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interviewRMC· 17 juillet 2023 20 min

L"interview politique intégrale de Sandrine Rousseau sur RMC

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Il est 8h37 sur BFM TV RMC. Bonjour Sandrine Rousseau, députée Europe Écologie Les Verts de Paris. Merci d'être dans ce studio ce matin. On va revenir sur ce délit d'homicide routier que le gouvernement va annoncer aujourd'hui, sur la vague de chaleur aussi qui déferle sur l'Europe et la France. Mais d'abord un mot de Jane Birkin en tant que femme de gauche. Que représentez pour vous la figure de Jane Birkin ?

0:23
Sandrine Rousseau

Une grande artiste et surtout une artiste, et ce n'est pas si courant, qui a réussi à passer de statut de sexe symbole dans les années 70 à une artiste mature et toujours présente sur la scène et toujours centrale sur la scène française.

0:39
Présentateur

C'est une artiste engagée. Vous vous retenez la figure féministe ? Elle a eu plusieurs combats, les réfugiés, les sans-papiers, l'avortement dans les années 70 et plus récemment les femmes iraniennes aussi. C'est ça ce que vous retenez d'elle ?

0:49
Sandrine Rousseau

Oui, une femme engagée et une femme qui a réussi à tenir sur le temps, ce qui n'est pas si simple que ça quand on est une femme et artiste. Et vraiment... Précurseur ? Très grand respect à elle. Précurseuse, oui, et puis talentueuse.

1:03
Présentateur

Talenteuse. Talenteuse avant tout. J'en viens à ces annonces, j'en parlais il y a quelques instants à venir aujourd'hui, du gouvernement. Sandrine Lousseau me dit, vous n'êtes pas une grande fan de la voiture, on peut dire ça comme ça. Est-ce que vous soutenez l'idée du gouvernement de créer un homicide routier pour toute personne impliquée dans un accident, notamment sous l'emprise de drogue ou d'alcool ? C'est une bonne idée ?

1:24
Sandrine Rousseau

Oui, pour un homicide routier, après ça ne change pas énormément de choses. Je pense qu'on aurait dû aussi rentrer la question de la vitesse, puisque c'est volontaire d'appuyer sur l'accélérateur ou pas. Et donc ça devrait rentrer dans cet homicide routier. Et par ailleurs, je voudrais vraiment dire qu'il faudrait avoir une politique de prévention des accidents, parce que les accidents mortels de la route sont incroyablement nombreux. Qu'est-ce que ça veut dire de prévention ? Eh bien, par exemple, on se souvient de la faiblesse qu'a eue Emmanuel Macron vis-à-vis des 80 km heure. On se souvient que la prévention de l'alcool et de l'alcoolémie est quand même très distendue.

Dans ce gouvernement, on n'a pas eu de campagne de lutte contre l'alcoolémie et contre la consommation d'alcool à la hauteur des enjeux de santé publique. Contre la consommation de drogue aussi ? Et de drogue aussi, évidemment. Donc voilà, je pense que ce n'est pas juste un mot dans un code. C'est précisément toute une politique publique qu'il faut faire pour réduire le nombre de morts sur la route. Et encore une fois, la vitesse tue des personnes sur la route, comme l'alcool, comme la drogue, et que ça devrait faire partie des homicides routiers.

2:28
Présentateur

Mais donc, pour bien comprendre, vous n'êtes plus pour la dépénalisation du cannabis, parce qu'on sait que le cannabis consommé des drogues douces, ça favorise, ça entre dans le profil des gens responsables d'accidents. Un accident mortel sur cinq, me semble-t-il, est dû à la consommation de cannabis. On peut être pour la dépénalisation et en même temps dire qu'il faut sévir quand on a fumé avant de prendre le volant.

2:47
Sandrine Rousseau

C'est qu'à l'aide, vous pour la pénalisation de l'alcool ? C'est exactement la même situation, c'est-à-dire qu'il faut dépénaliser le cannabis précisément pour mieux le contrôler. C'est cela la dépénalisation, c'est de mieux contrôler aux accidents. Mais c'est au contraire de contrôler sa consommation, de contrôler sa composition, de faire en sorte qu'il y ait des tests systématiques, exactement comme sur l'alcoolémie. Donc c'est au contraire, ouvrir une politique publique sur le cannabis aujourd'hui, c'est l'angle mort des politiques de santé publique.

C'est-à-dire que comme c'est interdit, tout le monde ferme les yeux là-dessus, alors que ça crée des dépendances chez les jeunes en particulier. Et que moi j'ai vu nombre d'étudiants quitter les études à cause de cela. Et vraiment, je pense qu'on minimise le fléau que c'est dans le monde étudiant. Et d'un autre côté, on ne le contrôle pas, on n'en contrôle rien de la composition, du trafic, de l'argent qui est fait avec ça. Donc au contraire, faisons du cannabis exactement comme pour l'alcool, un contrôle et des politiques de santé publique là-dessus. Vous êtes pour l'homicide routier et pour la dépénalisation du cannabis en même temps.

Oui, il y a un meilleur contrôle du cannabis bien entendu et des taux maximum de cannabis, exactement comme il y a des taux maximum d'alcool pour prendre le volant.

3:56
Présentateur

Et le permis à 17 ans, c'est une bonne idée. On sait aussi que les jeunes sont plus représentés dans les accidents mortels.

4:03
Sandrine Rousseau

Alors la question, ce n'est pas tant l'âge du permis que comment on apprend à conduire. Et en l'occurrence, la conduite accompagnée permet de diminuer le nombre d'accidents une fois qu'on a le permis. 17 ans, ce n'est pas l'âge de la question. C'est comment on apprend à conduire aujourd'hui en France et comment on fait en sorte qu'on diminue l'accidentologie chez les plus jeunes. Et oui, pour 17 ans, à condition qu'il y ait aussi une réforme de l'apprentissage de la conduite. Qu'est-ce qu'il faudrait changer ? Qu'est-ce que vous dites dans la conduite accompagnée, c'est-à-dire plus d'heures ? Déjà, je pense qu'il faudrait apprendre bien plus tôt dans la vie le code de la route.

Alors ça se fait dans des écoles, mais ça reste quand même à discrétion des écoles. Donc bien plutôt le code de la route, bien plutôt les règles de prévention routière, bien plutôt les règles de prévention de consommation de substances. Que ce soit à l'école. De préparation au permis des collègues. Exactement, et après, une fois qu'on a l'âge d'apprendre à conduire, et bien que les leçons soient forfaitaires, qu'il y ait un minimum de leçons, parce qu'on sait bien que c'est à la carte et que les personnes peuvent aussi... Vous dites pourquoi pas 17 ans, mais pas tout seul.

5:10
Présentateur

Pas tout seul. Le permis à vie, le débat ressurgit après deux drames à Saint-Malo où un octogénaire a tué deux personnes à trois mois d'intervalle sur la même route. Le permis une fois qu'on l'a, c'est pour la vie ? Non. Non. Non. Vous par exemple, Sandrine Rousseau, vous seriez au pouvoir, quelles mesures vous prendriez ? Il faudrait le repasser tous les 10 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans ?

5:30
Sandrine Rousseau

Oui, il faudrait le repasser régulièrement, ou du moins repasser des tests pour savoir si on est toujours apte à avoir les bons réflexes. Si on voit suffisamment... C'est repasser le permis ou des tests médicaux ? Parce que ce n'est pas tout à fait la même chose. Mais repasser des épreuves du permis et des tests médicaux, c'est-à-dire pas repasser le permis à chaque fois, par refaire en permanence le permis qu'on a passé à 18 ans, mais refaire des tests de réflexes, des tests médicaux et retester les connaissances de la route. À partir d'un certain âge ou toute la vie ? Toute la vie, tous les 10 ans.

Comme on passe un contrôle technique pour les voitures, il faudrait repasser un contrôle technique des conducteurs en réalité. Tous les 10 ans, repasser éventuellement des tests médicaux et reverter les connaissances. Et tester les connaissances routières, du code de la route. En plus, il y a des choses qui évoluent, mine de rien, sur le code de la route.

6:17
Présentateur

Sandrine Rousseau, j'en viens aux chaleurs qui s'emparent de l'Europe. Et avance là au tweet que vous avez posté ce week-end qui a mis le feu aux poudres. Il fait 60 degrés en Espagne. 60 degrés, je cite ce que vous avez écrit. Très commenté comme message, notamment par la communauté scientifique, qui estime que votre tweet est faux, qui n'a pas fait 60 degrés en Espagne. Je vous propose d'écouter notamment l'agronome et docteur en agroclimatologie, Serge Zaka, qui était sur BFM TV hier.

6:44
Locuteur 2

Il faut faire attention à ces discours qui sont un petit peu catastrophiques, hors tirés du contexte et puis sans source surtout, puisqu'ils peuvent alimenter certaines thèses sur les écologistes, qu'ils exagèrent sur l'impact du changement climatique. Et donc, ça peut avoir des conséquences négatives sur les scientifiques qui travaillent effectivement dans ce domaine. Des conséquences négatives, c'est-à-dire qu'on pourrait avoir des personnes qui viennent nous voir sur les réseaux sociaux. On se fait insulter une centaine de fois par jour, il faut savoir sur les réseaux sociaux. Mais encore plus d'insultes, nous disons que nous exagérons.

Et ça peut avoir un discours sur l'inaction, une conséquence sur l'inaction climatique en disant les écolos exagèrent, il n'y a pas de changement climatique.

7:22
Présentateur

Sandrine Rousseau, vous alimentez le scepticisme à l'égard des scientifiques, si je comprends Serge Zaka. Pourquoi vous avez fait ce tweet ?

7:29
Sandrine Rousseau

Alors déjà, j'en avais fait un autre avec la carte qui mentionnait que c'était au sol. Et j'ai fait exprès de le supprimer pour faire celui-ci, pour alerter sur la situation. Oui, parce que c'est 60 degrés au sol.

7:39
Présentateur

Au sol, ce n'est pas 60 degrés.

7:40
Sandrine Rousseau

Oui, mais 60 degrés au sol. Ce n'est pas 60 degrés au sol, ce n'est pas 60 degrés en surface. C'est 60 degrés pour les plantes, pour la faune, pour les animaux, pour les enfants qui sont au ras du sol. C'est 60 degrés sur les deux tiers de l'Espagne. C'est une température qui menace la biodiversité, l'agriculture, qui dans les villes crée des îlots de chaleur quand il y a des plaques bétonnées, quand il y a des surfaces bétonnées importantes. En fait, 60 degrés, c'est une température très importante pour aussi travailler sur le ressenti et les effets du réchauffement climatique.

8:13
Présentateur

Mais les scientifiques, ils vous disent, ce n'est pas l'indicateur le plus important. Ils vous disent que ça a déjà existé, ce 60 degrés. Non, mais ils vous disent que ça a déjà existé. Ce qui est nouveau, c'est les températures en surface, c'est les 2,6% de degrés supplémentaires par rapport aux années précédentes. C'est ça, ils disent les 60 degrés au sol. Au final, c'est important, mais ce n'est pas nouveau.

8:32
Sandrine Rousseau

C'est quand même un record sur l'ampleur que ça prend, la durée et la superficie que ça représente. Et par ailleurs, j'ai discuté avec des scientifiques ce week-end qui me disent que c'est une température qui est extrêmement importante. Et moi qui ai travaillé par exemple sur les fissures des maisons, 60 degrés, c'est ce qui se passe dans les fondations des maisons et qui fait que les maisons craquent. Mais là où il pose une question intéressante, c'est comment fait-on pour alerter et créer de l'action autour du climat, puisque là nous sommes comme pétrifiés face à cet enjeu qui est un enjeu majeur. Et en effet, c'est la question.

Et là-dessus, nous ne partageons pas forcément la même analyse qui est que moi je veux faire un effet wake-up, c'est-à-dire que je veux que les gens se réveillent sur la gravité et l'ampleur qu'a ce réchauffement climatique. Et puis, ça se dit Serge Jacca prendre quelques libertés scientifiques ? Ce n'est pas des libertés scientifiques, il a fait 60 degrés au sol. Il a fait 60 degrés au sol. Donc voilà. Et que finalement, on en est parlé tout le week-end, est aussi une manière d'alerter sur ce qui se passe actuellement en Espagne, mais ce qui se passe en Chine, ce qui se passe en Californie, ce qui se passe dans tout le sud de l'Europe. On a atteint 54 degrés en Californie.

À quel moment en fait réveillons ? Et dans ces cas-là, il y a des mesures à prendre. Et il faut maintenant ouvrir le débat sur quelles mesures on prend. Comment on isole les logements ? Les 54 degrés, je reprécise, c'est dans l'air, pas au sol pour ceux qui nous écoutent et qui nous regardent. Comment fait-on pour rénover et isoler thermiquement, que ce soit pour la chaleur ou pour le froid, les logements des habitats sociaux ? Comment fait-on pour ceux qui habitent en plein cœur de ville, le long des routes ?

10:10
Présentateur

Comment on fait ? On débloque de l'argent. Parce que je vous évoquais l'urgence, rénover des bâtiments, ça met du temps. Ça ne se fait pas en un été.

10:17
Sandrine Rousseau

Déjà, ça mettrait quelques mois et ça fait des années qu'on en parle. Alors quand est-ce qu'on commence ? On avait voté en 2023 dans le PLF, le projet de loi de finance, 9 milliards d'euros sur la rénovation. Ça a été repoussé par le gouvernement. Donc maintenant, on rénove massivement. Maintenant, tout euro qui est dépensé doit être regardé à l'aune de ses effets sur le climat et de la justice sociale. Parce qu'il n'est pas possible que d'un côté, on ait des yachts, des hélicoptères et des jets, et que de l'autre côté, on ait des gens qui crèvent dans des barres HLM de chaleur. Ça n'est pas possible. Et vraiment, là, il y a un enjeu de justice sociale.

Il n'y aura pas de mesure pour le climat qui ait de l'impact s'il n'y a pas avec des mesures de justice sociale à la hauteur des enjeux de la crise sociale. Aujourd'hui, il y a une partie de la population qui s'émancipe du bien commun, qui émet du carbone dans des quantités astronomiques, alors que d'autres meurent de cette chaleur.

11:08
Présentateur

J'en reste sur les mesures d'urgence. Votre groupe a proposé toute une série de mesures, parmi lesquelles un droit de retrait pour les salariés, un droit de retrait qui serait inscrit dans le droit du travail dès qu'il fait plus de 33 degrés. Plus de 33 degrés pour un certain nombre de salariés. Je pense à ceux de la côte, du sud, qui travaillent dans le tourisme. Ça veut dire une saison morte, en fait.

11:28
Sandrine Rousseau

Non, ça ne veut pas dire une saison morte. Ça veut dire qu'il faut regarder les conditions de travail. Il y a eu des malaises dans le bâtiment et les travaux publics, dans les personnes qui travaillent à l'extérieur. Aujourd'hui, on doit reconnaître que la chaleur et que les temps de chaleur extrême ne peuvent pas être des temps normaux et que les personnes doivent se protéger de ces chaleurs, exactement comme on se protège d'autres conditions de pénibilité du travail. Et que travailler sur du bitume, alors qu'il fait 60 degrés au sol précisément, ça n'est pas possible. Mais ça, vous évoquez le bâtiment. Moi, ce qui m'intéresse, c'est le tourisme.

12:04
Présentateur

Je pense à ceux qui nous écoutent en ce moment, par exemple, dans le Var, dans le Vaucluse, qui nous écoutent dans les Bouches-du-Rhône, qui ont des petits restaurants, qui ont des petits hôtels. Vous l'enditez à 33 degrés. Vos salariés exercent un droit de retrait. Ça veut dire pas d'activité.

12:17
Sandrine Rousseau

Mais à l'intérieur des hôtels, il fait rarement plus de 33 degrés. Et par ailleurs, dans l'hôtellerie-restauration, il y a aussi quelque chose autour de la pénibilité à regarder. Si vous êtes sur des terrasses ensoleillées, les personnes ne peuvent pas servir pendant 5-6 heures d'affilée en plein cagnard. Ça n'est pas possible, en fait. Ce sont des mesures de prévention et de protection de la santé des travailleurs, des salariés.

12:41
Présentateur

On parle des vacances. C'est d'ailleurs le moment des départs en vacances. J'avais une question. Est-ce que vous, vous ne prenez jamais l'avion, Sandrine Rousseau, par exemple, pour partir en vacances ?

12:48
Sandrine Rousseau

Moi, ça fait 10 ans que je ne l'ai pas pris. Oui, ça fait 10 ans que je ne l'ai pas pris. Mais je rappelle que, par exemple, on parle de crise climatique énorme. Et dans le même temps, on est l'année où il y a eu le plus de vols commerciaux. C'est scandaleux. C'est scandaleux. C'est pour ça qu'il y a des économistes qui viennent de travailler sur une taxe exceptionnelle sur les biens de luxe, notamment les vols commerciaux. Il faudrait mettre en place une taxe exceptionnelle sur tout ce qui est Porsche, yacht, jet, vols commerciaux. Il faudrait qu'il y ait une taxe exceptionnelle sur le patrimoine financier.

13:22
Présentateur

Entre ceux qui vivent bien et ceux qui vivent dans des HLM, vous remettez une taxe. Ça veut dire que seuls ceux qui peuvent se le permettre prendront l'avion, prendront la voiture ?

13:30
Sandrine Rousseau

Non, ça veut dire qu'à un moment donné, tout ce qui crée le réchauffement climatique doit être taxé. Il faut arrêter maintenant. On ne peut plus continuer. On le voit bien. On ne peut plus continuer. Il faut des signaux pris sur ce qui nous met en danger. Et tout ce qui nous met en danger doit coûter très, très cher. Évidemment. Maintenant, il faut arrêter avec l'idée qu'on va continuer comme avant. On ne continuera pas comme avant. La vie que l'on a connue ne sera pas la vie de demain. Donc maintenant, quand est-ce qu'on réagit pour essayer de préserver un avenir à nos enfants ? C'est ça la question. Et même un avenir pour nous-mêmes.

Aujourd'hui, les personnes qui sont sur Terre ne sont pas garanties d'avoir un avenir serein, vivable dans bien des parties d'Europe et dans le sud de la France comme dans le sud de l'Europe. Quand est-ce qu'on réagit en fait ? On regarde les températures, on s'émeut d'un tweet et puis on ne réagit pas. Ce n'est pas possible de rester comme ça. Vous au pouvoir demain, vous retirez la Légion d'honneur par exemple à Patrick Pouyanné, le patron de Total Energy. Pouyanné est un coupable d'écocide. Cet homme est responsable d'écocide dans le monde. Il fait des oléoducs chauffés qui traversent l'Ouganda et la Tanzanie. Il fait 400 puits de pétrole dont un tiers sont dans des réserves naturelles.

C'est 100 000 emplois dans le monde, un tiers en France. Cet homme est dangereux. Vous lui retirez la Légion d'honneur ? Non seulement je lui retire la Légion d'honneur, mais en plus je regarde comment l'inculper pour écocide. Vous l'inculpez pour écocide ? Oui, tout à fait. Vous le traduisez en justice, le patron de Total Energy ? Si je suis présidente de la République, je n'aurais pas la possibilité de le mettre devant la justice, mais je ferai tout pour qu'il rende compte de sa responsabilité devant des tribuneux.

15:06
Présentateur

Oui, parce que cet homme est dangereux. Un dernier mot, Sandrine Rousseau. Hier, il y a eu ce tweet posté par votre allié ex-candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui avait été accusé par le Conseil représentatif des institutions juives de France de se compromettre loin du pacte républicain, et qui répond « Le président du CRIF me prend à partie au cours d'une cérémonie à la mémoire des victimes de la rafle des juifs par la police française. L'extrême droite n'a plus de limite. » Vous auriez pu l'écrire, vous, ce tweet, « Assimilez le CRIF et l'extrême droite ? »

15:34
Sandrine Rousseau

Non, je n'assimile pas du tout le CRIF à l'extrême droite. Après, je pense qu'il y a à la fois le terme communautariste qui n'est pas bon. On ne peut pas utiliser ça alors qu'on sait que c'est vraiment le terme de la discrimination. Par ailleurs, il y a de l'antisémitisme partout en France. Est-ce que ça vous choque ce tweet de Jean-Luc Mélenchon ? Je vous dis, je n'assimile pas le CRIF à l'extrême droite d'aucune manière. C'est entendu.

15:59
Présentateur

Sandrine Rousseau, merci à vous d'être venue au micro de RMC et BFM TV ce matin. Il est 8h53.

16:05
Locuteur 1

Et dans un instant, nous reparlons de cette vague de chaleur qui s'étend en France, 9e jour de l'herte canicule dans les Alpes-Maritimes. Nous sommes notamment à Mont-de-Mille-Lanapoule avec nos envoyés. Sachez qu'en Italie, ce sont 16 villes qui sont en alerte rouge quant au record mondial de chaleur, 54,4 degrés. Ils pourront être battus aujourd'hui. C'est dans un instant.

16:26
Locuteur

A tout de suite.

16:33
Locuteur 10

Et pour vous, c'est quoi la mobilité plus durable ?

16:35
Sandrine Rousseau

Quel que soit mon véhicule, c'est d'être sûr d'avoir un garagiste qualifié près de chez moi.

16:39
Locuteur 10

Dans les garages et carrosseries AD, nous entretenons et réparons votre véhicule quelle que soit sa marque, son âge ou sa motorisation. Prenez rendez-vous sur AD.fr. AD, c'est sûr. C'est les soldes.

16:49
Locuteur 9

Allons chez la famille Milliboo. Voici le canapé convertible 3 places. Pratique. On vous a parlé du fauteuil à bris. Tendance. Non mais, est-ce que vous plaît ? Mais oui, n'oublions pas la table. On ne peut pas vous parler de toutes les promos jusqu'à moins 50% sur milliboo.com.

17:08
Locuteur 8

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17:34
Locuteur 7

N'oubliez pas, point fr. Carglace, c'est pas...

17:40
Locuteur 2

Bonjour.

17:40
Locuteur 6

Mais vous trouvez ça normal de nous faire économiser 240 euros ? Mais c'est scandaleux, monsieur. Non, on va rester chez vous. C'est clair ?

17:47
Locuteur 9

Là, ils ont compris.

17:49
Locuteur 3

Le seul risque avec une assurance qui en fait autant pour vos économies, c'est que vous l'aimiez.

17:53
Locuteur 7

Le Samsung flip, il paraît que si tu le regardes, c'est l'histoire la plus débile que j'ai jamais entendue. Je ne changerai jamais pour Samsung.

18:43
Locuteur 6

Si vos murs pouvaient parler, ils vous diraient... C'est pas vos murs se dégrader. Face aux problèmes d'humidité, demandez un diagnostic gratuit sur murprotect.fr. murprotect.fr