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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 25 février 2019 24 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Réunion publique à Caudry (59) : discours de Marine Le Pen

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 28 %Défensif 7 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:40PrésentateurPromesse
    « Le respect des nations signifie le respect des peuples, et le respect des peuples signifie le respect des citoyens et des personnes. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

et d'excellents marques d'un raffinement profond boyant ambassadeur dans le monde entier. Je suis venu vous dire pour l'avenir, aux Etats-Unis qui relèguent les anciens systèmes et figures politiques au rang de souvenirs très très lointains. Seulement désormais programmé de l'Uni, avec une chancelière qui chancelle, un Juncker qui titube et des commissaires qui préparent leur carton, qui apparaît pour ce qu'il est, un régime d'à peine deux ans, ne pas un début de cycle, mais une fin de cycle. Pas la modernité, mais un modèle daté. Pas une nouveauté, mais du déjà vu. Pas une œuvre originale, mais une sorte de copier-coller.

Souvenez-vous, en 2012, le système avait prévu que Demi-X-Roscane devait être mis à la tête de la France. Un accident de salle de bain en a décidé autrement. Qu'à cela ne tienne, qu'à cela ne tienne, une grâce bien peu divine nous a resservi le plat en 2017. Non sans l'avoir repassé en cuisine. Macron, en réalité, c'est un recyclage de Strauss-Kahn. L'inspiration euro-mondialiste est là, tout comme l'adhésion à la doctrine d'Ataliv, appelant les hommes au nomadisme, à l'individualisme et au consumérisme. Mais surtout, il y a les éléments tangibles de cette Strauss-Kahnisation du régime Macron. La preuve, ce sont les hommes de l'Elysée.

Toute la garde rapprochée de Macron, ce sont des anciens de l'équipe Strauss-Kahn ou des réseaux Strauss-Kahniens. Tous ! Avec quelques exemples. Ismaël Emelien, le conseiller en communication qui commença en 2006 dans l'équipe de Dominique Strauss-Kahn pour la primaire socialiste. Julien Denormandie, secrétaire général adjoint d'En Marche, conseiller sous le quinquennat Hollande du Strauss-Kahnien Pierre Moscovici, tout comme Alexis Collaire. Stéphane Séjourné, conseiller politique d'Emmanuel Macron, ancien de l'UNEF, dont les biographies nous disent qu'il a soutenu Dominique Strauss-Kahn en 2011 jusqu'à l'affaire du Sofitel.

Cédric O, de l'équipe de campagne de Strauss-Kahn lors de la primaire socialiste de 2006, puis lui aussi issu du cabinet de Pierre Moscovici. Quentin Lefeuille, qui entre dans le cabinet du président par le Strauss-Kahnien Ismaël Emelien. Benjamin Griveaux, vous savez, celui qui ironisait sur les clopes et le diesel. Ancien collaborateur direct de Strauss-Kahn. Gérard Collomb, qui soutient la candidature de Strauss-Kahn à la primaire de 2006, ainsi que son chef de cabinet, M. Girier. Jean-Pizani Ferry, qui fut collaborateur de Strauss-Kahn à Bercy. François Patria, oh, François Patria, c'est le meilleur. C'est un soutien aveugle, lui, de Strauss-Kahn.

Il était même allé jusqu'à clamer le soir de l'arrestation du patron du FMI, un trait complotiste et pathétique. C'est un coup monté, il y a trop d'invraisemblance. Vous le voyez. On est loin du nouveau monde vanté par la communication publicitaire de la campagne présidentielle. Derrière Macron, il y a en réalité la nébuleuse Strauss-Kahn qui a sauté la casse-prison pour atterrir devant la porte de l'Elysée. Comment s'étonner qu'en novembre 2017, peu avant la crise des Gilets jaunes, l'ancien directeur du FMI louait l'action d'Emmanuel Macron et lui prédisait, signe d'ailleurs d'une grande perspicacité, un quinquennat formidable.

Et avec la brillante nomination d'Alain Juppé, une archaïque figure du RPR des années 80 au Conseil constitutionnel, le régime Macron nous montre qu'il réunit bien le pire de la droite et le pire de la gauche. Strauss-Kahn et Juppé, le pire de la gauche et le pire de la droite. Pourquoi s'étonner dans ces conditions de la bénalisation du régime, des coups tordus et des invectifs contre les opposants que l'on constate ? Rappelez-vous Emmanuel Macron, c'était celui qui interdisait à ses partisans de siffler ses adversaires dans les meetings au nom de la bienveillance, qu'il ambitionnait d'instaurer une foi au pouvoir. Qu'en reste-t-il de cette bienveillance ? Rien.

Un système hargneux et agressif, un président méprisant et offensant. Aujourd'hui, il est celui qui insulte le monde entier, traite les dirigeants de la Hongrie et de la Pologne d'esprits fous, traite des alliés européens historiques de la France comme l'Italie de l'épreux et ses concurrents politiques de nazis. Les masques tombent. La macronie, c'est une masure faite de bois vermoulu avec des planches pourries et des vis... Les vis, vous pouvez les écrire V-I-S ou V-I-C-E-S. Beaucoup plus de vis qu'on ne le croit, d'ailleurs. Des vis crouillées. Pour le fond, M. Macron tient à se présenter comme un progressiste.

Un qualificatif vide de sens, attrape tout et donc habile pour séduire l'observateur superficiel. Pour l'électeur de droite, le progrès suggère la réforme, le mouvement, l'idée séduisante que l'on fait avancer les choses. Pour l'électeur de gauche, le mot « progrès » fait croire à la perspective d'une amélioration de la société, à l'émancipation par les acquis sociaux et l'accès aux techniques. Rien n'est plus de trompeur. Macron n'est pas progressiste, mais formidablement régressiste. Sur le plan des grandes libertés publiques, d'abord, loi fake news. Enfin, loi fake news. Le but n'est pas de lutter contre les fake news.

Le but, c'est d'empêcher aux opposants politiques de dire ce qu'ils pensent et qui est contraire à ce que dit le pouvoir. Le contrôle d'Internet, les arrestations préventives, la loi soi-disant anti-casseurs, qui est en réalité une loi anti-gilets jaunes. Les certifications, par exemple, la suppression des enquêtes d'utilité publique, notamment pour l'installation des éoliens. On n'écoute plus ce que le peuple a à dire. La certification de médias officiels. Maintenant, on aura des médias certifiés et des médias non certifiés. Le dévoiement des institutions.

Jamais, je vous le dis de la manière la plus solennelle qui soit, jamais, nos libertés individuelles et nos grandes libertés publiques n'ont autant régressé depuis la Seconde Guerre mondiale. Le macronisme est très clairement un progressisme néolibéral qui prépare l'avènement d'un capitalisme mondialisé et financiarisé. Le plan de navigation d'un bateau sommet de larguer les amarres avec son passé, ses valeurs, ses traditions, ses affections naturelles.

Emmanuel Macron, mais vous le savez, vous l'avez tout de suite perçu, c'est l'ultralibéralisme de la droite en matière économique et sociale et le libertarisme de la gauche pour les valeurs avec pour conséquence directe l'immigration de masse, le laxisme judiciaire total et la dictature des minorités. En clair, c'est un modèle de société hors sol pour les bobos, pour les très riches, pour la caste, mais surtout un modèle auquel les pays du monde entier sont en train de tourner le dos. Le mouvement du monde est un retour aux frontières, au réveil légitime des identités, aux justes régulations, à la défense des intérêts nationaux. Cette France de Macron, mes amis, ce ne peut pas être la nôtre.

Nous qui sommes les partisans de la nation, c'est-à-dire de l'égalité et de la fraternité, d'une France qui regarde tous ses enfants avec le même amour et les invite à partager dans la liberté, retrouver un destin commun. Emmanuel Macron nous fait croire qu'il gouverne la France depuis deux ans. En réalité, il est aux commandes de la politique économique du pays depuis près de sept ans. Cinq ans sous François Hollande comme conseiller puis ministre de l'économie et des finances et deux ans comme président de la République et ministre de tout, au passage.

En sept ans, force est de constater que ce champion pro-business n'a pas réussi à sortir la France de l'ornière, il l'a même enfoncé davantage. La crise des gilets jaunes en témoigne. Le régime d'Emmanuel Macron est désormais confronté à une double crise. Une crise d'efficacité avec un échec généralisé sur le front des déficits, du chômage, du commerce extérieur et puis une crise de légitimité. L'une étant la conséquence de l'autre. Une crise de légitimité, c'est-à-dire de démocratie en fait. Comment pourrait-il en être autrement ? Un progressiste façon Macron, c'est quelqu'un qui sait pour vous ce qui est bon.

Quelqu'un qui ne vous demande pas votre avis et qui croit même pouvoir vous imposer sa conception du bonheur. De fait, tout a été fait, mes amis, pour sortir le citoyen du débat public. Une majorité parlementaire artificielle qui légifère sans accepter le moindre amendement de l'opposition. Des réformes conduites sans concertation, par ordonnance, souvenez-vous. Un gouvernement de techniciens qui méprisent la politique avec un grand P. Un président qui n'écoute que lui-même. Il a fallu la révolte des gilets jaunes pour se rappeler qu'en démocratie, cela peut se passer comme cela. Que le pouvoir appelle du respect et de l'humilité.

Nous, nous l'affirmons, en démocratie, le pouvoir appartient au peuple et à lui seul. Sept ans, la seule chose que notre surdoué de l'économie a su créer, ce sont des taxes, des impôts, des prélèvements. Et cela, sans jamais augmenter, bien entendu, votre pouvoir d'achat. Sous Macron, être un retraité, c'est être un rentier, donc un privilégié. Sous Macron, être un propriétaire, c'est être un ennemi de l'économie marchande. Sous Macron, être un manifestant pacifique, c'est être un factieux. Sous Macron, être automobiliste, c'est être une vache à lait et une cible. Sous Macron, être de la classe populaire, c'est être un fardeau pour la société, un boulet, un poids mort.

Et plus il vous a soutiré d'argent, plus il a puisé dans vos poches, plus l'État s'est appauvri. Plus l'État s'est retiré, plus l'État s'est endetté. Alors je pose une question. Où est passé l'argent ? De notre argent pour nous demander de payer toujours plus et nous donner toujours moins en prestations et en services publics. Moins de classes dans nos villages, moins de gendarmerie dans nos campagnes, moins de régiments, moins de policiers, moins de trains, moins de maternités, moins d'hôpitaux, moins d'infirmières, moins d'aides. Et il y a toutes ces micro-injustices, mes amis.

Ces micro-injustices du quotidien que nous subissons et sur lesquelles la révolte populaire des Gilets jaunes a braqué enfin le projecteur. Est-ce qu'il est normal de payer de la TVA sur les taxes sur nos factures d'électricité ? Comme on paye de la TVA sur les taxes sur l'essence. Pourquoi payer l'essence sur l'autoroute à un prix exorbitant alors que l'approvisionnement n'y est pas moins accessible que dans les villages ? Tout simplement pour engraisser des sociétés pétrolières. Est-il juste d'acquitter un péage qui ne va pas à la collectivité, mais qui permet de verser des dividendes aux actionnaires privés de sociétés routières ou plutôt de sociétés rentières ?

C'est en fait le retour de l'octroi de l'ancien régime. Est-il normal de subir les pratiques bancaires sans que personne ne vous défende ? Des banques qui puissent directement sur votre compte courant pour des services que vous n'avez pas demandé ou pour des agios facturés à des tarifs prohibitifs ? Et je ne parle pas des comportements humiliants des banquiers pour les personnes en difficulté. Est-il normal qu'un migrant fraîchement débarqué puisse toucher davantage qu'un retraité modeste qui a travaillé et cotisé toute sa vie ?

Est-il normal qu'il ait accès à un logement et bénéficie d'un revenu social immédiat ou des soins totalement gratuits lorsque nos compatriotes dans la difficulté sont sans emploi, sans toit ou renoncent à des soins par manque de moyens ? Est-il normal que l'argent coule à flot dans certaines banlieues et que nos campagnes soient abandonnées ? Est-il normal d'entendre le président expliquer aux Français qu'il n'y a pas d'argent pour les plus modestes d'entre eux ? Et dans la même phrase, se féliciter au cours d'un grand débat que l'État dépense 2 milliards d'euros pour l'accueil des migrants.

Et encore, 2 milliards sans compter l'aide médicale d'État, sans compter la gestion des soi-disant mineurs isolés, dont la grande majorité ne sont ni mineurs ni isolés. Le sujet est intervenu avec la commission sur le grand débat avec sa présidente, madame Joannot. Mais va-t-on continuer à financer à prix d'or les placards dorés des excellences du système ? Les observatoires bidons, les hautes autorités de ceci, les hautes autorités de cela, les missions officielles de complaisance aussi inutiles que grassement rémunérées ? Combien y en a-t-il ? 1500 ? 1500, paraît-il, peu ou prou.

Ça fait beaucoup de Chantal Joanneau, beaucoup de frais, beaucoup de dépenses pour, il faut bien le dire, un résultat dont ni vous ni moi ne connaissons absolument rien. Vous savez, c'est ce que nos compatriotes antillais appellent du mot imager, mais tellement juste de profitez-en. Ces agissements, ces situations-là, ce sentiment du deux poids, deux mesures, je vous le dis, constituent des violences pour tous les Français légitimement épris de justice et d'équité. Tout cela appelle une remise à plat, tout cela appelle une révolution du bon sens. Cette société qu'ils nous ont fabriquées est oligarchique.

Elle ignore ou écrase les gens modestes, les sans voix, qui se retrouvent finalement sans toit et même sans loi pour les protéger. Elle est le fait de gens qui ne cessent de professer le vivre ensemble, lorsque eux-mêmes ne vivent qu'entre eux, dans des quartiers protégés, au sein de la caste. Nous nous disons aux Français, ne vous habituez pas, faites-vous entendre, faites-vous respecter. Et c'est vrai, et il a eu raison de le rappeler, Hervé Juvin, tout à l'heure, votre force, c'est votre bulletin de vote. Et je vous le dis, avec le Rassemblement national, vous serez respectés. Nous n'en voulons plus.

Nous ne voulons plus de cette République injuste et sans égard ni respect pour les plus modestes, pour ceux qui travaillent sans arriver à vivre de leur travail, pour les mères célibataires, ces héroïnes des temps modernes, qui se démènent pour élever correctement leurs enfants. Nous pensons que la politique n'est pas un divertissement, une sorte de jeu. Derrière les doctrines, derrière les raisonnements, derrière les idées, derrière les décisions, il y a la vie de gens, de familles, de retraités, d'enfants. Cette logique d'inspiration totalitaire, c'est celle qui prévaut d'ailleurs au sein de l'Union européenne.

L'Union européenne est un gigantesque laboratoire de cela, un laboratoire de l'ultralibéralisme, un laboratoire du libre-échange, un laboratoire de la mondialisation sauvage. Mais l'Union européenne n'est pas l'Europe. L'Union européenne n'est pas l'Europe. C'est une construction idéologique pure qui procède de l'idée que rien ne doit plus compter que le marché. Elle procède de l'idée que les nations européennes ont vécu et doivent être remplacées par une organisation globale, désincarnée, indifférenciée, sans frontières, sans limites, sans références historiques. Alors moi, je veux que vous compreniez bien, mes amis, qu'asservir les nations, c'est asservir les citoyens.

Le poste national va toujours avec le poste démocratique. L'Union européenne, c'est un empire dont nous serions les sujets. Une Europe sans les Européens. Une forme étatique vers un gouvernement mondial. L'Union européenne est une machine à broyer les peuples, à broyer les gens. Mais cette vision ne représente pas la modernité. Je vous ai parlé des injustices que nous subissons au quotidien. Mais avec l'Union européenne, la même logique au profit des puissants est en place. Vous l'avez constaté. La concurrence déloyale de produits agricoles sans normes et sans charges, qui envahissent les étals des marchés, n'est-ce pas une injustice pour nos agriculteurs qui sont ruinés par ces pratiques ?

La préférence étrangère, imposée par l'intermédiaire de la Directive détachement des travailleurs, qui voit 60% des emplois du terminal métanier de Dunkerque être occupés par des travailleurs venus de l'Est dont les charges sociales sont très inférieures aux nôtres, alors que le chômage ravage la région. N'est-ce pas une injustice ? Les routiers, les routiers qui voient des camions venus d'Europe centrale dispenser des règles de repos obligatoires, écumer le marché français du transport, ne subissent-ils pas une injustice inadmissible ? Mais on ne se rend même pas compte de l'étendue du préjudice d'un tel fonctionnement.

D'abord pour les caisses de sécurité sociale, qui ne perçoivent aucune charge pour ce travail. Pour nos réseaux routiers, abîmés par des véhicules qui n'acquittent aucun des coûts d'entretien des routes et des infrastructures. Pour les automobilistes, qui voient des camions étrangers rouler en France en dehors de nos règles de sécurité routière. Et puis, disons-le, pour les routiers polonais ou roumains, véritables esclaves de la route qui vivent sur des aires d'autoroutes. On est passé du produit ou du service bon marché aux travailleurs low cost et à l'individu jetable.

Dans ce grand désordre, mes amis, de tous contre tous, le consommateur ne s'y retrouvera pas, contrairement à ce qu'on vous a vendu. Que de vie humaine, éprouvée par ses logiques comptables, par des perspectives réduites à un ratio de rentabilité immédiate, à un chiffre d'endettement, à un modèle statistique de technocrate gris. Sous des aspects sérieux, techniques et étudiés, l'Union européenne procède d'une pensée débraillée, inconséquente, inhumaine. Pour les européistes, il n'a de valeur que ce qui se calcule. Le reste, c'est-à-dire l'homme, n'est pas réductible à un chiffre. Et donc, pour eux, ça ne compte pas.

À cette Union européenne insensée devenir un amas de promesses non tenues, la négation de la vraie Europe, nous disons non. Nous ne resterons pas prisonniers de la seringue européiste. Optimistes, par patriotisme, nous sommes pour la protection, donc nous sommes pour la nation, qui est pour chacun l'espace le plus protecteur. Le respect des nations signifie le respect des peuples, et le respect des peuples signifie le respect des citoyens et des personnes. Et c'est pourquoi nous travaillons à l'avènement de l'Europe des nations, c'est-à-dire l'Europe des peuples et des gens.

L'Europe, notre Europe, est une réalité millénaire, indissociable des nations qui la composent, et qui l'enrichissent de leur culture, de leur langue, de leurs traditions respectives. Moi, j'ai envie, je suis désolé de le dire, que les Français restent des Français, que les Roumains restent des Roumains, que les Italiens restent des Italiens, que les Espagnols restent des Espagnols, que les Allemands restent des Allemands, et les Autrichiens des Autrichiens. Je veux que chacune de ces nations soit respectée, même les moins puissantes économiquement, parce que toutes ont droit à une égale dignité, toutes ont droit à un égal respect.

Les européistes n'auront pas raison contre l'histoire qui s'écrit. Déjà par notre action, l'édifice bruxellois se fissure. Et vous le savez, c'est par les fissures que passe la lumière. Le 26 mai, nous élargirons ces fissures pour permettre au peuple d'y entrer. Vous l'avez compris, la révolte patriote, la révolte patriotique, à laquelle nous vous appelons, est démocratique, politique et authentiquement républicaine, tant elle porte en elle les valeurs fondamentales de notre République, la liberté, l'égalité et la fraternité. Vive le peuple français, vive l'Europe des Nations, vive la République et vive la France !