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interviewBFM TV (sur YouTube)· 27 avril 2026 7 min

Charles Alloncle réagit sur BFMTV à l'adoption de son rapport sur l'audiovisuel public

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Notre invité du jour vient d'arriver. Bonjour Charles Lalonc. Vous arrivez tout juste effectivement en courant parce que vous arrivez de l'Assemblée nationale et votre rapport sur l'audiovisuel public sera bien publié.

Votre serré je crois 12 voix pour, 10 voix contre, c'est ça ? Ça s'est joué de façon très serrée, 12 voix pour et 10 voix contre effectivement. Qu'est-ce que vous répondez justement ?

Certains disent qu'il y aura une censure. Il n'y a pas de censure finalement. Non mais vous savez ça s'est joué à très peu de choses, ça s'est joué à deux voix simplement.

Je remarque qu'une partie de la gauche prenait les critiques contre l'audiovisuel public comme des critiques personnelles, ce que j'ai eu un peu de mal à comprendre. Il a fallu un certain nombre de compromis lors de ces discussions pour arriver à un vote favorable, mais ça n'a pas été chose aisée. Alors on voit que vous avez été ciblé même ces dernières heures par le président de la commission d'enquête qui travaillait pourtant avec vous, qui est un élu horizon.

Il a regretté, je cite, que des auditions soient transformées en tribunal politique ou en procès individuel. Il va même plus loin. Il met en doute votre probité.

A-t-il mené son travail en toute indépendance et impartialité, dit-il à votre sujet ? De qui étiez-vous le porte-parole ? J'étais le porte-parole des Français qui tiennent à l'audiovisuel public, qui ont été comme moi éveillés notamment à la chose publique et aux débats politiques grâce à un certain nombre d'émissions et qui aujourd'hui ont du mal à se retrouver dans certains contenus et programmes, et ont du mal aussi à accepter que certaines de ces entreprises, par une faillite financière, puissent être amenées à disparaître.

Donc je voudrais simplement le dire, depuis le début de cette commission d'enquête, mon seul objectif était de braquer un un projecteur sur les dérives et sur les dysfonctionnements de l'audiovisuel public, de proposer des recommandations pour mieux les résoudre et pour mieux sauver aussi ces entreprises. C'était tout l'objet de ce rapport. – Qu'est-ce que vous répondez au président de la commission quand il met en doute votre impartialité Moi, je ne veux pas rentrer dans la moindre polémique.

Depuis le début, j'ai toujours veillé à ce qu'on braque le projecteur sur le fond, pas sur la forme, pas sur les critiques. J'ai voulu accuser personne. Je ne veux pas qu'on rentre dans ce piège-là.

Je pense qu'il y a beaucoup de sujets sur la gestion financière, sur les conflits d'intérêts, sur l'omniprésence des sociétés de production qui perçoivent à peu près un milliard d'euros par an de France Télévisions pour produire des contenus du service public. Il y a suffisamment de matière pour entrer dans dans des polémiques assez stériles. Des propositions très concrètes, justement.

Il y en aurait 80, c'est ça, dans votre rapport ? Un peu moins de 80, vous êtes bien renseigné, oui. Qu'est-ce que vous proposez ?

Quelle est la proposition qui vous semble la plus urgente à mettre en œuvre ? Je vais vous décevoir parce qu'il faut Il faut attendre la publication du rapport dans une semaine, lundi prochain, pour que je vous révèle des préconisations et des recommandations. – Mais est-ce que par exemple la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public directement par l'Elysée, vous y êtes plutôt favorable ? – Alors j'ai lu beaucoup de fausses informations qui ont circulé, je le déplore depuis quelques jours notamment celle-ci Alors c'est faux parce que je ne peux pas trop trahir ce qu'il y a dans le rapport mais maintenant que le vote est favorable j'ai peut-être un peu plus de liberté J'explique aujourd'hui qu'une décision de l'ARCOM qui est l'autorité à la fois qui nomme et qui contrôle, est une forme d'hérésie.

Il n'y a que huit personnes qui sont dans le secret quasiment d'une conciliation à un homme. Moi j'entends mettre l'Assemblée et le Sénat au cœur des nominations notamment des présidents d'entreprises de l'audiovisuel public. C'est l'une des recommandations que je fais.

Proposition du président, vote des commissions des affaires culturelles de l'Assemblée et du Sénat pour apporter plus de démocratie et plus de transparence. Est-ce que ce n'est pas rendre totalement dépendants du pouvoir politique les redirigeants de l'audiovisuel public Je crois que les parlementaires pour lesquels les Français votent en temps régulier ont une mission, une belle mission, une belle vocation qui fait leur honneur, celle de représenter les Français. Et je crois qu'à l'avenir, d'avoir des présidents d d'entreprises publiques comme Radio France et France Télévisions qui sont soumises au vote des représentants du peuple, ce sera bien plus démocratique, pluraliste et transparent que ce qui se fait aujourd'hui avec la nomination simplement par 8 personnes de l'ARCOM. – Fusionner des chaînes France 2, France 5 ça aussi – Alors, je ne peux pas m'exprimer, mais il y a un certain nombre… – Réponse courte, oui ou non ? – Il y a 100 chaînes de télé et de radio publiques, il faut en fusionner certaines à l'évidence. – 100 ?

Ah mais parce que vous cotez toutes les régions aussi, notamment du réseau France Région et le réseau ultramarin, il y en a une cinquantaine. Donc on voit qu'il y a une profusion de chaînes de télévision et de radio qui coûtent 4 milliards d'euros par an. Et pour les rendre plus intéressantes et distinctes aussi du privé, il convient de les optimiser, notamment d'opérer certaines fusion.

Est-ce que vous êtes plus largement pour la privatisation de l'audiovisuel public ? Depuis le premier jour, je l'ai dit, c'est un procès, un mauvais procès des fausses informations qui ont circulé. Je ne suis pas favorable à la privatisation.

Je pense que...

C'est pourtant En ce que souhaite votre partenaire, le RN, je rappelle vous appartenez à l'UDR, c'est le parti d'Éric Ciotti qui est allié avec le RN. Qu'est-ce que vous ferez si vous gouvernez ensemble ? Le RN veut privatiser l'audiovisuel public.

Alors il faut détailler davantage les propositions du RN et de l'UDR dont je suis membre, le parti d Non en fait ils expliquent qu'il y a un certain nombre de chaînes, il y a un certain nombre d'optimisations à conduire, ils ne sont pas pour une privatisation sèche du jour au lendemain, notamment la proposition d'Éric Swati, moi je fais partie du groupe UDR, explique qu'il y a des pistes de réformes, des pistes d'optimisation, c'est d'ailleurs tout l'objet du rapport. Quand vous voyez qu'il y a 4 milliards d'euros d'argent dépensé par les Français chaque année, qui représente la moitié du budget du ministère de la Culture...

Pour France Télévisions je crois que c'est 3 euros par mois et par français. Pour France Télévisions il y a un budget d'un peu plus de 3 milliards d'euros par an. Je vais simplement vous faire une comparaison sur le domaine de la culture.

La moitié du budget du ministère est consacrée à l'audi visuel public, vous n'avez que 4 ,5 % consacré à la sauvegarde des monuments en péril et pourtant il y en a un nombre des des petits théâtres, des phares, des moulins. Donc tout est une question de proportion mais je pense que pour sauver notre patrimoine il y a aussi des efforts à faire ailleurs, notamment sur la poche du ministère. qui a été mal perçu parfois c'est les critiques qui ont été reçues par les salariés.

Est-ce que vous avez le sentiment que les 8 720 salariés de France Télévisions sont tous d'affreux militants politiques ? Alors j'ai pu lire dans les colonnes notamment de vos confrères du Figaro qu'il y avait un certain nombre de syndicalistes, de représentants des salariés de France Télévisions, notamment Force Ouvrière qui est le premier syndicat représentatif des salariés qui se félicitaient de cette commission d'enquête, qui était très enthousiaste des questions qu'on pouvait poser, qui estimait que c'était une entreprise de salubrité publique d'avoir mené ses missions. Donc on donne parfois un peu trop à la parole à la CGT, qui n'est plus le premier syndicat représentatif chez France Lévision.

Mais vous avez nombre de salariés qui se félicitent de ces travaux et qui se félicitent de ces questions. Beaucoup m'ont envoyé des contributions et m'ont alimenté pour affiner un peu mon regard. Et je pense qu'aujourd'hui, ils sont ravis de voir qu'il y a un rapport particulier avec beaucoup de recommandations.

Une question très concrète, Patrick Sébastien, que vous avez été auditionné, est en conflit ouvert avec Delphine Ernaud. J'imagine que ça ne vous a pas échappé. Il a publié vendredi une chanson grossière et vulgaire contre la présidence de France Télévisions qui a annoncé qu'elle porterait plainte pour outrage sexiste et sexuel.

Est-ce que vous apportez votre soutien à Delphine Ernot ? Écoutez, je vous avoue que dans la rédaction du rapport, dans cette période intense où le président Macron-Nils ne m'a laissé que 10 jours pour rédiger un rapport de près de 400 pages, j'avais suffisamment à faire. Malheureusement, j'aurais aimé pouvoir écouter, regarder les dernières chansons de Patrick Sovassin.

Et pardon, je suis un peu étranger à ça. Je me suis concentré ces derniers jours sur la rédaction. Ça ne vous pose pas de problème quand il dit, je cite, excusez-moi des termes, Delphine, si tu avais connu ma pine, on aurait été si heureux vous condamnez pas ça c'est pas c'est pas forcément mon humour on n'a pas forcément tous le même mours mais je pense qu'on est dans un pays où la liberté d'expression est importante il faut la sanctuariser et vous le verrez peut-être dans mon rapport je ne condamne pas les humoristes je pense que la place de l'humour en France est l'un des principes de l'ADN de notre esprit français donc il faut aussi sanctuariser ce droit à la dérision et à l'humour Merci cher Aron d'avoir été notre invité l'information continue