Soldats tués, Ukraine, 2027... Benjamin Haddad est l'invité de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Benjamin Hadad. Bonjour. On va parler de ce qui joue en ce moment en Europe.
Mais avant, nous avons appris hier la mort d'un deuxè militaire français de la finule lors d'une attaque au sud-liban attribuée au au Esbola. Après la dudan, Florian Montorio, c'est donc le caporal chef Anissé Girardin qui a perdu la vie. Comment la France doit réagir ?
Je voudrais rendre hommage d'abord à la mémoire du caporal chef Anissé Girardin qui est mort après vous l'avez dit l'adudent Floriant Motorio. Ils sont tous les deux morts pour la France dans le cadre de leur mission qu'il tenait dans la finule pour soutenir les forces armées libanaises pour soutenir la population du Liban, l'intégrité territoriale du Liban. La France sera pas intimidée.
On a dit de façon très claire qui est visé qui est attaqué c'est la France par sa participation à la finule. Donc la mission de l'ONU au Liban qui euh vise à soutenir les forces armées libéanaises pour désarmer le Esbola. Donc maintenant le travail qui doit être fait c'est euh la responsabilité des autorités euh libanaises pour arrêter et pour traduire devant la justice les responsables.
Le Esbola qui a visé ce comptaging agent de la finule pendant qu'il est en train de faire ses activités notamment des activités de des minages. Il n'est pas question pour la France de quitter la finule après ces drames. Non, on l'a dit de façon très claire.
On est au sein de la finule et puis même le mandat de la finule viendra à son terme à la fin de l'année, mais on continuera à en accord avec les autorités libanaises dans un cadre qui reste à définir mais un cadre international à travailler au côté des autorités libanaises parce que l'objectif encore une fois c'est que les forces armées libanaises puissent reprendre le contrôle de l'intégralité du territoire puissent prendre le contrôle de ce qu'on appelle du monopole des armes au Liban et qu'on puisse mener à la paix et puis l'intégrité la souveraineté pour ce pays. Le Esbola a une responsabilité immense dans la situation aujourd'hui. Il agit comme un proxy, comme un relais de l'Iran contre les intérêts du Liban.
Il y a une deuxième séance de discussion directe entre Israël et Liban qui vont débuter aujourd'hui même à Washington et pourtant la France en est absente. Pourquoi est-ce que Emmanuel Macron n'a pas pu s'imposer à la table des négociations alors qu'on a des liens historiques avec le Liban ? Est-ce que c'est parce que Israël s'y est opposé ?
Non mais regardez la vérité c'est que aujourd'hui déjà il y a un effort diplomatique qui peut être historique de dialogue entre le Liban et entre Israël. C'est ce que la France n'a cessé d'appeler de ses vœux et puis nous avons été impliqués dans ce dialogue. Nous avons été au côté des autorités libanaises.
Le premier ministre libanais était il y a quelques jours à Paris au côté du président de la République. On restera au côté du Liban. Je parlais de notre rôle dans la finule.
Donc nous avons un rôle aussi sur les sur le terrain et d'ailleurs encore une fois nous avons perdu deux hommes en lien avec ce rôle, cette implication de la France et donc nous continuons à prendre nos responsabilités. Je rappelle qu'il y avait 49 dirigeants chefs d'état de gouvernement qui étaient à Paris la semaine dernière aussi dans le cadre de la coalition que nous voulons mettre en place pour assurer la liberté de navigation dans le D3 d'ormous. La France prend ses responsabilités, joue un rôle moteur et on peut en être fier et on peut en être particulièrement fier et je vaux leur rendre hommage encore une fois auprès de 700 soldats français qui sont sur le terrain qui prennent des risques pour défendre leur pays, pour défendre le droit.
Après cet entretien, vous participez au Conseil européen à Chypre au côté d'Emmanuel Macron. Au menu, la réponse apportée par l'Europe au conflit en Iran. Un des tr d'ormous qui est toujours bloqué, des négociations qui semblent au point mort.
Que peut faire l'Europe ? Eh bien, je vous donneris l'exemple à l'instant de euh la coalition que nous avons mis en place euh la semaine dernière à Paris, 49 d'État gouvernement autour du président de la République pour commencer à travailler au cadre et cadre légal, cadre politique et diplomatique pour pouvoir déployer une mission euh qui assurera la liberté de navigation de Dorm. Mais ça c'est quand parce que c'est une fois que les armes seront tu c'est quand c'est quand les conditions seront remplies.
Donc une fois qu'on sera pas dans une guerre active, il s'agit de pouvoir de façon pacifique après assurer dans besoin de sécuriser je vous donne un exemple je vous donne un exemple voisin puisque vous savez que dans la mer rouge où on avait eu notamment les épisodes avec les outils ces dernières années, nous avons déployé une mission européenne qui s'appelle Aspidè. Il y a des frégates françaises au côté des Italiens, des Grecs notamment. qui assure la liberté de navigation.
C'est une mission qui fonctionne. On a d'autres missions par exemple auprès autour de la CNE de l'Afrique pour lutter contre la piraterie Atalane. Donc nous avons ces missions européennes et là aussi on a un exemple des Européens qui prennent leur sécurité en main.
Un dernier mot sur ce sujet-là. D'après Donald Trump, les discussions entre américains iraniens pourraient reprendre dès vendredi. Est-ce qu'il faut le croire ?
Écoutez, en tout cas, il faut le souhaiter. Il faut souhaiter qu'on puisse trouver une voie diplomatique euh à des problèmes qui sont réels et qui sont graves. Euh le programme nucléaire iranien, le programme de missile balistique de l'Iran, le soutien de l'Iran à des proxy terroristes et déstabilisateurs dans la région.
Donc il y a des sujets sur lesquels encore une fois, c'est des sujets que nous avions mis sur la table depuis longtemps. Les vous savez les Français, les Européens, ils ont négocié pendant longtemps avec l'Iran notamment sur la question du programme nucléaire. Sont des sujets extrêmement complexes qui demandent du temps dans la négociation et à la diplomatie. en ce moment que ce sont les Iraniens qui ont la main.
Non mais en fait la question c'est que là on est dans le commentaire au quotidien à court terme de sujets qui sont des sujets complexes et qui vont prendre du temps. Et vous savez ces négociations sur le nucléaire, ça fait des décennies qu'elles durent. Elles avaient été d'ailleurs initiées en E3, vous savez, il y a plus de 20 ans par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Il y avait eu un accord, l'administration Trump s'en était retirée. Le plus important maintenant, c'est de retrouver un cadre qui permette encore une fois la fin du programme nucléaire clandestin de l'Iran, de son programme de missile balistique qui, on l'a vu est une menace pour la région et de son soutien à des proxy déstabilisateurs comme le Esbola ou le Hamas. Il y a néanmoins une bonne nouvelle avant ce Conseil européen, c'est la Hongrie qui a levé son véto concernant le prêt de 90 milliards pour l'Ukraine.
Donc ça, vous nous le confirmez ce matin, c'est sûr, c'est acté, ce sera effectif quand ? Alors, ça devrait être finalisé aujourd'hui. Je suis assez optimiste effectivement sur le fait qu'on trouve un accord.
Ce prêt, qu'est-ce que c'est 90 milliards d'euros à la fois sur le plan militaire et sur le plan économique qui va permettre aux Ukrainiens d'avoir de la visibilité sur les prochaines années. C'était un accord qu'on avait trouvé d'ailleurs largement sous l'impulsion de la France, du président de la République au Conseil européen de décembre et puis depuis, il était bloqué, vous le savez, par la Hongrie. Donc, on devrait pouvoir le débloquer dans les prochaines heures, je l'espère euh ou en tout cas vraiment imminemment.
Euh c'est fondamental et non seulement c'est fondamental pour euh le soutien à l'Ukraine sur le terrain, mais je voudrais dire quand même de façon plus profonde, rappelez-vous, il y a un peu plus d'un an, on avait le rendez-vous entre le président Zelenski, le président Trump et le vice-président V dans le bureau Val. Et à ce moment-là, on se rappelle des commentaires. On disait que euh les Ukrainiens allaient être forcé à une capitulation par les États-Unis en 24 heures, que les Européens seraient nulle part, seraient pas autour de la table.
Et ce qu'on a vu depuis un an, c'est qu'on a monté la coalition des volontaires pour travailler sur les garanties de sécurité à l'Ukraine et puis surtout pour coordonner notre soutien aux Ukrainiens avec les Européens, mais aussi avec les Britanniques, avec les Australiens, les Canadiens. On l'a fait sous l'impulsion de la France et puis après nous avons décidé, là on va finaliser enfin ce près de 90 milliards. Donc c'est un exemple aussi des Européens qui défendent leurs intérêts sans les Américains qui se donnent les moyens d'assurer leur souveraineté, d'assurer leur puissance.
Twitter Magar c'est le tombeur de Victor Urban aux législatives en Hongrie. Il a toujours conditionné son accord définitif à la reprise de livraison de pétrole russe. Il n'a pas non plus prévu de soutenir l'Ukraine.
On le voit, vous le connaissez bien cet interlocuteur, mais on voit que tout n'est pas non plus un chemin de rose. Mais vous savez fondamentalement Peter Magiard, qu'est-ce qu'il dit ? Dit moi je vais soutenir les défendre les intérêts de la Hongrie comme nous défendons les intérêts de la France.
Mais le plus important, c'est qu'il ne soit pas le relais de Vladimir Poutine ou euh de la Chine ou des États-Unis dans le débat dans le débat européen. Il pourra coopérer. Moi, écoutez, je vois en tout cas ces premières déclarations, on jugera sur pièce et puis après on ira travailler avec Peter Mayard comme on travaille avec tous les États européens.
Mais ce que je constate, c'est que c'est d'abord une victoire pour le peuple hongrois parce qu'il a fait une campagne très clairement contre la dérive de l'état de droit et contre la corruption dans son pays et qu'il veut aujourd'hui s'engager dans une relation plus constructive avec les partenaires européens où il défendra ses intérêts. Nous travaillerons ensemble à défendre la sécurité des des Européens et c'est le plus important parce que oui, c'est un conservateur, il défendra ses valeurs mais c'est pas du tout ça sujet. Ça c'est le choix souverain de la Hongrie, mais le plus important c'est encore une fois qu'on ne soit pas après les portes-paroles de Vladimir Poutine comme c'était le cas sur sous Victor Orban qui rappelez-vous son ministre des affaires étrangères faisait fuiter les informations du conseil après à la Russie.
Il y a il y a ce qui se passe en GR puis il y a aussi ce qui se passe en Bulgarie. C'est le parti prorusse qui a remporté la majorité absolue au Parlement. Est-ce que l'arrivée de Rouen Radef qui est désormais à la tête de l'exécutif bulgare, est-ce que ça va donner à nouveau du filetord à Bruxelles ?
Non mais écoutez, [grognement] on avait travaillé déjà avec monsieur Radev dans le passé, donc on continuera à travailler avec les autorités bulgares. Le plus important encore une fois, c'est de trouver du consensus sur les sujets qui concernent notre notre sécurité collective. Donc bien sûr, moi je me rendrai bientôt à Sopia une fois que le gouvernement sera en place pour pouvoir échanger avec eux et et avancer ensemble.
Est-ce que vous avec cette victoire notalement en Bulgarie, est-ce que vous direz que la montée du populisme en Europe se poursuit ? Sa déjà moi je vois que ce qui nous disaient que la montée du populisme, du nationalisme, de l'illibéralisme comme on dit était une fatalité euh ont été détrompé en Hongrie et que quand on porte un discours d'espérance, un discours sur la démocratie, sur les libertés, on peut l'emporter. C'est aussi un message qui est envoyé à tous ceux qui comme nous ne souhaitent pas voir le populisme l'emporter en Europe.
Mais ça veut dire aussi que on doit avoir une offre politique. Ça veut dire qu'on doit porter un message ferme y compris un message clair à la fois sur les valeurs. Mais pour répondre parce que pour moi la priorité numéro 1, c'est de répondre aux préoccupations de citoyens.
Sauf qu'aujourd'hui si on fait si on regarde la situation en France, c'est le RN qui fait la course en tête pour la présidentielle de 2027 et de loin qui peut aujourd'hui arrêter Jordane Bardella ou Marine Le Pen de gagner la prochaine présidentielle ? Alors déjà, moi je vous le savez, je souhaite et j'ai signé avec d'autres une pétition qui demande une candidature unique du centre et de la droite pour pouvoir porter nos couleurs, nos valeurs et se hisser au second tour de l'élection. Gabriel en tête de vous savez on a beaucoup de talent.
On a beaucoup de talent, on a beaucoup d'énergie. Donc ça c'est un problème de riche. Le plus important c'est après un moment de ne pas arriver à 34 qu sur la ligne de départ parce que là ça pourrait être la catastrophe avec l'extrême droite et l'extrême gauche.
Je voudrais mais je voudrais le dire mais je voudrais le dire. Il s'agit pas de dire que le barrage est le seul projet. Moi, je vous je vous disais tout à l'heure que il faut un projet, il faut répondre aux préoccupations des citoyens sur la compétitivité et la prospérité au niveau national comme au niveau européen.
À Chypre, on va parler notre agenda de prospérité, de soutien à l'innovation, d'approfondissement du marché intérieur, de simplification de nos règles et de nos normes, de sécurité aussi euh que par exemple sur la question de la gestion du défi migratoire et de la protection de nos frontières extérieures. On doit le faire en France, on le fait bien sûr au niveau européen. On va adopter bientôt le règlement retour qui va nous permettre de mieux expulser les immigrés en situation irrégulière.
Donc c'est c'est comme ça aussi. C'est en répondant aux préoccupations de ses citoyens sur tous ces sujets que l'Europe l'emportera. Entendu votre message.
Merci. Bonne journée à vous. Merci.
Benjamin Haddad