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Podcast / conversationLegend (sur YouTube)· 8 juillet 2026 102 minComplaisantPortrait personnelÉconomie & entreprisesCulture, médias & sportInstitutions & électionsSolidarités & famille

BERNARD ARNAULT : CONFESSIONS INÉDITES DU PATRON DU LUXE MONDIAL (empire, drames, rumeurs…)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 81 %Attaque 9 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir accepté cette interview exceptionnelle ?

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Quelle est votre définition du luxe ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Vous êtes très produit, vous êtes un amoureux du produit. Pourquoi ?

  • 5:27OuverteRéponse directe

    Quel produit représente le mieux le luxe pour vous ?

  • 6:55OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a quelque chose de gratuit que vous considérez comme un luxe ?

  • 7:38OuverteRéponse directe

    Vous vous travaillez tout le temps, vous arrivez à prendre des vacances ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Fait
    « En 1984, vous rachetez le groupe Bousac qui est en faillite à ce moment-là. C'est un groupe qui va pas forcément très bien. On avait 12000 personnes, on s'était engagé, en regarder 10000. »
  • 0:12Chiffre
    « Le groupe qu'on a bâti à partir de là aujourd'hui 200000 personnes. »
  • 4:00Fait
    « nos métiers, les métiers du groupe sont des métiers artisanaux qui font qui fabriquent qui créent des produits de très haute qualité qui n'ont rien à voir avec ce côté frivol »
  • 4:43Fait
    « La réussite à long terme, c'est c'est le produit »
  • 6:55Fait
    « le luxe, je dirais en ce qui me concerne et qui est rattaché aussi pas mal à nos métiers et qui est gratuit, c'est le temps. »
  • 9:02Fait
    « je suis très impliqué effectivement dans les produits. Ça m'a toujours beaucoup plu depuis le début d'ailleurs de mes activités, la conception et le lien entre le succès d'un produit et sa conception. »
  • 10:30Fait
    « on a obtenu un résultat qui vous connaissez sûrement maintenant qui s'appelle le sac Lady Dior »
  • 12:40Fait
    « vos parents se sont rencontrés au travail à l'époque »
  • 14:05Fait
    « leur valeur principale c'était la loyauté, la confiance, le sens du devoir »
  • 16:58Fait
    « il avait toujours une grande attention à mon parcours scolaire. Il était très content de voir que je travaillais bien »
  • 18:26Fait
    « j'entendais passer le matin les chevaux qui emmenaient les matériaux sur le chantier »
  • 19:54Fait
    « mes enfants très vite euh je leur ai montré ce que c'était qu'une entreprise »
  • 20:35Fait
    « si vous voulez un jour participer à tout ça d'une manière ou d'une autre, euh vous avez vraiment la nécessité de faire de bonnes études »
  • 21:18Fait
    « je rentrais le soir à 18h pour lui faire faire des problèmes de math »
  • 23:29Fait
    « on apprend d'abord la rigueur intellectuelle »
  • 24:58Fait
    « il faut savoir compter »
  • 32:48Fait
    « le paramètre de choix malheureusement essentiel du client c'est le prix »
  • 33:30Fait
    « c'est pour ça qu'en 76, j'ai convaincu mon père de se séparer de la partie construction pour se concentrer sur la vente au public »
  • 34:10Fait
    « je suis jamais parti pour la politique. D'ailleurs, après, j'ai nouvé des relations tout à fait excellente avec le président Mitteran »
  • 34:54Fait
    « l'économie elle est dans le mur et là vous regardez toutes les tous les spécialistes économiques de l'époque vous confirmeront l'économie est dans le mur »
  • 44:48Fait
    « c'est probablement la plus belle opération immobilière que j'ai jamais faite »
  • 48:23Fait
    « l'erreur ce qui est écrit en général là-dessus, c'est monsieur Arnaud, il a commencé bien sûr mais c'est l'État qui l'a aidé »
  • 49:08Fait
    « elle était en faillite depuis elle avait été mis en faillite en 81 quand le président Mitéran est arrivé au pouvoir »
  • 49:52Chiffre
    « on a proposé nous de mettre 400 millions de francs d'argent. Moi, je ne les avais pas. Et donc j'ai mis 50 millions avec le groupe familial et j'ai des investisseurs qui m'ont suivi pour 400 millions »
  • 50:36Chiffre
    « on a demandé à l'État de nous faire un prêt. Ça fait à peu près 400 millions, ça fait à peu près 70 millions d'euros »
  • 59:08Fait
    « ils étaient propriétaires des parfums d'or et moi j'avais la couture. Donc ça m'intéressait aussi de voir s'il y avait pas un rapprochement possible avec la couture »
  • 59:53Fait
    « l'un des deux sur camier voulait annuler la fusion et vendre la partie vin spiritueux à nos partenaires anglais »
  • 1:00:38non_speechFait
    « on a toujours chez Viton un certain nombre de membres de la famille Viton qui eux sont restés »
  • 1:01:22non_speechFait
    « Ma mère joue un peu de piano, mon père jouait beaucoup de violon. »
  • 1:03:33non_speechFait
    « je jouais maladroitement mais quand même la sonate numéro 2 Chopin »
  • 1:05:41non_speechFait
    « J'ai eu cette idée depuis le début des années 90. »
  • 1:06:26non_speechFait
    « il y avait un bowling là-bas à l'endroit de la fondation »
  • 1:07:11non_speechFait
    « on a lancé le projet qui a mis d'ailleurs beaucoup de temps parce qu'il y a eu comme toujours en France beaucoup d'oppositions »
  • 1:07:55non_speechFait
    « Marcel Boussac avait son appartement sur la rue qui est juste en face à Neïi hein du jardin d'acclimatation. »
  • 1:08:40non_speechFait
    « on avait le jardin de notation à gérer et on le gère toujours à la satisfaction générale »
  • 1:09:22non_speechFait
    « j'ai commencé euh à l'époque euh de lancement de l'Internet à la fin des années 90 »
  • 1:10:07non_speechFait
    « on reçoit un message et ils nous disent "Ben, on vous envoie les actions qu'on a mais on a plus d'argent donc on vous les renvoie." »
  • 1:10:51non_speechChiffre
    « On avait pris une pourcentage au moment de la création de Netflix et on avait presque 20 %. »
  • 1:11:33non_speechChiffre
    « ça a été multiplié par 10. Encore par 10 quoi »
  • 1:12:18non_speechFait
    « il nous avait demandé euh si on pouvait lui donner quelques conseils au moment où il a lancé euh ses ventes en boutique. »
  • 1:13:45non_speechFait
    « c'est Henrier qui était quelqu'un d'une extraordinaire quand il vous parlait de la situation géopolitique »
  • 1:15:14non_speechFait
    « elle avait un grand sens esthétique. Elle aimait beaucoup notamment les bijoux »
  • 1:15:58non_speechFait
    « ce type de cancer, je vais pas rentrer dans les détails, mais aujourd'hui ne serait plus mortel »
  • 1:17:26non_speechChiffre
    « je joue 4 heures par semaine. »
  • 1:18:10non_speechFait
    « je suis ami avec lui hein. Je trouve que c'est un un homme sensationnel qui en dehors de son talent peut-être le meilleur joueur de tous les temps »
  • 1:18:53non_speechFait
    « j'ai commencé à m'intéresser au tableau en allant avec mes parents visiter les musées. »
  • 1:21:05non_speechFait
    « on a réussi à faire venir à deux reprise et c'était jamais arrivé des collections extraordinaires depuis la Russie. »
  • 1:22:30non_speechFait
    « on va l'avir à la fondation Louis Vitton donc pouvez vous dire ça à vos téléspectateurs à partir du mois d'octobre »
  • 1:23:14non_speechFait
    « la Formule 1, c'est un sport qui aujourd'hui évoque vraiment la performance »
  • 1:23:58non_speechFait
    « j'étais allé dans la préparation des voitures des voitures Red Bull hein avec Verstapen l'ex champion du monde »
  • 1:25:26non_speechFait
    « ils étaient en Ligue de et ils sont passés en Ligue 1. »
  • 1:26:07non_speechFait
    « mes fils me disent "On est le seul club cette année à avoir battu deux fois le PSG." »
  • 1:26:50non_speechFait
    « LVMH, c'est pas une entreprise normale. C'est pas une entreprise anonyme avec un conseil d'administration anonyme »
  • 1:28:18non_speechFait
    « on progresse chez LVMH par un système de méritocratie. »
  • 1:29:00non_speechFait
    « c'est d'augmenter la bureaucratie sans arrêt et de faire de la bureaucratie, des papiers, des rapports, des réglementations »
  • 1:29:44non_speechFait
    « LVMH l'ambassadeur de la France worldwide. »
  • 1:30:27non_speechFait
    « Vous êtes grand-père aujourd'hui ? »
  • 1:31:09non_speechChiffre
    « d'avoir créé euh je crois que c'est une des premières fois euh un leader mondial français qui est en outre la première capitalisation française »
  • 1:31:52non_speechFait
    « il faut être passionné et il faut avoir envie de travailler dans le domaine que vous voulez lancer »
  • 1:33:22non_speechChiffre
    « Facebook, il y en avait plusieurs dizaines qui faisaient la même chose »
  • 1:34:47non_speechFait
    « Ce que je pardonne pas dans le business, c'est le mensonge quoi »
  • 1:36:15non_speechFait
    « il était toujours d'accord. Non, c'est un vrai entrepreneur. »
  • 1:37:43non_speechFait
    « il faut se remettre en question permanente, en permanence. »
  • 1:38:27non_speechFait
    « il faut des moments de réflexion et est-ce que vous avez le temps de réfléchir »
  • 1:39:10non_speechFait
    « S'il faut une seule qualité, ça serait laquelle ? Je crois qu'il faut être persévérant. »
  • 1:39:55non_speechChiffre
    « créer et de bâtir ce qui est aujourd'hui la première entreprise française côté à la bourse de Paris »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Émission exceptionnelle

0:03
Non speech

[musique]

0:04
Locuteur

aujourd'hui puisque c'est la première fois que Bernard Arnaud, le patron de LVMH, le plus grand groupe de luxe du monde, va donner une interview longue sur son parcours, sur sa vie. Comment ça s'est passé le dîner avec Jacques Chirac, avec les Didi, avec la princesse ? Ce qui intéressait le plus le président Shirac, c'était la beauté de Diana et donc il avait presque plus d'eux pour elle. que pour les tableaux de Sésane. Voilà, en 1984, vous rachetez le groupe Bousac qui est en faillite à ce moment-là. C'est un groupe qui va pas forcément très bien. On avait 12000 personnes, on s'était engagé, en regarder 10000. Le groupe qu'on a bâti à partir de là aujourd'hui 200000 personnes.

À chaque fois, on voit Bernard Arnaud un jet privé par exemple. [musique] Ça ça vous a été beaucoup reproché aussi. Vous voulez même me suivre la trace ? Alors maintenant, j'ai réglé le problème. Il y a quelques années, j'ai vendu j'ai plus de privée. [rires] Non, je quand ça m'arrive de faire ça, je je loue un avion. Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Émission exceptionnelle aujourd'hui puisque c'est la première fois que Bernard Arnaud va donner une interview longue sur son parcours, sur sa vie. le patron de LVMH, le plus grand groupe de luxe du monde avec plus de 75 maisons à l'intérieur avec notamment Louis Vitton, Moeti, mais aussi Tiffany Enco.

Il y a des marques comme Dior, de très belles marques comme l'Oropiana aussi. On va lui poser toutes les questions. Il m'a autorisé à lui poser vraiment toutes les questions, non seulement sur son parcours, comprendre vraiment euh les piliers euh de sa vie et les pivots aussi, ce qui a permis vraiment de grandir et très vite d'ailleurs, vous allez voir euh la société familiale, comment il l'a reprise, comment il l'a fait exploser ensuite l'affaire Boussac, comment est-ce qu'il a pris contrôle ensuite de LVMH qui est aujourd'hui le plus grand groupe de luxe du monde.

Juste avant de commencer l'émission avec Bernard Arnaud, vous pouvez vous abonner en 30 secondes sur notre chaîne YouTube les amis, ça vous prend vraiment 2 secondes. Vous êtes entre 150000 et 200000 à vous abonner à Légende chaque mois de plus. Donc merci beaucoup pour ça. Hésitez pas à commenter l'émission puis à la liker. Puis en podcast audio, vous pouvez nous écouter et suivre les émissions sur Spotify, 10er, Apple Podcast et Amazon Podcast. En tout cas, quoi qu'il arrive, trois fois par semaine, merci beaucoup de faire de légende le premier podcast de France et c'est parti maintenant pour une émission exceptionnelle avec Bernard Arnaud sur les jambes.

Bonjour Bernard Arnaud sur les jambes.

2:30
Non speech

[musique]

2:32
Locuteur

Bienvenue monsieur Arnaud. Je vous reprends le le clap. Merci d'avoir accepté l'invitation. Je suis très heureux de vous recevoir. C'est un plaisir. Je sais que vous faites très très peu d'interviews sur les gens dont on reçoit des invités qui racontent leur parcours pour comprendre la flamme intérieure, pour comprendre aussi toutes vos étapes de vie. Pourquoi est-ce que vous avez accepté ? Je vous remercie encore mais c'est tellement rare. Bah parce que vous m'avez convaincu d'abord parce que j'ai regardé un certain nombre de vos podcasts que je trouve excellent. Merci beaucoup.

Et je pense que c'est une occasion intéressante de parler du groupe LVMH et de ce que j'ai fait de manière directe. Vous m'avez dit que je pouvais vous poser vraiment toutes les questions pour refaire le parcours. Quelle est votre définition du luxe à vous ? Alors, je vais peut-être vous étonner mais le luxe n'est pas un mot qui me plaît particulièrement. Ah bon ? parce que il est souvent associé de manière un peu péjorative à des aspects qui n'ont rien à voir avec notre activité. La frivolité, la superficialité, euh l'inutilité, euh le bling bling et cetera.

Alors que nos métiers, les métiers du groupe sont des métiers artisanaux qui font qui fabriquent qui créent des produits de très haute qualité qui n'ont rien à voir avec ce côté frivol hein que le luxe apporte quand on l'utilise. Alors néanmoins, l'ensemble de l'industrie des journalistes, l'ensemble des analystes financiers nous ont classé dans l'industrie du luxe. D'ailleurs, les deux mots sont imparfaits parce que d'abord, on pense pas que nous soyons une industrie, mais plutôt un ensemble d'artisans et de créateurs [raclement de gorge] qui fabriquont des produits en quantité limitée tout à fait exceptionnelle et de la plus haute qualité.

Donc rien à voir avec la frivolité, euh la superficialité et cetera. Alors, je vis quand même avec cette définition l'industrie du luxe, mais euh je n'y adhère pas complètement au niveau euh de la phraseéologie. Vous êtes très euh très produit. Vous êtes un amoureux du produit. Oui, mais il faut quand on dirige des métiers qui sont des métiers artisanaux avec de nombreuses personnalités créative, avec des artisans qui sont souvent de eux-mêmes presque des créateurs, je pense au à nos horlogés que vous connaissez. Ce sont vraiment des métiers où il faut être près du produit.

La réussite à long terme, c'est c'est le produit et en plus dans industrie du luxe, il faudrait regrouper le patrimoine français, le la vision de la France dans le monde. Vous voyez tout tout ça c'est un ensemble de choses très raffinées, de haute qualité qui n'est pas bien évoqué [raclement de gorge] avec la définition globale. Bon, c'est tout. Maintenant, elle était répandue partout donc on peut pas en changer. C'est c'est quoi le produit qui qui qui représente le mieux le luxe pour vous ? C'est c'est très difficile. Elle est cette question. Mais ça c'est très difficile parce que les produits des produits qui sont des produits représentant nos activités, il y en a énormément.

J'aurais dû apporter par exemple la montre qui a été fabriquée par Louis Vuitton et cette atelier la fabrique du temps à Genève que vous connaissez où on a fabriqué une montre avec un mécanisme extraordinaire [grognement] avec à l'intérieur un automate et sur le cadrant nous avons le portrait d'Instein. Et quand on tourne un peu le mécanisme, Einstein tire la langue. Voyez, ça c'est un produit exceptionnel. Voilà. Il y a l'œil qui bouge. Il y a pas quelque chose dans l'œil ? Oui oui oui. Il y a l'œil qui bouge aussi. Fait un petit clin d'œil. Enfin c'est vous savez cette photo où où il tire la langue. Voilà. Donc on arrive à la photo où il tire la langue. C'est extraordinaire.

Il y en a eu que deux modèles de fait. Ah là là. On a fait un reportage ça vous intéresse d'aller le voir avec Jean, votre fils qui qui gère aujourd'hui les montres dans le logerie. Louis Viton. Si vous allez voir et et les horlogés sont exceptionnels aussi, on les embrasse. Ça c'est un sommet de la précision de l'artisanat. C'est c'est je pense que la fabrique du temps, c'est probablement aujourd'hui l'atelier d'horlogerie le plus exceptionnel au monde. Est-ce qu'il y a quelque chose de gratuit que vous vous considérez comme un luxe ? Oui. Oui. Gratuit. Le luxe, je dirais en ce qui me concerne et qui est rattaché aussi pas mal à nos métiers et qui est gratuit, c'est le temps.

Alors, c'est gratuit d'une certaine façon, mais on en manque toujours. Et en ce qui me concerne en particulier, [rires] voilà, mais le temps c'est un paramètre fondamental parce que quand on fabrique des projets de très haute qualité, il faut les faire avec le temps. Il faut être patient. quelquefois on les refait et euh quand on est très occupé euh à diriger euh des marques comme celle-là euh avec des voyages incessants dans le monde entier, bon le temps est une euh donnée qui est difficile à à trouver et qui manque souvent. Voilà, même si elle est gratuite. Vous vous travaillez tout le temps, vous arrivez à à prendre des vacances, à vous reposer avec Oui, bien sûr. Oui. Oui.

Prends des vacances régulièrement. Non. C'est c'est indispensable de changer les idées, de penser à quelque chose d'autre pendant une période. Mais [raclement de gorge] je travaille mais je crois que je vous l'avais déjà évoqué quand on s'était vu avant avant l'émission. En même temps, je m'amuse voyez. Donc ça permet de travailler beaucoup sans souffrir. Oui. Vous aimez ce que vous faites ? C'est une passion l'entrepreneuriat ? Oui, c'est une passion. Oui, j'ai j'ai appris en en préparant l'émission que que est-ce que vous vous occupez aussi de l'artistique ? Est-ce que vous vous occuper du business ? Vous êtes extrêmement fort, vous avez vous avez le flair.

Est-ce que vous vous occupez aussi de l'artistique dans les maisons ? Je suis très impliqué effectivement dans les produits. Ça m'a toujours beaucoup plu depuis le début d'ailleurs de mes activités, la conception et le lien entre le succès d'un produit et sa conception. Alors, dans euh les marques de luxe, ce qui est évidemment euh au centre de la conception, c'est le travail des des créateurs, des artisans, mais euh il faut également euh réussir à ce que les produits euh qui ont été euh conçus [raclement de gorge] et un succès dans le monde entier. Voyez ?

et donc nécessairement les dirigeants des différentes marques et moi-même très régulièrement, je m'en occupe, je m'en occupe avec eux, on a des discussions et j'ai une certaine aptitude, je crois, à à voir ce qui va marcher. Voilà. Et donc je le fais régulièrement et souvent on arrive à à concevoir des des produits. Je peux vous donner des exemples ? Oui. Comme quoi comme produit par exemple ? les intéressés. [raclement de gorge] Par exemple, lorsqu'on a invité en 1995, la princesse de Gale a inauguré l'exposition Sésan au Grand Palais.

[grognement] Là, il dit à l'époque madame Chirac m'appelle en disant "Mais est-ce que euh [raclement de gorge] vous avez une idée de cadeau pour Lady d'Ana qu'on va recevoir et qui va venir prendre le thé avec vous à l'Élysée ?" Bon. Ça c'était 2 jours ou 3 jours avant. Et au même moment, on était en train chez Dior de lancer un nouveau produit avec son dirigeant Sné Toledano et c'est son créateur. Et donc on s'est dit mais au fond euh est-ce que ce produit qui était un sac en cuir matelassé avec l'emblématique cannage de Dior pourrait l'intéresser ? Et mon président de Dur à l'époque, Sydney, s'est occupé très vite de réunir tout ça.

Je suis allé avec lui, on a passé une demi-journée à travailler là-dessus et on a obtenu un résultat qui vous connaissez sûrement maintenant qui s'appelle le sac Lady Dior et qu'on a donné que madame Chirac a donné à la princesse et qui c'est ça lui a beaucoup plu et elle a acheté plusieurs modèles. Elle s'est promenée dans le monde entier avec ce sac qui est devenu une icône de la maison dur. Voilà. Comment ça s'est passé le dîner avec Jacques Chirac, avec la Didi, avec la princesse ? Comment ça s'est passé ? C pas c'était pas un dîner. Jacques Shirac est pas venu au dîner.

Jacques Chirac a inauguré l'exposition avec elle et avec moi le matin et pendant l'exposition tableau de Sésane était magnifique. J'ai bien vu que ce qui intéressait le plus le président Chirak, c'était la beauté de Dayana. Et donc il avait presque plus dieu pour elle que pour les tableaux de Sésane. Voilà. [rires] Et et donc et après on est allé prendre le thé à Lée. Juste avant que l'émission reprenne, je suis très heureux de vous annoncer la sortie du livre sur l'histoire de légende aux éditions Hor cadre.

Pour la première fois, je raconte non seulement mon parcours, mais surtout les coulisses de l'aventure légende, les voyages qui tournent mal, les doutes, les critiques, les attaques, mais aussi les rencontres extraordinaire qu'on a pu vivre et les moments les plus marquants qu'on a jamais pu raconter ici à l'antenne. Alors toutes les informations pour commander le livre sont dans la description de la vidéo et du podcast audio. Vous êtes né à à Roubé, je vais refaire votre parcours si vous voulez bien. On va on va commencer pour comprendre vraiment étape par étape, comme vous voulez. Euh le 5 mars 1949 à Roubé, votre papa était ingénieur et dirigeait Ferré Savinel, donc entreprise de de BTP.

Euh votre maman était la fille du créateur de Ferray Savinel pour comprendre comment ça fonctionnait. Euh vos parents se sont rencontrés au travail à l'époque. Hm hm. Quelle valeur ils vous ont appris ? Comment vous avez été éduqué ? Sur quelle valeur ? Bah, on avait des valeurs familiales euh très intenses, hein. D'abord, il régnait dans la famille. un amour entre les enfants, les parents, les grands-parents. Euh formidable, hein. Euh ils étaient euh, comme vous l'avez indiqué euh dirigeant de l'entreprise dans laquelle près de laquelle mes parents habitaient.

[raclement de gorge] Et euh ils avaient donc un sens de l'effort, un sens du travail qu'ils avaient euh inculqué [raclement de gorge] à leurs enfants, à leurs petits-enfants, euh donc en partie à ma personne et euh ils étaient très exigeants. Leur valeur principale c'était la loyauté, la confiance, le sens du devoir. Ma grand-mère était très catholique et on était dans une ambiance vraiment familiale et d'une chaleur extraordinaire [grognement] avec beaucoup d'amour beaucoup d'amour réciproque hein. Moi, j'adorais mes grands-parents, par exemple. Alors, vous avez racheté la maison de votre grand-mère ? Non, je n'ai jamais vendu, hein. Mais je l'ai refaite, hein.

Je l'ai refaite parce que cette maison qui faisait partie du site de l'entreprise familiale est une maison qui avait été squattée, que moi j'étais parti, qu'il y avait plus personne, que l'entreprise s'était déplacée. Et donc quand j'ai vu ça, j'ai décidé de la rénover comme elle était à l'époque. Avec les meubles de l'époque, j'ai remeté une bonne partie des meubles. Oui. Oui, parce que lorsque ma grand-mère a disparu, les meubles ont été répartis dans la famille et bon, je demander à certains membres de la famille, à mes cousines, à certains de mes oncles et tantes, si je pouvais récupérer les meubles, j'ai essayé de la remeubler comme elle était à l'époque.

Bah, il faut dire que j'ai vécu 20 ans dans cette maison. En plus, les bureaux étaient toujours là. Donc, j'ai j'ai aussi rénové les bureaux et et ces bureaux, j'en ai fait à [raclement de gorge] la fois un centre pour la formation de des ingénieurs de l'EDC et un centre pour Live qui est l'institut pour le retour à l'activité que j'ai monté enfin que que j'ai financé qui est dirigé par madame Macron. Vous y retournez parfois dans cette maison ? Oui, j'essaie d'y retourner au moins une fois par an. Absolument. Oui. Et et c'est toujours très émouvant. D'ailleurs, je je l'ai fait visiter aussi à la première dame actuelle et c'est tout à fait tout à fait touchant.

Moi ça me rappelle beaucoup de souvenirs. C'est là que j'ai préparé le concours de Polytechnique. C'est là que j'ai passé mon enfance voilàin avec bon enfin je vais pas vous raconter tout ça mais non non mais on va on va y revenir si vous voulez bien dans 2 minutes sur sur Polytechnique. J'ai j'ai j'ai entendu quelque chose, c'est que vous aviez mis un bulletin scolaire dans le cercueil de votre grand-père. Oui. H Je sais pas si c'était vrai ou pas. Mon grand-père et ses réciproques m'adoraient hein. Mon grand-père c'est le premier qui m'a emmené visiter des chantiers de construction parce que mon grand-père était personnage extraordinaire.

il a monté cette entreprise après avoir euh été militaire pendant les deux guerres, hein, et avoir eu un parcours, une médaille militaire, enfin un très très parcours exceptionnel pendant ses batailles. Il a monté cette entreprise et [raclement de gorge] il l'a dirigé. Je je me rappelle, voyez, quand je et et j'ai habité chez eux, chez lui d'abord et ensuite quand il a disparu en 1959 chez ma grand-mère pendant 20 ans. Je pourrais vous dire pourquoi si ça vous intéresse mais je sais pas si ça va intéresser vos spectateurs. Enfin bon, on va voir. Non, on est là pour comprendre le parcours. On va on peut aller on peut aller où on veut. On vous suit. D'accord.

Donc ce moment hein, c'est au moment de son décès. Il est mort le 26 juin 1959 et euh il avait toujours une grande attention à mon parcours scolaire. Il était très content de voir que je travaillais bien et euh j'avais donc reçu mes notes qui étaient bonnes et je je les ai mises dans son dans son cercueil. Et mon grand-père, je l'ai il m'a beaucoup appris quand j'allais avec lui sur les chantiers, voir les chefs de chantier, voir les les ouvriers. C'était c'était quand même pour moi très très intéressant. À partir de l'âge de 5 6 ans, il m'a emmené dans sa voiture avec son chauffeur parce que à l'époque, même s'il avait pas des moyens importants, il avait pas son permis de conduire.

toujours un chauffeur. Il était toujours devant avec le chauffeur. Et je me rappellerai toujours quand je dormais dans cette maison, voyez, pour vous dire d'où on vient, j'entendais passer le matin les chevaux qui emmenaient les matériaux sur le chantier, hein, parce que il y avait des camions, mais il y avait encore des chevaux, des gros chevaux de trait. C'est c'est votre maman qui vous a donné le goût du travail, votre grand-père, c'est un mélange de de tout ça pour comprendre d'où ça vient. Vous dites c'était une valeur familiale. C'était mon grand-père et mon père c'était des entrepreneurs. Il faisait marcher, développer mon grand-père parti de zéro.

Mon père qui était un ingénieur de centrale a repris l'entreprise à la suite et ils ont été vraiment très impliqués dans tous les détails avec comme dans toutes les petites entreprises des hauts et des bas hein.

Quand mon grand-père est mort en 59, nous allions toujours en vacances à l'époque auprès de la mer du Nord, pas très loin et mon père n'est pas parti hein, parce que comme mon grand-père était mort, les banques commençaient à dire "Attention, faire attention, est-ce qu'on va pouvoir continuer à financer les travaux de les crédits et cetera, vous voyez ?" Donc euh bon, par la suite, ça m'est jamais arrivé mais quand même euh c'est assez ça ça reste donc euh et [grognement][raclement de gorge] et ils m'ont donné le goût de travailler de dans l'entreprise. Je peux vous poser une question plus personnelle ?

Euh quand on a une une grande fortune, comment est-ce qu'on donne le goût du travail à ces enfants ? Parce que vous avez des enfants qui sont brillants pass vous vous on va revenir après mais vous avancez de 50 ans. Là vous vous l'avez eu vous comment vous l'avez transmis à vos enfants ? Bah euh à une échelle différente euh c'était la même ambiance hein parce que mes enfants très vite euh je leur ai montré ce que c'était qu'une entreprise, je leur ai parlé de la façon dont je dirigeais l'entreprise. Ils ont suivi tous les parcours euh d'investissement [raclement de gorge] euh de création, d'implantation dans le monde entier que que j'ai réalisé.

Ça les a tout de suite intéressé et je leur ai dit également, si vous voulez un jour participer à tout ça d'une manière ou d'une autre, euh vous avez vraiment la nécessité de faire de bonnes études parce que sinon euh euh c'est pas possible. D'autant que nous avons des relations euh dans ce milieu-là où on voit les enfants quand les parents ont une certaine fortune dépenser, acheter des grosses voitures, passer leur soirée dans des soirées et d'autres choses encore. Donc voilà, c'est comme ça que j'ai réussi, je pense à elle les motivé et en plus ils étaient tous de façon diverse assez doué dans ce qui dans ce qu'ils entreprenaient au niveau des études.

Ben, j'allais vous demander est-ce qu'ils étaient bons à l'école ou pas ou qu'est-ce qui se passe si les notes étaient pas bonnes ? Bah, je j'essayais de m'en occuper et j'ai un fils par exemple quand il passait son baccalauréat pour lequel je rentrais le soir à 18h pour lui faire faire des problèmes de math. Oui. Oui. Parce qu'il était pas assez fort en math pour l'aider à monter. pas il était très bon en lettre hein puisque il a présenté le concours général en math est un peu plus difficile. que on dit pas son prénom alors.

Non non non non mais il est très bon mais voilà et il a eu besoin de cet électrochoc pour se mettre vraiment travailler eu son bac facilement ça mais je je je faisais problème de math. Il y en a un autre avec lequel j'avais un peu plus de mal à suivre parce qu'il était très bon en math. Ah c'était le contraire. C'était vous qui aviez du mal à suivre. Oui moi j'ai j'étais très bon en math aussi. Enfin j'étais bon en math voilà. Mais euh lui euh d'abord c'était nombreuses années après moi. Donc les math avaient évolué et euh je l'ai accompagné quelquefois euh dans les et une fois il m'a demandé d'aller écouter un oral dans un concours euh Normal Sup.

Il avait déjà été je savais qu'il était grand ami Silbalix et il m'a dit il vient donc écouter mon mon oral de Normal Sup. Donc je suis allé hein et euh j'ai écouté, je me suis mis dans le fond de la salle parce que j'étais déjà un peu connu pour pas me faire repérer. Et donc j'ai vu un énoncé écrit par le prof sur le tableau. Bon et ensuite mon fils, je vous donner pas le prénom non plus, c'est pas la peine, [grognement] restait sec pendant 30 minutes. Je me rappelle encore du sujet. C'était sujet sur les équations différentielles pas si ça vous dit quelque chose mais enfin bon c'est assez complexe et donc euh je me dis ça y est il est cuit ça va jamais marcher.

Et après une demi-heure il remplit le tableau et euh je crois qu'il a eu 18 ouis il est rentré dans enfin il était reçu dans les premiers dans mal suivre. Après j'ai dû le convaincre c'était mieux si vous voulez rentrer dans les affaires d'aller à Polytechnique. Et vous avez fait Polytechnique vous réussissez le concours en 1969. Oui, à l'époque, vous allez être diplômé en 1971. On connaît le prestige de l'école. Qu'est-ce qu'on y fait à Polytechnique ? Qu'est-ce qu'on apprend là-bas concrètement ? Et bien à Polytechnique, à mon avis, le plus important euh en tout cas ce que j'ai ressenti comme le plus important, on apprend d'abord la rigueur intellectuelle.

D'ailleurs dans la période de préparation aussi, quand on prépare des épreuves scientifiques, c'est quand même euh très rigoureux. Et ensuite, on apprend à résoudre des problèmes difficiles et à les simplifier. Voilà. Et ça c'est ce qui m'a le plus servi parce que dans la vie des affaires, on est souvent confronté à des problèmes difficiles et je crois avoir réussi à simplifier et à donner envie aux gens qui travaillent avec moi quand ils voi un problème complexe euh au lieu de passer beaucoup de temps à se torturer les ménages pour examiner les difficultés et de les simplifier.

Et souvent ça marche bien et d'ailleurs Polytechnique euh j'avais un professeur euh de mathématiques absolument génial. C'est des souvenirs encore Oui. qui s'appelle Laurent Schwarz qui était le premier français à avoir la médaille fil de mathématiques et qui la médaille fil qui est l'équivalent pour les mathématiques du prix Nobel. En 1950, il a eu ça et il faisait des cours absolument magistraux qui étaient d'une clarté. Pourtant dans des domaines, il est très connu pour la Oui. Oui. la théorie des distributions. Et bien, c'est quelque chose de très compliqué mais il simplifiait tout ça.

Et quand vous écoutiez son cours dans l'amphi à l'époque était montagne Saint-Jeun Viève, vous compreniez tout de suite c'est c'était quelqu'un de d'exceptionnel. Il y a des profs qui savent faire passer quelque chose de compliqué. On avait on avait on avait une particularité commune, c'est que nous sommes nés pas la même année mais le même jour avec votre prof de de l'époque de avec Laurence CFT le 5 mars. Oui. C'est pas pour ça que j'ai en talon mathématique. Bah est-ce que est-ce qu'il faut être quand on est entrepreneur, est-ce qu'il faut être bon en math quand même ? Faut savoir compter hein. Il faut savoir compter.

Oui, il s'agit pas de résoudre des équations les plus complexes ni [raclement de gorge] de d'être capable de faire des problèmes de mathématiques, mais il faut savoir compter. Vous savez que vous êtes une interview plus difficile que les autres parce qu'il y a très peu d'infos sur vous. Ah oui ? Bah [grognement] pourquoi de donner des informations ? [rires] C'est vrai. C'est surtout c'est quand même assez vieux. Est-ce que vous avez encore des amis entrepreneurs de l'époque polytechnique ? Est-ce que vous êtes fait des des copains qui sont encore aujourd'hui ? J'ai encore Oui oui j'ai encore des amis de Polytechnique. Absolument.

Oui oui il y en a qui ont très bien réussi d'ailleurs notamment le major d'entré qui a été président de la compagnie générale de géophysique hein. Mais si vous voulez moi je continue. [rires] Dans cela, il y en a beaucoup qui ont pris du recul par rapport à la à l'activité opérationnelle. C'est c'est ils sont partis à la retraite d'une certaine façon. Enfin ils sont conseillers. [grognement] Oui oui sont plus le président opérationnel d'une grosse affaire. Vous êtes parti après vous êtes vous avez été donc diplômé de de votre papa était diplômé de central Paris aussi. Central c'est ça. Il était à la tête de l'entreprise.

Donc Fer Savunel, on en parlait tout à l'heure entreprise dans dans le dans le BTP. Dès votre sortie d'école, vous avez 22 ans en 71. Vous rejoignez l'entreprise familiale. Pourquoi est-ce que vous repartez là-bas au lieu de partir ailleurs à Paris ? Est-ce qu'il y a une raison ? pense que vous aviez envie de reprendre le flambeau parce que j'ai toujours eu envie de diriger une entreprise et de pouvoir aider mon père dans dans son affaire et j'ai été considéré d'ailleurs comme par mes amis de Polytechnique. Toi tu comprends vraiment rien hein ? Quand on sort de Polytechnique, il faut aller travailler pour l'État au ministère, il faut être chef de cabinet je sais pas quoi.

Enfin bon ça m'intéressait pas. Ça vous a jamais traversé l'esprit ? Non non et et non moi j'ai j'étais toujours j'étais toujours intéressé par diriger une entreprise. Ça c'est Oui. Même avant de rentrer dans une école d'ingénieur c'est ça m'a toujours intéressé et je donnais déjà des idées à mon père à mon grand-père. Je m'en rappelle encore même quand j'avais 10 ans. C'est drôle. Oui oui oui. [rires] On donne quoi comme conseil à 10 ans à son père qui a une société ? Je conseil, ça l'énervait d'ailleurs, je lui disais "Mais enfin, regarde ce chantier là, il est fait par un concurrent. Comment ça se fait ? Comment ils ont fait pour te passer devant ?

Tu devrais regarder un peu les les appels d' Ça se fait ?" Oui, voilà, j'ai dit ça. Oui, oui. J'ai j'avais la motivation et puis j'allais voir les les atelier, j'allais voir le le chef mécanicien avec qui j'avais sympathisé pour travailler sur les appareils qui étaient utilisés sur les chantiers et cetera. J'allais aussi, bon, il y avait un endroit au départ, après il y avait des camions, au départ, il y avait des chevaux, après il y avait des camions et j'étais [grognement] très amusé et très intéressé avec des grands camions. C'était des camions qui s'appelaient Berliers à l'époque.

Je sais pas si ça se fait encore ces camions là, mais ça m'a ça m'a m'a beaucoup ça m'a tout de suite plu, quoi. Je je me voyais pas faire autre chose. C'est là vous avez appris la la culture du produit d'aller euh vérifier les détails de parce que je sais que vous êtes beaucoup dans les détails, il faut l'être. Oui, ça c'est après c'est quand je suis rentré dans le métier après Polytechnique. Parce que quand on en a parlé tous les deux, vous disiez le produit le produit c'est le plus important. Le marketing tout ça c'est bien mais c'est surtout la qualité du produit.

Vous savez, j'ai fait un jour une conférence au chez Louis Vittuon avec le dirigeant de l'époque qui était un peu embêté après parce que ils m'ont demandé, il y avait tous les tout le service marketing, les jeunes et cetera et j'ai dit surtout dans une entreprise comme la vôtre comme Vuton, il faut pas faire de marketing. Pas faire de marketing, vous devez créer et c'est vos produits qui doivent s'imposer, hein. et faire des études de marché pour savoir quel est le produit qu'il faut faire avec tel pays, telle couche de clientèle et cetera. Ça c'est pour le mass market, c'est pour les produits qu'on voit dans les supermarchés.

d'accord si si on se met à vendre des se produit dans un supermarché, mais euh pour les produits de grande qualité euh de [raclement de gorge] des produits artisanaux et qui sont d'un esthétisme euh tout à fait original, c'est le client qui doit euh suivre que qu'il faut essayer de presque de former à utiliser le produit, hein. pas avec une étude de marché que vous allez trouver le nouveau les dior c'est c'est pas vrai. C'est le produit le produit le produit il faut voilà vous allez toujours visiter toutes les usines de de LVMH est-ce que vous allez vous déplacer dans les boutiques Oui, je fais le tour régulièrement.

Oui, là je viens de faire le tour du monde hein pour visiter j'ai fait le tour ou Oui. En partant euh vers l'est. H Vous êtes allé vers l'Asie ? J'ai Oui oui, j'ai je suis allé à Oui oui à Hong Kong Pékin à Séou à Tokyo et j'ai fini à Los Angeles pour le défil dur. Et qu'est-ce que vous regardez quand vous voyez les vitrines ? C'est c'est vraiment le détail. On nimagine pas ce que vous faites quand vous arrivez devant une boutique. Faut pas exagérer mais je [grognement] je veux pas avoir l'air prétentieux mais je je vois bien ce qui est nécessaire peut-être d'améliorer.

Voyez et je dis souvent au [rires] à certains directeurs de boutique notamment à Paris, vous allez m'engager comme directeur du visual merchandising. H parce que je je passe [raclement de gorge] et puis on modifie des choses ensemble et je repasse la semaine d'après. Il me dit "Monsieur, c'est vrai, ça marche beaucoup mieux depuis qu'on a fait ces changements et ça ça me fait plaisir." C'est c'est quelque chose que vous avez depuis le début ? C'est bah j'ai toujours eu même quand je travaillais au départ avec mon père dans la construction, hein. Estce que vous allez peut-être me demander mais pourquoi vous avez fait bifurquer l'entreprise ? qui vient dans trois trois questions.

Mais allons-y, vous avez changé, vous avez fait bif. En fait, je vais juste rappeler les dates parce que c'est c'est impressionnant. En 74, vous rentrez en tant que directeur de la construction, enfin, vous devenez directeur de la construction, directeur général en 77 à 27 ans. Vous reprenez entièrement la société en 78, donc vous avez tout juste 29 ans. Comment on fait pour progresser si vite ? Mais ça ça a pas été euh quelque chose euh qui a été programmé, ça s'est fait euh sur le terrain, hein. Et en 76 euh [grognement] j'ai j'ai dit à mon père au bout de quelques années, écoute, euh on a deux activités.

On a une activité de construction euh pour laquelle on construit pour euh des clients euh sociétés de promotion immobilière qui font des immeubles, euh usine pour des à l'époque c'était encore des des grandes unités textiles. On avait fait je crois les bureaux les l'usine de Boussac, une des usines de Boussac. On a fait une usine pour Prouveau pour la lignère de Roubet et cetera. Mais je lui ai dit écoute le paramètre de choix malheureusement essentiel du client c'est le prix. Ça c'est pas intéressant parce que on est obligé pour arriver au prix qui est demandé ou que un concurrent peut-être qui a mal fait ses calcul abouti de de faire des économies sur les la qualité et ce pas bien.

En revanche c'est beaucoup plus intéressant pour un métier comme le nôtre de vendre directement au public à des clients à qui euh que l'on peut convaincre par la qualité, la beauté du produit, la beauté des plans et la beauté d'endroit où on construit. Et donc c'est pour ça qu'en 76, j'ai convaincu mon père de se séparer de la partie construction pour se concentrer sur la vente au public. Voilà. Et donc ça s'est appelé Ferinel. Et ça s'est appelé Ferinel. On a contracté. Ça s'est appelé Ferinel. Voilà. [grognement] Après vous allez partir aux États-Unis. Alors il y a eu plein d'articles aussi à l'époque. Vous partez en 80. Vous m'avez dit que je pouvais vous poser toutes les questions.

Je vous je reprends vraiment étape par étape. C à l'époque où François Mitteran élu président de la République en 1981. Il y a eu des articles comme quoi vous étiez en train de fuir les socialistes. C'est à cause de la politique que vous partiez. Non, pas du tout hein. Je suis jamais parti pour la politique. D'ailleurs, après, j'ai nouvé des relations tout à fait excellente avec le président Mitteran. Non, je je suis parti parce que l'économie elle est dans le mur et là vous regardez toutes les tous les spécialistes économiques de l'époque vous confirmeront l'économie est dans le mur hein.

On avait pris des mesures tout à fait conforme d'ailleurs au programme qui a permis président militaire d'être élu mais qui amené la France d'évaluation après d'évaluation parce qu'il y avait pas l'euro. inflation énorme euh difficulté avec les syndicats qui voulirent toujours plus. Enfin, on était dans un climat qui n'incitait pas l'investissement. Donc, j'ai dit à mon père, écoute, avant d'investir dans des nouveaux projets, vu la situation, je vais aller voir si on peut pas monter quelque chose d'intéressant aux États-Unis. Voilà, c'est ça.

C'est pour des raisons économiques parce que je pensais et d'ailleurs j'étais pas le seul mais finalement la majorité des gens l'ont pensé que la France économiquement allait dans le mur et et et quand ça s'est arrangé avec l'arrivée de Ran Fabius, je suis revenu. Vous avez aimé vivre aux États-Unis, même si ça pas été très long, c'était quand même Bah oui, c'est pas mal. C'est ça c'est intéressant. C'est en tout cas c'est au niveau de du travail, c'est une approche beaucoup plus pragmatique où il y a beaucoup moins de euh disons de critiques des entreprises qui fonctionnent très bien, qui se développent et un marché plus dynamique hein. Donc oui, c'était pas c'était pas désagréable du tout.

Je préfère nettement vivre en France si dit mais c'était c'est une bonne expérience. Une excellente expérience. Oui. Vous vous avez été à Miami à New York ? Vous vous J'habitais à New York. Oui, j'habitais à New York. Mon bureau était dans le Rockf Center. Vous aviez rencontré Donald Trump à l'époque, il était promoteur immobilier si tu dis. Oui, oui, absolument. D'ailleurs, je crois qu'il y a un film où on me voit quand je le rent je sais plus dans quel on m'a montré On m'a montré un film. Oui oui oui. Alors lui, je sais que vous aviez une anecdote assez incroyable avec lui. J'ai entendu dire que vous aviez vous l'avez revu une anecdote de dîner. Oui. Oui.

de fil en aiguille, je suis devenu ami avec lui et donc quand il était président pendant son premier mandat, je l'ai vu régulièrement et et ensuite aussi et maintenant je le vois aussi et je visitais sur la côte ouest sur la côte est à Miami des boutiques avec un de mes fils et on était été invité le soir à dîner par le président Trump. Il y a pas longtemps là, vous parlez de Il y a pas longtemps. Oui, il y a pas longtemps. Et euh donc on se promène en voiture et puis on entend la radio. C'est c'était après la première tentative d'assassinat contre lui avec la balle qui lui a touché l'oreille. Avec la balle qui passé dans l'oreille. Bon, vous deviez dîner avec lui ce soir-là ?

Non, non, non, non, non, non. C'était après et on entend la donc on allait on avait un dîner avec lui et j'entends à la radio que il a encore été menacé parce qu'il jouait au golf c'est un dimanche et qu'il y avait des le service secret ont trouvé des gens dans un buisson avec des [rires] un fusil à lunett je sais pas quoi. Enfin donc ils ont dû protéger le président et cetera. Bon alors là, j'ai dit Alexandre, c'est foutu, le dîner va pas avoir lieu. Donc on arrive [grognement] dans son dans sa maison là, un Miami qui est magnifique et non non, le dîner est toujours prévu. Donc très bien. On le voit chaleureux comme d'habitude.

On s'assit avec lui et on dit alors c'est terrible ce qui est arrivé cet après-midi et et il nous répond tout zé. Voilà. [rires] Waouh ! 2 à0 ou c'est qu'il survit une tentative d'assinat soir 2 jour le jour le jour où il a eu cette tentative visé ce jour il était quand même de bonne humeur et enfin Ah oui totalement oui totalement relaxe totalement relaxe. On est sorti de là je sais pas 11h du soir. Oui oui g il est comment Donald Trump ? Est-ce que vous pouvez discuter avec lui quand il y a des des droits de douane ? Il y a je sais je discute. Oui oui, je tiens pas toujours ce que je demande mais je [rires] discute. Oui oui, ça coûte rien de demander.

Pendant son premier mandat, j'avais obtenu quand même pour les vins spiritueux français qu'on soit exenté. Ah oui, on peut faire changer d'avis Donald Trump. Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui. Mais il faut euh considérer d'abord que c'est l'homme le plus puissant du monde et que deuxièmement euh c'est quelqu'un de très intelligent, hein. Alors, quand on commence à dire le contraire, discussion par mal. Et s'il sait que personne qu'il voit on dit ça à son sujet, c'est normal. Moi, c'est pareil. Si des gens disent des choses désagréables qui me reviennent, j'ai pas trop envie d'être sympa avec eux. Enfin, a priori quoi. Non, c'est c'est aussi c'est aussi simple que ça. Aussi simple que ça.

Alors après, m'appartient pas de juger ce que fait le président des États-Unis, hein. Est-ce que vous avez déjà pensé vous êtes utile pour le pays, vous faites vivre, je crois 200000, vous avez 200000 collaborateurs aujourd'hui. Est-ce que vous avez déjà pensé à faire de la politique comme vous savez bien gérer une société ? Est-ce que c'est la même chose que gérer un état ? Quelle est votre opinion là-dessus ? B, je pense que c'est deux choses différentes, hein, que je n'aurais pas les qualités suffisantes nécessaire pour le faire parce que ça nécessite beaucoup d'abnégation et c'est et ça nécessite euh une vocation que je n'ai pas. Il faut une vocation, hein, euh je ne l'ai pas.

et et c'est quand même euh un métier qui n'est pas en général à très long terme. Vous voyez, je me rappellerai toujours euh euh [raclement de gorge] d'un président que je trouvais exceptionnel qui était le président Giscard Destin hein, qui malheureusement n'est resté que 7 ans, hein. D'ailleurs, c'est président Mitteran qui lui a succédé et qui ensuite a passé le reste de sa vie, a essayé de de revenir. Donc c'est moi je je bon d'abord j'aurai pas les qualités pour le faire.

J'aurais pas la patience probablement et même si j'ai des idées sur ce qui pourrait être fait dans l'économie et cetera, mais je je je ne souhaite pas m'emmêler de manière officielle et je préfère beaucoup ce que je fais ce qui est très amusant. Moi, je m'amuse tous les jours quand j'arrive au bureau. je je Oui. Et oui, absolument. Oui, oui, je m'amuse tous les jours. Oui. Et et donc euh je ne pense que n'auraiit jamais le même euh plaisir en politique aujourd'hui. En politique quand je vois situations dans lesquelles il faut faire des compromis dans tous les sens, en ce moment par exemple, c'est extrêmement difficile hein pour pour ces responsables. C'est très très difficile.

Je me vois pas là-dedans. Non. Est-ce que vous vous dites parfois quand quand on dit quelque chose de mal, on n pas envie d'être ami avec les gens, est-ce que vous regardez ce qu'on dit vous dans les médias ou euh vous vous en fichez ou vous regardez pas ? Quelle est votre opinion là-dessus ? Parce que on parle souvent de vous. Oui, mais ça me laisse complètement froid et dans la plupart des cas je je regarde même pas et on dit mais enfin tu as vu cet article ? Non, j'ai pas vu. Je pas le lire, je m'en fous complètement. C'est vrai. Absolument. Oui oui mais c'est l'attitude à avoir. Oui. Quand on enfin en France quand on réussit un peu immédiatement [grognement] on est critiqué hein.

Bon [raclement de gorge] voilà bah c'est tout par des gens souvent qui comprennent pas ce qu'on fait ou qui veulent critiquer pour différentes raisons qui leur sont propres. À quoi ça sert ? C'est pas la peine de se polluer l'esprit avec ça à mon avis hein. Non non mais il pourrait y avoir humainement quelque chose qui vous a blessé. Ça peut ça peut arriver même si on en a rien à faire ou voir quelque chose on se sent blessé parce que on travaille pour quelque chose et justement quelque chose qui sort qui est complètement faux. Bah il y a des tas de choses fausses qui qui ont été dites. Oui. Mais des fautes de à Z. Fautes de A. Ah oui, mais de A à Z. Je vous donne un exemple.

Vous allez peut-être me poser une question. Ça m'a toujours étonné ça. Euh sur l'immeuble princess qu'on a construit aux États-Unis avec Michael Burk. Alors, c'est quand vous partez aux États-Unis, Michael Burk, je vais juste me permettre de dire parce que c'est c'est fou, c'est encore vous travaillez encore avec lui aujourd'hui. Oui. Et vous lui avez demandé de vous accompagner et de vous aider parce qu' il parlait anglais à l'époque. C'était votre stagiaire. Non, il était à l'Éc et je l'avais pris comme stagiaire parce que évidemment il avait la double nationalité américaine et française. Donc il parlait pas mal anglais. Oui. Bon et et en plus c'est quelqu'un de brillantissime.

Il est de pardon, il est toujours dans le groupe aujourd'hui hein. Il est toujours avec moi aujourd'hui. Oui. Oui. Il est président de VMH USA et il est rentré avec vous en tant que stagiaire. C'est rigolo. Oui. Ou oui oui. Mais ça la fidélité ça compte dans les affaires quand même voyez. Et donc cette opération immobilière, la première opération immobilière que je fais en 81 quand je pars aux États-Unis avec lui, on fait ce bâtiment Princess. Corre bâtiment. Ouais. magnifique bâtiment qui est toujours là. D'ailleurs, j'ai eu au téléphone il y a une semaine, il m'a dit tiens, je suis passé devant. Bon euh alors ça, j'ai jamais compris pourquoi les gens disent ça que c'était un flop.

On n jamais fait une opération immobilière aussi réussie et aussi profitable. Ah ! Ah oua ! Même vous ça vous étonne. Ça m'étonne parce que quand j'ai tapé parce que je trouve ça intéressant de savoir les échecs. Non pas pour dire vous avez fait un échec mais pour comprendre. C'est sûrement dans les listes des échecs mais c'est dit partout. C'est votre numéro 1 quand on demande oui et ben c'est probablement la plus belle opération immobilière que j'ai jamais faite et sauf appeler Michael Burk demandez lui vous verrez vous expliquer c'est lui qui était aux manettes. On a jamais fait rien d'ussi rentable. [rires] Et pourquoi ils ont transformé ça en échec ? Bah c'est savoir. J'en sais rien.

Je peux vous le dire. J'en sais rien du tout. [rires] Incroyable. Oui, à chaque fois on voit Bernard Arnaud a un jet privé par exemple. Oui. Euh ça ça vous a été beaucoup reproché aussi. Est-ce que Oui oui [raclement de gorge] oui. Ça ça c'est pour d'autres raisons. Ben ça jet privé c'est pour d'autres raisons hein. On me on voulait même me suivre la trace hein. Alors maintenant j'ai réglé le problème il y a quelques années. J'ai vendu [grognement] j'ai plus de chat privé. Alors, c'est vendu.

Vous étiez obligé d'avoir un gel parce que vous allez dans les usines si vous voulez prenez quand on fait le tour du monde hein, qu'on va dans trois ou quatre villes de Chine qu'ensuite on va à Macao, qu'on va à Séou et qu'on va dans une autre ville de Corée, on va au Japon, de villes du Japon. Ensuite, on part pour Los Angeles, tout ça et et et on fait ça en une semaine. Impossible à faire en avion de ligne. Totalement impossible. Donc du coup, vous avez vendu et comme ça, on peut plus vous suivre. On peut plus me suivre maintenant. Je quand ça m'arrive de faire ça, je je loue un avion.

Je voilà, des tas de compagnies de jet faites par toute une série de voilà personne ne me peut me repérer. D'ailleurs, c'est intéressant parce que sinon savoir où je me trouve, c'est pas très bon. Même pour la sécurité. Oui, pour la sécurité, je sais pas. Mais en tout cas, on s'est dit tiens, il est là, mais qu'est-ce qu' peut être en train de regarder comme affaire ? Je sais pas quoi. Est-ce que vous prenez le train parfois ? Bien sûr. J'ai inauguré d'ailleurs le train rapide euh à l'époque. Le TGV pour Lille. Oui. Oui. Ou oui. Quelqu'un m'a dit qu'il vous avait vu. Oui. Alors, pour Bruxelles, exactement. Oui. En seconde classe. Oui. Oui. Oui. Parce qu'il y avait plus de place.

Mais ça ça me dérange pas. C'est en seconde classe, hein. Et j'étais avec un de mes fils, je sais plus lequel, j'étais à l'enterrement d'un ami à Bruxelles et qui m'a dit "Mais est-ce que tu as vu dans le train, il y a le dirigeant de Media Part ? Il m'a dit "Je vais aller lui signaler que tu es dans le train parce qu'il arrête pas de faire des articles épouvantables sur toi parce que tu prends le jet pour aller de Paris à Bruxelles ou je sais pas quoi." Bon, il y a pas eu d'article. [grognement] seconde classe, c'est ça ? Il y a un décalage entre ce qu'on voit dans les médias et votre vie.

Est-ce que parfois vous vous dites "Je comprends pas pourquoi ?" Mais encore une fois, je m'intéresse pas aux médias qui me qui me parlent de moi. Ça ça vraiment ça m'intéresse pas hein parce que la plupart des cas c'est tellement faux que c'est marrant. Mais il y a des erreurs. Il y a d'autres choses comme ça. Vous allez peut-être me parler de Boussac aussi. Ah si, j'allais y venir. Vous allez y venir. On est bien synchro. Regardez ma fiche. Je pourrais je pourrais faire une émission de télé. [rires] Je peux vous donner les fiches si vous voulez, je répondrai. Euh la reprise du groupe Booussac, c'est donc c'est en 1984, c'est ça ? Décembre 1984, vous avez 35 ans à l'époque. Oui.

Pour tourner en en France, donc après les les États-Unis, oui. Vous rachetez le groupe Bousac qui qui est en faillite à ce moment-là. C'est un groupe qui va pas forcément très bien. Euh il y a une il y a il y a plusieurs marques. Il y a Dior, il y a une pépite à l'intérieur. Euh le bon marché, Conforama, enfin, il y a beaucoup de marques. Voilà. Vous allez finalement garder que Dior est est le bon marché. Comment est-ce que vous allez racheter Bous ? Qui a eu plein d'articles aussi dessus. Alors, je vais vous expliquer. Je vais vous expliquer parce que là aussi, il y a beaucoup d'fémission.

L'er l'erreur ce qui est écrit en général là-dessus, c'est monsieur Arnaud, il a commencé bien sûr mais c'est l'État qui l'a aidé hein et qui lui a mis de l'argent qui qui l'argent public pour privé. Il y a beaucoup d'articles làdessus. Attendez, attendez. Alors, je vais vous donner quelques chiffres parce que les chiffres c'est quand même intéressant. Quand j'ai repris cette société, elle était en faillite depuis elle avait été mis en faillite en 81 quand le président Mitéran est arrivé au pouvoir. Et là, on est en 84. Il avait mis ils avaient mis le gouvernement de l'époque.

C'était au départ monsieur Moroi avait mis à la tête de cette affaire euh des dirigeants qui ne connaissaient rien euh au business. Hm. Et donc elles s'enfonçaient, elle perdaient une fortune tous les mois. Euh je crois qu'à l'époque c'est pas loin de en France 100 millions de francs tous les mois. Et donc à un moment quand l'Europée, ils se sont dit il faut qu'on sorte de là. C'est pas un état de gérer les pertes euh colossales que entraîne cette affaire. Et donc ils ont cherché des repreneurs. [grognement] Ils ont fait un appel d'offre hein et il y avait trois repreneurs. On était un des trois. je passe sur l'appel d'offre et cetera. On était tous à peu près dans les mêmes chiffres.

On a proposé nous de mettre 400 millions de francs d'argent. Moi, je ne les avais pas. Et donc j'ai mis 50 millions avec le groupe familial et j'ai des investisseurs qui m'ont suivi pour 400 millions et on a demandé à l'État de nous faire un prêt. Ça fait à peu près 400 millions, ça fait à peu près 70 millions d'euros hein.

et on a demandé à l'État et d'ailleurs les deux autres compétiteurs demandaient la même chose un prêt pour avoir 400 millions par nous et 400 millions d'état et ce prêt é un prêt donc remboursable hein avec un taux d'intérêt variable en fonction de ce qu'on appelle retour à meilleure fortune retour au bénéfice et cetera voilà le temps de réinverser la courbe de de de nous on voulait redresser l'affaire. Si ça se redressait, on rembourserait plus que le taux d'intérêt. C'est ce qu'on a fait. On a redressé l'affaire. Je vous expliquerai ensuite les problèmes sociaux et cetera.

Et euh [raclement de gorge] non seulement on a redressé l'affaire, mais on a remboursé plus que l'argent qu'on nous avait prêté. Et alors maintenant, on dit "Oui, mais quand même, quel scandale, monsieur Arnaud ! L'argent de Boussac, comment c'est l'État qui qui a fait sa fortune ?" Alors, je voudrais juste donner un chiffre. Donc on a reçu un prêt de 70 millions. Depuis cette époque, le groupe que j'ai monté à partir de ça a payé à l'État dans 70 millions d'euros l'équivalent hein, à payer à l'État sous la forme d'impôt et de charge sociale [raclement de gorge] 40 milliards. OK.

Donc il s'agit là et on peut féliciter le premier ministre Fabius de l'époque du meilleur investissement jamais fait par l'État français [grognement] à aucun moment. On parle de 70 millions prêtés remboursés et on touche avec l'entreprise qui résulte sur la période jusqu'à maintenant 40 milliards. Voilà. Alors quand j'entends c'estes ces ces critiques franchement insensé enfin c'est c'est incompréhensible. Je m'en fiche complètement hein. Vous avez l'histoire de de du nombre d'employés que vous deviez garder aussi à l'époque où je crois il y avait un un accord. C'est vrai. C'est vrai. On avait 12000 personnes. On s'était engagé en garder 10000 et on n' pas tenu cet engagement.

Alors pourquoi on n' pas tenu cet engagement ? parce que ce qu'on a trouvé était pire dans les usines. La concurrence chinoise était très forte et on a été obligé de réduire plus fortement. Et là aussi à l'époque 12000 personnes à peu près quand on arrive le groupe qu'on a bâti à partir de là aujourd'hui mondialement en direct 220000 personnes. OK. Et en France, entre les employés directs et les employés indirects, 40000 directs, 60000 euh 160000 indirects qui sont chez les fournisseurs, 200000 personnes. Donc OK, on n pas tenu notre engagement de 2000 personnes mais maintenant on a en France 200000 personnes. Voilà. Alors, on peut peut-être arrêter un jour et ça ça remonte à 50 ans, hein.

[rires] Peut-être arrêter un jour de ressortir ça parce que il y a il y a un climat euh qui fait que on ne supporte pas en France des raisons diverses que quelque chose réussisse vraiment surtout si c'est à base d'entreprise privée. [rires] C'est comme lorsqu'on fait des dons hein. [raclement de gorge] On a fait un don. Vous vous avez fait plusieurs fois des dons vous ? Enfin plusieurs fois. Il y en a deux dont je me rappelle. Oui. Celui de Notre Dame de Paris. Oui. Lorsqu'elle malheureusement brûlé. Oui. Vous avez donné 200 millions d'euros. Oui. Je crois parce que vous êtes tout en haut de la liste des donateurs. Il y a une plaque aujourd'hui.

On a fait un reportage il y a pas longtemps sur Notre Dame qui voit d'ailleurs petit aparté vous étiez au 10e rang. Oui. Oui. Oui. Vous étiez pas devant alors que c'est vous qui aviez donné beaucoup. J'ai pas besoin d' pour l'inauguration. Je je veux moi je préfère rester discret. Oui. Et vous avez donné une autre fois au restaurant du au resto du cœur. Voilà. OK. Alors dans le restaurant du cœur qui était quasiment faillite, bon on a donné euh je crois 100 millions si me rappelle bien. [grognement] Euh [raclement de gorge] et immédiatement alors ça les a aidé quand même beaucoup. Ça les a évité de de tomber en faillite. Mais comment 100 millions ? Mais pourquoi il donne 10 millions ?

C'est mesquins, c'est épouvantable. Il faut pas faire ça. Et ça c'est le parti, je crois de monsieur Mélanchon. Mais après, il s'est tue. Pourquoi il s'est tue ? Parce qu'il s'est aperçu que sur ses réseaux sociaux, les électeurs de sont partis là hein. Il y a beaucoup de talent. Monsieur Mélenchon, je vais pas critiquer monsieur Mélenchon, mais enfin je vous explique, il a vu que ses électeurs protesta disant enfin quoi vous êtes fous, il donne 100 millions pour les restos du cœur et vous le critiquez, c'est pas possible. Et il y avait que ça. J'ai encore les les photocopies.

Qu'est-ce qui vous reprochait d'ailleurs de Ah ben de pas avoir donné assez des monsieur mais il aurait pu donner deux fois plus ou trois fois plus. D'accord. Hein ? [grognement] Quant à la quant à Notre Dame, bon les critiques c'est mais et et on a fait quand même 200 millions. C'est c'est c'est très important et c'est très très utile pour ce projet. Ah mais non mais c'est l'État qui devrait faire ça. C'est pas un privé qui devrait s'occuper de ça. Bon, on croit rêver. On croit rêver. En fait, vous donnez de l'argent au resto au resto du cœur un jour et en fait ça vous retombe dessus avec des bad buzz et des faut pas exagérer.

C'est c'est une critique d'un d'un homme politique qui voulait faire qui voulait faire de la com. Non. B non vous répondez jamais. Non. Bon sous les jeun dise non. Il y en a un autre qui [grognement] fait que pour lequel je suis enfin maintenant ça c'est ralenti mais j'étais un un outil de marketing. C'est monsieur Ruffin. François Ruffin. Ouais. qui est un homme politique de de gauche euh français. Alors, j'étais son [grognement] euh il m'utilise comme euh outil de marketing, directeur marketing. Dès qu'il veut faire un peu de pub à la télé, il parle de moi. [rires] Il a fait un film sur vous. Oui. Qui qui s'appelait Merci patron. Absolument. Oui. Alors ça ça j'ai regardé.

Vous l'avez regardé ? Celui-là ? J'ai regardé. Oui, parce qu'on m'en a tellement parlé, j'ai quand même le regarder et je veux dire était assez rigolo. C'est vrai. Oui. Bourré d'erreurs. Bourré d'erreur mais assez rigolo. Et je crois d'ailleurs que ça lui apportait beaucoup d'argent mais tant mieux pour lui hein. Des choses fausses dedans. C'est pourrait d'erreur. Je peux plus vous dire exactement quoi mais je les avais noté. C'est c'est pour Ils vous reprochez d'avoir fermé un atelier je crois. Et oui tas de trucs comme ça sans c'est toujours au sujet de l'affaire Booussac. Là, c'est c'est truc qui remonte à 50 ans.

Mais si vous voulez euh je je crois que je suis plus utilisé pour son marketing qui est d'ailleurs un peu en baisse, hein, depuis que monsieur Mélenchon l'a peut-être un peu écarté. Pourquoi ? Comme il a pas le talent de monsieur Mélenchon pour faire des discours, je pense qu'il est un peu en train de tomber aux oublouillettes. Mais bon, je ne sais pas, je veux pas me de ça. Il y a eu le le rachat d'VMH après autre étape importante dans votre carrière 3 juin 1987, il y avait Alain Chevalier donc du côté Moetensy et Henré Racamier du côté Louis Viton. Ils vont fusionner leur groupe à l'époque. Ils vont faire un groupe de luxe donc LVMH. Ils vont se déchirer à l'époque.

J'ai bien compris l'historique. Rakamier va, monsieur Rakamier va faire rentrer un investisseur extérieur qui est donc c'est vous qui allez arriver et vous allez racheter des actions et prendre en fait la tête du du je crois que c'est 2 ans plus tard la tête du groupe est-ce que c'est à peu près ça ? Hm hm. [grognement] Est-ce que quand vous arrivez euh chez LVMH que vous rentrez d'abord petit actionnaire, est-ce que vous saviez que vous vouliez prendre le contrôle du groupe ou est-ce que ça s'est fait naturellement parce que par des opportunités qui arrivent ? Comment comment ça se passe ?

Bah si vous voulez dans cette affaire là quand j'ai fait cette opération je suis rentré tout le monde disait c'est un mariage d'ego extraordinaire et c'est pratiquement une affaire qui roule très bien avec un management très calme et cetera. Bon, OK. Moi, il se trouve qu'avant même euh ce moment-là euh il y a eu la crise 2000 de 87 87 et euh j'avais acheté des actions. Bon, euh donc ça m'intéressait de de voir un peu comment ça évolué et puis surtout ils étaient propriétaires des parfums d'or et moi j'avais la couture.

Donc ça m'intéressait aussi de voir s'il y avait pas un rapprochement possible avec la couture parce que je pense que pour une maison de couture, il est fondamental de pouvoir gérer ses parfums. Et là c'était séparé donc ça entraîné des problèmes. Et quand je suis arrivé donc là, [halètement] je me suis aperçu qu'en fait, et ça c'était peut-être un an après le la fusion, les deux dirigeants se battaient mais était complètement antagoniste et que l'affaire, si on l'a laissé comme ça, allait avoir de gros problèmes. Et donc dit c'est pas possible et l'un des deux sur camier voulait annuler la fusion et vendre la partie vin spiritueux à nos partenaires anglais de distribution.

ça c'est pas possible de faire ça et je me suis opposé et c'est de là que s'est lancé la dispute et et finalement j'ai pris le j'ai pris le contrôle et d'ailleurs [raclement de gorge] les actionnaires de la famille de monsieur ils sont partis à ce momentl ils ont vendu leurs actions pas quoi mais ils auraient bien fait de rester serait resté ils auraient gagné beaucoup d'argent mais on a toujours chez Viton un certain nombre de membres de la famille Viton qui eux sont restés Ouais qui s'appelle Viton. Oui. Oui. Et je crois que quelqu'un vous a dit à l'époque où vous avez racheté Louis Vitton, vous avez dit "De toute façon, c'est déjà au top, vous pourrez pas faire mieux." Oui. Oui. Oui.

Quelqu'un me dit ça, un de mes amis investisseurs. Oui. H et je vous avez fait 1000 aujourd'hui ? Non, mais simplement il [raclement de gorge] connaissait pas le métier si vous voulez. Donc il disait "Je vois beaucoup de sac Vuon." dit oui beaucoup de sacon parce qu'il était à Paris dans les cercles où on vendait pas mal de sacson sauf il avait pas vu différentes choses par exemple il est pas vu qu'à l'époque on éétait pas encore implanté en Chine voyez OK l'époque on avait une distribution extrêmement limitée aux États-Unis et que tout le marché mondial était en train de s'ouvrir. Vous voyez pas tout ce qui pouvait arriver, c'est ça ?

Donc alors bon, vous avez une passion, c'est le piano et la musique. Vous êtes un grand amateur de piano. Comment est-ce que vous êtes tombé dedans ? Je crois que c'est vraiment quelque chose d'important pour vous. Alors ça c'est familial. Ma mère joue un peu de piano, mon père jouait beaucoup de violon. Je me rappelle encore entendre mon père le dimanche matin s'entraîner à jouer le concerto de Sibélius et ça m'a donné envie de de me mettre au piano et voilà. Donc j'ai j'ai fait du piano. J'ai même été l'uréat d'un d'un concours quand j'étais avant avant le baccalauréat. Je crois j'avais 13 ans ou 14 ans et ça m'a toujours passionné. Oui. Et maintenant j'écoute des concerts.

Vous en avez fait des concerts d'ailleurs ? Oui oui oui oui. Mais enfin bon, j'ai pas fait des concerts en soliste hein. Non, vous avez fait je crois. J'ai fait des concerts des des concerts trois pianos. Trois pianos à 6 à trois pianos. Absolument avec votre fils et votre femme. Avec mon fils et ma femme. On en a fait un enfin juste avant les problèmes avec la Russie à Moscou dirigé par Vladimir Spivakov concert de Mozart. Et oui, je quand j'ai un peu de temps, j'essaie de jouer du panneau. Si vous voulez, je peux vous raconter une anecdote aussi qui m'est arrivée parce que il y a quelques temps, vous savez qu'on a une très belle salle de concerts dans la fondation Louis Vuitton.

Bon et un jour on me dit il faut absolument venir parce que maître Maurizio Polini est là et on essaie de lui faire le faire venir pour jouer les concerts et il veut voir un peu cette salle. Donc j'y vais avec mon fils Frédéric qui joue très très bien, beaucoup mieux que moi, avec ma femme qui est fénis professionnel. Nous voilà donc dans la salle de de concert et euh on dit à Maurizio, "Bon, pouvez-vous jouer quelque chose pour euh tester la sonorité ?" Très bien. Euh [grognement] il dit "Non, non, j'ai pas envie. Non. Alors, je me tourne vers ma femme, je dis "Bon, je joue quelque chose. [rires] Non, non, je peux pas devant Mor Paulini. Impossible.

C'est difficile de jouer devant lui aussi. Très bien. Je dis à Frédéric alors vas-y hein. Non et à ce moment-là dis au pol bah vous un peu piano allez-y. Et me voilà sur la scène. À l'époque je jouais maladroitement mais quand même la sonate numéro 2 Chopin et me voilà en train de démarrer la sonate de Chopin devant Maurizopoli. Incroyable. Bon, j'ai joué que la première partie qui est plus facile mais euh c'était quand même assez stressant. Est-ce que vous avez les doigts qui tremblaient à ce moment-là ? Non, parce que j'essayais de bien faire quand même hein.

Si j'avais dû jouer la deuxième le deuxième mouvement là, j'aurais peut-être eu plus de difficulté parce que ça c'est vraiment difficile. Et j'ai vu que vous aviez racheté radio classique aussi en tant qu'amateur de de musique classique. C'est c'est pas du tout les mêmes choses que vos autres sociétés. Vous l'avez acheté pour le plaisir ? Pourquoi vous avez acheté Radio Classique ? J'ai acheté parce que on me l'a proposé. C'est Pierre Fort à l'époque Sagem qui on était propriétaire. Il voulait le vendre. Il avait appris que j'étais musicien, que ça m'intéressait, que j'écoutais Radio Classique et donc ça s'est fait ça s'est fait comme ça. Il était aussi polytechnicien d'ailleurs. Oui.

Alors vous parlez de la fondation Louis Vitton en en 2014, vous allez l'inaugurer. La fondation Louis Viton, c'est un musée d'art contemporain qui qui est au cœur du bois de Boulogne à côté de Paris. Elle a accueilli aujourd'hui plus d'on000 visiteurs en 2025. H c'est c'est énorme. C'est plus que le Montinichel queon puisse imaginer 4e en 10 c'est devenu le 4e musée de Paris derrière le Louvre Orsé et Pompidou en terme de de visiteur et de renommé. Pourquoi vous avez fait cette fondation ? Ça vient d'où ? C'est vous qui avez eu l'idée ? Comment est-ce que c'est arrivé ? J'ai eu cette idée depuis longtemps. J'ai eu cette idée depuis le début des années 90.

J'ai eu cette idée parce que je me suis dit avec un collaborateur qui est toujours avec moi, qui dirige d'ailleurs très très bien cette fondation maintenant qui s'appelle Jean-Paul Claverie, je me suis dit que le groupe tire son succès des créateurs qui sont pas vraiment des artistes, c'est la création de mode, c'est plutôt de leur appliquer. Enfin, c'est un monde de création et qu'il serait bien qu'on trouve un moyen de rendre un peu à ce monde de la création ce que l'on on tire pour la marge de nos affaires. Et au départ, on avait envisagé de déjà en 92 ou 93, je sais plus, de créer une fondation en bois de Boulogne dans un autre endroit.

Et la mairie à l'époque dirigée par Jacques Chirac, je sais pas pourquoi, mais ça avait pas marché. On avait pas obtenu autorisation. Bon, donc on avait toujours cette idée, on avait examiné beaucoup d'autres sites et finalement quand euh on a vu euh sur le bois de Boulogne le à l'époque c'était un bowling. C'était un bowling. Il y avait un bowling là-bas à l'endroit de la fondation. Oui. Oui. Qui était très lait. Et euh donc on s'est dit on va essayer peut-être de leur proposer quelque chose de formidable. J'en ai parlé à Fran Guerry que j'avais vu l'architecte à l'architecte exceptionnel que j'avais vu à Bilbao quand on est aller visiter son son musée à Bilbao.

Et à ce moment-là euh il a trouvé l'endroit extraordinaire. Il s'est même il a même pleuré en visitant le site hein euh et ça lui a fait penser à son séjour à Paris.

pensait à Prou et cetera et donc on s'est dit là il faut pas rater et j'ai convaincu euh le maire de Paris monsieur Deloé d'accepter le projet et on a lancé le projet qui a mis d'ailleurs beaucoup de temps parce qu'il y a eu comme toujours en France beaucoup d'oppositions hein beaucoup d'oppositions mais comment un musée au bois de Boulogne c'est pas possible voilà et finalement très bien au bout d'une dizaine d'années on a fait on a ouvert cette fondation en 14 c'est dans c'est c'est collé au jardin d'acclimation pour ceux qui connaissent verneilli c'est un d'attraction pour enfants que l'on gère avec le groupe parce que ça faisait ça c'est c'est une concession qui appartenait au groupe Boussac he voilà et pourquoi ça partait dans Boussac je peux vous raconter ça c'est assz amusant monsieur Boussac Marcel Boussac avait son appartement sur la rue qui est juste en face à Neïi hein du jardin d'acclimatation.

Bon et il était réveillé la nuit par des lions parce que à l'époque il y avait des lions. Elle dit ça c'est pas possible, moi je veux dormir ces lions. Bon je rachète le jardin d'inclimentation et j'enlève les lions et donc on il racheté pour enlever les lions. Absolument. [rires] Et à ce moment-là, donc quand on a repris Bousac qui est à l'origine de de LVM, on avait le jardin de notation à gérer et on le gère toujours à la satisfaction générale, je crois, parce que ça marche très bien. Vous y avez emmené vos enfants quand ils étaient petits ? Bien sûr, bien sûr. Oui. Et on a refait les les manèges, le grand 8 et cetera. Il est génial. C'est c'est c'est super pour les familles.

C'est très bien. Oui. Alors, j'ai entendu dire que vous vous investissiez dans dans d'autres choses. Est-ce que vous pouvez nous dire un peu dans quoi vous investissez vous à titre perso aussi ? Oui, ben à titre personnel euh j'investis depuis un certain temps dans la technologie et notamment j'ai commencé euh à l'époque euh de lancement de l'Internet à la fin des années 90 et j'ai fait un certain nombre d'investissements et vous vous rappelez de cette période où les acteurs internates étaient montés une forme de bulle et certaines affaires avaient explosé et d'autres sont restées. Voilà.

et un investissement que je n'avais pas prévu hein, si j'étais dans un fond américain, j'avais invité dans un fond américain de la côte ouest [grognement] et euh mon partenaire qui gère tout tout ça pour moi me dit "Bon, on va passer ça par des profits parce que dans ce fond bah comme les autres fonds américains en ce moment, ils doivent avoir tout perdu." Et un jour euh [rires] on reçoit un message et ils nous disent "Ben, on vous envoie les actions qu'on a mais on a plus d'argent donc on vous les renvoie. Le fond est dissous et on reçoit un bon paquet d'action Google hein qui est qui était je crois à l'époque valorisé 2 ou 3 €. Voilà l'action. Oui l'action. Oui oui oui.

Et quelque chose comme ça. À l'époque on savait pas trop ce que c'était hein. Google. Ouais on connaissait pas au début. Non non non. Donc après ça ça a pas mal monté. [rires] C'est monté à combien d'ailleurs les actions ? Je sais plus. Ça je sais pas. Dans l'intervalle, on les a vendu. Je sais pas combien elles sont aujourd'hui mais enfin on a fait un bon profil. Il y a une part de chance parfois dans le business même si là là c'est vraiment de la chance parce qu'on a investi avec des gens très réputés. Ils en ont fait trop probablement et leur fond global a dû être liquidé.

Donc on a reçu notre code part de ce qui est resté après liquidation et euh ça s'est terminé euh ça s'est terminé comme ça. C'était une bonne affaire. C'était une Oui, c'était une bonne affaire dans laquelle on est absolument pour rien. [rires] Il y en a une autre dans laquelle Il y en a une autre euh dans laquelle euh là on est pour quelque chose et on avait pris un pourcentage toujours avec la même équipe là qui est toujours avec moi. On avait pris une pourcentage au moment de la création de Netflix et on avait presque 20 %. C'est de Netflix. Oui, absolument. Euh et euh ben ça une très grande réussite.

Alors là, vous avez peut-être demandé peut-être vous pourriez me demander s'il y a des choses qui ont pas marché ou a des choses que vous regrettez. Bah oui, j'ai vendu trop tôt. On a fait un très bon investissement mais depuis je crois que ça a été multiplié par 10. Encore par 10 quoi en plus. Voilà, voyez. Donc quelquefois il faut pas vendre trop tôt et pas trop tard. Faut pas vendre trop tôt. Non non non, c'est je sais plus qui disait quel est le secret de votre fortune. Il disait "J'ai toujours vendu trop tôt." [grognement][rires] Il y a une histoire avec Steve Jobs si vous voulez bien. Pour terminer l'émission, j'ai deux trois questions.

Euh Steve Jobs, je crois que vous lui vous le connaissiez. Oui, vous lui avez donné un conseil qui inspire aujourd'hui encore qui a inspiré les boutiques. Oui, il nous avait demandé euh si on pouvait lui donner quelques conseils au moment où il a lancé euh ses ventes en boutique. Et à l'époque, personne dans le métier la technologie ne vendait ses produits et il y avait pas encore le téléphone à l'époque hein vendait ses produits dans des boutiques et on lui avait dit "Si vous voulez faire des belles boutiques, venez voir un peu ce que fait Vuitton." il avait envoyé quelqu'un pour pour voir ça.

Euh il m'en avait parlé et euh euh on lui a conseillé de se mettre plutôt dans les endroits où il y aon notamment une très belle boutique euh que j'ai encore vu la semaine dernière à Tokyo sur Ginza magnifique où il toujours une foule formidable chez chez Apple et donc il était évidemment très intelligent et très sympathique. Et la dernière fois que je l'ai vu, c'était à Bruxelles, hein. on a parlé et il m'a dit "Bon, mon iPod et là je pensais je pense qu'il venait de lancer le téléphone le tout début.

Tu sais mon téléphone là c'est très bien mais toi c'est encore mieux parce que moi je suis sûr que ton ton père réunion dans un siècle il sera encore là et mon téléphone il sera complètement dépassé. [rires] Il était drôle. Tu sais, vous avez rencontré plein de gens dans votre carrière. Euh qui qui vous a le plus impressionné ? Parce que on parlait tout ça de Donald Trump, de président, de grands euh des entrepreneurs, vous les connaissez quasiment tous. Qui vous a le plus impressionné dans votre vie ? Alors ça c'est une question difficile. Oui, parce qu'il y en a beaucoup.

Voilà, il y en a plusieurs mais peut-être celui qui m'a le plus impressionné sur le plan intellectuel, personnalité et connaissance du monde avec qui j'étais devenu ami et qui chaque fois qu'il venait à Paris venait dîner la maison, c'est Henrier qui était quelqu'un d'une extraordinaire quand il vous parlait de la situation géopolitique, c'était passionnant. C'était quelqu'un de d'extraordinaire et et pourtant et pourtant il était pas toujours écouté. Une fois où j'avais dîné avec lui, il me dit quand même c'est très énervant euh je fais des méos quand même un mémo d'Henrique Singer sur la géopolitique quand on le reçoit on le lit.

Il avait fait un mémo à Obama il m'a dit je envoie régulièrement des méos. Il les lit même pas. [grognement] Bon voilà, en en 2006, vous allez vivre un un drame. Vous allez perdre votre sœur Dominique. Euh est-ce que je peux vous en parler ? Je peux vous poser une question ? Euh vous étiez très proche d'elle. Vous aviez quelle relation avec Dominique ? Bah on était très proche. On avait passé notre enfance ensemble. Ensuite, elle avait eu une activité de commissaire priseur dans le nord de la France quand moi j'étais en train de démarrer la reprise du groupe Boussac puis Dior puis LVMH et elle était venue ensuite à Paris et elle avait un grand sens esthétique.

Elle aimait beaucoup notamment les bijoux et elle était avec moi quand j'ai repris une marque très connue en tout cas dans le en France et en Europe qui s'appelle Fred et elle a été et je lui ai demandé si ça l'intéressait de diriger ça. Elle l'a fait. Elle a donc dirigé cette marque euh et avait beaucoup de succès et jusqu'au jour où malheureusement elle était très jeune, était un peu plus jeune que moi, un an de moins, euh elle a [raclement de gorge] euh succombé un cancer et ça pour moi c'était une catastrophe. C'était inattendu et d'autant que ce type de cancer, je vais pas rentrer dans les détails, mais aujourd'hui ne serait plus mortel, voyez. Voilà.

et ma sœur, c'était euh vraiment une personne extraordinaire euh gentille, euh très orienté vers les arts et la culture et qui me manque beaucoup, hein. Je crois que j'y pense presque tous les jours encore aujourd'hui. Oui. Oui. Est-ce qu'elle vous a appris quelque chose ? Vous vous souvenez toujours et vous utilisez parfois. Bah quand on est face à la mort, ça fait réfléchir hein, ça fait réfléchir sur la fragilité de l'être humain. Voilà. H ça a changé votre rapport à la à la mort ?

Ça a changé mon rapport à la mort tout en me euh renforçant dans mon idée qu'il fallait vivre hein et quand même être prudent euh dans tout ce qu'on peut entreprendre hein, parce que elle elle aurait pu être soignée et elle aurait pu en tout cas détecter sa maladie beaucoup plus tôt hein. Mais bon, elle avait autre chose à faire, disait-elle. Ça m'intéresse pas, je vais très bien. Voilà. Vous faites des contrôles vous du coup, vous faites plus attention maintenant. Moi, je fais d'autant plus attention que je joue beaucoup au tennis [rires] avec une certaine intensité et donc tous les 6 mois, je fais un test pour vérifier si la machine fonctionne toujours. Si le cœur fonctionne bien, on oui.

J'ai pas envie de me retrouver mais je ne fume pas donc les ris sont limités mais je vérifie. Ouais. C'est une vraie passion pour vous le tennis ? Bah c'est un sport que j'adore. Vous jouez toujours aujourd'hui ? Ah oui oui oui, je joue 4 heures par semaine. Alors est-ce que il paraît que vous jouez parfois avec monsieur Fédérier R Feder ? Est-ce que c'est vrai ? Oui oui, ben je suis ami avec lui hein.

Je trouve que c'est un un homme sensationnel qui en dehors de son talent peut-être le meilleur joueur de tous les temps, est extraordinairement euh sympathique, cultivé, amical et de temps en temps on part en vacances ensemble et il me fait l'amitié de vous laisser gagner de taper quelques balles avec moi et quand on fait des matchs en général c'est en double. Donc effectivement, quand j'ai la chance de jouer avec lui euh on part très on perd très [rires] rarement parce qu'on est tous les deux. Voilà. Et vous avez un bon niveau, vous vous jouez enfin c'est quelque chose ? On peut pas comparer mon niveau à celui de Fedéire, ça c'est pas possible.

C'est comme si vous comparez mon niveau au piano avec celui de Rovit. C'est pas possible. Oui, c'est impossible. [grognement] Vous vous êtes un un grand amateur et collectionneur d'art aussi. Vous avez une très belle très belle collection d'art. Euh vous avez commencé il y a très longtemps, je crois. Euh je je sais plus à qui j'ai dit dire mais on m'a dit vous aviez une très belle collection mais pas parce que vous avez les moyens parce que vous avez du goût que vous aviez su avant les autres savoir quel artiste allait euh Oui. En tout cas j'ai commencé à m'intéresser au tableau en allant avec mes parents visiter les musées. Il y a un très beau musée à Lille hein de très beaux Brugel.

Il y a un très beau musée à Bruxelles. C'est tout près aussi. Il y a également de très beaux tableaux flamants. Donc j'ai commencé à visiter les musées, à visiter les expositions avec mes parents et j'ai tout de suite été intéressé par ça. Et ensuite progressivement avec la fondation, j'ai été amené à acheter un certain nombre de tableaux pour la fondation. J'en achète un peu aussi pour moi. Voilà. Mais c'est un domaine très très passionnant euh et dans lequel on rencontre des artistes. Par exemple, quand j'habitais New York où j'avais à l'époque dans les c'était en 80 dans les début des années 80, j'avais pas beaucoup de moyens.

Donc j'allais voir les galeries, on voyait des grands grands artistes Warol et cetera. Bon, qu'évidemment pouvait pas acheter. Et euh il y en a un que j'avais repéré dans les galeries qui s'appelait Basia et qui à l'époque incroyable ne n'était pas vraiment n'était pas vraiment un artiste dont la côte était fortement montée et donc là j'en ai acheté quelques-uns. Oui. Que j'ai toujours Mais vous avez jamais revendu de tableau ?

Non non non non, mais j'achète pas les tableaux pour faire un placement, même si ça arrive hein, mais euh parce que la valeur augment la valeur augmente mais quand vous metz un tableau euh voilà, vous avez pas envie de vous en séparer, sauf si vous en avez besoin, mais c'est qui est pas mon cas. Est-ce qu'il y a une pièce que vous rêviez d'avoir, vous avez pas réussi à acheter ? Alors, pour la fondation, hein, j'ai à plusieurs reprises euh essayé d'avoir certaines pièces que j'ai pas réussi à voir. Par exemple, j'avais essayé, mais ça c'est pas possible, de faire venir à Paris Garnica. Hm. Bon, ça a pas marché.

En revanche, j'ai réussi pour la première exposition de la fondation, donc en 2014, faire venir le cri de Munch, hein, qui est un tableau aussi historique. C'est un tableau formidable. Oui. Oui, je vous le mets à l'image comme ça vous le voyez. Oui, voilà, vous pouvez mettre l'image. Il est historique. Et ensuite, on a réussi, je crois quelque chose avec Suzanne Paget et Jean-Paul Claverri qui travaille avec moi à la fondation. Suzanne est la responsable toute la partie artistique et et Jean-Paul dirige la fondation. On a réussi à faire venir à deux reprise et c'était jamais arrivé des collections extraordinaires depuis la Russie.

la collectionouin et la collection Morov avec des œuvres, je sais pas si vous az peut-être pas visité à l'époque, mais des œuvres extraordinaires euh des plus grands euh peintres français du début de la fin du 19e et du début du 20e qui avait été vendu à deux collectionneurs donc Stockin et Morosoph russes et et que les Français n'avaient pas acheté hein.

Il y avait des Gogins, énormément de Gogins, Vang Gog, Bonard, enfin, je vais pas tout citer mais voyez c'est c'était voilà c'est ça c'est et là pour la prochaine collection qui va succéder à Calder qui est actuellement qui en ce moment la fondation ce moment on a réussi à faire venir un tableau qui pour moi est un tableau mythique de Vangog et son autoportrait à l'hôtel à l'or est cassé et avec le bandage là c'est équivalent plan pour moi à la joc hein c'est quelque chose tableau les plus conventionnel qui et ça fait près d'un siècle qu'il est pas venu en France voilà et on va l'avir à la fondation Louis Vitton donc pouvez vous dire ça à vos téléspectateurs à partir du mois d'octobre ça c'est vous qui qui qui êtes derrière qui passez des coups de fil qui demandez vous c'est c'est vraiment quelque chose que vous gérez aussi bon il se trouve que ce tableau là appartient à un ami donc voilà vous êtes impliqué dans les dans la dans les choix et ça C'est quelque chose qui vous plaît.

Je participe. Oui. Oui. Oui. Au choix des exposition, celle-là va être assez extraordinaire. Vous allez vous soutenez les les sports. Je voulais qu'on parle rapidement. La Formule [raclement de gorge] 1, vous êtes un des plus gros partenaires. Pourquoi est-ce que vous avez choisi d'aller le premier partenaire ? Oui, parce que la Formule 1, c'est un sport qui aujourd'hui évoque vraiment la performance qui évoque la performance dans le monde entier he avec un très grand nombre de grands prix de chaque année et qui est au niveau des spectateurs, des jeunes en particulier, très proche l'univers des spectateurs est très proche.

des univers qui s'intéressent aux produits de grande qualité parce que j'ai j'ai assisté par exemple au Grand Prix de Monaco il y a quelques semaines et quand on voit la façon dont ces bolides sont préparés hein, j'étais allé dans la préparation des voitures des voitures Red Bull hein avec Verstapen l'ex champion du monde qui m'a derrière m'avait fait faire un tour hein avant vous avez fait un tour oui oui avant le avant le circuit la veille du circuit hein à 250 km/h dans les rues de Monaco en passant à ça des murs.

Je peux vous dire que on s'en rappelle [rires] enfin c'était vers cet appel au volant dont je me suis dit le risque le risque est-ce que vous avez déjà pu piloter une formule 1 qui vous ont fait essayer ne serait-ce que sur 100 m ? Non non non non non c'est c'est trop dangereux pas demandé hein. Ah c'est non. Je voulais terminer avec le le Paris. Je peux vous parler de foot si vous voulez bien rapidement. Oui. Et d'abord, est-ce que le foot c'est une passion ou ou vous voyez où je vais en venir ? Oui. Bah vous voyez parce qu'on acheté Paris Football Club.

Bon, alors là, je dois dire, j'ai été poussé par mes enfants qui sont tous passionnés de foot et qui m'ont dit "Bon, c'est un investissement pas très élevé mais qui a beaucoup de potentiel parce que c'est le deuxème club de Paris et moi je leur ai dit d'accord mais bon si vous faites ça moi je le soutiens mais d'abord faut passer en première division en Ligue 1 qui était en Ligue 2 quand vous l'avez racheté la première année ils étaient en Ligue de et ils sont passés en Ligue 1. Alors je dis maintenant faut arriver à être sélectionné pour les matchs européens.

Alors j'attends j'attends de voir s'ils vont y arriver [rires] sans que ça coûte trop d'argent parce que c'est c'est voilà, il faut trouver les bons joueurs. Mais on a là aussi on a on a Red Bull comme associé qui ont plusieurs équipes de foot et qui sont particulièrement bons. Est-ce que vous allez pouvoir battre un jour le PSG, être au-dessus dans le classement, je parle, parce que battre sur des matchs, c'est arrivé. Oui, bah mes fils me disent "On est le seul club cette année à avoir battu deux fois le PSG." Bon mais c'est malheureusement c'était pas dans la finale de la coupe la coupe de d'Europe. Je sais pas ça je je voilà je je leur laisse faire ça. Moi je m'occupe du reste.

Pour terminer, vous avez eu plein de succès dans dans votre grande carrière. C'est quel est le plus beau cadeau que vous avez pu faire à vos enfants ? Je pense que je sais pas si c'est un cadeau mais en tout cas c'est quelque chose que je leur ai donné et que je leur ai euh permis euh de cultiver, c'est le goût du travail hein, parce que euh ils ont euh tous euh quand même euh le goût du travail, je le vois hein. Et vous savez LVMH, je dis souvent ça aux nouveaux candidats ou au nouveaux recrutés. LVMH, c'est pas une entreprise normale.

C'est pas une entreprise anonyme avec un conseil d'administration anonyme où vous changez les gens comme ça et et vous connaissez à peine les gens qui sont con d'administration. LVMH, c'est un une famille, c'est une entreprise familiale et à l'intérieur de LVMH, c'est une famille et donc je demande [raclement de gorge] que tous chez le VMH se considèrent comme membres de la famille et c'est pour ça que les enfants, ils sont très bien là-dedans. On verra comment ils évoluent, on verra en fonction de leur qualité, de leurs résultats, comment ils peuvent progresser. Ils sont tous encore jeunes donc tout va bien et l'ensemble des des membres du groupe sont dans une famille.

Vous avez vous avez Delphine qui est PDG de Christian Dur couture aujourd'hui. Antoine qui est donc PDG de Christian Dur c'est la la holding familiale et qui s'occupe de la communication aussi de tout de tout le groupe de l'image LVMH. Euh Alexandre euh qui est DG donc délégué de de Mensen Frédéric qui est PDG de l'Europiana magnifique marque très belle affaire et et Jean, on en parlait tout à l'heure qui s'occupe des Montres Huitons qui dirigent les Montre 8 ans. Vous êtes fier de ou Oui, je suis très content en tout cas de voir qu'il progresse et qu'il se donnent vraiment à ce qu'ils font hein. Alors après euh on progresse chez LVMH par un système de méritocratie.

Donc voilà, pour l'instant euh tout va bien, hein. Mais et encore une fois, l'ambiance c'est un peu comme à l'époque de mon grand-père, on est dans une entreprise familiale et je leur dis aussi toujours euh LVMH, il faut considérer que c'est une start-up, voyez, toujours aujourd'hui. Oui. Oui. Et il faut la gérer comme telle. Il faut fuir la bureaucratie. Est-ce que la tendance dans les gouvernements à Bruxelles ou beaucoup d'organisations, c'est d'augmenter la bureaucratie sans arrêt et de faire de la bureaucratie, des papiers, des rapports, des réglementations, des choses qui qui freinent hein.

Nous, on doit accélérer et pour accélérer, on peut pas accélérer si on est couvert de papiers qui servent en général à rien. Pour fonctionner comme une start-up encore aujourd'hui, c'est intéressant. On essaie de fonctionner comme ça. Oui. Oui. Et d'aller très vite. D'aller très vite tout en essayant de cultiver la qualité, l'histoire, le savoir-faire, tout ce qui explique le succès extraordinaire de ces marques dans le monde entier he qui font que LVMH l'ambassadeur de la France worldwide. C'est petit question personnelle pour terminer, il m'en reste deux. Vous êtes grand-père aujourd'hui ? Oui.

Est-ce que vous arrivez à profiter de vos petits-enfants malgré qu'on est à la tête du groupe LVMH ? Est-ce que vous avez du temps ? Oui, régulièrement. Oui. Oui, absolument hein. Ils viennent à la maison régulièrement et je les vois Oui, oui, tout à fait. Régulièrement, c'est très agréable et ils aiment bien voir leur leur daddy. Ils m'appellent dad. [rires] Est-ce que c'est plus facile d'être papa ou grand-père dans l'éducation ? Bah, on dirait que quand on a des enfants, il faut s'en occuper de près, hein. Euh, les petits-enfants euh on les voit pour le plaisir. Est-ce que c'est les seuls qui arrivent à vous manipuler, vos petits-enfants en vousant un sourire ? Oui, oui, oui.

Ils aiment le Coca-Cola et les glaces. Une dernière question sur votre parcours, de quoi vous êtes le plus fier aujourd'hui ? Bon, évidemment, d'avoir créé euh je crois que c'est une des premières fois euh un leader mondial français qui est en outre la première capitalisation française et qui a encore beaucoup de potentiel et qui n'en est qu'au début, hein. Et donc euh j'ai encore beaucoup d'années pour m'amuser euh gérer LVMH et euh faire progresser tous les collaborateurs et membres de ce groupe dans le futur. Voilà. C'était quoi la meilleure décision de votre vie pour terminer ?

Bah, c'était sans doute de démarrer depuis euh l'entreprise roubésienne euh l'aventure Boutsac et Dior, hein, et de déboucher sur euh, hein, qui aurait pu prédire que à partir d'une entreprise euh en difficulté qu'on a redressé, on allait monter en France un leader mondial. Mais bon euh il faut toujours gérer les entreprises de près. Je vais vous poser deux trois questions sur l'entrepreneuriat si vous voulez bien. Quelle est l'erreur que font 90 % des des jeunes entrepreneurs ? Si certains d'entre vous, il avent envie de d'être entrepreneur. Quel conseil on pourrait donner pour éviter certaines erreurs qu'on peut faire souvent ?

Bon, quand on démarre une entreprise, d'abord il faut être passionné et il faut avoir envie de travailler dans le domaine que vous voulez lancer, hein. C'est la première des choses, il faut être vraiment passionné. Ensuite, il faut, je crois être patient. Faut pas croire que ça va marcher immédiatement. Comme je le disais euh cette semaine où je suis allé à Vivateek pour vous savez qu'on est cfondateur de Viviatech et on posait aussi des questions sur les start-ups. ce qui compte le plus au-delà de l'idée qu'il faut avoir au début, bien entendu, il faut vraiment avoir une bonne idée, mais c'est l'exécution.

Et donc quand on lance une start-up ou quand on veut démarrer une entreprise, même si c'est dans un domaine qui n'est pas dans la technologie, il faut avoir le sens de l'exécution et puis il faut aussi être prêt, je crois, à rencontrer des difficultés. Il faut pas avoir peur des difficultés voir des crises parce que c'est c'est très fréquent. Il faut pas se décourager.

La première difficulté, la première fois où le banquier vous appelle en vous disant "Ol là, attention, le crédit est trop important, il faut il faut résister, faut jamais baisser les bras." Non non, si l'idée est bonne, si vous prenez par exemple domaine de l'internet, je crois qu'au départ euh Facebook, il y en avait plusieurs dizaines qui faisaient la même chose, hein, à peu près même chose, hein, avec des des [raclement de gorge] listings d'étudiants dans telle ou telle université, mais il y en a qu'un qui a marché. Oui, et c'est l'idée l'idée était là mais l'exécution était mais il y en a qu'un qui a réussi à le faire marcher. C'est Marc Luckberg hein.

Est-ce qu'il faut suivre sa passion ou saisir des opportunités qu'on peut avoir en business ? L'idée c'est que les opportunités soient liées à la passion hein que vous voilà ça c'est c'est le top. Ou c'est le mienou. et est un un un de mes principaux amis et conseiller au début, c'était Antoine Bernhim. Il me disait toujours le secret c'est d'être au bon moment, au bon endroit. Voyez ça. Donc un peu de chance quand même. Et ça joue, ça joue c'est la chance dans l'entrepreneuriat. Ouais, [grognement] quand on veut Oui. investir, il faut avoir un peu de chance. Oui. Qu'est-ce que vous ne pardonnez pas dans le business ? Ce que je pardonne pas dans le business, c'est le mensonge quoi, hein.

Mensonge parce que ça arrive, ça m'est arrivé hein de me faire mentir. Oui. Oui. Pas rentrer dans les détails, c'est pas le sujet. Est-ce que votre père vous a donné un conseil aussi ? dans le business que vous gardez précieusement. Mon père Oui oui, il me donnait des conseils quand je suis arrivé parce que d'un côté il était très fier que j'arrive he un polytechnicien qui arrive à Roubet je crois qu'il y en avait pas d'autres à l'époque. Bon d'accord, lui était centralien c'était bien même vis-à-vis des des employés.

Je suis dit "Bon voilà, mais il m'a dit d'abord euh quand tu arrives il faut que tu essayes de comprendre comment ça fonctionne et surtout ne change [raclement de gorge] pas les choses trop vite. Fais confiance aux gens qui sont là et essae de leur apporter une aide effective." et il me disait maintenant entre nous, il va y avoir deux types de relations. La relation dans laquelle je suis ton père et la relation dans laquelle je suis ton patron. Voilà. [rires] Et vous arriviez à faire ça ? À séparer les deux ? Oui oui oui oui oui oui oui oui.

Mais mon père, bon on s'est toujours très bien entendu et il m'a lâché les reines de l'entreprise assez vite hein, très rapidement parce qu'il s'est dit peut-être [rires] il peut faire ça sans moi. Donc voilà mais il suivait quand même beaucoup hein et il a toujours été moteur. Quand j'ai repris d'abord Boussac et ensuite Dior LVMH et tout ça, il était je lui demandais son accord bien entendu hein parce que j'ai beaucoup de respect pour lui et il était toujours d'accord. Non, c'est un vrai entrepreneur. Vous l'avez demandé son avis sur vos choix futur après. Oui. Je lui ai demandé en tout cas quand on a repris Boussac, c'était quand même un risque énorme.

Une petite entreprise de Roubein je crois que vous connaissez les détails mais je lui ai demandé son accord et après bien avoir bien réfléchi, il a donné ou et il vous a dit vas-y vas-y on y va. un père qui l'aurait pas donné hein parce que il y avait un très gros risque. Est-ce que parfois quand quand on est un un grand patron tout en haut de la pyramide, est-ce qu'on se sent seul ? Parfois on parle de la solitude du patron. Est-ce que vous est-ce que ça vous arrive ? Bah on est seul, c'està dire que en dernier ressort c'est vous qui décidez. [grognement] Donc surtout sur les problèmes et les voilà. Voilà. Et donc euh il faut éviter euh de croire qu'on a raison surtout hein.

Et moi je pense que il faut être capable, ça je leur dis, je dis à tous mes collaborateurs, il faut se remettre en question permanente, en permanence. Et il faut avoir une attitude que j'ai assez volontiers, c'est d'être en permanence insatisfait et de se dire "Bon, tout ça c'est bien mais ça pourrait être mieux." Voyez, c'est c'est un état d'esprit et il faut écouter la contradiction parce que vous avez des vous avez des des dirigeants même dans les entreprises qui pensent que ils ont raison et que de toute façon oui, on nous dit de faire ça mais si on comprend pas, il faut écouter la contradiction.

Ah oui, le risque c'est que personne ose vous dire quand quand ils sont pas d'accord ou et c'est important que les gens puissent. Oui, mais moi j'aime bien quand on me contredit, voyez.

C'est c'est nécessaire même si quelquefois je pense qu'ils ont tort mais au moins il faut voilà donc la solitude oui mais il faut se ménager des moments de réflexion aussi il faut pas être passé sans arrêt d'un rendez-vous à un autre d'un voyage à un autre moi c'est ce que j'essaie de faire avec un sujet quelquefois limité [rires] a beaucoup de choses qui se bousculent mais c'est il faut des moments de réflexion et est-ce que vous avez le temps de réfléchir dire est-ce que dans votre agenda il y a des moments juste pour réfléchir j'essaie j'essaie j'essaie de ménager des plages hein où il y a très peu de rendez-vous et où je peux voir des gens d'un autre univers que l'univers des des affaires pour avoir des idées différentes sur l'économie sur d'autres domaines sur l'histoire sur voyez et à vos yeux c'est quoi la qualité s'il y en avait une indispensable pour duré dans l'entrepreneuriat.

S'il faut une seule qualité, ça serait laquelle ? Je crois qu'il faut être persévérant. [rires] Comment aimeriez-vous qu'on se souvienne de vous ? Est-ce queil y a quelque chose que vous laissez quand on est à l'académie, c'est pour transmettre aussi ? D'abord, je pense qu'il faudrait que ça arrive le plus tard possible.

[rires] besoin de se souvenir de moi [souffle coupé] et bah ensuite mais qu'est-ce que vous que ce que je bon je ce que j'ai fait de plus si on peut dire remarquable sans vouloir être faire preuve d'une fausse modestie de créer et de bâtir ce qui est aujourd'hui la première entreprise française côté à la bourse de Paris et qui est la première entreprise dans notre secteur de produits de haute qualité. Oui, j'appelle plus ça les l'industrie du luxe parce que je méfie je me méfie un peu. Et euh qui euh est un une maison française leader mondial. Il y en a pas beaucoup hein. Ça c'est votre plus grande fierté. Oui. C'est une fierté pour la France aussi non ? Exactement. Oui. Oui.

D'ailleurs quand je voyage, je suis me sens un peu ambassadeur de France. Évidemment, on a des boutiques dans la plupart des pays du monde. Donc quand on fait rayonner le luxe français, on essaie de faire rayonner Oui. le le patrimoine français de fabrication d'artisanat de de qualité. Absolument. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour terminer pour d'améliorer mon revers lifté ? [rires] Merci beaucoup. Merci d'avoir donné de votre temps. Ça s'est bien passé l'interview. Très bien. Très bien. Oui. Merci. Merci beaucoup d'être venu. Merci [raclement de gorge] à vous tous d'avoir regardé cette vidéo avec Bernard Arnaud.

Merci d'être là de plus en plus nombreux de faire de légendes le premier podcast de France. Vous êtes 150000 200000 à vous abonner chaque mois en plus à nous rejoindre sur la chaîne YouTube. Donc merci beaucoup d'être là de plus en plus nombreux. Merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi. Merci encore Bernardo. Merci beaucoup. Je vous embrasse fort et on se retrouve de toute façon très vite pour une prochaine vidéo sur les jambes. Ciao tout le monde.

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Non speech

[musique] [musique] [musique] [musique]

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Locuteur

Amen.