Gagner la bataille idéologique - Clémence Guetté | Bilan et perspectives de l’Institut La Boétie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Tout le monde, vous m'entendez bien ? Oui. Alors, bonjour tout le monde.
Merci beaucoup d'être là. Vous êtes nombreux, nombreuses. On est là euh grâce à toutes celles et ceux qui ont organisé cette journée.
Donc je commence quand même par remercier tous les bénévoles, les équipes du siège, le service d'ordre, toutes celles et de ceux qui nous permettent d'être là aujourd'hui et puis vous bien sûr qui êtes là, qui sortez de la période des élections municipales, de batailles qui ont été euh difficiles. Certains d'entre vous êtent là et être élus au terme de ces municipales. Vous êtes entré dans les conseils municipaux. et pour d'autres, vous serez des oppositions déterminées, j'en suis sûr, partout dans le pays.
Alors, je suis là pour vous faire un bilan de l'Institut la Boessie avec mon coprésident Jean-Luc Mélenchon, l'institut qui a aussi contribué à la bataille des élections municipales évidemment. Et j'en profite aussi pour remercier les dizaines et dizaines de bénévoles de l'Institut Laboie qui travaillent partout dans les boucles départemental dans vos différents départements pour faire vivre la fondation et faire en sorte de développer son activité. On a eu une année chargée qui a commencé aux amphies derniers avec l'apparution du livre collectif nouveau peuple nouvelle gauche qui réunissait des auteurs, une vingtaine d'auteurs autour d'une réflexion théorique sur le nouvel acteur révolutionnaire de notre époque, c'est-à-dire le peuple, qui a donné lieu aussi à une trentaine de présentations dans tout le pays et qui a permis de d'ouvrir une discussion à gauche. vous l'avez vu, la Nouvelle-Fance, le peuple, toutes ces notions font beaucoup discuter.
Je crois que c'est aussi l'institut labo ici qui permet cela d'être inscrit dans ce paysage idéologique. On a publié cette année un second livre pour un nouveau communalisme insoumis que vous avez sans doute lu si vous avez fait la la campagne des élections municipal parce que ça se voulait à la fois un outil de théorisation de la doctrine insoumise pour les élections municipales et à la fois un outil de campagne. On ne s'en cachait pas.
L'Institut Laboessie voulait aussi donner des prétextes pour se réunir pour faire des réunions publiques. Ça a été largement le cas puisqu'il y a eu une soixantaine de présentations locales de ce second livre. Et puis on espère aussi qu'il va continuer de guider l'action de nos élus municipaux maintenant qu'ils sont rentrés dans les conseils municipaux.
Dans ces élection municipal, l'institut laessie a aussi permis euh de continuer la formation la formation des militants et des militantes. On est à plus de 500 personnes qui sont passées dans le cursus renforcé. On a la chance, la fierté et l'honneur d'avoir même un maire membre d'une promotion du cursus renforcé de l'Institut Labessie, Omar Yakou. maire de Creille et j'estime et on estime collectivement qu'on permet à de nouvelles générations militantes d'être sans doute plus armé pour participer à la bataille qui est la nôtre.
Pendant ce temps-là, on n'a pas fait évidemment que participer euh à l'élection et à la campagne des municipales. On a aussi essayé de mener la bataille culturelle sur plusieurs enjeux cruciaux. Je ne vais pas être exhaustive parce que ce serait impossible, mais on a notamment mené des travaux sur euh les petites et moyennes entreprise, les fameux petits patrons puisque le but c'est d'essayer de proposer un pacte productif au pays.
On aura largement l'occasion d'en reparler à l'avenir, mais donc on a mené une journée de de colloques là-dessus. Un autre colloque pour n'en citer que deux sur l'histoire de l'immigration et l'immigration aujourd'hui en France dans la France contemporaine. On avait des très beaux noms, des très beaux intervenants intervenantes à ce colloc notamment François Han qui est professeur au collège de France.
Preuve en est qu'on continue d'attirer à nous des gens qui à la base je pense ne se définiraient pas comme des intellectuels de la France insoumise et donc qu'on continue ce travail d'élargissement. Je vous en passe. On produit des notes de conjoncture économique de manière régulière.
On a fait des coloques sur plein d'autres sujets. Mais tout ça pour dire que on essaie via cette institut de ne pas laisser d'angle mort. Je suis interpellée.
On est interpellé très régulièrement par des insoumis qui viennent nous voir et qui nous disent "Cet enjeu-là est fondamental, vous n'en avez pas assez parlé et cetera." Et ben petit à petit, vous voyez qu'on essaie d'élargir ce spectre des sujets qu'on prend en main, qu'on s'approprie sur lequels on peut plaquer nos notions, notre notre vision du monde. Ça c'est pour le bilan très rapidement.
Les perspectives aussi parce qu'elles sont elles sont fournies pour la période qui arrive. D'abord sur le fait que nous sommes passés, il me semble dans l'année qui vient de s'écouler d'une dimension purement nationale à une dimension internationale avec le lancement cette fin de semaine de la fondation européenne à laquelle appartient l'Institut Labéie puisque c'est un regroupement de fondations nationales avec des Espagnols, des Portugais, des Finlandais, des Italiens, des Suédois, des Norvégiens et j'en passe. est adossé aux partis que nous avons de la gauche européenne et là l'alliance de la gauche européenne et ça permet de mener la bataille idéologique maintenant à l'échelle européenne.
Elle s'appelle pour le peuple cette fondation. Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le site internet. On en fera aussi la promotion parce que on doit le dire avec Jean-Luc, on saisit aussi cette occasion pour organiser des événements dans les mois qui arrivent à une autre échelle européenne internationale.
Le premier de la première de ces journées, ce sera les journées économiques internationales qui vont avoir lieu très bientôt. C'est le 30 mai et on a très des très grands noms de l'économie hétérodoxe mondiale. Je pense à Gabriel Zucman, à Isabella Weber, à Daniel Gabor et à plein d'autres intervenants des économistes qui font vivre la pensée critique en économie et qui ne sont pas français cette fois-ci.
Et puis nous aurons d'autres d'autres moments comme les journées géopolitiques qui vont avoir lieu aussi au mois de juin, je ne vous en dis pas plus à ce stade, mais qui nous permettent, il me semble dans un monde qui est traversé par les bouleversements qu'on connaît, par un renouveau des impérialismes, par la question posée de manière très accrue et très importante pour le quotidien de plein de gens de la dépendance au pétrole. Nous pensons que il nous fallait ce changement d'échelle et c'est ce que nous avons essayé de de faire ce premier semestre de l'année 2026. On va aussi continuer des activités qu'on mettait déjà en place.
Je pense à l'émission euh de l'Institut Laboessie qui maintenant tourne, roule et peut se faire de manière assez régulière. Il y en a bientôt un numéro sur les maladies politiques qui va se tenir mais aussi des formats nouveaux parce qu'on essaie de continuer à innover. Je pense là au dialogue de l'Institut Labessie dont vous avez pu voir le la première occurrence avec Stéphane Peu, Aurélie Trouvé et Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière.
C'est un rendez-vous qui a qui a vocation à être récurrent et il s'agit dans un cadre intellectuel de pouvoir dialoguer avec des personnalités politiques de gauche et d'ouvrir un débat sur des notions théoriques avec Stéphane Peu, c'était sur le capitalisme et sa fin. Il y avait un point d'interrogation. On en prévoit d'autres.
Je ne vous déboile pas tout à cet instant-là, mais essayez de créer un espace d'intelligence pour le débat politique à gauche, pour sortir de la politique politicienne dont on est toutes et tous, je crois, euh parfois un peu lassé. On va continuer aussi évidemment le cursus renforcé, la formation. Il y a des cursus décentralisés qui arrivent très bientôt.
Il y en a un à Bordeaux et un à Rouan parce qu'on continue d'essayer à la d'aller à la rencontre des insoumis pour ne pas faire venir tout le monde à Paris. Euh et on va essayer de repenser aussi, enfin c'est en cours, mais des formats de formation plus grand public, sans doute en ligne, plus ouverte encore pour s'adapter à la période qui vient, c'est-à-dire celle de la campagne de l'élection présidentielle. toutes et tous, on le sait, dans vos groupes d'action, on va accueillir plein de nouveaux militants insoumis, insoumises qui se définissent comme tels, qui viennent comme toujours de traditions politiques très différentes et qu'il va falloir pouvoir à qui il va falloir proposer des formations sur la doctrine insoumise, sur l'aire du peuple, sur le matérialisme et cetera.
Donc on va essayer de massifier ce dispositif là pendant la campagne des élections présidentielles. Et puis je termine par vous dire avec mon autre casquette cette fois-ci que nous travaillons également puisque je l'ai dit, nous entrons dans une nouvelle phase politique. Nous travaillons également à la remise à jour de notre programme l'avenir en commun.
Comme toujours, on le remet sur le métier. On en avait publié une version mise à jour en janvier 2025, c'était la mi-manda pour les parlementaires. Et donc là, nous recommençons ce travail-là de manière toujours très ouverte avec des auditions qui seront rendues publiques parce que toutes les associations vont commencer à travailler sur leur propositions en vue de 2027.
Le but c'est de les intégrer évidemment. Pour ça, il y a les groupes thématiques du mouvement qui sont prêts dont les binômes d'animation ont été très largement renouvelés pour être sûr que toutes les insoumis, insoumises qui veulent participer à l'élaboration du programme trouveront un groupe thématique dépenses, fiscalité, santé, vous le savez, il en existe 40, je ne les cite pas, mais trouverons un groupe thématique pour participer à l'élaboration collective du programme. Et il y aura aussi bien sûr une phase de consultation citoyenne largement ouverte où les gens pourront participer à l'élaboration de notre programme qui vient de la société qui est élaboré très largement, très collectivement.
Et pour ça, je vous donne rendez-vous aux anfis. Ce sera un premier point de rendez-vous et d'étape pour l'élaboration du programme et vous en verrez encore davantage à ce moment-là. Et je vous laisse là-dessus.
Je crois qu'on a beaucoup de travail pour faire gagner le programme de la Nouvelle-Fance.
Clémence Guetté