c'est ils sont on le voit dans les manifes, il y a des adolescents hyper joyeux et pas que dans les manifes qui qui sont plein d'al qui ont très envie d'étudier. On leur met des barrières, on arrête pas de leur dire qu'il y a pas de la place pour tout le monde et finalement on crée aussi de la défiance de leur part. Ça ça m'inquiète beaucoup. Mais surtout donner aux individus la responsabilité de leur réussite ou leur échec dans des [grognement] dans des une orientation qui s'apparente à un labyrinthe. Je trouve que c'est un peu fort quand même de café et je trouve que c'est pas aux gens qui ont 16 ou 17 ans de régler les problèmes qui ont été créés par le manque d'investissement.
Est-ce que vous pensez euh que cette affaire de de de parcours sup qui préoccupe beaucoup les les lycéens, il suffit d'en avoir dans son entourage pour le voir et les parents évidemment qui est vraiment une source de de stress. Est-ce que ça explique une partie voire une bonne partie de ce mouvement euh euh lycéen en ce qu'elle pourrait aussi être le signal plus général de de du malaise d'une jeunesse qui aurait le le sentiment euh euh que elle va avoir du mal à se faire une place dans cette société ? Alors oui, mais c'est un ressenti et là je vous donne une opinion euh personnelle. Donc c'est un petit peu difficile de dire et je pense qu'il faut vraiment en parler avec les les intéressés et pour en côtoyer en
interviewer moi-même ce que j'entends c'est que les jeunes parlent énormément de santé mentale. Ça tous les jeunes à qui j'ai tendu mon micro m'en parlait très très vite dans la la conversation. Je parle d'élèves de lycée aujourd'hui qui sont mobilisés que quelque part ils sentent que les places sont sont cher et qui vivent dans un monde qui n'attend pas les jeunes. Et ça c'est enfin on on on vraiment on récolte ce qu'on a semé enfin ce qu'on pas moi mais les gouvernements successifs. C'est-à-dire que en en ayant une forme de discours sur à la fois la jeunesse qui est perçue comme irresponsable, qui doit en même temps se responsabiliser sur son avenir machin et sans offrir
davantage de perspective à cette génération qui a quand même devant elle la le réchauffement climatique et qui le subit dans les établissements des perspectives géopolitiques hyper effrayantes et l'intelligence artificielle voyez ça fait beaucoup sur les épaules de ces petits adoss Donc oui, je pense qu'il se pose plein de questions et que ce que je vois aussi dans ce mouvement, c'est beaucoup de joie et quelque part, ils prennent aussi le le terrain pour s'exprimer, pour dire qu'ils existent parce que comme le dit Victor Hugo, lutter c'est vivre et je crois qu'il cherche à vivre. Hm. Euh Franz Gums euh je sais pas si vous étiez avec nous dès le début de la conversation où on entendait justement euh ces ces ces lycéens euh dans les
dans les cortèges cette semaine parler de Parcours Sup. On a entendu Parcours supe notre avenir. On a entendu Parcours sup, c'est une IA, on a entendu Parcours Sup, ça crée une compétition malsine entre nous. avec parcours sup, on se retrouve sans formation ou alors avec une formation qu'on a pas envie de faire et on a entendu, on a trop de pression. Est-ce que tout cela est vrai ou est-ce qu'il y a en tout cas une partie des affirmations vraies ? Je vous posais la question à vous et puis vous pourrez me m'apporter votre réponse juste après. En tout cas, tout cela est vrai dans l'esprit des des lycéens parce que objectivement réel et dans le réel. Ben voilà, c'est ça. Tout cela n'est pas vrai. En réalité, tout cela n'est pas vrai. Rien n'est vrai de tout cela.
Je n'ai pas dit cela. Je n'ai évidemment pas dit que rien n'est vrai dans tout cela. Le facteur angoisse dont on parle, il y a vrai une vraie création d'angoisse, mais à quoi est dû cette angoisse ? Puisque ces lycéens là, qu'ils soient en seconde, en première ou maintenant en terminal, à la rentrée de terminal, ils n'ont pas encore été confrontés personnellement à parcours et par conséquent. Leur opinion dérivent de ce que leurs prédécesseurs, les les plus grands, euh ont vécu et ont dit. Euh par ailleurs euh euh je n'ai pas parlé de 5e tout à l'heure hein, au cas où il y a une ambiguité, j'ai bien parlé de de d'accompagner les élèves à partir de la seconde. Euh et puis par ailleurs, euh l'accompagnement des élèves,
effectivement c'est il est important euh s'il y a des coachs qui s'enrichissent sur le dos des familles, ça veut dire que les enfants et les familles ont besoin de c on vous a entendu sur l'accompagnement. Mais je pense que tout le monde est d'accord sur le fait effectivement qu'il faut mieux accompagner et mieux conseiller les les étudiants. Certes, mais il y a quand même pas assez de place, il y a pas assez de place pour tous les pour tous les jeunes dans le dans le système de l'enseignement supérieur. C'est quand même ça le problème de base, non ? C'est tout à fait ça le problème de base. Mais c'est pas c'est pas c'est pas parcours sup qui crée ce problème. Ça c'est un autre problème par rapport à la question de parcours sup. C'est parcours sup qui essa de gérer le fait que il y a
plus de demandes euh que d'offre en
Frantz Gumbs