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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 17 janvier 2017 5 minAutoproduitFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprises

COMMENT FINANCER LE REMBOURSEMENT À 100% DES SOINS DE SANTÉ PRESCRITS ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Locuteur 1Chiffre
    « Qu'est-ce qu'il vous reste à payer, vous, une fois que vous avez fait la complémentaire, la sur-complémentaire et tout le reste ? Vous en avez pour 16 milliards. »
  • 3:30Locuteur 1Chiffre
    « Il y a 3,5 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales en faveur des complémentaires santé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Premier élément : peser sur le prix du médicament, donc le pôle public du médicament. Ça va être long, mais qu'est-ce que vous voulez, moi j'explique, hein. Qu'est-ce qu'il vous reste à payer, vous, une fois que vous avez fait la complémentaire, la sur-complémentaire et tout le reste ?

Vous en avez pour 16 milliards. Il faut donc que je trouve 16 milliards, sans compter la baisse du prix du médicament, pour amener à 100 % payé par la Sécurité Sociale. Comment je m'y prends ?

Premièrement, nous supprimons les dépassements d'honoraires chez les médecins. (Applaudissements) 8 milliards d'euros. (Applaudissements) Deuxièmement...

Il ne faut pas trop qu'ils me cherchent ceux-là. Non, mais on va dire les choses comme elles sont : ils ont inventé une horreur qui s'appelle le "numerus clausus", résultat : il n'y a pas assez d'étudiants en médecine ; qu'aujourd'hui, quand vous voulez faire médecine, vous êtes obligés de faire une école prépa, que c'est vos parents qui vous la payent, alors qu'avant, on entrait directement en première année, maintenant, si vous n'avez pas fait la prépa - justement, dans laquelle enseignent les types, qui ensuite sont dedans, qui font l'examen - vous ne pouvez pas être médecin. Et cette invention a abouti à ce résultat qu'il y a peu de personnes capables d'intervenir, et notamment dans les spécialités, et ils vont tous au même endroit.

Voilà pourquoi il y a des déserts dans le pays. Et c'est la raison pour laquelle, - c'est une petite incidente - moi, je vous dis : nous allons faire une médecine publique. Voilà.

Avec des centres de santé publics, avec des médecins fonctionnaires. Vous entendez cette horreur ? Fonctionnaires ! (Applaudissements) Des médecins qui sont d'accord, et vous avez plein de jeunes gens qui sont d'accord.

Vous avez plein de jeunes gens qui sont d'accord pour avoir cette vie, la preuve : c'est que, souvent, dans les jeunes médecins, vous en avez plein qui font des cabinets collectifs. Donc, ça doit être possible, non ? Mais ceux qui ne veulent pas, ils ne sont pas obligés.

Mais ceux qui veulent, ils pourront. Et à ce moment-là, on aura à nouveau un maillage du territoire qui fait qu'on pourra prendre les maladies à temps, soigner les gens à temps, avec des toubibs qui ne font pas une consultation par quart d'heure et où tout le monde passe là-dedans ? Il y a beaucoup de toubibs qui font des efforts inouïs, hein, mais c'est absurde, tout ça.

Comment vous vous êtes mis dans une situation pareille ? Donc, les dépassements d'honoraires, non. Il y en a pour 8 milliards.

Ensuite, je vous ai parlé des complémentaires, tout à l'heure. Vous savez que ces gens passent leur temps à nous expliquer que le public, ça coûte cher et le privé, c'est merveilleux. Résultat : ça coûte 6,5 milliards d'euros de frais de gestion pour les complémentaires. 6,5 milliards.

C'est-à-dire que quand c'est la Sécu, ça coûte 8 % de frais de gestion ; quand c'est tous les autres, c'est à partir de 18 et jusqu'à 25% de frais de gestion. Autrement dit, ça coûte plus cher que la Sécu, les complémentaires et tout ce qu'il y a autour. Avec ça, - en ramenant dans la Sécu, évidemment, tout le personnel, hein - mais en ramenant tout le personnel dans la Sécurité Sociale, qui permettrait de travailler plus tranquillement, ça vous donne 6,5 milliards à ajouter aux 8 que je vous ai dit tout à l'heure, nous voici déjà rendus à 14.

Et après, en faisant les comptes, mes camarades découvrent qu'il y a 3,5 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales en faveur des complémentaires santé : je les reprends. Egal...

Eh ben, un peu plus que ce qu'il y a besoin : 17 milliards. Donc, il ne faut pas dire : "Ce n'est pas possible." Alors, ils ont été faire les comptes, parce qu'ils se sont dit : "Mélenchon, oh, il raconte des trucs..." Mais non, il est prudent, Mélenchon.

Et puis...

Et, c'est souvent, ils se trompent avec moi, parce qu'ils croient que, comme on est les derniers arrivés, qu'on n'a pas d'argent, qu'on a pas des grands machins, tout ça, ils pensent qu'on...

Mais non, ils n'ont rien compris. Je suis entouré d'une foule de gens qui, en réalité, préparent, travaillent et organisent, et dont je suis le porte-parole. Ce sont des bénévoles, mais dites donc, les gens, les bénévoles, ce n'est pas des amateurs, hein.

C'est ça qu'ils n'ont pas l'air de savoir. C'est que les bénévoles, c'est tous les gens qui font le boulot, la plupart du temps, pour les autres parce qu'ils sont payés pour ça. Celui qui fait des chiffrages pour le gars de droite ou du PS, eh ben, des fois, dans sa tête hein, ben, il est avec nous.

Eh ben oui. Alors qu'est-ce qu'il fait ? Ben, il vient nous le raconter.

Il nous explique comment on fait, comment on procède. Eh bah oui. Et il y en a partout !

Ha, ha. Partout ! Dans tous les métiers les plus improbables.

Dans l'armée et dans la diplomatie, partout. Ils se disent : "Ce n'est pas possible qu'il y en ait." Ah ben si, il y en a !

Il y en a un, il y en a une, etc. Et donc, les chiffres qu'il y a là, ils sont béton armé !