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interviewLCP (sur YouTube)· 8 juin 2024 31 min

Débat sur la fin de vie : début de l’examen de la partie du projet consacrée à "l'aide à mourir"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir et bienvenue sur LCP la Chaîne Parlementaire vous le savez entièrement mobilisée pour vous faire vivre en direct et en intégralité le débat sur la fin de vie et l'accompagnement des malades avec moi celle des quatre colonnes à l'Assemblée els amondingava pour tout le décryptage et Dario borgognot pour les réactions des députés bonsoir à vous deux alors ce soir c'est le cœur de la loi qui est discuté en séance les députés entam l'article 5 qui consacre l'aide à mourir sa définition et les modalités administration de la substance létale équilibre fragile entre la volonté des soignants d'un côté et le respect du droit des malades de l'autre bonsoir Gilles Legendre bonsoir merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes un député qui a cheminé sur le sujet député renaissance de de Paris vous n'aviez pas voté la proposition de loi d'Olivier fallorni sur l'aide à le mourir il y a plusieurs mois maintenant 3 ans et maintenant on est est au contraire vous me disiez en coulisse et je le précise parce que c'est intéressant pour nos téléspectateurs que vous vous retrouvez à bien des égards sur sa ligne et même un peu au-delà comme quoi il arrive de changer d'avis il n'y a pas de évidemment de consiges de vote sur ce texte bonsoir mod Gatel pardon mod Gatel pardonnez-moi je regarde madame Fournier bienvenue vous êtes député MoDem de Paris vous aussi vous avez changé d'avis mais à l'inverse de votre collègue Gilles Legendre vous avez plus plutôt des des doutes vous êtes sceptique sur cette aide à mourir vous allez nous dire pourquoi tout à l'heure bonsoir Véronique Fournier bonsoir et bienvenue vous êtes cardiologue fondatrice du centre éthique clinique de la PHP du Conseil national autoproclamé de la vieillesse cette vieille dame et la mort chez Michalon c'est votre dernier livre et si le faire mourir pouvait être un Act ultime de soin ce sous-titre est important vous nous l'expliquerez enfin une vision que vous ne partagez pas du tout Bruno de la portaon bonsoir merci d'être là vous êtes médecin néphrologue spécialisé en éthique et en philosophie appliqué à la santé on va commencer par un témoignage vous allez le voir il est très fort Jean-Michel souffrait d'un cancer du poumon en phase terminale avec plusieurs métastase sa famille a décidé de l'accompagner en Belgique ce que vous allez voir est assez rare à la télévision Céline Crespy et Pierre y dein on sutissé un lien de confiance avec lui ils l'ont suivi jusqu'à l'injection mortel s'en aller documentaire LCP extraitett [Musique] ouais c'est un dernier repas un dîner improbable voilà ok ça marche entouré de ces plus à côté mon petit gamin Jean-Michel atteint d'un cancer métastasé vient en Belgique pour être auutthenasié le lendemain dans celui-là tu as ça 25 dans celui-là tuas ça on va prendre ça je suis pénard c'est tout je suis pénard et puis voilà peux pas dire autrement ça va comme quelqu'un qui vaer se promener dans les étoiles [Musique] demain mais bon c'est ça que j'ai voulu j'ai voulu on va pas pleurer làdessus sérieusement j'ai aucune appréhension fa pas pour moi Jean-Michel est sûr de son choix ancien médecin il ne voulait pas subir davantage la dégradation de son corps il ne voulait pas souffrir le lendemain à l'hôpital Jean-Michel est toujours aussi [Musique] [Musique] décidé JeanMichel va mourir d'une injection d'un barburique puissant le professeur distelm et toute la famille je ne sais pas qui est qui chant bonjour Bour bonjour on va y aller je CIS Comand même terrible qu'il faut venir ici he ça voilà c'est le souhaet de Monsieur depuis quelques temps si vous êtes toujours d'accord on va y aller tu peux partir tranquille je pascoup j'ai le droit de je t'aime aussi on s'aime tout le monde s'aime et on est content bon voyage [Musique] monsieur en quelques secondes Jean-Michel s'endort et en 2 minutes il meurt [Musique] OK [Musique] il est libéré de ses souffrances c'est vous qui souffrez c'était son souhait vous l'avez respecté quand vous êtes triste il faut vous dire ça près de 500 français vont mourir chaque année en Belgique ou en Suisse pas sou vous avez vu voilà documentaire de Céline Crespy intitulé s'en aller que vous pourrez retrouver dans son intégralité sur les réseaux de la chaîne est sur LCP.fr Gilles Le jante quel sentiment vous traverse face à cette histoire là une histoire familiale une histoire personnelle et des Français nombreux qui partent en Belgique aujourd'hui face à face à la maladie grave et incurable qu'il traverse bouleversé bouleverser et en même temps en tant que parlementaire nous devons à la fois avoir connaissance de ces réalités nous laisser atteindre par cette réalité et en même temps prendre l'abstraction la hauteur suffisante pour embrasser la totalité du problème comment vous êtes parvenu à vous forger une conviction sur ce texte alors vous avez dit tout à l'heure que j'étais encore plus libéral qu'Olivier fallor aujourd'hui c'est inexact c'est pas tout à fait exa je n'avais pas voté non non non non c'est pas par rapport à Olivier fallorni je n'avais pas voté sa proposition de loi j'étais même profondément gêné que mon groupe la vote de façon massive dans des conditions qui on n'était pas à la hauteur de l'enjeu et donc j'ai décidé de me mettre au travail le travail les réflexions les contacts les rencontres les discussions et aujourd'hui je suis arrivé à une position qui fait que je suis prêt à voter cette loi mais attention je suis convaincu que c'est une transgression d'ailleurs le Conseil d'État était très clair là-dessus c'est une transgressionv gravit ben de transgression par rapport à une éthique éthique philosophique pour certains religieux pour certains je n'en suis pas mais c'est une transgression et donc je dois évidemment justifier cette transgression il me semble que il y a aujourd'hui des situations humainement inacceptabl qui ne sont pas couverts par qui ne sont pas couvertes par la loi et qui peuvent justifier cette transgression celle celle de Jean-Michel le cancer en phase terminale les maladies dégéné ite nous rentrerons dans les critères que nous avons envie d'appliquer la façon dont nous voulons encadrer cette loi mais en effet je pense que cette transgression aussi choquante soit-elle et elle l'est et par exemple je suis je m'inscris en faux contre certains militant toujours de la cause qui nous explique c'est un droit donc c'est formidable non il y a des droits qui ne sont pas forcément form donc le mot de droit ou de liberté vous ne le reprenez pas votre comp c'est un souci d'humanité qui me guide et qui fait que je suis capable de de de surmonter cette transgression h mot Gatel comment vous réagissez déjà comme comme femme de la société civile comme élu aussi écoutez je crois qu'on a on est tous on a tous beaucoup d'empathie et ces situations nous révoltent et je suis absolument consciente que chaque année il y a des centaines de personnes dont les douleurs sont absolument intolérables et donc forcément nous sommes extrêmement émus en voyant en voyant cette situation après près et je je rejoins beaucoup de ce que Gill leendre a dit et je crois fondamentalement que ce qui nous ce qui nous nous conduit à à avoir ces réflexions c'est justement le l'humanisme et la réponse qu'on appelle qu'on entend donner à l'humanisme est-ce que l'humanisme c'est effectivement soulager ces douleurs absolument intolérables qui font appel chez nous au sentiments d'humanité ou l'humanité de notre société h moi j'ai une j'ai une une immense prévention et j'ai une grande terreur c'est l'impact sur la société parce que pour moi vous vous dites que la société en verra un signal au plus précaire et au plus vulnérabl qui serait quoi davantage tenter de recourir à cette aide à mourir avec le texte je pense que sur cette ce qu'on nous demande en tant que parlementaire ça n'est pas une une réponse individuelle c'est de tenir compte de ce que seront les impacts effectivement pour la société quel message on envoie au plus vulnéra quel message on envoie à celles et ceux qui sont seuls à celles et ceux qui souffrent à celles et ceux qui présente une difficulté de vie moi c'est vrai que je j'aime le message mais c'est une crainte mais là aujourd'hui ce sont ceux qui ont les moyens qui vont en Belgique pas ceux qui ne peuvent pas vous avez absolument raison et c'est aussi l'une des raisons qui font que certains de mes collègues pour cette raison celle que vous évoquez disent on doit apporter une réponse justement au plus frag qui n'ont pas aujourd'hui les moyens d'aller en Belgique et ce qui nous unit en tout cas ce qui unit une grande partie de l'hémicycle c'est que nous avons les mêmes questions et on n' pas forcément les mêmes réponses et et c'est aussi je crois la raison pour laquelle nos débats sont si respectueux c'est qu'en fait je crois qu'il faut être très humble sur cette question je ne prétends pas avoir les réponses absolues et universelles je ne prétends pas avoir raison je pense qu'il y a des situation éminemment difficile et qu'à un moment en tant que législateur la question en tout cas telle que moi je l'ai rés c'est quel sera l'impact pour la société et notamment les plus VUL alors il y a le législateur qui regarde et la société et la demande des malade et qui essaye de faire une loi générale et imp personnel puis il a les praticiens sur le terrain Véronique Fournier ça fait des années que vous travaillez avec des malades en fin de vie est-ce qu'il y a quelque chose que vous avez compris de leur demande est-ce qu'on peut utiliser ce mot de demande de mort qui est adressé au soignants je crois qu'on peut vraiment utiliser ce mot moi c'est ci que j'entends et c'est celui que je rencontre quand je vais quand je suis au au chevet de ces de ces personnes qui demandent et il me semble que cette demande n'est jamais venue de nulle part elle est longuement mûrie par la personne qui la demande qui la pose cette demande et c'est cela qu'il faut entendre et c'est cela qui moi m'a fait cheminer aussi parce que en tant que médecin j'étais pas formé à accepter à comprendre cette demande de mort initialement et petit à petit à force de les d'aller les écouter véritablement et d'essayer de comprendre leur souffrances et leurs demandes et bien j'ai fini par me dire oui c'est on ne peut pas ne pas les écouter on ne peut pas ne pas les entendre et je pense sincèrement que la mort c'est quelque chose qui interpelle chacun avec lui-même et que la mort des autres n'appartien n'appartient pas à la société s'il y a un moment où on doit respecter l'autonomie euh des gens des personnes des hommes et des femmes c'est à ce moment-là où eux sont en face h HM du mystère et que eux ont le droit de décider de ce qu'ils souhaitent à ce le droit j'entends le mot le droit de décider la mort appartient à la personne et le mot de soin et je viens avec vous vers vous monsieur de La Porta on entend beaucoup beaucoup de soignants il y a eu des tribunes notamment du monde palliatif expliquer que serment d'Hippocrate on est là pour réduire les douleurs et pour essayer de soigner dans la vie pas dans la mort pas de donner la mort vous vous parlez d'acte ultime de soin pourquoi oui parce que c'est vraiment cela que j'ai entendu comme demande une fois de plus c'est qu'elle m'était adressé à moi ou à mes collègues en tant que soignant et l'idée c'était de dire accompagnez-moi jusqu'au bout vous m'avez rendu service pendant des années vous m'avez soigné pendant des années vous m'avez épaulé accompagné traité pendant des années avec tout votre savoir-faire et aujourd'hui voilà je n'en peux plus je pense que ce n'est pas raisonnable de continuer j'ai vraiment pesé les avantages et les inconvéniant et je vous demande ce dernier acte et c'est une demande qui est adressée à un soignant parce que je ne veux pas le faire moi-même et que je veux au contraire continuer d'être accompagné en solidarité la plart des demandes c'est celle d'un accompagnement et donc la question de savoir qui fait le geste elle va être centrale ce sera à vous d'en décider dans ce dans ce débat Bruno des la porta le mot de droit de liberté de demande comment vous les recevez en fait si ce soir on parle de l'ail à mourir puisque c'est l'article 5 je pense que le mot aide à mourir est un brouillard qui crée un grand enfumage en fait pour être très cl c'est vrai que ni le mot d'euthanasie ni l'expression de suicide assist n'est dans le texte VO donc là je vais être précis et clarifier les choses en fait il y a de grands amalgames dans la presse dans les médias chez tout le monde en fait il y a cinq situations qui relient le médecin et la mort ou l'acte médical et la mort il y a premièrement l'abstention vous vous ne transférez pas en réanimation une personne de 80 ans qui a des comorbidités un infarctus mésentorique au risque de la mort deuxièmement vous avez il y a déjà des situations dans la pratique laissz aller jusqu'au bout Paris j'essie de comprendre oui donc il y a non il y a cinq situations qui relient le médecin et la mort il y a premièrement l'abstention deuxièmement vous avez l'entagie une personne a une métastase osseuse très douloureuse vous pouvez mettre un anentalgique puissant au risque de la mort troisièmement vous avez les limitations à arê de traitement c'est comme ça qu'on les appelle en médecine vous pouvez arrêter un traitement inutile il disproportionné par exemple la dialyse qui est ma discipline au risque de la mort quatrièmement vous avez le suicide assisté vous remettez à la personne un poison qu'elle va elle-même absorber cinquièmement vous avez l'euthanasie le médecin en ce CASL provoque délibérément la mort ce qu'il faut voir nous dis que les trois son trois premières sont légales et pas les deux dernières trois premières sont très différentes des trois dernières des deux dernières les trois première en fait abstention anentagie arrêt traitement la personne meurt du fait de la maladie elle meurt du fait des choses et l'intégrité morale du du soignant du soignant n'est pas attaqué 4 et 5 c'est exceptionnel c'est exceptionnel contrairement à ce qu'on fait croire c'est dans mon service ça existe déjà dans la réalité non non ce que je veux dire c'est que des vraies demandes de mort résistantes qui ne cèdent pas dans mon service alors qu'il y a beaucoup de personnes épuisé malade très très souffrante c'est environ 0,5 % des cas lorsqu'on soigne bien la douleur donc en fait il y a une rupture totale et en fait ce qu'on Réal une rupture de quel ordre anthropologique c'est ce que vous voulez dire rupure il y a une rupture morale symboliqueque par qu'il faut comprendre d'où l'on parle vous parlez du point de vue de celui qui contemporaine le soignant la société non d'un point de vue de philosophie morale et politique le 1 2 3 la personne meurt du fait des choses 4 5 c'est l'humain qui crée quelque chose à l'humain c'est l'humain qui provoque la mort et en fait l'interdit de tuer il est exactement donc non suicide assisté pour vous aussi euthanasie j'ai bien compris que non mais vous vous n'y êtes pas favorable puisque ce que je dis c'est que l'aide à mourir est un terme qui nous enfume parce que les Français sont tous pour l'aide à mourir or il s'agit pas d'une à mourir il s'agit de provoquer délibérément la mort en quelques secondes quand on a vu et en fait personne ne comprend les Français réclament très bien j'ai bien compris allez-y je vous laisse terminer pardonz les franais réclam une antalgie le soulagement de la souffrance or ça existe déjà depuis 19 ans il récl donc on touche à rien pour vous la loi Cless Leonetti qui est peu appliqué suffit la la cédation profonde et continous vous êtes favorable correspond à 99 % des situations et on fait un focus on focalise sur l'exception or légaliser la transgression c'est un vrai problème de philosophie du droit est-ce qu'on légalise l'exception c'est un vrai problème d'acord d'accord bien compris un mot sur les termes et puis on va aller voiramond d'Ava un mot un mot sur quand même l'aide à mourir ça c'est vrai que c'est un parti-prix fort euh pourquoi vous euphémisez vous les amoindrir la la violence du des deux des deux expressions suicide assisté tout est dit et euthanasie tout est dit dans ces termes et c'est finalement beaucoup plus clair que les autres il s'agit bien de donner la mort c'est assumer et d'apporter une aide à mourir je voudrais juste glisser un mot oui pour manifester un très profond accord avec mgatel sur le fait que une loi comme celle-ci ne peut pas laisser la société indemme là là-dessus nous sommes dans un accord profond par ailleurs je considère que la situation actuelle pose un vrai problème à la société c'està-dire que la société n'est pas digne dans la situation qu'elle laisse perdurer où un certain nombre de personnes de patients ont des fins de vie épouvantables donc pour vous c'est bien une question et nous allons nous retrouver JEE pas de ce que dire à mode mais nous allons nous retrouver sur le fait que depuis une semaine nous discutons de l'amélioration des soins palliatifs dans notre pays et nous avons même créé par la loi un nouveau concept qui est le soin d'accompagnement qui permet de prendre la personne très tôt lorsque le diagnostic est posé et si nous avons modifié le Titre 1 parfois contre la vie du gouvernement pour renforc c'est l'obligation que va avoir le gouvernement et même les gouvernements successifs d'agir dans cette VO et plus on développera les soins palliatifs et les soins d'accompagnement moins le besoin d'aide à mourir se fera sentir donc il y a une vraie cohérence vous êes d'accord avec ça von four on entend énormément cet argument si on avait accès à tous les soins palliatifs partout sur le territoire quelle que soit sa condition plus de demande de mort je suis pas tout à fait d'accord avec ça comme vous pouvez imaginer pour moi l'aide à mourir est un bon terme aussi parce que justement il englobe les soins palliatifs et Infiné éventuellement un acte plus actif pour provoquer la mort et je pense qu'il y a des gens qui veulent ça même au bout des soins palliatifs et même quand ils ont été pris en charge par les soins palliatifs c'est ce que nous montre l'exemple de nos de nos voisins belge ou au Canada c'est pareil et pour moi tout cela c'est de l'adamourir et de l'accompagnement et oui on a adopté une philosophie d'accompagnement des mourants depuis 20 ans chez nous depuis 1999 et la loi sur les soins palliatif il me semble que cette dernière étape vient la compléter elle a été mise en œuvre imparfaitement vous êtes d'accord de façon très insuffisante je je ne sais pas ça parce que pardon mais j'ai dirigé pendant 4 ans le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie comme vous savez et je pense que probablement on utilise les mauvais termes c'est-à-dire que c'est pas parce que vous avez une unité de soin palliatif que tous les patients vont aller dans cette unité de soin palliatif et je pense que c'est une culture palliative de tous les soignants qu'il faut inculquer dans alors on a consacré beaucoup de temps déjà à à ce titre 1 et à la médecine palliative on va entrer dans le détail à présent du texte je rappelle que le texte il pose des critères très stricts pour bénéficier d'une aide à mourir on va les revoir il faut être majeur français résider en France être atteint d'une maladie grave et incurable avec des souffrances physiques et psychiques réfractaires retraitement et un pronostic vital engager toute la question et dans cette dernier critère elamondin Gava il y a eu une réécriture qui inquiète beaucoup de députés hein en séance sur en commission pardonnez-moi sur cette question du pronostic vital par le gouvernement un des cinq critères c'était d'être atteint d'une affection grave et incurable engendrant son pronostic vital à court ou moyen terme en commission ce critère a été réécrit et est devenu être atteint d'une affection sont grave et incurable en phase avancée ou terminale pour certains cette deuxième rédaction est trop libre elle ouvre trop la voix à l'aide à mourir alors que pour d'autres et bien elle permet de préciser les choses puisque le terme moyen terme a été on l'a vu lors des auditions de cette commission spéciale très difficile voire impossible à définir et les amendements adoptés en commission d'autres amendements sont-ils de nature à déséquilibrer le texte on l'entend beaucoup hein sur certains bancs certains estiment que des verrous auraient sauté oui exactement un amendement qui permet de dire qu'on souhaite l'aide à mourir dans ces directives anticipées vous savez ce sont les documents qu'on rédige pour anticiper la fin de sa vie dans le cas où on aurait plus la volonté nécessaire pour manifester ses choix ça va donc à l'encontre d'un des critères énoncés par le gouvernement celui d'avoir un discernement libre et entier jusqu'à les dernières minutes de la procédure et puis il y a un autre amendement qui a fait également beaucoup débat vous le savez dans le projet de loi initial du gouvernement c'est le patient lui-même qui s'administre la substance létale à part s'il est dans l'incapacité physique de le faire et bien en commission les députés ont voté pour que le patient ait le choix donc de choisir s'il s'administre lui-même la substance ou s'il demande un médecin un infirmier ou alors un tiers un volontaire de confiance merci beaucoup elsamondin Gava Bruno de la porta pour vous tout ce qui a été réécrit ouvre une forme de quoi de de loi beaucoup trop permissive déjà sur la question du terme pronostic vital engagé avec affection grave en phase terminale ou avancé est-ce que pour les les praticiens que vous êtes ça n'est pas plus simple de répondre à ce critère là il y a deux questions d'abord on on avait peur qu'en entrouvant la porte elle finisse grande ouverte on s'aperçoit qu'en 8 jours elle a été grande ouverte aussi rapidement que le Canada en 8 ans ou la Belgique en 20 ans donc effectivement il il y a de quoi être inquiet et ensuite pronostic engagé à court terme c'est la loi de 2016 nous on sait ce que c'est court terme c'est quelques heuresqu jourselqu jour moyen terme on est un peu perdu c'est 6 mois un an on est un peu perdu ça vous reconnaissez que les médecins ne savent pas ce que c'est que le moyen terme si si on trs bien ne savent pas l'évaluer c'est pratiquement on sa pas l'évaluer c'est beaucoup plus flou mais alors là affection avancé en phase avancé au terminal là c'est c'est carrément l'ouverture totale par exemple je suis en nodialyse imaginons une personne de 25 ans qui arrive en insuffisanceal terminale il se prend un immeuble sur la tête avec l'annonce il perd son Bourlot il a il a le blouse il a en fait devant lui 10 20 30 ans de vie avec la greffe ou la dialyse là il répond exactement au critère il peut être euthanasié donc effectivement effectivement c'est une ouverture majeure c'estàd que la maladie chronique en phase avancée ou terminale rentre dans les cas la maladie chronique rentrerait dans dans le le critère de phase avancé terose avant une insuffisance rénale avancée vous rentrez Gill le gendre c'est important ce point là parce que on entend beaucoup que les maladies neurodégénératives ne permettrait pas d'entrer dans la première écriture c'està-dire moyen au court terme là on nous dit que les maladies chroniques les dialys par exemple vous vous souvenez qu'on a ouvert ce débat en citant souvent le fait que la loi actuelle la loi cl Leonetti ne permettait pas de traiter la maladie de Charco or dans sa rédaction initiale le texte du Gouvernement ne permet pas non plus de traiter la maladie de Charco mais je vais pas rentrer dans les détails d'abord parce que j'en ai pas forcément les compétences à partir du moment où on ouvre cette aide à mourir et on n'est pas forcé d'y adhérer entendons-nous bien là-dessus et je comprends que ceux qui sont contre ne peuvent pas l'être à moitié contre et donc voit chaque étape qui permet d'ouvrir ou de préciser comme une agression supplémentaire à leur propre conviction je l'entends je le respect vous l'avez voté vous la réécriture enion vé oui mais je comprends parfaitement que ceux qui sont contre le vivent comme une offense supplémentaire mais pourquoi vous l'avez voté mais parce que je considère et nous l'avons entendu en audition madame a fait partie de ses auditions que le critère de moyen terme ne fonctionnait aux yeux de personne d'accord avec ça madame Fournier Absolum mais une fois une fois qu'on accepte même avec rétiscence ce qui est mon cas cette transgression le même souci d'humanité qui nous invite à accepter ces transgression doit nous guider à faire en sorte que cette loi soit applicable le moyen terme ne l'était pas et qu'elle soit juste et notamment qu'elle ne crée pas d'inéquitabilité d' in égalité pardon entre les pathologies et entre les patients je prends l'exemple des directives anticipées comprendrait-on qu'une personne un mois avant de perdre son discernement aurait le droit à l'aide à mourir un mois après la perte de son discernement n'y aurait plus droit alors justement or actuellement une disposition de la loi qui suscite énormément de d'inquiétude et des moi je vous redonne la parole mais justement Dario borgognot il est avec Cécile ac c'est la députée Renaissance justement à l'initiative de cet amendement sur la perte de conscience les directives anticipées dans ce cas précis avec maladie grave et incurable et tous les critères qu'on a rappelé précédemment pourrait faire primer ces directives anticip lorsqu'elles sont écrite bonsoir madame rilac bonsoir vous êtes l'une de ces députés favorables à l'inscription de l'aide à mourir dans les directives anticipées mais est-ce que ça n'ouvririt pas la porte au cas par exemple des malades d'Alzheimer peut-être que c'est ce que vous souhaitez au fond cétait exactement en fait au fond ce que l'on souhaite c'est-à-dire que les directives anticipées puissent véritablement bah avoir leur fonction c'est-à-dire que les personnes puissent dire en fonction de leur maladie et bien que oui à un moment elles ont envie de recourir à la d' mourir quel que soit leur pathologie en fait mais en soutenant par exemple de tels changements comparé au projet de loi initial vous n'avez pas peur de diviser encore plus la majorité de fait perdre des voix c'est pas un changement de mon point de vue c'est pas un un changement si radical ce texte de loi il est attendu depuis très longtemps il est attendu par les Français et les directives anticipées ça fait partie de ce choix ça fait partie de ce moment donc pour moi c'est pas un changement radical moi la seule chose que je veux qu'on puisse dire aux Français c'est que vous êtes demain atteint d'une maladie grave d'une maladie qui peut devenir incurable d'une maladie dont vous allez souffrir peut-être que vous allez perdre votre autonomie peut-être que vous allez perdre votre discernement voir votre conscience mais que si à un moment vous êtes exprimé en disant cl quand mes souffrances seront trop importantes je veux une aide à mourir et bien nous ce qu'on demande c'est simplement que cette volonté soit respecté merci beaucoup madame RAC et Merci à VOUS Dario borgognot merci Cécile RAC d'avoir été patiente s des quatre colonnes mot de gâel un tel amendement pourrait carrément empêcher le la majorité d'être au rendez-vous sur sur ce texte vous y êtes hostile j'ai écrit mes directives anticipées j'ai la maladie je ne sais pas laquelle prendre parce que Meur est-ce qu'elle s'appliquerait ou est-ce que ça n'est pas une maladie suffisamment avec des des souffrances réfractaires incurable et engageant le pronostic vital les mêmes critères s'appliquent com s'appliquerit parce que tout le monde s'inquiète autour de cette maladie m Gatel que les directive anticipée prime dans le cas où les conditions sont remplies mais où au moment du consentement c'est un des critères j'ai perdu conscience je ne suis plus en mesure de de consentir alors je je comprends absolument euh Cécile riaac et son soit effectivement de rendre opposables les directives anticipées j'y suis absolument défavorable parce que je considère effectivement et c'est ça fait partie des critères tels que posés les cinq conditions par le gouvernement c'est que à toutes les étapes de la procédure il faut être en capacité de réitérer sa volonté mais j'entends totalement le fait que ben ça peut paraître effectivement paradoxal de faire ces directives anticipées et qu'elle ne soit pas opposable mais ça se confronte au fait que si vous devez être en mesure de réitérer votre accord évidemment donc pour vous les les critères dans la loi initiale du gouvernement ne doivent pas être touchés mais encore une fois c'est à une seule et même question on peut apporter plusieurs réponses et ça ça il y a pas une bonne réponse et une mauvaise réponse je voulais juste revenir sur un sujet qui pour moi est extrêmement important madame fourourniier vous disiez c'est le soin ultime pour moi l'aide à mourir ça ne peut pas être un soin ça va à l'encontre de ce pourquoi les les médecins euh se sont engagés alors ça peut être autre chose mais moi je suis très attentive au fait que justement on nappelle pas ça un soin veronque Fournier je suis médecin et j'ai soigné des gens toute ma vie pendant 40 ans comme mon confrère d' laaporta mais je considère que c'est pas un soin et et moi je considère que voilà quand un patient me demande quelque chose je suis là pour le soulager l'accompagner éviter qu'il souffre éventuellement jusqu'à lui accorder le fait d'activer sa mort si c'est ça qu'il est estime à un moment donné ce qu'il importe pour lui je vous laisser le mot de la fin la séance vient de commencer donc d'un mot oui il est directive anticipé en fait on il y a une grande transformation de l'esprit humain au fur et à mesure ce qu'on demande initialement change énormément vous avez vu la cofie euthanasie en 2022 en réalité c'était une personne qui disait le jour où je passe en épade je veux être euthanasiier quand elle est arrivée en épad elle était heureuse elle perdait un peu la tête les feuilles et cetera finalement ils ont pris les directives anticipé ils ont essayé de l'attacher ils ont mis un sédayp dans le café et ils ont réussi l'thanasi et il y a une et en fait les personnes des scandalisé parce qu'en fait c'est impossible d'anticiper ce qu'on veut en situation terminale on va s'éloigner des situation apocalyptique pour essayer de retrouver la sérénité dans l'hémicycle puisque pour pour l'instant le rendez-vous y est hein il y a pas pas d'invective tout se passe de façon extrêmement calme je vous remercie pour ce débat très clivé mais voilà vous avez pu échanger on va partir dans l'émicycle c'estel Bron Pivet qui préside ce soir AR 5 définition de l'aide à mourir et