Nicolas Dupont-Aignan invité du "Grand Angle" sur BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteÉludée
Pourquoi Nadine Morano reste-t-elle dans votre parti malgré ses propos ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Vous estimez que les Républicains sont déconnectés ?
- 7:16OuverteRéponse partielle
Est-ce que rappeler d'où vient la France n'est pas rappeler à certains qu'ils n'en sont pas ?
- 8:13OuverteRéponse directe
Est-ce que ce que nous sommes n'est pas amené à changer avec l'évolution de la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« Nadine Morano a refusé de s'excuser, elle a réexpliqué qu'elle pensait ce qu'elle avait dit. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Moi je suis gaulliste, et je considère que la France est une idée qui rassemble des gens de toutes les couleurs, de toutes les confessions. »
- 4:03Invité politiqueFait
« Elle n'a eu aucun propos raciste. »
- 4:06Invité politiqueFait
« Mais elle est la bienvenue, parce que la droite française est la plus bête du monde. »
- 4:40InvitéFait
« Bien sûr que la France, elle a des racines chrétiennes. Ça, on est tous d'accord avec ça. C'est un fait historique. »
- 5:15InvitéFait
« Il y a aujourd'hui, en France, une peur liée à l'immigration. »
- 5:26InvitéFait
« Avant même la vague migratoire, on a en France un problème avec l'immigration, parce que l'intégration est en panne depuis de nombreuses années. »
- 5:51Invité politiqueFait
« Ce que je conteste, c'est cette droite qui n'est plus la droite, qui est sous totalité d'une pensée totalitaire de la gauche. »
- 7:33Invité politiqueFait
« Je crois au contraire que, vous savez, moi je suis maire d'une ville où il y a beaucoup de nationalités et d'un député à Vigneux dans ma circonscription a 47 nationalités. »
- 8:32InvitéFait
« La France est un pays de racine chrétienne. »
Temps de parole
- Thierry Solere39 %
- Invité36 %
- ?15 %
- Nicolas Dupont-Aignan10 %
≈ 44,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir
Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes député de l'Essonne, président de Debout la France. Bonsoir Thierry Solaire, député des Républicains, des Hauts
-de
-Seine chargé de l'organisation de la primaire. Vous allez nous aider à comprendre ce qui se passe Thierry Solaire. Nadine Morano a refusé de s'excuser, elle a réexpliqué qu'elle pensait ce qu'elle avait dit. Vous l'excluez parce que ce n'est pas conforme à l'image des Républicains, en tout cas au fond de la pensée des Républicains. Pourquoi reste-t-elle dans votre parti
?
D'abord on verra la suite, notamment les conséquences qu'elle en tire elle-même.
Il
y
a
une polémique légitime,
parce
que Nadine Morano a tenu des propos qui blessent l'identité de millions de Français.
Nous
on a changé de nom, on s'appelle maintenant les Républicains. Ça nous engage particulièrement à tenir des propos qui soient particulièrement républicains. Et moi globalement, ce que j'attends de la droite française, qui est dans l'opposition depuis trois ans, qui va gouverner aussi pendant de nombreuses années avant, c'est qu'elle ne lève pas le son
pour
avoir des petits résultats. C'est qu'elle est l'inverse, qu'elle est un verbe mesuré, et par contre une analyse claire, et les engagements fermes qui seront tenus le jour où on sera aux affaires à nouveau. J'entends ce
que je vous dis. Donc, je
réponds votre question, pardon. J
'ai fait un grand détour pour
arriver à la
réponse. J'y vais, j'arrive
à la réponse. Là on est aux élections régionales. Tout le monde est rassemblé dans notre famille politique avec nos partenaires de l'UDI. On ne peut pas, avec de tels propos que Nadine Morano depuis dix jours ne fait que confirmer, avoir Nadine Morano qui nous représente devant les électeurs. Après on va voir ce qui va se passer. Vous dites quoi, elle doit rester ou elle doit partir ? Elle est membre des Républicains, elle se trouve à
un tempérament qu'elle vient. Vous avez
une opinion. Je vous
la donne. Si Nadine Morano continue à tenir de tels propos durablement, ce ne
sont
pas des valeurs de notre famille politique. Elle ne pourra pas rester. D'ailleurs je suis sûr qu'elle en tirera elle-même les conseils. Vous dites qu
'elle
doit partir. Mais si elle continue à tenir ces propos-là, et si elle ne se rend pas compte, mais je pense que là elle s'est quand même rendu compte de ce qu'elle a fait, et je pense que c'est un peu calculé.
Elle a
quand même refusé de s'excuser.
Oui, parce qu'elle ne le veut pas. Mais si à l'avenir Nadine Morano continue à tenir des propos qui ne sont pas seules la droite républicaine française, elle en tirera elle-même les conséquences, ou sinon le parti le fera.
Alors vous Nicolas Dupont-Henon, vous estimez que les Républicains sont un peu déconnectés. Vous l'avez tweeté tout à l'heure. Vous ne comprenez pas leur réaction vis-à-vis de Nadine Morano.
Totalement. Moi je suis gaulliste, et je considère que la France est une idée qui rassemble des gens de toutes les couleurs, de toutes les confessions. Donc je suis le premier à ne pas avoir une conception identitariste de la France, qu'a eu un moment d'ailleurs Nicolas Sarkozy, dans ses discours à Grenoble, etc. C'est assez pittoresque. Mais là il veut se refaire à une virginité. Mais Morano est victime d'une espèce de lynchage médiatique, ahurissant, où on a déformé ses propos. Moi j'ai réécouté
l
'émission dans laquelle elle a parlé.
Je
l'ai écoutée parce que je me suis dit tiens, j'ai loupé quelque chose, je n'avais pas compris. Et j'ai entendu une femme, honnête, qui
a
tout sauf une pensée raciste, qui n'est pas du tout raciste, et qui a simplement osé dire à la télévision française que l'Europe était blanche, et l'Afrique était noire,
à
une époque, et qui a repris une phrase du général de Gaulle, qu'elle a simplement eu le tort de ne pas assez dater. Mais qui est une phrase évidente. Et que les personnes qui vivent sur notre territoire,
qu
'ils soient blancs, noirs, jaunes, de confession musulmane, juives et tout, savent, il suffit de se promener en France, il y
a
des églises. Alors
si on n'a plus le droit, attends je finis s'il vous plaît. Si on n'a plus le droit,
si on n'a plus
le droit, si on n'a plus le droit, il y a des français, mais
si
on n'a plus le droit, si on n
'a plus le droit dans notre pays, parce que c'est ça qui est en cause, de dire d'où vient la France, d'oser dire que la France est un pays, d'origine chrétienne. Si on n
'a
même plus le droit de le
formuler. Mais on a le droit de le dire. Non,
c'est un procès en sorcellerie. C'est un procès en sorcellerie. Et j'ajoute que
pour
mêler tous ceux qui vivent en France, il faut savoir d'où on vient. Et que ce n'est pas déshonorant.
Donc
Nadine Morano a
eu le procès
en sorcellerie. Si Nadine Morano clarifie
sa position sur l
'Europe, excusez-moi, clarifie sa position sur l'Europe, parce qu'elle était très européiste à une époque, et continue à n'avoir aucun propos raciste. Elle n'a eu aucun propos raciste. Mais elle est la bienvenue, parce que la droite française est la plus bête du monde.
Les républicains n'ont rien compris. Merci de vous. Je sais très
bien que c'est très facile de gérer votre parti politique. Nous, il se trouve qu'on a 200 députés, qu'on a beaucoup de parlementaires européens. Et parfois, il y
a
des couacs. Je ne
sais
pas combien vous avez de parlementaires au sein de votre parti. Je crois que c'est vous. Et donc c'est plus facile à organiser, probablement, quand on est moins nombreux que quand on est pléthorique. Deuxièmement, tout le monde a réagi directement sur le fond des propos. On n
'a
pas voulu accabler cette pauvre Nadine. On lui a juste dit de se rendre compte de ce qu'elle venait de dire. Et pardon ce que vous venez de dire, Nicolas Dupont-Aignan. Non, je ne peux pas vous laisser dire ça. Bien sûr que la France, elle a des racines chrétiennes. Ça, on est tous d'accord avec ça. C'est un fait historique. Mais vous vous rendez compte de
ce
que vous dites vous-même ? Vous parlez, vous mettez les juifs au milieu de tout ça. Vous savez que les juifs... Mais non, vous ne
faites pas de procès d'attente. Mais je n'en fais pas. J'ai dit que la France était d'ordre.
Il y avait de toutes les
religions,
de toutes les
couleurs, et que la France est unique. Mais il n'y a pas les Français qui
seraient blancs et catholiques, et puis après,
les
juifs, des autres choses.
Mais je n'ai jamais dit ça.
La
France,
bien sûr qu'elle est de racines chrétiennes. Mais la France, depuis bien longtemps, elle est diverse. Bien sûr.
Les départements d'Ontre-mer, la
Guadeloupe et la Martinique...
Mais on est d'accord. Et bien voilà. Mais c'est très intéressant. Excusez-moi. Je vous ai écouté, donc vous avez jouté deux secondes. Oui, je vous en prie. C'est très
important. Et je suis sûr que ça, ça peut nous rassembler. Il
y
a aujourd'hui, en France, une peur liée à l'immigration. Parce qu'on voit bien, il y a une vague migratoire qui arrive sur l'Europe,
qui
pose d'immenses difficultés. Deuxièmement, avant même la vague migratoire, on a en France un problème avec l'immigration, parce que l'intégration est en panne depuis de nombreuses années. Ça,
c
'est des faits. Il
y a
des gens qui peuvent récuser ces faits. Moi, je le pense.
Je
suis sûr que vous pensez la même chose. Ce que la droite républicaine doit faire, c'est apporter des solutions concrètes.
Et ce n'est pas
la peine. Ce n'est pas la peine d'avoir des gens dans notre famille politique qui agitent le chiffon rouge pour essayer d'envoyer des clins d'œil
à des Français qui en ont tellement marre
qui eux-mêmes utilisent des propos
racines dans les bars. Si je vous insiste,
je dirais que je viens d'entendre que
ça
n
'est
pas la peine d'avoir dans notre famille politique des gens qui font ça.
Ce que je conteste, c'est cette droite qui n'est plus la droite, qui est sous totalité d'une pensée totalitaire de la gauche. Et si des électeurs français n'en peuvent plus, des républicains, et se tournent d'ailleurs vers Debout la France où on a beaucoup de ralliements en ce moment, c'est parce qu'ils veulent pouvoir exister en tant que Français qui rassemblent toutes les religions mais qui savent d'où ils viennent. On a le droit de dire dans notre pays. On n'a plus le droit de rien dire. Moi, je demande simplement qu'il y ait une liberté de parole minimum. Et quand on n'a pas de propos raciste, quand on n'a pas de propos, rappeler simplement d'où vient notre pays, c'est une injure.
Mais si on n'est pas bien dans nos racines,
on ne sera
pas capable d'assimiler, de rassembler. Et ces procès en sorcellerie sont terribles parce que c'est un pays, nous sommes un pays qui n'est plus le pays de la liberté, le pays de la liberté d'expression, on
ne
peut plus rien dire. Et derrière ça, il y a des espèces de règlements de comptes.
Peu
personne ne connaît votre ligne politique. Peu personne ne sait ce que vous voulez faire. Et je crois que l'attitude que vous avez eue à l'égard de quelqu'un qui vous a servi n'est pas digne de la politique. La gauche ne fait jamais ça. La gauche ne lâche jamais les siens. Vous lâchez les vôtres, vous les jetez en
fature. Excusez-moi, pardon. C'est moche. C'est moche pour les militants UNP, ce que vous
disiez tous les deux, républicains. Avec une... Je pense qu'il y
en
a beaucoup qui vont claquer la porte et dire on veut des gens propres
qui chantent.
Une question pour tous les
deux,
Nicolas Dupour
-Aignan et Thierry Solaire. Je la pose avec un peu de naïveté, mais je la pense sincèrement. Est-ce que rappeler sans cesse d'où vient la France, ça n'est pas rappeler à ceux qui ne sont pas originaires de ce pays, que finalement, ils n'en sont pas ? Ce
n
'est
pas rappeler sans cesse. Je crois au contraire...
Et communiquer leur intégration, évidemment.
Non, je ne crois pas. Je crois au contraire que, vous savez, moi je suis maire d'une ville où il y a beaucoup de nationalités et d'un député à Vigneux dans ma circonscription a 47 nationalités. Et tous disent la même chose. Ils sont heureux d'être en France pour les valeurs de la France.
Et
ces valeurs, on n'a pas à y renoncer.
Est-ce que vous demandez... Est-ce qu'on parle en mouvement
avec le temps ?
Je ne sais pas. Est-ce que vous
demandez, est-ce que vous demandez par exemple à d'autres pays de renoncer à ce qu'ils sont ? Il y a une culture, il
y a
une civilisation. Et nous sommes d'autant plus capables d'assimiler des gens différents que nous ne renonçons pas à ce que nous sommes. C'est tout ce qu'on dit.
Mais justement, est-ce que... On n'a pas le droit de dire ce qu'on est d'accord. Je vous entends, Nicolas Dupont-Aignan. Je pose une autre
question à Thierry Solaire. Est-ce que ce que nous sommes, pour reprendre les propos de Nicolas Dupont-Aignan, n'est pas finalement, par définition, amené à changer, à évoluer puisque la France est un pays vivant et qui assimile
et
bien sûr, et d'ailleurs, c'est le cas et depuis fort longtemps. Et là où j'ai un point d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan, c'est que bien sûr qu'il faut rappeler nos origines. La France est un pays de racine chrétienne. Là où, par contre, j'ai une différence, c'est que la France, ce n
'est
pas une race. La France,
ce n'est pas une religion.
La France, la nation française, c'est l'appartenance à des valeurs. Et aujourd'hui, je vois comme vous, en France, l'exaspération monter. Et ce qui fait la différence entre un petit politicien et un homme d'État dans la vie politique française, c'est celui qui flatte. Le petit politicien, c'est celui qui flatte les peurs. Et l'homme d'État, c'est celui qui apporte des solutions concrètes par rapport à là où on est pour aller demain
ailleurs. Mais on est totalement d'accord là-dessus. Mais le problème
de fond... Participer Nicolas Dupont
-Aignan, parce que vous avez des grandes qualités par ailleurs. Je demande à tous les
spectateurs d'écouter ce qu'a dit Nadine Morano. Nadine Marano, à aucun moment, à aucun moment, et pourtant elle n
'est
pas de mon parti, j'ai eu des désaccords avec elle.
J
'ai eu des désaccords avec elle sur l'Europe. Mais à aucun moment
on
a prononcé ça.
Et le problème... Elle a dit que la France était un pays de la banque. Non !
Vous n'avez pas écouté là-dessus.
Vous n'avez pas écouté. Elle a repris une
phrase du général
de Gaulle. Non, non, non, non. Pas du général de Gaulle, de pourquoi aborder elle en plus. Vous vous
trompez là-dessus. Non. Et c'est terrible parce que ça veut dire qu'il suffit
qu'il y ait l'anathème jeté sur une personnalité pour qu'immédiatement
tout le monde se jette sur elle. Je ne crois
pas que ce soit bien. Je
ne crois pas que
ce soit bien. En tout cas, ce n'est
pas ma conception des
choses. Si elle a vu des propos racistes,
je l'aurais critiqué. Et vous savez,
moi je suis vous l'aise aussi.
On est pour le rassemblement.
On n'a pas dit, Nicolas, c'est une idée. On a dit qu'elle avait des
propos racistes.
Alors pourquoi vous l'excluez ? D'abord, on ne l'a
pas exclu. Arrêtez de dire cela.
Alors
pourquoi vous vous
entendez avec
de tels
propos ? Alors vous ne l'avez pas exclu, mais vous l'avez exclu. Je vous ai répondu. On ne sait plus qui vous êtes. Vous
faites les questions, les répons. Je comprends que dans votre parti, vous êtes le seul parlementaire. C'est facile
à gérer. Parce
que
vous n'êtes plus personne.
Vous êtes tout seul. Et deuxièmement, vous ne vous contredisez pas vous-même. Je vous dis juste, dans une famille politique, il y
a
bien sûr d'immenses différences entre les uns et les autres. Mais par contre, ce qui nous rassemble, c'est les valeurs de la droite républicaine française. Et quand elle dit cela, Nadine Morano, moi je ne le reproche pas même de déraper et
de
dire cela. Mais pendant dix jours, quand elle ne se rend pas compte qu'elle blesse de nombreux Français, des millions de Français. Parce que la France, encore une fois, la nation française, c'est rien d'autre que l'appartenance à les valeurs communes. Et bien voilà.
Merci messieurs d'avoir été avec nous ce soir en direct dans Grand Angle sur BFM TV.
Sous
-titrage
ST' 501
Thierry Solere