Fabien Roussel invité de C dans l'air #NouveauFrontPopulaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse partielle
Avec qui seriez-vous prêts à vous entendre pour constituer une majorité à l'Assemblée ?
- 2:08OuverteÉludée
Qui pour succéder à Gabriel Attal, à Matignon ?
- 3:11OuverteRéponse directe
Vous voyez qui, vous, Premier ministre ?
- 3:25RelanceRéponse directe
Ce sera le programme du nouveau Front populaire et rien que le programme du nouveau Front populaire.
- 3:41OuverteRéponse directe
Mais les Français sont en droit d'attendre quelque chose, non ?
- 3:54ComplaisanteRéponse directe
Je suis prêt à assumer cette fonction, mais j'ajoute un codicile.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:53PrésentateurFait
« Le Président de la République, c'est lui qui bloque la situation aujourd'hui pour garder le pouvoir le plus longtemps possible. »
- 7:50InvitéPromesse
« Nous avons un mandat, nous avons pris un engagement devant les électrices et les électeurs pour appliquer notre programme. »
- 12:41PrésentateurFait
« On s'est mis d'accord. En trois jours. »
- 16:48PrésentateurChiffre
« Il y a 10 milliards d'euros d'économies sur le budget de l'État. »
- 18:00PrésentateurFait
« Si demain, nous soumettons à l'Assemblée nationale l'abrogation de la réforme de la retraite à 64 ans. »
- 19:37PrésentateurFait
« Le camp présidentiel a perdu la confiance du pays. Emmanuel Macron n'a plus la confiance du pays. »
- 29:13PrésentateurPromesse
« Il faut durcir la législation pour qu'on ne transige pas, voilà, la législation, la loi Guesso qui vient de chez nous, elle est aujourd'hui dépassée. »
- 39:00PrésentateurFait
« Vladimir Poutine est un monstre. »
- 40:56PrésentateurFait
« Le nouveau fonds populaire à Matignon fera en sorte que l'Ukraine ne soit pas plus aidée qu'elle ne l'est aujourd'hui. »
- 41:05PrésentateurFait
« Elle sera aidée comme elle l'est aujourd'hui. »
- 41:29PrésentateurFait
« Ça, c'est mortel pour tout le monde. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Présentateur 29 %
- ?5 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
- Invité 32 %
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Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité chaude de ce mardi 9 juillet avec Émilie, Pierre, Bertrand, Mohamed Lorrain et l'éditorialiste de France Télévisions, Nathalie Saint-Cricq. Bonsoir à tous les six.
Bonsoir, Nathalie.
Et merci, Nathalie, d'avoir accepté de prendre la relève
de
Patrick. On
ne peut
jamais le faire, mais on va essayer. Émilie, votre choix de l'actu ce soir. Avec qui seriez-vous prêts à vous entendre pour constituer une majorité à l'Assemblée ? C'est tellement compliqué que certains journées,
on
fait des simulateurs. Donc on va simuler, on va tester. Pierre. Il n'y a pas que la politique dans la vie. Dans deux heures,
on
va serrer les fesses, en tout cas moi. France-Espagne, la meilleure défense contre la meilleure attaque. Si notre attaque pouvait se réveiller, ce serait pas mal. C'est un vœu pieux ou un vœu tout court ? Pour l'instant, c'est un vœu. Moi, mais votre story. La gauche a fait son retour à l'Assemblée nationale. On a vu des petits nouveaux, des purgés. Et on a même vu la pluie, puisqu'il y avait François Hollande. Forcément, ça va avec. Nathalie, votre édito ? La gauche, la gauche et ses combats. La gauche qui n'en finit plus de se battre entre elles avec le défi de gouverner, M. Roussel. Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. Ce soir, notre invité, bonsoir.
Bonsoir,
à vous tous.
Accepter de quitter les négociations qui
n'en
finissent pas pour trouver un potentiel Premier ministre à proposer à Emmanuel Macron. Laurent, dans le 5 sur 5. Je vous parle d'un fait divers glaçant qui concerne deux joueurs du 15 de France, Hugo Horadou et Oscar Gégou, accusés par une jeune femme de viol et d'actes de cruauté.
Bertrand,
dans les actualités. Le 9 juillet, on devrait parler des vacances, mais on va parler de la rentrée des députés.
Et
bien voilà, merci de
plomber l'ambiance.
D'ici là, une grande question, toujours sans réponse. Qui pour succéder à Gabriel Attal, à Matignon ?
On
le rappelle, son gouvernement est démissionnaire. A gauche, on multiplie les conciliabules dans des lieux tenus secrets, Laurent. Et oui, réunion que Marine Tondelier, par exemple, la patronne des écologistes, voudrait à l'abri des caméras. C'est sûr que si vous nous suivez en moto quand on bouge et tout, du coup, on va rester chacun chez nous et faire des zooms.
Voilà, vous voulez prendre l'air, mais donc c'est raté.
Et
donc je retourne... Et quand est-ce qu'elles vont se terminer, ces réunions ?
Et bien vous
verrez, quand vous partirez.
Des leurres sont même parfois lancées pour perdre les journalistes, comme hier dans un café parisien. Les représentants de la France Insoumise ont pris un van. Ce van a été suivi par des motos et ces motos nous ont mené
à
ce café. On n'a pas encore vu
ni
les socialistes, ni les écologistes, ni les communistes. Peut-être que cela finira par une sorte de
visioconférence. C'est vrai qu'en même temps, choisir un café pour tenir une réunion secrète,
ce
n'était pas évident. Et raté, finalement, aucun des négociateurs n
'est
venu dans ce café. Manuel Bompard, Fabien Roussel, Olivier Faure, Marine Tondelier ont une mission impossible, s'accorder sur un candidat à Matignon.
Vous
voyez qui, vous, Premier
ministre ?
Ah, plein de gens. Il y a plusieurs noms qui sont possibles et vous les connaissez aussi bien que moi. Vous en avez un en tête
? Non,
j'en ai plusieurs. Ce sera le programme du nouveau Front populaire et rien que le programme du nouveau Front populaire.
Vous, le poste de Premier ministre, vous y pensez
?
Pour l'instant, je ne vais pas rajouter à la longue liste des gens qui sont prétendants à ce poste.
Et
cette question de l'incarnation de gauche à Matignon, elle hante les plateaux télé jusqu'à agacer les invités. Je crois que le sujet n'est pas Matignon. Mais les Français sont en droit d'attendre quelque chose, non ? Ils ont voté, ils
espèrent
avoir un gouvernement,
un pays
qui avance, alors ça en est où ? On commence encore, toujours, pareil, comme si rien n'avait changé. J'ai l'impression qu'on est il y a six mois et que vous me reposez les mêmes questions. En voici un qui est candidat, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste. Je suis prêt à assumer cette fonction,
mais
j'ajoute un codicile.
Ce sera dans le dialogue avec nos partenaires. Je ne suis pas d'accord pour que quiconque impose à qui que ce soit son point de vue. Il ne peut pas y avoir, pour qui que ce soit, une prétention à l'hégémonie.
Hier encore, la gauche promettait en matinée un nom d'ici la fin de semaine. Mais ce calendrier n'est désormais plus tout à fait le même, selon qu'on soit écologiste et socialiste.
On
ne peut pas
aller plus vite que la musique. Donc nous ne sommes pas obligés nous-mêmes de nous dépêcher. Pour
faire
ce qu'on a à faire, de se voir, d'être les yeux dans les yeux, de pouvoir se parler, prendre du temps, c'est quand même important.
Ou de la France insoumise. Nous serons le plus gros groupe parlementaire du nouveau Front populaire et que nous proposerons un nom d'une ou d'un Premier
ministre d'ici vendredi.
Jean-Luc Mélenchon ne fait d'ailleurs pas de mystère, il se verrait bien lui aussi à Matignon. Bref, c'est le bazar et à l'entendre, c'est la faute du Président. Je pense qu'il fait exprès de traîner. Le Président de la République, c'est lui qui bloque la situation aujourd'hui pour garder le pouvoir le plus longtemps possible.
Dans
un instant, votre réaction, Fabien Roussel, mais d'abord pour tenter d'y voir plus clair, l'édito de Nathalie Saint-Cring. C 'est bien vu tenté. La gauche au défi de gouverner et l'Union est un combat. Oui, absolument. La première raison, c'est que la gauche, ex-nup, ce nouveau Front populaire, ne s'attendait pas à être en tête, ne s'y préparait pas. Et ce qui aurait dû être une divine surprise ou alors une explosion de joie, aujourd'hui, ça tourne un peu au casse-tête, voire au piège. Je vous donne les éléments de cette prise de tête, comme diraient les jeunes. Un programme, bricolé en quelques jours, pardonnez-moi, sur lequel personne n
'est
véritablement d'accord. Je parle du nucléaire, des hausses d'impôts, en passant par le blocage des prix de l'Ukraine. Je ne parle même pas d'immigration. Deuxièmement, des personnalités qui, au mieux, se tolèrent, au pire, se détestent et ne s'adressent plus la parole. Je vous cite en vrac, et je ne vais pas tous les donner, vous les connaissez aussi bien que moi. Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Alexis Corbière, sans compter Olivier Faure, qui est toujours soupçonné de trop céder à LFI. Bref, beaucoup de haies à sauter et en un temps record.
On
en est toujours aux deux gauches irréconciliables, comme le disait Manuel Valls
?
Eh oui, on en revient aux fondamentaux, gauche de gouvernement, gauche radicale, la preuve par le son et l'image. Écoutez.
Nous
sommes en tête, mais on est dans une assemblée
divisée, et donc il va falloir se comporter en adultes. Il faut cesser de brutaliser les Français.
Il
faut maintenant apaiser,
il
faut calmer le jeu. Et l'état d'esprit que l'on doit insuffler,
qu
'on nous doit incarner, c'est réparer, protéger, apaiser. Dans la situation dans laquelle nous sommes, qui est inédite, qui est compliquée, qui appelle à beaucoup de modestie autant que d'ambition, il faut se rappeler des circonstances dans lesquelles nous avons été élus, par qui nous avons été élus et pour quoi faire.
Bref, on est à la modestie, à une ambiance de bonheur. En gros, il
n'y
a personne qui a un couteau entre les dents, sauf peut-être Jean-Luc Mélenchon. Alors là, on vient d'écouter le camp des modérés, qui s'exprime, ceux qui acceptent d'écouter les autres, de négocier, qui considèrent qu'un compromis n'est pas une compromission. Alors, leur raisonnement est aussi, si on a gagné, c'est certes par nos merveilleux mérites personnels, mais c'est aussi parce qu'il y
a
eu un barrage républicain, qu'il a fallu barrer la route au Rassemblement National, et qu'il faut donc considérer 10 millions d'électeurs et en tenir compte. Donc éviter LFI et ses dictates.
En
fait, le problème, c'est LFI et Jean-Luc
Mélenchon. C'est un
peu ça, c'est qu'ils se disent, on
ne va
pas balancer notre programme
nouveau Front Populaire comme ça, avec des gens qui ne comprendraient pas qu'ils seraient susceptibles de ne
pas
aimer. Et côté insoumis, on a plutôt du mal à accepter de renoncer à cette stratégie hégémonique, et puis du mal aussi à abandonner la doctrine radicale. Et on ne s'en cache pas, on le dit ouvertement.
Vous
ne changerez pas votre programme, c'est ce que vous répondez.
Non,
je vous réponds franchement, nous avons un mandat, nous avons pris un engagement devant les électrices et les électeurs pour appliquer notre programme.
Mais pas de concession
sur le programme ? Aucune. Il faut bien gouverner avec un programme, sinon on appelle ça
expédier
les affaires courantes. Donc on gouverne avec un programme, quand il faut la loi, c'est la loi, et l'Assemblée Nationale prend ses responsabilités.
En
fait, on peut soupçonner quand même LFI d'avoir un agenda même pas caché, qui est de préparer la présidentielle, c'est-à-dire de rêver d'un grand affrontement final Jean-Luc Mélenchon-Marine Le Pen, ce qui permettrait à Jean-Luc Mélenchon d'être candidat à la présidentielle encore une fois. Qu'est-ce qui se trame en coulisses ? Alors, l'éviction, on va dire qu
'on
ne parle pas de personne, de Jean-Luc Mélenchon, qui revient tous les deux jours à la télé pour dire que, bon, s'il ne s'impose pas, ils ne seraient pas contre,
surtout
le changement de ligne,
c
'est-à-dire éviter la ligne LFI, et puis ils savent très bien que Jean-Luc Mélenchon et LFI, ça fait un peu office d'épouvantail pour Emmanuel Macron, pour Allaire, pour Renaissance, au sein même de votre coalition, et puis finalement auprès de l'opinion. Alors, l'idée, c'est de grossir les rangs de cette coalition, en récupérant les purgés, les malheureux qui ont été exilés, non pas au bagne, mais sans étiquette, Nouveau Front Populaire.
Ça a l'air d'être pas mal parti pour récupérer Clémentine Autun, Corbière, tous ces gens-là, donc se grossir, et puis les divers gauches, et puis pouvoir avoir un groupe autour du Parti communiste qui, pour l'instant, n'a pas assez de députés pour en constituer un. Et puis certains se disent, et puis pourquoi pas après, gratter quelques macronistes de gauche, comme ça on sera plus légitime, plus fort face à LFI et à l'Assemblée. Donc, le calendrier est serré et les obstacles sont de taille. À quoi joue Emmanuel Macron pendant ce temps ?
Écoutez, Emmanuel Macron, il est sur la tactique, à vous de jouer, messieurs, dames, puisque vous êtes si forts, vous vous dites capables de gouverner, pas simplement de vous opposer, et bien je vous attends, et moi j'appuie là où ça fait mal, c'est-à
-dire
sur le programme, sur les personnes qui peuvent incarner Matignon. Et puis, ce que savent très bien cette coalition, c'est que s'ils n
'ont
qu'une majorité très très relative, ce qu'il faut surtout pour eux, c'est de ne
pas
avoir une majorité absolue en face pour voter une motion de censure, pour s'y opposer, ce qui ferait en gros que leur gouvernement, il ferait trois jours, trois mois, et qu'en gros, ils iraient au casse-pipe. D'où, et je ne suis pas obsédée, la nécessité d'écarter un peu LFI pour avoir un programme un peu rassembleur. Et puis, il
y a
aussi une menace d'Emmanuel Macron, qui laisse entendre une petite musique, que ça ne marchait pas. De ce côté-là, on pourrait toujours se tourner vers LR, et ensemble, honnêtement, quand on fait les comptes, politiquement, arithmétiquement, je ne pense pas que ça le fait, comme on dit. Comment ça peut se finir
?
Eh bien, ça peut se finir possiblement mal. Il est déjà difficile pour eux de s'accorder, on l'a vu, sur un lieu secret, pour se rencontrer. C
'est
pourtant que c
'est
que le début. Ensuite, il y
a
peut-être un problème de méthode pour la désignation. Alors, il y a le consensus. Olivier Faure joue ce rôle-là, puisqu'il est bien aimé de tout le monde, et les filles compatibles,
comme
on dit. Il reste toujours le vote. Alors, vous, Elisabeth, a priori, ça vous semblerait logique ? Je ne sais pas si on vous demande un mode de désignation démocratique. Oui, une élection. Ce
n
'est pas trop le genre de la maison LFI. Je vous propose d'écouter.
Au
sein de la France insoumise, est-ce que les 80 députés, par exemple, pourraient voter
? Ça
peut être une possibilité. Ah oui. Ça peut, mais ce n
'est
pas franchement la règle. Alors,
on
va voir. Et puis, ça serait trop simple si on votait. Alors, entre la désignation d'un premier ministre virtuel, la composition d'un gouvernement, des postes stratégiques à l'Assemblée, je pense que la dégustation estivale du barbecue, de l'entrecôte à la plancha, voire du rosé, cher à Fabien Roussel, eh bien,
ce
n
'est
pas forcément pour demain.
C
'est vrai, ça. Parce qu'on a entendu quand même Olivier Faure, le patron du PS, fixer des échéances. Il promettait le nom d'un premier ministre pour le nouveau Front populaire d'ici la fin de cette semaine. On n'y arrivera pas, là, d'ici vendredi.
Si, mais
quand je vous écoute, Madame Saint-Crit, si vous me permettez. Je vous permets. Quand j'entends tous les commentaires, là, depuis des jours, la situation, elle est bien plus grave que tout ce que l'on peut dire sur ce que l'on est en train d'écrire.
Ils
sont où, les gens, dans ce que vous venez de dire ? Je pense, moi, à ces retraités que j'ai rencontrés chez moi pendant la campagne. Je pense aux salariés de Duralex. Je voudrais rencontrer les salariés de l'usine de chocolat Poulain, à côté de Blois, qui va fermer 109 salariés. Nous nous sommes rencontrés dans un endroit secret avant-hier. Quand on est sortis de là, il y a un monsieur qui nous a dit « Il faut tenir bon,
on
compte sur vous, parce que le SMIC à 1 600, nous, on y tient, parce qu'on est tous payés au SMIC.
»
Et donc, c'est d'abord ça qui nous guide. Et vous savez, vous nous avez dit, vous avez écrit au lendemain de la dissolution, mais vous allez voir, à gauche, ils n'arriveront jamais à se mettre d'accord. On s'est mis d'accord. En trois jours. Ils ont dit « Ils n'arriveront jamais à écrire un programme. » On a écrit un programme. Oui, écrit en quatre jours. D'accord. Sur
lequel
personne n
'est
tout à fait d
'accord. Mais on l'a fait. Mais vous ne voulez pas l'appliquer maintenant.
Mais si. Et ensuite, et ensuite,
ils
ne gagneront jamais.
Et
on arrive en tête de
ces élections
législatives.
Alors,
essayez de nous
faire confiance
parce que nous, on mesure.
On
mesure que ce qui s'est dit dans les urnes, le 9 juin, y compris, avec un vote en faveur de l'extrême droite très fort, au premier tour de la législative, au second tour, on mesure les attentes des Français. Et elles sont énormes. Elles sont énormes sur les salaires, sur les retraites, sur le remboursement des médicaments,
sur le coût de la vie, sur le travail, sur les
services publics. Et donc, on va réussir à proposer un premier ministre.
D'ici à la fin de la semaine
?
On
va réussir à proposer.
Non, mais c'est ce qu'a dit Olivier Faure
du Parti Socialiste. pour avancer dans ce sens-là, en travaillant ensemble, dans le respect des quatre forces que nous sommes à quatre, et en se respectant.
Et
en même temps,
qu
'il faut proposer un premier ministre, s'il n
'y
avait qu'un nom à sortir du chapeau,
ce
n
'est
pas que ça. Vous voyez bien que la situation, elle est fragile, que le chemin, il est très étroit pour gouverner la France dans une assemblée où personne
n'a la majorité absolue. Un premier
ministre et son gouvernement qui soit le plus
large possible
rassembleur. Comment j'allais dire ? Une ligne, un mandat
de
travail pour faire en sorte que, comme nous revenons dans un véritable régime parlementaire, c'est à l'Assemblée que ça va se décider. Donc, avec une capacité de dialogue, de construction, pour faire en sorte qu'à partir du programme du nouveau Front populaire, nous arrivions à répondre aux attentes de nos concitoyens. Pourquoi vous ne soumettez pas ça au vote ? Comme le suggère la maire de
Nantes. Soumettre
quoi au vote ?
De
soumettre au vote la désignation du premier ministre. C'est ce que suggère la
maire
PS de Nantes. Si nous arrivons à nous mettre... A tous les députés du nouveau Front
populaire qui votent. Si on est
d
'accord,
nous qui avons construit le nouveau Front populaire, si nous nous mettons d'accord, eh bien, il n'y
a
plus de débat. S'il y a encore des différences ou s'il reste deux candidatures à départager, pourquoi pas demander aux députés qui demain seront en responsabilité dans l'hémicycle, de le faire. Nous, nous proposons. L'Assemblée dispose.
Et
donc, derrière, on va construire. Mais faites-nous confiance sur
notre
capacité à travailler ensemble et à se respecter.
Là,
on n'est pas totalement dans le fantasme. Nous, ce n
'est
pas parce qu'on est des journalistes fouineurs qui essayons de déterrer des oppositions entre chacun. Tout le monde nous dit que le problème, c'est LFI. Tout le monde nous dit que
le
problème, c'est Mélenchon. Tout le monde nous dit que c'est un boulet. Tout le monde nous dit
si...
Raphaël Glucksmann refuse de s'asseoir à
la même table des négociations. Il nous parle vraiment. Je
veux dire,
c
'est Jérôme Gage. Plein de gens. Donc, ce n
'est
pas notre cerveau malade. Il y a une autre question quand même avant celle-là. C'est le programme. Est-ce que le président de la République est d'accord pour laisser un gouvernement du Nouveau Front Populaire travailler ? Est-ce qu'il est d'accord pour respecter le suffrage
? Si vous
proposez quelqu'un qui n'est pas LFI,
a priori, c'est
lui
qui aura la
charge de la... Est-ce qu'il est d'accord qu'il y ait un Premier ministre issu de nos formations, issu de nos rangs ?
Qui soit d'accord sans avoir de
nom. Est-ce qu'il est d'accord pour respecter le... Mais bien sûr avec un nom. Bien sûr, on
va
proposer un nom. Mais avant ça, est-ce qu'il est d'accord pour respecter le suffrage et le fait que nous avons été élus aussi sur la base d'un programme et qu'à partir de ce programme, nous pouvons construire des majorités, apaiser la France,
réussir... Vous ne le soupçonnez pas vouloir,
ça ?
Par
exemple... Ben non, parce que quand il confirme la nomination de Gabriel Attal et qu'aujourd'hui, moi je... Qu'est-ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui viennent ? Gabriel Attal va nommer des nouveaux ministres, gouverner,
et
ça veut dire quoi
?
C 'est un gouvernement démissionnaire pour l'instant qui exécute les affaires courantes. Ben oui, exécuter les affaires courantes. Je peux vous dire que dans les affaires courantes, il n
'y a
pas que des cadeaux. Il y a 10 milliards d'euros d'économies sur le budget de l'État. Il y a tout de suite, là, pour les enseignants qui préparent la rentrée, il y a les groupes de niveau, de besoins qui vont se mettre en place que nous, nous voulons abroger par décret, tout de suite, là, dès cet été, pour que les enseignants n'aient plus ce fardeau sur la tête. Et donc, nous demandons au Président de la République de laisser
le
nouveau Front Populaire gouverner, construire des majorités et nous mettrons... La balle est dans votre camp maintenant, non ? Mais nous proposons un Premier ministre et la balle sera vide dans son camp et c'est lui qui aura à répondre à cette question. Et d'ailleurs, je propose, moi aussi, dans le même temps, qu'il y ait un programme qui aille avec, issu du nouveau Front Populaire, avec un calendrier de mise en œuvre et que l'on ira discuter avec les parlementaires et retrouser
le sens du
travail
parlementaire, la
culture du travail
parlementaire. En souvrant
aux élus macronistes parce que, clairement, 180 députés pour le nouveau Front Populaire, c'est très loin de la majorité
absolue. Mais vous savez...
Il va falloir s'ouvrir. Mais bien sûr, s'ouvrir, dialoguer, construire... issus de l'ex-majorité présidentielle. Convaincre, mais texte par texte. Par exemple, si demain, nous soumettons à l'Assemblée nationale l'abrogation de la réforme de la retraite à 64 ans. Et c'est une des premières choses que nous voulons mettre en œuvre pour tout de suite libérer des centaines de milliers de salariés qui pourraient partir en vacances. Si nous soumettons ça à l'Assemblée, j'imagine que sur un tel texte, ceux qui ont défendu ce texte ardemment du camp présidentiel refuseront de le voter. Mais par contre, les députés du Rassemblement national, ils seront devant leur but, eux.
Eux qui ont été un petit peu bic et bouc, comme on dit chez moi sur le sujet. On ne savait pas trop ce qu
'ils
pensaient. Ils vont devoir se prononcer.
Ils
vont voter contre ou ils vont voter
contre ? Alors
vous
ouvrir, vous direz, et vous fermer aussi.
Par exemple, si demain, nous proposons tout de suite de mettre en place un plan de recrutement d'enseignants et de soignants pour nos hôpitaux et nos écoles pour pouvoir parer à la rentrée et dans les mois qui viennent répondre aux besoins de nos concitoyens, eh bien, on va mettre un budget en face. Qui va voter contre ? Qui va voter pour ? J'imagine que des députés du camp présidentiel pourraient voter pour parce qu'ils sentent bien qu'il faut lâcher du laisse et on verra les autres comment ils se détermineront.
Et
gouverner avec des... Quand moi, quand moi,
j
'ai défendu...
Des
personnalités issues du camp présidentiel. C'est oui ou c'est non
? Mais...
Sincèrement, si demain, enfin, y compris moi, vous me connaissez, si je disais on va faire un gouvernement avec des ministres du camp d'Emmanuel Macron, on n'est pas crédible. Ils ont été défaits quand même. Ils ont été battus. Enfin, je veux
bien... Vous pouvez faire voter des textes avec
des ministres devenus députés.
Ça,
oui. Mais gouverner avec d'anciens ministres, non. Ils ont été défaits. Le camp présidentiel a perdu la confiance du pays. Emmanuel Macron n'a plus la confiance du pays. Il faut l'admettre. Et lui, il
doit l'admettre.
Il est très orgueilleux. Mais il faut qu'il admette qu'il a perdu. Non, non. Je ne dis pas table rase. Mais
entendez
-nous bien. Entre eux, entre mettre en œuvre tout le programme, rien que le programme, tout de suite, comme si on avait la majorité absolue,
je
pense que ça, ce n'est pas faisable car nous n'avons pas la majorité
absolue. Vous allez convaincre les gens. Mais
en même temps, dire, on va faire une coalition avec le camp Macroniste pour faire un programme, je reprends mon expression, bic et bouc, ça ne passera pas. Les Français vont nous dire, mais vous vous moquez de nous. Et donc, on sera discrédités. Nous devons respecter, respecter, ce que les Français ont dit pendant cette élection. Oui, il y
a
beaucoup d'électeurs qui ont
reporté leur voix sur des
candidats du nouveau Front
Populaire, Fabien
Roussel. Mais bien sûr, mais il y en a aussi beaucoup qui ont voté à l'extrême droite. Vous avez entendu ce qu'ils ont dit, la colère qu'ils ont exprimée et une colère qu'ils ont exprimée par rapport à leur pouvoir d'achat, par rapport à
la sécurité, par rapport
aux services publics.
Avec des députés de la Rassemblement
nationale. Bien sûr que non, mais on ne
fera
pas de coalition avec l'extrême droite puisque
nous sommes
vraiment c'est contre nature. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut connaître le travail parlementaire et comment il se construit et comment on peut construire des majorités, convaincre, devant les Français, dans des débats qui ont lieu devant les Français. Moi, j'appelle à l'intervention citoyenne, par exemple. Les citoyens doivent s'en mêler.
C
'est-à-dire que demain...
Qu'est-ce qu'ils peuvent faire ? Ils viennent à
vos négociations.
Si demain, il y a un
gouvernement du nouveau Front Populaire et que nous sommes en place avec un calendrier de mesures que nous annonçons public, ce n
'est
pas secret ça. On l'annonce, on le met en œuvre. Moi, je vais demander à ce que chaque citoyen aille voir ses députés pour leur dire mais attendez, s'il y a ça qui passe demain, on compte sur vous pour le voter. On compte sur vous pour ne pas le voter. Mais s
'ils s
'en mêlent.
C
'est
comme ça qu'on va s'en sortir. Et l'initiative
d'un Adrien Quatlin, ce qui conseille de marcher sur Matignon, c'est quelque chose qui est une initiative citoyenne ou alors une chose de goût qui prouve que décidément il n
'y a
rien à faire avec elle ? Je pense, alors deux choses. D'abord, je pense que c'est peut-être un peu prématuré, que ce n
'est
pas comme ça qu'il faut faire. D'abord, nous,
on
va finir nos discussions, proposer un Premier ministre, rencontrer le Président de la République, lui faire cette proposition, puis d'abord, voir cette étape-là. Et puis, la deuxième chose, nous devons construire avec les responsables syndicaux, construire avec les forces sociales, la démocratie sociale, elle compte dans le pays. L'intersyndicale, elle attend, elle attend qu'il y
ait
des mesures qui soient mises en œuvre tout de suite. Et donc, on va faire avec eux. Si les syndicats et l'intersyndicale
se
rendent compte qu'ils se font avoir, qu'Emmanuel Macron maintient son gouvernement, construit un gouvernement technique pour gérer les affaires courantes, je ne
vais
pas dire à leur place ce qu
'ils
vont dire, mais j'imagine qu
'ils
ne seront pas contents, ils
vont s'en mêler
à la rentrée. Fabien
Roussel, les
négociations à gauche, elles s'enchaînent depuis dimanche soir, on l'a dit, dans des lieux tenus secrets. Est-ce que vous faites attention quand vous passez des coups
de
fil dans les rames des TGV que
vous
prenez entre Lille et Paris
? Oui.
Parce qu'un compte X a publié des extraits d'une conversation téléphonique enregistrée alors que vous étiez sur la plateforme d'un TGV. Dans cette conversation qui est datée de l'entre-deux-tours, vous évoquiez une coalition avec la Macronie et la droite sans la France insoumise face
au
RN. Ça datait de l'entre-deux-tours. Mais à l'époque, vous étiez prêt à lâcher la
France
insoumise ? Non. Ça date d'avant le premier tour. Je crois que... Alors moi, je suis vraiment transparent parce qu'effectivement, je téléphone,
je
passe des coups de fil, j'échange avec des collègues. Et donc, à cette époque-là, au moment où je passe ce coup de fil, il y a une majorité presque absolue donnée au Rassemblement National. Chacun échafote des scénarios. Mais comment on va faire ? On ne peut pas laisser passer. Donc, comment on fait demain ? Et c'est rien d'autre que ça. Et puis, concernant les insoumis, depuis le début, depuis le 9 juin, depuis l'annonce de la dissolution, je fais partie, on est quatre, quatre mousquetaires, quatre acteurs à
construire
ce nouveau front populaire. Nous le faisons dans le respect des uns et
des autres. Manuel Bompard et Olivier
Faure. On le fait dans le respect des uns et des autres. On n'a rien lâché entre nous dans ce respect, dans le fait qu'on travaille au consensus, c'est-à-dire jamais l'un sans l'autre. Et donc, il faut l'entendre. Ce n'est pas des réunions secrètes genre cachées aux Français, mais c'est parce que quand il y a les médias qui sont là et qui nous tendent toutes les cinq minutes au micro, je sais qu'il
y en
a qui aiment bien. mais nous, on
a besoin... Il y a la
télé pour redire les mêmes choses.
Oui,
il y
en a
beaucoup. Mais on aime bien nous aussi pouvoir travailler dans le calme et autant que l'on en a besoin.
Mais pour faire barrage ORN, vous étiez prêt à échauder quelques scénarios. Des scénarios, il y a les journaux qui en font en ce moment avec des simulateurs pour savoir qui serait compatible pour obtenir une majorité à l'Assemblée. Donc, voici un petit simulateur. par exemple, si vous êtes de gauche, donc comprenez vert, PC, PS et divers gauche, voilà, ça fait ça, et que vous êtes prêts à vous associer à Horizon, au Modem et à Ensemble, voilà, on obtient 279 députés donc il nous manque encore 10 pour faire majorité absolue donc il va falloir forcément débaucher à droite. Autre exemple, si vous êtes
du
camp présidentiel, là, impossible de s'en sortir sans trouver des alliés. Regardez, donc là, on est dans le camp présidentiel, même en allant de l'UDI au Parti Communiste, il va manquer encore 7 députés pour atteindre la majorité absolue. C'est un véritable casse-tête, c'est pire que le rubis,
non
? Oui, mais j'admets et je dis que c'est un casse-tête, je dis que c'est difficile et je dis qu'il ne
faut
pas d'ailleurs donner plein d'illusions aux Français. Enfin, je veux parler en responsabilité avec beaucoup d'humilité. Je pense qu'il faut être très humble et très modeste. C'est difficile. La voie pour parvenir à une solution pour répondre aux Français, pour répondre à leurs demandes. Encore une fois, moi, j'ai tous ces visages dans la tête de ceux que j'ai rencontrés, pas seulement pendant la campagne, tout le temps, qui pleurent. Je les vois pleurer dans leur maison de difficultés, de souffrances. Si on ne répond pas à ça, je crains le pire pour mon pays.
Mais
pour y répondre, vu que personne n'a de majorité forte, ça va être difficile de trouver ce chemin. le chemin est étroit, la pente est rude. On peut utiliser toutes les allégories,
mais il va
falloir trouver une solution. Et nous sommes, ensemble, je pense, humblement, que nous sommes une partie de cette solution. Et je suis d'accord avec vous qu'il va falloir la construire avec d'autres. Avec d'autres. Et le Parlement, c'est ça. L'Assemblée nationale, c'est ça. Quand moi, j'ai défendu ma proposition de loi sur la prise en charge des frais liés au cancer du sein,
si
j'avais raisonné comme vous avec un camembert et des majorités. Ma loi, elle ne passait jamais. Comme moi. Non, mais comme vous. Ce que je veux dire, c'est en disant, il y a la majorité,
ils
sont là, l'opposition, elle est là, donc elle passera
jamais. Parfois, c
'est transpartisan. C'est ce que vous nous expliquez. Ce que je veux dire, c'est qu'elle est passée à l'unanimité, là, à l'Assemblée. Et je souhaite pouvoir la remettre vite à l'ordre du jour pour qu'elle retourne au Sénat et qu'elle revienne. Et j'imagine que sur un texte comme ça,
sur
un texte comme ça, nous aurons une majorité que nous pouvons la faire passer, cette loi. Donc vous voyez, il y a ce travail de conviction que nous pouvons faire. Et ça, ça marche. Dans ce temps suspendu avant l'élection et depuis l'élection, il y a ceux qui tentent d'en profiter après avoir menacé de mort la semaine dernière une centaine d'avocats opposés au Rassemblement National. Un site francophone qui est hébergé en Russie incite maintenant sa communauté à tuer des figures de gauche telles Manuel Bompard et Yann Brossat. Ce site donne même des adresses très précises de ceux qu'elle vise. Yann Brossat, sénateur de Paris et porte-parole du Parti communiste a décidé de saisir la justice.
Je porterai plainte dans la journée mais pour le reste, je veux dire à ces gens, ces gens qui nous menacent de mort, je ne
suis
pas le seul, que je n'ai pas peur. Je n
'ai
pas peur de ces gens-là et je ne me laisse intimider en rien par ces gens qui répandent la haine partout. Je voudrais quand même le dire,
on a beaucoup expliqué que l'extrême droite n'est pas violente, que le danger viendrait de la gauche. On a ici la démonstration que ces gens sont violents, qu'ils sont haineux, qu'ils sont dangereux et qu'il faut donc les combattre pied à pied. En tout cas, je continuerai à les combattre.
On est là bien au-delà de la désinformation puisqu'on passe aux menaces de mort, comme quoi, il ne
faut
pas que le temps reste suspendu trop longtemps. Bien sûr, vous avez mille fois raison, on doit être très vigilants parce que vous voyez les fractures qu'il y
a
dans le pays et le fait que le Rassemblement National ait ce poids dans le pays aujourd'hui, parce qu'ils ont quand même un poids, ils n'ont pas gagné les élections,
mais ils ont gagné plus
de 50 députés,
ça
libère la parole, ça libère la violence et il y a aussi le maire de Bonneuil, Denis Osteroun, dont l'adresse du domicile a été donnée, il a eu un courrier où on lui dit on sait où vos enfants sont scolarisés, vous imaginez ce que ça veut dire, comme peur, comme choc pour lui, pour sa famille et donc on doit être
ferme,
ferme, protégé, mais tous les Français, les élus, mais tous les Français contre cette violence et je dis même une chose, c'est que si nous, on arrivait demain, je le souhaite, en responsabilité, il faudrait durcir, durcir, les condamnations
pour
violences, injures racistes, antisémitisme et xénophobie, il faut durcir la législation pour qu'on ne transige pas, voilà, la législation, la loi Guesso qui vient de chez nous, elle est aujourd'hui dépassée, il faut la durcir et la renforcer et nous, nous le ferons. Vous restez avec nous pour la story de Mohamed Bouhafsi.
La
gauche a donc fait sa rentrée aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Oui, comme Jean-Luc Mélenchon le soir du second tour des législatives, les Insoumis ont pris la parole en premier ce matin vers 9h30. Devant une meute de journalistes, les députés LFI étaient visiblement heureux de se retrouver. Les nouveaux ont eu le droit à une visite de l'hémicycle et certains n'ont pas pu s'empêcher de se mettre en scène. Compte tenu du PEC qu'il va y avoir une assemblée nationale avec beaucoup de sachets. On est de retour. C'est que vous avez en haut à gauche, au milieu à gauche, vous avez un gars avec un tourment sur la tête.
Vous
voyez ou pas
?
Un philosophe. Antoine, il nous raconte toute l'histoire de France.
Et
parmi les petits nouveaux chez LFI, tous les regards étaient tournés vers Raphaël Arnaud, le premier député fichesse de l'histoire.
Ce que les gens me rencontrent, ils se doutent bien a priori que je ne
suis
pas un affreux, un affreux loustique et surtout, c'est ce trouble semé par cette fichesse. Encore une fois, c'est ultra flou. Ça m'a collé une étiquette difficile aussi à vivre pour mon entourage, ma famille, vous imaginez bien. Ils découvrent ça. Même moi, quand je disais certains articles, je me disais oula, c'est qui celui-là ? Même moi, j'avais peur du personnage qu
'on
me présentait. On va prouver par ce qu'on a toujours été, par nos actions, par notre droiture, notre discipline, notre volonté politique qu'on est bien éloignés de cette fameuse fichesse.
Dans l'après-midi, les socialistes ont fait leur retour ensemble. Toutes les caméras étaient tournées vers les premiers ministrables. Boris Vallaud et Olivier Faure, Emmanuel Grégoire, lui, faisait son entrée pour la première fois à l'Assemblée nationale. L'ancien adjoint d'Anne Hidalgo à Paris est bien conscient que le plus dur commence.
On
est les grands gagnants. Enfin, il
faut
être modeste. On est les grands gagnants parce qu'on arrive avec un groupe très important. On a augmenté beaucoup le nombre de députés. Enfin, on est très loin, le Parti socialiste, d'avoir la majorité sous lui seul. Donc, on est dans une situation inédite qui invite au dialogue, à la tempérance.
De
toute façon, il n'y aura aucun gouvernement qui pourra se prévaloir d'une majorité absolue seule et n'importe quelle configuration le rend impossible. Donc, nous aurons
un gouvernement qui
sera celui qui est issu du nouveau Front populaire
parce que c'est le groupe le plus important mais qui devra, texte par texte, projet par projet, discuter pour réunir des majorités de projets. On n
'est
pas sorti de l'auberge mais c'est quand même mieux que d'avoir l'extrême droite au pouvoir. En privé, plusieurs députés de gauche nous confiaient la future création d'un nouveau parti pour en même temps s'élargir et s'éloigner de LFI. Un groupe où pourrait siéger le purgé Alexis Corbière qui est dragué par le Parti socialiste. Je rappelle accessoirement petit détail que j'ai milité avec Jean-Luc Pélanchon pendant 28 ans se faire exclure en recevant seulement un mail à 23h30 en vendredi sans le courage d'une seule explication en dit long sur ce à quoi nous étions arrivés.
Des militants insoumis qui n'étaient pas de ma circonscription sont venus expliquer que j'étais un raciste vendu aux médiationnistes. Donc j'ai bien compris que c'était une exclusion que nous avions subie. Pourquoi ne pas faire un grand groupe Nouveau Front Populaire ? Nous nous sommes présentés devant les électeurs comme Nouveau Front Populaire. Personne ne s
'est
pas entêté aux électeurs en disant moi je suis socialiste, moi je suis écologiste, moi je suis communiste, moi je suis insoumis. J'ai même vu des insoumis d'ailleurs qui enlevaient la photo de Jean-Luc Pélanchon et donc ils ne se présentaient pas comme insoumis. D'accord ? Donc est-ce que ça on peut moins le faire durer ? C'est-à-dire un grand groupe tous ensemble. Mais le retour le plus attendu de la journée à l'Assemblée Nationale
c
'était celui de François Hollande, l'ancien président. Tout sourire a eu le droit à la collade des députés PS mais aussi à quelques boutades et je vous jure, n'hésitez pas, que c'est vrai. Quand il est arrivé, une grosse averse est tombée sur l'Assemblée Nationale. Non.
Vous allez bien ? Vous êtes
prêt à la rentrée ? On est très bien. On est très
bien.
Tout va bien. François
arrive, ne vous inquiétez pas. On l'a. On essaie de l'éviter au maximum. Parce que François Hollande est arrivé. Alors voilà, François Hollande s'approche. C'est
vrai,
à la seconde même.
La
seconde, tonnerre, une norme averse au moment où François Hollande est entré au 127 rue de l'Université à l'Assemblée Nationale. Et c'est vrai, ma légère était là. La gauche qui tient un
peu
au prou les propos que vous avez tenus ce soir sur le plateau de Cetavo et qui conclut quand même par on n'est pas sorti de l'auberge. Merci beaucoup Mohamed.
C
'est l'heure du 5 sur 5 de Lorrain Sénéchal. Deux joueurs du 15 de France accusés de viol en Argentine. Oscar Gégouille sont actuellement incarcérés, accusés d'actes barbares, de viol et de coups sur une jeune femme en marge de la tournée du 15 de France en Argentine. La télévision locale évoque une sorte de guetapant.
Vamos a ir con lo que es el tema del día. Han denunciado a dos jugadores de la selección de rugby de Francia por supuesto abuso sexual aquí en la provincia de Mendoza. La noche, los jugadores de Francia, al menos una parte de ellos, fueron a bailar. Sí, de allí, la joven se habría ido con uno de los jugadores y en el hotel, en la situación, en la habitación, habría aparecido
otro jugador. Oradou y Jégou ont 20 et 21 ans. Juste après la plainte de la jeune femme, les autorités argentines ont déclenché, en raison de la force de son récit, disent les médias locaux, le protocole d'urgence pour éviter que les joueurs ne quittent le pays. Florian Gris, le président de la Fédération Française de Rugby, prend l'affaire très au sérieux.
D
'abord, je voudrais voir si les faits sont avérés, ils sont incroyablement graves. La première des choses qu'il faut dire,
c
'est d'avoir une pensée pour la jeune femme. Mais oui, c'est catastrophique pour le rugby et pour ce qu'il incarne, pour ce qu'il est censé incarner. Le rugby est anecdotique. Voilà. Je pense qu'on s'intéresse aux gens, aux hommes,
à
la jeune femme. Tout le reste est accessoire.
La ministre des Sports, Amélie Oudéa Castera, a fait part de sa consternation. Les joueurs commencent à livrer leur propre version.
À
RMC Sports, ils évoquent chacun une relation consentie avec la même jeune femme. Leur entourage dit craindre une arnaque de la part de la victime quand l'avocate de la jeune femme évoquait de nombreuses preuves, notamment ADN.
L
'enquête permettra donc de trancher. C'est en tout cas une nouvelle polémique pour ces Bleus au lendemain de la publication d'une vidéo raciste par Melvin Jaminet.
C
'est toujours le premier arabe que je
crois
ce soir-haut.
Je
lui mets un coup de casque. Je lui mets un coup de casque. Je lui dis, je lui mets un coup de casque.
Un coup
de casque, je lui mets. Melvin Jaminet qui a été mis à l'écart. Il a dit sa honte dans un communiqué. C'est une énième polémique. Il y
a
eu la condamnation à six mois de prison avec sur site Bastien Chalureau qui a frappé un ancien joueur d'origine maghrébine. Je précise qu'en appel, le caractère raciste de cette agression n'a pas été retenu. Et enfin, il y
a
eu Mohamed Awas condamné lui à un an de prison ferme pour des violences sur sa conjointe. Consterné, effondré, que ce soit en pensant à cette jeune fille. Et il faut que l'enquête fasse toute la lumière, bien sûr. Bon, il y a des paroles contradictoires. Mais d'abord, c'est la parole de la jeune femme qu'il faut croire et entendre, qu'on soit en Argentine ou en France. Consterné par ces paroles racistes
qui
se libèrent. Comme quoi, je vous redis, il y a besoin de durcir la législation et de dire que chaque mot, chaque parole raciste et antisémite doivent être extrêmement, sévèrement condamnés.
Le
monde s'indigne d'une frappe russe sur un hôpital pour enfants en Ukraine. Journée de deuil respectée aujourd'hui à Kiev, la capitale, après cette frappe russe dévastatrice.
On
va revoir ces images. Pas de doute, vous allez voir, c'est bien un missile qui a touché cet hôpital. Une frappe russe qui a aussi d'ailleurs détruit, vous voyez, des immeubles résidentiels mais qui a surtout visé le plus grand hôpital pédiatrique d'Ukraine à Kiev. Une grande partie du bâtiment partie en fumée. Sous les décombres, les sauveteurs ont trouvé pour l'instant 31 victimes, 31 morts, dont 4 enfants. On va entendre les pleurs des bébés, des enfants qui ont survécu à l'attaque.
On
imagine leur peur, leur détresse. Rapidement, une forme de solidarité spontanée s'est organisée. Les habitants de Kiev viennent prêter main forte au secours. Vous voyez, déblaye pierre par pierre la zone. Les enfants qui ont survécu ont été mis à l'abri, évacués le plus vite possible vers d'autres établissements ou soignés dans un hôpital de fortune mis en place à la hâte. Et après les évacuations, une fois les enfants et le personnel mis à l'abri, vous allez voir l'état des chambres, l'état à l'intérieur de ce qui reste de l'hôpital, du sang sur le sol qui témoigne de la violence de cette attaque russe. Elle choque le monde, vous l'avez dit Babette.
L'ONU évoque de nouveaux crimes de guerre. Et à Moscou, Vladimir Poutine est en train de recevoir le premier ministre indien Narendra Modi qui dit « Devant son hôte, son émotion
». Et
en Russie, vous allez voir comment est chroniquée la guerre en Ukraine. Les images remontent à quelques jours avant cette attaque. Sur les plateaux télé, le ton est carrément menaçant. On conseille aux habitants de partir pour éviter des inondations. Les Russes ont déjà détruit un barrage, ils sont donc capables de le refaire. L'Ukraine a lancé en réponse aux frappes russe une attaque de drones kamikaz, vous voyez, qui a touché plusieurs dépôts de carburant en Russie. Volodymyr Zelensky, il est en ce moment à Washington pour un sommet de l'OTAN avec d'ailleurs le président français Emmanuel Macron. Il réclame le président ukrainien aux occidentaux une réponse plus forte à la Russie.
Fabien Roussel, vous avez toujours plaidé pour la paix. Est-ce que cette paix, elle s'obtient en faisant plier la Russie, c'est
-à
-dire en donnant plus d'armes encore à l'Ukraine ou alors en figeant la situation avec un cessez-le-feu immédiat ? Vladimir Poutine est un monstre.
Et
ses images sont terribles et dévastatrices et le Premier ministre indien a bien du courage et a eu raison de dire ça devant lui, devant Vladimir Poutine. Il faut à tout prix, bien sûr, donner les moyens à l'Ukraine de se défendre, faire en sorte que l'Union européenne reste le plus soudée possible pour l'aider à se défendre,
résister à ses attaques. Le président
français s'est engagé. Mais
je le dis quand même, je
vous le dis quand même,
tout
doit être fait pour obtenir un cessez-le-feu et arrêter cette guerre. Ça veut dire que tout...
Comment
négocier avec Vladimir
Poutine ? Ça veut
dire que tout ce qui l'alimente,
tout
ce qui l'alimente demain conduira à ce qu'il y ait de nouveaux drames et de nouvelles horreurs de ce type. Donc quand je dis que tout doit être fait pour obtenir un cessez-le-feu,
c
'est que quand il
y
a une conférence comme celle qui s'est tenue en Suisse mi-juin, c'est terrible parce qu'avec toutes les élections et
ce
qu'on vit en France, on n'en parle plus de tout ça. Une conférence pour la paix ?
Une
conférence pour la paix là-bas avec des propositions portées par le gouvernement ukrainien qui étaient intéressantes et positives. Il faut créer les conditions pour que le président Poutine, le président russe, le gouvernement russe viennent aussi à la table des discussions et
qu'il y ait de
véritables...
Pourquoi s'ils ne se tireraient ? Mais
parce que il y aura inévitablement des négociations. Il y en aura inévitablement. Sinon, où on fait la guerre ? On fait la guerre à la Russie et l'objectif, c
'est de les
battre par des voies militaires
et
ce n'est pas une solution envisageable. Il y en a d'autres qui ont essayé avant. Bonaparte, ça n
'a
pas marché. Ou alors, où on arrive où on va les battre militairement, c'est une option que nous excluons, où on arrive à les faire venir à une table de négociation et on négocie.
Et
ensuite...
Le
nouveau fonds populaire à Matignon fera en sorte que l'Ukraine ne soit pas plus aidée qu'elle ne l'est aujourd'hui. C
'est
pour être clair. Elle sera aidée comme elle l'est aujourd'hui.
Pas
plus. Comme elle l'est aujourd'hui. Et
elle
est beaucoup aidée par une coalition de l'Union Européenne qui est importante. Et il faudra maintenir cette aide. Maintenant, je vous dis, s'il s'agit d'envoyer des troupes là-bas, s'il s'agit d'augmenter la pression militaire en entrant en guerre contre la Russie, c'est non.
Pas moins et pas plus.
Parce que nous disons que ça, c'est mortel pour tout le monde. Et il faut mettre fin à ces monstruosités. et mettre fin à ces monstruosités, c'est obtenir un cessez-le-feu.
Bon.
C'est un autre sujet, mais c'est aussi l'actualité. Ce soir, les Bleus sont en demi-finale de l'Euro face à l'Espagne. 21h. Ce soir, les Bleus sortent d'un quart de finale éprouvant. Ils ont éliminé le Portugal de Cristiano Ronaldo au tir au but. Regardez le soulagement dans le vestiaire après le match.
Tu
veux
marrer
? J'avais un peu la trouille.
On y va ! On y va
! On y va ! Assez les
blagues, et
ce soir, le match se joue à l'Allianz Arena du Bayern Munich.
C
'est le stade du Bayern Munich. Il y a d'ailleurs deux Français qui jouent en fait à domicile. Kingsley Coman et Dayo Upamecano parce qu'ils sont des joueurs du Bayern Munich.
On tourne à la maison. À la maison. Je suis très content de pouvoir jouer à Munich. C'est là où je vis et j'espère qu'on va ressentir avec la victoire là-bas.
Et puis regardez cette une de l'équipe clin d'œil à l'actualité politique
en France.
Très bien. On en a parlé avant l'émission. Les Bleus, ils ont inventé la victoire sans marquer de but quasiment. C'est vrai qu'on les accuse depuis le début de la compétition d'avoir un peu assez peu réjouissant. Regardez ce qu'a répondu Didier Deschamps au journaliste suédois qui jouait les Lorrains.
C
'est ça.
Vous êtes suédois ? Vous êtes sûr ? Non, vous êtes déguisés. Vous vivez en France. C'est sûr. Écoutez, si vous vous ennuyez et
vous
regardez autre chose,
c
'est pas grave. Vous n'êtes pas obligés.
L'heure de vérité, c'est à 21h.
Il
y a deux joueurs espagnols qui sont absolument merveilleux.
C
'est les deux jeunes. Williams qui a 21 ans qui jouent à l'Atletico Bilbao.
Et
puis, Yamal. Yamal a 16 ans. Regardez, il y a 15 ans, sa famille était protégée, abritée par le FC Barcelone dans une campagne de l'UNICEF. Et c'est Lionel Messi qui lui donnait
l'un. C'est le
bébé, là ? Le bébé. Et il joue, là, ce soir ? Il a 16 ans.
Il est merveilleux de créativité.
Il est merveilleux de créativité et d'intelligence. Mais la défense française est la meilleure défense du tournoi. La meilleure défense contre la meilleure attaque. Si nos attaquants, Bappé en tête, puisque Griezmann sera sur le banc, sont à peu près à la hauteur, on a une chance, mais ça va être compliqué. On va serrer les fesses.
On va serrer les fesses, quoi. On va serrer
de l'issue politique en France. Merci beaucoup. On leur souhaite bonne chance
et
on leur souhaite bonne chance et qu'ils gagnent. Ça fera du bien aussi au moral. Oui, on est tous d'accord avec vous. Voilà. Ça n'aidera pas à trouver un Premier
ministre. Ça fera du bien au moral.
C'est aussi son politique. Où on joue en défense pour ne
pas
prendre de but ou on joue en attaque pour en marquer. Et nous, on veut en marquer. On conclut cette émission avec les actualités de Bertrand. Bonsoir. Nous sommes le 9 juillet. Je ne suis pas candidat à Matignon. Contrairement à lui. Lui, elle, elle, lui, elle. Lui, à tous les deux sports. Précédemment. Stressante. Qui s'annonce. Aujourd'hui, j'ai fait mon entrée à l'Assemblée nationale. On m
'a
remis cette petite boîte que je vais ouvrir avec vous. Certains savent peut-être ce qu'il y a dedans. L'écharpe tricolore, une cocarde et François Hollande qui pose tout sourire.
Le règlement de l'Assemblée nationale. Ils en auront bien besoin. On
a dit ton nom ! Garder
tout le monde sous pression et annoncer officiellement aux joueurs la composition de l'équipe. Tout ça, c'est bien gentil, mais qui à Matignon ? Qui à Matignon ? Qui à Matignon ? C'est qui
le patron ?
Quelle que soit l'heure à laquelle je parle, de toute façon, ce que j'ai à dire a de l'intérêt. Tu vois, le melon, il adore la lumière, il adore la chaleur, il adore le soleil.
C
'est presque meilleur qu'un film de Fernandais. Tellement que c'est rigolo à regarder.
À
la une de ce mardi, la destination phare de l'été, Mykonos, Paxos, Naxos et non, l'Assemblos qui
fait
peur de toutes les
discussions et
du côté de la chaîne parlementaire,
l
'excitation était digne d'un jour de demi-finale.
Pour
vous faire vivre cet événement,
eh
bien, SCP
a déployé un dispositif exceptionnel.
C'est exceptionnel,
eh oui ! Et poursuivre quel événement, ce dispositif ?
C
'est à 14h que les portes vont s'ouvrir. Les portes juste derrière moi vont s'ouvrir. Dès 14h, les portes qui se trouvent juste
derrière
moi
vont
s
'ouvrir.
Poursuivre l'ouverture de la rose porte, attention, grand moment dans 3, 2, 1,
Félin, regardez
cette image à l'instant, c'est donc la porte
principale du Palais de Bourbon de l'Assemblée nationale qui est en train de s'ouvrir parce qu'il est tout simplement 14h. Waouh ! Une édition spéciale ouverte de l'ouverture de la grande porte qui s'est vite transformée en édition spéciale ? Non, c'est moi qui est la plus grosse entre les députés du nouveau Front populaire.
C'est là !
Et puis dans le 20ème, vous savez, j'ai fait un magnifique score dont je suis très fière, 74%. Voilà, je ne sais pas d'ailleurs si un collègue a fait mieux.
Je sais qu'aujourd'hui, moi j'ai fait 74% dans ma circonscription. Je crois que c'est le meilleur score d'un député hier.
Parmi les intervenants de la spéciale de LCP, Clément Perrouot, journaliste et mannequin, car oui, on peut cumuler des briefs des législatives et des filets. Il a passé la journée sur le 4K.
Clément Perrouot. Clément, dites-nous quels sont les grands gagnants et les grands perdants dossés
dans les différents partis ?
Il est battu dans les sons.
Merci Clément Perrouot. Si Wart Show, on voit qu'il y a un certain nombre de personnalités qui vont
revenir. Et Clément,
on
sait, il y a eu 200 désistements sur ces 300 triangulaires. Merci Clément Perrouot pour
ces
précisions. Jean-Philippe de Rosy,
on
voit qu'il y
a
eu quand même un report. Vous allez
nous en dire un petit peu plus sur le calendrier qui nous attend dans les jours qui viennent à l'Assemblée.
Merci
Clément Perrouot. Sa montre connectée a explosé. Il a fait 178 000 pas aujourd'hui. En revanche, l'arrivée des députés du nouveau Front Populaire à l'Assemblée n'a pas suscité grand intérêt chez les journalistes si l'on se fie au nombre de micros.
Les
militants de la première...
Waouh ! Une
nuée de micros et petite astuce pour les journalistes. Devant le siège à les filles, il
y a
un super endroit pour ranger son micro.
Ils
donnent
la République pour qu'ils appellent. Reste là,
t'as un bon micro, papa revient après, s'en du plait. On prend des nouvelles de Clément,
et les grands perdants dans les différents partis.
Bonsoir, Brigitte.
Bonsoir, il est
11h du matin. Dodo,
que
doit attendre Elsa aussi, vu sa voix.
Oui, regardez sur ces images de Marion vous savent
qui font
de longues embrassades. Et enfin, qui a dit qu'on ne pouvait pas s'amuser des législatives ? Aurélie Trouvé, vous avez une réunion au QG des Insoumis. L'objectif, c'est de trouver un nom pour un Premier ministre à gauche, c'est ça ? Vous
l'avez
?
Elle s'appelle Trouvé. Trouvé, Trouvé. Le nom de famille Trouvé, il y a du monde en revanche. Écoutez ce que disent les politiques.
Et
je ne participerai pas à la division du
nouveau
Front Populaire qui consiste à 11h à donner un nom, à midi à donner un autre nom, à 13h à donner un autre nom et à 14h à donner encore un autre nom. Parce que je vous l'ai dit, c'est pas un jeu. Message reçu, 10 secondes plus tard. Quel est le Premier ministre
idéal
pour la gauche ?
Elle vient de vous dire qu'elle ne voulait pas jouer à ce jeu. Demain, les députés du RN feront leur arrivée à l'Assemblée. Mais d'ici là, laissez les journalistes se reposer. Ils sont complètement claqués. On ne s'y retrouve plus avec ses entrants et ses sortants.
On va retrouver un nouveau député qui est à vos côtés, Elsa Monagaba. C'est Gabriel Catala.
Il
est député du Val-d'Oise et il vient de la France Insoumise. Elle est députée du Val-d
'Oise,
pardon.
On est fatigué. On se retrouve tout de suite après un petit point météo.
Vous
le voyez, le soleil tape fort ici du côté de l'Assemblée nationale. Est-ce qu'un orage est prévu ? Est-ce qu'il arrivera au moment de l'arrivée de François Hollande, habitué de la pluie, l'ancien président ? Écoutez, on suivra ça en direct. Ce serait vraiment cocasse que ça arrive.
Oupsi. Et en début d'après-midi, les députés et les filles ont visité l'hémicycle des enfants en classe verte qui ont appris plein de choses.
Et là, vous avez des petits boutons pour fermenter le
pupitre.
Dans l'hémicycle. On
ne
parlera pas de la Madame Born ?
Et c'est au dur du calme. Même celui, ils se mettent
déjà
de bordel.
Vous avez
Gabriel Amar qui fait sa photo.