Edouard Philippe : le seul à pouvoir battre Jordan Bardella ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci stéphane merci beaucoup on va revenir dans quelques instants à notre baromètre au doxa pour public sénat et la presse régionale et vous allez voir qu'Edouard Philippe est en grande forme dans ce baromètre mais d'abord le sujet d'actualité c'est la flambée des prix du carburant, les annonces gouvernementales qui ne satisfont pas agriculteurs, pêcheurs, transporteurs et ils poursuivent leur mobilisation. Voici à Gaspar Bunel faire un maximum de bruit pour faire entendre leurs revendications face à la flambée du prix des carburants. Des dizaines de conducteurs, de camions et de bus ont mené une opération escargot hier sur le périphérique parisien.
On est désespérés parce qu'on s'est investi, on a fait une formation, on a payé pour le permis, du coup on ne travaille pas. Malheureusement ça attend tout le monde, après ça va atteindre les petits véhicules. Il faut trouver une solution, c'est tout.
Jusqu'à 200 véhicules présents pour ralentir le trafic et exiger un soutien financier plus important de la part de l'Etat. Et ce qu'on réclame, c'est deux aides, une aide à la pompe pour le futur, pour aider le carburant, la hausse de carburant et une aide forfaitaire par véhicule, que ce soit des cars ou des camions, de 1500 euros pour des véhicules lourds, pour pouvoir absorber une partie de ce qui a été dépensé en mars. De son côté, la FNSEA, principal syndicat agricole, met également la pression sur Sébastien Lecornu.
Vendredi, le gouvernement a annoncé une exonération de taxes sur le gazole non routier utilisé dans les tracteurs mais reçu hier à matignon arnaud rousseau estime que cette mesure ne va pas assez loin évidemment on a abordé les sujets très très conjoncturel je pense évidemment au gnr peut-être ce que je peux vous dire c'est que le Premier ministre m'a dit que les annonces de vendredi n'étaient pas un solde de tout compte et qu'il ferait le point à la fin du mois pour voir ce qui serait possible de faire, mais qu'il était prêt à aller plus loin si la guerre devait se poursuivre. Réunis pour aborder la situation du Moyen-Orient, les ministres de l'énergie et des finances du G7 se disent prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du marché de l – On va en parler avec vous, bonjour Nathalie Moret, merci d'être la journaliste politique pour les journaux du groupe Ebra, ce sont tous les journaux de l'Est de la France. Et bonjour Erwann Lestron, directeur conseil à l'Institut de sondage Odoxa, un mot sur évidemment la flambée des prix du carburant qui inquiète les Français.
Est-ce qu'ils attendent que le gouvernement prenne des mesures Erwann ? Oui exactement, c'est vrai que c'est un sujet particulièrement inflammable si j'ose dire avec le carburant pour les Français parce que non seulement la préoccupation principale des Français, c'est le pouvoir d'achat, c'est le coût de la vie, c'est toutes nos dépenses contraintes. Ce qu'on paye en chauffage, en loyer, en alimentation, et ça ils nous le disent dans les sondages.
Et en plus, dans le même temps, 7 Français sur 10 sont dépendants de leur voiture. C'est le moyen de transport qu'ils utilisent tous les jours pour leur trajet quotidien. Donc entre pouvoir d'achat qui inquiète et carburant qui est indispensable au quotidien pour l'accès au travail, pour l'accès aux loisirs, c'est forcément un sujet explosif dans l'opinion.
Au début du mois, nos confrères des labs testaient le sujet. Ils mesuraient déjà que 45 % des Français disaient que ça avait eu un impact important sur leur budget, ces hausses du prix du carburant, et deux tiers d'entre eux étaient favorables à la mise en place d'un bouclier tarifaire ou d'un chèque énergie. Il y a des attentes très très fortes à l'égard de l'exécutif.
Nathalie, avant de faire réagir, on va écouter Marie-Lise Léon. C'était ce matin la secrétaire générale de la CFDT. Pour elle, il ne faut pas tout attendre de l'État.
Je pense qu'il ne faut pas tout attendre de l'État. Aujourd'hui, il y a des employeurs qui doivent jouer le jeu de la négociation et intégrer le fait qu'aujourd'hui, il y a des salariés qui perdent de l'argent par rapport à il y a quelques semaines en venant travailler. Donc, il faut pouvoir soutenir aussi ces personnes et le pouvoir d'achat des personnes qui doivent travailler.
Je pense que les employeurs doivent remettre les choses sur la table et avoir des vraies négociations salariales. Nathalie ? Elle a raison parce qu'effectivement, vous avez raison, c'est un sujet explosif, mais c'est en plus un sujet qui est...
Comment dire ? Qui alimente les clivages entre les gens, entre les ruraux et les urbains, entre Paris, entre province, entre ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et ceux qui n'en ont pas besoin. Et on voit bien qu'un certain nombre de partis politiques à un an de la présidentielle, là où c'est facile de s'opposer, prennent ce sujet-là pour essayer d'alimenter les tensions entre les gens en proposant des choses qui, effectivement, ne sont pas forcément possibles parce que, comme Marie-Lise Léon le disait, l'État ne peut pas tout, surtout en ce moment.
Donc on voit bien que c'est un sujet sur lequel l'exécutif fait très très attention parce qu'il y a le ferment d'une contestation qui peut aller beaucoup plus loin. Allez, vous parlez de la présidentielle, c'est l'objet du baromètre d'Oxa mensuel pour public Sénat et la presse régionale avant de regarder les intentions de vote. Comme tous les mois, on s'intéresse à la popularité de l'exécutif.
Erwan Emmanuel Macron qui prend deux points de popularité, il est à 25%. Est-ce que c'est lié à l'actualité internationale ? Alors, c'est surtout lié à probablement sa mise en retrait de la scène nationale sur les élections municipales.
Finalement, ça valide la stratégie d'ignorer ces élections, de ne pas se mettre en avant et c'est tout de même une sacrée performance de réussir à se maintenir à ce niveau-là alors que la majorité présidentielle a été inexistante quasiment à ces élections ou du moins qu'elles ont confirmé son manque d'ancrage territorial. Donc le résultat reste très négatif pour Emmanuel Macron. Trois quarts des Français jugent que c'est un mauvais président.
Néanmoins, plus de points par rapport au mois dernier, plus 4 points par rapport à décembre. Ce qu'on observe quand on regarde les chiffres en profondeur, c c'est qu'il regagne un tout petit peu de terrain auprès de son socle de référence. Je suis sympathisant Renaissance, à la rentrée de l'année dernière, quand on avait le sentiment que le pays était dans une impasse politique et que c'est Emmanuel Macron qui l'avait plongé dans cette impasse politique avec la dissolution, qu'on ne savait plus où il allait quand Gabriel Attal disait qu'il avait du mal à comprendre ses décisions.
On était plutôt à 70-75 % d'approbation chez les sympathisants renaissances. Il redevient hégémonique dans cet espace politique. 93 % des sympathisants en renaissance, juste ce mois-ci, que c'est un bon président.
Alors ça progresse auprès de son socle de référence. Il faut voir jusqu'où ça peut s'élargir. Peut-être que la bienveillance va augmenter d'ici à l'approche de la présidentielle, quand la page Macron sera de plus en plus proche d'être tournée.
Pour l'instant, ça reste quand même encore timide. Nathalie, le socle reste encore bas. Comment vous l'expliquez, vous, cette légère remontée ?
Il grignote mois après mois. Je l'explique exactement comme ce que vient de dire Erwan, c'est-à-dire que pour l instant, il est relativement absent de nos antennes et je pense que c'est une bonne chose pour lui parce qu'il est quand même profondément impopulaire après 9 ans. Ça, c'est effectivement une tendance qui ne s'inversera pas, je pense.
A l'Elysée, on parle...
Alors nous, dans les médias, on parle souvent d'effet drapeau. A l'Elysée, il parle plus d'effet cohérence. C'est-à-dire que ce qui se passe actuellement, les crises que l'on traverse mettent disent les conseillers du président, en évidence toutes les politiques qu'il a menées depuis 9 ans.
Par exemple, tout ce qu'il a fait sur l'indépendance du pays, sur la nécessité du pays d'être indépendant, notamment énergiquement, etc., ça met en lumière ce qu'on est en train de vivre. Ça, de la même façon que dès 2017, il a dit qu'il allait faire un effort sans précédent sur l'armée et sur les budgets de l'armée, ce qui se passe aujourd'hui, met en cohérence ça.
Voilà pourquoi à l'Élysée, on met plus en avant cet effet de cohérence que cet effet de drapeau. Sébastien Lecornu, lui le Premier ministre, il prend un point de popularité. Il est à 35 % nettement au-dessus d 'Emmanuel Macron.
Erwann – Oui, et on retrouve encore ce sentiment positif des Français à l'égard de Sébastien Lecornu quand il est perçu comme un ministre finalement qui exécute les actions nécessaires pour résoudre les défis du quotidien des Français et surtout un Premier ministre qui se tient à l'écart des manœuvres politiciennes. C'est probablement pour ça qu'il a du crédit. Ce qui est paradoxal, c'est que quand on teste la candidature de Sébastien Lecornu dans des intentions de vote pour la présidentielle, il arrive à un niveau assez bas.
Donc ça ne fait pas de lui une personnalité qui serait légitime pour concourir à la présidentielle. Mais pour autant, sa volonté de travailler, de se mettre au service des français en dehors de la politique politicienne, ça lui fait gagner du crédit dans l'opinion. Et encore une fois, au sortir d'élections municipales où la majorité présidentielle n'a pas existé, il maintient sa cote de popularité alors qu'il y a des angoisses aussi sur la hausse des prix du carburant, donc c'est plutôt une bonne performance et ça montre que son implication pour la France lui est crédité. – Municipal dont il a été relativement absent, alors il était en campagne lui-même dans sa commune de Vernon, il était 3e de liste.
Mais au plan national, il n'a pas été très présent. C'était son choix. Il veut cultiver l'image d'un 1er ministre qui est au travail et qui est loin de la tambouille politique.
Si effectivement vous impliquez en allant soutenir des candidats sur le terrain, vous cassez totalement cette image-là. Sébastien Lecornu, il est connu pour deux choses. Le fait d'être monsieur tout le monde, de faire son marché et d'être absent des médias.
Si jamais Jamais il casse cette faible dynamique, parce que ça reste quand même un Premier ministre de l'exécutif Macron, donc avec une forte impopularité. Il perd le peu de crédit qu'il a. Donc il a tout intérêt, je pense, à cultiver cette discrétion.
Et ça se voit d'ailleurs dans votre étude où on voit qu'alors que Macron n'est apprécié que dans son socle électoral, le Premier ministre parvient, lui, à avoir des points de popularité chez ses opposants. – Allez, on passe au palmarès de l'adhésion. Et c'est là qu'il y a le principal enseignement, finalement, de ce sondage palmarès de l'adhésion, c'est la remontada d'Edouard Philippe.
Plus 8 points, il est à la deuxième place, Erwann. – Oui, il arrive à 36 % de code d'adhésion. Il était à 28 % le mois dernier.
Alors on n'est pas revenu à son 41 % de mai 2024, avant la dissolution qui a été un peu fatale à toutes les personnalités de la majorité Il a longtemps été en tête de ce palmarès. Il a été très longtemps en tête. D'ailleurs c'était souvent des personnalités de centre-droit.
Il y a eu Alain Juppé avant lui, qui a été très longtemps en tête du palmarès des personnalités politiques préférées des Français. Il a reculé mois après mois, derrière Jordan Bardella, derrière Marine Le Pen et aux côtés de Gabriel Atal était vraiment un cran en dessous, aujourd'hui plus 8 points et c'est vrai que la victoire au Havre fait fixture de rampes de lancement dans l'opinion parce que c'est un succès électoral quand même dans un contexte de repli de la majorité présidentielle pour laquelle les élections sont de plus en plus difficiles avec le temps. Là on voit que dans ce contexte de reflux de la majorité présidentielle, lui il s'inscrit à rebours dans une séquence victorieuse alors qu'il avait même mis son élection, sa candidature à la présidentielle dans la balance.
Donc ça le crédite et surtout ça le réconcilie avec les sympathisants Renaissance plus 30 points de code d'adhésion chez les sympathisants Renaissance, 62 % il y a un mois, 92 % aujourd'hui. Il ne lui avait pas pardonné il y a quelques mois d'avoir dit qu'Emmanuel Macron devrait démissionner étant donné l'impasse dans laquelle était la France. Aujourd'hui il se réconciliait avec eux et c'est ça qui explique cette reprise de sa cote d'adhésion, c'est parce qu'aujourd'hui il mord sur un espace politique plus large qui va de renaissance jusqu'aux républicains où 62 % des sympathisants ont une bonne opinion de lui.
Donc ça explique sa reprise dans le paysage politique et le fait qu'il se replace parmi les personnalités préférées des Français. – Oui, c'est sa victoire à la mairie du Havre, c'est une vraie rampe de lancement pour Edouard Philippe, direction 2027 Nathalie ? – Oui, et non. – Ça, c'est une réponse de Normand, dirait Edouard Philippe. – Oui, parce qu'effectivement, il avait besoin de revenir dans les sondages ici tous les mois.
On était en train de commenter sa chute, continuons les sondages et souvent, on dit que quand on est sur le toboggan, c'est très difficile de remonter. Force est de constater qu'aujourd'hui, sa victoire lui permet de retrouver une dynamique. Donc ça, c'est pour le oui.
Pour le non, on voit que finalement, il a décidé, contre même l'avis de certains de ses proches, de ne rien en faire et donc de continuer à cultiver le surplomb. Alors il le fait pourquoi ? Déjà rappelez peut-être aux gens qui nous regardent qu'il avait décidé de présenter son projet massif, c'est l'adjectif qu'il colle à son projet, après les municipales justement, dans la foulée de ce qu'il espérait être une dynamique et avec un grand meeting organisé le 12 avril, tout ça c'est fini.
Il a décidé de se donner du temps et d'attendre sans doute jusqu'à la rentrée. Pourquoi ? Parce que là effectivement il jouit de cette dynamique qui est importante, plus 8 points c'est quand même assez rares dans un baromètre de popularité et il estime que pour l'instant l'actualité est plus à l'international et que effectivement une actualité internationale ça participe plus enfin c'est quelque chose qui le sert puisqu'il a une stature d'ancien premier ministre et puis enfin le printemps c'est traditionnellement un an avant la présidentielle l'époque où il émerge des seconds couteaux, des gens qui vont présenter leur candidature à la présidentielle pour voir si ça mord ou si ça ne mord pas.
On va par exemple avoir une candidature vraisemblable de Dominique de Villepin, de gens qui pourraient être chez les Républicains qui pourraient officialiser leur candidature, bref tous les gens qui veulent la jouer placée plus que gagnante. Voilà pourquoi il a joué en surplan. Et on le voit dans le palmarès, il est pris entre Jordan Bardella et Marine Le Pen et on va regarder justement les intentions de vote pour la présidentielle, vous avez testé deux hypothèses.
Erwann, d'abord une candidature, une hypothèse où il y a une candidature RN, Jordan Bardella, une candidature d'Eder Philippe, une candidature de Bruno Retailleau. Et on regarde ce que ça donne. Jordan Bardella est largement en tête.
Édouard Philippe est à 21%. Là où Jordan Bardella est à 34 % et Bruno Retailleau seulement à 8%. Oui, ce qui est intéressant c'est de regarder les grands mouvements.
Jordan Bardella il était à 35 % au mois de novembre, il est à 34 % aujourd'hui. Donc ça stagne relativement, ça reste porté par la progression du RM aux élections municipales. Donc le score potentiel du candidat du RN reste très élevé.
En ce qui concerne Édouard Philippe, c'est 4 points de plus que ce qu'on mesurait en novembre. Et là, c'est intéressant parce qu'il y a un vrai mouvement et on a tendance à c'est-à-dire élection locale, conséquence locale. Là, on voit que c'est des élections locales qui ont des conséquences peut-être sur les rapports de force politique sur le plan national. 21%, plus 11 points chez les sympathisants des partis du centre et de la droite modérée.
C'est vraiment là qu'il va chercher ses électeurs qui élargissent leur intérêt pour Edouard Philippe. A l'inverse, Raphaël Glucksmann arrive à 10 points d'intention de vote. Il était à 13 ,5 en novembre.
Lui, il a Il a perdu des électeurs du centre, moins 5 chez les électeurs du centre. Et il a perdu aussi des électeurs du Parti socialiste, moins 8 chez les électeurs socialistes. Peut-être que le fait qu'ils s'inscrivent vraiment à contrario du PS sur la question des alliances PSLFI lui a coûté.
C'est vrai que la polarisation, ça lui a peut-être fait perdre du crédit au centre et perdre du crédit chez les sympathisants socialistes. En tout cas, c'est à ces deux niveaux-là qui perdent du crédit. Jean-Luc Mélenchon est à 12 % d d'intention de vote à proximité de ce qu'on mesurait en novembre.
Ça reste assez stable et Bruno Retailleau en retrait à 8 % qui reste ancré à un niveau bas depuis qu'il est parti du gouvernement et qu'il a perdu le soutien d une partie des sympathisants de renaissance qui avaient une certaine bienveillance à son égard. – C'est intéressant la deuxième hypothèse Nathalie, vous qui suivez particulièrement la droite et les Républicains, la deuxième hypothèse c'est une candidature unique, donc plus de Bruno Retailleau, c'est Edouard Philippe qui porte la candidature unique et alors on voit que les 8 % de Bruno Retailleau se partagent en deux, Jordan Bardella prend 4 points, Edouard Philippe prend 4 points. – Oui, et c'est en fait, comment dire, la conséquence de ce qu'on a connu lors des élections municipales.
Ces élections municipales-là, elles étaient très politiques et on voit qu'elles sont un moment majeur de la recomposition politique. On voit bien que sur le terrain, et vous en parliez avec les sénateurs en début d émission, l'électorat RN est allé supporter l'électorat LR quand il s'agissait de battre des maires socialistes en place, je pense notamment à Clermont-Ferrand. Donc c'est pas étonnant que dans cette deuxième hypothèse, effectivement l'électorat de Bruno Retailleau se partage.
Il ne faut pas oublier, moi je trouve que c'est dans les deux cas, le principal enseignement c'est que la dynamique est supérieure à la arithmétique et on voit bien que Edouard Philippe là il dépasse les 20 % ça fait pas depuis que vous faites votre baromètre ça fait longtemps qu'il n'y avait pas eu un candidat quel qu'il soit qui en dehors du rassemblement national soit capable de dépasser les 20 % oui c'est ça qui est extrêmement intéressant c'est que le fait qu'Edouard Philippe se situe à 21 % d'intention de vote ou à 25 % dans le cas où il n'y ait pas de candidature de bruno retailleau ça raconte que le seuil de qualification au second tour de la présidentielle remonte quand il était englué à 16 17 % finalement on pouvait se dire que d 'un jean-luc mélenchon ou d 'un Raphaël Glucksmann, l'un des deux pouvait bénéficier d'un vote utile qui le hisserait potentiellement au second tour. Aujourd'hui, avec un seuil de qualification qui remonte significativement, le match Jordan Bardella-Edouard Philippe et le descendant naturel du match Emmanuel Macron-Marine Le Pen, mais est celui qui est le plus probable aujourd'hui. Alors ça ne dit rien des dynamiques de campagne qu'il va y avoir aujourd'hui, mais en l'état des rapports de force actuels et avec une gauche dont le potal reste très bas, c'est 30 pour cent pour le total gauche.
Le seuil de qualification à 21%, ça rend quand même très probable le fait que ce soit un candidat de la majorité présidentielle qui se qualifie. On regarde l'hypothèse de second tour, Edouard-Philippe Jordan Bardella c'est l'ancien Premier ministre qui l'emporte, 52 % pour Edouard-Philippe, 48 % pour Jordan Bardella et là on est dans un retournement de situation. On parlait des dynamiques, on est dans un retournement de situation par rapport à la dernière fois où vous l'avez testé où Jordan Bardella était à – Absolument, on a une inversion de tendance, c'est pour ça que c'est intéressant de suivre les sondages dans la durée, de faire des intentions de vote de second tour régulières, pour voir justement comment bougent les choses.
Et alors qu'en novembre, mais dans ce sentiment d'impasse politique et que la majorité présidentielle avait conduit la France et vers un endettement record et vers une structuration de l'offre politique insatisfaisante, Édouard Philippe perdait 53 à 47 au second tour face à Jordan Bardella. Aujourd'hui, le match lui est favorable. 52 % des Français voteraient pour Edouard Philippe face à Jordan Bardella.
C'est donc 5 points de mieux qu'en novembre. On voit qu'il reprend l l'habit du favori de la présidentielle, ça dit beaucoup de choses aussi sur la séquence qui va venir. Elle ne va peut-être plus être regardée par elle.
Il est moins un challenger qu'un vainqueur potentiel. Alors, ça reste des intentions de vote qui sont pathétiques. Un an de l présidentielle mais ça raconte que le match a changé de favori et on retrouve vraiment les deux frances qu'on avait dans l'électorat d'emmanuel macron d'une part avec les habitants des les métropoles, de l'île de France, les cadres, les Français les plus âgés.
Et de l'autre côté, l'électorat de Marine Le Pen dans les petites villes, dans les communes rurales, dans les villes moyennes, des employés et des ouvriers, les 25-64 ans, les salariés du public et du privé. Donc il y a vraiment ce match Macron-Le Pen qu'on retrouve dans le match Philippe Bardella, dont Edouard Philippe est aujourd'hui le favori. – Et alors, il y a aussi les questions dans chaque Quel serait le meilleur candidat dans chaque camp ?
Et alors là, on voit Nathalie que dans le camp du bloc central, Edouard Philippe est là aussi favori. 47 % contre 36 % pour Gabriel Attal à la question. Est-ce qu'il ferait un bon président ?
En fait, moi, là, j'y vois la conséquence vraiment de l'élection au Havre parce que dans le récit qu'il peut tisser, Édouard Philippe dit « Moi, j'ai mis les mains dans le cambouis. Moi, je suis dans le fer. » Et on sait bien qu'en France, pour les Français...
J'ai pris mon J'ai pris mon risque et puis je suis dans le fer. Je suis allée devant les gens, je travaille dans ma mairie, etc. Ce qui n'est pas le cas de Gabriel Attal au sens où c'est juste un élu national.
Et on sait bien que les élus nationaux ont une image beaucoup plus dégradée que les élus locaux donc moi j'y vois ça cette espèce de plus qu'apporte l'engrage local réellement un mot sur le rn Là, Jordan Bardella est devant Marine Le Pen. Significativement. Alors, significativement chez les sympathisants RN qui sont quasiment 100 % à dire que ce serait un bon candidat pour représenter son camp et 10 points de moins à dire que Marine Le Pen serait une bonne candidate pour représenter son camp, mais chez les Français aussi et surtout le mois dernier on avait demandé aux Français si Jordan Bardella serait un meilleur candidat pour représenter le RN en 2027.
Les Français étaient majoritairement de cet avis et même les sympathisants RN. 69 % considéraient que Jordan Bardella était un meilleur candidat parce qu'il y a ce sentiment déjà que Marine Le Pen ne sera pas candidate, donc il y a un effet d'habituation et en plus que le nom Le Pen reste quand même pénalisant au deuxième tour, donc il est le candidat qui a le plus de soutien aujourd'hui. – Un dernier mot parce qu'il y a une surprise du côté de la gauche radicale, c'est pas Jean-Luc Mélenchon qui a plébiscité, François Ruffin arrive devant. – François Ruffin arrive devant chez les Français parce que j'en Jean-Luc Mélenchon est une figure honnie auprès du grand public mais auprès des sympathisants de la gauche radicale et notamment de la France insoumise c'est très largement Jean-Luc Mélenchon qui arrive devant donc on peut imaginer que dans cet espace politique, Jean-Luc Mélenchon ferait beaucoup plus recettes que François Ruffin.
Merci, merci à tous les deux pour l'analyse de ce baromètre, on se retrouve le mois prochain pour un autre baromètre, merci Erwan, merci Nathalie, merci à tous de nous avoir suivis, on se retrouve demain, très bonne journée, public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé d'un jour chez vous
Édouard Philippe