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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 7 avril 2020 11 minAutoproduitFond programmatiqueSantéEurope & internationalÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Que proposait François Asselineau pour la santé dans son programme présidentiel de 2017 ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:04Invité politiqueFait
    « la Sécurité sociale, qui a été instituée par les ordonnances d'octobre 1945, reste pour le peuple français une des très grandes conquêtes de la Libération. »
  • 0:48Invité politiquePromesse
    « nous voulons défendre bec et ongles la Sécurité sociale. Nous voulons confirmer solennellement le rôle de la Sécurité sociale, préserver son avenir »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « Nous n'admettons pas que l'UE détruise à petit feu la Sécurité sociale française constamment par des manœuvres constantes de dénigrement »
  • 1:25Invité politiquePromesse
    « Nous assurerons une prise en charge de la maladie à 100% par la Sécurité sociale. »
  • 1:25Invité politiquePromesse
    « Nous inscrirons la Sécurité sociale – je l'ai dit tout à l'heure, je le répète – dans la Constitution. »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « chacun devait contribuer selon ses moyens et chacun recevoir selon ses besoins »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « Moi, je ne veux plus qu'il y ait des sans-dents ! »
  • 3:32Invité politiquePromesse
    « Nous étudierons de près l'influence des laboratoires sur les médecins. Nous réglementerons les relations entre les laboratoires, les médecins et les organismes de santé publique. »
  • 4:13Invité politiquePromesse
    « Nous développerons et ouvrirons la recherche médicale publique. »
  • 4:13Invité politiquePromesse
    « nous imposerons l'obligation légale de fournir la forme trivalente rougeole-oreillons-rubéole »
  • 7:48Invité politiqueChiffre
    « on a dépensé – je crois – le budget de l'Inserm, 1,75 milliard d'euros, pour acheter du Tamiflu qui n'a servi à rien »
  • 9:57Invité politiquePromesse
    « Nous réaffirmerons le libre choix du médecin par le malade, la liberté des prescriptions du médecin »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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0:04
François Asselineau

Et la santé, c'est important, parce que la Sécurité sociale, qui a été instituée par les ordonnances d'octobre 1945, reste pour le peuple français une des très grandes conquêtes de la Libération. Elle est l'objet d'un immense consensus dans la société française. Cet immense consensus, en revanche, ne plaît pas aux forces privées, à toutes les assurances privées, à tous ceux qui, en fait, veulent faire de l'argent sur la maladie, tout simplement, des êtres humains. Eh bien nous, nous voulons défendre bec et ongles la Sécurité sociale.

Nous voulons confirmer solennellement le rôle de la Sécurité sociale, préserver son avenir et mettre un terme aux campagnes constantes de dénigrement dont elle est l'objet. Nous n'admettons pas que l'UE détruise à petit feu la Sécurité sociale française constamment par des manœuvres constantes de dénigrement, en organisant une mise en concurrence des médecins dans ce cadre, en organisant le déficit chronique pour promouvoir les mutuelles privées, avec ce sketch permanent du fameux déficit de la Sécurité sociale, qui est parfaitement organisé. Nous ne pourrons appliquer toutes les mesures qui suivent qu'à une seule condition : sortir de l'UE par l'article 50.

(Acclamations et applaudissements) Nous allons réaffirmer solennellement le rôle central de la Sécurité sociale pour assurer une justice sociale entre les citoyens français aux dépens des assurances privées. Voilà. Les Français ne veulent pas d'une médecine pour les riches et d'une médecine pour les pauvres ! Nous assurerons une prise en charge de la maladie à 100% par la Sécurité sociale. Nous inscrirons la Sécurité sociale – je l'ai dit tout à l'heure, je le répète – dans la Constitution. Nous mettrons un terme à la marchandisation de la santé. Nous refuserons de la soumettre aux règles de la concurrence.

Nous en reviendrons au principe qui avait été posé à la Libération selon lequel chacun devait contribuer selon ses moyens et chacun recevoir selon ses besoins, voulant que tous les Français puissent avoir un accès égal et digne à la santé et à la médecine. (Applaudissements) Ainsi donc, nous arrêterons les déremboursements des médicaments, ces déremboursements qui sont constamment imposés à nous par les efforts exigés par la Commission européenne justement de couper dans les dépenses publiques. Nous assurerons... Je l'avais déjà dit en 2012, j'y reviens.

Nous assurerons un meilleur remboursement des frais de santé pour tous les Français, notamment parce que ça n'est pas un luxe, notamment les soins oculaires et les soins dentaires. Moi, je ne veux plus qu'il y ait des sans-dents ! Nous évaluerons la tarification des médicaments. Nous suspendrons les autorisations de commercialisation pour des centaines de médicaments inefficaces voire dangereux tels qu'ils seront apparus après une étude indépendante, parce qu'il y a beaucoup de médicaments de cette nature. (Acclamations et applaudissements) Nous reviendrons sur la liberté des prix pratiquée par les laboratoires pharmaceutiques.

Notre objectif n'est pas d'entraîner à la ruine les laboratoires pharmaceutiques bien entendu ! {Du public :} Les nationaliser ! Mais... (Rires du public) Ne me tentez pas. (Rires du public, puis acclamations et applaudissements) Un laboratoire pharmaceutique doit dégager de l'argent venu de la recherche. C'est vrai. Mais pas des profits colossaux comme c'est parfois le cas. Nous étudierons de près l'influence des laboratoires sur les médecins. Nous réglementerons les relations entre les laboratoires, les médecins et les organismes de santé publique. Nous nous émanciperons du poids pris par l'industrie pharmaceutique au sein de l'UE.

Nous assurerons d'ailleurs en la matière la protection effective des lanceurs d'alerte. Nous développerons et ouvrirons la recherche médicale publique. En matière de vaccination, nous imposerons l'obligation légale de fournir la forme trivalente rougeole-oreillons-rubéole, à ceux qui le souhaitent, bien entendu. Parce qu'actuellement, cette forme légale, que l'on trouve d'ailleurs partout dans le monde, eh bien il est de plus en plus difficile de l'obtenir en France. Nous réévaluerons à la hausse – bien sûr – les salaires du personnel des hôpitaux d'assistance publique.

(Acclamations et applaudissements) Et nous porterons un soin tout particulier au personnel justement qui est d'un très grand dévouement et aussi aux internes en médecine, qui parfois travaillent pendant des centaines d'heures par semaine alors qu'ils ne gagnent trois fois rien. Et là, vous me permettrez d'ailleurs de faire une petite incidente, puisque c'est un petit problème familial. Ma fille est interne en médecine, en gynécologie obstétrique. Et elle passe des dizaines et des dizaines et des dizaines d'heures par semaine à travailler.

Et elle est dans un état d'exploitation invraisemblable, invraisemblable, quand elle gagne trois francs, six sous pour travailler peut-être 70 heures par semaine avec des responsabilités considérables. Ça n'est pas normal que des personnels en soient réduits à cette situation. Nous allons sanctuariser une médecine accessible sur l'ensemble du territoire. (Acclamations et applaudissements) Nous allons mettre un coup d'arrêt au regroupement d'établissements et redonner l'indépendance à la médecine de ville comme en milieu hospitalier, en particulier la recherche au sein des CHU, en regroupant le nombre d'organismes de contrôle. (NDLR : ça ne veut rien dire) Nous allons réexaminer...

Je ne dis pas qu'on va tout arrêter, parce que je suis quelqu'un de sérieux, de réaliste. Je connais aussi les contraintes budgétaires. Je ne vais pas me transformer en père Noël. Mais vous avez vu aussi toutes les économies qu'on va faire d'un autre côté, hein ! Nous allons réexaminer tous les projets actuellement en cours de fermetures d'hôpitaux et de maternités sur le territoire national. (Applaudissements) Dans certains cas, ça peut être justifié. Dans d'autres, non, parce qu'il faut avoir un juste équilibre entre l'intérêt des patients, l'intérêt de la médecine et les coûts budgétaires.

Il est possible que dans certains cas, nous soyons amenés à arrêter définitivement les fermetures d'hôpitaux. Il y a certains hôpitaux locaux qui étaient parfois dangereux – c'est vrai –, parce qu'ils n'avaient pas la taille nécessaire pour assurer une médecine de tout premier plan. C'est exact. Si vous n'avez pas un certain nombre d'actes commis par an, par exemple, dans telle ou telle spécialité chirurgicale, ça peut devenir dangereux. Donc il faut se méfier de tout simplisme en la matière. Mais dans certains cas, il y a des hôpitaux qu'il n'est pas normal de fermer, puisque ça a aussi sa vocation d'aménagement du territoire.

Nous redonnerons à la recherche hospitalière son indépendance vis-à-vis des agences régionales de santé et des cartels pharmaceutiques. (Applaudissements) Nous allons engager des poursuites judiciaires si nécessaire contre les officines, les sociétés de désinformation qui orchestreraient à l'avenir des grandes pandémies, des grandes peurs collectives à des fins d'extorsion de fonds publics, si vous voyez ce que je veux dire !

(Huées, applaudissements et acclamations) Quand on pense aux sommes phénoménales qui ont été dépensées en pure perte pour avoir le vaccin contre la grippe H1N1, etc., où je rappelle quand même que l'on a dépensé – je crois – le budget de l'Inserm, 1,75 milliard d'euros, pour acheter du Tamiflu qui n'a servi à rien, si ce n'est que d'agrandir les profits du laboratoire Roche et de celui qui possède la molécule, c'est-à-dire le laboratoire américain Gilead Sciences, eh bien nous... Et l'on veillera, et le ministre de la Santé d'un gouvernement UPR veillera tout particulièrement à ce genre de manipulations. Nous lancerons une politique publique de médecines douces et alternatives, ...

(Acclamations et applaudissements) ...bien entendu encadrée par des expertises médicales incontestables. Mais enfin l'acupuncture ou l'ostéopathie, par exemple, sont désormais des médecines qui sont reconnues et en partie remboursées, l'idée étant d'offrir en tant que de besoin une médecine moins uniquement dépendante des grands laboratoires privés pharmaceutiques... (Acclamations et applaudissements) ...et une médecine d'ailleurs plus douce et plus respectueuse de la volonté des patients, encore une fois encadrée par des expertises médicales. Il s'agit pas non plus d'accepter tout et n'importe quoi. Enfin le 12e point : nous libérerons la santé de la mainmise des acteurs privés.

Nous relancerons une politique publique de production des médicaments en France. Et nous favoriserons la recherche indépendante et publique. Nous assurerons une formation de qualité et des débouchés effectifs aux étudiants. Nous adapterons le numerus clausus aux besoins de la France. Nous dimensionnerons en conséquence les capacités de formation. Vous savez qu'il va y avoir des déserts médicaux qui vont arriver. On est dans une situation ahurissante, en fait, en France. Nous allons prendre les choses à bras-le-corps. Nous réaffirmerons le code de déontologie des professions de la santé. Nous préserverons l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de la mission.

Nous réaffirmerons le libre choix du médecin par le malade, la liberté des prescriptions du médecin, l'entente directe entre le malade et le médecin en matière d'honoraires et le paiement direct des honoraires par le malade au médecin. (Applaudissements) Et nous allons garantir la confidentialité de la relation patient-médecin, le secret médical et la protection des données, puisque maintenant, avec de plus en plus d'assurances privées, c'est de plus en plus tout le secret médical qui risque de disparaître par l'intermédiaire justement de dossiers informatiques généralisés.