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Podcast / conversationyoutube.com· 4 janvier 2022 18 minComplaisantPortrait personnelÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleCulture, médias & sport

Interview Xavier Bertrand

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Tu as eu un vrai travail pendant 12 ans chez Swiss Life, raconte-nous.

  • 0:55OuverteRéponse partielle

    Combien de pourcentages d'hommes politiques ont vraiment travaillé comme toi ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Tu as été maire en 2010 directement.

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Il paraît que c'est toi qui a inventé le pari plage avec Saint-Quentin sur plage.

  • 3:10OuverteRéponse directe

    Parle-nous du club de basket et de Rudy Gobert.

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Et alors le club de foot favori, c'est lequel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « Entrepreneur, bon j'ai toujours été passionné par la politique mais l'idée c'était d'être indépendant par rapport à la politique et de savoir ce que c'était, un compte de résultats, un bilan, faire des fiches de paye parce que je pense que ça donne vraiment du recul et c'est hyper important. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « Et quand je suis élu j'ai l'idée de créer une plage parce que quand je suis arrivé à Saint-Quentin, j'avais 12-13 ans, à l'entrée de la ville c'était marqué Saint-Quentin, c'est Pastel sa plage. »
  • 2:25Invité politiqueFait
    « Et donc on crée 500 tonnes de sable, 800 tonnes de sable par la suite, des palmiers, une piscine et pour les enfants qui ne partent pas en vacances, clairement, des vacances tout près, des enfants qui le soir repartent dans les quartiers avec la serviette, le parasol, la glacière à 200 km de la mer. »
  • 2:48Invité politiqueChiffre
    « Et puis surtout à l'époque on est la première en Europe. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « Bertrand Delanoé nous écrit en disant écoutez on a vu ça, est-ce que vous pourriez nous renseigner ? »
  • 4:49Invité politiqueChiffre
    « On est la première région de France pour l'automobile. »
  • 5:12Invité politiqueChiffre
    « Oui, les batteries, c'est stratégique. Et nous sommes la région qui a obtenu la décision de 2 gigafactory, de construction de 2 gigafactory. »
  • 5:21Invité politiqueFait
    « Les batteries électriques, c'est l'avenir. »
  • 6:06Invité politiqueChiffre
    « Ersen-Yung, Business France, on est la région qui a attiré ces dernières années le plus d'implantations internationales dans le domaine industriel et logistique. »
  • 7:13Invité politiqueFait
    « Il faut clairement du financement. Il faut qu'il y ait des seuils qui empêchent de grandir. Et il faut aussi que les transmissions, les successions soient facilitées. Le pacte d'Utreil a apporté vraiment des progrès. »
  • 7:48Invité politiqueChiffre
    « On ne serait pas la 7ème puissance mondiale, on serait bien mieux que ça. »
  • 10:32Invité politiquePromesse
    « Une priorité, moi, c'est la baisse des impôts de production. »
  • 10:50Invité politiqueChiffre
    « Moi, je propose d'aller trois fois plus loin, une baisse de 33 milliards d'euros. »
  • 12:02Invité politiqueFait
    « On a beau tout proclamer, on a beau avoir voté des lois, les carrières ne sont pas les mêmes, les salaires ne sont pas les mêmes. »
  • 13:10Invité politiqueChiffre
    « Pour changer de catégorie sociale en France, six générations. Il n'y a que la Hongrie, c'est cette génération en Europe. »
  • 16:03Invité politiqueChiffre
    « 10% de la production de champagne en France se fait dans les Hauts-de-France. »

Temps de parole

  • Xavier Bertrand81 %
  • Présentateur14 %
  • ?4 %

≈ 29,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:21
Présentateur

et Xavier Bertrand. Bonsoir Xavier. Bonsoir Alain. Alors vous êtes en 1965 à Châlons-sur-Marne et donc tu as des diplômes, tu as une maîtrisse de droit après un BESS et ton premier job pendant 12 ans tu as eu un vrai travail. Tu étais dans l'assurance chez Swiss Life, raconte-nous.

0:35
Xavier Bertrand

Entrepreneur, bon j'ai toujours été passionné par la politique mais l'idée c'était d'être indépendant par rapport à la politique et de savoir ce que c'était, un compte de résultats, un bilan, faire des fiches de paye parce que je pense que ça donne vraiment du recul et c'est hyper important. C'était une super expérience, j'ai arrêté quand je suis devenu ministre mais j'ai retenu pas mal de choses.

0:55
Présentateur

Et il y

0:55
Locuteur

a

0:55
Présentateur

combien de pourcentages d'hommes politiques qui ont vraiment travaillé comme toi, qui ont vraiment eu des bois, qui savent ce que c'est, j'allais dire, la

1:01
Xavier Bertrand

vraie vie ? Bon pas détonne mais je ne

1:02
Locuteur

suis

1:02
Xavier Bertrand

pas le seul. Il y a Philippe Briand qui a eu une carrière parlementaire importante, la tête d'une entreprise avec des milliers de salariés.

1:10
Locuteur

Il

1:10
Xavier Bertrand

y a Hervé Novelli également. Non je ne

1:12
Locuteur

suis

1:12
Xavier Bertrand

pas le seul mais c'est vrai quand même que ça permet aussi de savoir de quoi on parle quand on parle entreprise.

1:17
Locuteur

Et

1:17
Xavier Bertrand

puis j'ai aussi appris des choses. Assureur, je ne faisais pas de contrat dans mon bureau, il fallait être sur le terrain. Et aujourd'hui je suis le moins possible dans un bureau. Un bureau pour un politique c'est un piège et un grand bureau c'est un grand piège.

1:29
Locuteur

La

1:29
Xavier Bertrand

vraie vie ce n

1:29
Locuteur

'est

1:29
Xavier Bertrand

pas là. Oui effectivement. Et d'être sur le terrain ça je pense que c'est l'une des choses que j'ai pu apprendre quand j'étais assureur.

1:34
Présentateur

Alors tu habites à Saint-Quentin dans l

1:36
Locuteur

'Aisne. Très belle ville ma ville. Tu as été maire

1:38
Présentateur

en 2010 directement.

1:40
Xavier Bertrand

C

1:40
Locuteur

'est

1:40
Xavier Bertrand

ça.

1:40
Présentateur

Il paraît que c'est toi qui a inventé le pari plage avec Saint-Quentin sur plage.

1:44
Xavier Bertrand

Non la plage, la plage de l'hôtel de ville. En 96 je suis adjoint chargé de la redynamisation et il y

1:49
Locuteur

a

1:49
Xavier Bertrand

une immense place de l'hôtel de ville juste devant la mairie qui est vide, qui est morte. Personne, pas d'activité, rien du tout. Et quand je suis élu j'ai l'idée de créer une plage parce que quand je suis arrivé à Saint-Quentin, j'avais 12-13 ans, à l'entrée de la ville c'était marqué Saint-Quentin, c'est Pastel sa plage. Mais Pastel, Maurice

2:06
Locuteur

Quentin de Latour,

2:07
Xavier Bertrand

Pasteliste du Roi.

2:08
Locuteur

C

2:09
Xavier Bertrand

'était assez facile de faire le lien. J

2:10
Locuteur

'ai

2:10
Xavier Bertrand

à mes parents, il y

2:11
Locuteur

a

2:11
Xavier Bertrand

une plage, il y

2:11
Locuteur

a

2:11
Xavier Bertrand

une plage, est-ce qu'on est près de la mer ? Je n'avais pas bien en tête la géographie. Et puis je vois la plage mais qui était un étang donc j'étais déçu. Mais je crois que

2:19
Locuteur

ça

2:20
Xavier Bertrand

m'avait marqué et le jour où je suis adjoint au mer, je pense que j'ai envie de reconstituer la plage que je n'avais pas vu à l'époque. Et donc on crée 500 tonnes de sable, 800 tonnes de sable par la suite, des palmiers, une piscine et pour les enfants qui ne partent pas en vacances, clairement, des vacances tout près, des enfants qui le soir repartent dans les quartiers avec la serviette, le parasol, la glacière à 200 km de la mer. Et puis surtout à l'époque on est la première en

2:47
Locuteur

Europe. On a

2:48
Xavier Bertrand

tous les médias, tous les médias, japonais, africains, américains, les médias nationaux,

2:54
Locuteur

en

2:54
Xavier Bertrand

disant mais c'est quoi cette idée ? Quel est le fou qui a eu cette idée ? Et bien cette idée elle a fait du chemin parce que quelques années après Bertrand Delanoé nous écrit en disant écoutez on a vu ça, est-ce que vous pourriez nous renseigner ? Évidemment que oui, si ça pouvait profiter à d'autres. Et c'était parti pour Paris-Plage. Mais l'idée est née à Saint-Quentin.

3:10
Présentateur

Alors le club de basket, parce qu'il parait qu'il

3:12
Locuteur

y

3:12
Présentateur

a une star du basket à Saint-Quentin, que tu as vu récemment d'ailleurs.

3:16
Locuteur

Rudy

3:16
Xavier Bertrand

Gobert, star de la NBA, star de la NBA, qui est en plus finaliste aux Jeux Olympiques avec l'équipe de basket. Il est de Saint-Quentin, c'est un gars du pays qui revient assez régulièrement, il y

3:30
Locuteur

a

3:30
Xavier Bertrand

sa famille. Et moi je suis administrateur de mon club de basket, il y a une idée c'est que...

3:34
Locuteur

Et actionnaire.

3:34
Xavier Bertrand

Je suis amoureux du basket depuis longtemps. Et actionnaire pourquoi ? On descend quelques années en National 1. Et là je vois les partenaires qui s'en tentaient de partir. Et donc symboliquement j'achète une action du club, je deviens administrateur qui est aussi un symbole de dire hé,

3:48
Locuteur

on

3:49
Xavier Bertrand

ne

3:49
Locuteur

s

3:49
Xavier Bertrand

'en va pas, on a besoin

3:50
Locuteur

de tout le monde,

3:51
Xavier Bertrand

on y va. On est remonté en probé. Et le sport procure des émotions phénoménales. Il y

3:57
Locuteur

a

3:57
Xavier Bertrand

une poussée d'adrénaline même quand on n'est pas sur un terrain. Et je sais que j'ai vraiment cette passion du sport et des sportifs. Alors je suis footeux. Oui.

4:05
Locuteur

Tu

4:05
Xavier Bertrand

as jeune foot ? Même si je n

4:06
Locuteur

'ai

4:06
Xavier Bertrand

pas un physique de grand sportif Alain.

4:08
Locuteur

Oui.

4:08
Xavier Bertrand

Oui. Le sourire en dis-donc, mais je joue au foot toutes les semaines, au foot-salle. Mais c'est vrai que le basket est une vraie passion aussi pour moi.

4:16
Présentateur

Et alors le club de foot favori, c'est lequel ?

4:18
Locuteur

Attention. Non, non, non. Certains disent Marseille et

4:21
Présentateur

ils peuvent devenir président de la République. J'aime bien Lens. Lens. J'aime bien Lens.

4:25
Locuteur

J'aime

4:25
Présentateur

bien Lens. Alors depuis 2015, donc tu es président de cette belle région Hauts-de-France. On parle d'économie au Wine Business Club. Le tissu économique, il est comment ? Est-ce qu'il

4:33
Locuteur

y a

4:33
Présentateur

un

4:33
Locuteur

dynamisme ? Très diversifié. Petites entreprises,

4:36
Xavier Bertrand

grandes entreprises, entreprises régionales Bonduelle, Rocket. C'est le siège du groupe Auchan, de la famille Mullien. Mais on est aussi champion dans le domaine notamment de l'automobile.

4:49
Locuteur

On

4:49
Xavier Bertrand

est la première région de France pour l'automobile.

4:52
Locuteur

Alors

4:52
Xavier Bertrand

tout le monde peut le dire, mais non, c'est vrai. On a

4:54
Locuteur

Peugeot,

4:55
Xavier Bertrand

PSA. On a,

4:56
Locuteur

c

4:57
Xavier Bertrand

'est l'Antis maintenant. On a Renault. Et on a également Toyota. Et puis on amenait même aussi des fabricants de voitures sur Renard, qui est notamment avec Seqma, qui fabrique des voitures. Donc on a une palette...

5:11
Locuteur

Les batteries,

5:11
Présentateur

c'est stratégique.

5:12
Xavier Bertrand

Oui, les batteries, c'est stratégique. Et nous sommes la région qui a obtenu la décision de 2 gigafactory, de construction de 2 gigafactory. Les batteries électriques, c'est l'avenir. Ça a coûté de l'argent à la région. J'ai décidé de mettre de l'argent sur la table pour avoir ces projets dans la région. Parce qu'on sait bien qu'il y aura de moins en moins de moteurs, diesel et essence, que l'avenir, c

5:31
Locuteur

'est

5:31
Xavier Bertrand

l'électrique. Et donc on aura oublié que j'aurais été président de région, qu'il

5:35
Locuteur

y

5:35
Xavier Bertrand

a encore du monde qui travaillera dans l'automobile, dans la région, grâce à ces choix-là. On est une région qui a à la fois une façade maritime importante,

5:43
Locuteur

l

5:43
Xavier Bertrand

'ouverture sur l'Europe.

5:44
Locuteur

Et

5:45
Xavier Bertrand

puis Brexit ou pas, pour les Britanniques, on est l'Europe, les Hauts-de-France, la plus proche d'eux. Bien sûr. Et l'ouverture sur la région la plus riche d'Europe, l'île de France, qui nous fait quand même un certain nombre d'atouts importants. Et pendant longtemps, on a parlé des difficultés de la région. Aujourd'hui,

5:59
Locuteur

on

5:59
Xavier Bertrand

est une région qui fait parler d'elle parce qu'on a des implantations. Ce n

6:03
Locuteur

'est

6:03
Xavier Bertrand

pas moi qui le dit. Ersen-Yung, Business France, on est la région qui a attiré ces dernières années le plus d'implantations internationales dans le domaine industriel et logistique. Et donc cette réussite-là, ce n

6:13
Locuteur

'est

6:13
Xavier Bertrand

pas la mienne.

6:15
Locuteur

C

6:15
Xavier Bertrand

'est les entrepreneurs qui créent les emplois,

6:17
Locuteur

ce

6:17
Xavier Bertrand

n

6:17
Locuteur

'est

6:17
Xavier Bertrand

pas les politiques. Mais on crée quand même l'écosystème favorables.

6:20
Locuteur

Oui, c'est ça,

6:20
Xavier Bertrand

favorables. Favorables. Et j'ai une mentalité que j'avais quand j'étais entrepreneur, une mentalité d'entrepreneur. Il me faut pour les habitants des résultats. Et les résultats, c'est de

6:29
Locuteur

l

6:29
Xavier Bertrand

'emploi.

6:30
Présentateur

Alors, on nous bassine presque avec ces Allemands et leurs fameuses ETI. Donc en France, on a 5 000 ETI qui sont dynamiques. Mais c'est vrai qu'on en manque, on regarde d'autres pays, dont eux, en Italie également. Pourquoi ? Comment est-ce qu'on fait pour pousser une PME à franchir ce cap des 50 millions d'euros en nombre de collaborateurs et après à grandir pour devenir un jour membre du CAC 40 ?

6:49
Xavier Bertrand

Parce que je pense que la culture française, elle est très axée sur les très grands groupes.

6:53
Locuteur

D

6:53
Xavier Bertrand

'ailleurs, on regarde, quand il y a des déplacements, des chefs d'État à

6:57
Locuteur

l

6:57
Xavier Bertrand

'étranger, c'est la signature en grande pompe, des contrats du siècle, avec tout le monde qui signe. Non. La vraie vocation, ce qui fait la richesse, le tissu, c'est PME et ETI. Or, pour que les entreprises grandissent, qu

7:10
Locuteur

'est

7:10
Xavier Bertrand

-ce qu'il faut ? Il faut clairement du financement. Il faut qu'il

7:13
Locuteur

y ait

7:13
Xavier Bertrand

des seuils qui empêchent de grandir. Et il faut aussi que les transmissions, les successions soient facilitées. Le pacte d'Utreil a apporté vraiment des progrès. Il faut aller plus loin encore pour permettre que tant que ça reste dans la famille, qu'est-ce qu'on a besoin de se prendre la tête avec des droits ? Ça, ce sont des exemples très concrets. Mais je suis intimement convaincu que l'esprit d'entreprise français,

7:35
Locuteur

il

7:36
Xavier Bertrand

peut encore se développer. Regarde.

7:38
Locuteur

Avec

7:38
Xavier Bertrand

les 35 heures.

7:40
Locuteur

La

7:40
Xavier Bertrand

bureaucratie que l'on a.

7:43
Locuteur

Et

7:43
Xavier Bertrand

la fiscalité que l'on a. Honnêtement,

7:46
Locuteur

t

7:46
Xavier Bertrand

'imagines si on desserrait ces trois freins à main ? On

7:48
Locuteur

ne serait

7:48
Xavier Bertrand

pas la 7ème puissance mondiale, on serait bien mieux que ça. Parce qu'avec tout ce que l'on a, on est quand même avec cette position-là.

7:56
Locuteur

Imaginons que

7:57
Xavier Bertrand

l'on desserre ce frein à

7:58
Locuteur

main.

7:58
Xavier Bertrand

Et la République des Territoires que je propose, elle a cette vocation-là, c'est-à-dire d'en finir avec le centralisme parisien,

8:05
Locuteur

et

8:05
Xavier Bertrand

que dans les territoires, on fasse confiance à un préfet plutôt qu'à un directeur de ministère,

8:11
Locuteur

aux

8:12
Xavier Bertrand

acteurs locaux. Moi, je continue à croire aux chambres de commerce, aux chambres de métier, aux chambres d'agriculture. Ces corps intermédiaires, ils ont leur importance. Et qu'on fasse confiance aux élus locaux. Paris s'occuperait de tout ce qui est régalien, sécurité, justice, reprise en main de l'immigration, lutte contre le terrorisme islamique, la diplomatie. Les grandes orientations, pour qu'il n'y ait pas de poids,

8:37
Locuteur

de

8:37
Xavier Bertrand

mesure sur l'éducation, sur la santé, mais pour le reste, tout ce qui concerne le quotidien,

8:41
Locuteur

mais bon sang, du local, du

8:43
Xavier Bertrand

local. Alors, tu vois, on a aujourd'hui Paris qui est la capitale. Mais essayons de comprendre que c'est le pays qui est la capitale.

8:50
Locuteur

Et

8:50
Xavier Bertrand

ça, je pense que ça ferait sacrément du bien aux Français.

8:53
Présentateur

Les réseaux, on en parle un peu parce que les autres, on va les appeler les Allemands, en chasse en meute, entre Allemands. Les Anglo-Saxons, on a bien vu, ça nous a coûté 56 milliards entre l'Australie et les États-Unis et l'Angleterre. Et nous, les Français, on a un peu de mal avec cette notion de patriotisme ou de préférence nationale. Pourquoi est-ce que les patrons

9:11
Locuteur

français ne travaillent pas en priorité avec les patrons français

9:13
Xavier Bertrand

? Patriotisme économique, c'est aussi tout simplement parce que c'est à la puissance publique, à l'État de montrer l'exemple. Aujourd'hui, les autres, qu'est-ce qu'ils font ? Ils défendent leurs intérêts en premier. L'Allemagne est très européenne,

9:24
Locuteur

elle

9:24
Xavier Bertrand

est très allemande surtout. L'Amérique, America first, ils pensent à eux en premier. Il est temps qu

9:29
Locuteur

'on

9:29
Xavier Bertrand

fasse la même chose. Et notamment sur tout ce qui est marché public, appel d'offres,

9:33
Locuteur

il faut

9:34
Xavier Bertrand

qu'on arrête de se faire des nœuds dans la tête.

9:36
Présentateur

Dans la région, par exemple, d'Haute-France, comment ça

9:38
Locuteur

marche ? Moi,

9:38
Xavier Bertrand

j'ai décidé qu'on en fasse une priorité 92%. En année normale, des marchés publics du Conseil Régional, c'est pour les entreprises de la région. Et on n'est pas à 100% parce que vraiment, parfois, il peut y avoir des différences, c'est rare, 8%, ou parce que je n

9:54
Locuteur

'ai

9:54
Xavier Bertrand

pas d'offres dans la région. Mais pour le reste, on a décidé de mettre le paquet. Ce qu'on fait dans la région, on peut le faire dans toute la France, mais sur les marchés publics, il faut que la commande publique permette de filer du boulot. Et puis surtout, qu'on réduise les délais. Qu'on réduise les délais et qu'on arrête parfois… Allez, sur des gros marchés, on arrive à des différences à l'unité d'un euro, tout ça, et on flingue toute une filière industrielle. On a eu des exemples par le passé. Moi, je souhaite que l'on donne de la liberté et de la latitude, notamment aux élus, encore une fois.

10:25
Présentateur

Alors, quand on écoute l'excellent Geoffroy Roux-Bézieux, on parle d'impôts, de taxation, ta vision des impôts sur les sociétés ?

10:32
Locuteur

Une

10:32
Xavier Bertrand

priorité, moi, c'est la baisse des impôts de production. Je l'assume. Je ne

10:35
Locuteur

vais

10:35
Xavier Bertrand

pas promettre tout à tout le monde. Ma priorité, c'est les impôts de production. Si on veut avoir à nouveau une industrie forte en France, et c'est possible, dans ces conditions-là, le gouvernement a fait une première étape, à peu près 10 milliards qui ne sera pas suivi d'effet. Moi, je propose d'aller trois fois plus loin, une baisse de 33 milliards d'euros,

10:55
Locuteur

ce

10:55
Xavier Bertrand

qui veut dire qu'on reviendra à la moyenne européenne. Mais si on fait la baisse des impôts de production, un, ça ne

11:00
Locuteur

va

11:00
Xavier Bertrand

pas nous coûter si cher que ça, parce que des entreprises qui viennent s'implanter,

11:04
Locuteur

ça

11:04
Xavier Bertrand

fait aussi des rentrées fiscales et de l'emploi. Deuxièmement, tout un écosystème sur la formation, sur l'emploi, apprentissage, école de production. Troisièmement, suramortissement, ça c'est important. Les États-Unis l'ont fait, c'est aussi l'une des recettes du succès. Et quatrième point, on va remplacer le parcours du combattant pour s'installer par un tapis rouge. Il paraît qu'en Belgique, c'est beaucoup plus simple que chez nous. Oui, mais ce n

11:27
Locuteur

'est

11:27
Xavier Bertrand

pas dû à leur accent, il y

11:28
Locuteur

a

11:28
Xavier Bertrand

la météo différente. Et dans les Hauts-de-France, on a mis en place un contrat d'implantation, c

11:33
Locuteur

'est

11:33
Xavier Bertrand

-à-dire qu

11:33
Locuteur

'on

11:33
Xavier Bertrand

sait s'engager par écrit, les collectivités locales et l'État, l'entrepreneur, en disant, voilà, à telle date, vous aurez toutes les formalités. Et j'ai imaginé ça parce qu'en Belgique, c'était beaucoup plus court.

11:45
Locuteur

La moitié ? C'était à peu

11:46
Xavier Bertrand

près la moitié. Et là, aujourd'hui, on a réussi à réduire ça. Et en termes d'attractivité, ça compte. Parce que le temps, c'est de l'argent. Et faire gagner du temps à un entrepreneur…

11:54
Locuteur

C

11:54
Xavier Bertrand

'est un choix, quoi.

11:55
Présentateur

Xavier, autre sujet qui tient à cœur. On parle des salaires et l'équité entre les femmes et les hommes. On a encore une problématique aujourd'hui ? Bien

12:02
Xavier Bertrand

sûr. On a beau tout proclamer, on a beau avoir voté des lois, les carrières ne sont pas les mêmes, les salaires ne

12:07
Locuteur

sont

12:07
Xavier Bertrand

pas les mêmes. Ça, c'est une injustice flagrante. Parce qu'on peut tourner ça dans tous les sens, même s'il

12:11
Locuteur

y a

12:11
Xavier Bertrand

des évolutions. Nombre de femmes, elles ont une deuxième carrière à la maison. Absolument. Elles ont une deuxième carrière à la maison. Donc, pour l'instant, je pense qu'il faut compenser, au moment de la retraite, le fait que les carrières et les salaires ne

12:24
Locuteur

sont

12:24
Xavier Bertrand

pas les mêmes. Mais surtout,

12:26
Locuteur

il

12:26
Xavier Bertrand

faut faire de ce chantier de l'égalité salariale, du fait qu'il n

12:31
Locuteur

'y

12:31
Xavier Bertrand

ait pas de plafond de verre. Regarde les filières scientifiques. Pourquoi il y

12:35
Locuteur

a

12:35
Xavier Bertrand

plus d'hommes ? Parce qu'il faut aussi montrer que ce sont des voies qui sont offertes à tout le monde. Bien sûr. Donc, il faut vraiment casser ces plafonds de verre. La société française,

12:43
Locuteur

la

12:43
Xavier Bertrand

France est un pays magnifique, mais la société française, elle est bloquée.

12:46
Locuteur

Il

12:46
Xavier Bertrand

y a trop de plafond de verre. Regarde, Alain.

12:50
Locuteur

Est

12:51
Xavier Bertrand

-ce que tu connais le prénom des arrières-grands-parents de tes arrières-grands-parents

12:55
Locuteur

?

12:56
Xavier Bertrand

Non. Six générations. Eh bien, tu vois, six générations,

13:00
Locuteur

c

13:01
Xavier Bertrand

'est ce qu'il faut pour que quelqu'un, une catégorie modeste,

13:05
Locuteur

accède aux

13:05
Xavier Bertrand

classes moyennes.

13:07
Locuteur

Pour

13:07
Xavier Bertrand

changer de catégorie sociale en France, six générations. Il n'y a que la Hongrie, c'est cette génération en Europe. Tout le monde fait mieux que nous. Et ça n

13:14
Locuteur

'a pas

13:14
Xavier Bertrand

été toujours comme ça.

13:16
Locuteur

Moi,

13:16
Xavier Bertrand

j'ai vu, ma famille, mon père est rentré, tout en bas de l'échelle à la banque,

13:20
Locuteur

il

13:20
Xavier Bertrand

lui fallait un boulot. Il lui fallait un boulot,

13:22
Locuteur

il

13:22
Xavier Bertrand

était jeune père de famille, c

13:23
Locuteur

'est

13:23
Xavier Bertrand

moi qui suis arrivé. Il fallait un boulot, il n'a pas fait d'études supérieures. Mais à la banque, en passant des examens professionnels, il a pu grimper, et c'est vrai que la vie s'est améliorée. Mais les oncles et les tantes n'ont pas fait de grandes études supérieures. Ils ont fait quelque chose qui s'appelait à l'époque les cours du soir.

13:40
Locuteur

Et

13:40
Xavier Bertrand

ils ont changé de catégorie professionnelle, de catégorie sociale. Or, aujourd'hui, c'est compliqué. Il y

13:46
Locuteur

a

13:46
Xavier Bertrand

l'entrepreneuriat, bien sûr, mais c'est compliqué pour beaucoup de Français. Et tant qu'on ne réussira pas à casser ces plafonds de verre, on aura une société qui est perçue comme injuste. C'est l'école, bien sûr, c'est la façon dont la formation professionnelle permet d'avoir un autre métier, c'est la valorisation des acquis de

14:04
Locuteur

l

14:04
Xavier Bertrand

'expérience. Il faut absolument relancer ça. C'est ce que je veux faire.

14:08
Présentateur

Il y a le travail aussi qui

14:09
Locuteur

est

14:09
Présentateur

important.

14:09
Locuteur

Parce

14:09
Présentateur

que mes grands-parents maternels, réfugiés espagnols, 39, la guerre est perdue, donnent naissance à trois enfants, ma mère prof de maths, sa soeur qui était prof d'ingénieur physique-chimie, et l'autre était médecin. Pourquoi ils y sont réussis ? Parce qu'il n

14:23
Locuteur

'y avait

14:23
Présentateur

pas le choix, parce qu'ils avaient envie de travailler. Cette autre façon, ils travaillent, il est au cœur également de ta problématique.

14:26
Xavier Bertrand

Et la transmission par les familles, bien évidemment, et puis aussi l'école, qui doit apprendre, lire, écrire, compter, les langues vivantes, bien sûr. Pense à l'anglais, mais pas seulement. Quand on est dans le Grand Est, ça peut être aussi l'allemand. Ou l

14:39
Locuteur

'espagnol, ensuite.

14:40
Xavier Bertrand

Et apprendre un métier.

14:44
Locuteur

C

14:44
Xavier Bertrand

'est vrai qu'il ne

14:45
Locuteur

s

14:45
Xavier Bertrand

'agit pas de dire qu

14:46
Locuteur

'on

14:46
Xavier Bertrand

va apprendre un métier dans l'école primaire, d'accord ? Collège, lycée, il faut amener vers un métier. Et de considérer aussi que la voie professionnelle, c'est une vraie réussite. Alors,

14:56
Locuteur

je

14:56
Xavier Bertrand

dis ça, tout le monde dit oui, mais tout le monde l'a dit. Non, il faut le faire, notamment l'enseignement professionnel. Les régions ont la compétence économique. Ce n

15:02
Locuteur

'est

15:02
Xavier Bertrand

pas normal qu'on n'ait vraiment pas notre mot à dire sur l'enseignement professionnel. Et pourquoi on fait ça ? Ce n

15:07
Locuteur

'est

15:07
Xavier Bertrand

pas pour récupérer une compétence, pour l'efficacité pour les jeunes. Bien sûr,

15:11
Présentateur

une finale. Pour terminer, on parle de vins de gastronomie, c'est le Wine Business Club. Côté gastronomie, après on terminera par le vin. Xavier,

15:18
Locuteur

tes

15:18
Présentateur

deux, trois bons souvenirs de restaurants, de copains qui t'attentent en préparant la cuisine, de plaisir gourmand.

15:24
Xavier Bertrand

Alors, les plaisirs, c'est des amis cuisiniers qui me font passer de l'autre côté. Ah oui. Qui me font passer de l'autre côté, ça c'est un plaisir. J'adore voir la confection des plats et de pouvoir goûter en cuisine avant que ce soit servi, ça c

15:36
Locuteur

'est

15:36
Xavier Bertrand

un besoin. Je fais la même chose à la maison. Je fais la même chose à la maison. C'est toi qui cuisine ? Non,

15:41
Locuteur

je

15:41
Xavier Bertrand

ne cuisine pas, je mange.

15:42
Locuteur

Moi,

15:42
Xavier Bertrand

ça se voit, je ne cuisine pas. Mais ça, c'est mon plaisir. L'apéro dans la cuisine, c'est un vrai bonheur avec des planches improvisées. Et j

15:50
Locuteur

'ai

15:50
Xavier Bertrand

un grand plaisir également, c'est de prendre le fromage avec l'apéritif. Ah ça, c'est un vrai bonheur de manger le fromage quand on a faim.

15:56
Locuteur

Oui, c'est ça.

15:59
Xavier Bertrand

Après, souvenirs de dégustation, j'ai des souvenirs formidaires.

16:01
Locuteur

D'abord en champagne,

16:02
Xavier Bertrand

parce qu'il faut quand même le savoir que dans ta région... 10% de la production de champagne en France se fait dans les Hauts-de-France.

16:07
Locuteur

Je

16:07
Xavier Bertrand

pense qu'il

16:07
Locuteur

y a beaucoup d'adhérents du plein qui ne le savaient

16:08
Présentateur

pas.

16:09
Xavier Bertrand

Et il est très bon. Et il est très bon. Je ne

16:11
Locuteur

veux

16:11
Xavier Bertrand

pas citer une marque en particulier. Il est très bon. Il est très bon. C'est bien évidemment dans des caves. Quand on va au vendange, au vendange, j'y suis allé encore là pour les vendanges dans le sud de l'Aisne. Et c'est le champagne en fin de matinée, un petit plaisir particulier avec des récoltants. C'est un bonheur. Et après, j

16:31
Locuteur

'ai

16:31
Xavier Bertrand

d'autres sujets. Il faut que je descende quand même. Souvenirs notamment de la famille Guigal. Guigal. Marcel, Philippe. Ampuis, Bernadette. Souvenirs de dégustation dans les caves. Souvenirs formidables. J'étais encore ministre en activité. Souvenirs vraiment remarquables. On avait goûté un certain nombre des vins. Je m'en souviens encore. Je m

16:51
Locuteur

'en

16:51
Xavier Bertrand

souviens encore.

16:52
Locuteur

Et

16:53
Xavier Bertrand

puis aussi dernièrement, c'était cet été, c'était encore chez mon ami Étienne Soutzoni, Clau-Colombou.

16:58
Locuteur

Ah oui, il est en chambre de région. Son

17:00
Xavier Bertrand

fils l'a rejoint. Et là, on a découvert des micro-cuvées qu'ils font directement dans le tonneau. On était dans la cave avec notre verre. Et là, c'est un bonheur

17:10
Locuteur

particulier. Le paradigme. C'est

17:11
Xavier Bertrand

un endroit magique. Les vins corse sont des vins remarquables, une diversité remarquable. Et les micro-cuvées permettent de renouveler en plus le plaisir et la curiosité du vin.

17:20
Présentateur

Que c'est bon de parler avec quelqu'un qui aime les bonnes choses, qui aime les plaisirs, la vie,

17:24
Locuteur

la modération également. C'est la France. C'est l'art de vivre à la française.

17:27
Xavier Bertrand

La gastronomie, la viticulture, tout ça, ça fait partie de la France. La France, c'est une culture. Ce sont des paysages, ce sont des traditions. Mais bon sang, la gastronomie et le vin en font partie. Et moi, j'aime aussi me retrouver avec vous, parmi vous, parce que vous continuez à être aussi des ambassadeurs de tout cela.

17:45
Présentateur

Merci beaucoup, David Bertrand. Merci, Xavier.

17:47
Locuteur

Alors,

17:47
Présentateur

la règle du jeu est simple. Si vous avez des questions à lui poser, vous envoyez un mail au secrétariat du club. L'adresse s'affiche actuellement. On enverra ça, Xavier. Et tu t'engages à répondre à chaque mail que tu recevras.

17:56
Xavier Bertrand

Je te connais

17:56
Locuteur

bien.

17:57
Xavier Bertrand

Il faut absolument que je réponde.

17:58
Locuteur

Et

17:58
Xavier Bertrand

par plaisir et par habitude,

18:00
Locuteur

j

18:01
Xavier Bertrand

'aime répondre. Quelles que soient les questions. Quelles que soient les questions. Salut, à bientôt.

18:04
Locuteur

Salut, à bientôt.