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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 13 octobre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleTravail & emploi

Le PS s’offre à Glucksmann en voulant échapper à Mélenchon

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Le PS est-il mort hier soir avec la proclamation des résultats de la primaire ?

  • 7:34OuverteRéponse directe

    Comment Glucksmann a-t-il réussi à rafler la mise lors de cette primaire ?

  • 16:36OuverteRéponse directe

    Aura-t-elle le capital politique interne pour maintenir le suspense autour de sa candidature jusqu'en décembre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10PrésentateurFait
    « Raphaël Glucksmann vient de remporter haut la main la primaire PS Place Publique. »
  • 0:10PrésentateurChiffre
    « Plus de 66% des voix contre 14% pour Olivier Faure, le deuxième, et un seul tour aura donc suffi à expédier l'affaire. »
  • 0:26PrésentateurFait
    « Le candidat Place Publique avait soigneusement verrouillé le scrutin pour s'assurer que la primaire ne lui échappe pas. »
  • 2:31PrésentateurFait
    « Pour la première fois, le PS ne présentera pas de candidat en son nom propre à une élection présidentielle. »
  • 3:06PrésentateurFait
    « En 2012, le candidat socialiste est élu sur la promesse d'une présidence normale, après cinq années de sarkozisme. »
  • 3:42PrésentateurChiffre
    « En 2017, Benoît Hamon, candidat officiel du PS alors, termine en cinquième position avec moins de 7% des voix. »
  • 4:56PrésentateurFait
    « En 2019, il fait le choix d'une liste commune avec place publique. Pour les européennes, le fameux baiser de la mort. »
  • 5:12PrésentateurFait
    « Puis vient le grand tournant de 2022, l'ANU-PS, une alliance nationale inédite entre l'EPS, la France insoumise, les écolos, les cocos. »
  • 7:49PrésentateurChiffre
    « Glucksmann a obtenu en juillet dernier, souvenez-vous, l'instauration d'un droit d'entrée à 15 euros, tout de même, pour la primaire. »
  • 10:35PrésentateurFait
    « Ségolène Royal a prévenu qu'elle respecterait bien l'accord, à condition que Glucksmann le respecte aussi. »
  • 11:10PrésentateurFait
    « La semaine dernière, Gabriel Attal lui a tendu la main en appelant à un vrai et large rassemblement pour 2027. »
  • 15:50PrésentateurFait
    « « Nous prenons acte que le choix largement majoritaire des votantes et des votants s'est porté sur le candidat qui avait refusé une primaire populaire et ouverte. » »
  • 17:24InvitéFait
    « « Nous, c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat et on se met au travail. » »
  • 17:40PrésentateurFait
    « Les derniers sondages sont plutôt favorables. Il donne le vieux au second tour dans à peu près toutes les hypothèses de candidature. »
  • 18:28PrésentateurFait
    « À l'annonce de sa victoire, Raphaël Glucksmann a clamé la fin de l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche. »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • ?3 %

≈ 22,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour

0:01
Présentateur

et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 12 octobre et Raphaël Glucksmann vient de remporter haut la main la primaire PS Place Publique. Plus de 66% des voix contre 14% pour Olivier Faure, le deuxième, et un seul tour aura donc suffi à expédier l'affaire. Un triomphe qui doit autant à son avance dans la course qu'à sa capacité à en fixer les règles. Car le candidat Place Publique avait soigneusement verrouillé le scrutin pour s'assurer que la primaire ne lui échappe pas. Et avec cette victoire de Glucksmann, le PS vient peut-être de signer son propre arrêt de mort. Depuis le naufrage Hollande, le parti à la rose ne cesse de décliner.

Et plutôt que de tenter de se reconstruire, il s'est enfermé dans un piège dont il pourrait bien ne pas sortir. Le voilà donc prêt à mettre ses finances, ses élus, ses militants au service du candidat de Place Publique. Glucksmann va ainsi pouvoir s'appuyer sur la toute puissance de la machine socialiste pour mener à bien sa campagne. Alors que son propre parti n'aurait évidemment jamais eu les moyens de lui offrir un tel tremplin. Le PS, lui, risque de finir en simple prestataire de campagne, mobilisé pour essayer de porter à l'Elysée un candidat qui ne défend même pas ses couleurs.

Après Hollande, les socialistes pourraient bien connaître une nouvelle humiliation, celle de financer eux-mêmes la campagne qui achèvera de les effacer du paysage politique.

1:28
Invité

Il faut un cap clair,

1:30
Locuteur

on

1:30
Invité

ne

1:30
Locuteur

va

1:30
Invité

pas refaire la Nupesle.

1:38
Locuteur

Avant

1:39
Présentateur

de continuer cette chronique,

1:40
Locuteur

je

1:40
Présentateur

vous rappelle que Le Média doit rapidement réunir 10 000 donateurs mensuels pour pouvoir tenir et continuer à vous informer. C'est à partir de 3 euros par mois, c'est vous qui choisissez le montant de votre contribution, selon vos moyens. Et puis c'est déductible des impôts. Toutes les infos sont sur capsurdica.lemédiatv.fr. C'est tout pour la réclame, on retourne au récap. Alors, le PS est-il mort hier soir avec la proclamation des résultats de la primaire SOSDEM

2:06
Locuteur

?

2:07
Présentateur

Alors je sais, pour beaucoup d'entre vous... La question, elle est vite répondue. Le PS est mort, et pas seulement depuis hier. Mais force est de constater que malgré un état de mort cérébrale qui dure depuis la fin du mandat Hollande, le parti à la rose s'accroche à la vie par tous les moyens.

2:23
Locuteur

Mais

2:24
Présentateur

cette fois, il pourrait quand même bien ne jamais s'en relever. C'est inédit sous la cinquième depuis 1965. Pour la première fois, le PS ne présentera pas de candidat en son nom propre à une élection présidentielle. Un séisme évidemment pour un parti qui, pendant plusieurs décennies, a littéralement structuré la vie politique française et incarné l'une des deux grandes forces du pays. Alors comment le parti de Jaurès et de Mitterrand a-t-il pu en arriver là ? Eh bien, il faut commencer par remonter un peu le temps et marcher sur les ruines laissées par François Hollande. En 2012, le candidat socialiste est élu sur la promesse d'une présidence normale, après cinq années de sarkozisme.

Cinq ans plus tard, le bilan est pour le moins désastreux. Pour son propre camp, la loi travail et son passage en force au 49-3, le tournant sécuritaire qui va avec, le projet d'échéance de nationalité, les nombreuses atroces sorties de Manuel Valls, bref tout ça. A force de gouverner à rebours des attentes d'une partie de son électorat, le PS a fini par se couper de sa propre base. Le parti qui prétendait incarner la gauche se retrouve rapidement accusé d'en trahir les principes. Et la sanction est historique. En 2017, Benoît Hamon, candidat officiel du PS alors, termine en cinquième position avec moins de 7% des voix. Quant à Hollande, lui, il renonce carrément à se présenter.

Faute de popularité, encore une première sous la Ve République pour un président sortant. Et c'est dans ce champ de ruines qu'Olivier Faure prend la tête du parti en 2018. Il hérite d'une formation exsangue, discréditée, qui a perdu une bonne partie de ses électeurs, de ses cadres et surtout de son influence. Pour éviter que le PS ne disparaisse complètement, il va devoir entreprendre deux grands chantiers. Le premier, liquider l'héritage de François Hollande, de rompre avec un quinquennat qui est devenu un véritable repoussoir à gauche. Et puis le second, tenter de reconstruire une identité socialiste.

4:29
Locuteur

La

4:29
Invité

déchéance de nationalité est restée comme une blessure profonde.

4:34
Locuteur

Nous

4:34
Invité

avons entamé le quinquennat

4:36
Locuteur

avec

4:37
Invité

la promesse, l'engagement

4:39
Locuteur

de

4:40
Invité

donner le droit de vote aux étrangers, aux élections locales.

4:43
Locuteur

Et

4:43
Invité

nous avons achevé le quinquennat

4:45
Locuteur

avec

4:46
Invité

un débat sur la déchéance de nationalité.

4:48
Présentateur

Alors pour tenter de remettre le PS sur pied, Olivier Faure mise sur l'union de la gauche. En 2019, il fait le choix d'une liste commune avec place publique. Pour les européennes, le fameux baiser de la mort. En confiant la tête de liste à Raphaël Glucksmann, la liste, elle obtient 6,2% des voix. Les alliances se poursuivent ensuite aux élections plus locales, notamment avec les écologistes et les communistes. Puis vient le grand tournant de 2022, l'ANU-PS, une alliance nationale inédite entre l'EPS, la France insoumise, les écolos, les cocos.

Pour les législatives, une rupture absolument majeure pour l'EPS, qui accepte de s'allier enfin avec un mouvement qu'il avait jusque-là toujours combattu, LFI évidemment. L'union devient alors un élément central de la stratégie de fort pour maintenir l'EPS dans le jeu politique.

5:39
Locuteur

Alors

5:40
Invité

j'entends la presse nous dire que ce serait le mariage de la carpe et du lapin,

5:45
Locuteur

que

5:45
Invité

nous aurions des différences incroyables. Mais bien sûr que nous avons des différences.

5:49
Locuteur

Qui

5:50
Invité

les nie

5:50
Locuteur

?

5:51
Invité

Ni vous, ni moi, ni personne. Mais j'observe aussi que ces questions-là, on nous les pose à nous,

5:57
Locuteur

alors

5:58
Invité

que qui les pose à Emmanuel Macron ? Il y a des gens qui se sont combattus toute leur vie.

6:03
Locuteur

Alors

6:03
Invité

peut-être que vous pouvez penser, et d'ailleurs je finis par le penser, que peut-être faisaient-ils semblant. Mais voilà des gens qui sont de droite et de gauche,

6:12
Locuteur

qui

6:13
Invité

se réunissent,

6:14
Locuteur

et

6:14
Invité

nous qui sommes de gauche et de gauche, on nous demande des excuses. Incroyable.

6:19
Locuteur

Alors

6:20
Présentateur

pourquoi je vous parle de tout ça, moi ? Eh bien parce que cette stratégie d'Olivier Faure n'a pas vraiment fait l'unanimité au sein du PS. Loin de là même. Pourtant le peuple de gauche, lui, est de plus en plus demandeur de cette dynamique d'union, et n'a pas manqué d'adresser régulièrement le message aux socialistes.

6:51
Locuteur

Mais

6:52
Présentateur

une partie des sauces n'a justement jamais vraiment accepté de tourner la page du quinquennat Hollande et encore moins digérer le rapprochement avec la France insoumise. Tout ça c'est le camp d'Anne Hidalgo, de Nicolas Maillard-Rossignol, de Carole Delga, ou encore de Jérôme Gage. L'aile droite du PS en somme, pour faire simple. Alors ils ont poussé, poussé et encore poussé pour torpiller le plus rapidement possible la NUPES, puis le NFP en attendant un messie capable de les porter à la présidentielle.

7:22
Locuteur

Et

7:22
Présentateur

Raphaël Glucksmann fut. Allez, tous ensemble, vive la France ! Bon, maintenant qu'on a remonté le fil de cette lente dégringolade du parti à la rose, une question se pose. Comment Glucksmann a-t-il réussi à rafler la mise lors de cette primaire ?

7:40
Locuteur

Eh

7:40
Présentateur

bien, tout simplement en triant, le peuple de gauche a son avantage. Avec le soutien de l'aile droite du PS, Glucksmann a obtenu en juillet dernier, souvenez-vous, l'instauration d'un droit d'entrée à 15 euros, tout de même, pour la primaire. 15 balles pour avoir le droit de voter et de choisir le candidat de la gaucheuse d'AIM à la présidentielle. C'est quand même pas rien, forcément. Cette barrière financière dans la France à Macron a mécaniquement écarté une partie des électeurs les plus modestes au bénéfice des catégories les plus aisées. Un biais que dénonçait d'ailleurs déjà Olivier Faure, c'était sur le fauteuil du Média.

8:16
Invité

Moi, je voulais une primaire à 2 euros, je n'ai pas été suivi. Les amis de Raphaël Glucksmann ont préféré cette sélection à l'entrée,

8:25
Locuteur

ce

8:25
Invité

qui malheureusement dit quelque chose aussi de nous. C'est ce que j'allais dire. Pourquoi, selon toi ? J'en sais rien. Enfin, si, je crains de le savoir, mais

8:32
Locuteur

moi,

8:32
Invité

je trouvais qu'il y avait à la fois une aberration à dire qu'on est à l'euro près pour les étudiants, et en même temps, on leur dit si vous venez, ça va être beaucoup plus cher.

8:42
Locuteur

Et

8:42
Invité

puis, parce que ça dit quelque chose de nous. En fait, qui on veut rassembler ? Et moi, je veux un parti populaire.

8:48
Locuteur

Je

8:49
Invité

veux un parti

8:49
Locuteur

qui

8:50
Invité

sache renouer avec le monde ouvrier, qui ne soit pas un parti élitaire, un parti qui se complaît dans des gens qui sont CSP+, vivant dans les grandes métropoles urbaines.

9:04
Présentateur

Et autre avantage pour Glucksmann, une primaire fermée, celle qui a considérablement réduit le casting. Des prétendants potentiels, car des candidats,

9:14
Locuteur

il

9:14
Présentateur

y en avait. Entre autres, François Ruffin, Marine Thondelier, Clémentine Autain, ou même Mathieu Pigasse, qui s'étaient tous dit prêts et prêts à participer à cette primaire unitaire de la gauche, même sans LFI. Mais cette primaire-là, vous le savez, elle n'a jamais vu le jour. Et d'ailleurs, François Ruffin n'a pas pris de gants. Quelle surprise, dit-il hier soir. Raphaël Glucksmann remporte la primaire de Raphaël Glucksmann. C'était sur X. Et le problème pour le PS, il est là.

En laissant Glucksmann fixer les règles du jeu, les socialistes se retrouvent à plébisciter le candidat d'un autre parti à leur place, avec à la clé leurs finances, leurs élus, leurs militants, mobilisés pour sa campagne présidentielle. Ça crée des aveux tout de même. Le PS voulait éviter de se faire absorber par une union dominée par LFI. Eh bien, le voilà qui risque de se faire avaler par place publique. Fallait choisir. Alors, à force de vouloir sauver sa place, il est bel et bien en train de céder la sienne. Et il y a des chances pour que certains gardent quand même cette primaire en travers de la gorge.

À commencer par Olivier Faure et Ségolène Royal, les candidats déchus, dont tout le monde se demande si ils vont jouer le jeu à fond et donc soutenir, comme prévu, le candidat plébiscité par le vote de la primaire. Mais rien n'est moins sûr. Hier, en point presse, Ségolène Royal a prévenu qu'elle respecterait bien l'accord,

10:39
Locuteur

à

10:39
Présentateur

condition que Glucksmann le respecte aussi. Car si les règles prévoient que les candidats battus se rangent derrière le vainqueur, elles imposent aussi à ce dernier de travailler au rassemblement de la gauche.

10:51
Locuteur

Et

10:52
Présentateur

c'est bien là que le bas blesse avec Glucksmann. Vu ses prises de position politique et son refus catégorique de considérer la France insoumise pourtant première force de gauche à ce stade de l'élection présidentielle, on peut largement penser qu'il va pencher plutôt vers le centre. Le centre qui lorne sur lui, d'ailleurs. La semaine dernière, Gabriel Attal lui a tendu la main en appelant à un vrai et large rassemblement pour 2027. Des électeurs allant de la gauche Sosdem, donc de Glucksmann, jusqu'à la droite républicaine. Et parmi les publics cibles, il a explicitement cité les électeurs tentés par Raphaël Glucksmann.

Un coup de projecteur bien embarrassant pour le camp place publique, déjà régulièrement taxé de rejouer la Macronie. L'aimable proposition a donc rapidement été balayée par le camp Glucksmann, appelant Gabriel Attal à le laisser en dehors de ses coups de communication. Je cite,

11:48
Locuteur

Il

11:49
Présentateur

faut dire que pour Attal, comme pour Philippe d'ailleurs, la nomination de Glucksmann n'est pas la meilleure des nouvelles. Déjà qu'à eux deux, ils sont bien en peine dans les sondages. Avec un troisième larron centriste dans les pattes, l'affaire se corse encore. Tout porte à croire que les appels du pied devraient continuer. Mais laissons les centristes s'entretuer et revenons-en aux militants socialistes. Parce que dans cette histoire, les voilà face à un sacré dilemme moral. Un vrai sujet de bac philo. Jusqu'où peut-on rester fidèle à un parti qui semble prêt à s'éloigner de tout ce pour quoi on s'est engagé ?

Faut-il ravaler ses convictions et faire campagne pour le candidat adoubé par la primaire, même s'il regarde davantage vers le centre que vers la gauche ? Ou faut-il lui tourner le dos au risque de désavouer le scrutin et de passer pour un mauvais petit soldat ? La question est entière. Et pour celles et ceux qui ont rejoint le PS à l'époque de la NUPES ou du nouveau Front populaire, le grand écart est encore plus violent. Ils ont adhéré au nom de l'union de la gauche précisément pour faire barrage à la droite et à l'extrême droite. Pas pour servir de force d'appoint à une candidature qui peine à parler à leur camp.

Alors au moment de coller les affiches et de distribuer les tracts, il leur restera quoi à ces gens-là ? La fidélité à leur parti ou la fidélité à leurs idées

13:04
Locuteur

? Vous

13:05
Présentateur

avez sept mois pour vous décider.

13:07
Locuteur

En

13:07
Présentateur

tout cas, une chose est sûre, la bataille s'annonce corsée. Et d'ailleurs, Raphaël Glucksmann n'a pas eu le temps de se reposer sur ses lauriers avant d'en faire l'expérience très concrète. Mon petit doigt me dit que le nouveau candidat aurait plutôt dû choisir la rotonde que Belleville pour célébrer sa victoire hier soir. Bon, après, un peu de farine, ça n'a jamais tué personne et une petite humiliation publique non plus. Sinon, ça fait belle lurette qu'on n'entendrait plus parler de Raphaël Glucksmann. Parce que se faire interpeller par des militants de gauche, les vrais, en colère, lors d'une sortie publique, c'est vraiment pas une première pour lui. Souvenez-vous du 1er mai 2024.

14:28
Locuteur

Pour

14:28
Présentateur

autant, Raphaël Glucksmann a peut-être regardé quelques stigmates de ses dernières confrontations avec le peuple de gauche. Disons qu'en tout cas, il n'est pas un grand fan des bains de foule. La semaine dernière encore, le candidat place publique expliquait qu'il ne se voyait pas aller manifester aux côtés des lycéens. À la fête de l'Huma non plus, il n'était pas là. Bref, il est plutôt du genre aux abonnés absents lorsqu'il s'agit d'aller à la rencontre de ses militants et du peuple de gauche. Mais alors, s'il ne fait pas campagne à gauche,

14:57
Locuteur

qui

14:58
Présentateur

cherche-t-il à convaincre ? Eh bien, peut-être cet électorat qui, pour la première fois depuis dix ans, se retrouve

15:04
Locuteur

sans

15:05
Présentateur

ou presque candidat naturel, celui évidemment d'Emmanuel Macron. Après deux quinquennats, le macronisme arrive en bout de son cycle et laisse derrière lui des électeurs en quête d'un nouveau refuge. Et si Glucksmann ne trouve pas son public dans les cortèges ou à la fête de l'Huma, il lui restera toujours les déçus de Macron à courtiser. D'autant que sur le terrain des idées, le rapprochement ne devrait pas lui demander des efforts surhumains. Entre les deux, les points de convergence ne manquent pas. Le résultat de la primaire PS place publique n'est pas qu'une déflagration pour le PS.

Il porte aussi un coup à la candidature de Marine Tondelier, qui s'est d'ailleurs empressée de réagir sur X hier soir en envoyant un petit coup de griffe. Je la cite. « Nous prenons acte que le choix largement majoritaire des votantes et des votants s'est porté sur le candidat qui avait refusé une primaire populaire et ouverte.

15:58
Locuteur

Nous

15:59
Présentateur

constatons aussi que c'est celui qui fait le choix du repli en refusant toute perspective d'alliance large de toute la gauche et des écologistes. »

16:07
Locuteur

Ben

16:07
Présentateur

oui, souvenez-vous, la patronne des écolos, elle s'est quand même arrangée pour repousser le débat interne sur sa propre candidature jusqu'à décembre. Parce qu'elle misait sur la victoire d'un candidat PS plutôt favorable à l'Union, à savoir royale ou fort.

16:22
Locuteur

Mais

16:23
Présentateur

la victoire de Glux, elle risque de la mettre un peu en difficulté. Et les stratégies d'hier pourraient bien voler en éclats et plus vite qu

16:31
Locuteur

'on

16:31
Présentateur

ne le pense. Surtout qu'en interne, Tondelier, elle fait vaste à pas mal de vents contraires. Alors, aura-t-elle le capital politique interne pour maintenir le suspense autour de sa candidature jusqu'en décembre pendant plusieurs mois encore

16:44
Locuteur

?

16:45
Présentateur

Eh bien, rien n'est moins sûr. Le sénateur écolo et ancien candidat à la présidentielle, Yannick Jadot, vous le savez, a quitté le navire vert au profit de places publiques dès l'officialisation de Gluxman.

16:56
Locuteur

Et

16:56
Présentateur

il n'est pas tout seul. Toute l'aile droite du parti pousse pour que Tondelier négocie avec Gluxman,

17:01
Locuteur

ce

17:02
Présentateur

qui d'ailleurs agace copieusement la patronne. Mais dans tout ce grand bazar stratégique, il y en a un qui pourrait bien quand même se frotter les mains, c'est Jean-Luc Mélenchon. Lui et les Insoumis, ils tracent leur route depuis le début de leur campagne sans se laisser distraire par les jeux d'alliances ou plutôt, en anticipant assez habilement comment ils allaient tourner. C'était même d'ailleurs leur ligne stratégique dès le départ.

17:24
Invité

Nous, c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat et on se met au travail.

17:31
Présentateur

Bah ouais, c'est carré et pas qu'un peu. Hier, le candidat de la France Insoumise a encore rassemblé 10 000 personnes. C'était à Clermont-Ferrand pour un meeting géant. Et puis, il

17:40
Locuteur

n'y a

17:40
Présentateur

pas que ça. Les derniers sondages sont plutôt favorables. Il donne le vieux au second tour dans à peu près toutes les hypothèses de candidature. Puis, il y

17:46
Locuteur

a

17:46
Présentateur

aussi le contexte social. Les Insoumis pourraient encore monter à la faveur des mobilisations sociales, lycéennes et à la faveur surtout de la popularité de leurs élus sur le terrain. On l'a d'ailleurs vu encore la semaine dernière avec des images qui ont fait le tour du monde, notamment celle de Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, LFI, s'interposant entre les manifestants et la police. On est bon pour marcher. On est bon pour l'enquête.

18:11
Locuteur

Et

18:11
Invité

la réponse, ça ne

18:12
Locuteur

peut

18:12
Invité

pas être ça.

18:12
Locuteur

C'est pas important. C'est

18:14
Invité

pas important. Il y

18:16
Locuteur

a

18:16
Invité

plein

18:16
Locuteur

qui ont été frappés. Il

18:18
Invité

y a plein qui ont

18:18
Locuteur

été

18:18
Invité

frappés. Non, je n

18:22
Locuteur

'ai

18:22
Invité

plus,

18:22
Locuteur

je

18:22
Invité

n

18:23
Locuteur

'ai plus.

18:23
Présentateur

Il y

18:23
Locuteur

a

18:23
Présentateur

plein qui ont

18:23
Locuteur

été

18:23
Présentateur

frappés. Je n

18:24
Locuteur

'ai plus,

18:24
Présentateur

je n

18:25
Locuteur

'ai

18:25
Présentateur

plus. Alors, à l'annonce de sa victoire, Raphaël Glucksmann a clamé la fin de l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche. Mais cette séquence, elle peut aussi être lue à l'inverse. Tandis que la France insoumise s'ancre dans une des mobilisations sociales les plus importantes depuis très longtemps dans ce pays, les SOSDEM, ils s'embourbent dans leur crise interne, leur calcul d'appareil politique. Rien qui ne donne vraiment envie aux électeurs à ce qu'on sache. Et quant à leur champion, il lui reste un détail à régler avant de prétendre incarner la gauche. Réussir à sortir de chez lui sans se faire huer ou enfariner par ceux qu'il est censé représenter. Pas une mince affaire.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via e-mail si vous nous regardez à la télé. Si vous voulez nous aider à faire durer l'aventure du média, rendez-vous sur capsurdica.lemédiatv.fr pour devenir un de nos 10 000 donateurs mensuels. C'est très important pour nous. Puis si vous aimez plus particulièrement le Récap, moi je vous attends pour discuter ensemble sur le canal Instagram dédié à l'émission. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'infos YouTube. Un grand merci à vous et une très bonne soirée sur le média.