À Rive-de-Gier, six mois après son élection, Séverine Reynaud a priorisé l'économie et la sécurité dans sa ville
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous inquiétait ? Qu'avez-vous trouvé ?
- 1:23FerméeRéponse directe
Des ajustements immédiats, du coup ?
- 1:48FerméeRéponse directe
Vous avez décidé de facturer le périscolaire ?
- 2:34OuverteRéponse directe
La sécurité a-t-elle évolué en six mois ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous détricotez ce qui a été fait par la majorité d'avant ?
- 5:37FerméeRéponse directe
Vous avez trouvé un local pour les Restos du Cœur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« on a bien fait de le faire »
- 0:43Invité politiqueFait
« j'avais eu des alertes, notamment sur les charges de personnel qui augmentaient drastiquement »
- 0:47Invité politiqueFait
« la capacité d'autofinancement que je voyais diminuer, doucement, mais qui est diminuée toutefois »
- 1:00Invité politiqueFait
« on a eu problème d'émeute en 2023, inondation 2024 »
- 2:04Invité politiqueChiffre
« On est quasiment 80% moins cher que les communes voisines au niveau du périscolaire ou que les écoles privées »
- 2:54Invité politiqueChiffre
« On en a onze aujourd'hui, qui est en septembre. Le 1er septembre et un hier, le 15 »
- 3:04Invité politiqueFait
« sur cette année, j'aurais aimé en recruter quatre. Le budget ne me le permet pas »
- 3:21Invité politiqueFait
« on voudrait un ASVP de plus, aussi, puisqu'on en a trois »
- 4:50Invité politiquePromesse
« On a maintenu notamment les aides à la rénovation des commerces »
- 5:52Invité politiqueChiffre
« Il y a deux, trois choses qu'on doit changer. On a un petit budget de 8000 euros pour remettre des vitres qui ont été cassées, réparer un petit peu le portail d'entrée »
Temps de parole
- Invité politique74 %
- Présentateur18 %
- Présentateur 26 %
≈ 10,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le réveil 100% local, ici matin. Il est 8h moins le quart, vous qui découvrez ici Saint-Etienne-Loire à la télé ou à la radio, vous êtes toutes et tous les bienvenus. Tous les matins, à cette heure-ci, on a un invité, une invitée qui fait l'actu pour mieux la décrypter avec nous. Il y a 6 mois déjà, le premier tour des élections municipales rendait son verdict avec des maires directement élus. 6 mois plus tard, on fait le bilan et on est ce matin à Rive-de-Giets. Avec Séverine Reynaud, bonjour. Bonjour. Maire de Rive-de-Giets, effectivement, depuis le 15 mars dernier, j'ai envie de commencer par cette audite sur le budget que vous avez lancé dès que vous êtes arrivée à la mairie.
Qu'est-ce qui vous inquiétait ? Qu'est
-ce
que vous avez trouvé
? Alors,
on a bien fait de le faire. On était inquiets parce que j'avais eu, bon, j'étais dans l'opposition pendant 6 ans et j'avais eu des alertes, notamment sur les charges de personnel qui augmentaient drastiquement et la capacité d'autofinancement que je voyais diminuer, doucement, mais qui est diminuée toutefois. Et on a bien fait parce que vous savez qu'on a été inondé, on a eu problème d'émeute en 2023, inondation 2024. Donc, le budget était quand même assez maquillé, entre guillemets, par les indemnités de sinistre. Et donc, on a découvert, effectivement, que sans ces indemnités qui sont ponctuelles, qui sont des versements ponctuels, on était en épargne d'aide négative depuis 2025 déjà.
Et
vous savez qu'une collectivité ne doit pas être en épargne d'aide négative. Ça a nécessité
des ajustements immédiats, du coup ? Immédiats,
oui,
de suite. D
'ailleurs, l'équipe précédente travaillait dessus parce qu'on a travaillé avec les services avec lesquels ils travaillaient quand même. On a eu quelques infos. Donc, notamment au niveau du périscolaire qui était passé en charge de personnel de 500 000 euros en 2020 à 1, quasiment 100 sur 2026. Donc, il fallait faire des réajustements avec un périscolaire qui était quasi gratuit.
Vous avez décidé
de le facturer ? Voilà. On l'avait annoncé pendant la campagne. Bien sûr. Qu'on voulait...
Mais ça
avait beaucoup fait parler. Vous avez tenu parole
là-dessus ? Ça a
fait énormément parler. Oui, oui. Moi, je suis une femme d'engagement. Donc, on a été élue sur ce programme. On l'a mis en place. On a fait en sorte, par contre, que ce soit accessible à notre population. On est quasiment 80% moins cher que les communes voisines au niveau du périscolaire ou que les écoles privées. Donc, on a quand même tenu compte de la population. Mais on a réajusté, effectivement, et on a priorisé surtout les parents qui travaillent, les familles monoparentales et les cas particuliers. Parce qu'il
y
en a toujours. Il y
a
des fois des enfants qui sont mieux au périscolaire qu'à la maison.
L'une des problématiques également aussi que vous avez évoquées durant cette campagne, c'est la sécurité, comme partout. Il fallait qu
'il
y
ait
une rupture aussi après six années de gauche. C'est un dossier qui a évolué en six mois ou pas ? Oui.
Oui, oui.
Alors là, on a ce mois-ci l'arrivée, parce que vous savez qu'il
y a
le temps du recrutement. Dans la fonction publique, c'est un petit peu long. Moi qui viens du privé, ça me surprend chaque fois. Mais bon, donc on a deux policiers qui sont arrivés en plus,
ceux
qui ont renforcé l'équipe. Donc, on en a onze aujourd'hui, qui est en septembre. Le 1er septembre et un hier, le 15. On s
'arrête là
?
Il y en a d'autres ? Alors, sur cette année, j'aurais aimé en recruter quatre. Le budget ne me le permet pas. Donc, on va budgétiser des recrutements pour l'année prochaine. On ne sait pas encore le nombre. Je vais voir la capacité qu'on aura à recruter, mais ça fait partie de nos priorités. Notamment, on voudrait un ASVP de plus, aussi, puisqu'on en a trois. Et on a l'arrivée de deux motos trail. C'est quoi, des motos trail ? Alors, c'est des trail qui vont un peu partout.
Vous
savez qu'ils sont en capacité d'aller dans les petits chemins où nos superbes jeunes qui font des rodéos, on pourra les rattraper. Donc, voilà, on a pas mal de motos qui ont été saisies. Alors, je n
'ai
pas trop communiqué dessus. Je ne voulais pas mettre le feu aux poudres, mais on a quand même... Enfin, j'ai une équipe municipale et une chef de la police qui est extraordinaire. Ils ont fait un super travail. On a recruté, on a changé le profil des médiateurs. On a recruté à nouveau mes médiateurs qui font un travail autant au niveau des commerçants, parce qu'il
y a
de l'insécurité aussi au niveau des commerçants, des jeunes de la ville. Et ça commence déjà à se ressentir. Et puis, on a une petite surprise pour le mois d'octobre à la police nationale, mais je ne
vous
en dirai pas plus. Il faudra suivre l'actualité.
Ça n
'a
rien à voir avec un retour de la police nationale à Rive-de-G. Bon, vous verrez. Bon,
ben
écoutez,
rendez
-vous épris. Quand on arrive comme ça, qu'on a été dans l'opposition pendant six mois, la tentation est sans doute forte de détricoter... Six ans, pardon. Excusez-moi. Et ça fait six mois que vous êtes en poste. On a sans doute la tentation de détricoter ce qui a été fait par la majorité d'avant. Est-ce que c'est le cas automatiquement ? Ou finalement,
on
dit, quand même, il y
a
des choses qui ont été efficaces, quoi
?
Alors non, ce n
'est
pas comme ça que j'ai pris le mandat avec mon équipe. On a plutôt regardé ce que nous, on voulait faire. On avait des axes qui étaient très forts, notamment, on en vient d'en parler, la sécurité, aussi l'économique. Donc, il y
a
des choses qui avaient été mises en place, notamment au niveau économique. On a maintenu notamment les aides à la rénovation des commerces, etc. Donc, c'est des choses qui nous semblaient très positives, qu'on a gardées. Au contraire, on va les accompagner encore plus. Et la dynamique qu'on a lancée pendant la campagne, à travers les idées qu'on avait et le programme qu'on avait, s'avère payante, puisqu'on a des porteurs de projets de plus en plus qui nous contactent. J'ai des adjoints, des élus, parce qu'il
y a
des conseillers délégués aussi qui sont extraordinaires. Ils sont au boulot tous. C'est des abeilles dans la ruche, si je peux faire un clin d'œil au blason de la ville, qui travaillent beaucoup. Et donc, on a des porteurs de projets en matière de commerce, on a des porteurs de projets en matière d'entreprise. Donc, non, on a gardé certaines choses,
mais
il
y a
certaines choses qu'on ne pouvait pas garder. Et
en quelques mots, vous avez trouvé un local pour les Restos du Coeur aussi, à Rive de Gé, ça c'était crucial ?
Oui, alors c'était compliqué, parce que 600 mètres carrés, ce n
'est
pas facile à trouver, qu'il soit en plus idéalement gratuit.
Au rez-de-chaussée du centre social,
c'est ça ? On
a trouvé cet endroit, donc ils le visitent le 22 pour nous donner leur accord. Il y a deux, trois choses qu'on doit changer. On a un petit budget de 8000 euros pour remettre des vitres qui ont été cassées, réparer un petit peu le portail d'entrée. Et après, si ça leur convient, on débarrassera tout ce qu'on a stocké dedans. Et puis, ils pourront investir ça et être prêts pour février.
Pour cet hiver, donc plutôt pour février. Je
pense qu
'on leur donnera les clés à l'automne pour qu'ils puissent aménager, repeindre, faire à leur sauce et se mettre bien pour accueillir les gens.
Et
puis, après, ils déménageront comme ils le souhaitent. Mais à partir de février, en tout cas où ils étaient à la porte, ils auront un local.
Merci pour ce bilan des six premiers mois à Rive de Gé. Séverine Renaud, merci d'être venue jusqu'à nous ce matin.
Merci à vous. Il faudra
que je
revienne, j'ai encore plein de choses à dire. Avec
plaisir, vous avez encore cinq ans et demi pour revenir. Merci beaucoup.