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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 22 octobre 2026 10 minActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprises

24 octobre : "Il est impératif que les choses se passent mieux" (Emmanuel Grégoire, maire de Paris)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:49OuverteRéponse partielle

    Dans quel état d'esprit vous êtes ? Est-ce que vous êtes serein avant samedi ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Ces premiers échanges ont-ils rassuré ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « On a fait une réunion de travail importante avec le Premier ministre, les principaux conseillers du Premier ministre et les maires de Lyon et de Marseille. »
  • 1:22Fait
    « On a partagé nos préoccupations sur la journée de samedi. La menace mérite d'être affinée encore mais on a voilà encore des risques d'infiltration, des risques de violence dans une menace qui est à l'évidence protéiforme. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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D'abord, on a fait une réunion de travail importante avec le Premier ministre, les principaux conseillers du Premier ministre et les maires de Lyon et de Marseille. Et je l'en remercie, c'était important parce qu'on avait évidemment beaucoup de choses à dire, non seulement sur ce qui s'est passé, mais on s'est concentré évidemment à la préparation de l'avenir autour de deux enjeux. Le premier, c'est celui de la capacité de notre pays à accueillir un mouvement social et à le faire dans des conditions de sécurité pour ceux qui manifestent et ceux qui sont autour satisfaisante. Et le deuxième, c'est évidemment le fait que la sortie de cette crise, elle passe d'abord par une réponse politique. Donc sur le sujet de de du maintien de l'ordre et de la liberté et de la sécurité des

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manifestations, on a partagé des inquiétudes. notre souhait d'être mieux associé au processus de préparation de ces manifestations à la fois parce qu'on est connecté au mouvement qui est les organisme mais surtout aussi parce qu'on est en première ligne pour en subir les les conséquences et s'il reste encore de nombreux sujets à aborder, les premières orientations sont de nature, je le crois, à recréer un cadre de travail plus satisfaisant entre les villes et et l'État. Évidemment, on a partagé nos préoccupations sur la journée de samedi. La menace mérite d'être affinée encore mais on a voilà encore des risques d'infiltration, des risques de violence dans une menace qui est à l'évidence

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protéiforme et on a partagé je crois de façon très proche le souhait de nos populations, de nos acteurs économiques, de nos commerçants à la fois de pouvoir être des territoires de démonstration du mouvement social mais aussi des territoires dans lequels la police est présente, suffisamment présente pour pouvoir protéger chez nos nos populations et puis on a beaucoup insisté sur le fait que c'était d'abord une crise politique et que si des casseurs, si des agents qui veulent déstabiliser l'État s'y greffait, c'est parce qu'il y avait un mouvement social qui aujourd'hui n'avait pas de réponse politique à la hauteur de ce qu'il attend, dans lequel il y a évidemment d'abord le mouvement lycéen, mais dans lequel on le sait, il y a aussi le mouvement des agriculteurs, mouvement de

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la fonction publique, le mouvement des salariés en particulier modestes qui se battent pour le pouvoir d'achat. et nous avons insisté sur l'urgence absolue à ce que le gouvernement y apporte des réponses autour de la question du pouvoir d'achat, autour de la question de la suppression de parcours supour de la question de l'organisation d'états généraux de la jeunesse, notamment destiné à rassurer notre jeunesse sur sa capacité à à se projeter dans dans l'avenir. Voilà, c'est un premier échange. Il y a encore beaucoup de travail à faire et je dis notre concentration et j'imagine qu'elle est partagée par Benoît Paillant et par Grégorie Duset sur la préparation du weekend. On est très concentré, il est impératif que les choses se passent mieux. Mais vous en tant que maire justement

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dans quel état d'esprit vous êtes ? Il y a un parcours qui a été arrêté. Est-ce que vous pouvez dire ce soir que vous êtes serein avant samedi ou est-ce que vous avez quand même encore une inquiétude qui est toujours là ? Alors non, je dirais pas que je suis serein. Ce serait d'abord assez irresponsable de ma part parce qu'on est obligé, compte tenu de l'effet de surprise qui est apparu samedi dernier, d'être d'abord concentré et en vigilance permanente. Après, je crois, j'espère que le gouvernement a entendu et que les moyens mis à la disposition des forces de sécurité sera à la hauteur de la gravité du moment qu'on qu'on vit et je pense que la journée de demain encore ne sera pas de trop pour bien préparer celle de samedi. Mais ce qu'ils vous ont dit, ça vous a

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rassuré ? Voilà la réaction d'Emmanuel Grégoire après cette réunion avec Sébastien Lecnu. Il recevait le premier ministre le maire de Paris, le maire de Marseille Benoît Paillant et le maire de Lyon Grégory Doussé qui sera notre invité tout à l'heure à 19h40. C'est pas tout à fait le même ton qu'avec les chefs de parti qui étaient ressortis voilà très très remonté contre contre l'exécutif. que là on a un maire de Paris qui dit "Bon, ces premiers échanges, on essaie de recréer un cadre de travail plus serein entre l'État et les municipalités. C'est peut-être ça d'avoir une échéance électorale derrière soi et pas devant soi. Ça c'est la la différence entre les les trois mères que vous venez de citer et les différents euh euh états-majors de candidats à la

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présidentielle qu'on a vu défiler cet après-midi. On revient quand même de loin parce que en début de semaine, souvenez-vous, on avait trois maires en colère avec notamment un un maire de Marseille, Benoît Paillant qui était particulièrement remonté contre les services de l'État et y compris par la la préfecture des des Bouches du Ron. Là, Emmanuel Grégoire a parlé de la restauration d'un cadre de confiance. cadre de confiance qui permettra par exemple que et bien euh pendant de longues heures, j'allais dire minutes mais heure des commerçants parisiens ne soient pas suspendus à un téléphone dans l'attente de savoir si des forces de l'ordre pouvaient intervenir pour sécuriser ou pas leur pas de porte et cadre de confiance pour anticiper les événements parce que il y a eu un

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véritable effet de surprise. C'est l'expression que l' qu'a employé Emmanuel Grégoire. Donc de ce point de vue-là, il y a un certain nombre d'avancées dans la coordination, mais vous sentez bien combien et Emmanuel Grégoire, je crois qu'on pourrait en dire autant de Grégory Dussé du côté de Lyon au Benoît Paillant reste extrêmement prudent et sur le qui vivent y compris parce que on sort d'une semaine où très franchement il y a eu une phase quand même où on s'est beaucoup renvoyé la responsabilité entre les mairies et l'État, l'État reprochant y compris à ses maères de ne pas avoir engagé leurs forces de police municipal qui sont restées dans les commissariats et il y a des mères qui ont été chahutés, notamment Grégory Dussé qui l'a été par un certain nombre de de

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commerçants quand il a déambulé dans sa ville le lendemain de ces du 17 octobre. Euh le maire de Lyon donc on aura sa réaction tout à l'heure à 19h40. Bruno Bartochetti est avec nous. Bonsoir, désolé pour cette interruption, vous êtes délégué national du syndicat de police unité. Le gouvernement prévoit aussi pour ce weekend de réquisitionner des agents dont le métier n'a rien à voir avec le maintien de l'ordre. J'aimerais vous lire ce témoignage qui a été recueilli par France Info d'Adrien. Il est policier aux frontières. Donc son boulot à lui bah c'est de contrôler les voyageur à à l'aéroport et ce samedi, il va se retrouver dans les manifes et voilà ce qu'il dit. Nous les policiers aux frontières, on n'est pas entraîné pour ça. Non, les collègues n'ont pas

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envie d'y aller. On nous désigne d'office, on nous oblige. C'est pas à nous d'y aller. Il y a un profond dégoût, un manque de considération. et il ajoute quand on n' pas l'habitude de faire face à ces gens-là, il parle des casseurs, c'est dangereux pour vous physiquement et pour les gens qui sont en face. On ne sait pas la réaction d'un policier qui a peur. Bruno Bartchetti, on entend la colère, on peut la la comprendre, mais on sent aussi une situation potentiellement risquée. Oui. Euh ben vraiment risqué puisque dans la mesure où déjà samedi dernier, il y a beaucoup de policiers qui ont été touchés, qui ont été qui étaient dans une situation de risque et on a pu dénombrer de nombreux policiers. Donc forcément cette peur est dans nos rangs.

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J'entends le témoignage de mon collègue de la police pierre. Je vais lui donner évidemment raison sur le plus en même temps euh évidemment l'idée ce ne serait pas qu'il soit au contact comme on peut l'être quand on est un spécialiste de maintien de de l'ordre. tout ce que j'entends et tout ce que je vois surtout dans les réquisitions et bien ça démontre une chose très importante, c'est que depuis très longtemps on tire le signal d'alarme et effectivement mon collègue répond le maintien de l'ordre c'est son reste le gendarme mobile. Et ça fait très longtemps qu'on demande de renforcer ces ces compagnies pour pouvoir justement bienvener le le les les manifestations et les violences urbaines lorsqu'il y a des débordements. Ensuite en arrière-plan, il faut aussi

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des unités entraînées pour pouvoir interpeller pour pouvoir justement euh associer tous les fauteurs de trouble et toutes ces personnes violentes. Néanmoins, dans cette situation, on a des policiers policiaux frontières ou dans d'autres unités qui peuvent venir en renforme mais mais en même temps, il ne faut pas les exposer comme on peut exposer, c'est nous sommes bien sûr très vite. sur l'état des des CRS précisément, votre syndicat a parlé d'un d'un contexte d'épuisement massif des troupes. Il y a des CRS qui devaient être au repos qui ont été rappelés là sur leur congés. Est-ce que ça peut là aussi amener à un manque de lucidité et à des situations potentiellement dangereuses ? À partir du moment, les CRS et des

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policiers d'ailleurs de tous les commissariats de de France de Navar ont travaillé pendant des journées de 12 15h et sur des durées de 7 10 12 jours. Donc forcément lorsqu'il y a une fatigue et bien il y a un risque mais le premier risque c'est pour eux-même on est bien d'accord et le mé de lucidité c'est aussi de pas pouvoir peut-être être présent pour pour secourir le policier le collègue et qui se retrouve en danger. Donc ça c'est une situation aujourd'hui très particulière comme on le sait. Ça le dit il va y avoir un redéploiement de policiers qui vont revenir sur leur jour de recours. Il y a une il y a le il y a il y aura une une stratégie qui sera qui sera appuyée sur la mobilité et surtout que ça nous serve bien de leçon hein que que ça a été dit.

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On s'est retrouvé à genouer dernier, on va se redresser mais que ça nous serve bien de de leçon pour pouvoir justement euh recruter, former et avoir petit effectif dans la police pour ne pas faire appel comme on le voit aux unités spécialisées comme la BRI, le raide où ce n'est pas leur cœur du métier où on parle même de faire venir des élèves gardiens. Vous imaginez un petit peu dans quel danger nous sommes aujourd'hui ? élèves de gardien qui seraient pas explosés au premier rang mais quand on en parle c'est déjà c'est déjà beaucoup trop et c'est intolérable donc il va falloir les choses à main les choses à c'est de nous donner la possibilité la possibilité de travailler sans bien sûr prendre des risques et et se retrouver exposé avec une fatigue générale qui commence à se sentir.

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Merci beaucoup Bruno Bartocetti. Yeah.