Philippe de Villiers : "La République des juges !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Philippe de VilliersFait
« la charge de la preuve euh a basculé. Elle est passée de l'accusation à l'accusé en droit dans l'état de droit. »
- 0:45Philippe de VilliersFait
« Il y a pas eu de corruption. C'est pas moi qui le dit, c'est le tribunal. »
- 1:00Philippe de VilliersFait
« Il y a pas eu d'enrichissement personnel et il y a pas eu de financement libien de la campagne. »
- 1:30Philippe de VilliersFait
« la charge de la preuve euh elle quitte l'accusation pour aller vers l'accuser. »
- 2:30Philippe de VilliersFait
« l'exécution provisoire ça consiste à dire "Je vous condamne dès maintenant en première instance puis après on verra." »
- 3:30Philippe de VilliersFait
« il y a désormais une immunité, une impunité pour les faux à condition qu'il viennent des médias agréés. »
- 4:30Philippe de VilliersFait
« Le document était faux. C'est pas moi qui le dit, c'est la juge. »
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Cette décision, elle restera. C'est un tournant, c'est un c'est un point de bascule. [Musique] C'est même un triple point de bascule. Le premier point de bascule concerne la charge de la preuve. Avec ce tribunal, avec cette décision, la charge de la preuve euh a basculé. Elle est passée de l'accusation à l'accusé en droit dans l'état de droit. Pour prendre l'expression Nicolas Sarkozi, dans l'état de droit, la charge de la preuve, elle revient à l'accusation et l'accuser lui se défend. Là, et je vais vous le démontrer en quelques instants, la charge de la preuve euh elle quitte l'accusation pour aller vers l'accuser. Alors, que s'est-il passé ?
la le processus autorégulateur de la justice après 10 ans d'enquête euh se prend dans une contradiction inexplicable et insupportable. Quelle est cette contradiction ? Dans un premier temps, dans un moment de la matinée, lecture du jugement, on apprend, le tribunal nous apprend, la présidente nous apprend que les trois chefs d'accusation qui ont mis la justice en mouvement s'effondre. Il y a pas eu de corruption. C'est pas moi qui le dit, c'est le tribunal. Il y a pas eu d'enrichissement personnel et il y a pas eu de financement libien de la campagne. Alors là, on se dit il y a plus de dispositif pour accuser et c'est là que tout bascule.
La présidente annonce qu'il y a eu association de malfaiteurs. Mais la question c'est association de malfaiteurs, pour quoi faire ? Pourquoi m faire ? Euh et dans le jugement, il y a une expression qui a attiré mon attention, c'est le mot faisceau d'indice. Normalement, dans la justice d'avant, de montant, euh le faisceau d'indice est réservé à l'enquête préliminaire. C'est quand vous faites une enquête préliminaire, si vous avez un faisceau d'indice, alors vous allez vers l'information judiciaire. On est loin de la condamnation. Le faisceau d'indice, c'est il y a un faisceau d'indice. Ça ça dit ce que ça dit. Il y a un faisceau d'indice, mais ça n'est qu'un faisceau d'indice.
Et là, on dit à Nicolas Sarkozi, il y a un faisceau d'indice où vous ne pouviez pas ne pas connaître vos collaborateurs qui eux avont eu l'intention à travers des rencontres furtives de malfaire. Et c'est là que on arrive euh au renversement de la charge de la preuve. C'est-à-dire que c'est à vous Nicolas Sarkozy dit le tribunal de prouver que vous n'aviez pas de lien avec vos collaborateurs qui ne vous ont rien dit et que vous n'étiez au courant de rien. Et comme vous l'avez pas prouvé, mais quand il y a rien, il y a rien à prouver. Donc c'est hallucinant. Renversement de la charge de la preuve. On est aux États-Unis, c'est la justice américaine. C'est comme ça aux États-Unis.
Il y a deux récits contradictoires qui se heurent l'un à l'autre et puis il y en a un qui gagne avec des juges élus. Deuxème point de bascule, j'ai dit trois points de bascule. Le deuxième point de bascule est encore plus important, c'est l'exécution provisoire. Pourquoi c'est encore plus important ? parce que c'est la fin pour les hommes politiques qui ont pas encore très bien saisi ce qui est en train de se passer à mon avis parce que ça va arriver à tout le monde et j'expliquerai pourquoi après euh ce deuxième point de bascule donc l'exécution provisoire ça veut dire que l'homme politique n'a plus droit au double degré de juridiction.
Le double degré de juridiction, ça veut dire qu'on n'est pas condamné tant qu'on a pas épuisé toutes les voies de recours et que tant que la condamnation n'est pas définitive. Or là, ils ont inventé un truc pour les sommes politiques, les juges, on l'a vu avec Marine Le Pen, on le voit avec Nicolas Sarkozy et c'est que le début maintenant ça fait jurisprudence. L'exécution provisoire, ça consiste à dire "Je vous condamne dès maintenant en première instance puis après on verra. de telle sorte que Nicolas Sarkozy condamné à la prison va se présenter à l'appel avec des menottes ambiance.
Or, ayant été parlementaire, je je vois très bien l'esprit de l'exécution provisoire, l'esprit de la loi, l'esprit des parlementaires quand ils ont fait cette loi. C'était pour éviter deux choses. Le renouvellement des faits. Parle quelqu'un qui gifle sa compagne, on évite que il la regire. Donc exécution provisoire. vous aurez pas le droit de la revoir et cetera. et deuxièmement la le risque de fuite. Donc la la présidente du tribunal qui entre parenthèses et la juge qui s'est occupé du dossier Fillon, je dis ça au hasard, euh elle elle a agi d'une manière telle que euh on peut penser queil y avait un risque de fuite.
Nicolas Sarkozy aurait pufu fuir en Patagonie mais Jean Raspar est mort mais il aurait pu fuir chez Poutine. Ah c'est curieux que ça ne soit pas encore arrivé. Sarkozy chez Poutine et là ah ça permettait de remettre une couche. Il y a les drones et il y a aussi Sarkozy chez Poutine. Bon voilà ça tient pas debout. Saris s toujours présenté depuis qu'il est poursuivi par la justice euh à chaque moment où il a été en difficulté avec la justice s'est présenté. Donc il respecte la loi française. Mais il y a un troisème point de bascule qui n'a pas été relevé et que je voudrais relever il Jrois euh c'est médiia part.
Le troisème point de bascule, c'est qu'il y a désormais une immunité, une impunité pour les faux à condition qu'il viennent des médias agréés. C'est-à-dire que la juge a dit, il y a eu un faux. Toute la construction qui a duré quand même 10 ans de médiia part, c'était un faux. Le document était faux. C'est pas moi qui le dit, c'est la juge. On s'aperçoit au bout de 10 ans que euh la sédimentation des enquêtes avec tout ce que ça a coûté au contribuable français, c'était construit sur des fondations qui étaient fausses. Le document était faux.
Et on a Sandrine Rousseau qui dit "Ah, heureusement qu'il y a Médiapart, ils sont même pas poursuivis." Donc en fait, n'importe qui fait des faux des faux en écriture, n'importe quel fonctionnaire, il est poursuivi et c'est grave un faux. Mais là, c'est un faux qui a entraîné la prison pour un ancien président de la République et il est impuni. Il y a une immunité judiciaire, une immunité juridictionnelle pour Médiapart et pour la presse à condition que la presse évidemment appartienne au camp du bien. Voilà, c'est un triple point de bascule. l'immunité pour tous ceux qui accusent, qui insinuent, qui calomnient et qui finalement fixe au sol les hommes politiques.
Vous savez quand je vois la réaction des hommes politiques là, sauf exception pour ça que Benami qui a réagi de manière net claire mais les autres fa sous le grillage du radar. On a quoi ? Des hommes. Alors fait, c'est ça que les juges veulent. Ils veulent des hommes politiques comme ça. C'est des des produits de grande surface, des yaourts. Le fond près du couverb crémeux à cœur qui enchaîne les communiqués insipides et qui laisse la France couler avec simplement une petite complainte préélectorale. Vous rendez compte où on en est ? On a une justice qui est en train de nous perdre, qui est en train de se perdre.
Philippe de Villiers