Edwige Diaz : « Il appartient au RN de présenter aux français un discours de vérité »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Sous-titrage Société Radio Et pour en parler, nous recevons Edwige Diaz. Bonjour, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, sénatrice RN de la Gironde, nouvellement élue, et vous avez pris la présidence du nouveau groupe RN-IDR au Sénat, que vous avez choisi d’appelé Union nationale pour les territoires.
- 0:43OuverteRéponse directe
Il y avait besoin pour votre parti de se crédibiliser sur la question économique ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Et donc il nous appartient de présenter aux Français un discours de vérité. Et donc nous allons indiquer tout à l'heure avec que Marine Le Pen, Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy. Quelle sera notre trajectoire budgétaire pour redresser les finances publiques de la France ? Ça ne vous effraie pas si vous deviez être au pouvoir, cette situation que vous décrivez ?
- 2:03FerméeRéponse partielle
Pour qu'on comprenne bien, c'est ce chiffre de 125 milliards sur 5 ans. Pour qu'on comprenne bien, c'est deux fois moins que ce que propose Sébastien Lecornu, qui est sur 54 milliards en une année ? Est-ce que c'est suffisant pour résorber l'ardette et le déficit ?
- 2:41OuverteRéponse directe
L'Union Européenne ne nous en reverse qu'une partie de plus en plus petite chaque année et surtout elle nous impose la manière dont nous devons dépenser ces fonds. Mais qu'elle reverse notamment à nos agriculteurs par exemple que vous défendez c'est-à-dire vous allez dire à nos agriculteurs vous asseyez sur les aides de l'impact ?
- 3:14FerméeRéponse directe
Mais est-ce que ça veut dire s'il n'y a plus de contribution ? Il n'y a plus de contribution ou il y a moins de contribution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:24Edwige DiazFait
« nous sommes prêts psychologiquement, intellectuellement. Ça fait plusieurs années que nous travaillons. Nous avons des spécialistes des finances. »
- 2:03Edwige DiazPromesse
« c'est notre objectif. D'ailleurs, Marine Le Pen s'est exprimée très clairement dans une tribune à l'Opinion le 2 octobre dernier, où elle a indiqué notre d'or budgétaire que nous allons la soumettre par référendum aux français et le but c'est de ramener la dette à 60 % du PIB »
- 2:41Edwige DiazChiffre
« la contribution de la France au budget de l'Union Européenne qui va quand même dépasser les 30 milliards d'euros l'année prochaine »
- 3:14Edwige DiazChiffre
« nous donnons 30 milliards d'euros, nous en récupérons à peu près la moitié »
- 3:47Edwige DiazChiffre
« nous perdons plus de 10 milliards d'euros »
- 5:31Edwige DiazFait
« aujourd'hui, notre dette est détenue par des capitaux étrangers. Donc ça veut dire que nous ne sommes plus maîtres chez nous en matière en matière de dettes, de créanciers. »
- 8:00Edwige DiazFait
« les macronistes ont décidés de ne pas augmenter de manière significative le budget de l'éducation nationale »
- 8:42Edwige DiazFait
« l'année dernière, les socialistes ont refusé de censurer le gouvernement qui prévoyait dans son projet de loi la suppression de 4000 postes d'enseignants »
- 9:22Edwige DiazFait
« nos enseignants ne font pas partie des mieux payés de l'Union Européenne »
- 10:05Edwige DiazPromesse
« il faut réparer cette crise des vocations et puis surtout il faut rétablir l'ordre »
- 11:53Edwige DiazPromesse
« nous sommes très attachés au principe du casseur-payeur »
Temps de parole
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Sous-titrage Société Radio Et pour en parler, nous recevons Edwige Diaz. Bonjour, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, sénatrice RN de la Gironde, nouvellement élue, et vous avez pris la présidence du nouveau groupe RN-IDR au Sénat, que vous avez choisi d appelée ? Union nationale pour les territoires. Voilà, on va en parler. Une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vessé-Redon. Bonjour Fabrice. Bonjour Ariane. Bonjour Edith. Fabrice du groupe Ebra. Ce sont tous les journaux régionaux de la façade est de la France. On va commencer par ce contre-budget puisque c'est aujourd'hui
que le RN le présente. Il y avait besoin pour votre parti de se crédibiliser sur la question économique ? Non, parce que je crois aujourd que le RNN est réellement perçu comme le Parti étant en mesure de présenter la meilleure politique économique possible. D'ailleurs, ça a été attesté par un sondage récemment. Et puis surtout, aujourd 83 % des Français estiment que le bilan économique d'Emmanuel Macron est mauvais. Et ils ont raison de penser ça, puisqu'on voit que la dette est toujours sous-estimée, qu'on voit que la croissance quant à elle est toujours sur-estimée par les macronistes, qui en définitive nous laisse un véritable fardeau budgétaire.
Et donc il nous appartient de présenter aux Français un discours de vérité. Et donc nous allons indiquer tout à l'heure avec que Marine Le Pen, Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy. Quelle sera notre trajectoire budgétaire pour redresser les finances publiques de la France ? Ça ne vous effraie pas si vous deviez être au pouvoir, cette situation que vous décrivez ? Écoutez, nous sommes prêts psychologiquement, intellectuellement. Ça fait plusieurs années que nous travaillons. Nous avons des spécialistes des finances. Je pense bien évidemment à Jean-Philippe Tanguy, mais à beaucoup d'autres de mes collègues et puis je vais vous dire sincèrement on ne peut plus laisser la france entre les mains de ceux qui l'ont conduite à ce niveau d'endettement là
et on peut encore moins la laisser entre les mains de la gauche dont on connaît le programme économique absolument effrayant. L'immense majorité des chefs d'entreprise redoutent l'accession au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon parce qu'ils savent qu'à ces conditions-là, ils mettront très clairement la clé sous la porte. – Alors vous le dites, la situation financière budgétaire du pays compliqué, il y a un chiffre quand même qui est sorti de votre contre-budget, c'est ce chiffre de 125 milliards sur 5 ans. Pour qu'on comprenne bien, c'est deux fois moins que ce que propose Sébastien Lecornu, qui est sur 54 milliards en une année ? Est-ce que c'est suffisant pour résorber l'ardette et le déficit ? En tout cas, c'est notre objectif. D'ailleurs, Marine Le Pen s'est exprimée
très clairement dans une tribune à l'Opinion le 2 octobre dernier, où elle a indiqué notre d'or budgétaire que nous allons la soumettre par référendum aux français et le but c'est de ramener la dette à 60 % du PIB donc c'est un discours de vérité de clarté nécessité exactement on est
je pense par exemple à la contribution de la France au budget de l'Union Européenne qui va quand même dépasser les 30 milliards d'euros l'année prochaine et je précise pour nos téléspectateurs les 30 millions 30 milliards d'euros que nous donnons chaque année à l'Union Européenne. L'Union Européenne ne nous en reverse qu'une partie de plus en plus petite chaque année et surtout elle nous impose la manière dont nous devons dépenser ces fonds. Mais qu'elle reverse notamment à nos agriculteurs par exemple que vous défendez c'est-à-dire vous allez dire à nos agriculteurs vous asseyez sur les aides de l'impact ? Non parce que regardez ce que je viens de vous dire c'est que nous donnons 30 milliards d'euros, nous en récupérons à peu près la moitié
et en plus nous avons des règles strictes pour la manière dont nous devons dépenser cet argent. Ça veut dire qu'au Au passage, nous perdons plus de 10 milliards d'euros. Donc avec nous, les agriculteurs continueront d'avoir des soutiens financiers, mais surtout avec nous, les agriculteurs, leur voix sera portée parce que Vous le savez, nous sommes contre, par exemple, la multiplication des traités de libre-échange qui pénalisent nos agriculteurs parce qu'ils les mettent en situation de concurrence internationale déloyale. Et nous cesserons d'appliquer les surnormes qui, là aussi, pénalisent la compétitivité de nos agriculteurs. – Mais est-ce que ça veut dire s'il n'y a plus de contribution ? Il n'y a plus de contribution ou il y a moins de contribution ?
– Non, il y a moins de contribution, absolument. – Mais il y a quand même une contribution… – Oui, parce que nous ne souhaitons pas sortir de l'Union européenne, nous disons C'est ma question, parce que là, s'il y a moins de contributions, si on ne transpose plus les règles de l'Union européenne, c'est quoi ? C'est un fréquilibre déguisé un peu. Non, ça c'est ce que nos opposants politiques nous disent. Mais nous, nous voulons baisser de 6 milliards d'euros notre contribution nette au budget de l'UE. C'est-à-dire que nous continuons de contribuer, mais dans une moindre mesure... J'arrive de l'Assemblée nationale, j'ai été membre de la Commission des finances et je me souviens que Mme de Montchalin nous expliquait que c'était C'est impossible
d'aller négocier avec Bruxelles une diminution de notre rapport financier. Et puis là, on se rend compte que finalement, c'est possible. C'est souvent comme ça avec le Rassemblement national. On dit des choses, on nous dit que ce n'est pas possible. Et finalement, ils appliquent nos mesures Tant mieux qu'ils appliquent nos mesures Mais je pense que pour que nos mesures soient véritablement appliquées Il faut une politique du RN Et en tout cas, c'est celle qui est vraiment attendue par les Français Je reviens à ce que vous avez dit La règle d'or budgétaire, référendum qui sera fait par Marine Le Pen si elle arrive au pouvoir. C'est quand même un changement de pied du Rassemblement national puisque vous n'étiez pas pour la règle d'or budgétaire il y a encore quelques temps.
Alors c'est pas tout à fait la même règle d'or que celle imposée par les traités de Bruxelles, c'est une autre règle d Mais ce que je veux dire, c'est que c'est aussi une question de souveraineté. Parce qu'aujourd'hui, notre dette est détenue par des capitaux étrangers. Donc ça veut dire que nous ne sommes plus maîtres chez nous en matière en matière de dettes, de créanciers. C'est la raison pour laquelle, si nous reprenons les commandes de notre politique budgétaire, nous dépendons moins de l'international et des des capitaux étrangers. Et puis c'est aussi une question de crédibilité de la France, parce que quel pays ou quelle entreprise voudrait venir investir chez nous
si jamais ils se rendent compte qu'en France, on n'a pas une situation économique pérenne et donc voilà en fait tout ça c'est un enjeu de souveraineté avant tout et donc c'est pour ça que nous allons demander aux français est ce que oui ou non vous souhaitez que l'on reprenne les commences des commandes de ces politiques c'est trop c'est trop d'Europe aujourd'hui pour vous vous évoquez vous n'évoquez pas la sortie de l'union européenne mais c'est trop d'Europe en même temps certains Anglais beaucoup d'Anglais se reposent la question de revenir c'est pas que c'est trop d'Europe c'est que c'est trop de mauvaise Europe en définitive c'est trop de madame von der Leyen c'est trop de commission européenne c'est trop la voix de
la France qui est assombrie qui est méprisée pourquoi parce qu'Emmanuel Macron a échoué dans tous les domaines donc en fait a perdu de son poids politique et nous nous souhaitons avec Marine Le Pen et nos alliés partout en Europe eh bien recréer cette Europe des nations et précisément des nations souveraines c'est ce que nous nous employons à faire au Parlement européen avec nos nombreux députés européens qui sont présidés dans le groupe et présidée par Jordan Bardella et figurez-vous que notre voix est entendue au sein de l'Union européenne aujourd'hui et même j'ai envie de vous dire l'élection de Marine Le Pen est attendue en Europe. Mais l'Europe des nations ça veut dire on est tous ensemble mais chacun chez soi, chacun avec ses règles
– Non, ça veut dire que nous sommes très respectueux de la souveraineté des uns et des autres. C'est-à-dire, nous... – Il n'y a plus de règles communes en règle ? – Il peut y avoir des règles, mais dès lors qu'elles n'empiètent pas de manière excessive sur la souveraineté des pays. Donc nous, nous sommes pour l'Europe des coopérations, de la construction, mais dans le respect des souverainetés des pays, en fait.
On parle des manifestations en ambray, sur cette actualité chaude, avec une journée qui s'annonce chargée du côté des lycées. Pour revenir une seconde sur ce qui s'est passé ces derniers jours, comment on fait pour en sortir Là, il y a de la casse. Comment on fait pour s'en sortir ? Surtout quand il n'y a pas de texte à retirer et qu'il n'y a plus un sou dans les caisses. Déjà, si on en est là, ce n'est pas le résultat d'une fatalité. C'est parce que les macronistes ont décidés de ne pas augmenter de manière significative le budget de l'éducation nationale. Et on en est là aussi parce que l'année dernière, les socialistes ont refusé de censurer le gouvernement qui prévoyait dans son projet de loi la suppression de 4000 postes d'enseignants.
Donc là, aujourd'hui, si on se retrouve avec des classes surchargées... Vous pensez que tout parle là ? Non, mais je dis que ça n'est pas incohérent de le souligner. La question de l'absence, du non-remplacement des professeurs absents est présente depuis un certain nombre d'années. Quand j'étais député, j'ai interpellé un nombre incalculables de fois, les différents ministres de l'éducation nationale et les rectorats pour dire attention, il y a les parents qui nous alertent sur le non-remplacement des professeurs absents. Donc je ne jette pas du tout la pierre aux professeurs qui ont le droit d'être absent. Par contre, l'éducation nationale n'a pas joué son rôle en matière de remplacement de ses enseignants. Donc la colère est légitime.
Mais ça veut dire que ce que vous ferez si vous arrivez au pouvoir ? C'est quoi ? Augmentation du budget de l'éducation alors qu'il augmente déjà ? Et c c'est quoi ? Augmentation du nombre de professeurs malgré une démographie scolaire en baisse ? Oui mais justement la baisse de la démographie ne doit pas servir de justification au non remplacement des professeurs. Au contraire, malheureusement moi je voudrais qu'il y ait plus de natalité en France mais s'il y a une baisse de la démographie et bien autant que les classes soient moins surchargées, que les enseignants puissent mieux s'occuper des élèves. Je le dis un recrutement des enseignants, aussi une revalorisation de leur salaire parce qu'il faut savoir que nos enseignants ne font pas partie des mieux payés de l'Union Européenne
et donc en fait il faut réparer cette crise des vocations et puis surtout il faut rétablir l'ordre et dire aux enseignants nous allons vous soutenir, vous savez il y a quelques années il y a eu la politique pas de vague c'est à dire les enseignants commençaient à subir cet ensauvagement de la société qui est aussi présent en classe et malheureusement ils n'étaient pas soutenu par la hiérarchie donc en fait il faut changer le paradigme. Mais le pas de vague c'est encore le cas, ça n'a pas changé le pas de vague ? Eh bien écoutez moi j'ai un certain nombre de témoignages d'enseignants qui votent entre parenthèses de plus en plus pour le Rassemblement national et je m'en réjouis et qui nous disent vous vous savez on n'est pas tellement soutenu par la hiérarchie,
des fois on nous dit de ne pas trop en parler donc oui c'est encore un problème et moi je veux le dire avec nous les enseignants seront littéralement soutenus. Qu'est-ce que vous attendez les enseignants ? Le fonctionnement tel qu'il est aujourd des enseignants dans ce pays, il vous convient au Rassemblement National ? Moi je pense oui que les enseignants font leur travail avec beaucoup d'implication, beaucoup de dévouement dans un contexte qui n'est pas facile, des locaux dégradés, une violence qui augmente, des salaires insuffisants... Mais qu'est-ce que vous voulez leur demander ? C'est ça ma question. Je vais leur dire de tenir bon, je vais leur demander de tenir bon, qu'avec Marine Le Pen nous arrivons, que nous mettons l'enfance
et l'enseignement au cœur de nos préoccupations et qu'avec nous, ils seront soutenus. Et pour revenir sur la contestation, malheureusement, elle n'a épargné aucun département en France. Moi, je voudrais parler de mon département, la Gironde. Mais oui, vous voyez, même dans des lycées réputés tranquilles ou dans des secteurs réputés tranquilles, par exemple le lycée Maxlinder à Libourne, c'est le proviseur qui lui-même a dû aller éteindre une poubelle en feu au lycée Cousteau à Saint-André de Kubzak. C'est une salle qui a été incendiée. Et bien sûr, il y a eu d'autres lycées à Bordeaux comme le lycée François-Bernier. Mais vous la soutenez ou pas cette mobilisation ? Alors nous soutenons les revendications mais pas la bordélisation ni l'accaparement
ni la politique de la France insoumise qui vise à conflictualiser et à brutaliser toutes les revendications. Donc, qui va payer ? J'estime que bloquer, casser, brûler, ça n'est pas une solution et donc ça n'est pas une solution et donc ça n'est pas aux contribuables de payer. Il faut que les délinquants soient identifiés et s'ils sont mineurs, c'est aux parents de payer parce que là, vous voyez, nous au RN, nous sommes très attachés au principe du casseur-payeur. Et d'ailleurs, nous avions proposé... Nous avions déposé une proposition de loi en la matière qui a été rejetée par l'ensemble des groupes à l'Assemblée nationale quand j'y Mais il y a un projet, ça prend partie des premiers que vous allez examiner. Mais est-ce que vous allez le voter ?
Je vous dis, nous, le principe du casseur payeur, nous y sommes attrachés. Ce que je vois là aujourd'hui, c'est que c'est le principe du bosseur payeur, c'est-à-dire les Français, les contribuables qui vont devoir payer deux fois en définitive. – Mais juste pardon sur le texte, parce que le 27 octobre, vous allez devoir vous prononcer sur ce texte. – Eh bien tant mieux, je ne l'ai pas encore lu, mais si le titre, si le contenu du texte est conforme au titre que vous évoquer, bien entendu que nous pourrons voter tout ce qui vise à appliquer le principe du casseur-payeur. Par contre, si ce texte vise à augmenter, à créer une taxe comme ils ont voulu le faire pour les émeutes en 2023, c'est-à-dire faire en sorte que ce soit les contribuables, les assurés qui payent une prime d'assurance
pour compenser ces ces dégradations et bien là nous y serons défavorables mais vraiment je voyais c'est une perte de temps nous nous l'avons proposé cette loi en fait de permettre à l'état d'aller sanctionner les parents d'enfants qui se comportent mal et c'était en 2023 donc vous voyez on a perdu trois ans et c'est bien dommage donc en fait cette loi qui arrive dans la précipitation eh bien j'espère qu'elle apportera des solutions mais je doute parce que désolé de le dire mais j'ai plus du tout confiance en Quand vous entendez par exemple Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France LR qui dit moi je donnerai plus de subventions aux lycéens qui ont commis des dégradations. Ça ce sont des mesures que vous soutenez ? Mais oui tant mieux je veux dire en fait tout ce
qui va dans le bon sens c'est à dire dans le principe de la responsabilisation des délinquants et de la sanction des délinquants ça me va voyez moi je suis élu au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine on recense 25 lycées qui ont été dégradés. Quel montant ? Quel montant C'est là mais parfait j'allais prendre cet exemple précis et vous n'êtes pas la région la plus touchée certaines on parle de 20 millions d'euros c'est considérable c'est considérable vous divisez par le nombre de personnes qui peuvent passer en en justice, conseil de discipline etc et souvent ce ne sont pas que des élèves d'ailleurs vous le savez est-ce que c'est réaliste dire j'ai 20 millions d'euros à re-répartir sur peut-être 10 personnes est-ce que c'est réaliste ?
Oui c'est parce que vous voyez la sanction doit être dissuasive et moi je n'ai aucun état d'âme si des personnes cassent délibérément du matériel public empêche les élèves d'aller étudier terrorise les professeurs et bien oui si leurs parents doivent payer pendant des années s'ils doivent faire l'objet d'une expulsion de leur logement social par exemple si les élèves une fois qu'ils seront en travail doivent payer toute leur vie et ça me va, au moins ça leur servira de leçon. Et je pense que le laxisme dont bénéficient les délinquants dans notre pays fait partie des causes qui contribuent à la galvanisation de ces délinquants qui se croient tout permis. On ne peut plus avoir une manifestation aujourd'hui. On ne peut plus avoir de revendications qui ne découlent pas sur de la violence.
On l'a vu avec les gilets jaunes, on l'a vu avec la réforme des retraites, on le voit avec les manifestations sur le Covid, on le voit maintenant avec les Et puis on le voit aussi d'une manière générale, on ne peut pas fêter un 14 juillet, un 31 décembre, une victoire ou une défaite en foot sans qu'il y ait le bazar dans le pays. Et là je le dis clairement, les macronistes ont une responsabilité dans cette situation de chaos et nous nous y mettrons – Donc vous soutenez les revendications, mais vous ne serez pas dans la rue. Les élus RN ne seront pas dans la rue aujourd'hui. – En fait, nous allons faire des propositions et nous disons aux gens « tenez bon, la présidentielle ça arrive, vous ne trompez pas de bulletin de vote ». – Fabrice, on va parler de votre arrivée, votre groupe au Sénat.
– Bah oui, alors moi il y a une question que je m c'est qu'est-ce qui fait qu'à 36 ans je peux dire votre âge je crois qu'il a été par 38 pardon excusez moi mais dans ce sens là qui fait qu'on choisit le sénat plutôt que l'assemblée nationale où vous étiez plutôt bien oui Oui, j'ai apprécié mes quatre années de mandat à l'Assemblée nationale. J'ai en plus eu le privilège d'être la seule députée réélue dès le premier tour de toute la région Nouvelle-Aquitaine en 2024. Mais à un moment donné, il ne faut prendre ses responsabilités, c'est-à-dire en allant au Sénat, je laisse le siège de la 11e circonscription de la Gironde à Christine Dumas, ma suppléante qui est une dame remarquable. Et nous, il fallait que nous obtenions ce groupe au Sénat.
Et donc, j'en ai discuté avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, avec ma fédération de Gironde, notre déléguée départementale, Jimmy Bourlieu, et nous avons estimé... Ils vous ont incité à y aller ? Ils ont contribué ? On en a discuté ensemble, oui. Mais disons que j'étais la parlementaire la plus expérimentée RN du département. J'étais membre de la délégation aux collectivités territoriales de l'Assemblée. J'ai été deux fois conseillère municipale. Donc on m'a dit, allez Edwige, il faut que tu ailles gagner ce siège qui n'était pas gagné. Puisque c'était aussi ma troisième candidature pour les élections sénatoriales 2014, 2020, 2026. Et en 2020, très modestement, nous avions recueilli 79 voix. Là, nous faisons fois 9 puisque nous obtenons 709 voix.
Et donc la marche était très haute. Le pari n'était pas gagné d'avance. Mais nous avons fait campagne grâce à mes colistiers, grâce aux élus locaux courageux qui ont manifesté leur envie d alternance. – Un groupe de 15 membres, est-ce que quelque part… Alors vous avez élu 12 sénateurs RN plus vos deux alliés UDR et vous avez réussi à rallier une ancienne sénatrice salaire. Est-ce que là, il n'y a pas quand même une forme d'échec
et nous avons réussi à le faire grâce notamment à des départements comme la Gironde, qu'on n'attendait pas spécialement en arrivée au Sénat. Donc déjà c'est une immense… – La salle maritime qu'on attendait encore moins. – Oui absolument et j'en profite pour pour adresser un salut à mes collègues du groupe Union nationale pour les territoires. Donc voilà, nous déjà c'est une première victoire, réussir à constituer un groupe au Sénat. Cerise sur le gâteau, nous allons intégrer le bureau du Sénat puisque nous aurons ou un secrétaire ou peut-être même un vice-président de manière tournante et donc ça, ça contribue bien sûr à l'institutionnalisation du RNN et nous Nous réparons quelque part cette asymétrie, puisque nous avons
quand même 11 millions d'électeurs dans le pays et nous n'avions que trois sénateurs. Fabrice, on termine en parlant de Jordan Bardella. Oui, je ne vais pas refaire l'historique de la polémique ces derniers jours, mais est-ce que vous comprenez les mois que jettent chez les Français les propos antisémites qui lui sont prêtés ? Alors, Jordan Bardella a contesté ses propos antisémites. Moi, je lui accorde tout mon soutien et d'ailleurs, tout le rassemblement national, comme Marine Le Pen, comme tous les cadres du Rassemblement National, mais aussi dans la population. Parce que moi, je le vois sur les réseaux sociaux ou les textos que j'ai reçus. Les gens ne sont pas dupes de ces tentatives de manipulation qui arrivent de ce qu'ils croient, de le partenu posant du Rassemblement
national qui s'appelle Média. D'accord, mais est-ce que quand même, il y a une question, est-ce qu'on se dit, finalement la dédiabolisation RN c'est une façade ? Mais ça c'est ce dont rêvent nos opposants politiques, parce que vous vous rendez bien compte, il faut se mettre un dans leur tête. Nous avons les deux personnalités politiques préférées des Français, Marine Le Pen et Jordane Bardella, qui ont un mouvement politique, qui est lui aussi le mouvement préféré des Français, et nous sommes tous en ordre de en ordre de bataille pour remporter l'élection présidentielle. Tous les sondages nous donnent gagnants pour cette élection présidentielle. Petite parenthèse, ça ne veut pas dire que nous n'allons pas travailler et que nous nous reposons sur nos lauriers.
Donc, en fait, on sait très bien que le système panique, que nos opposants paniquent et que, eh bien, ils essayent de faire feu de tout. Voilà, par contre, mais là, il y a un article avec des faits. Alors, Jordan Bardet, la contexte, vous l'avez dit. D'accord, mais bon, les journalistes maintiennent leurs informations. Ça interroge quand est-ce que vous pouvez dire qu'il n'y a plus d'antisémitisme aujourd'hui au Rassemblement national ? Il n'y a pas d'antisémitisme au Rassemblement national. La justice tranchera puisque Jordan Bardella a réfuté toutes ces accusations qu'il a qualifiées de manches songères et je vous confirme que je lui adresse tout mon soutien. Puis je vais vous dire, les personnes qui savent le mieux ce que nous pensons de nos compatriotes de confession juive,
eh bien ce sont nos compatriotes de confession juive eux-mêmes qui eux estiment que le vrai danger en France, c'est la France insoumise. Et ils savent que nous, nous sommes un véritable bouclier, un véritable grand pas contre l'antisémitisme. Moi je suis membre du groupe d'amitié France-Israël, je participe chaque année à la journée en hommage au Juste de France. Et je peux vous dire que nous sommes très bien reçus, et tant mieux donc en fait tout le reste c'est de la politique. Mais par exemple chez vos élus locaux, parce que bon là c'est avéré, à Bergerac, en Dordogne, Il y a trois élus RN qui ont refusé de baptiser une école du nom d'une rescapée de la Shoah qui était devenue une élue locale communiste. Est-ce que vous comprenez que ce genre de vote, ça interroge Alors, du coup,
la Dordogne c'est ma région, la Nouvelle-Aclaine je connais parfaitement bien le sujet Il s'agit de nos trois élus dont c'est le premier mandat municipal Ils avaient l'intention de s'abstenir sur cette délibération, pour deux raisons. La première, c'est qu'il respectait parfaitement le drame qu'a subi cette pauvre dame quand elle était enfant. Mais d'un autre côté, il n'était pas dupe que cette Cette dame était une opposante politique qui s'est comportée de manière absolument sectaire avec tous les élus de Rassemblement national, refusant même de leur serrer la main. Et ce qui s'est passé en conseil municipal, c'est que le maire qui est de gauche, eh bien, les a provoqués, insulté leur à couper le micro, à réaliser un refus de démocratie, voilà, un refus de respect.
Et donc pour cette raison, ils ont décidé de voter contre, étant entendu que la délibération allait quand même passer. C'est-à-dire qu'ils ont expliquer que si leur voix avait contribué à faire échouer ce baptême de classe, eh bien ils n'auraient pas voté contre. Donc en fait là aussi, c'est une espèce d'affaire qui est montée de toutes de pièce contre des élus locaux du RN qui font remarquablement bien leur travail dans un contexte difficile parce qu'à Bergerac, c'est quand même très gauche et franchement, le maire a manqué d'élégance en la matière. Merci Edwige Diaz. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Fabrice, la une de l'Est républicain. Mouvement lycéen, une journée décisive.
Edwige Diaz