Élections en Russie : "Il pourrait y avoir une révolution de palais au Kremlin..."
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« Russia va avoir euh 75 % 80 % des suffrages exprimés. »
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« la commission électorale russe a indiqué avoir observé plus d'un millier d'attaques informatiques destinées à perturber les élections législatives. »
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« les gens qui vont voter le font souvent sous la contrainte dite administrative de leur de leurs employeurs ou de leur entourage ou de leur milieu culturel et social. »
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« en fait ce dimanche 3e jour de vote à midi, son épouse, enfin sa veuve en tout cas et d'autres opposants ont appelé à aller voter pile poil à cette heure-là pour montrer en fait qu'on existe en tant qu'opposant »
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« les services secrets qui n'ont jamais été touchés, qui n'ont jamais été affectés par aucune de ces réformes et qui ont même réussi à porter au pouvoir finalement l'un des leurs »
- 13:44Fait
« il était espion à Berlin au moment de la chute du mur. »
- 19:09Fait
« le président Trump dans ses décisionnels a finalement décidé d'un nouveau train de sanction contre la Russie »
- 19:53Fait
« il joue sa survie politique. Dès lors qu'il joue sa servie politique, ça veut dire qu'il est prête à tout. »
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Claude Blanche Maison, vous êtes resté avec nous, vous êtes ancien ambassadeur de France en Russie, je le rappelle, si le résultat de cette élection, on l'a compris, est joué d'avance, qu'est-ce que le Kremelin cherche à mesurer ? Alors, Poutine tient beaucoup à cette élection. D'ailleurs, il est intervenu à la télévision vendredi. C'est rarissime. Il ne le fait jamais pour les élections législatives. Il l'a fait en exhortant les Russes à faire preuve d'unité dans les circonstances actuelles. Donc voilà ce qu'il en attend. Il en attend de pouvoir prétendre euh naturellement voyez les Russes me font confiance et il y a une unité derrière moi, même si évidemment ça ne trompe pas grand monde mais c'est ce qu'il attend en y effet sur le plan formel. Et puis je pense que
ce soir on constatera que le taux de participation a été élevé parce que il n'y a pas vraiment eu de consigne de boycotte. les gens qui ne sont pas partis de Russie parce qu'ils désapprouvent la guerre en Ukraine, qui sont encore en Russie et qui désapprouvent la guerre en Ukraine comme n'ont pas pu se présenter aux élections puisque la Cour suprême a interdit au parti Yob locaux de se présenter. Parti libéral euh qui qui était important à l'époque de Gorbatchev. Et effectivement euh euh les les partis les gens qui sont contre cette guerre ont donné de façon subliminale les consignes voter n'importe quoi sauf Russie unie, c'est-à-dire sauf pour le parti de Poutine. Alors ça ça va être important.
Bien sûr Russia va avoir euh 75 % 80 % des suffrages exprimés. Si elle à moins, c'est un échec compte tenu de la propagande et des trucages du trucage des élections. Mais il sera intéressant de voir combien les autres ont les autres partis qui n'appartiennent pas à l'opposition véritable. C'est l'opposition à l'intérieur même du système, c'est le parti communiste, c'est le parti ultra conservateur et et qui est partisan d'un d'une accélération de la guerre. et et c'est et c'est effectivement euh euh de la la grande masse donc de de le parti le parti de de Poutine qui a été fabriqué dans le fond, on n'y a peut-être pas prêté suffisamment d'attention dès l'arrivée au pouvoir de Poutine, c'est-à-dire il y
a 26 ans. C'est le produit du fameux mage du Kremelin. Monsieur Sourkov qui était l'inspirateur et qui lui-même se définissait comme faisant de l'ingénierie politique. Ça fait 26 ans qu'ils font de l'ingénierie politique. C'est-à-dire qu'il triturent la constitution dans tous les sens. La constitution fondamentalement, elle ressemble un tout petit peu à la Constitution française. Il y a un président élu au suffrage universel direct. Il y a un premier ministre dont personne ne parle responsable devant le parlement. Ce qui veut dire que le parlement a beaucoup de pouvoir, mais il ne les utilise plus parce qu'on a fait en sorte par l'ingénierie politique de monsieur Sourkov que il y a un grand parti dominant Russie unie qui est fait pour donner une majorité automatique au
président de la Russie. Alors, je signale que on vient d'apprendre que la commission électorale russe a indiqué avoir observé plus d'un millier d'attaques informatiques destinées à perturber les élections législatives. Patrice Romen, oui, effectivement, c'est une information à laquelle on pouvait évidemment s'attendre, hein, parce qu'on imagine euh que les Ukrainiens, voir des soutiens des Ukrainiens euh vont tenter de perturber cette élection. Rappelez-vous ce que disait Emmanuel Macron il y a quelques jours encore. Les attaques hybrides euh des Russes ne resteront pas impuni. Alors, je ne dis pas que c'est la France ou ses alliés qui sont derrière ça, mais il est tout à fait normal que en temps de guerre, les ennemis de la Russie tentent de perturber ce processus
électoral auquel effectivement tient beaucoup Vladimir Poutine pour trois raisons. La première, c'est qu'il veut montrer finalement au monde que son pays certes est en guerre. Il parle même pas de guerre, il parle d'opération spéciale, mais finalement il continue à vivre. il il vit son processus démocratique. Je mets de gros guillemets évidemment euh à démocratique. Secondo, comme il va ressortir renforcé de cette élection avec euh 150 % des voix, j'exagère à peine, il pourra dire que c'est un homme fort et on sait que le concept de l'homme fort en Russie c'est assez important euh par opposition évidemment au concept de l'homme faible qu'il ne saurait incarner. Et la troisième chose c'est qu'il y a élection et élection. il a les élections législatives puisqu'on renouvelle la
Dumma, la chambre base du parlement. Mais il y a aussi des élections de gouverneurs. Or, les gouverneurs, ce sont ceux qui vont gérer la mobilisation. Et on sait que il va y avoir un sujet, c'est un sujet d'ailleurs qui a pesé sur les élections, la mobilisation de nouveaux soldats pour aller au front contre l'Ukraine, qu'évidemment les jeunes russes ne sont pas très chauds pour y aller et que si cette mobilisation est décrétée évidemment après les élections législatives, et bien ce seront les gouverneurs qui géreront ce processus. Patrick Martin Je, bonjour. Merci d'être avec nous. Enseignant à Sens P, spécialiste des questions européennes et internationales et auteur de l'Europe. A-t-elle un avenir aux éditions Studiama ? Patrick Martin Jeunier ? Qu'est-ce que
vont regarder les observateurs ? Parce que finalement, il y a ce que ce que regarde le Kremelin et on imagine et on en a parlé que ça va être important. Mais de l'extérieur, qu'est-ce qu'on va regarder ? La participation, le niveau de mécontentement ou le vote pour les parties autorisés ? Et est-ce que ça ça sera vraiment des indicateurs intéressants et pertinents ? Écoutez, moi je pense qu'aucun indicateur n'est pertinent. Nous nous allons faire comme si la Russie était un pays démocratique. Or c'est une dictature. Mais il faut savoir une chose que dans toute dictature et bien on essaie de se donner l'apparence de la démocratie. Euh même les pires dictatures telles que les Chinois avec le Parti unique, que la Venezuela euh également avec euh Nicolas Maduro et
bien montre qu'ils ont un parlement, un gouvernement. Or tout cela c'est complètement euh formel. Ça n'a strictement aucune importance. Donc en Europe, on va peut-être essayer de faire une analyse des résultats. On va voir la participation, on va voir le taux d'abstention. Est-ce que Yablo a eu quelque chose qui a été interdit ? Voilà. Moi, je pense, vous savez que dans l'histoire des dictatures et souvent dans l'histoire de l'Union Soviétique puis de la Russie, ce n'est pas parce que Vladimir Poutine a priori va en sortir renforcé que dans 15 jours, il peut il pourrait pas y avoir une sorte de révolution de palais au Kremelin. Parce que on voit bien aujourd'hui que ce n'est pas le peuple qui compte, ce n'est pas les électeurs, tout le monde s'en fiche. C'est
l'apparence formelle d'une démocratie qui n'existe plus. Ce n'est même pas une démocrature, c'est une dictature. Et donc la question est de savoir est-ce que Vladimir Poutine va pouvoir continuer dans un contexte économique et social difficile, les que devant les stations d'essence, l'augmentation du coût de la vie, l'humiliation, l'humiliation des militaires qui reçoivent des drones constamment la capacité des Ukrainiens à frapper très fort, très loin dans le territoire russe. Donc tout cela, ces élections n'ont strictement aucune importance mais pourrait montrer si on parlait tout à l'heure d'état d'esprit et bien ce serait après les élections parce que effectivement ce serait le point de départ d'une nouvelle mobilisation, d'une nouvelle conscription. C'est là où
les difficultés risquent de commencer. Hélè Volochine, justement dans quel état d'esprit sont les Russes si tentez qu'on puisse euh donner un panorama global tant la diversité du pays est grande ? Bah la diversité du pays est grande mais comme le disait monsieur à l'instant c'est une c'est une dictature. Donc d'abord une opinion publque qui est quasiment inexistante et impossible à sonder. Alors, je le rejoins complètement sur ce que sur ce qu'il disait à l'instant au sujet du fait que finalement on ne peut absolument pas analyser ni le résultat de cette élection de cette soi-disant élection d'ailleurs comme disent les opposants russes, ni le résultat de même du taux de participation puisque comme je le disais tout à l'heure les gens qui vont voter le font souvent sous la contrainte
dite administrative de leur de leurs employeurs ou de leur entourage ou de leur milieu culturel et social. Donc en fait euh au final l'état d'esprit des Russes peut se mesurer à deux choses. D'abord, est-ce qu'il y a beaucoup d'observateurs indépendants dans les bureaux de votes qui subissent des pressions ? Est-ce qu'il va y avoir des arrestations aujourd'hui ? Euh pour le moment, il y a peu de choses qui remontent à ce niveau-là. Et puis ensuite, il y a cette action de l'opposition qui édite le Midi contre Russie Unie. en général pendant les élections présidentielles, ça s'appelle de Midi contre Poutine. C'est Alex Navalni, l'opposant assassiné en prison qui avait lancé cette ce mouvement à savoir que en fait ce dimanche 3e jour de vote à midi, son épouse, enfin sa
veuve en tout cas et d'autres opposants ont appelé à aller voter pile poil à cette heure-là pour montrer en fait qu'on existe en tant qu'opposant et pour finalement voter selon des listes qu'on établit ces opposants en exil en leur indiquant quels étaient les candidats ou les listes de parties les plus éloignées en en fait de la ligne du Kremelin. Voilà le moyen en fait de mesurer euh l'état d'esprit peut-être des Russes et la quantité d'opposition visible, même si il y aura énormément de gens qui et il y a énormément de gens qui restent chez eux et qui n'ont plus même plus cette véléité là. Et ce que l'on sait c'est que en fait il y a une énorme lassitude en fait de la population avec les gens avec qui avec qui je parle. C'est c'est absolument palpable. D'ailleurs, il n'ose pas me dire
vraiment grand-chose étant donné que moi je suis à l'étranger. Donc si vous voulez, le résultat du vote, il relève quasiment du déterminisme. On peut pas dire ça parce que c'est un système qui est organisé et qui peut tomber aussi comme ça vient d'être dit. Euh mais ce qui est certain que ça devient de plus en plus quelque chose de façade. Ça devient de plus en plus un simulacre, même si ça l'était déjà avant. Mais là il y a vraiment on sent une lassitude aussi parmi les cadres du parti. On le voit sur les visages des visages des agents des commissions électorales qui sont chargés de ces fraudes. On le voit aux candidats qui ont boycotté en fait les débats dans les sur les chaînes de télévision régionale. On voyait des pupitres vides parce que ce sont là
aussi des faux partis d'opposition. On oblige les gens en fait à participer à toute cette mascarade. Donc on sent que la population est usée. La population russe est épuisée. Elle n'a simplement pour le moment aucun recours. Enfin tout a été annilé en un quart de siècle de pouvoir de Vladimir Poutine en terme de capacité de protestation. Il n'y a plus d'opposants, il n'y a plus de parti, il y a des voies répressives, il y a une une propagande et une censure qui sont absolument totales. C'est une dictature et donc les gens n'ont tout simplement plus la capacité de de se rébeller ni les moyens. Patrice Robnen, oui, vous avez rappelé à juste titre que cette élection était une mascarade et que dans le contexte de ce que vivent les Russes, on pouvait espérer que ça
débouche tôt ou tard et si possible plus tôt possible sur une révolution de palais. Parce que le quotidien des Russes, c'est vrai, c'est des privations, c'est de l'inflation, c'est des restrictions de liberté. Vous venez d'entendre, il a une forme de résiliation chez une partie des Russes de de on peut pas avoir internet, il y a les sanctions occidentales, bref mais euh j'ai presque envie de dire quoi de neuf ? Quoi de neuf sous le soleil de Moscou ? C'est-à-dire que pendant des années, peut-être pas des 1917, mais on va dire des années 50 jusqu'à 1989, le monde a espéré qu'il y ait un soulèvement. Et que nous enseigne l'histoire, c'est que le soulèvement il
est venu en fait de l'intérieur grâce à Yuri euh je y arrivé par décidément avec la glace no la pestroicate et il y avait de quoi il y avait de quoi à l'époque se soulever, il y avait de quoi en vouloir à ce pouvoir et ça n'a jamais été fait. Alors évidemment, on appelle tous de nos vœux qu'il se passe quelque chose, mais ce que nous enseigne l'histoire, c'est que sans un Michail Gorbatchev à la tête du pays ou dans l'entourage du patron, c'est compliqué. Sachant que Michael Gorbachev n'a pu agir que quand il est devenu le numéro 1 parce qu'il était déjà dans l'entourage à l'époque de de Brejnev, de qu'est-ce qu'il y avait ? Il y avait Cherlenco ensuite Andropov. Euh il c'était spécialiste de l'agriculture d'ailleurs
à l'époque, mais c'est pas lui euh qui pouvait initier les choses tant qu'il ne tenait pas le manche. Vous le voyez euh cette opposition de l'intérieur qui arriverait, cette nouvelle personnalité parce que on parlait de la veuve d'Alexe Navalni il y a un instant avec Hélè Volochine. Euh on se demande quelle est la réalité de cette opposition aujourd'hui notamment depuis la mort d'Alex Navalni. Oui, malheureusement effectivement cette opposition n'existe pas véritablement et n'a pas en tout cas de de poids politique et d'expression politique en Russie. Moi, je suis d'accord avec ce qui a été ce qui vient d'être dit sur le fait qu'il faut regarder d'un peu plus près dans les élites du Kremelin. En réalité, bien sûr, il y a eu des réformes de Gorbatchev, il y a eu Yelsine avec le
fol d'une libéralisation. En tout cas, il y a eu des privatisations et puis il y a eu Poutine. Mais il y a quelque chose qui est resté dans l'appareil, c'est les services secrets qui n'ont jamais été touchés, qui n'ont jamais été affectés par aucune de ces réformes et qui ont même réussi à porter au pouvoir finalement l'un des leurs, peut-être pas le meilleur mais l'un des leurs et qui a fait preuve en effet d'une assez grande résistance à travers les 26 prochaines années. Alors tout ce qui peut arriver que l'un d'entre eux, l'un d'entre eux qui comprend quelque chose à l'économie, ça peut arriver. Après tout, il y en a qui ont fait de l'économie, comprennent que la Russie va à sa perte, va à l'effondrement économique et entreprennent de se débarrasser de Poutine. Il y a que comme
ça que ça peut évoluer. Sinon, malheureusement, ça va durer. Patrick Martin Je Oui, moi j'étais allé en Russie au lendemain de la au moment de l'air Yelsine, j'avais rencontré des broches de Boris Nemsov. Donc il y avait véritablement une volonté, voyez, de libéralisme. Il y avait un souffle libéral de beaucoup de gens qui étaient dans le parti communiste avaient investi, voulaient prendre des actions, faisit donner dans le capitalisme et on sentait qu'il y avait un souffle, une sorte de libéralisme à la fois politique et économique. Malheureusement, tout cela a fait long feu parce que il a été reproché à Gorbchev d'avoir complètement disloqué l'Union soviétique. est là et bien il est Poutine dans cette volonté de revanche de revanche pour reconstituer la grande Russie, la grande
union soviétique. Il était il a été mortifère suite à à la chute de l'OTAN. il était espion à Berlin au moment de la chute du mur. Donc voilà, on est dans une sorte de revanche. Mais aujourd'hui, ce qui est effectivement important, me semble-t-il, vous savez l'histoire de l'Union Soviétique et de la Russie encore, on s'aperçoit souvent que les scratèes généraux, il ils sont souffrants, ils ont un froid, ils sont enfermés, ils sont mis en garde à vue, en résidence surveillée à un moment donné où ça va plus. Donc évidemment euh on va dire aujourd'hui que il n'y a aucune euh manifestation d'opposition, de mouvement chez le peuple, chez les électeurs. Mais le moment où l'économie russe sera en difficulté, où ce ne sera plus supportable, où les mouvements de paiement internationaux seront
complètement bloqués, où les recettes du pétrole russe et bien seront encore diminuées, tout cela et ben il y aura un seuil à partir duquel certains au cré vont considérer que trop c'est trop. Ce qui ne veut pas dire d'ailleurs que ce sera quelqu'un euh on va dire libéral qui prendra la tête. C'est quelqu'un qui peut-être pire, quelqu'un qui va encore une revanche supplémentaire. On l'a déjà dit dans l'entourage de euh Vladimir Poutine, il y a des gens qui seraient encore plus durs que lui. Mais en tout cas cela pourrait signifier alors évidemment on dit toujours euh non, on a toujours dit ça et Poutine est toujours là mais ça fera plus de 25 ans qu'il est au pouvoir. Il est usé, il n'arrive pas à battre en Ukraine et tous les jours il est humilié. La question que je pose,
c'est combien de temps la hiérarchie militaire, les haut gradés militaires vont-ils supporter ce genre d'humiliation ? Oui, mais il se sert de ce scrutin. Regardez euh ces images qui viennent de nous parvenir sont évidemment des images de propagande. Euh ce sont, on va les voir d'ici à l'instant et je vais vous demander de les commenter. Euh ce sont des cosaques qui arrivent, regardez, à cheval pour voter et qui repartent ensuite à cheval. et Elena Volochine. Que nous que nous disent ces images de la volonté de Poutine qui présentent lui-même ce scrutin comme une démonstration de l'unité du pays, du soutien aux soldats engagés en Ukraine ? Ça ne dit absolument rien de la volonté de Poutine. Ça dit simplement que ils ils essayent toujours de mettre en place une propagande qui mobilise la
population. Alors les COSAC c'est une communauté qui est importante, qui compte des dizaines de milliers d'hommes qui ont largement été mobilisés pour aller combattre en tant que mercenaire et paramilitaire. sur le front ukrainien notamment depuis 2014, mais ils sont aussi employés sur des événements tels que les Jeux Olympiques par exemple pour assurer la sécurité. Enfin, en fait, c'est une espèce de garde paraétatique loyale au régime, mais euh et ce sont des clips de propagande effectivement qui sont qui sont diffusés, mais là, on a observé quand même une propagande préélectorale qui était donc là, c'est c'est un manifestement un clip qui qui est qui a vocation à inciter les Russes à aller voter, mais la propagande prélectorale a été extrêmement faible pour ces élections et
ça, il faut pas le négliger. Il y a eu peu d'affiches dans les rues, il y a eu peu de de tels clips qui ont été justement diffusés. En fait, contrairement à ce que l'on pourrait penser et croire de l'extérieur, le but était justement de de mobiliser un minimum. Et la participation n'est pas un enjeu lors de ces élections là. Elle est lorsque l'on reconduit Vladimir Poutine pour montrer que la population est massivement derrière lui. Mais là, au contraire, l'enjeu est d'essayer de frauder le qu'on est à frauder en fait le moins de bulletin possible et que donc aille voter ceux qui sont loyaux au régime et dont on peut contrôler plus ou moins le vote. Je parlais tout à l'heure de la ressource administrative. Alors, il y a toute une partie de la population
qui si elle se mobilise va exprimer un vote de protestation. Et donc en fait ces élections finalement euh ça ça a été un rituel qui qui avait vocation à être le plus euh on va dire lisse et usuel possible. Euh on n' pas voulu déployer une une mobilisation massive en fait de la population pour pour aller exprimer leur voie. Patrice Romnan. Oui, je précise que les CACs sont des cavaliers mais aussi des guerriers et issus d'ailleurs des stepps russes mais aussi des steps ukrainienne. Voilà, je livre ça à votre à votre réflexion sur ce souffle dont vous parlez dans les années 90 sous Yelsine après la chute du mur de Berlin. vrai qu'il a existé, c'est vrai qu'il a été
salutaire parce qu'il faut se rappeler pour ceux qui ont mis les pieds au début des années 90 à Moscou ou à Kief ou dans d'autres villes russes que la réalité, le quotidien dans ces villes-là à l'époque, c'est que vous vous baladez à 4h de l'après-midi dans une rue, tout à coup vous avez faim, vous voulez manger une pomme, un pain au chocolat ou je ne sais quoi, vous ne le trouvez pas. un sandwich, ça n'existe pas dans les rues euh à l'époque. Il faut essayer de de trouver de trouver un hôtel international qui vient de s'ouvrir pour pour se nourrir. Donc c'est ça la réalité des Russes et euh on a parlé tout à l'heure de la capacité éventuellement du pouvoir d'avoir en son sein quelqu'un qui ferait passer cette Russie d'un monde à un autre. Il y en a un qui l'a fait, on l'a cité, c'est
Gorbatchef. Mais ce qui pourrait aussi décourager les vocations, c'est que le vent de l'histoire l'a un peu emporté. Malheureusement, les gens ont oublié le passeur. Celui qui les a fait passer d'un monde alors à l'autre, ne serait-ce que temporairement. Claude Blancheon, on on l'a dit, à l'intérieur, peu d'oppositions, une opposition muselée, des Russes parfois résignées à l'extérieur. Pas de grande défaite de Vladimir Poutine sur le front ukrainien. Il ne progresse pas énormément mais il n'a pas pour l'instant perdu. Il ne s'avoue pas encore vaincu. La question est simple. Qu'est-ce qui fera tôt ou t vaciller Vladimir Poutine ? Alors, il y a peut-être une bonne nouvelle, c'est que quand même le
président Trump dans ses décisionnels a finalement décidé d'un nouveau train de sanction contre la Russie et que le président Trump semble être particulièrement excédé par Poutine. La dernière mission de ces deux envoyés spéciaux a manifestement été un échec. Ils ont passé 3h avec Poutine, monsieur Vitkov et monsieur Jarette Kouchner. Et ça n'a servi à rien puisque Poutine leur a réciter ce qu'il voulait. il aura récité les points de la rédition euh de de l'Ukraine. Et donc je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour euh pour Poutine que Trump dans le fond euh soit maintenant euh enfin en est assez d'être d'être baladé et trompé par Poutine. Bien sûr, ça ne
veut pas dire que les États-Unis vont aider massivement l'Ukraine. Encore que on verra ce qui se passe aux élections de M terme puisquil y a quand même un certain nombre de de parlementaires de parlementaires américains qui souhaite que les États-Unis reviennent dans l'aide militaire à l'Ukraine. Donc on verra. Actuellement, toute cette tâche revient en effet en attendant à l'Europe. Patrick Martin Junier, Vladimir Poutine là pour longtemps. Écoutez euh ce qui est certain que dans ce conflit, cette guerre d'agression qui estable guerre depuis plus de 4 ans et demi, il joue sa survie politique. Dès lors qu'il joue sa servie politique, ça veut dire qu'il est prête à tout. il est prête à aller bien plus loin, à déstabiliser l'Europe, on l'a bien vu avec tous ces drones, avec toutes ses
intimidations. Et donc euh la question est de savoir jusqu'où il peut aller pour dégrader les relations. Mais pour l'instant, il tient solitement. Il sait que s'il tient à son poste, il doit aller bien plus loin. Il doit absolument euh combattre et vaincre en Ukraine. Donc il va s'en donner les moyens. Effectivement, il va également se donner les moyens de déstabiliser l'Europe et les pays de l'OTAN. Est-ce que jusqu'où ça ira ? la grande question jusqu'où l'entourage l'acceptera. En tout cas, pour l'instant, il ne cède pas la place. Il est toujours là et il tient à ce conflit et comme vous l'avez vous avez raison, il tient à ce suffrage pour se relégitimer pour cette guerre en Ukraine et sûrement pour la relancer. Enfin, en tous les cas, c'est ce qui semble être
le cas. Vous nous disiez Claude Blanche Maison, Elena Volochi, il nous reste 30 secondes. Je voulais vous laisser répondre aussi à cette question sur l'avenir de Vladimir Poutine et de la Russie. On l'a on l'a dit, l'usure de la guerre, la situation économique, la population résignée mais pas forcément heureuse forcément. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous nous dites de l'avenir de Vladimir Poutine ? L'avenir, je ne sais pas, on peut pas le prédire mais par contre je rejoins ce qui a été dit sur le fait que si révolution il y avait ce serait une révolution de palais, ça viendrait par le haut. Le seul moment de fragilité de Vladimir Poutine s'a aidé lorsque son chef de guerre Yvgen Prigojin a marché sur Moscou et s'est rebellé avec son armée de mercenaires les Wagner. Il a
été assassiné depuis. Euh Vladimir Poutine, il semble tenir bon au niveau de sa santé. Euh il semble encaisser tous les coups. Des échos qu'on en a, le régime tient. Les allégences sont toujours là. Donc pour le moment ça continue. Après c'est vrai que laitude est là aussi mais encore une fois je ne pense pas que la population russe entre dans l'équation d'un potentiel et possible d'une chute d'abord de Vladimir Putin et ensuite aussi de du changement de régime. Très bien.