François-Xavier Bellamy : "On doit pouvoir critiquer une religion"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Que penser de la situation d'une adolescente menacée pour avoir critiqué une religion ?
- 2:44OuverteRéponse directe
La cour de cassation rappelle l'indépendance de la justice face aux propos du président sur l'affaire Sarah Halimi. Comment l'analysez-vous ?
- 4:06OuverteRéponse directe
Le président a-t-il vraiment comparé la shoah et la guerre d'Algérie ?
- 7:31OuverteRéponse partielle
Les chiffres du chômage sont-ils une bonne nouvelle pour l'économie française ?
- 9:29OuverteRéponse directe
Les pêcheurs français sont-ils prêts pour le Brexit ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41François-Xavier BellamyFait
« on doit pouvoir trouver d'autres expressions de sa liberté que de dire du mal d'une religion quelle qu'elle soit »
- 2:05François-Xavier BellamyFait
« il n'y a pas de racisme dans le fait de critiquer une religion »
- 6:07François-Xavier BellamyFait
« le président de la république laisse entendre qu'il y aurait un rapprochement possible entre la shoah et la guerre d'algérie »
Temps de parole
- ?100 %
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yar votre invité sonia mabrouk saint-françois-xavier bellamy eurodéputés les républiques merci d'être avec nous sur europe 1 station françois-xavier belem une fois n'est pas coutume je ne vais pas démarré cette interview en évoquant l'actualité générale mais en insistant sur l'actualité d'une jeune fille d'une adolescente 1000 à 16 ans menacé de mort en france harcelée sur les réseaux sociaux pour avoir critiqué insulté il faut bien le dire une religion l'islam je ne reviens pas sur les mots violents violent que cette jeune fille à utiliser mais sur les conséquences qu'elle subit menacé de mort harcelés dans un pays comme la france dans une quasi indifférence que penser d'une telle situation la première chose que je voudrais dire c'est que je soutiens milla et que nous
devrions tous la soutenir bien sûr ces mots étaient violents et je crois que dans une société on doit pouvoir trouver d'autres expressions de sa liberté que de dire du mal d'une religion quelle qu'elle soit qui représente en attachement pour des milliers de croyants ça ne change rien au fait que jamais personne ne devrait être menacés pour avoir tenu quelques discours que ce soit fût-il d'ailleurs offensants et je crois que il y a quelque chose de très grave dans ce qui est en train de se produire aujourd'hui cette jeune fille est empêchée de se rendre dans son établissement scolaire parce que sa sécurité ne peut pas être assurée son identité a été dévoilé son adresse a été identifié elle est donc directement menacé de mort par des milliers de personnes sur les réseaux
sociaux et dans une forme d'indifférence générale parce que tous ceux qui la menacent aujourd'hui reste libre alors qu'elle même ne l'est plus maudite indifférence générale vous avez dit au dg cet entretien il faut que ça doit tous nous interpeller tous y compris le bleu pouvoirs l'exécutif la justice la ministre peut-être la garde des sceaux bien sûr y compris aussi évidemment les représentants du culte musulman en france et je dois dire que j'ai été glacé d'entendre les propos de monsieur abdallah zekri chez certains de vos confrères qui disait en réagissant à cette affaire que milla l'avait bien cherché et qu'elle devait assumer les conséquences je le cite littéralement assumer les
conséquences de ce qu'elle avait pu dire encore une fois on peut trouver offensant sa parole et ses yeux tout ronds valls ou six et il ya une enquête sur les menaces de mort et une en quelques mots une enquête pour incitation à la haine contre la jeune fille aussi par rapport à ses propre et là ya quelque chose de stupéfiant aussi dans la réaction des pouvoirs publics lorsqu'une personne est menacée pour avoir tenu ces propos pourquoi faudrait-il que l'état à la poursuivre et la poursuivent d'ailleurs pour racisme ce qui n'a littéralement aucun sens il n'y a pas de racisme dans le fait de critiquer une religion le concept d'islamophobie on le voit est en train de produire ses effets délétères on doit pouvoir critiquer une religion on doit respecter ceux qui la pratiquent
bien sûr mais ça n'empêche pas que la liberté d'expression doit être garanti dans notre pays le toit quelques années nous étions tous fairly que reste-t-il aujourd'hui de cette conviction partagée que la liberté d'expression est notre trésor en restant sur le plan judiciaire françois-xavier bel ami avec cette mise au point de la cour de cassation vis-à-vis des manuels macron cette haute juridiction rappelle le principe d'indépendance de la justice alors qu emmanuel macron s'était prononcé en faveur de la tenue d'un procès dans la sphère sarah halimi cette sexagénaire juive tu es dans le suspect a été considérée comme irresponsable vous soutenez le président qui est sorti d'un certain devoir de réserve et on voit que la cour de cassation réagit j'ai du mal à comprendre la réaction de
la cour de cassation je veux le dire je ne suis pas juriste je le comprends l'indépendance de la justice marc la parole le président de la république n'a évidemment pas évoqué la nécessité d'un verdict particulier dans cette affaire il a évoqué la nécessité d'un procès ce qui est une manière de dire que la justice doit pouvoir faire son travail et doit pouvoir organiser ce qui je le crois est nécessaire pour que effectivement soit reconnu le le le le scandale que représente ce meurtre antisémite qu'ensuite on puisse considérer que la personne qui a commis ce meurtre était irresponsable évidemment tout à fait en dehors des compétences du président la république de le dire mais il ne s'est pas prononcé sur ce sujet et sur ce point je dois dire que j'ai du
mal à comprendre la sévérité du jugement qui est portée quotidien le combat permanent oui alesi je me permets de dire cependant que dans ses confidences dans un avion je crois que peut-être l'un des problèmes vient aussi du fait que le présent dans la pluie qui s'exprime d'une manière très peut-être très très approximatives sur un grand nombre de sujets et il a dit quelque chose qui me paraît dramatique et qui a quelque chose à voir avec le sujet qu'on ait évoqué juste avant à propos de la question de la guerre d'algérie qui l'a rapproché de la shoah dans le rapport que la mémoire collective entretien avec ces faits et je crois que là pour le coup il y a une parole très gras mais êtes vous sûr parce que vous avez dénoncé une indécence absolue à ce que vous êtes sûr quand on revoit les
propos je les ai revu en détail est ce que le président a vraiment fait ce parallèle où est ce que ce n'est pas une polémique très politicienne là il ne les a pas comparer à aucun moment je n'ai évoqué une campagne propre et sa part mais il a évidemment rapprocher ces deux faits dans le rapport que la mémoire collective entretien avec eux en disant que la shoah était pour jacques chirac ce que la guerre d'algérie serait dans son mandat du point de vue le travail dominical y at il pour dire quel rapport y at-il entre ces deux événements on peut bien sûr interrogée la question de l'expérience coloniale on peut faire la lumière on doit faire toute la lumière sur ce qui s'est vécu à travers la guerre d'algérie ça n'enlève rien au fait que et au moment où nous
commémorons la libération des camps de concentration il n'y a aucun rapport possible on est d'accord que craignez-vous juste s'il est à la portée d'un travail mémoriel sur la guerre d'algérie c'est pour tenter aussi de régler des problèmes actuels et contemporain en france le présent n'as-tu pas raison aussi que s'intéresser à ces différentes générations aujourd'hui d'immigration comment peut-on imaginer régler le moindre problème en laissant entendre implicitement à des jeunes générations issues de l'immigration algérienne que la france est coupable et il redit ce mot de crimes contre l'humanité à l'égard de leurs parents de langues aucun travail à faire la guerre d'algérie n'est pas un impensé je viens mémorial de la via bien sûr un travail mémoriel à faire ce travail
mémoriel d'ailleurs disons le il est déjà en cours et le président de la république à tort lorsqu'il prétend qu aucun travail n'a été fait sur ce sujet fondamental et bien sûr les historiens n'ont pas attendu sa parole bien sûr nous n'avons même pas attendu non plus qu'ils s'expriment sur ce sujet pour faire un travail de mémoire mais le but c'est de pouvoir reconstruire un pays et c'est ce qui est pourquoi ne vous avais parlé président parce que vous ne faites pas confiance aux présents de répit pour trouver une position équilibrée entre la repentance et j'imagine que vous la rejeter et puis un travail de mémoire constructif pour les générations à ça n'est même pas une question de recommencer bien plus graves encore que cela le président de la république laisse entendre qu'il y aurait un
rapprochement possible entre la shoah et la guerre d'algérie entre la shoah et la colonisation pour le dire autrement ericsson victoire de sai de ces événements qui n'ont rien à voir il il reconnaît lui dit si les hawks imiter entre la mémoire de ces événements c'est là qu'on fait que vous énoncez en tout cas c'est très grave c'est très joli comme enseignant il y a dans notre pays des centaines de milliers de jeunes les centaines de milliers de personnes qui grandissent en se sentant proche par leur histoire de lala de l'algérie et de cette mémoire quand vous leur expliquez que il y à une proximité entre la guerre d'algérie et la shoah que le travail de mémoire à faire est le même vous leur expliquer en substance en indiquant que la france a été coupable de crimes
contre l'humanité ce terme a été inventé pour parler de la shoah ça n'est pas du tout anodin vous leur expliquez qu'il y à un fossé désormais infranchissable entre eux et le pays n'est pas un gros nez c'est que ce gars d'algérie penser de la memoria pour amener les immigrés ce fossé l'actualité j'allais dire plus plus concrète en tous les cas plus immédiate actualité sociale est d'abord économique des chiffres du chômage encourageants et hier remis en cause par un par certains mais est ce que il faut reconnaître la politique économique du gouvernement va dans le bon sens quand on voit en détail ces chiffres bien sûr les chiffres du chômage sont une bonne nouvelle et il serait totalement absurde de le contester et la baisse du chômage est éteint est un signe très encourageant
on peut on peut dire simplement deux choses peut-être pour tempérer ce jugement le premier c'est que nous sommes encore très loin de nos voisins européens le chômage est toujours autour de lui pour cent dans notre pays il est à 6 % en europe en moyenne il est à 3% chez nos voisins allemands on peut se féliciter de cette évolution positive mais nous avons encore bien du chemin à faire et rien n'a été fait je le crois malheureusement pour que de façon structurelle nous puissions bénéficier d'une conjoncture internationale qui est aujourd'hui favorable nous avons aujourd'hui le pays qui prélève dans l' ocde le plus de prélèvements obligatoires le pays à la fiscalité la plus pesante notamment sur le travail et sur les impôts de produits même si des efforts sont faits dans ce
domaine et vous le savez vous ne dites pas que ça va dans le bon sens mais il y a eu des efforts on ne pouvait pas de toute façon ne pas progresser étant donné la situation dont on partait mais encore une fois de manière structurelle je crois que nous n'avons pas vu encore les réformes substantielles qui pourrait nous permettre de nouveau un de nos voisins européens c'est ce vendredi 31 janvier s'assigne le départ du royaume uni de l'union européenne les pêcheurs français il faut en parler qui dépendent des eaux britanniques sont encore dans le flou il risque de se recevoir le mur du berry grippe du breakbeat vous les défendez c'est un sujet majeur parce qu'aujourd'hui ils seront les premiers touchés par le bris sites à travers la fermeture des eaux territoriales
britanniques nous disent on en vient à dire c'est mieux que fait en temps vous n'avez pu t nous avons préparé mais je suis responsable de ce sujet pour monde pour mon groupe au parlement européen nous avons préparé la mise en oeuvre de moyens d'urgence pour soutenir les pêcheurs dans un premier temps si jamais leurs bateaux devaient rester à quai à cause de la fermeture des eaux territoriales britanniques mais ça c'est une mesure d'urgence qui ne pourra pas être viable sur le long terme nous avons donc avec michel barnier engagé un travail pour que la pêche est donc la réouverture des eaux britanniques soit au long de l'enquêté le braille et c'est de bain et paris ce vendredi mais la négociation elle va durer encore un an et donc nécessaires pour pouvoir se dit françois
vous avez bel ami merci d'avoir été notre invité ce matin sur europe
François-Xavier Bellamy