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Podcast / conversationLa Tribune Événements· 24 juin 2024 26 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieNumérique

Conclusion avec Claude STURNI et Olivier LLUANSI | TLF Grand Est

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quels sont les profils des nouveaux créateurs d'entreprises industrielles en France ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui explique la 3e place du Grand Est dans le classement des régions françaises en attractivité industrielle ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer que le Grand Est soit 9e en Europe malgré sa 3e place en France ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Le Grand Est compte plus de 20 000 hectares de friches industrielles : comment les rééquiper et les relancer ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    La réindustrialisation doit-elle passer par la destruction créatrice ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    L'usine Holosolis à Sarreguemines prévoit 1500 emplois : risque-t-elle de perturber le marché local de l'emploi ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour et merci de nous suivre ce matin sur la la tribune et merci d'être présent sur ce plateau télé de la tribune à la SIG à Strasbourg nous avons maintenant deux intervenants sur cette table ronde sur ce débat Olivier luanzi bonjour vous êtes auteur d'un rapport sur la réindustrialisation de la France et auteur d'un livre sorti il y a un an qui s'appelle les néo industriels bonjour quels sont les profils des nouveaux créateurs d'entreprisees industrielles en parlera tout à l'heure est-ce qu'il y en a dans le Grand Est on verra ça aussi Claude Stur bonjour vous êtes vice-président de la région Grand Est chargé du développement économique de la région il y a 3 semaines monsieur monsieur Stur il y a 3 semaines lors du sommet chous France iwi a sorti un classement des régions de France en matière d'attractivité et de d'attractivité de grands projets industriels le Grand Est se classe 3e ce qui semble être une bonne surprise 3e derrière l'île de France et la région auverne ronalp qu'est-ce qui explique cette bonne performance en 2023 du Grand est alors effectivement 3e en France mais 9e en Europe et ça on mesure l'importance de la région quand on se dit on est juste après la Bavière et avant le bas de burtemberg et avant la Catalogne donc sur la carte de l'Europe on est assez fier de de figurer dans ce dans ce classement là alors qu'est-ce qui fait que ben on a un certain nombre de de de projets récents qui ont trouvé dans le grand est une localisation on aura l'occasion de d'en d'en parler mais j'en prendrai juste une c'est l'implantation à sargumine de l' Solis là on parle de 1500 emplois à terme on parle de 50 hectares qu'il a fallu trouver il a fallu mobiliser des moyens humains et et je pense que entre tous ces élémentsl on comprend qu'elle peut être la réussite de de de l'implantation d'entreprise étrangère mais on est très fier d'avoir su attirer des entreprises on est très fier aussi du développement des entreprises qu'on a déjà sur notre territoire parce que vous savez je suis également maire de Agno les entreprises étrangères dans ma ville dans mon territoire sont aussi des entreprises qui ont continué à se développer et et en terme de d'impact sur l'emploi en terme de volume d'investissement et bien c'est très important Olivier lanti c'est le c'est le bon prisme effectivement dzomer comme ça aller voir comment on se positionne en Europe vous qui qui avez été chargé par Bery d'une mission sur la réindustrialisation de regarder ce qui va se faire d'ici 2035 faut regarder oui ce qui se passe en France mais faut aussi dézoomer regarder un petit peu ce qui se passe chez nos voisins alors naturellement on est en économie hein donc la dimension pertinente c'est la dimension européenne euh un investisseur étranger qu' vienne des États-Unis ou ou de ou d'Asie visera le marché européen alors certains plus l'Ouest certains plus l'est mais c'est cette zone économique qui est en concurrence avec les grands continents puissances que je viens de cité donc la dimension européenne est naturellement la dimension pertinente on est dans le champ de l'économie cependant il y a toujours un cependant on a une spécificité en France c'est que nous avons beaucoup plus désindustrialisé que les autres pays européens nous avons dénigré l'industrie nous y avons nous avons créé des freins au développement de ces projets et notre première priorité que ce soit au niveau d'une région au niveau national c'est d'abord de remettre à l'endroit ce que 40 ans des industrialisation ont mis à l'envers et et c'est ça qui nous permettra je dirais de rejoindre le peleton européen dont nous sommes aujourd'hui détaché et pas par par une échappée à l'avant hein plutôt une échappée à l'arrière alors il y a il y a un certain nombre de sujets qui ont été évoqués à l'instant il y a naturellement le foncier qui est un sujet de plus en plus pressant je fais partie des gens qui sont convaincus queon peut et réindustrialiser et faire le zéro artificialisation nette ensemble mais peut-être pas avec les modalités qu'on a mis aujourd'hui dans les textes et ça crée une une contrainte alors contrainte pour certains et puis sans doute un atout pour cette région parce que elle est très riche en friche alors ça a été des moments de douleur parce que ces friches sont souvent d'anciennes friches industrielles donc de fermeture de plan de licenciement de familles détruites aussi euh mais il faut dépasser ce cap là et aujourd'hui ça devient ça devient un atout oui monsieur Stur en dans le grand test on a plus de 20000 hectares de friches industriell certaines sont exploitables d'autres le seront plus difficilement est-ce qu'elles sont bien situées et quelles sont les échéances pour les rééquiper et pour les relancer avec de nouvelles activités alors c'est c'est une question importante elle se traite à l'échelle du Grand Est elle se traite également au plus près dans les territoires en l'occurrence généralement c'est les intercommunalités qui sont en charge du foncier on a la chance d'avoir des friche oui parce qu'aujourd'hui ça devient une chance néanmoins il y a les friches qui sont bien situé bien desservies par des voies de communication avec selon le cas un accès à de l'énergie on voit bien que l'accès à de l'énergie décarbonée ou de l'accès en tout cas à à une énergie maîtrisée à coup maîtrisé c'est un point important euh et puis il y a d'autres friches qui sont peut-être effectivement plus difficiles à reconvertir et pour laquelle la région grandest réfléchit aussi à d'autres formes d'accompagnement peut-être que certaines de ces friches ont vocation plutôt aller vers une renaturation euh et puis euh et puis en compensation dans un contexte de zan je pense que c'est quel quelque chose qu'on qu'on examinera est-ce que vous réfléchissez à mettre en place un organisme pour gérer ses friches une sorte d'établissement public foncier alors il existe déjà des établissements publics fonciers donc on va pas en créer un de plus il se trouve que on en a un qui couvre une très grande partie de la région donc on travaille avec eux on a un autre qui couvre l'Alsace donc je pense qu'on est bien pourvu de ce côté-là par contre effectivement il faut peut-être qu'on les qu'on les attentif au pour les armes sur ce sujet spécifique des friches des friches industrielles Olivier demand si on entend parler des friches on entend parler des des réglementations qui posent qu'elle le veuille ou non quelques difficultés supplémentaires à cette fameuse réindustrialisation je vous ai beaucoup entendu parler de du rythme trouver le bon rythme pour réindustrialiser c'est quoi le le bon rythme c'est aller à quelle vitesse il y a l'intention il y a les arbitrage 2030 2035 et puis alors là vous me faites passer dans le champ plus de la macroéconomie hein on était sur le champ local on va y revenir je pense parce qu'il y a encore beaucoup de choses à dire eu on a dit beaucoup de choses sur la réindustrialisation moi ce qui me marque c'est que en fait pendant 30 ou 40 ans dans cette phase de désindustrialisation on a perdu le contact avec ce que c'était l'industrie ce que ça pouvait offrir et et donc on a été amené des fois à à dire des choses qui n'étaient pas fondées et donc on a c'est là dessus où où j'essaie d'intervenir on vient de finir un travail avec une vingtaine d'économistes et et de gens qui sont dans l'énergie dans le foncier et ce qu'on a dit c'est que même si on voulait être très ambitieux et ce serait super à l'horizon 2035 passer de 10 % de notre création de richesse à 12 % ce serait déjà un super résultat alors ça a fait grincer un peu des dents parce que il faut bien comprendre la moyenne européenne est à 15 % l'Allemagne est à 19 % l'Italie pays dit du Sud avec lequel on aime bien se comparer est à 16 % et donc dire waouh ce serait déjà super si en 10 ans on passait de 10 à 12 ça paraît pas être assez ambitieux et pourtant ça allait ça veut dire faire trois fois plus de création d'emploi industriel par an on est aujourd'hui de l'ordre avec tous les efforts qu'on fait hein fait par le gouvernement fait par France 2030 fait par les régions les élus aussi des intercommunalités on est à plus 20000 emplois industriel par an il faudrait passer à plus 60000 par an pendant 10 ans pour atteindre ça ça veut dire aussi avoir une balance commercial industriel équilibré aujourd'hui on a un déficit de 60 milliards d'euros si on arrive en 2035 à équilibrer ça on aura encore la facture de l'énergie hein même si on en consommera moins moi je trouve que c'est un superbe objectif collectif je vous ai poser cette question parce que je me demandais si effectivement dans ces dans ces ob objectif là la région Grand Est elle n'a pas finalement une longueur d'avance quand on s'aperçoit qu'elle a un territoire cert qui a été désindustrialisé mais qui se réindustrialise assez vite est-ce qu'elle a pas ce ce petit coup d'avance supplémentaire qui va lui permettre peut-être d'accélérer ou d'aller plus vite alors elle elle a indéiablement des atouts on en a parlé de d'un qui est la disponibilité du foncier il y en a une un deuxiè qui est très très important c'est une culture industrielle c'est-àdire que on voit bien aujourd'hui avec une de réouverture d'usine on commence à avoir des débats sur ce qu'on appelait l'acceptabilité de l'industrie et on a quelques cas où des projets industriels sont en panne voire même ont été abandonnés parce que ils ne sont pas acceptés par les populations environnantes c'est un phénomène nouveau alors à la fois c'est une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle une mauvaise nouvelle pour les projets considérés et puis une bonne nouvelle c'est que si on a ce type de problème et ben ça veut dire qu'on ouvre des usines et j'aimerais bien qu'on passe d'une du mot acceptabilité qui quand on va dans le la rousse c'est accepter quelque chose de tolérable c'est quand même un peu limite vers de la désirabilité je trouve fantastique l'histoire qui nous a été racontée juste dans le podcast qui précède mostache bike voilà avec moustache bike et Emmanuel antonau voilà ce sont ces histoires là ce sont ces entrepreneurs qui racontent des histoires de vie des histoires personnelles des histoires de territoire où ils mettent leur cœur leurs émotions leurs passions qui je crois nous feront reaimer l'industrie et et donc par rapport à la situation du du grand test oui il y a du foncier oui il y a une culture mais il y a aussi encore plein de choses à faire il y a une question de l'image de l'industrie ce que j'appelle les néoindustriel excusez-moi c'est néologisme un peu marketing mais typiquement des gens comme Emmanuel qui ont qui ont témoigné juste à l'instant et ben ces gens-là faut les mettre en avant parce que c'est ces gens-là qui nous donnent envie d'industrie et qui la rendent désirable on pourra aussi parler du financement ou d'autres sujets mais là il y a encore des choses à faire dans un terro qui est encore une fois très favorable parce que il y a cette culture industrielle monsieur luanzi est-ce que les principes chumpéterriens de la destruction créatrice s'appliquent dans le Grand Est à leurqualification des friches est-ce que tous les éléments de ces rouages et de ces cycles sont présents aujourd'hui alors il y a il y a plusieurs éléments moi je je on aime bien parler de chum Petter création destruction créat et cetera dans un certain sens parfois elle me fait peur regardez la décision que nous avons collectivement prise sur le véhicule électrique interdiction décommercialisation du véhicule thermique en 2035 je ne doute pas que c'est bon pour l'environnement on n rien planifié des conséquences sociales de ce type de transformation si c'est ça la destruction créatrice que nous souhaitons pour faire notre renaissance industrielle c'est-à-dire pour accompagner notre réindustrialisation vers des projets environnementaux qui qui font face au défis des limites de la planète là je dis oui sur l'intention mais attention sur la réalisation après si vous dites que se réengager après que l'industrie a été une meurtrissure dans ce territoire vers des productions industrielles de la création de valeur là j'applaudis des demains le le le grand est comme d'autres territoires français ont souffert d'une cicatrice incroyable par la désindustrialisation hein je dis souvent ça fait partie des régions où un emploi sur quatre a été détruit par la désindustrialisation pas un emploi industriel un emploi sur quatre sur la totalité des emplois c'està veut dire que imaginez vous êtes de coupes vous vous connaissez bien vous rentrer dans la vie active en 70 vous avez 40 ans de durée de vie il y a au moins un des quat statistiquement qui va perdre son emploi à cause de la désindustrialisation dans ces territoires là ça veut dire des familles qui partent en ville et cetera il faut dépasser ça et je pense qu'il y a plein de belles histoires à raconter et ça cette destruction créatrice là détruire cette image dénigrée de l'industrie pour reconstruire autre chose comme on vient de le voir avec moustache bike là j'applaudis alors on reconstruit comment ici en grand est Claude St sur quoi on se base c'est je sais qu'on parle beaucoup d'innovation mais il y a pas que l'innovation non et je voudrais rebourir sur ce que vous venez de dire parce que c'est vrai que dans le Grand Est on a gardé une culture industrielle la désir habilité il faut la développer dans un certain nombre de cas c'est vrai ça devient un sujet mais je pense que il faut absolument incarner l'industrie l'industrie qu'est-ce que c'est c'est peut-être un boulon mais le boulon il va servir à quoi ça peut être une pièce très technique mais qui peut permettre d'aller dans l'espace avec et on a fait une opération qu'on appelle pl dans l'industrie avec leimm pour essayer de de dire voilà euh et le dire en construisant l'histoire qui va avec c'est important pour les jeunes c'est important euh si on veut attirer des nouveaux talents vers ces entreprises moi je dis industrielles mais technologie et c'est ça qui fera le le la réindustrialisation on va pas ramener des produits euh qu'on a perdu il y a quelques années on va ramener d'autres produits on va inventer d'autres produits c'est aussi le travail de nos incubateurs c'est aussi le travail de nos pépinières pour permettre de d'ancrer chez nous de tels projets cl St parlons parlons un petit peu des Ressources Humaines vous avez parlé tout à l'heure du projet holosolice à sargemine usine de panneaux photovoltaïque qui prévoit d'embauchcher 1500 personnes est-ce que cette usine risque ne risque pas de mettre à plat le marché local de l'emploi sachant que juste en face de l'autre côté de l'autoroute il y a l'ex usine Smart qui est devenue grenadier qui qui a maintenu ses emplois et que dans ce bassin d'emploi de sargemine il y a plus tant de chômage que ça euh alors je serais prudent sur le sur le thème euh de de l'emploi ou du chômage euh de l'autre côté de la frontière et on sargemine c'est juste à côté de la frontière euh il y a eu des annonces malheureuses de de destruction d'emploi qui vont toucher les frontaliers euh on a la même chose d'ailleurs en Alsace du Nord donc on voit que des projets implantés de notre côté de la frontière dans le Grand Est c'est aussi des solutions pour des personnes qui auront perdu leur emploi quand elles allaient en SAR ou ou ou dans le bas de vtber donc et puis il y a évidemment aussi l'évolution de de du tissu économique chez nous euh je pense qu'à sargomine euh en même temps qu'on va avoir la montée en puissance progressive euh d'un projet comme holos Solis et bien il y aura d'autres évolutions du bassin d'emploi je suis je suis moins moins moins inquiet que que que vous et je le vis aussi dans mon bassin d'emploi où finalement des entreprises peuvent perdre des centaines d'emplois si on est en capacité de proposer d'autres choses ça ne se sent même pas j'ai la chance d'être sur un bassin d'emploi où on a un taux de chômage à 4 vir quelque chose et et pourtant on veut continuer à créer de l'emploi c'est pour faire face aux difficultés d'employeur actuel comment on fait justement pour continuer à créer de l'emploi on va dans quelle direction chaque territoire c'est choisi des des marottes si j'ose dire en tout cas des des grandes verticales alors il y a eu l'automobile évidemment qui est encore très présente mais aujourd'hui on passe à autre chose vous l'avez dit il va falloir inventer on invente quoi et on invente comment ici alors on on invente dans un premier temps je dirais on on inventera mais on essaie de capter chez nous des projets notamment dans la décarbonation on on veut implanter chez nous des projets qui permettent le recyclage le développement de nouvelles énergies c'est vrai que on était très présent on a plus de 100000 emplois dans le secteur automobile donc les questions de de tout le le volet mobilité y compris dans d'autres formes on a du rail on a du du du on a un cluster ferroviaire on a on va on va amener en fait progressivement des salariés à se former sur d'autres métiers ça c'est on va d'ailleurs passer lors de la prochaine séance plainiaire un un programme ambitieux concernant la filière automobile Olivier don oui je pense qu'il y a une quelque chose que vous avez indiqué en début de d'échange la réindustrialisation on l'a beaucoup vécu comme le monde des start-ups je la startup nation et C c'estàd beaucoup d'innovation de rupture alors c'est important c'est essentiel mais c'est quoi c'est c'est 30 % à aui mais encore une fois ce qu'on vient de de valider comme chiffre et puis y a une deuxième étude qui est sortie par BPI France c'est à peu près un/ers de notre potentiel de réindustrialisation les deux autres tiers c'est la densification du tissu industriel existant en fait il y a des projets qui restent dans les cartons dans les PMI dans les ETI des territoires il faut bien comprendre je veux dire après 40 ans où on a dit l'industrie c'est asbine vous êtes un chef d'entreprise industrielle qu'est-ce que vous faites là vous devriez déménager en Asie parce que c'est quand même le message collectif que nous avons porté auprès de ces gens-là ben ils sont un peu réservés pour reprendre des risques et puis c'est compliqué puis il y a les procédures et puis a les financements et pourtant il y a plein de projets donc le le premier gisement il ne faut pas négliger les innovations c'est pas mon propos il faut trouver le bon équilibre le juste équilibre entre les deux et ça à mon avis c'est un gisement qu'on a un peu pas délaissé mais qu'on n pas valorisé qu'on n'est pas allé activer au niveau de ce potentiel monsieur Stur récemment les deux grosses ETI alsaciennes Soprema et group Schmid ont annoncé des réinvestissements en Alsace qu'est-ce que vous avez fait pour les retenir est-ce qu'à un moment vous sentiez qu'ils avaient envie d'aller ailleurs alors d'abord elles sont en réussite ici elles n'ont pas spontanément envie d'aller ailleurs elle continue à à exister dans un marché le marché elle le connaissent et moi je connais beaucoup d'entreprises qui qui simplement se développent parce que elles sont bien là où elles sont ce sont toutes les deux des ETI qui sont très présentes à l'international qui ont déjà des usines à l'international mais qui réinvestissent en Alsace qui réinvestissent en alsas à cause de la place centrale que que peut représenter le le Grand Est en Europe mais aussi parce qu'elles connaissent le le vivier de de talent et elles savent qu'elles peuvent être attractives ici aller ailleurs ça veut dire créer une image ici elles ont cette image faut reconnaître que ce sont aussi des entreprises qui qui qui sont sont vertueuses par rapport à leur environnement et donc on on elles sont bien accompagnées ces entreprises euh elles sont et c'est c'est une un des points importants de notre stratégie en matière de développement économique c'est que chaque entreprise doit avoir un référent dans l'écosystème d'accompagnement en l'occurrence pour les deux que vous avez cité c'est l'agence de développement économique c'est laada qui couvre l'Alsace et et être en confiance et être accompagné sur la durée par quelqu'un de cet écosystème bien ça ne vous donne pas nécessairement envie d'aller voir ailleurs alors que on va tout faire évidemment pour vous proposer des solutions localement ça rejoint ce que vous venez de dire hein Olivier l investir aussi sur celles qui sont déjà là sur le ce patrimoine industriel qui est qui est présent c'est aussi comme ça qu'on va arriver à réindustrialiser et à faire venir je crois qu'il faut si mes chiffres sont bons recréer d'ici 2035 50000 emplois industriels aujourd'hui c'est ça le c'est ça l'idée en tout cas l'INT 60000 parents 60000 par an et peut-être un un dernier point on a parlé de foncier on a parlé de formation de désirabilité de l'industrie l'argent ça reste le nerf de la guerre et quelque chose qui me semble important à l'avenir c'est nous avons nous Français beaucoup d'épargne 6600 milliards d'euros d'épargne financière et je compte pas les maisons les appartements et cetera la partie immobilière il faudrait que 2 à 3 % de cette épargne s'oriente vers l'industrie pour qu'on finance notre réindustrialisation aujourd'hui c'est complètement paradoxal mais quelque part on préfère acheter des bons d'État américains pour 260 milliards de dollars qui finance l'inflation reduction Act c'est pour des projets industriels aux États-Unis au lieu de mettre la même somme qui nous suffirait pour faire notre réindustrialisation dans notre propre industrie les régions ont un rôle à jouer en créant des fonds régionaux moi j'ai envie de vous donner un Paris un objectif créer des fonds à la hauteur de 1 milliard d'euros pour votre région là vous répondrez au besoins de la réindustrialisation de votre territoire pas avec de l'argent public mais en collectant l'épargne des citoyens du Grand Est en faisant le pari que les les citoyens ont envie de réindustrialiser leur territoire c'est c'est ton temps c'est c'est tout à fait tentant il y a un certain nombre d'initiatives qui ont déjà été prises dans ce sensel mais on voit bien que la réindustrialisation c'est une piste pour le développement économique il y a des territoires qui sont des territoires d'industrie et puis il y a d'autres territoires dans lesquels on peut développer d'autres formes d'activité économique et dans notre stratégie en tout cas dans le contexte c'est bien que tout le territoire régional puisse être développé merci messieur d'avoir été avec nous pour merci conclure cette cette matinée d'échange et et essayer de d'envisager ensemble les les perspectives de développement pour cette région Grand Est c'est c'est la fin quasiment de de cette émission spéciale en direct ici à laass je vais donc demander à Tatiana de Franville directrice de de la tribune directrice générale de bien vouloir nous rejoindre [Musique] je vous cède ma place [Musique] Tatiana c'est une nouvelle étape de génération transformation transformons pardon la France qui se termine ici en région grandest il est temps pour moi de remercier évidemment les partenaires qui nous accompagnent pour réaliser cette tournée en premier chef la région Grand Est et la S qui nous accueille ici dans ce dans cette belle halle évidemment également BPI et business France et mars wingley qui ont permis l'organisation de ce magnifique plateau TV je remercie les rédactions Olivier mirget Raphaël Duchemin évidemment toute la rédaction de La Tribune Philippe Mabille les équipes événementielles et développement qui permettent l'organisation de ces événements et c'est l'occasion pour moi de vous donner rendez-vous dès cet après-midi vous le savez l'actualité est chaude en ce moment sur latribune.fr où se rencontre 3 millions d'acteurs économique et citoyens français chaque mois chaque dimanche avec la tribune dimanche puisque c'est le jour où on se rassemble autour de l'information politique économique culturelle et je vous donne maintenant rendez-vous pour les prochaines étapes de transformons la France en région aura et en région sud au mois de septembre prochain les 12 et 19 septembre à très bientôt avec les équipes de la tribune [Applaudissements] [Musique]