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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 octobre 2026 15 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSécuritéSolidarités & famille

"Une hausse du smic, c'est mettre les entreprises dans la nasse" (Patrick Martin, Medef)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que l'interdiction des manifestations dans plusieurs villes est une bonne chose ?

  • 0:40RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est pas une atteinte à la démocratie ?

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous faites confiance à l'État pour assurer l'ordre public demain ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Vous craignez que des commerçants s'équipent pour se défendre ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Le gouvernement doit-il faire un geste sur le coût de la vie ?

  • 5:12RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça devient urgent pour le gouvernement de répondre aux revendications ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Patrick MartinFait
    « On paye des impôts y compris pour que l'ordre public soit assuré. »
  • 3:18Patrick MartinChiffre
    « 3000 commerçants selon les estimations du gouvernement ont été touchés par des violences samedi dernier. »
  • 5:12Patrick MartinChiffre
    « On est sur une tendance de 60000 destructions d'emplois quand la fonction publique va créer des emplois en 2027. »
  • 7:58Patrick MartinFait
    « Ce sont des entreprises qui dans le meilleur des cas sortent 2 % de résultats. On les met séance tenant en perte. »
  • 8:38Patrick MartinFait
    « délibérément, on va faire faire faillite à des entreprises. »
  • 9:12Patrick MartinChiffre
    « Il y a 140000 fonctionnaires qui partent en retraite en 2027. »
  • 12:30Patrick MartinFait
    « une dégradation de la dette Moudi, ce sera un mauvais signal de plus. »
  • 13:47Patrick MartinFait
    « Les entreprises françaises sont les plus taxées au monde. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Patrick Martin. Bonjour. Président du MEDF, première organisation patronale française. Merci d'être avec nous dans le studio de France info. Des inquiétudes partagé aussi par le gouvernement qui envoie un message de fermeté demain dans plusieurs villes au centre-ville de France. Il sera interdit de manifester à Lyon, à Marseille, à Nice par exemple, au Havre aussi, entre autres. Est-ce que c'est la bonne chose à faire ? Bah d'abord, moi je me suis rendu sur les lieux en quelque sorte. J'étais à Lyon au moment de l'incendie de l'office du tourisme. Je me suis rendu à Paris, place de la République, où j'ai vu quoi ou qui j'ai vu des commerçants pour beaucoup traumatisé, une femme en larme me disant "La République nous a trahi, c'est quand même très lourd et puis

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d'autres très énervés." Euh donc euh en regard, il faut que l'État prenne des mesures beaucoup plus fortes pour assurer la protection des biens mais des personnes aussi parce qu'on a vu qu'il y a des agressions physiques hein. Euh et à partir de là s'il considère que certaines manifestations doivent être interdites, et bien qu'elles le soient, l'essentiel c'est que les forces de l'ordre soient proportionné, dimensionnées en fonction de la menace qui demeure importante et qui agrège qui agrège finalement des mots d'ordre et des profils très différents. Mais la bonne mesure, c'est d'interdire les manifestations. Est-ce que c'est pas une atteinte à la démocratie ? On on entendait il y a un instant ces manifestantes qui disent "On a peur maintenant d'aller manifester."

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Écoutez, [grognement] ça dépasse ma compétence et ma condition, mais enfin c'est quand même bien le moins que l'État assure l'ordre public. La presse est à sa main, je dirais en fonction des informations dont il dispose et en fonction du profil de qui s'apprête à manifester. Il faut de toute façon être d'une rigueur extrême avec d'une part les casseurs, beaucoup de l'ultra gauche et les pilleurs. H alors on le disait, environ 3000 commerçants selon les estimations du gouvernement ont été touchés par des violences samedi dernier. Des commerçants redoutent donc de nouveaux débordements demain. tel cas à Paris où le préfet de police les a appelé à se préparer à se protéger eux-mêmes carrément parfois à engager des agents de sécurité privé pour se protéger.

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Est-ce que vous faites confiance quand on entend ce genre de messages à l'État pour demain ? Oui mais enfin à nouveau, on paye des impôts y compris pour que l'ordre public soit assuré. Donc si par défaut de surcroix, il faut faire appel à des à de la sécurité privée, pourquoi pasin ? Enfin sous réserve que ces agents de sécurité privée ne se fassent pas eux-mêmes casser la figure. Ce ce sur quoi j'insiste, je l'ai dit à mes très nombreux contacts dans notre réseau de 240000 entreprises ou sur le terrain lors de mes déplacements, c'est qu'il ne faut pas tomber dans l'autodéfense parce que c'est d'abord sur la loi, ensuite c'est horriblement dangereux et enfin c'est ce qu'attend l'ultra gauche. C'est ce qu'attend l'ultra gauche, c'est-à-dire que ça dégénère encore en terme de violence.

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Vous le craignez parce qu'on entend un des commerçants dire on s'équipe pour se défendre. Bien sûr, mais c'est terrible d'en arriver là. Vous vous voyez le le degré de stress, d'angoisse, mais surtout de défiance à l'égard de l'État républicain. Donc l'État républicain doit assumer ses responsabilités sur le plan de la sécurité, sur le plan économique aussi pour réparer les dégâts qui ont été commis. Hm. Alors, la sortie de crise, elle passe aussi par la réponse politique aux revendications Patrick Martin, notamment sur le coût de la vie qui est le cœur de ce mouvement social. À ce stade, aucune réponse n'a vraiment été apportée par le gouvernement qui pose d'ailleurs comme préalable le retour au calme à toute discussion sur les revendications. C'était le cas encore hier lors d'une

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une réunion entre Sébastien Lecornu et les partis politiques. Est-ce que maintenant là le gouvernement doit faire un geste ? Est-ce que ça devient urgent ? Alors, je je me permet de commencer par là et il y a des des revendications de la part des lycéens et des étudiants. Je rappelle simplement que je viens de sortir un livre Génération empêché qui en amont de ces mouvements prend acte de ces situations et donne et donne des solutions. Ça c'est pour les jeunes et on veut aller très loin pour accompagner les jeunes. C'est essentiel. Ensuite sur les revendications salariales, je m'exprimais avec beaucoup de gravité et de solennité parce que le même état qui nous appelle et c'est dans l'ordre des choses à revaloriser les salaires dans le privé, le même état s'apprête à renchérir le

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coût du travail de nos entreprises à hauteur de 11 milliards et demi à travers un certain nombre de dispositifs. 11 milliards et demi d'euros qui ne seront plus disponibles pour que les entreprises accordent des augmentations de salair y compris au titre de l'augmentation du suit qui va intervenir pour imager les choses. Ça veut dire que chacune de nos entreprises pour chacun de ces salariés se verra ponctionner 550 €. Ces 550 € qui ne seront plus disponibles pour augmenter les salaires alors qu'on est bien conscient de devoir augmenter les salaires au regard de l'inflation et du prix du carburant. référence à une mesure qui est dans le PLFSS, le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui est une volonté du gouvernement de réduire les allègement

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de cotisation sur les bas salaires et qui empêche selon le gouvernement parfois les entreprises justement d'augmenter les salaires. Mais écoutez, c'est paradoxal parce que ça va produire exactement les fins inverses. ça sur des allègements de de charge mais il y a par ailleurs un transfert de l'assurance maladie vers les complémentaires santé donc vers les entreprises et les salariés de somme colossale 11 milliards et demi tout mis bout à bout et bien j'insiste là-dessus on ampute on ampute les marges de manœuvre des entreprises pour augmenter les salaires alors qu'elles le souhaitent et on va par ailleurs prendre le risque de supprimer 200000 emplois au moment où la conjoncture est pour le moins à tne. Il y a plus de croissance en France au moment où le marché de

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l'emploi dans le privé se retourne. On est sur une tendance de 60000 destructions d'emplois quand la fonction publique va créer des emplois en 2027. On marche sur la tête. Alors on va reparler avec vous Patrick Martin des efforts que peuvent faire les entreprises. Fanny Guinochem a rejoint. Bonjour le billet écho tous les matins sur France info. On va détailler avec vous Fanny les options possibles du gouvernement sur la table sur cette question précisément des salaires. La première option c'est une hausse du SMIC. Fanny alors expliquez-nous comment ça pourrait se passer. Effectivement, chaque année au 1er janvier, il est prévu une augmentation automatique du SMIC, du salaire minimum. Mais pour accélérer les choses et ajuster en cours d'année le salaire minimum, il existe

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d'autres mécanismes dont peut dont peut user le le gouvernement. La loi prévoit par exemple de revaloriser le salaire minimum lorsque les prix à la consommation, l'inflation augmente d'au moins 2 % par rapport à la précédente revalorisation. La précédente revalorisation du SMIC, elle a eu lieu en juin dernier et c'est vrai que depuis, on l'a tous constaté, les prix ont continué d'augmenter et en septembre par exemple, porté évidemment par les tarifs des carburants à cause de la guerre en Iran, l'inflation a atteint 3,1 % sur 1 an. Donc le gouvernement pourrait très bien et il l'envisage déclencher ce nouvel ajustement sans sans problème et répondre par anticipation aux attentes des travailleurs et des syndicats quand il était à Matignon. D'ailleurs, c'est ce

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qu'a fait Michel Barnier, il a fait fin 2024 et très concrètement ça représenterait combien cette augmentation du SMIC de cette manière ? cette augmentation anticipée, ce serait 15 € net de plus par mois sur la fiche de paye si on s'en tient à l'augmentation légal pour suivre l'inflation comme le prévoit euh la loi. ça serait un coup de pouce un peu artificiel mais selon nos informations, il envisage le gouvernement envisage aussi en complément d'aller un petit peu plus loin que cette augmentation légale pour que les salariés puissent obtenir un peu plus et décréter un coup de pouce supplémentaire de quelques dizaines d'euros comme l'avait fait là, c'était François Hollande qui l'avait fait quand il était président. Rappelons qu'aujourd'hui le SMIC concerne 2

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millions de travailleurs, ça fait 11 % des salariés. Et c'est vrai que face à la colère sociale, on voit que le gouvernement cherche à répondre aux attentes des syndicats. En revanche, cette hausse du SMIC, elle va reposer sur les sur les entreprises et elle fait ticker le patronat. Le patronat, vous le représentez Patrick Martin, président du MEDF, c'est pas une bonne idée d'augmenter le SMIC ? Non, le la hausse du SWIC ne fait pas ticker le patronat. D'abord, elle est légale, ensuite il y a un coup de pouce, pourquoi pas ? Mais ça vient se surrajouter à tout ce que je vous disais à l'instant. C'est-à-dire qu'on met les entreprises en la NAS au motif d'acheter en quelque sorte la paix sociale dans la rue. On va créer la pagaille dans les entreprises. Les

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entreprises ne sauront pas faire face aux demandes d'augmentation salariale. Elles se conformeront évidemment aux décisions du gouvernement sur le SMIC. Et j'insiste beaucoup là-dessus. Je vais prendre un autre exemple pour une entreprise dans la propreté ou dans la restauration collective. des métiers où il y a beaucoup de main d'œuvre. Ce qui est prévu à travers ces 11 milliards et demi va renchérir déjà le coût du travail de 4 %. Si le SMIC augmente de 1 point mettons 5 % d'augmentation de la masse salariale. Ce sont des entreprises qui dans le meilleur des cas sortent 2 % de résultats. On les met séance tenant en perte. Quand j'évoquais tout à l'heure la difficulté à faire face aux demandes légitimes d'augmentation de salaire et les menaces sur l'emploi en voilà la

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démonstration. délibérément, on va faire faire faillite à des entreprises. Ça veut dire monsieur Martin, que il faut que le gouvernement s'en tienne à l'augmentation légal qui rajoute pas un coup de pouce à sa main. Le sujet principal, pardon de revenir là-dessus, c'est de ne pas nous transférer 11 milliards et demi de surcoup du travail dont les salariés ne verront pas. Donc là, c'est les allègements de charge, c'est les allégements de charge et ce que j'ai rappelé sur les complémentaires santé. Il y a d'autres sources d'économie pour l'État. On est autant que l'État parfaitement conscient de la fragilité des finances publiques et des tensions sur les marchés financiers. On est un peu concerné. On regarde ça autant que l'État le regarde. Mais ça veut dire que les entreprises ne

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peuvent pas faire d'efforts supplémentaires sur les salaires. La SFDT demande par exemple une hausse de 100 € euh des salaires et de justement euh de supprimer les allègements de cotisation là aussi patronal pour les entreprises qui joueraient pas le jeu. Mais écoutez, il y a un impératif de cohérence et de rationnalité. Je le dis avec gravité, je le dis avec respect à l'égard des syndicats de la CFDT. En particulier, on ne peut pas, d'un côté, la CFDT le fait, demander que le coût du travail soit augmenté à travers le rabotage des allègements de charge et d'un autre côté demander que les salaires augmentent. C'est une équation impossible. Moi, je veux parler avec les syndicats. Il faut que les syndicats, plutôt que de demander ce surcoup sur le travail sur les entreprises, fasse

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exactement le contraire pour nous libérer des marges de manœuvre et qu'on puisse donner suite aux demandes d'augmentation de salaire. C'est ça la réalité. Alors, on a parlé du SMIC il y a un instant Fanny Guinoché. Est-ce qu'il y a d'autres pistes, on les évoquait pour le gouvernement pour permettre justement d'augmenter les salaires ? Ah ben justement, c'est de faire des petits pas de côté, de regarder par exemple du côté de l'épargne salariale, d'essayer euh d'encourager cette épargne salariale, euh, c'est-à-dire l'argent qui est placé sur les plans d'épargne d'entreprise he pour ceux qui en ont un ou bien alors des primes de participation, d'intéressement sur les contrats de retraite collectif aussi. Vous savez que souvent cet argent il est bloqué, on ne peut pas le prendre selon

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bon nous semble. Donc l'idée du gouvernement ce serait de permettre au travailleurs d'entourcher une partie plus facilement jusqu'à 5000 € par an et par salarié sans conditions de ressources. L'idée était déjà dans les tuyaux depuis le mois de septembre et c'est vrai que ça serait une piste parce que près d'un salarié sur deux serait concerné ce qui fait à peu près 13 millions de de travailleurs. Et puis il y a aussi toutes les vieilles recettes, j'ai envie de vous dire comme défiscaliser les heures supplémentaires, encourager les employeurs à verser des primes, des primes défiscalisées comme les primes Macron. Mais ça coûte cher aux finances publiques. Ce sont des pistes qu'il faut creuser. Ça aussi Patrick Martin, l'épargne salarial, la défiscalisation des

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supplémentaires quitte à ce que les recettes de l'État diminuent. Comme dit Fanny Guinochet, ce sont des vieilles recettes. Pourquoi pas ? Mais enfin, le même état s'apprête à taxer l'intéressement et la participation. Là aussi, il y a un principe de cohérence. Vous ne pouvez pas dire une chose et faire son contraire. Vous ne pouvez pas encourager les entreprises à mieux partager la valeur et taxer y compris l'intéressement et la participation. C'est incompréhensible. Il y a d'autres source d'économie pour l'État qui éviteraient de renier les marges de manœuvre des entreprises pour augmenter les salaires. Que que qu'on s'intéresse, je le redis par exemple aux effectifs de la fonction publique. Je ne parle pas des soignants, je ne parle pas des policiers, je ne parle pas des

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enseignants. Il y a des postes vacants, il faut les pourvoir. Il y a 140000 fonctionnaires qui partent en retraite en 2027. 1400. La pyramide des âges permet de réduire des postes d'administration de l'administration, des postes qui produisent pas, qui sont pas des postes de première ligne et en plus il y a l'intelligence artificielle qui arrive. Patatra, l'État s'apprête à créer 6800 emplois. Mais c'est une provocation pour les entreprises. Mais c'est pas plutôt que de serrer la ceinture des entreprises, donc des salariés, que l'État se sert la ceinture à lui-même sur des pistes qui sont évidentes. Alors, ce mouvement social euh dont on parle, Patrick Martin, il n'est pas sans conséquence non plus sur les marchés et sur notre capacité à rembourser notre

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dette qui atteint des records, on le sait, c'est tout l'enjeu aussi des débats budgétaires. Ce soir, l'agence de notation américaine Moudiz va actualiser sa note pour la dette française. un indicateur important justement pour la confiance des marchés qui nous prêtent pour financer cette dette. Le risque de dégradation de la note, il est très sérieux selon tous les observateurs. Vous le redoutez. Euh une dégradation de la dette Moudi, ce sera un mauvais signal de plus. Bien sûr qu'on le redoute, mais vous imaginez bien qu'au MEDF, on est très connecté sur ces agences de notation et d'ailleurs sur tous nos bailleurs de fond, surtout nos nos financeurs que regardent les uns et les autres. bien sûr la situation à l'instant t finances publiques, mais surtout les

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perspectives. Et c'est en ça que je le redis avec gravité, je m'insurge contre des décisions qui vont précipiter la récession, qui vont peser sur l'investissement. Les entreprises françaises sont à l'arrêt sur l'investissement parce qu'elles n'ont plus confiance qu' vont peser sur le marché de l'emploi. Il faut qu'on remette les choses en perspective, qu'on se donne des perspectives et signifier aux agences de notation et à nos prêteurs que la France ne va pas gérer des urgences par des mesures de gribouille, mais au contraire se redonner les moyens d'une croissance durable et finalement de la prospérité. Hm. Est-ce que les plus grandes entreprises, celles qui font plus de profit à ce moment-là, ne devraient pas être mis plus à contribution ? Vous évoquez des petites entreprises qui sont

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selon vous un peu étranglées par les charges, mais il y en a qui pourraient peut-être aussi faire plus d'efforts. Écoutez, ça fait rien aussi doit faire des efforts. Il y a un rapport du Sénat qui est sorti il y a un mois qui confirme que les entreprises françaises sont les plus taxées au monde. Quant à nos grandes entreprises, sauf erreur de ma part, elles vont de nouveau supporter une surtaxe d'impôts sur les sociétés à hauteur, nous dit-on de 5 milliards d'euros 5 milliards d'euros euh alors que c'était prévu sur une année 202 qui va être réduite. Oui, mais enfin, elle était prévue sur une année et quand vous regardez le taux d'imposition des grandes entreprises françaises, ce sont les plus taxés au monde. À la fin, quand vous avez des actionnaires étrangers

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d'entreprises françaises, ils disent "Mais que fait-on dans ce pays ? Il faut au contraire les rassurer. Il faut stabiliser, il faut maintenir ces entreprises. Merci beaucoup Patrick Martin, président du MEDF, première organisation patronale de France d'être venu dans le studio de France info ce matin. Je précise, on évoquait le SMIC tout à l'heure. Le montant du SMIC, c'est un peu plus de 1470 € net par mois. C'est important de le préciser.