"C'est l'aveu que Michel Barnier dépend de Marine Le Pen". F. Hollande invité de Darius Rochebin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci d'être avec nous nous sommes avec François Hollande monsieur le Président Monsieur le Député bonsoir bonsoir ça fait drôle voilà je m'interromps pardon déjà on écoute monsieur zelensk et Monsieur Biden vous avez partagé vos plans pour mettre fin à cette guerre c'est ce que nous allons évoquer aujourd'hui l'Ukraine va s'imposer sur le champ de bataille et dans ce confl je pense qu'il y a deux éléments importants premier point il faut renforcer la position de l'INE sur le champ de bataille c'est pourquoi je suis fier d'annoncer un nouveau plan de dte de 2,4 milliards de dollars en assistance militaire j'ai demandé au Pentagone d' louer ces fonds d'ici la fin de mon mandat et ce afin de renforcer la main de l'Ukraine dans de futures négociations via le champ de bataille deè point N nous apprêtons a aidé l'raine à avoir du succès sur le long terme vous savez mieux que personne lors du sommet de Washington nous avons souligné l'importance d'aider l'Ukraine à accéder à l'Union européenne et à l'OTAN en renforçant ses institutions démocratiques et en luttant contre la corruption l'Ukraine doit disposer des capacités pour le faire elle les a déjà il faut que nous les renforcions et ce afin de se défendre contre d'éventuelles agressions je suis fier forcer notre partenariat nous avons lancé le groupe de contact de l'Ukraine avec euh plusieurs dizaines de pays pour renforcer la sécurité à long terme de l'Ukraine avec l'Union européenne nous avons lancé l'initiative de reconstruction de l'Ukraine qui mobilisera des fonds russes des ressources russes pour reconstruire l'Ukraine nous sommes au côté de l'Ukraine aujourd'hui et nous le serons à l'avenir nous avons beaucoup d'enjeux à évoquer mais ces deux éléments seront critiques quant à la fin de la guerre je le répète la Russie la Russie ne s'imposera pas la Russie ne parviendra pas à l'emporter c'est l'Ukraine qui l'emportera et nous serons à vos côté à chaque étape merci monsieur le Président Monsieur le Président merci pour votre soutien merci pour les décision que vous avez prise et qui nous aideront à défendre le sol ukrainien et à sauver des ukrainien l'Ukraine et les États-Unis ont été se sont tenu côte à côte depuis les premières minutes de cette agression russe votre détermination est très importante pour nous elle n permet de vaincre vous l'avez dit hier il y aura une rencontre du G7 plus visant à évoquer la reconstruction de notre pays et cela sera extrm u nous devons restaurer la normalité de la vie en Ukraine dans le cadre des valeurs démocratiques que vous avez évoqué vous avez également évoquer des agréments de sécurité bilatéraux qui sont absolument essentiels nous en avons avec les États-Unis entre autres nous sommes très reconnaissants pour cela et merci encore pour cette mise en uvre nous avons une vision commune quant à l'avenir de la sécurité en Ukraine à savoir dans le cadre de l'OTAN et de l'Union européenne l'Ukraine conduit un nombre de réformes voilà monsieur le Président on a on a été interrompu vraiment à la seconde près mais puisque l'image est là un mot la dessus puisque vous ancien président de la République vous avez été combien de fois dans ce dans ce bureau oval trois fois ce mémoire la première lorsque j'ai fait mon premier déplacement aux États-Unis et puis deux autres fois pour une visite d'État et une troisième fois pour une rencontre sur les sujets qui n'était pas très différent déjà l'Ukraine et puis il y avait eu hélas le malentendu rien puisque nous avons pas pu convaincre les États-Unis qu'il fallait à ce moment-là intervenir on était en en août 2013 et là Biden qui a qui a toujours été plus offensif que Obama Obama avait été élu quand même sur le principe de la noninvention Biden a montré avec beaucoup de courage un soutien à l'Ukraine dès le début et donc qu'est-ce qu'il fait là le président des États-Unis avant une élection incertaine celle du mois de novembre il donne toutes les garanties à l'Ukraine pour d'abord des fournitures d'armes pour des moyens financiers et même il a ajouté ce qui n'était pas si évident une volonté de faire entrer l'Ukraine le moment venu dans l'OTAN je rappelle ce moment historique vous le faites Obama a été moins courageux que vous il y a ce moment où vous où la France était prête à frapper Bachar elAssad allié de Poutine et c'est Barack Obama qui avait reculé au dernier moment est-ce que vous en gardez un souvenir cuisant un souvenir en tout cas précis et et douloureux parce qu'il y a des moments où un pays une coalition doit intervenir et des moments où un pays et une coalition ne doivent pas intervenir on se souvient de ce qu'avait fait Jacques Chirak pour la deuxème guerre du Golf de ne pas y participer mais là il y avait des armes de destruction massives qui avaient été utilisé par le régime de Bachar et l'ASSAD et donc ne pas frapper comme nous l'avions ensemble convenu c'était envoyer le message à Bachar alAssad mais surtout à Poutine que dès lors il y avait plus de ligne rouge alors que tirez-vous de cette leçon aujourd'hui c'est un débat majeur en Occident oui ou non la France et d'autres devrait-elle donner devrait-il donner à la l'Ukraine les armes à longue portée pour frapper même à l'intérieur de la Russie cette question au départ elle était très difficile imaginer et même pour la réponse à lui donner la crainte d' d'un embrasement mais se trouve que ça fait maintenant plus de 2 ans que les forces russes sont en Ukraine et continuent d'ailleurs d'avancer et pour la première fois les forces ukrainiennes sont entrées sur le territoire russe h donc il faut bien envoyer un message à Poutine de dire que si le conflit doit durer alors les armes y compris à longue distance seront utilisées est-ce que vous avez peur quand Poutine dit aujourd'hui encore si il y a une attaque massive en terme de d'avion de missile à l'intérieur de la Russie oui la guerre nucléaire est possible on ne peut jamais négliger une menace et venant de Poutine elle peut à un moment trouver une forme d'exécution mais ça fait combien de fois que Poutine agite la menace nucléaire dès le début même du conflit ukrainien il bluffe oui il bluffe mais quand vous êtes dans une partie vous devez quand même regarder si il a les moyens du bluff ou si il peut à un moment ét aller son jeu donc ne négligeons rien mais ce que je sais c'est que Poutine connaît les règles de la dissuision et que si il imaginait l'utilisation d'une arme nucléaire il anticipe que son pays serait frappé et détruit par les États-Unis et sans doute aussi par d'autres François Hollande vous signez le défi de gouverner je le recommande vraiment c'est un livre passionnant d'histoire érudit sur la gauche sur les grands ancêtres jores Bloom MZ France miteran bien sûr et cetera on va en reparler dans un instant mais d'abord les événements tragiques qui bouleversent la France les suites du meurtre de l'étudiante philippine qui provoque la la controverse quelle est la leçon que vous tirez oui ou non selon vous c'est le la la vérification qui a eu une forme de laxisme en France non il n'y a pas eu en l'occurrence de laxisme il y a eu une mauvaise utilisation des règles qui existent C ce personnage qui là sûrement tué cette jeune étudiante il était en prison nous savions en les autorités savaient parfaitement à quel moment il allait sortir de prison donc le premier acte qu'il fallait faire assez en amont c'est demander à ce que les autorités marocaines puissent donner ce qu'on appelle un à laisser passer consulaire et donc visiblement il y a eu du retard puisqu'il y a eu du retard il n'a pas été expulsé il aurait pu l'être parce que une personne condamnée pour un viol peut-être expulsé sans recourir à ce qu'on appelle les OQTF il n'a pas été expulsé donc comme il avait une décision de de reconduite à la frontière donc qtf il a été placé dans un centre de rétention et il se trouve qu'il a été à à la fin de ce de ce délai euh il a été libéré et que quelques jours après il a commis cet acte qu'est-ce qu'on doit en tirer comme conclusion c'est pas les procédure qui manque c'est la vigilance c'est-à-dire l'extrême méticulosité avec la laquelle certains individus doivent être suivis et expulsés mais ici on voit bien que la juge voyait le risque de réitération c'est même noir sur blanc dans l'ordonnance de libération c'est ça qui paraît inoui alors c'est c'est la juge qui en décide juge des libertés et elle dit effectivement vous avez raison qu'il faut à ce momentlà l'assigner à résidence ça veut dire quoi assigner à résidence ça veut dire que normalement des des policiers ou des gendarmes aurait dû vérifier qu'il était bien dans cette résidence or il n est jamais allé donc on voit bien que c'est c'est pas en changeant la loi c'est en étant extrêmement vigilant et extrêmement efficace sur le suivi le nombre de qtf c'estdire le monde de recond à la frontière c'est c'est à peu près 130000 mais on sait qu'il a à peine 10000 qui sont exécutés ce n'est pas possible en revanche ce qui est grave c'est que des personnes qui sont un danger ne soient pas expulsé elles dans un délai très cour quand Bruno retaillot dit il y a un droit à l'inexécution des peines qui s'est installé a-t-il raison non c'est pas vrai je pense que les les informations ont été données par le garde de Dessau lui-même c'est il y a un taux d'exécution des peines très élevé en France mais qu'est-ce qui se passe parce que il y a quand même un mais pardon c'est une histoire d'appréciation quand on apprend on l'apprenait tout à l'heure que il y a une grande partie des gens condamnés à de la prison ferme qui n'en font pas vraiment c'est choquant ce qui ce qui est un problème c'est au moment où la peine est prononcée qu'elle ne soit pas immédiatement exécuté et c'est ça qu'il faut obtenir c'est-à-dire de de la justice mais pas pas simplement de la justice elle doit avoir des moyens mais aussi des autorités administratives il faut que immédiatement après la peine la victime sache bien que l'individu qui a commis un acte répréhensible soit immédiatement ou en prison ou dans un système qui l'empêche de nuire monsieur le Président plus généralement est-ce que la gauche a perdu le le sens de l'autorité dans votre livre vous rappelez à quel point des grands leaders de gauche ont été très autoritaires clémenenceau qui était pas tendre en matière de répression guimolet qui est était même franchement colonial très répressif guerrier alors vous dites qu'il vous a beaucoup déçu il y a eu une gauche de l'ordre même de fer était pas un tendre et C sans remonter à à l'histoire même si vous avez raison même Léon Bloom connaît des situations d'insurrection qu'il qu'il arrive à mîtriser avec courage avec des des des formes policières qui ont été quelquefois violentes vous même vousmême quand vous carissez l'idée de la déchéance de nationalité moiême j'ai connu qui entre nous est presque une idée d'extrême droite non c'était pas loin c'est ça existe la déchéance de nationalité ça existe pour les personnes qui sont naturalisées sans être né en France vous aviez reculé vous aviez reculé mais j'avais reculé parce qu'il y avait pas de consensus mais ce que je veux dire par là quand on regarde l'histoire parce que c'est le le but de ce livre regardez l'histoire la gauche face à ce qu'on étit des épreuves que ce soit des des actes de terrorisme ou des des phénomènes de délinquence élevé ou de trafic la gauche a toujours été à la hauteur et pour reprendre quelques exemples c'est Lionel Jospin qui euh avec à l'époque Jean-Pierre chev mais même après Jean-Pierre chevenem définit une politique euh de de lutte contre la criminalité et la délincant qui a été considéré avec la police de proximité comme la plus efficace c'est moi-même qui face au terrorisme a été capable avec les ministres concerné euh Bernard casenuve et Emmanuel Val de prendre les décisions aujourd'hui est-ce que c'est possible de renouer avec ça c'est est-ce que la gauche la gauche peut retrouver le le chemin de l'ordre et de la sécurité qui est autant de droite que de gauche a priori sécé vous avez utiliser les bons mots la la la sécurité pour nos concitoyens elle est pas de gauche elle est pas de droite c'est un droit fondamental d'être en sécurité est-ce que pour autant il faut que les libertés soient sacrifiées non et ça ça c'est ça la responsabilité pas simplement de la gauche d'ailleurs de tous les républicains c'est de se dire comment je peux garantir la sécurité à mes concitoyens sans que pour autant la liberté de chacun d'entre nous puisse être remise en cause et bien oui aujourd'hui euh il est nécessaire de mettre plus de policiers euh qu'il en a dans un certain nombre de villes et de quartiers oui il faut aussi soutenir les maires pour les polices municipales ça a manqué et oui il faut aussi qu'il a des caméras qui puissent détecter parce que qu'est-ce qui s'est passé dans le bois de Boulogne pour comment on a pu savoir que cet individu avac comm il irréparable c'est parce que il y a eu des moyens technologiques donc la gauche elle a pas à faire plus ou moins elle a être républicaine François Hollande les divisions de ce gouvernement non seulement sur des sujets comme celui-là mais sur le RN on a a vécu cette journée incroyable dans laquelle le ministre deéconomie et des Finances a eu deux avis opposés l'un à 8h du matin on parle pas avec le RN et c'est pas dans républicain l'autre à 14h où il a mangé son chapeau en disant bah oui oui on va qui a raison c'est c'était le Armand l'Antoine Armand de 8h ou l'Antoine Armand de 14h celui qui a 8h c'est Michel Barnier il avait parfaitement euh la responsabilité de de de recadrer son ministre ça fait partie j'ai été président de la République et il y a eu des situations où des recadrages sont nécessaires des rappels à la discipline à la solidarité gouvernementale là où il a eu tort c'est qu'il pouvait très bien recadrer son ministre sans avoir besoin de téléphoner à Madame Le Pen ce qui a d'ailleurs rappelé que s'il est premier ministre aujourd'hui c'est que Madame Le Pen elle-même a été consultée sur son nom et comment qualifiez-vous cet acte le fait qu'il décroche son téléphone semble-t-il pour raeler Madame Le Pen comme la veu c'est l'aveu qu'il pend de Marine Le Pen et et de ce point de vue ça éclaire sur ce qui'est ce gouvernement et et pour beaucoup de Françaises et de Français qui ont voter pour le fond républicain c'était quoi le fond républiicain quand on est de droite de voter pour un candidat de gauche ça ne va pas de soi quand on est de gauche de voter pour un candidat ou une candidate de de droite dans quel esprit non pas d'écarter l'extrême droite de la légitimité il il y a des députés d'extrême droite ils ont à être reconnu comme tel et un ministre il a une commission parlementaire la commission des finances il peut discuter avec tous mais là il s'agissait quand même de ne pas permettre à l'extam de peser sur notre vie poli quel est votre part de responsabilité il aurait pu avoir un gouvernement de coalition de gauche euh ceux qui vous regardent dans esprit d' œ critique disent mais vous avez tout fait pour l'éviter non je je je ne peux pas laisser penser que la gauche aurait manqué la gauche n'était pas majoritaire vous avez manqué c'estce que certains vous le reprochent directement la gauche n'était pas majoritaire elle pouvait prétendre puisqu'elle était le groupe le plus important Emmanuel Macron ne l'a pas voulu ensuite il y avait sans doute à chercher c'était le le la démarche du président de la République qui pouvait incarner le mieux le Front républicain et moi je me suis expliqué avec Emmanuel Macron puisque j'ai été reçu j'ai dit il faut prendre une personnalité politique Bernard casenu si on va dans cette direction à un moment ça pouvait être Xavier Bertrand une personnalité polique qui cherche à faire le Front républicain je peux vous poser une question discrète comment s'est passé le rendez-vous avec Emmanuel Macron on est on aurait bien voulu être dans la salle parce qu'évidemment il vous a trahi il vous a eu oui mais c'est une histoire ancienne je nai pas là dans la situationir nous faites pas croire que c'est pardonné voilà est-ce qu'il y avait pour vous une une satisfaction de le voir cette fois un peu en difficulté non moi je me satisfais pas de voir mon pays être dans une situation de très grande difficulté de gouvernement je ne me satisfais pas d'avoir une extrême droite qui est à ce niveau-là je ne me satisfais pas de voir un président de la République qui met 3 mois avant de désigner un premier ministre je me satisfait pas d'un gouvernement qui est construit de brique de broc entre la droite et les renaissances avec le soutien de l'extrême droite donc je je suis pas mis dans une position narquoise en disant voilà où le président de la République nous ache Fran le scénario dis le scénario le plus critique à votre égard c'est ceux qui disent il est très intelligent mais il est assez méchant en réalité même son ami casenu qui aurait pu être Premier ministre il a plutôt empêché qu'il le soit il a poussé Lucy casté qui est très respectable mais qui est très à gauche jamais jamais Emmanuel Macron ne le rénommé vous savez bien vous avez vu sa déclaration hier quand elle disait ou avant-hier quand elle dit qu'elle est pour régulariser tous les 100 papiers qu'il travaille ou non vous savez très bien que c'est pas une candidate qui pouvait être Premier ministre non je je ne demandais pas qu'elle soit Premier ministre je demandais à ce que on puisse au moins vérifier si il y avait une majorité pour la censurer ou pas lever l'hypothèque lever l'hypothèque et ensuite de une fois que c'était fait fait puisque c'était le groupe le plus important je ne connais pas Lucy casté donc je n'avais pas juger de ses capacités ou de ses compétences mais il se trouve qu'elle avait été choisie par le groupe du nouveau front populaire constater qu'elle ne pouvait pas avoir un soutien à l'Assemblée nationale même qu'elle allait être censuré et ensuite aller vers Bernard casenu ou une autre personn il se trouve que c'est mon ami Bernard casenu donc qu'est-ce que j'ai dit au président de la République je lui dis moi je peux simplement donner mon point de vue d'abord d'ancien président mais aussi il se trouve de députés je dis jamais les socialistes ne censureront Bernard casneuve monsieur le Président aujourd'hui vous avez ce gouvernement ou dites-vous qui dites-vous le l'otage en partie du du RN il y a un certain nombre de personnalités dans ce gouvernement qui sont marqués à droite droite assumé reconnu d'ailleurs il ne s'en cache pas le mariage pour tous vous en parlez dans votre livre ça a été un épisode très important de votre présidence de quel œil vous regardez le fait qu'un certain nombre de ministres Monsieur rotaillot Madame Garnier et quelques autres à l'époque ils ont pu changer d'avis d'ailleurs mais à l'époque était contre le mariage pour tous pour vous est-ce que ça laisse une marque qu'est-ce que c'est qu'une trace pour un ancien président ou pour un chef de gouvernement c'est de faire voter une loi quelquefois dans une contestation à tuouu il y a eu ça avec des propos agressifs avec des vociférations avec des déclarations homophobe il y en a eu beaucoup et puis quelques années après de constater que les mêmes euh garantisent qu'ils ne toucheront en aucune façon à cette loi et ben c'est ma satisfaction et la satisfaction aussi que peuvent avoir beaucoup de ceux qui ont soutenu cette loi de dire finalement c'est pas simplement que nous l'avons fait passer c'est qu'aujourd'hui elle est une loi de la République et personne n'y touchera y compris ceux qui hier dans l'opposition hurlai et qui aujourd'hui admettent que c'est la loi de la République Michel Barnier parle de d'augmenter les impôts il parle de justice fiscale presque un homme de gauche presque un homme de gauche comme vous écoutez s'il le fait si s'il rétablit l'impôt sur la fortune augmente le taux de ce qu'on appelle la flat taxe dire les revenus du capital et fait une contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises qui ont fait le plus de profit pourquoi irais-je contredire cette intention vous êtes pour un rétablissement aujourd'hui de l'impôt sur le revenu à partir de quel seuil de de de la fortune ouais de la fortune oui je pense ouais on peut l'aménager différemment du passé il s'agit pas de retour duisf en tout cas ça c'est sûr oui retour de l'ISF ensuite sur la la l'impôt sur les revenus du capital il y a aucune raison qu'en France quand vous travaillez vous soyez plus fiscalisé que lorsque vous avez des capitaux qui sont placés vous savez à quel point vous a ressorti la fameuse citation d'ailleurs est-ce qu'elle a été tronquée vous disiez à partir de 4000 € on est riche alors aujourd'hui il faud réactualiser parce que c'est une déclaration de de 2007 alors on est riche à partir de quel niveau aujourd'hui 10 % des Français et des Français euh gagne plus de 5500 € par personne he pour un couple plus de 10000 € voilà vous avez ce chi mais intéressant ce sont les riches d'près vous ce sont les personnes quand même aisées mais aujourd'hui je vais all faire une distinction ou mais attendez attendez est-ce que ça veut dire que tous ceux-là sont ceux qui pourraient selon C pression fiscal faire plus d'effort pas nécessairement ils en font déjà beaucoup parce que le taux d'impôt sur sur le revenu est à 45 % et il y a même une contribution exceptionnelle mais ce que je veux dire c'est que il y a maintenant un écart qui s'est établi entre les riches si vous voulez ceux qui sont au-dessus de de de ce montant là et est très riches ce qui s'est produit depuis cette déclaration c'est que les très riches sont devenus encore plus riches et les riches sont pas devenus nécessairement plus pauvre mais pas plus riche non plus un mot sur l'avenir 1er octobre 2 octobre 1er octobre rentrer est-ce que vous souhaitez que ce gouvernement tombe est-ce que vous souhaitez qu'une motion de censure soit votée d'abord la semaine prochaine ça sera pas la motion de censure ça sera la déclaration de politique générale et moi j'écouterai avec attention ce que Michel Barnier va pouvoir annoncer c'est la première fois qu'il va présenter sa politique d'ailleurs ça me conduit à une remarque parlez des coalitions elles peuvent être possibles dans une démocratie des coalitions elles sont fondées pas simplement sur des combinaisons de personnes elles sont fondées sur un contrat de gouvernement or pour former le gouvernement de Michel Barnier il n'y a pas eu de contrat donc on va avoir maintenant la présentation de ce qu'il veut faire et ensuite dès lors que cette politique paraîtra contradictoire avec mes propres engagements il y aura sûrement un débat de censure plus tard la gravité de la situation économique avant cette émission ça me frappait on échangait quelques mots de vous-même vous aviez l'air impressionné par notamment les derniers chiffres sur l'ampleur de l'emprunt 300 milliards d'emprunts pour la France le risque de la situation à la grecque c'est-à-dire le risque du décrochage est-ce que ce spectre existe d'après vous non il faut pas l'exagérer mais néanmoins c'est grave c'est grave quand on est à 6 % du richesse nationale du PIB de déficit c'est grave quand on y a eu 1000 milliards de dettes supplémentaire depuis 7 ans qu'est-ce qui pourrait dégénérer et qu'est-ce qui pourrait dégrader les taux on le voit déjà maintenant exactement quand vous avez une dette importante avec des taux très faibles vous pouvez continuer à à à emprunter sans hypothéquer l'avenir quand vous avez des taux d'intérêt qui montent ça veut dire que les charges d'intérêt pour le futur immédiat vont devenir considérable aujourd'hui par exemple les charges d'intérêt pour pas rembourser les emprunts pour payer euh les les les intérêts c'est l'équivalent du budget de l'Éducation nationale veut-on cela et donc à partir de là euh les les les les questions qui doivent être posées pour le gouvernement c'est euh de trouver sans doute un accord avec Bruxelles pour étaler l'effort mais euh de faire qu'il y ait et des impôts et des maîtrises de dépenses et ça c'est le bilan quand même de d'Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire un dernier mot monsieur le Président Monsieur le Député puisqu'on peut vous appeler vous préférez qu'on vous appelle quoi maintenant et vous m'appelez comme vous voulez puté ça vous rajunit ça vous rajunit je ne sais pas vous vous racontez dans ce livre vraiment je le recommande parce que vous décrivez ce quiétait la 4e République avec aussi des choses qui marchaient contrairement au préjugés beaucoup de choses ont été créées notamment la puissance nucléaire française déjà sous la 4e oui traité européen le traité de Rome sous la 4e République qu'est-ce qui se passait sous la 4e République les gouvernements tombaient on va voir ce que va devenir monsieur Barnier ministres restaient il y avait des ministres forts alors ce qui me préoccupe c'est que non seulement le gouvernement est fragile mais les ministres sont légers allez ce petit goût de 4e République d'aujourd'hui ça vous plaît non c'é pas forcément non j'ai été président de la République sa vous allez être là dans l'assemblée au cœur du jeu et cetera bien sûr que ça vous plaît non non non je ne veux pas d'instabilité pour mon pays mais c'est vrai que la 4e réplique qui a été si décriée a montré qu'il y avait des hommes d'État et bien c'est ce qu'on cherche aujourd'hui et que le régime des partis ça n'est pas forcément que le régime des partis s'il se traduit par des coalitions et des accords devant les Français et les Français c'est ce n'est pas forcément un mauvais système merci beaucoup monsieur le député monsieur le Président François Hollande le défi de gouverner c'est chez pin merci beaucoup d'avoir été notre invité merci
Marine Le Pen