"Notre mouvement, c'est pas un fan club" affirme Alexis Corbière (LFI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:41OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut débattre aujourd'hui au sein de la France Insoumise de la ligne politique ?
- 1:44RelanceRéponse directe
Pourquoi ? Par risque de paralyser, vous dites, Alexis Corbière.
- 2:46RelanceRéponse partielle
Alexis Corbien, mais si tout va bien, pourquoi Clémentine Autain se trouve obligée à plusieurs reprises d'exprimer manifestement son malaise, et la difficulté de débattre, publiquement ?
- 3:59FerméeRéponse directe
Est-ce que ça, c'est possible ? Est-ce que ce sera le cas, par exemple, lors de la prochaine Assemblée de la France Insoumise qui est prévue, je crois, le 23 juin ?
- 4:32OuverteRéponse partielle
Vous êtes au courant de ce qui est passé chez les Républiques, par exemple ?
- 4:52FerméeÉludée
Pour vous, la gauche, c'est fini, Alexis Cordier.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13PrésentateurFait
« Un débat est ouvert au sein de la France Insoumise depuis le résultat des élections européennes. »
- 0:16PrésentateurChiffre
« Un peu plus de 6% pour la liste emmenée par Manon Aubry. »
- 3:29InvitéFait
« Vous avez juste un minute de le faire ce matin, Alexis Corbière. »
- 3:36Invité politiqueFait
« Justement, évoquons cette note interne, laquelle vous venez de faire allusion, Alexis Corbière, une note interne signée par une quarantaine de cadres importants du mouvement. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Ces propositions d'organisation, cette note, elle vise donc à repenser le fonctionnement de la France Insoumise, par exemple, de pouvoir soumettre des textes au vote de l'Assemblée pour pouvoir trancher la ligne politique, en quelque sorte des motions pour décider la ligne politique de la France Insoumise. »
- 6:34InvitéFait
« Nos institutions permettent à un pouvoir de gouverner, même s'il est minoritaire. »
- 6:40InvitéChiffre
« même s'il fait un score important, que ça fait 10% des électeurs inscrits. »
- 7:07InvitéChiffre
« En vérité, je ne représente que 20% des électeurs inscrits. »
- 7:33InvitéFait
« Être de gauche, c'est être favorable à la souveraineté du peuple. »
- 8:21InvitéFait
« il disait qu'il allait être le dernier président de la République sinon on prend les gens pour des imbéciles »
- 9:13Locuteur non identifiéFait
« la ricine, c'est une substance qui est 6000 fois plus puissante que le cyanure »
- 14:56InvitéFait
« il y a eu une usine la seule usine de papeterie de papier recyclé Arjo Wiggins qui est en train elle aussi d'être rachetée et qui va potentiellement partir »
- 15:02InvitéChiffre
« mais c'est quand même 700 emplois »
- 18:00Locuteur non identifiéChiffre
« 54% des français estiment que les républicains risquent de disparaître »
- 18:22Locuteur non identifiéFait
« le quart des pesticides utilisés aux Etats-Unis interdit en Europe »
- 18:34Locuteur non identifiéChiffre
« 72 sont interdits dans l'Union Européenne »
- 22:21InvitéChiffre
« 55% de nos électeurs ne sont pas venus voter »
- 23:08InvitéChiffre
« 13 et demi »
- 24:52InvitéChiffre
« 650 000 infirmières dans les hôpitaux ou 100 000 médecins »
- 24:56InvitéFait
« il y a des choix politiques qui ont été faits de faire des réductions notamment dans l'hôpital public »
- 25:03InvitéFait
« les cas de burn-out n'ont jamais été aussi importants »
- 25:18InvitéFait
« si la réponse est de dire fermez-la et on vous envoie la police »
- 25:24InvitéFait
« il y a derrière ce projet libéral dur de la part du gouvernement une pratique autoritaire »
Temps de parole
- Invité73 %
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- Présentateur8 %
- Alexis Corbière7 %
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Bonjour Alexis Corbière, merci d'être avec nous ce matin sur France Info. Un débat est ouvert au sein de la France Insoumise depuis le résultat des élections européennes. Un peu plus de 6% pour la liste emmenée par Manon Aubry. Ce débat, il est alimenté notamment par la députée de la France Insoumise, comme vous Clémentine Autain, qui était ce matin l'invité de nos confrères d'RTL. On l'écoute.
Une des difficultés que nous avons, c'est précisément aussi qu'il n'y a pas dans la France Insoumise aujourd'hui les instances qui permettent d'avoir réellement ce débat. Donc moi je plaide pour qu'il y ait ces lieux de débat. Vous aviez déjà demandé ça ? Oui, il y a un an, et d'ailleurs j'avais été accueillie vertement.
Est-ce qu'on peut débattre aujourd'hui au sein de la France Insoumise de la ligne politique ?
Oui, la preuve, c'est sans doute l'organisation politique dans laquelle il y a le plus de débats qui est public. Actuellement c'est dans la presse, c'est partout, c'est la preuve que ça débat. A l'extérieur ? Je veux dire, quand je me regarde, je m'inquiète, mais quand je me compare, je me rassure, parce que je ne sais pas ce qui se passe chez les autres d'ailleurs qui ont subi de leur défaite, mais chez nous, tout le monde est au courant, mais tant mieux, tant mieux, on débat. Vous êtes au courant de ce qui est passé chez les Républiques, par exemple ?
Oui, d'accord, mais par exemple, oui, d'ailleurs, il est parti, mais il y a aussi un champ dans lequel je me sens peut-être plus proche, on va dire, qui a subi de lourdes défaites, dans lequel je n'ai pas vu de grands débats. Mais ce n'est pas le sujet, franchement, ce que je veux dire, c'est que...
Donc il y a un débat interne, au sein de la France Insoumise, on peut débattre, discuter, voter, décider, colléguer...
Oui, on n'a pas d'instances, dit ce matin. Il y a plusieurs instances, il y en a plusieurs, peut-être qu'elles ne sont pas pertinentes, peut-être qu'il faut les améliorer, peut-être qu'il faut tout changer. Nous sommes effectivement un mouvement original qui ne voulait pas reproduire la forme partie, ça veut dire souvent cette tendance pour les organisations à faire des congrès, des débats, des tendances qui paralysaient beaucoup d'organisations. On est né comme ça il y a trois ans, ça a eu des vertus.
Mais pourquoi ? Par risque de paralyser, vous dites, Alexis Corbière.
Parce que, je veux dire, on peut interroger quand même, pour ceux qui ont milité dans des organisations dites de gauche, sur le fait que des parties, notamment d'une certaine gauche, passaient beaucoup de temps à débattre en interne, à s'affronter en interne et ne pas se tourner vers l'extérieur. Nous, on a fait un mouvement qui se basait sur l'action, avec des groupes d'action, très autonomes, etc. Peut-être qu'on touche la délimite, on peut en discuter. Je demande à ce que les amis qui ouvrent ce débat nous disent qu'est-ce qu'on fait, comment on le met en place.
Il y a des propositions qui sont faites, il y avait des propositions qui étaient prévues, mais que tranquillement on dise qu'est-ce que c'est qu'on va faire, y compris Clémentine Autain qui est une amie, j'entends bien, mais quel modèle politique, par exemple, Clémentine propose, et c'est intéressant qu'on en discute. Si le modèle c'est reproduire ce qu'on a déjà vu, des organisations très centralisées, très marquées par le début du XXe siècle, avec une direction politique élue en congrès, et qu'on va refaire des grands jeux de tendances qui vont nous paralyser, je ne suis pas convaincu de la pertinence de ça.
Mais surtout j'aimerais terminer sur une chose, moi j'aimerais qu'on débattre sur le fond. Parce que je ne crois pas, même s'il faut s'améliorer, que le score que nous faisons vient de nos débats,
ou des difficultés peut-être que nous avons à débattre. Alexis Corbien, mais si tout va bien, pourquoi Clémentine Autain se trouve obligée à plusieurs reprises d'exprimer manifestement son malaise, et la difficulté de débattre, publiquement ?
Mais elle a le droit de s'exprimer, de quoi vous parlez ? Moi je veux dire Clémentine, elle parle librement, et moi je lui réponds aujourd'hui dans la presse, et j'invite chacun à donner son opinion. Pourquoi mettre ce climat immédiatement comme s'il y avait un problème ? Elle a le droit de s'exprimer, je le répète, et c'est très bien. Et aujourd'hui j'invite chacun, peut-être s'ils ne le font pas, lire Libération, moi je m'exprime dedans, sur deux pages, je donne une opinion sur le fond. Et c'est bien, c'est utile, comment dire ?
Je ne vous en veux pas, mais essayons d'éviter, il y a une gourmandise, le moindre document interne, quand il y a des camarades et des amis qui s'expriment, ça donne l'impression qu'il y a un grand problème, que c'est révélé, on n'a même pas le temps de discuter, que déjà 25 minutes... Vous avez juste un minute de le faire ce matin, Alexis Corbière. Merci, merci.
Justement, évoquons cette note interne, laquelle vous venez de faire allusion, Alexis Corbière, une note interne signée par une quarantaine de cadres importants du mouvement. Ce sont des propositions d'organisation. Justement, il y a des propositions d'organisation qui doivent vous permettre ensuite de débattre du fond, comme vous le souhaitez. Ces propositions d'organisation, cette note, elle vise donc à repenser le fonctionnement de la France Insoumise, par exemple, de pouvoir soumettre des textes au vote de l'Assemblée pour pouvoir trancher la ligne politique, en quelque sorte des motions pour décider la ligne politique de la France Insoumise. Est-ce que ça, c'est possible ?
Est-ce que ce sera le cas, par exemple, lors de la prochaine Assemblée de la France Insoumise qui est prévue, je crois, le 23 juin ?
C'est des choses intéressantes. Moi, ce que je pense, je ne suis pas au cœur de l'organisation, je pense qu'à l'occasion de l'Assemblée représentative... Non, mais sérieusement, il y a un comité d'animation, ça peut vous sembler... Mais vous avez une opinion ? Soumettre des motions au vote ? Mais pourquoi pas ? Pourquoi pas, à l'avenir ? Je ne sais pas si là, directement, comme c'est dans 10 jours, on ne va pas non plus amuser les gens et faire croire en des choses qui ne pourraient pas être mises en place. C'est trop court, l'Assemblée représentative qui vient pour mettre en place ce que vous dites.
Mais pourquoi pas, à cette occasion, que véritablement des propositions soient faites pour qu'il y ait un débat qui ait lieu ? Il n'y a pas de problème. Moi, je porte une ligne aujourd'hui dans la France insoumise. J'invite chacun, une fois de plus, à lire la double page que je fais. Moi, je tire une analyse du résultat. Je pense que nous devons avoir, pour ligne de crête, le combat, plus que jamais, pour la démocratie, pour de nouvelles institutions. D'autres amis pensent qu'il faut, aujourd'hui, être plutôt sur une orientation qui consiste à dire qu'il faut rassembler les gens qui se disent de gauche, etc. Ça, c'est un débat politique. Pour vous, la gauche, c'est fini, Alexis Cordier.
Je n'ai pas dit ça. Pourquoi vous le posez comme tel ? Ce que je pense, c'est que, Renaud Delis, je vous ai lu, vous avez fait beaucoup d'ouvrages, vous aimez l'histoire. Le mot de gauche est un mot, historiquement, qui est marqué, notamment, par le lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Je suis lecteur, comme vous, Jaurès, lecteur de Léon Blum. Jaurès ne parle quasiment jamais du mot gauche. Il ne se réclame pas comme un homme de gauche. Et Léon Blum doit utiliser très peu, voire quasiment pas non plus, ce vocabulaire. Le Front Populaire, par exemple, en 1936, n'utilise pas le mot de gauche. D'accord ? Non, non.
Le cartel des gauches en 1924, qui existe, il rassemble toute une série de formations. Non, mais que ceux qui nous écoutent, qui, notamment... François Mitterrand,
qui est une des références essentielles de Jean-Luc Mélenchon, qui décide assez souvent, François Mitterrand, il s'est rendu clairement du mot gauche.
Alors, à partir des années 60-70, effectivement, le mot de gauche vient. Ce que je veux dire, c'est qu'on peut se réclamer de cette histoire, écoutez-moi, de cette longue histoire du combat pour l'émancipation, du socialisme, etc., sans nécessairement considérer que la dualité qui naît à partir des années 60-70 sur droite-gauche résume tout. On peut-être imaginer qu'en raison, notamment de l'exercice du pouvoir de ceux qui s'est réclamé de la gauche, il y a des mots usés pour continuer le combat. Ce que je veux dire, c'est que, quelque part, fondamentalement, ça existe encore pour des gens, le clivage droite-gauche en France, mais il y a aussi des gens pour lesquels ça n'existe plus.
Il y a des gens qui, de mon point de vue, sont des gens tout à fait d'accord avec le mot de gauche, mais si tu leur dis gauche, eux, ils pensent à François Hollande, au PS et à des expériences malheureuses.
Donc, le mot gauche est un mot usé pour reprendre votre expression ?
Pour beaucoup de gens. Et pour vous ? Comment on fait ? Pour moi, oui, aussi. Donc, comment on fait pour ne pas créer des mots obstacles, mais des mots de rassemblement ? Moi, je pense qu'il faut, aujourd'hui, bâtir une stratégie qui, notamment, considère que le problème que nous avons en France, en raison des institutions, c'est que le peuple est tenu à distance de l'essentiel des décisions. C'est que la Ve République infantilise le citoyen. Elle concentre, comme jamais aucun autre régime dans le monde, des pouvoirs sur le Président de la République. Nos institutions permettent à un pouvoir de gouverner, même s'il est minoritaire.
Tout le monde considère qu'Emmanuel Macron a gagné les élections européennes, mais je rappelle juste, même s'il fait un score important, que ça fait 10% des électeurs inscrits. D'accord. Donc, ça veut dire qu'il n'a pas d'allié. 10% des électeurs inscrits, 20% des exprimés, mais il va continuer à gouverner. D'accord ? Notre Ve République, en raison notamment de la présence de l'extrême droite, fait qu'un homme, Emmanuel Macron, qui fait 24% des voix au premier tour, 18% des inscrits, gagne par rejet de l'extrême droite. Très bien. Et je l'applique aussi à moi-même pour que ce soit clair, parce que parfois, on me le reproche. Je suis élu d'une circonscription, notamment en Seine-Saint-Denis.
Je fais 60% des voix au second tour. En vérité, je ne représente que 20% des électeurs inscrits. 80% des gens n'ont pas voté pour moi. Mais le système fonctionne. Ce n'est pas grave. On ne s'interroge pas pourquoi les gens n'ont pas voté. Donc, ce que je veux dire, c'est que moi, je propose de créer notamment le clivage autour de ceux qui veulent maintenir ces institutions et ceux qui veulent des nouveaux droits démocratifs. Et où sont vos alliés, alors ? Pardon ? Notamment les gens de gauche. Qu'est-ce que c'est la gauche, si c'est le combat pour la souveraineté ?
La gauche, elle naît notamment dans le débat de la Révolution française pour dire est-ce que le roi doit garder le droit de veto ou est-ce que c'est le peuple souverain ? Être de gauche, c'est être favorable à la souveraineté du peuple. Sinon, on n'est pas de gauche. Sinon, ça n'a pas de sens. Donc, ma stratégie, elle permet de regrouper les gens de gauche. Et il y en a. Moi, je suis un homme de gauche. Ce n'est pas le sujet.
Mais elle permet d'élargir aussi à des gens qui ne se latéralisent plus comme ça, parce qu'ils ne comprennent même pas ce que veut dire le mot ou du moins ils le trouvent suspect voire même des gens par ailleurs qui sont des dégoûtés de la vie civique qui trouvent que tout ça c'est pourri mais qui disent si vous nous proposez notamment de mener le combat pas pour vous faire élire vous à la place des autres mais pour un autre fonctionnement avec le droit de révoquer les élus avec la prise en compte du vote blanc avec de nouvelles institutions plus démocratiques peut-être qu'ils viendront avec nous. Je veux être concret. Les élections municipales... Très rapidement. Non mais on va...
Mais c'est ça le débat politique. Bien sûr. C'est le fond. C'est le fond. Parce que soit moi ma méthode elle permet et c'est la méthode qu'on a mis en place à l'occasion de l'élection présidentielle la force de Mélenchon c'est pas le charisme le verbe le grand torateur je sais pas quoi c'est la proposition de 6ème République c'est l'idée qu'il disait qu'il allait être le dernier président de la République sinon on prend les gens pour des imbéciles les gens n'ont pas été fascinés par un joueur de flûte il a dit des choses et je veux qu'on parle de ça avec mes amis.
On poursuit dans une minute avec vous Alexis Corbière député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis invité de France Info ce matin juste après l'info 8h41 David Doba
C'était un des détonateurs de la crise des Gilets jaunes l'Assemblée nationale vote un assouplissement des 80 km heure sur certaines routes secondaires la responsabilité incombe désormais aux départements et aux mairies la façade atlantique dans un premier temps puis le sud de la Bretagne la région parisienne et la Normandie la tempête Miguel arrive sur la France 8 départements sont en vigilance orange ce matin des vents de 110 à 120 km heure attendus procès hors normes aujourd'hui en Allemagne deux islamistes radicaux comparaissent pour avoir planifié un attentat à la bombe biologique le couple avait prêté allégeance au groupe état islamique de la ricine c'est une substance qui est 6000 fois plus puissante que le cyanure avait été retrouvée dans leur appartement et puis cette petite révolution dans le domaine de la recherche d'emploi puisque Google doit annoncer aujourd'hui le lancement d'un service qui permettra de trouver plus facilement les offres mises en ligne service gratuit qui existe d'ailleurs depuis deux ans aux Etats-Unis et qui vient d'être relancé en Allemagne et en Grande-Bretagne
France Info Alexis Corbière député de la France Insoumise notre invité ce matin sur France Info Renaud Deli
Alexis Corbière Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu'il allait prendre la parole après le 6 juin nous sommes le 7 qu'est-ce qu'il va dire ?
Franchement je sais pas non mais je veux dire j'ai discuté avec lui vous êtes le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon oui justement c'est pourquoi moi je m'exprime aujourd'hui je l'ai dit même j'évoquais ce que je demande dans la presse aujourd'hui je pense qu'aujourd'hui justement il aimerait avoir un peu de chance réfléchir évidemment je pense qu'il comprend bien il le sait il a dit que le résultat n'est pas ce qui était attendu après les conclusions qu'il en tire moi j'ai beaucoup discuté avec lui il y a des pistes etc voilà vous lui conseillez quoi ? de prendre du recul ?
non mais je veux dire franchement que lui déjà il fasse le point et qu'il avance sur c'est quoi dans le débat politique justement que nous venons d'avoir les pistes sur lesquelles il pense qu'on peut avancer que tout ça soit soumis d'ailleurs à discussion moi je pense pas que l'analyse un peu feignante qui consiste à dire le problème c'est Mélenchon il faut sortir la France du moment Mélenchon etc franchement c'est une illusion qui est un peu courte de mon point de vue il faut par contre une fois de plus réfléchir sur qu'est-ce qu'on fait à l'avenir à partir de qui est le mieux placé si je puis dire pour le faire Jean-Luc a été quand même une locomotive notre mouvement c'est lui qui l'a porté ne soyons pas à peur c'était il y a pas si longtemps en 2017 mais si on vous écoute bien il s'interroge aujourd'hui sur le rôle qu'il peut jouer Jean-Luc Mélenchon oui bien sûr il se pose des questions il a le droit il regarde en plus ce qui se passe il souhaite que le débat puisse avoir lieu tranquillement moi je vais dire une chose il y a la tentation d'envoyer tout balader mais ça vous lui demanderez non mais je veux dire ce serait pas correct de ma part dans la mesure où j'ai beaucoup discuté avec lui il réfléchit que je fasse un peu une espèce de truc où je révèle des éléments de sa réflexion franchement je veux dire un peu de respect y compris vis-à-vis de lui moi je veux dire une chose par contre moi j'appelle enfin du moins à ce qu'il y ait le débat de la manière la plus fraternelle qu'il soit tranquille apaisé franchement moi je suis un homme de passion je ne reproche à personne de mettre de la passion dans le débat mais il faut respecter tout le monde vous évoquiez notamment le personnage de Clémentine Autain qui est une amie moi et Clémentine le sait je discute sur le fond en la respectant tout à fait et ne donnez pas ne donnons pas une impression qu'il y a une confrontation un fracas
il faut respecter Jean-Luc Mélenchon ce que vous voulez dire dans ce débat oui par exemple sa personne est sacrée
un peu chez les insoumis bravo pour le jeu de mots non mais je veux dire on n'est pas obligé d'en faire le l'unique responsable et d'avoir une facilité qui consiste à dire comme le disent certains éditorialistes il faut qu'ils s'anaillent on ne sait pas pourquoi pour faire quoi pour faire quoi à la place j'en sais rien vous voyez ce que je veux dire on est dans un moment il est vrai que le résultat du 26 mai n'est pas à la hauteur de ce que nous souhaitions enfin ceci dit on fait quand même élire des gens pour la première fois on se présentait je pense qu'il y a beaucoup d'autres personnes qui auraient aimé avoir ce résultat et qu'on n'entend plus ou du moins qui ne sont pas la cible de toutes ces critiques et puis comme Jean-Luc comme moi comme nous tous on a l'ambition de faire un mouvement qui a vocation à prendre le pouvoir on s'interroge de comment on reprend la main si je puis dire dans ce moment et je le répète regardons ce qui se passe il y a un paysage politique totalement fracassé que je considère comme fragile qui impose une certaine stratégie pour entrer dans ce débat qui nous propose une dualité particulière mondialiste-progressiste comment on rentre dans ce débat c'est pourquoi je l'ai dit un peu à la serre tout à l'heure moi je propose justement d'avoir une autre manière de latéraliser la vie politique autour de la question du droit démocratique ou maintien de ces institutions qui tiennent le peuple à distance c'est une proposition stratégique on peut discuter d'autre chose
Juste pour en finir sur ce sujet là Alexis Corbière ça veut dire que et c'est légitime Jean-Luc Mélenchon n'est pas aujourd'hui automatiquement le candidat
de la France Insoumise en 2022 mais il ne l'a jamais été il ne le sera jamais ça ne marche pas comme ça un mouvement on n'est pas un fan club ce n'est pas ça le sujet on n'est pas des enfants qui attendent que papa vienne parler ou je ne sais pas quoi non mais ça n'a jamais été le cas ce n'est pas ça le sujet mais je demande tout le monde à s'interroger pourquoi ?
parce qu'on vient de loin on est parlé de l'art de gauche moi je viens de toute cette histoire de la gauche radicale de tout ça on a réussi en 2017 à faire un mouvement qui rassemblait différentes familles et qui nous apportait à près de 20% c'est pas mal on l'a fait avec ce fonctionnement actuel aujourd'hui des amis disent il faut s'interroger sur la suite peut-être qu'il faut s'organiser différemment pourquoi pas ?
mais on n'est pas obligé immédiatement d'utiliser Jean-Luc Lanchon comme le paratonnerre de tous les reproches même si évidemment comme tout le monde il porte sur son dos une certaine responsabilité mais mes amis à ceux qui m'écoutent bien sûr on va se réorganiser mais discutons du fond et ce n'est pas simple la situation on peut aussi avoir la modestie de dire personne n'a la vérité révélée je vous invite moi à lire ce que je propose aujourd'hui le journaliste de Libé me dit est-ce que vous acceptez le mot populiste ça fait le titre le populisme n'est pas un contenu c'est une stratégie politique c'est pas une manière de s'exprimer c'est pas un programme mais pourquoi pas cette latéralisation de la vie politique que je viens d'évoquer mais que mes amis aussi disent qu'est-ce qu'il faut faire à l'avenir et qu'à partir du moment on puisse décider
Alexis Corbière vous êtes sensible à la bonne santé des industries françaises le groupe Fiat Chrysler a fait une proposition de fusion au groupe Renault avant de la retirer le gouvernement français voulait prendre le temps de consulter notamment le partenaire de Renault qui est Nissan Gérald Darmanin le ministre chargé de l'action et des comptes publics était notre invité hier matin
Bruno Le Maire l'a très bien dit encore une fois il faut protéger les emplois industriels français si on ne l'avait pas fait si on ne l'avait pas fait et que dans quelques mois vous seriez tous aperçus qu'il y avait des restructurations et des emplois en moins en France vous auriez dit vous n'avez pas protégé les intérêts des français et des emplois français voilà la France elle défend les intérêts français
est-ce que le gouvernement a bien réagi dans cette affaire ou bien est-ce que c'est une erreur il fallait laisser du temps pour que cette fusion se fasse
je ne suis pas assez fin connaisseur des choses moi tel que le président Gérald Darmanin je suis d'accord c'est-à-dire d'abord la priorité c'est d'éviter que des fusions soient faites avec potentiellement la possibilité que nos sites industriels s'en aillent par exemple j'étais durant la campagne près du Mans il y a eu une usine la seule usine de papeterie de papier recyclé Arjo Wiggins qui est en train elle aussi d'être rachetée et qui va potentiellement partir alors c'est pas une grande entreprise comme Renault mais c'est quand même 700 emplois et s'il m'écoute je les soutiens on va les recevoir à l'Assemblée et là je pense que l'Assemblée nationale pardon le gouvernement devrait nationaliser pourquoi pas ce lieu je veux dire on a quand même envie de faire du papier recyclé encore en France et pas l'acheter à l'étranger bref il y a des tas d'exemples comme ça sur lesquels la puissance publique ne doit pas être nonchalante et plutôt interventionniste c'est du moins ce que je propose pour ne pas laisser partir nos emplois je veux dire le point de départ de nos problèmes vient du fait que beaucoup de nos concitoyens considèrent que quels que soient les gouvernements qui sont là ils laissent faire et les emplois s'en vont et ça crée une situation terrible
quand le gouvernement freine la fusion Fiat-Chrysler-Renaud au nom de la défense de l'emploi en France vous soutenez le gouvernement bah plutôt oui oui évidemment
moi je suis pour un protectionnisme solidaire vous l'avez suivi je suis pour une intervention politique quand il le faut je suis pour que la puissance publique régule les choses et qu'elle ne laisse pas une fois de plus des sites industriels des activités économiques partir à l'étranger uniquement pour des raisons de rentabilité même si cette fusion aurait pu donner naissance au troisième constructeur automobile mondial si le troisième constructeur automobile mondial comme vous dites il doit sa force au fait que les principaux sites de production sont délocalisés dans des pays où les salariés sont payés moins cher ont moins le droit de syndiquer etc je n'en veux pas je suis pour en plus relocaliser comment dirais-je l'économie notamment sur le territoire national il faut quand même voir de quelle manière notre pays a été désindustrialisé ces dernières années c'est un problème de fond
l'échec de cette fusion vient après celui d'Alstom Siemens il y a quelques mois est-ce que l'Europe et la France ne sont pas parfois un peu naïfs dans un contexte de guerre commerciale notamment avec les Etats-Unis ou la Chine dans leur incapacité à donner naissance à des mastodontes industriels qui pourraient résister à cette guerre commerciale vous vous dites c'est mieux d'être
tout seul et petit mais pas du tout non c'est pas le sujet on a fait des grandes réussites avec des partenariats on évoque souvent on n'y arrive plus aujourd'hui oui d'accord mais parce que souvent aussi ce qui est présenté comme on va faire en grand groupe c'est le fait que vous avez des groupes étrangers qui viennent piquer nos brevets racheter ce qu'il y a d'essentiel et qui assez rapidement débranche l'activité pour partir ailleurs c'est que souvent il y a peu de garanties dans ce qui est fait et aussi de notre part comment dirais-je on baisse les bras devant le fait que nous tenons à avoir sur des questions stratégiques notamment c'est un peu le cas à Alstom ou à Belfort qui sont des questions stratégiques il faut qu'on garde une industrie la capacité notamment de pouvoir produire sur le territoire national des choses qui nous serviraient on a beaucoup parlé d'écologie mais si on est convaincu de l'écologie de la transition écologique par exemple du fait qu'il faut nous on avait porté ça pendant la campagne présidentielle profiter de l'énergie maritime pour éventuellement être une alternative à la production d'écologie il faut les fabriquer ces turbines si on croit au fait qu'il faut relocaliser l'économie il faut qu'en France on garde la possibilité de les fabriquer et trop souvent là-dessus on a laissé partir les choses au nom de promesse avec des groupes privés qui évidemment venaient surtout pour faire du profit
on va parler d'écologie de votre projet en la matière Alexis Corbière député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis juste après l'info 9h10 David Daubat
France Corée du Sud c'est évidemment l'événement ce soir pour tous les fans de foot début de la coupe du monde féminine le coup d'envoi c'est à 21h depuis le Parc des Princes 54% des français estiment que les républicains risquent de disparaître c'est ce qui ressort du sondage au Doxa Densou Consulting pour France Info et le Figaro Xavier Bertrand François Baroin et Nicolas Sarkozy sont perçus comme les personnalités les plus à même de diriger le parti l'Assemblée poursuit l'examen du projet de loi mobilité les députés ont voté cette nuit l'assouplissement par les départements et les mairies des 80 km heure sur certaines routes secondaires le quart des pesticides utilisés aux Etats-Unis interdit en Europe résultat d'une étude publiée dans la revue environnementale Earth sur 374 principes actifs autorisés outre-Atlantique 72 sont interdits dans l'Union Européenne principalement des herbicides des insecticides et des fongicides depuis place aux demi-finales aujourd'hui à Roland-Garros en tout cas évidemment si la tempête Miguel le permet dans le tableau féminin Ashley Barty est opposée à Amanda Anissimova Johanna Conta affronte pour sa part la Tchèque Marketa Vondrusova mais le match de la journée se jouera entre Raphaël Nadal et Roger Federer 39ème confrontation entre les deux joueurs on n'oublie pas également Novak Djokovic contre Dominic Thiem
France Info Le député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière notre invité ce matin Renaud Delis
Vous rappelez Alexis Corbière que la France Insoumise avait de grandes ambitions depuis déjà plusieurs années en matière de transition écologique que vous en aviez fait un axe de votre programme et pourtant aux élections européennes on a vu que les électeurs ont préféré en quelque sorte l'original à la copie en votant pour les verts pourquoi est-ce que votre mutation en tout cas ne s'est pas avérée profitable sur le plan électoral pourquoi est-ce que les électeurs écologistes ne vous ont pas suivi ?
Déjà on ne porte pas des idées uniquement pour des raisons parce qu'on veut un retour de cash électoral Pour convaincre quand même Oui j'entends bien mais déjà si nous sommes écologistes ce n'était pas pour faire les poches à je ne sais trop qui c'est qu'aujourd'hui y compris quand comme moi on considère qu'on est critique vis-à-vis de ce système économique on voit bien que non seulement il épuise les hommes mais il épuise aussi la planète donc j'ai envie de dire que cela c'est intéressant parce qu'être écologique ça permet de se poser des questions sur notre propre modèle de production et la manière justement dont peut-être les gouvernants l'imposent contre la volonté des peuples donc ça veut dire que si vous
vous n'avez pas fait les poches comme vous dites mais comme vous voyez que Yannick Jadot a lui réussi un bon score ça vous satisfait de voir que finalement cette pousse écologiste elle se traduit aussi
par un vote Jadot Ce qu'il faut comprendre c'est que les victoires intellectuelles annoncent les victoires électorales ou du moins il faut mener des batailles idéologiques la bataille idéologique il faut la mener c'est bien qu'il y ait de plus en plus de gens qui prennent conscience de ça après je pense là vous évoquez Yannick Jadot mais même de la part du gouvernement qui se voulait très écologique je pense qu'il y a de l'esbrouf et de l'escroquerie écologique de la part de certaines personnes qui s'en réclament De la part de Yannick Jadot ?
Non mais là on parle de mouvements qui apportent ça Le problème de Yannick Jadot je pense que leur projet après est faible sur des questions sociales y compris pour capter une partie d'un électorat macroniste déçu il a fait une campagne qui selon moi était un peu macrono compatible on verra la suite y compris ce qui se passe au niveau européen si le groupe écologiste et notamment les Verts français comment ils se positionnent sur des possibles alliances avec les amis d'Emmanuel Macron
Vous pourriez travailler avec les écologistes ?
Sur des questions ponctuelles il le faut je veux dire on le fait déjà en plus le sujet n'est pas là mais comment dirais-je moi je pense que pendant la campagne européenne effectivement parmi les erreurs que nous avons fait c'est que nous n'avons pas suffisamment fait vivre notre identité clair politique qu'est-ce que nous disions clairement on n'est pas revenu là-dessus vous m'avez pas posé la question et je renvoie encore à cette interview de Libération parce que j'essaye quand même de ramener les choses c'est qu'on a dit beaucoup de choses beaucoup de sujets mais peut-être que finalement on n'a pas assez hiérarchisé ce que nous disions Vous avez surtout dit que vous vouliez faire de ce scrutin un référendum anti-Macron Vous avez été trop anti-macroniste ?
Non mais il faut l'être mais il faut malgré tout dans cette élection Il faut l'être modérément ?
Non mais il faut l'être à la hauteur de ce qu'il faut c'est-à-dire je ne suis pas d'accord avec Macron je ne vais pas le cacher ce n'est pas le sujet maintenant il faut comprendre comment l'élection elle fonctionnait y compris comment la mise en scène et la stratégie on a l'impression parfois quand on nous interroge qu'en face il n'y avait pas de stratégie le gouvernement Emmanuel Macron qui pour le coup est apparu comme un fin stratège a mis en place une stratégie populiste comprenez-le bien ce que je disais tout à l'heure d'une dualité de la scène politique en gros Madame Le Pen lui choisit ton camp entre les deux il n'y a rien d'accord c'est bon à partir de là la ligne que nous avions proposé de sanctionner Emmanuel Macron apparaissait dans le fracas du débat en potentialité d'être capté par une force qui était une force nationaliste c'est ce qui s'est produit oui mais beaucoup des nôtres pour le coup ne sont pas allés voter le problème que nous avons eu nous comme France Insoumise c'est que 55% de nos électeurs ne sont pas venus voter n'ont pas considéré que nous étions l'outil pour sanctionner Emmanuel Macron pour toute une série de raisons deuxièmement nous avons dit beaucoup de choses et peut-être que par moments les gens avaient du mal à entendre ce qui était le plus important et de quelle manière nous par ailleurs nous divisions nous aussi la scène politique en disant soit d'un côté vous avez telle position soit telle autre notamment la question de la souveraineté peut-être qu'on n'a pas assez fait entendre le fait que notre stratégie de plan B et pour montrer que nous n'étions pas pour accepter dans n'importe quelles conditions les conséquences des traités européens bref, il y a une accumulation de sujets vous voyez et pour le coup notre combat écologique a peut-être été remercié, félicité et puis les gens se sont dit il y a une force politique il y a une antériorité sur ce sujet mais même le score des écologistes attention il est fragile 13 et demi il est fragile vous savez ils sont déjà montés plus haut et ce qui caractérise la scène politique c'est cette grande fragilité et je veux dire on n'est plus on évoquait tout à l'heure les années 70 avec des partis qui peuvent dire je repenande ça nous-mêmes on vient de le dire d'une certaine façon donc il y a des cœurs à capter il y a d'abord et avant tout des millions de gens qui cherchent qui cherchent une solution et qui surtout sanctionnent on ne l'évoque pas pardon d'être long mais le fait que les deux grands partis qui durant la 5ème république ont dirigé le pays la droite et le parti socialiste sont en charpie donc c'est quand même un élément de fort je voudrais parler avec vous de la situation
dans les urgences Alexis Corbière plusieurs services poursuivent ce mouvement qui a nécessité sur réquisition du préfet réquisition du personnel hospitalier dans plusieurs régions notamment ici dans le jura témoignage de Marie qui est infirmière à Lonce-le-Saunier
il y avait les gendarmes les giraux on n'est pas des criminels en plus on aime notre travail tout de toute on ne fait pas ça dans des conditions pareilles si on ne l'aimait pas
faut-il réquisitionner le personnel
Alexis Corbière ?
non mais c'est une remise en cause du droit de grève c'est à dire que fondamentalement et avec le sourire il y a quand même vous même vous l'avez subi les journalistes des journalistes qui sont convoqués par la justice vous avez une utilisation la santé des patients est aussi en jeu pour quelle raison les gens sont mobilisés parce que l'hôpital public est en situation de grande tension de dégradation des conditions de travail l'accueil des patients est dégradé est indigne les gens qui se mettent en grève sont des gens qui ne le font pas particulièrement pour eux mais pour qu'on puisse avoir un hôpital de qualité il faut répondre à ça de quoi parlons-nous du fait que les gens disent mais nous on manque de personnel il y a eu des suppressions de personnel les hôpitaux manquent de moyens vous pensez que c'est les gendarmes et la police qui a la réponse moi je veux défendre l'hôpital écoutez on a fait le calcul le CICE vous savez c'est cette idée qu'il faut baisser les cotisations pour les entreprises ça pourrait créer le chiffre il vaut ce qu'il vaut mais 650 000 infirmières dans les hôpitaux ou 100 000 médecins d'accord donc il y a des choix politiques qui ont été faits de faire des réductions notamment dans l'hôpital public les personnels n'en peuvent plus les cas de burn-out n'ont jamais été aussi importants tous les gens qui prennent la parole quand vous leur donnez la parole et je vous en remercie sont des gens attachés à leur métier qui n'ont pas fait pour rien ils ne sont pas venus travailler dans un hôpital pour rien qui donnent leur vie qui s'usent la santé pour les patients et d'une certaine haute idée du service public si la réponse est de dire fermez-la et on vous envoie la police franchement c'est préoccupant c'est préoccupant et vous voyez bien il y a derrière ce projet libéral dur de la part du gouvernement une pratique autoritaire des choses qui est quand même préoccupante
merci à vous Alexis Corbière député la France Insoumise de Seine-Saint-Denis invité de France Info ce matin excellente journée à tous merci merci à tous
merci à tous
Alexis Corbière